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Aide

Le logiciel CDR-X Version 1.0 est conçu pour le prédimensionnement des poutres de roulement dans les constructions métalliques, en fournissant des évaluations de contraintes, flèches et vérifications de stabilité. Il est destiné aux professionnels du secteur, qui doivent utiliser le logiciel sous leur propre responsabilité et effectuer des vérifications supplémentaires si nécessaire. Bien que l'outil soit gratuit, il ne remplace pas les logiciels commerciaux pour une analyse complète des poutres.

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Le logiciel CDR-X Version 1.0 est conçu pour le prédimensionnement des poutres de roulement dans les constructions métalliques, en fournissant des évaluations de contraintes, flèches et vérifications de stabilité. Il est destiné aux professionnels du secteur, qui doivent utiliser le logiciel sous leur propre responsabilité et effectuer des vérifications supplémentaires si nécessaire. Bien que l'outil soit gratuit, il ne remplace pas les logiciels commerciaux pour une analyse complète des poutres.

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LOGICIEL CDR-X – Version 1.

Prédimensionnement des poutres de roulement

Août 2019
Indice Date Commentaires
A Novembre 2017 1reédition - version β3
B Décembre 2018 version β4
MàJ : ensemble des imprimés d’écran
Ajout des chapitres et articles relatifs à la fatigue
C Août 2019 Diffusion Version 1.0
D

RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR

Le présent logiciel a pour objet de faciliter les travaux d’études dans le cadre de la concep-
tion des constructions métalliques.
Le présent logiciel s’adresse à des professionnels du domaine de la construction métallique
ou mixte, qui en maitrisent l’usage, et auront la capacité d’en interpreter les résultats et
de s’assurer de leur pertinence. L’utilisateur l’utilisera donc sous sa propre res-
ponsabilité. En particulier, l’utilisateur assume toutes les responsabilités qui concernent
l’adéquation du logiciel à ses besoins et/ou l’exploitation du logiciel ; à ce titre, il lui ap-
partient d’analyser la pertinence des résultats obtenus avec le logiciel.
Ce logiciel est mis à disposition à titre gratuit. Aucun droit n’est conféré à l’utilisateur du
présent logiciel dont la propriété et tous les droits intellectuels continuent d’appartenir au
CTICM. L’utilisation de ce logiciel ne fait naître aucune obligation de garantie au bénéfice
de l’utilisateur qui s’engage à tenir le CTICM quitte et indemne de tout recours et de tout
préjudice direct et/ou indirect découlant notamment d’une utilisation incorrecte ou inap-
propriée ou d’une utilisation à des fins inadéquates ou inappropriées.
En appuyant sur le bouton "Accepter" de l’écran d’acceuil, l’utilisateur reconnait expres-
sément avoir pris connaissance des conditions ci-dessus et en accepter toutes les consé-
quences et obligations qui en découlent.

2
INTRODUCTION

Objet de l’utilitaire

L’utilitaire vise à apporter une aide au prédimensionnement des poutres de chemins de


roulement de ponts roulants posés. En ce sens, il s’intéresse principalement à la poutre de
charge, c’est à dire la poutre qui supporte les galets du pont roulant et qui est soumise
aux actions de celui-ci.

L’utilitaire fournit les éléments d’appréciation suivants, au choix de l’utilisateur :

– les valeurs des contraintes en différents points de la section (évaluation de la contrainte


de comparaison – critère deVon Mises),
– les valeurs de flèches verticales et horizontales,
– une vérification vis-à-vis de la stabilité (déversement) des poutres fléchies,
– une vérification vis-à-vis du voilement des âmes des poutres,
– une vérification vis-à-vis de la fatigue de certains détails des poutres.

Dans le cas de poutres treillis associées à des poutres de charge en PRS, l’utilitaire fournit
également des indications quant aux valeurs enveloppe des sollcitations axiales de com-
pression ou de traction dans les barres du treillis.

Dans cette même optique, l’utilisateur dispsoe de la possibilité de ne procéder qu’à cer-
taines vérifications. Cette possibilité offerte à l’utilisateur ne signifie pas qu’il peut être
fait abstraction des vérifications concernées ; de même, l’utilisateur doit effectuer toute
vérification qu’il juge nécessaire, même si elle n’est pas mentionnée par l’utilitaire.

3
Exclusions – Restrictions

L’utilitaire n’a pas pour objet de se substituer aux logiciels du commerce qui premettent
une analyse complète des poutres de roulement sous tous leurs aspects. De ce point de
vue, des choix sont effectués et tous les cas de figure n’ont pas vocation à être traités ici ;
nous avons essayé de couvrir la grande majorité des configurations les plus couramment
rencontrées.

Certains choix sont également effectués pour orienter l’utilsateur vers une conception
« saine ».

Bien que les les limites d’emploi soient précisées dans cette aide, il nous est apparu im-
portant de préciser ici les principales limitations de l’utilitaire :

– Seuls les profilés laminés du commere sont prévus pour être traités en continuité sur 2
travées,
– Les profils PRS sont nécessairement isostatiques,
– Les profils PRS de classe 4 ne sont pas traités,
– Les ponts roulants sont exclusivement des ponts posés sur un rail dispsoé en semelle
supérieure de la poutre de charge,
– En cas de treillis associés à une poutre PRS, des treillis sont placés dans les plans des
semelles superieure ET inférieure,
– Dans ce cas, le dessin des treillis est identique pour les deux poutres, mais les échantillons
peuvent être différents,
– Les treillis sont « homogènes » c’est à dire constitués des mêmes montants et diagonales
sur toute la travée.

Les assemblages ne sont pas vérifiés par l’utilitaire.

4
CHAPITRE

1
DOMAINE D’EMPLOI

1.1 Typologie des poutres


Les poutres de roulement peuvent être :
• isostatiques,
• continues sur 2 travées (3 appuis simples), éventuellement de portées différentes.

Cette limitation vient du fait que les poutres continues sont généralement (exclusivement ?)
rencontrées dans le cas de profilés laminés du commerce, lorsque la longueur livrée permet de
franchir 2 travées sans nécessité de réaliser des rabiutages soudés.

1.1.1 Poutres isostatiques


Elles correspondent au cas de poutres de roulement réalisées :
• en laminés du commerce des familles « IPE », « HEA », « HEB », « HEM » ou tout autre
laminé des gammes « H »
Note : ces profils peuvent éventuellement être renforcés par 2 cornières en semelle
supérieure.

• en profils reconstitués soudés (P.R.S.) – de classes 1, 2 ou 3 ( la classe 4 est exclue )


— doublement symétriques
— mono-symétriques
Note : ces PRS peuvent éventuellement associés à des poutres treillis horizontales dans
le plan des semelles.

1.1.2 Poutres hyperstatiques


SEULS les profilés laminés du commerce des familles « IPE », « HEA », « HEB », « HEM »
ou tout autre laminé des gammes « H » sont proposés en configuration hyperstatique.
Les profils PRS ou les laminés renforcés par des cornières ne sont pas traités par l’utilitaire
en configuration hyperstatique.

5
1.1.3 Typologie - convention

Dans la suite du texte, lorsqu’il sera fait référence à la notion de typologie, la convention suivante
s’applique : on entend par
• Typologie « 1 »
les poutres de type profilé du commerce sans cornière ajoutée
les poutres de type PRS (doublement ou mono-symétriques) sans treillis horizontal
• Typologie « 2 »
les poutres de type profilé du commerce avec cornière ajoutée
• Typologie « 3 »
les poutres de type PRS (doublement ou mono-symétriques) avec treillis horizontal

1.2 Ponts roulants

Les ponts roulants sont EXCLUSIVEMENT des ponts « posés » ; les ponts peuvent être à
2 ou 4 galets, éventuellement associés à des galets de guidage.

a = aext

emin
Lpont

a1,2

a2,3 aext

a3,4

emin
Lpont

6
1.3 Données générales
1.3.1 Matériau acier
Module d’élasticité longitudinale (module d’Young) E = 210.000 N/mm2
Module de cisaillement G = 81.000 N/mm2
Coefficient de Poisson en phase élastique ν = 0, 3
Coefficient de dilatation thermique linéaire (pour T ≤ 100˚C) α = 12 · 10−6 par˚C
Densité d = 7, 85

1.3.2 Aciers disponibles


Les aciers S235, S275, S355, S420, S450 et S460 dans les états de livraisons +AR, N, NL, M ou
ML sont disponibles.

Les valeurs nominales de fy (limite d’élasticité) et de fu (résistance à la traction) sont celles de


la norme de produit EN 10025 parties–2 à –4.
Note : La variation de fy et de fu en fonction de l’épaisseur est prise en compte confor-
mément aux normes de produit, donc SANS utiliser la simplification du Tableau 3.1/NF
de l’EN 1993-1-1.

1.4 Rails
Les rails des voies de roulement peuvent être :
• des carrés ou rectangles du commerce
• des rails « Burbach ».
— Les rails Burbach peuvent être posés sur intercalaire.
— Les intercalaires doivent respecter l’épaisseur minimale de 6 mm précisée dans l’EN
1993-6, tableau 5.1. Cette hypothèse n’est pas vérifiée par l’utilitaire , sa vérifi-
cation est à la charge de l’utilisateur.

1.4.1 Caractéristiques des rails A ou Burbach


Elles sont issues de la DIN 536-1 :1991.

Type k b h1 h3 g A Iy Iz IT
mm mm mm mm kg/m cm2 cm4 cm4 cm4
A45 45 125 55 20 22,1 28,2 90 170 39
A55 55 150 65 25 31,8 40,5 178 337 88
A65 65 175 75 30 43,1 54,9 319 606 173
A75 75 200 85 35 56,2 71,6 531 1011 311
A100 100 200 95 40 74,3 94,7 856 1345 666
A120 120 220 105 47,5 100 127,4 1361 2350 1302
A150 150 220 150 50 150,3 191,4 4373 3605 2928

7
8
CHAPITRE

2
INSTALLATION

L’utilitaire est fourni sous forme d’un fichier compressé au format ZIP. L’utilisateur doit procéder
à l’extraction du (des) fichier(s) compressé(s) dans le répertoire de son choix.

Une fois cette opération effectuée, double-cliquer sur le fichier [Link] et suivre les instruc-
tions.
Par défaut, un raccourci est placé sur le bureau, qui permet d’accéder à l’utilitaire.

Configuration requise
• Framework .Net 4.5
• Windows 7 ou supérieur
• Droits d’administrateur local pour exécuter l’installateur

9
10
CHAPITRE

3
MASQUES DE SAISIE – ELS, ELU

D’une façon générale, la saisie d’un problème de poutre de roulement suit l’ordre des onglets.

Le passage d’un onglet au suivant ne peut s’effecter que lorsque tous les champs correspondants
aux données nécessaires sont renseignés ; si des données sont manquantes, les champs non remplis
sont signalés dans la zone de message en partie inférieure de la fenêtre.

De même, le passage à l’onglet suivant peut être subordonné à une vérification de « cohérence »
de certaines données ; en cas d’échec, les informations sont également fournies dans la zone de
message en partie inférieure de l’onglet.

Par convention, il n’est pas attendu de saisie dans les cellules grisées.

11
3.1 Écran d’accueil

A chaque utilisation, l’écran d’accueil du logiciel s’affiche en fond, suivi d’une fenêtre récapitulant
les conditions générales d’utilisation de l’utilitaire.

Pour pouvoir accéder aux fonctionnalités, il est nécessaire de cliquer sur le bouton « Accepter »
attestant que l’utilisateur reconnaît en avoir pris connaissance et en accepter les conséquences
et obligations.

3.2 Ouverture d’un projet


Dès que les conditions d’utilisation sont validées, l’écran de sélection du projet apparaît.
Deux options sont proposées :

• Existant
– il faut indiquer le nom du fichier XML complet, chemin inclus, correspondant au cas
déjà traité que l’utilisateur souhaite ré-ouvrir.
◦ les fichiers XML récapitulatifs des données en vue d’un re-traitement ultérieur peuvent
être générés à l’onglet Résultats – menu principal « Fichier ».

• Nouveau
– il faut fournir un nom (Titre et Sous-titre) au problème traité :
◦ le Titre est obligatoire et sera repris dans la note de résultats ou comme nom par
défaut du fichier XML, en cas de sauvegarde des données.
◦ le Sous-titre est optionnel et peut être omis.

12
On détermine également à ce stade la typologie de la poutre de roulement :
1. : profils « simples »
a laminés
b P.R.S. mono ou bi-symétriques
2. : profils laminés renforcés par des cornières en semelle supérieure
3. : profils P.R.S. associés à des faces treillis dans les plans de semelles supérieure et inférieure ;
le cadre doit être déformable (sans croisillons)

Le choix de la typologie pilote l’ouverture des onglets ultérieurs et/ou libère des options du
processus de saisie.

3.3 Onglet : Configuration/Modalités


Selon le choix de la typologie, le masque de saisie aura l’un des 2 aspects suivants. Les masques de
saisie se différencient par la présence ou non du cadre dédié à la géométrie du treillis (typologie
de type « 3 ») et le pas de calcul associé.

13
14
L’écran de subdivise en 4 cadres :

• Cadre « Configuration » :
– option « Isostatique » :
◦ accessible à toutes les typologies de poutres.
– option « Hyperstatique » :
◦ accessible à la seule typologie « 1 »
◦ et restreinte aux laminés du commerce .

• Cadre « Pas de calcul » :


– C’est le pas de déplacement du train de charge le long de la poutre (en partant de l’appui
situé le plus à gauche).

– Si la poutre est de typologie « 1 » ou « 2 », deux options sont proposées : L/10 et L/20


(où « L » est la portée de la travée).
◦ Dans le cas d’une poutre hyperstatique de portées différentes, le pas s’applique à
chaque travée :
par ex. : cas de 2 travées de 6 et 8 m avec pas = L/10 : le train circulera de 0,6 m
en 0,6 m tant que le 1er galet sera sur la travée de 6 m ; quand le 1ergalet du train
abordera la 2e travée, le pas de circulation passera à 0,8 m.

– Si la poutre est de typologie « 3 », le pas de calcul est généré automatiquement par


l’utilitaire en fonction de la géométrie du treillis retenue.
◦ Cf. ci-dessous cadre « Configuration du treillis »

• Cadre « Modalités d’étude » :


– Ce cadre informe sur les hypothèses de calcul et permet une sélection des études et/ou
vérifications à effectuer.
– Il est lui même subdivisé en 4 « zones » :

◦ É.L.U. section
Cette zone n’est pas modifiable : le calcul de résistance en section est systématique-
ment effectué (pour les combinaisons ELU) avec les hypothèses suivantes, matérialisées
par la coche verte :
? Prise en compte de l’Annexe Nationale Française ;
c’est à dire, en particulier, évaluation des moments de torsion en considérant les
excentricités des actions verticales ET des actions horizontales transversales aux
galets,
? Évaluation des contraintes de torsion locale selon la méthode de l’EN 1993-6, article
5.7.3, dite méthode d’OXFORT.
? Évaluation des contraintes de comparaison selon le critère de Von Mises (calcul
élastique par points selon EN 1993-1-1, article 6.2.1(5)).

◦ É.L.S.
Cette case à cocher donne l’accès aux cadres « Flèche verticale » et « Flèche horizon-
tale ».
Par défaut, les vérifications du critère de flèche sont basées sur le critère du 1/600e de
la portée.
Pour les flèches horizontales, ce critère s’applique aux deux plans supérieur et inférieur.
L’utilisateur a la possibilité de modifier le critère par défaut : sélectionner « Autre »
puis indiquer le critère ; dans ce cas, tout critère moins sévère que 1/600e déclenche
un message d’erreur.

15
◦ É.L.U. stabilité
Cette case à cocher détermine si la vérification du flambement/déversement est à
réaliser ou non.
Par défaut, les calculs seront effectués en considérant comme longueur de flambe-
ment/déversement :
? la portée de la poutre dans le plan vertical,
? la portée de la poutre dans le plan horizontal (flambement de la semelle dans son
plan) si la poutre est isostatique ; 85% de la portée si la poutre est hyperstatique.
L’utilisateur peut modifier les coefficients.
Attention, le logiciel ne limite pas la valeur de ces coefficients ; cette action
est sous la responsabilité de l’utilisateur.

◦ É.L.U. voilement
Cette case à cocher détermine si la vérification de l’âme vis-à-vis du voilement est à
réaliser ou non.

• Cadre « Configuration du treillis »


– Ce cadre s’affiche uniquement pour les poutres de typologie « 3 ».
– Il définit la nature du treillis associé aux semelles d’un P.R.S. dans les plans horizontaux.
– Le nombre de panneaux et le dessin du treillis est schématisé à droite des saisies avant
validation.
– Le nombre de panneaux doit au minimum être de 5 (pour assurer un pas de circulation
au moins à L/10) et détermine le pas de circulation des trains de charges :
◦ treillis V ou N : progression par demi-panneau (chaque nœud + milieu de la barre).
◦ treillis VN : progression par panneau (chaque nœud).
– Le nombre de panneaux et la forme générale du treillis est identique dans les 2 plans de
semelles.

16
3.4 Onglet : Voie de roulement
Cet onglet permet de définir la (les) portée(s) de la poutre ainsi que le rail associé.

L’écran de subdivise en 4 cadres :

• Cadre « Définition de la voie » :


– Ce cadre défini la (ou les) portée(s) de la poutre de charge.
– Un croquis récapitule les données après saisie.
Note : par convention, le sens de circulation des ponts va de l’appui le plus à gauche
vers celui le plus à droite. Ainsi, pour une poutre continue, le premier galet aborde la
poutre par l’appui gauche de la travée L1 ; le dernier galet du train de charge quitte
la poutre du côté de l’appui droit de la travée L2.
Il est important de prendre en compte cette hypothèse lors de la définition des ponts,
dans le cas de poutres continues de travées de portées différentes.

• Cadre « Rails » :
– Ce cadre défini les rails et les conditions de calcul et d’utilisation associées.
– Il est lui même associé à 2 « zones de saisie » :

◦ Rails carrés/rectangles
Ce bouton radio donne l’accès à la définition d’un rail par ses dimensions (largeur x
hauteur).
Les conditions d’usure peuvent également être définies.
Par défaut, l’usure est prise égale à 25% de la hauteur du champignon (cf. EN 1993–6,
article 5.6.2(2)).
L’utilisateur a la possibilité de modifier le % d’usure : dans ce cas, la valeur, exprimée
en % doit être comprise entre 25% et 99%.

17
◦ Rails Burbach
Ce bouton radio donne l’accès à une liste déroulante permettant la sélection du rail.
Il n’est pas prévu d’usure dans le cas des Burbach.
Il est possible de définir si le rail est posé sur un intercalaire (case à cocher).
Attention, cocher la case suppose que l’utilisateur stipule la mise en œuvre d’un
intercalaire d’épaisseur minimale égale à 6 mm (cf. EN 1993-6, tableau 5.1).

• Cadre « Liaison rail–semelle supérieure » :


Les assemblages ne sont pas vérifiés ; les données de ce cadre ne sont exploitées que
lors des vérifications vis-à-vis de la fatigue, lorsque celles-ci sont demandées en fin d’analyse
ELU. En particulier, les notions d’écartement ou d’espacement sont destinées à évaluer
la variation de contraintes dans la peau externe de la semelle sous l’effet des moments
transversaux de type Mz,Ed . Même si le calcul en fatigue n’est pas « demandé », la saisie
de ces valeurs est néanmoins requise pour passer à l’onglet suivant ; des valeurs par défaut
sont positionnées à cet effet (si le calcul en fatigue est requis, l’utilisateur doit vérifier et
corriger ces valeurs si nécessaire).

– Rails carrés/rectangles ; la liaison peut être réalisée par

◦ cordon d’angle continu


L’utilisateur est appelé à saisir la gorge du cordon – par défaut a = 7 mm

◦ cordon d’angle discontinu


L’utilisateur est appelé à saisir la gorge du cordon, la longueur soudée et l’espacement
entre cordons successifs dans le respect de Lgw ≤ 2,5
par défaut a = 7 mm, Lw = 150 mm, g = 300 mm

◦ pattes boulonnées
L’utilisateur est appelé à saisir le diamètre du boulon et l’écartement entre perçages
situés en vis-à-vis (mesure perpendiculiare à l’axe de la voie de roulement)

– Rails Burbach ; les clips de liaison peuvent être fixés par

18
◦ soudure
L’utilisateur est appelé à saisir la longueur soudée (la gorge est en général donnée par
le fournisseur) et l’espacement moyens entre clips situés en vis-à-vis (mesure perpen-
diculiare à l’axe de la voie de roulement)

◦ boulonnage
L’utilisateur est appelé à saisir le diamètre du boulon et l’écartement entre perçages
des clips situés en vis-à-vis (mesure perpendiculiare à l’axe de la voie de roulement)

• Cadre « Excentricité de la charge verticale » :


– Par défaut, l’excentricité est prise égale à b/4 (où b est la largeur du champignon du
rail).
– L’utilisateur a la possibilité de modifier l’excentricité : dans ce cas, la valeur de l’excentri-
cité (en mm) doit être comprise entre le quart et la moitié de la largeur du champignon.

3.5 Onglet : Poutre de charge


Cet onglet permet de définir la poutre de charge, en termes de caractéristiques de la section et
de matériau.

L’écran de subdivise en 2 zones :

• Partie gauche de l’onglet :


– Nature de la poutre.
◦ Si poutre de typologie « 1 »
=⇒ Tous les types de section sont autorisés
◦ Si poutre de typologie « 2 »
=⇒ Seuls les types « laminés » sont autorisés
◦ Si poutre de typologie « 3 »
=⇒ Seuls les types « P.R.S. » (mono- ou bi-symétriques) sont autorisés
– Matériau.
◦ Tous les aciers de S235 à S460 selon EN 10025–2 à –4, dans les états de livraison
+AR, N, NL, M, ML sont disponibles.
◦ Les valeurs retenues pour fy et fu sont déterminées selon la norme produit, sur la
base de l’épaisseur maximale de l’âme ou des semelles.
◦ La nuance de l’acier est unique pour l’ensemble du profil (âme et semelles).

19
• Partie droite de l’onglet :
– Choix du profil laminé.
– Informations sur le profil sélectionné

La définition de la section de la poutre s’effectue dans la partie droite de l’onglet.


• Si la poutre de charge est un laminé du commerce,
– la sélection s’effectue via 2 listes déroulantes :
◦ famille du laminé, et hauteur nominale.

• Si la poutre de charge est un laminé du commerce renforcé en semelle supérieure par des
cornières, la sélection précedente est complétée par une 3e liste déroulante :
– section de la cornière renfort (disponibles : ailes égales de 45 à 250 mm) ; l’épaisseur de
la cornière doit rester inférieure ou égale à l’épaisseur de la semelle ; la hauteur de la
cornière est limitée au 1/4 de la hauteur du profil laminé.

• Si la poutre de charge est un P.R.S.,


– la définition s’effectue via 4 (P.R.S. doublement symétrique) ou 6 champs (P.R.S. mono-
symétrique) du cadre inférieur :
◦ largeur et épaisseur des semelles,
◦ hauteur et épaisseur de l’âme,

20
cet onglet permet également la saisie des liaisons âme–semelles pour les P.R.S. Par défaut, la
gorge entre âme et semelles du PRS est
• interpénétrée en semelle supérieure (non modifiable) ,
• un cordon d’angle symétrique de gorge t2w mm en semelle inférieure.

Lorsque le profil est saisi, certaines caractéristiques (géométriques et mécaniques) sont affichées
à titre indicatif. Une information est également fournie sur la classification de la section (semelles
en compression pure et âme en flexion pure).
Attention, si la poutre est de typologie « 2 », les caractéristiques géométriques et mécaniques
sont celles du laminé seul (c’est à dire hors cornières).

Pour prendre en compte les « habillages » de la poutre de charge (raidissage, goussets, ...), la
masse volumique de l’acier peut être majorée forfaitairement par un coefficient appliqué au poids
propre de la poutre (hors rail) ; une valeur est proposée dans la partie gauche de l’onglet :

• ×1, 00 pour les laminés du commerce,


• ×1, 07 pour les laminés du commerce associés à des cornières en bout d’ailes,
• ×1, 10 pour les P.R.S,
• ×1, 15 pour les P.R.S avec poutres treillis horizontales,

Bien que cela ne soit pas recommandé au stade du prédimensionnement, cette valeur est modi-
fiable sous la responsabilité de l’utilisateur, sans pouvoir être inférieure à 1,00.

3.6 Onglet : Treillis supérieur


Cet onglet permet de définir le plan de treillis situé dans le plan de la semelle supérieure de la
poutre de charge dont la géométrie (type « N », « V » ou « VN ») et le nombre de panneaux
ont été définis à l’onglet « Configuration/Modalités ». Le schéma (non à l’échelle) rappelle cette
saisie.

21
L’écran de subdivise en 2 zones :

• Partie haute de l’onglet :

– Saisie de la valeur de l’entraxe.


C’est la distance entre les axes neutres en mm de la semelle supérieure de la poutre
de charge et de la membrure opposée du treillis.

• Partie inférieure de l’onglet :

• Cadre « Définition des montants et diagonales »


– Il permet de définir les barres du treillis.
◦ Section
? Toutes les barres du treillis sont supposées être identiques .
? Elles sont exclusivement de type « cornière à ailes égales » ; considérées biarticulées,
la section est le paramètre « utile ».
? Les cornières peuvent être doublées (case à cocher).
◦ Matériau
? cf. poutre de charge (liste déroulante, même gamme d’aciers).

• Cadre « Définition de la membrure arrière »


– Il permet de définir la membrure arrière (par opposition à la semelle de la poutre de
charge considérée comme « membrure avnat »).
◦ Section
? La barre peut être en « IPE », « UPE » ou « cornière à ailes égales ».
? Dans le cas de cornières, elles peuvent être doublées (case à cocher)
◦ Matériau.
? cf. poutre de charge.

3.7 Onglet : Treillis inférieur


Cet onglet permet de définir le plan de treillis situé dans le plan de la semelle inférieure de la
poutre de charge.

22
Les informations à saisir sont identiques à celles de l’onglet « Treillis supérieur ».
La géométrie du treillis inférieur est identique à celle du treillis supérieur en termes de
nature (N, V ou NV) de treillis et de nombre de panneaux ; l’entraxe est non mo-
difiable dans cet onglet car imposé par le treillis supérieur.
Les sections des barres de treillis, comme de la membrure arrière peuvent être différentes de
celles du treillis supérieur.

3.8 Onglet : Raidissage

Cet onglet permet de définir le raidissage des poutres de charge, sur appui et en travée.

Par défaut, l’utilitaire impose la présence de 2 raidisseurs (matérialisés en trait bleu épais
sur le schéma) au droit des appuis extrêmes :
• les 2 appuis pour une poutre isostatique,

• les 2 appuis extrêmes pour une poutre hyperstatique continue sur 2 travées (c’est à dire
hors appui central).

Il est possible d’ajouter des raidisseurs :

• Sur l’appui central (matérialisé en trait rouge épais sur le schéma)


— via le bouton radio situé en bas au centre de l’écran (cadre « Raidissage sur appui
central »)

• En travée
— via les cadres « Ratio travée 1 » (ou 2) :
◦ l’utilisateur définit le nombre de panneaux dans chacune des travées,
◦ l’utilitaire en déduit la longueur du panneau et met à jour le schéma avant validation
de l’onglet.
Note : Pour positionner des raidisseurs dans une travée, il est nécessaire de prévoir
un raidisseur sur l’appui central.

23
Note : Attention, dans le cas de poutres de typologie « 3 » (PRS + treillis), le nombre de
panneaux défini par le raidissage de l’âme est figé, égal au nombre de panneaux du treillis.
Il est en effet « de bonne construction » de faire coïncider les points durs du plan de treillis avec
les points de blocage de la torsion de la semelle supérieure.

Un champ de saisie prérenseigné est prévu pour définir l’épaisseur des raidisseurs ; les données
correspondantes ne sont exploitées que lors de la vérification vis-à-vis de la fatigue, lorsque
celle-ci est demandée en fin d’analyse ELU. Une valeur est requise.

24
3.9 Onglet : Pont 1
L’utilitaire permet la circulation de 2 ponts roulants sur une même poutre. Cet onglet permet
de définir le 1erpont.
Par convention, le galet No 1 est le premier qui entre sur la poutre par l’appui de gauche
de la travée la plus à gauche ; le sens de numérotation des galets correspond à leur ordre d’entrée
sur la voie de roulement.

L’écran de subdivise en 3 zones :

• Cadre « Pont : système »


– Définition du type de pont : 4 configurations possibles
◦ pont à 2 galets
◦ pont à 2 galets + 2 galets de guidage
◦ pont à 4 galets
◦ pont à 4 galets + 2 galets de guidage
Note : Convention du schéma du pont :
. cercle : galet « classique » : transmet des actions verticales et horizontales
. rectangle : galet « de guidage » : ne transmet que des actions horizontales
– Définition de la classe de levage « HC » ;
Note : le choix de la classe de levage prépositionne une valeur pour le coefficient de
majoration dynamique ϕ2 (voir 3.9.1)

25
• Cadre « Définition des galets »
– Espacement des galets : cellules sous le schéma représentatif du pont
– Actions sur les différents galets, selon la documentation du fournisseur du pont (cf.
3.9.3).

• Cadre « Coefficients dynamiques »


– Définition des coefficients ϕ de majoration dynamique (cf. 3.9.1)

3.9.1 Comment introduire les coefficients dynamiques ϕ ?


Une fois les actions du pont renseignées, la saisie doit être complétée par le choix des coefficients
dynamiques.
La liste déroulante (en haut à droite) permet de sélectionner la classe de levage qui renseigne la
valeur du champ relatif au coefficient ϕ2 .

Les valeurs sont modifiables :


• ϕ1 : prépositionnée à 1,10, elle peut être choisie dans la gamme [0, 9 ; 1, 10]
• ϕ2 : prépositionnée par le choix de HC ; nécessairement ≥ 1, 00
• ϕ4 : prépositionnée à 1,00, elle n’est pas modifiable (valeur imposée par la nécessité de
respecter les tolérances fonctionnelles de l’EN 1090–2)
• ϕ5 : prépositionnée à 1,80, elle peut être choisie dans la gamme [1, 00 ; 3, 00]

26
3.9.2 Comment introduire un second pont ?
Il est possible de faire circuler un second pont en cochant le bouton correspondant en bas à
droite de l’onglet de définition du 1erpont.

Un second onglet, quasiment identique au précédent permet de définir le 2epont.


Une cellule supplémentaire sous le schéma du pont permet de définir la cote d’approche entre
les 2 ponts.

3.9.3 Comment introduire les actions d’un pont ?


En général, l’utilisateur dispose d’une documentation du fournisseur qui lui précise, en plus d’un
schéma de repérage des galets, la descente de charges du pont. Ces valeurs sont, en général, non

27
pondérées et non amplifiées dynamiquement.
Elle se présente majoritairement sous la forme ci-dessous (cas de ponts à 2 galets sans galet de
guidage) ; selon le fournisseur, la descente de charges verticale pourra dissocier les actions dues
au pont et au chariot (Qc1 et Qc2 ) de celles dues à la charge levée (Qh ) ou fournir une charge
résultante (Qr,Max ).

L’utilitaire « attend » les valeurs suivantes :

• dans les colonnes « V » (en tête bleu) : les valeurs dues aux actions verticales
– Si l’on dispsoe des valeurs dissociées (actions dues au pods propre du pont et du cha-
riot : Qc1 + Qc2 et actions dues à la charge levée : Qh , l’utilitaire utilise les coefficients
dynamiques ϕ1 et ϕ2 :
ϕ1 × (Qc1 + Qc2 ) + ϕ2 × Qh
– si le fournisseur ne donne pas de valeurs dissociées, seul le coefficient ϕ2 sera utilisé.
Dans ce cas, il est conseillé de saisir les valeurs dans la colonne dédiée à Qh .
ϕ2 × Qr,Max

• dans la colonne « HL, HT » (en tête vert) : les valeurs dues aux actions horizontales
transversales d’accélération–décélération
– L’utilitaire vérifie que la somme des 2 valeurs indiquées dans cette colonne est nulle :
dans le cas contraire, un message invite à corriger les valeurs. Il est conseillé de
déclarer une valeur positive sur le 1er galet.

• dans la colonne « HS » (en tête orange) : les valeurs dues aux actions horizontales trans-
versales de marche en crabe. Voir exemple 2 ci-après. Il est conseillé de déclarer une
valeur positive sur le 1er galet.

ATTENTION : Il appartient à l’utilisateur de s’assurer de la cohérence des saisies dans


l’onglet « pont » avec la descente de charges du fournisseur.

28
Exemple 1
Soit un pont à 4 galets (ici un pont KONECRANE) pour lequel nous disposons des données
suivantes (pas de dissociation poids propre – masse levée) :

Les coefficients dynamiques ne sont pas communiqués ; le coefficient ϕ2 a été calculé à partir des
données en considérant le ratio
Rmax,Dyn
ϕ2 =
Rmax,Stc
Pour les autres coefficients, il faut faire un choix dans les fourchettes autorisées par les textes
en vigueur (à valider avec les différents intervenants).

29
La transcription de ces valeurs en données dans l’utilitaire conduit à :

L’introduction d’un second pont (ici un pont ABUS) avec une cote d’approche de 1,5 m s’effectue
de façon similaire :

30
Ces données, présentées avec des notations conformes à l’EN 1991-3, clause 2, récapitulent d’une
part les coefficients dynamiques (que l’on peut donc saisir directement dans les zones prévues
en bas d’onglet) et les différentes actions dues au pont (verticales, horizontales d’accélération–
décélération et dues à la marche en crabe). La transcription de ces valeurs en données dans
l’utilitaire conduit à :

31
Exemple 2
Pour le pont à 8 galets (ici un pont KONECRANE) suivant :

La saisie est plus complexe et nécessite plusieurs approches selon la disposition des actions dues
à la marche en crabe. Ce pont peut agir sur la voie de roulement la plus chargée (verticalement)
de deux façons : en considérant ou non que l’effort de guidage s’exerce sur cette voie, ou non.

32
Avec l’utilitaire, il faudra effectuer 2 calculs, corespondant aux 2 saisies suivantes :
– En supposant que la force de guidage « S » agit sur la voie 1, soumise aux charges verticales
maximales sous galets 1, 2, 5 et 6 (selon fournisseur) :

– En supposant que la force de guidage « S » agit sur la voie 2 ; la voie 1 reste la plus chargée
verticalement :

En toute rigueur, on devrait également, dans le cas présent, effectuer un 3e calcul en considérant
la voie 2 la moins chargée verticalement, mais en présence de l’effort de guidage « S » : c’est, en
effet, ce cas qui conduit à la résultante maximale des efforts horizontaux de guidage.

3.9.4 Cas des galets de guidage


Le choix des ponts avec galets de guidage se traduit par la présence de 2 lignes supplémentaires
associées à la colonne « S » (force de guidage). Un seul galet peut être soumis à cette force ; par

33
convention, c’est le galet No1 qui est choisi (1er galet dans le sens du déplacement). Toutes les
autres cellules de la colonne sont grisées, n’autorisant aucune saisie.

34
3.10 Onglet : Train de charge
Cet onglet permet de sélectionner la (ou les) configuration(s) à traiter.
Le train de charge est récapitulé dans un schéma en haut de l’onglet : numérotation des galets
(le galet No1 est à droite) et espacements successifs des galets. La partie inférieure comporte 2
onglets :
• un onglet dédié à la sélection des combinaisons É.L.U.
• un onglet dédié à la sélection des combinaisons É.L.S.

Par défaut, toutes les combinaisons E.L.U et E.L.S sont sélectionnées en vue de leur analyse.
Chacune des combinaisons est décomposée (cf. figure ci-dessous et 5.2.2) en 3 trains de charges
appliqués dans chacun des 3 plans suivants :
• En bleu (1re ligne) : train de charge vertical sur la poutre de charge (Qr )

35
• En orange (2e ligne) : train de charge horizontal dans le plan de la semelle supérieure
éventuellement associée à un treillis (typologie « 3 ») : soumis à H1 + HMt
• En vert (3e ligne) : train de charge horizontal dans le plan de la semelle inférieure éven-
tuellement associée à un treillis inférieur (typologie « 3 ») : soumis à H2 − HMt

Qr
e

Hr Qr
h
Hr
' MT,Ed = Qr · e + Hr · h

Qr Qr
H1 HMt
Hr d1

MT,Ed '
L
h
d2

H2 HMt

L’utilisateur peut choisir les combinaisons à traiter en les sélectionnant via les cases à cocher
situées dans la colonne de droite. Il est possible de revenir à l’ensemble des combinaisons pré-
calculées par l’utilitaire (case « Tout sélectionner » en tête de tableau).

3.10.1 Principes de génération des trains de charges


Les noms des combinaisons correspondent aux principes suivants :
• Combinaison de type ELU1 (à pondérer dans les calculs par 1,5)
— Combinaison associant charges verticales et charges horizontales d’accélération/décélération
verticalement [ϕ1 × Qc + ϕ2 × Qh ] ou [ϕ2 × Qr,Max ]
horizontalement [ϕ5 × HTMax ]

• Combinaison de type ELU5 (à pondérer dans les calculs par 1,5)


— Combinaison associant charges verticales et charges horizontales de marche en crabe
verticalement [ϕ4 × Qc + ϕ4 × Qh ] ou [ϕ4 × Qr,Max ]
horizontalement [ϕ4 × (S ⊕ HS,i,j,T )]

• Combinaison de type ELS1


— Combinaison associant charges verticales et charges horizontales d’accélération/décélération
verticalement [Qc + Qh ] ou [Qr,Max ]
horizontalement [HTMax ]

• Combinaison de type ELS5


— Combinaison associant charges verticales et charges horizontales de marche en crabe

36
verticalement [Qc + Qh ] ou [Qr,Max ]
horizontalement [S ⊕ HS,i,j,T ]

• Combinaisons affectées d’un « ’ » : ELU1’, ELU5’, ELS1’ ou ELS5’


— Ces combinaisons correspondent à un changement de signe des actions horizontales.

Lorsque 2 ponts sont en circulation sur la poutre, les combinaisons correspondent à :

• Combinaisons identiques aux précédentes pour le pont 1 seul


• Combinaisons identiques aux précédentes pour le pont 2 seul
• Combinaisons résultant de la circulation simultanée des 2 ponts :
— les 2 ponts en accélération/décélération (ELU1 – ELU1)
— les 2 ponts en crabe (ELU5 – ELU5)
— le 1er pont en accélération/décélération et le 2epont en crabe (ELU5 – ELU1 −→)
— le 1er pont en crabe et le 2epont en accélération/décélération (ELU1 – ELU5 −→)
— toutes configurations équivalentes en utilisant les trains de charges affectés d’un « ’ »

Exemple
En considérant les ponts de l’exemple 1 du paragraphe 3.9.3, on peut ainsi générer 24 combinai-
sons.
Le pont 1 est le premier qui a été décrit par l’utilisateur (le 1er pont qui « entre » sur la poutre)

Combinaison Pont N˚2 Pont N˚1


1 ELU1
2 ELU5
5 ELU1’
6 ELU5’
9 ELU1
10 ELU5
13 ELU1’
14 ELU5’
17 ELU1 ELU1
18 ELU5 ELU1
19 ELU1 ELU5
20 ELU5 ELU5
25 ELU1’ ELU1
26 ELU5’ ELU1
27 ELU1’ ELU5
28 ELU5’ ELU5
33 ELU1 ELU1’
34 ELU5 ELU1’
35 ELU1 ELU5’
36 ELU5 ELU5’
41 ELU1’ ELU1’
42 ELU5’ ELU1’
43 ELU1’ ELU5’
44 ELU5’ ELU5’

37
Une page de résultats est affichée en cliquant sur le bouton « Résultats » de l’onglet de sélection
des trains de charges à analyser.

38
3.11 Fatigue
Le traitement de la fatigue est volontairement positionné en « fin du parcours de calcul ELS/ELU ».
Il n’est, en effet, pas logique de procéder à une vérification vis-à-vis de la fatigue sur une poutre
qui ne satisferait pas aux exigences de service et/ou de résistance et stabilité.
Les vérifications vis-à-vis de la fatigue peuvent être lancées via le bouton « Calcul en fatigue »
qui apparaît en bas de la page d’affichage des résultats.

Le traitement vis-à-vis de la fatigue est un calcul dissocié du calcul vis-à-vis des ELS/ELU : par
suite, des onglets de saisie et de sortie spécifiques sont utilisés et une note de calculs « dédiée »
est établie.

3.11.1 Classes de fatigue


La sélection de la classe de fatigue du pont s’effectue par un clic gauche dans la cellule située
au croisement des valeurs des données « C » et « kQ ». La cellule sélectionnée se colore en jaune
et matérialise la classe de fatigue du pont.
Le nombre de cycles de contraintes associé aux contraintes locales sous galet (à la jonction
âme–semelle : pression et torsion locales, cisaillement local) est, en général, supérieur au nombre
de cycles de travail du pont. L’utilitaire propose systématiquement de traiter les contraintes
locales avec la classe de fatigue supérieure. La cellule située immédiatement en dessous de la
cellule « jaune » se colore simultanément en orange ; elle matérialise une classe correspondant
au double du nombre de cycles.
Cette classe sera, par défaut, prise en considération pour la détermination des trains de charges
équivalents associés aux contraintes locales.

39
L’utilisateur peut majorer cette « classe de fatigue associée aux contraintes locales » : pour cela
procéder par un clic droit dans toute cellule située plus bas (en blanc) de la même colonne.

L’utilisateur peut également choisir de conserver la classe initiale, la cellule est alors colorée par
moitié en jaune et orange.

40
3.11.2 Localisation et classes des détails à vérifier
L’utilitaire propose un certain nombre de détails « types », parmi les plus couramment
rencontrés, via 3 onglets spécifiquement dédiés :
• l’onglet Détails (1/3) consacré à la poutre de charge,
• l’onglet Détails (2/3) consacré l’« habillage » de la poutre de charge (liaison rail-semelle,
raidissage de l’âme),
• l’onglet Détails (3/3) consacré aux treillis horizontaux (cas de poutres de typologie « 3 ».

Attention, tous les détails envisagés par l’EN 1993-1-9 ne sont pas proposés ; l’utilisateur doit
s’assurer de la représentativité des vérifications proposées et les compléter, le cas échéant.

Détails relatifs à la poutre de charge en zone courante

Ils concernent 6 localisations :

• Détail localisé en angle de la semelle supérieure de la poutre de charge.


Cette localisation ne préjuge pas des pièces éventuellement soudées sur la semelle (rail,
raidisseur, gousset de reprise d’un treillis ou d’une biellette) : elle est associée aux plus
grandes étendues de contraintes dues aux moments de flexion et qui peuvent se situer
ailleurs qu’au droit de ces pièces.

— Points de calcul : 1, 2, 3 et 4 (cf. schémas de l’article 4.1.2).


— Le détail est soumis à des contraintes de type σx :
◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dues à la flexion horizontale liée à l’excentricité de la charge verticale.
◦ La catégorie de détail est à choisir dans la liste déroulante :
– 125, 140 (plats oxycoupés ou cisaillés) ou 160 (produits laminés)
– voir EN 1993-1-9, Tableau 8.1, pour les exigences associées aux catégories de détails

• Détail localisé au centre de la peau extérieure de la semelle supérieure de la


poutre de charge.

41
— Point de calcul : 11 (cf. schémas de l’article 4.1.2).
— Le détail est soumis à une contrainte de type τ :
◦ contrainte de cisaillement d’ensemble sous charges horizontales dans le plan de la semelle
supérieure.
◦ La catégorie de détail retenue est :
– 100 (cf. EN 1993-1-9, Tableau 8.1)

• Détail localisé en angle de la semelle inférieure de la poutre de charge.

— Points de calcul : 7, 8, 9 et 10 (cf. schémas de l’article 4.1.2).


— Démarche identique à la semelle supérieure.

• Détail localisé au centre de la peau inférieure de la semelle inférieure de la


poutre de charge.

— Point de calcul : 12 (cf. schémas de l’article 4.1.2).


— Démarche identique à la semelle supérieure.

• Détail localisé à la liaison âme–semelle supérieure : sortie de congé du profil laminé


ou sous face de la semelle supérieure du P.R.S.

— Points de calcul : 5 et 6 (cf. schémas de l’article 4.1.2).


— Le détail est soumis à des contraintes de type σx :
◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge.
◦ La catégorie de détail est à choisir dans la liste déroulante :
– 100, 112, 125 (P.R.S.) ou 160 (produits laminés)
– voir EN 1993-1-9, Tableaux 8.1 et 8.2, pour les exigences associées aux catégories de
détails
— Le détail est soumis à des contraintes de type σz :
◦ contraintes dues à la pression et à la torsion locales sous galets.
◦ La catégorie de détail est :
– 71 : P.R.S (l’utilitaire n’envisage que des soudures interpénétrées à cette liai-
son)
– 160 : produits laminés
– voir EN 1993-1-9, Tableaux 8.1 et 8.10, pour les exigences associées aux catégories de
détails
— Le détail est soumis à des contraintes de type τ :
◦ contrainte due au cisaillement d’ensemble,
◦ contrainte de cisaillement local déduite de la pression locale.
◦ La catégorie de détail est à choisir dans la liste déroulante :
– 80, 100
– voir EN 1993-1-9, pour les exigences associées aux catégories de détails

• Détail localisé au droit de la liaison soudée semelle supérieure/cornière addi-


tionnelle ; cette ligne n’est accessible qu’en typologie « 2 » (grisée dans les autres cas).

— Le détail est soumis à une contrainte de type τ :


◦ contrainte de glissement (cisaillement τk ) due à la flexion transversale générée par l’ex-
centrement des charges verticales.
◦ contrainte associée à la classe de fatigue du pont et obtenue sous le train de charge
équivalent Qe,pont,tau .
◦ la catégorie de détail est à choisir dans la liste déroulante :

42
– 80, 100 selon le type de soudure
– (voir EN 1993-1-9 pour les exigences associées aux catégories de détails)

Les choix des détails à vérifier sont pré-cochés en fonction du contexte.


Les classes de détails « au choix de l’utilisateur » figurent dans des listes déroulantes ; les classes
« imposées » ou sans alternative dans l’EN 1993-1-9 sont dans des cadres.
Pour tout détail, l’utilisateur a la possibilité, dans le cadre de la méthode de la durée de vie
sûre, de choisir la valeur du coefficent γMf (1,15 ou 1,35) par un bouton radio en bout de la ligne
correspondante ; les valeurs présélectionnées sont modifiables.

3.11.3 Détails au voisinage des éléments rapportés sur la poutre de charge

L’écran de subdivise en 2 cadres :

• Cadre « Liaison rail-semelle » :


– s’affiche de façon contextuelle : à l’exception de γMf , la valeur de la classe de détail
est définie en fonction des données connues (saisies lors de la phase de définition du
problème).

• Le détail est localisé, en peau exterieure de la semelle supérieure :


◦ Cas des carrés soudés continus : dans l’axe du cordon de liaison du rail,
◦ Cas des carrés soudés discontinus : dans l’axe du cordon de liaison du rail,
◦ Cas des carrés boulonnés : au droit de l’axe du perçage de fixation de la patte,
◦ Cas des Burbach fixés par clips soudés : dans l’axe du clip de liaison,
◦ Cas des Burbach fixés par clips boulonnés : au droit de l’axe du perçage de fixation,

• Le détail est soumis à des contraintes de type σx :


◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dues à la flexion horizontale liée à l’excentricité de la charge verticale.
◦ La catégorie de détail est à choisir dans la liste déroulante :
– Cas des carrés soudés continus : 100
– Cas des carrés soudés discontinus : d’après Sesselberg 1
– Cas des carrés boulonnés : 90
– Cas des Burbach fixés par clips soudés : d’après Sesselberg
– Cas des Burbach fixés par clips boulonnés : 90
◦ voir EN 1993-1-9 pour les exigences associées aux catégories de détails

La proposition d’extension de Sesselberg concerne le tableau 8.5 de l’EN 1993-1-9 et est la


suivante :
1. Sesselberg – Kranbahnen – Bemessung und konstruktive Gestaltung nach Eurocode

43
Cette méthode est retenue dans l’utilitaire. Les valeurs des classes de détails sont calculées à
partir des données de l’onglet « Voie de roulement ».

• Cadre « Raidissage d’âme » :


– s’affiche dès lors qu’un raidisseur autre que d’extrémité est défini.

• Pour un raidisseur donné, 3 détails sont disponibles :


◦ liaison en sous face de la semelle supérieure (interpénétré fixé par l’utilitaire),
◦ liaison sur l’âme de la poutre de charge (soudaure d’angle modifiable par l’utilisateur),
◦ liaison en peau supérieure de la semelle inférieure (soudaure d’angle modifiable par
l’utilisateur),

• Les détails sont soumis à des contraintes de type σx :


◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dues à la flexion horizontale liée à l’excentricité de la charge verticale.
◦ La catégorie de détail retenue est déterminée par référence au tableau 8.4 de l’EN 1993-
1-9 :
– 80 ou 71 selon l’épaisseur du raidisseur et de sa soudure.
– voir EN 1993-1-9 pour les exigences associées aux catégories de détails

44
— Note : Le détail correspondant à la liaison en âme de la poutre est également soumis à
des contraintes de type τ :
◦ contrainte due au cisaillement d’ensemble.
◦ La catégorie de détail est à choisir entre 80 ou 100 selon le type de soudure.

3.11.4 Goussets de liaison d’une poutre treillis horizontale

Le dernier écran de saisie des classes de détails ne s’affiche que lorsqu’une poutre de typologie
« 3 » est traitée.

• La vérification est menée en semelle supérieure la plus sollicitée.

• Les détails sont soumis à des contraintes de type σx :


◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dues à la flexion horizontale liée à l’excentricité de la charge verticale.
◦ La catégorie de détail retenue est déterminée par référence au tableau 8.4 de l’EN 1993-
1-9 :
– 40, 50, 71 ou 90 selon le type de raccordement du gousset sur le bord de la semelle de
la poutre.
– voir EN 1993-1-9 pour les exigences associées aux catégories de détails

45
46
CHAPITRE

4
SORTIES ET RÉSULTATS – ELS, ELU

Certains critères vérifiés par l’utilitaire sont identifiés par des marques « vertes » ou
« rouges » en marge droite de la note de calcul permettant de visualiser les critères respec-
tés et non respectés. Il appartient à l’utilisateur d’analyser les indications fournies
et matérialisées par une marque « rouge ».

47
L’affichage des sorties est divisé en 2 zones :
• A gauche
— le rappel des données d’entrée,
— le sommaire des résultats disponibles.
◦ chaque ligne du sommaire « pointe » vers la partie correspondante de la zone de
résultats
• A droite
— les résultats sous forme d’une note structurée.

4.1 Résultats « Note de calculs simple »


4.1.1 Flèches
Les critères de vérification sont conformes à l’annexe nationale à l’EN 1993-6, article 7.3. L’uti-
lisateur peut modifier le critère via l’onglet « Configuration/Modalités ».
Chacun des 3 plans (vertical + les 2 plans horizontaux associés aux semelles de la poutre de
charge) fait l’objet d’une vérification du critère.

La tableau de synthèse mentionne :


• la valeur de la flèche maximale dans la direction considérée (V : verticale ; ou horizontale-
ment dans les plans de la semelle supérieure ou inférieure),
• le cas de charge conduisant à la flèche indiquée,
• la position « P » du 1er galet du train de charge conduisant à la flèche indiquée,
• la section « S » de la poutre où est obtenue la flèche concernée.

Les dimensions en m des positions « P » et des sections « S » sont mesurées à partir de l’appui
gauche de la travée gauche.

48
La dernière colonne traduit le respect ou non du critère (rappelé en tête de la colonne) pour
chaque direction.

Attention l’utilitaire ne vérifie pas les critères de déplacement différentiel :


– déplacement horizontal (espacement - resserement) des 2 poutres en vis-à-vis,
– flèche verticale des poutres en vis-à-vis (générant une pente du pont).

4.1.2 Vérifications en section


La vérification est une vérification par points de la section. Le calcul des contraintes est un calcul
élastique ; la contrainte de comparaison est basée sur le critère de Von Mises :
v
u
u 2  2      2
u
u σx,Ed   σz,Ed   σx,Ed   σz,Ed   τ Ed 
u f  +  f  −  f  ×  f  + 3 ×  f  ≤ 1
u         
t y y y y y
γMo γMo γMo γMo γMo

Les points évalués sont au nombre de 12 positionnés comme suit, selon la nature de la poutre
de charge

49
La tableau de synthèse mentionne, pour les 12 points de calcul :
• le cas de charge conduisant à cette contrainte,
• la section « S » de la poutre où est obtenue la contrainte concernée,
• la position « P » du 1er galet du train de charge conduisant à la contrainte indiquée,
• la valeur de la contrainte de comparaison évaluée selon le critère de Von Mises (cf. ci-
dessus),
• la valeur du ratio de cette contrainte à la limite d’élasticité de la poutre.

4.1.3 Vérifications vis-à-vis des instabilités – Flambement/déversement


La vérification vis-à-vis du déversement est traitée comme le flambement par flexion de la semelle
comprimée (cf. EN 1993-6, article [Link](1)).

La tableau de synthèse mentionne :


• la longueur de flambement/déversement de la semelle,

50
• le moment de flexion générale générant la compression dans la semelle, et l’effort axial
correspondant,
My,Ed
NEd =
h
• le moment de flexion transversal concomitant dû aux actions horizontales (flexion de la
semelle dans son plan),
• l’évaluation de l’élancement réduit et l’effort normal critique associé,
• les coefficients « intermédiaires » ssociés à la semelle supérieure considérée isolée : χz,sup ,
Cmz,sup , kzz,sup , (cf. EN 1993-1-1 article 6.3.3)
• le respect ou non du critère suivant (5.6.5) :

NEd Mz,Ed
+ kzz × ≤1
NRk Mz,Rk
χz ×
γM1 γM1

4.1.4 Vérifications vis-à-vis du voilement

Les vérifications vis-à-vis du voilement sont menées conformément à l’EN 1993-6, en particulier :
• η1 : chapitre 4 (contraintes normales)
• η3 : chapitre 5 (contraintes de cisaillement)
• η2 : chapitre 6 (charges concentrées)
• chapitre 7 (interactions)

51
4.1.5 Autres informations
La note de calcul « simple » apporte également des informations quant aux valeurs extrêmes des
moments de flexion, des efforts tranchants et des flèches dans chacun des trois plans chargés (ver-

52
tical, plan de semelle supérieure, plan de semelle inférieure), et pour chacune des combinaisons
traitées. Ces éléments sont accessibles via les ancres (lignes du menu) de la partie gauche.

4.1.6 Cas de la typologie « 3 »


Dans le cas des poutres P.R.S. associées à des treillis, l’utilitaire présente également une synthèse
des efforts extrêmes en traction et compression dans les barres du treillis : membrure constituée
d’une semelle de la poutre de charge, montants et diagonales, membrure arrière (opposée à la
semelle de la poutre de charge).
Cette approche est volontairement succincte et ne vise qu’à fournir des éléments pour prédimen-
sionner les barres correspondantes.

Attention l’utilitaire ne vérifie pas les du treillis au flambement.

53
4.2 Résultats « Note de calculs détaillée »
L’utilisateur peut accéder à un niveau de détails supplémentaire de la note de calculs. Pour cela,
dans la barre de menu « Note de calcul », cliquer sur le sous menu « Détaillée ».
Cette option permet d’accéder aux mêmes sorties que ci-dessus, en note de calculs « simple »,
ainsi qu’à des tables complémentaires. Ces informations ne sont généralement à exploiter que
lorsque le besoin de disposer de détails sur des valeurs intermédiaires est nécessaire. En général,
les résultats de « premmier niveau » sont suffisants au stade du prédimensionnement visé par
l’utilitaire.

Sont disponibles :

• Table d’influence des moments amplifiés non pondérés


• Table d’influence des tranchants amplifiés non pondérés
– elles fournissent, pour chaque section définie (par le pas de calcul), l’ensemble des va-
leurs obtenues pour chaque position du train de charge ; la première valeur du tableau
correspond au 1er galet disposé sur l’appui gauche de la voie ; les tableaux se lisent de
gauche à droite

• Tableaux récapitulatifs des contraintes


– σx total amplifiée pondérée (poids propre inclus)
il s’agit de la contrainte longitudinale générée par les flexions verticale et horizontale
– σz total amplifiée pondérée (poids propre inclus)
il s’agit de la contrainte transversale générée par la pression et la torsion locales
– τ xz total amplifié pondéré (poids propre inclus)
il s’agit de la contrainte de cisaillement dû à l’effort tranchant global, éventuellement
combiné (points 5 et 6) au cisaillement déduit de la pression locale à la liaison âme
semelle
– Contrainte de comparaison de Von Mises

54
Toutes ces tables se présentent sous une forme identique : les valeurs attendues sont indiquées
pour chaque section de calcul (rappelée en en tête de chaque tableau), et pour chaque position
du 1er galet (rappelée en 1re colonne) ; dans l’exemple ci-dessous, les contraintes pour chacun des
12 points de calcul de la section droite de la poutre. Ceci permet d’identifier (ou de retrouver)
les composantes qui ont conduit aux critères correspondant à l’ancre de la note « simple » ou
« détaillée » (pour l’exemple : « ELU vérif. en section EC3-1-1 §6.3.2 »).

Ainsi la valeur de 128,6 MPa encadrée correspond :

– à la contrainte normale de type σx , amplifiée (×ϕi ) et pondérée (γG et γQ ) – voir zone


surlignée de la partie gauche de l’onglet,
– obtenue au point 4, soit l’angle de semelle supérieure (intitulé de la colonne) de la section
4 située à 4,4 m de l’appui gauche de la poutre (intitulé du tableau)
– lorsque le galet 1 est en P7 (intitulé de la ligne), situé à 7,7 m de l’appui gauche de la
poutre (ici, sur la base d’une poutre de 11 m de portée associée à un pas de circulation
égal à L/10)

4.3 Résultats des calculs en fatigue

4.3.1 Affichage des résultats - « Note simple »

Si l’on clique sur le bouton « Calcul en fatigue » à partir d’une note de calculs « simple », les
résultats des calculs de vérification vis-à-vis de la fatigue seront également présentés sous la
forme « simple », c’est à dire sous forme d’un simple tableau de résultats.

Toutes les vérifications sont récapitulées dans un tableau de synthèse qui indique :

• l’élément vérifié (ligne bleue), par référence aux écrans de saisie,


• le type de configuration de charge (ligne grisée),
◦ pont(s) concerné(s),
◦ rappel des classes de fatigue retenues : classe de fatigue du pont et classe de fatigue
associée aux contraintes locales
• les valeurs associées à chaque direction de contrainte élémentaire (σx , σz , τ )
◦ valeur du ratio,
◦ rappel de la catégorie de détails et de la valeur de γMf retenues,
◦ coche de validation ou d’infirmation.
• éventuellement une ligne supplémentaire indique la valeur du ratio correspondant à la
vérification de l’interaction.

55
4.3.2 Affichage des résultats - « Note détaillée »

Elle sera obtenue si l’on clique sur le bouton « Calcul en fatigue » à partir d’une note de calculs
« détaillée ». Les résultats précédents sont complétés par des tables précisant :
• les trains de charge équivalents en dommage retenus pour évaluer les amplitudes de
contraintes normales et de cisaillement associées à la classification du pont,

56
• l’évaluation des contraintes locales dues aux seules actions verticales des galets, pour la
classe de fatigue associée aux contraintes locales,
• L’évaluation des amplitudes des sollicitations :
◦ amplitude de variation des moments fléchissants pour les 3 plans,
◦ amplitude de variation des efforts tranchants pour les 3 plans.

57
58
CHAPITRE

5
MÉTHODOLOGIE

Préambule
La typologie et la géométrie de la poutre sont définies (sections, matériaux, rail, treillis éventuel,
. . . ), de même que le pont roulant. Celui-ci est défini par ses actions verticales, ses actions hori-
zontales (accélération décélération et marche en crabe) ainsi que par un ensemble de coefficients
dynamiques (ϕ1 , ϕ2 , ϕ4 et ϕ5 )
Concernant la descente de charges verticales, le fournisseur du pont ne distingue pas toujours la
part du poids propre ; dans ce cas, on se basera sur la charge maximale au galet qui sera affectée
du coefficient dynamique ϕ2 .
Les premières étapes consistent en :
• Classification de la section de la poutre de charge
• Détermination des caractéristiques des sections « utiles » :
— poutre de charge
— section constituée de la semelle supérieure + 1/5 de l’âme.

5.1 Train de charges


Un train de charges est un ensemble de charges roulantes représentatif des actions qu’un en-
semble de ponts roulants est susceptible d’appliquer sur une voie de roulement.

En théorie, on peut envisager de faire circuler 3 ponts, dont 2 en charge, sur une même voie de
roulement.
L’utilitaire sera limité à la circulation simultanée de 2 ponts ; l’utilisateur peut défi-
nir 2 ponts, par suite seront traités les cas suivants :
• Cas d’un seul pont
◦ le pont est « en charge » ;
• Cas de 2 ponts
◦ configuration avec les 2 ponts « en charge », considérés seuls ;
◦ les 2 ponts simultanément « en charge » ;

Un exemple est donné en 3.10

59
5.2 Analyse de la poutre de roulement
5.2.1 Notations
Qc,Max : action maximale du galet due au poids propre du pont et du chariot

Qh,Max : action maximale du galet due à la charge levée

Qr,Max : action maximale du galet due à l’ensemble des charges (pont, chariot, charge
nominale) = Qc,Max + Qh,Max

HTMax : effet dus à l’accélération décélération du pont (en général 2 actions égales et
opposées)

S ⊕ HS,i,j,T : effets dus à la marche en crabe ; la notation ⊕ signifie que l’action S est
simultanée aux actions HS,i,j,T

5.2.2 Génération des trains de charges


Voir 3.10.1.
En pratique, du fait de la déformabilité des sections droites (profils ouverts ou assimilés), le
passage d’un pont roulant se traduit par la génération de 3 trains de charges conduisant à
l’analyse simultanée de 3 poutres, selon le modèle simplifié :

Qr
e

Hr Qr
h
Hr
' MT,Ed = Qr · e + Hr · h

Qr Qr
H1 HMt
Hr d1

MT,Ed '
L
h
d2

H2 HMt

• la poutre de charge fléchie sous l’effet de son poids propre et des actions verticales des
galets Qr

• la poutre horizontale dans le plan de la semelle supérieure soumise à H1 + HMt


◦ limitée à la seule semelle supérieure pour les typologies de poutres « 1 » et « 2 »
◦ poutre treillis (typologie « 3 ») dont une membrure est la semelle supérieure de la poutre
de charge

60
• la poutre horizontale dans le plan de la semelle inférieure soumise à H2 − HMt
◦ limitée à la seule semelle inférieure pour les typologies de poutres « 1 » et « 2 »
◦ poutre treillis (typologie « 3 ») dont une membrure est la semelle inférieure de la poutre
de charge
Les effets du poids propre de la voie de roulement (poutre + rail associé) sont évalués dans
chaque section de calcul, pondérés par γG = 1, 35 et ajoutés aux effets précédents.

Pour rappel, les sections de calcul sont déterminées à l’onglet « Configuration/Modalités d’étude »
et correspondent aux pas de déplacement du train de charge le long de la poutre (en partant de
l’appui situé le plus à gauche).

5.3 Cas des PRS avec treillis horizontal associé

Dans le cas général, (cf. EN 1993-6, clause 5.3.2(2)), il n’est pas nécessaire de combiner les
imperfections pour l’analyse globale et l’excentricité de la charge verticale au galet Qr (1/4
de la largeur du champignon du rail). Cette approche est retenue pour les poutres de typologies
« 1 » et « 2 » : pour ces poutres, le calcul est mené en considérant les effets de l’excentricité de
la charge verticale, mais sans considérer d’imperfection globale qui d’ailleurs, dans ce cas, n’a
qu’un sens relatif puisqu’elle est généralement associée à la notion de « faux aplomb ».

Contrairement aux poutres de typologies « 1 » et « 2 » où chacun des 3 plans d’étude est


constitué d’une « barre » fléchie comprimée ou tendue (verticalement : la poutre de charge,
horizontalement : les semelles), dans le cas de la typologie « 3 », les plans horizontaux sont
constitués de « poutres composées » (plans de treillis). L’Eurocode 3 partie 1-1 nous impose de
considérer une imperfection glaoble et les effets du second ordre avant de pouvoir disposer des
sollicitations qui permettront de vérifier les éléments constitutifs de la « poutre composée ».

Qr
Qr
HT
HT

L’imperfection « globale » de l’élément composé est prise égale à : e0 = L/500, où L est la


portée de la poutre composée en treillis.
Dès lors, le plan de treillis est soumis à :
My,Ed
1. un effort axial dans la semelle de la poutre de charge (NEd = h )
2. une flexion transversale (systèmes HT ou HS )
L
3. aux effets d’une imperfection « globale de la poutre treillis » e0 = 500

61
HT HT

NEd NEd
e0

On remplace l’imperfection par une force équivalente


8 · NEd · e0
qd,1 =
L2

Sous l’ensemble des effets énumérés ci-dessus, la poutre prend une flèche δq . Le couple sur le
schéma correspond au recentrage de l’effort axial sur l’axe neutre du treillis.
HT HT

C C
NEd NEd
δq

La prise en compte des effets du second ordre s’effectue de manière similaire en déterminant une
charge répartie
8 · NEd · δq
qd,2 =
L2
HT HT

C C
NEd NEd

Les sollicitations obtenues à ce stade sont celles qu’il faut considérer pour la vérification des
différents éléments constitutifs du treillis. Les effets des imperfections locales en arc de ces
éléments sont pris en compte au travers des coefficients χ lors de la vérification en résistance
vis-à-vis du flambement de chaque élément (entre points d’épure).

5.4 Etats limites de service


5.4.1 Flèche verticale des poutres
La flèche à vérifier est celle qui résulte de l’action due au poids propre et de l’action du pont.
Pour le train de charge non pondéré et non amplifié dynamiquement, le critère minimum à
satisfaire est :

62
L
f≤
600

5.4.2 Flèche horizontale dans les plans des semelles de la poutre de charge
La flèche à vérifier est celle qui résulte de l’action due H1 + HMt (plan supérieur) ou H2 − HMt
(plan inférieur).
Pour le train de charge non pondéré et non amplifié dynamiquement, le critère minimum à
satisfaire, dans chaque plan, est :
L
f≤
600

5.5 Etats limites ultimes – vérification en section


5.5.1 Contraintes locales dûes à la charge verticale au galet

La largeur effective d’âme `eff sur laquelle s’exerce la pression locale est évaluée selon EN 1993-6,
Tableau 5.1
Pour calculer Irf,y , on considère une usure 1 du rail égale à 25% de la hauteur hr du rail, et une
largeur efficace de la semelle égale à :

beff = bfr + (0, 75 × hr ) + tf

La contrainte locale verticale de compression est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.1(1) et (4)
La contrainte locale de cisaillement vertical associé est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.2(1)

5.5.2 Contrainte locale de torsion dûe à l’excentricité des actions dues aux
galets

Le paramètre η est évalué selon EN 1993-6, clause 5.7.3(1)


v
π × hw 2
u  
u
u
u 0, 75 × a × t3 sinh
w a
η=u ×
2π × hw 2π × hw

It
u
sinh −
t
a a
Où :
1. l’utilitaire ne prend pas en compte d’usure pour les rails non fixés de façon rigide, tels que les types A ou
Burbach

63
– a : distance entre raidisseurs
– hw : hauteur de l’âme entre semelles = ht − 2 × tf
– It : inertie de torsion semelle + rail (« usé ») évaluée par
P a3 × b3
It =
3 × (a2 + b2 )
La contrainte locale de torsion est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.3(1)

TEd
σT,Ed = 
a t2w

×
η × tanh (η) 6
Où, conforméméent à Annexe Nationale à l’EN 1993-6, clause 5.7.3(1), le couple de torsion TEd
tient compte des excentrements de l’effort vertical et de l’effort horizontal latéral au galet.
br
TEd = Fz,Ed × + Hr,Ed × dzpoint−bas−congé
4
dzpoint−bas−congé est la distance entre la face supérieure du rail et la liaison âme–semelle dans le
cas d’un PRS, ou la base du congé dans le cas d’un laminé.

5.5.3 Points de calcul pour la vérification élastique par points


La vérification est menée selon EN 1993-1-1, clause 6.2.1(5) qui place en sécurité, mais qui est
la seule possible à la jonction âme–semelle de la poutre de charge.
v" #2 " #2 " # " #2
u
u σ σz,Ed σx,Ed σz,Ed τEd
x,Ed
t + − × +3× ≤ 1, 0
fy /γM0 fy /γM0 fy /γM0 fy /γM0 fy /γM0

Les points évalués sont au nombre de 12 positionnés comme suit, selon la nature de la poutre
de charge (voir 4.1.2)

Pour l’évaluation des contraintes locales (pression cisaillement et torsion) aux points 5 et 6,
l’utilitaire se base sur les effets générés par le galet du train de charge le plus proche de la
section considérée, la position du train de charge étant toujours définie par le galet 1.

5.6 Etats limites ultimes – instabilité de déversement


L’utilitaire applique la méthode exposée en EN 1993-6, clause [Link].(1), en étudiant la résis-
tance au déversement de la poutre de roulement comme le flambement par flexion la section
constituée de la semelle comprimée et de un cinquième de l’âme, en tant qu’élément comprimé
et fléchi.

5.6.1 Longueurs de flambement


Elles sont évaluées en considérant
– Dans le sens de grande inertie de la poutre : la portée de la poutre
– Dans le sens de petite inertie de la poutre : la portée de la poutre affectée d’un coefficient
choisi par l’utilisateur dans l’onglet « Configuration/Modalités »
Les élancemetns réduits sont définis par
Lcr,y 1
λy = ×
iy λ1
Lcr,z 1
λz = ×
iz λ1

64
5.6.2 Coefficient de réduction pour le flambement hors plan de la semelle
Ils sont définis, en se plaçant en sécurité, en considérant une section en « T » =⇒ courbe de
flambement « c » et α = 0, 49.
2
h   i
φz = 0, 5 × 1 + α × λz − 0, 2 + λz
1
χz = q
2
φz + φ2z − λz

5.6.3 Sollicitations dans la semelle


Effort axial
My,Ed
NEd =
ht − tf
où My,Ed est le moment de flexion dans la poutre de charge (poids propre et effet du train de
charge).

Moment de flexion transversal


Mz,sup,Ed
où Mz,sup,Ed est le moment de flexion horizontal dans le plan de la semelle supérieure de la
poutre de charge.

5.6.4 Facteur d’interaction


Selon EN 1993-1-1, Tableau B.2 et B.3
Pour les sections de typologie « 2 », on retient :
NEd
 
kzz = Cmz × 1 + βz ×
χz × NRk /γM1
h i
avec Cmz = 0, 9 et βz = min 0, 6 × λz ; 0, 6
Pour les autres typologies :
NEd
 
kzz = Cmz × 1 + βz ×
χz × NRk /γM1
h i
avec Cmz = 0, 9 et βz = min 2 × λz − 0, 6 ; 1, 4

5.6.5 Vérification du critère


Selon EN 1993-1-1, clause 6.3.3(4)

NEd Mz,Ed
+ kzz × ≤1
χz × NRk /γM1 MRk /γM1

5.7 Etats limites ultimes – instabilité de voilement


5.7.1 Voilement par flexion
On applique l’EN 1993-1-5, clause 4.6(1) ; le critère est vérifié au niveau de la jonction âme–
semelle, du côté de la fibre comprimée.
My,Ed
η1 =
fy × (Wel,y /γM0 )

65
5.7.2 Voilement de l’âme au cisaillement
On applique l’EN 1993-1-5, clause 5.1(2). La vérification n’est pas requise si (âme non raidie
sauf aux appuis) :

hw ε
≤ 72
tfb η

ou si (âme raidie) :

hw 31 p
≤ · ε · kτ
tw η
Dans ces équations,
– la valeur de η est prise égale à 1, conformément à l’EN 1993-1-1, clause 6.2.6(3)
– hw = hauteur de l’âme mesurée entre semelles
– a = espacement des raidisseurs (âme raidie)
– kτ
hw 2 hw
 
– = 5, 34 + 4, 00 · si ≥1
a a
2
hw hw

– = 4, 00 + 5, 34 · si <1
a a
Le critère retenu néglige la contribution des semelles à la résistance.
χw · hw · tw fyw
Vb,Rd ' Vbw,Rd = · √
γM1 3
VEd
η3 =
Vb,Rd

5.7.3 Voilement sous charge transversale de galet en zone courante


On applique l’EN 1993-1-5, clause 6.
Configuration Voir EN 1993-1-5, Figure 6.1
On est généralement dans la configuration « a »
2
hw

kF = 6 + 2 ×
a
Sur appui non raidi, on utilse la configuration « b »
2
hw

kF = 3, 5 + 2 ·
a
Charge critique

t3w
Fcr = 0, 9 × kF × E ×
hw
Longueur d’appui rigide

ss = `eff − 2 × tfb

où `eff est la valeur utilisée en 5.5.1


Longueur chargée effective EN 1993-1-5, clause 6.5(1) et (2)
√ 
`y = ss + 2 × tfb × 1 + m1 + m2

66
Fy = `y × tw × fy
s
Fy
λF =
Fcr
Coefficient de réduction EN 1993-1-5, clause 6.4(1)
0, 5
χF =
λF

Critère de résistance sous charge transversale EN 1993-1-5, clause 6.6(1)

fy
FRd = χF × `y × tw ×
γM1
FEd
η2 =
FRd

5.7.4 Interaction flexion–force transversale


EN 1993-1-5, clause 7.2(1)

η2 + 1, 4 × η1

5.8 Vérification vis-à-vis de la fatigue


5.8.1 Actions retenues
Conformément à l’article 9.1(3) de l’EN 1993-6, l’« évaluation à la fatigue n’est généralement
requise que pour les composants du chemin de roulement qui sont soumis à des variations de
contrainte dues aux charges verticales de pont roulant. . . » et « les variations de contrainte par
rapport aux charges de pont roulant horizontales sont généralement négligeables. . . ».
on négligera donc les effets des actions transversales dans le cadre des vérifications vis-
à-vis de la fatigue.

5.8.2 Classes de fatigue


Le choix de la classe de fatigue est effectué par l’utilisateur sur la base :
— du nombre de cycles de travail du pont roulant « C » =⇒ Ui
— du coefficient de spectre de charge « kQ » =⇒ Qj
Elle est définie sur la base du EN 1991-3, Tableau 2.11.
Le nombre de cycles de contraintes vu par un détail (non soudé, boulonné ou soudé) est généra-
lement supérieur au nombre de cycles de travail du pont roulant, voir Figure 9.1 de l’EN 1993-6.
Pour tenir compte de cette « réalité », l’utilitaire propose forfaitairement de considérer un
nombre de cycle égal au double du nombre total de cycles de travail C pour les contraintes
locales sous galet, dès lors qu’elles sont à considérer ; ceci a pour conséquence (quel que soit
« kQ ») de considérer la classe « S » supérieure pour les contraintes concernées.

5.8.3 Coefficients retenus pour les vérifications vis-à-vis de la fatigue


Coefficients partiels de sécurité
Valeur du coefficient partiel pour les charges de fatigue :
— γFf = 1, 0
— cf. NF EN 1993-1-9/NA : 2007

67
Valeur du coefficient partiel pour la résistance à la fatigue ; les valeurs retenues sont basées sur
la méthode de la durée de vie sûre.
— Conséquences de la ruine peu importantes : γMf = 1, 15
— Conséquences de la ruine importantes : γMf = 1, 35
— cf. NF EN 1993-1-9/NA : 2007
La sélection de la valeur est laissée au choix de l’utilisateur, et ce, pour chacune des classes de
détail proposées dans l’utilitaire.

Coefficients dynamiques
Valeur des coefficients dynamiques pour la fatigue :

1 + ϕi
ϕfat,i = i ∈ [1, 2]
2

5.8.4 Trains de charges équivalents en dommage


La charge équivalente de fatigue Qe est calculée selon la formulation suivante :

Qe = ϕfat × λi × Qmax,i

où λi est extrait de l’EN 1991-3, Tableau 2.12.

On distingue généralement 4 valeurs de trains de charges pour l’évaluation des contraintes selon
le détail à vérifier.
— Qe,pont,nor associé à la classe de fatigue du pont (couleur jaune) pour les contraintes
normales
◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dans les semelles dues à la flexion horizontale induite par l’excentricité des
seules actions verticales.
— Qe,pont,tau associé à la classe de fatigue du pont (couleur jaune) pour les contraintes de
cisaillement
◦ contraintes de cisaillement associées à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes de cisaillement dans les semelles associées à la flexion horizontale.
— Qe,loc,nor associé à la classe « majorée » (couleur orange) pour les contraintes locales
normales
◦ contraintes locales de pression sous galets,
◦ contraintes locales de torsion dues à l’excentricité de la charge verticale.
— Qe,loc,tau associé à la classe « majorée » (couleur orange) pour les contraintes locales de
cisaillement
◦ contraintes de cisaillement déduites des contraintes locales de pression sous galets.

5.8.5 Localisation et classes des détails à vérifier


L’utilitaire propose un certain nombre de détails « types », parmi les plus couramment
rencontrés, à vérifier vis-à-vis de la fatigue :
• l’onglet Détails (1/3) consacré à la poutre de charge,
• l’onglet Détails (2/3) consacré l’« habillage » de la poutre de charge (liaison rail-semelle,
raidissage de l’âme),
• l’onglet Détails (3/3) consacré aux treillis horizontaux (cas de poutres de typeologie
« 3 ».

Attention, tous les détails envisagés par l’EN 1993-1-9 ne sont pas proposés ; l’utilisateur doit
s’assurer de la représentativité des vérifications proposées.

68
5.8.6 Critères de vérification des détails
Contraintes σx

γFf × ∆σx,E,2
<1
∆σc
γMf
Contraintes σz

γFf × ∆σz,E,2
<1
∆σc
γMf
Contraintes τ

γFf × ∆τE,2
<1
∆τc
γMf
Interaction
 3  3  5
 γFf × ∆σx,E,2 
 +  γFf × ∆σz,E,2  +  γFf × ∆τE,2  < 1
   

 ∆σc   ∆σc   ∆τc 
γMf γMf γMf

69

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