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Août 2019
Indice Date Commentaires
A Novembre 2017 1reédition - version β3
B Décembre 2018 version β4
MàJ : ensemble des imprimés d’écran
Ajout des chapitres et articles relatifs à la fatigue
C Août 2019 Diffusion Version 1.0
D
RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR
Le présent logiciel a pour objet de faciliter les travaux d’études dans le cadre de la concep-
tion des constructions métalliques.
Le présent logiciel s’adresse à des professionnels du domaine de la construction métallique
ou mixte, qui en maitrisent l’usage, et auront la capacité d’en interpreter les résultats et
de s’assurer de leur pertinence. L’utilisateur l’utilisera donc sous sa propre res-
ponsabilité. En particulier, l’utilisateur assume toutes les responsabilités qui concernent
l’adéquation du logiciel à ses besoins et/ou l’exploitation du logiciel ; à ce titre, il lui ap-
partient d’analyser la pertinence des résultats obtenus avec le logiciel.
Ce logiciel est mis à disposition à titre gratuit. Aucun droit n’est conféré à l’utilisateur du
présent logiciel dont la propriété et tous les droits intellectuels continuent d’appartenir au
CTICM. L’utilisation de ce logiciel ne fait naître aucune obligation de garantie au bénéfice
de l’utilisateur qui s’engage à tenir le CTICM quitte et indemne de tout recours et de tout
préjudice direct et/ou indirect découlant notamment d’une utilisation incorrecte ou inap-
propriée ou d’une utilisation à des fins inadéquates ou inappropriées.
En appuyant sur le bouton "Accepter" de l’écran d’acceuil, l’utilisateur reconnait expres-
sément avoir pris connaissance des conditions ci-dessus et en accepter toutes les consé-
quences et obligations qui en découlent.
2
INTRODUCTION
Objet de l’utilitaire
Dans le cas de poutres treillis associées à des poutres de charge en PRS, l’utilitaire fournit
également des indications quant aux valeurs enveloppe des sollcitations axiales de com-
pression ou de traction dans les barres du treillis.
Dans cette même optique, l’utilisateur dispsoe de la possibilité de ne procéder qu’à cer-
taines vérifications. Cette possibilité offerte à l’utilisateur ne signifie pas qu’il peut être
fait abstraction des vérifications concernées ; de même, l’utilisateur doit effectuer toute
vérification qu’il juge nécessaire, même si elle n’est pas mentionnée par l’utilitaire.
3
Exclusions – Restrictions
L’utilitaire n’a pas pour objet de se substituer aux logiciels du commerce qui premettent
une analyse complète des poutres de roulement sous tous leurs aspects. De ce point de
vue, des choix sont effectués et tous les cas de figure n’ont pas vocation à être traités ici ;
nous avons essayé de couvrir la grande majorité des configurations les plus couramment
rencontrées.
Certains choix sont également effectués pour orienter l’utilsateur vers une conception
« saine ».
Bien que les les limites d’emploi soient précisées dans cette aide, il nous est apparu im-
portant de préciser ici les principales limitations de l’utilitaire :
– Seuls les profilés laminés du commere sont prévus pour être traités en continuité sur 2
travées,
– Les profils PRS sont nécessairement isostatiques,
– Les profils PRS de classe 4 ne sont pas traités,
– Les ponts roulants sont exclusivement des ponts posés sur un rail dispsoé en semelle
supérieure de la poutre de charge,
– En cas de treillis associés à une poutre PRS, des treillis sont placés dans les plans des
semelles superieure ET inférieure,
– Dans ce cas, le dessin des treillis est identique pour les deux poutres, mais les échantillons
peuvent être différents,
– Les treillis sont « homogènes » c’est à dire constitués des mêmes montants et diagonales
sur toute la travée.
4
CHAPITRE
1
DOMAINE D’EMPLOI
Cette limitation vient du fait que les poutres continues sont généralement (exclusivement ?)
rencontrées dans le cas de profilés laminés du commerce, lorsque la longueur livrée permet de
franchir 2 travées sans nécessité de réaliser des rabiutages soudés.
5
1.1.3 Typologie - convention
Dans la suite du texte, lorsqu’il sera fait référence à la notion de typologie, la convention suivante
s’applique : on entend par
• Typologie « 1 »
les poutres de type profilé du commerce sans cornière ajoutée
les poutres de type PRS (doublement ou mono-symétriques) sans treillis horizontal
• Typologie « 2 »
les poutres de type profilé du commerce avec cornière ajoutée
• Typologie « 3 »
les poutres de type PRS (doublement ou mono-symétriques) avec treillis horizontal
Les ponts roulants sont EXCLUSIVEMENT des ponts « posés » ; les ponts peuvent être à
2 ou 4 galets, éventuellement associés à des galets de guidage.
a = aext
emin
Lpont
a1,2
a2,3 aext
a3,4
emin
Lpont
6
1.3 Données générales
1.3.1 Matériau acier
Module d’élasticité longitudinale (module d’Young) E = 210.000 N/mm2
Module de cisaillement G = 81.000 N/mm2
Coefficient de Poisson en phase élastique ν = 0, 3
Coefficient de dilatation thermique linéaire (pour T ≤ 100˚C) α = 12 · 10−6 par˚C
Densité d = 7, 85
1.4 Rails
Les rails des voies de roulement peuvent être :
• des carrés ou rectangles du commerce
• des rails « Burbach ».
— Les rails Burbach peuvent être posés sur intercalaire.
— Les intercalaires doivent respecter l’épaisseur minimale de 6 mm précisée dans l’EN
1993-6, tableau 5.1. Cette hypothèse n’est pas vérifiée par l’utilitaire , sa vérifi-
cation est à la charge de l’utilisateur.
Type k b h1 h3 g A Iy Iz IT
mm mm mm mm kg/m cm2 cm4 cm4 cm4
A45 45 125 55 20 22,1 28,2 90 170 39
A55 55 150 65 25 31,8 40,5 178 337 88
A65 65 175 75 30 43,1 54,9 319 606 173
A75 75 200 85 35 56,2 71,6 531 1011 311
A100 100 200 95 40 74,3 94,7 856 1345 666
A120 120 220 105 47,5 100 127,4 1361 2350 1302
A150 150 220 150 50 150,3 191,4 4373 3605 2928
7
8
CHAPITRE
2
INSTALLATION
L’utilitaire est fourni sous forme d’un fichier compressé au format ZIP. L’utilisateur doit procéder
à l’extraction du (des) fichier(s) compressé(s) dans le répertoire de son choix.
Une fois cette opération effectuée, double-cliquer sur le fichier [Link] et suivre les instruc-
tions.
Par défaut, un raccourci est placé sur le bureau, qui permet d’accéder à l’utilitaire.
Configuration requise
• Framework .Net 4.5
• Windows 7 ou supérieur
• Droits d’administrateur local pour exécuter l’installateur
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10
CHAPITRE
3
MASQUES DE SAISIE – ELS, ELU
D’une façon générale, la saisie d’un problème de poutre de roulement suit l’ordre des onglets.
Le passage d’un onglet au suivant ne peut s’effecter que lorsque tous les champs correspondants
aux données nécessaires sont renseignés ; si des données sont manquantes, les champs non remplis
sont signalés dans la zone de message en partie inférieure de la fenêtre.
De même, le passage à l’onglet suivant peut être subordonné à une vérification de « cohérence »
de certaines données ; en cas d’échec, les informations sont également fournies dans la zone de
message en partie inférieure de l’onglet.
Par convention, il n’est pas attendu de saisie dans les cellules grisées.
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3.1 Écran d’accueil
A chaque utilisation, l’écran d’accueil du logiciel s’affiche en fond, suivi d’une fenêtre récapitulant
les conditions générales d’utilisation de l’utilitaire.
Pour pouvoir accéder aux fonctionnalités, il est nécessaire de cliquer sur le bouton « Accepter »
attestant que l’utilisateur reconnaît en avoir pris connaissance et en accepter les conséquences
et obligations.
• Existant
– il faut indiquer le nom du fichier XML complet, chemin inclus, correspondant au cas
déjà traité que l’utilisateur souhaite ré-ouvrir.
◦ les fichiers XML récapitulatifs des données en vue d’un re-traitement ultérieur peuvent
être générés à l’onglet Résultats – menu principal « Fichier ».
• Nouveau
– il faut fournir un nom (Titre et Sous-titre) au problème traité :
◦ le Titre est obligatoire et sera repris dans la note de résultats ou comme nom par
défaut du fichier XML, en cas de sauvegarde des données.
◦ le Sous-titre est optionnel et peut être omis.
12
On détermine également à ce stade la typologie de la poutre de roulement :
1. : profils « simples »
a laminés
b P.R.S. mono ou bi-symétriques
2. : profils laminés renforcés par des cornières en semelle supérieure
3. : profils P.R.S. associés à des faces treillis dans les plans de semelles supérieure et inférieure ;
le cadre doit être déformable (sans croisillons)
Le choix de la typologie pilote l’ouverture des onglets ultérieurs et/ou libère des options du
processus de saisie.
13
14
L’écran de subdivise en 4 cadres :
• Cadre « Configuration » :
– option « Isostatique » :
◦ accessible à toutes les typologies de poutres.
– option « Hyperstatique » :
◦ accessible à la seule typologie « 1 »
◦ et restreinte aux laminés du commerce .
◦ É.L.U. section
Cette zone n’est pas modifiable : le calcul de résistance en section est systématique-
ment effectué (pour les combinaisons ELU) avec les hypothèses suivantes, matérialisées
par la coche verte :
? Prise en compte de l’Annexe Nationale Française ;
c’est à dire, en particulier, évaluation des moments de torsion en considérant les
excentricités des actions verticales ET des actions horizontales transversales aux
galets,
? Évaluation des contraintes de torsion locale selon la méthode de l’EN 1993-6, article
5.7.3, dite méthode d’OXFORT.
? Évaluation des contraintes de comparaison selon le critère de Von Mises (calcul
élastique par points selon EN 1993-1-1, article 6.2.1(5)).
◦ É.L.S.
Cette case à cocher donne l’accès aux cadres « Flèche verticale » et « Flèche horizon-
tale ».
Par défaut, les vérifications du critère de flèche sont basées sur le critère du 1/600e de
la portée.
Pour les flèches horizontales, ce critère s’applique aux deux plans supérieur et inférieur.
L’utilisateur a la possibilité de modifier le critère par défaut : sélectionner « Autre »
puis indiquer le critère ; dans ce cas, tout critère moins sévère que 1/600e déclenche
un message d’erreur.
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◦ É.L.U. stabilité
Cette case à cocher détermine si la vérification du flambement/déversement est à
réaliser ou non.
Par défaut, les calculs seront effectués en considérant comme longueur de flambe-
ment/déversement :
? la portée de la poutre dans le plan vertical,
? la portée de la poutre dans le plan horizontal (flambement de la semelle dans son
plan) si la poutre est isostatique ; 85% de la portée si la poutre est hyperstatique.
L’utilisateur peut modifier les coefficients.
Attention, le logiciel ne limite pas la valeur de ces coefficients ; cette action
est sous la responsabilité de l’utilisateur.
◦ É.L.U. voilement
Cette case à cocher détermine si la vérification de l’âme vis-à-vis du voilement est à
réaliser ou non.
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3.4 Onglet : Voie de roulement
Cet onglet permet de définir la (les) portée(s) de la poutre ainsi que le rail associé.
• Cadre « Rails » :
– Ce cadre défini les rails et les conditions de calcul et d’utilisation associées.
– Il est lui même associé à 2 « zones de saisie » :
◦ Rails carrés/rectangles
Ce bouton radio donne l’accès à la définition d’un rail par ses dimensions (largeur x
hauteur).
Les conditions d’usure peuvent également être définies.
Par défaut, l’usure est prise égale à 25% de la hauteur du champignon (cf. EN 1993–6,
article 5.6.2(2)).
L’utilisateur a la possibilité de modifier le % d’usure : dans ce cas, la valeur, exprimée
en % doit être comprise entre 25% et 99%.
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◦ Rails Burbach
Ce bouton radio donne l’accès à une liste déroulante permettant la sélection du rail.
Il n’est pas prévu d’usure dans le cas des Burbach.
Il est possible de définir si le rail est posé sur un intercalaire (case à cocher).
Attention, cocher la case suppose que l’utilisateur stipule la mise en œuvre d’un
intercalaire d’épaisseur minimale égale à 6 mm (cf. EN 1993-6, tableau 5.1).
◦ pattes boulonnées
L’utilisateur est appelé à saisir le diamètre du boulon et l’écartement entre perçages
situés en vis-à-vis (mesure perpendiculiare à l’axe de la voie de roulement)
18
◦ soudure
L’utilisateur est appelé à saisir la longueur soudée (la gorge est en général donnée par
le fournisseur) et l’espacement moyens entre clips situés en vis-à-vis (mesure perpen-
diculiare à l’axe de la voie de roulement)
◦ boulonnage
L’utilisateur est appelé à saisir le diamètre du boulon et l’écartement entre perçages
des clips situés en vis-à-vis (mesure perpendiculiare à l’axe de la voie de roulement)
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• Partie droite de l’onglet :
– Choix du profil laminé.
– Informations sur le profil sélectionné
• Si la poutre de charge est un laminé du commerce renforcé en semelle supérieure par des
cornières, la sélection précedente est complétée par une 3e liste déroulante :
– section de la cornière renfort (disponibles : ailes égales de 45 à 250 mm) ; l’épaisseur de
la cornière doit rester inférieure ou égale à l’épaisseur de la semelle ; la hauteur de la
cornière est limitée au 1/4 de la hauteur du profil laminé.
20
cet onglet permet également la saisie des liaisons âme–semelles pour les P.R.S. Par défaut, la
gorge entre âme et semelles du PRS est
• interpénétrée en semelle supérieure (non modifiable) ,
• un cordon d’angle symétrique de gorge t2w mm en semelle inférieure.
Lorsque le profil est saisi, certaines caractéristiques (géométriques et mécaniques) sont affichées
à titre indicatif. Une information est également fournie sur la classification de la section (semelles
en compression pure et âme en flexion pure).
Attention, si la poutre est de typologie « 2 », les caractéristiques géométriques et mécaniques
sont celles du laminé seul (c’est à dire hors cornières).
Pour prendre en compte les « habillages » de la poutre de charge (raidissage, goussets, ...), la
masse volumique de l’acier peut être majorée forfaitairement par un coefficient appliqué au poids
propre de la poutre (hors rail) ; une valeur est proposée dans la partie gauche de l’onglet :
Bien que cela ne soit pas recommandé au stade du prédimensionnement, cette valeur est modi-
fiable sous la responsabilité de l’utilisateur, sans pouvoir être inférieure à 1,00.
21
L’écran de subdivise en 2 zones :
22
Les informations à saisir sont identiques à celles de l’onglet « Treillis supérieur ».
La géométrie du treillis inférieur est identique à celle du treillis supérieur en termes de
nature (N, V ou NV) de treillis et de nombre de panneaux ; l’entraxe est non mo-
difiable dans cet onglet car imposé par le treillis supérieur.
Les sections des barres de treillis, comme de la membrure arrière peuvent être différentes de
celles du treillis supérieur.
Cet onglet permet de définir le raidissage des poutres de charge, sur appui et en travée.
Par défaut, l’utilitaire impose la présence de 2 raidisseurs (matérialisés en trait bleu épais
sur le schéma) au droit des appuis extrêmes :
• les 2 appuis pour une poutre isostatique,
• les 2 appuis extrêmes pour une poutre hyperstatique continue sur 2 travées (c’est à dire
hors appui central).
• En travée
— via les cadres « Ratio travée 1 » (ou 2) :
◦ l’utilisateur définit le nombre de panneaux dans chacune des travées,
◦ l’utilitaire en déduit la longueur du panneau et met à jour le schéma avant validation
de l’onglet.
Note : Pour positionner des raidisseurs dans une travée, il est nécessaire de prévoir
un raidisseur sur l’appui central.
23
Note : Attention, dans le cas de poutres de typologie « 3 » (PRS + treillis), le nombre de
panneaux défini par le raidissage de l’âme est figé, égal au nombre de panneaux du treillis.
Il est en effet « de bonne construction » de faire coïncider les points durs du plan de treillis avec
les points de blocage de la torsion de la semelle supérieure.
Un champ de saisie prérenseigné est prévu pour définir l’épaisseur des raidisseurs ; les données
correspondantes ne sont exploitées que lors de la vérification vis-à-vis de la fatigue, lorsque
celle-ci est demandée en fin d’analyse ELU. Une valeur est requise.
24
3.9 Onglet : Pont 1
L’utilitaire permet la circulation de 2 ponts roulants sur une même poutre. Cet onglet permet
de définir le 1erpont.
Par convention, le galet No 1 est le premier qui entre sur la poutre par l’appui de gauche
de la travée la plus à gauche ; le sens de numérotation des galets correspond à leur ordre d’entrée
sur la voie de roulement.
25
• Cadre « Définition des galets »
– Espacement des galets : cellules sous le schéma représentatif du pont
– Actions sur les différents galets, selon la documentation du fournisseur du pont (cf.
3.9.3).
26
3.9.2 Comment introduire un second pont ?
Il est possible de faire circuler un second pont en cochant le bouton correspondant en bas à
droite de l’onglet de définition du 1erpont.
27
pondérées et non amplifiées dynamiquement.
Elle se présente majoritairement sous la forme ci-dessous (cas de ponts à 2 galets sans galet de
guidage) ; selon le fournisseur, la descente de charges verticale pourra dissocier les actions dues
au pont et au chariot (Qc1 et Qc2 ) de celles dues à la charge levée (Qh ) ou fournir une charge
résultante (Qr,Max ).
• dans les colonnes « V » (en tête bleu) : les valeurs dues aux actions verticales
– Si l’on dispsoe des valeurs dissociées (actions dues au pods propre du pont et du cha-
riot : Qc1 + Qc2 et actions dues à la charge levée : Qh , l’utilitaire utilise les coefficients
dynamiques ϕ1 et ϕ2 :
ϕ1 × (Qc1 + Qc2 ) + ϕ2 × Qh
– si le fournisseur ne donne pas de valeurs dissociées, seul le coefficient ϕ2 sera utilisé.
Dans ce cas, il est conseillé de saisir les valeurs dans la colonne dédiée à Qh .
ϕ2 × Qr,Max
• dans la colonne « HL, HT » (en tête vert) : les valeurs dues aux actions horizontales
transversales d’accélération–décélération
– L’utilitaire vérifie que la somme des 2 valeurs indiquées dans cette colonne est nulle :
dans le cas contraire, un message invite à corriger les valeurs. Il est conseillé de
déclarer une valeur positive sur le 1er galet.
• dans la colonne « HS » (en tête orange) : les valeurs dues aux actions horizontales trans-
versales de marche en crabe. Voir exemple 2 ci-après. Il est conseillé de déclarer une
valeur positive sur le 1er galet.
28
Exemple 1
Soit un pont à 4 galets (ici un pont KONECRANE) pour lequel nous disposons des données
suivantes (pas de dissociation poids propre – masse levée) :
Les coefficients dynamiques ne sont pas communiqués ; le coefficient ϕ2 a été calculé à partir des
données en considérant le ratio
Rmax,Dyn
ϕ2 =
Rmax,Stc
Pour les autres coefficients, il faut faire un choix dans les fourchettes autorisées par les textes
en vigueur (à valider avec les différents intervenants).
29
La transcription de ces valeurs en données dans l’utilitaire conduit à :
L’introduction d’un second pont (ici un pont ABUS) avec une cote d’approche de 1,5 m s’effectue
de façon similaire :
30
Ces données, présentées avec des notations conformes à l’EN 1991-3, clause 2, récapitulent d’une
part les coefficients dynamiques (que l’on peut donc saisir directement dans les zones prévues
en bas d’onglet) et les différentes actions dues au pont (verticales, horizontales d’accélération–
décélération et dues à la marche en crabe). La transcription de ces valeurs en données dans
l’utilitaire conduit à :
31
Exemple 2
Pour le pont à 8 galets (ici un pont KONECRANE) suivant :
La saisie est plus complexe et nécessite plusieurs approches selon la disposition des actions dues
à la marche en crabe. Ce pont peut agir sur la voie de roulement la plus chargée (verticalement)
de deux façons : en considérant ou non que l’effort de guidage s’exerce sur cette voie, ou non.
32
Avec l’utilitaire, il faudra effectuer 2 calculs, corespondant aux 2 saisies suivantes :
– En supposant que la force de guidage « S » agit sur la voie 1, soumise aux charges verticales
maximales sous galets 1, 2, 5 et 6 (selon fournisseur) :
– En supposant que la force de guidage « S » agit sur la voie 2 ; la voie 1 reste la plus chargée
verticalement :
En toute rigueur, on devrait également, dans le cas présent, effectuer un 3e calcul en considérant
la voie 2 la moins chargée verticalement, mais en présence de l’effort de guidage « S » : c’est, en
effet, ce cas qui conduit à la résultante maximale des efforts horizontaux de guidage.
33
convention, c’est le galet No1 qui est choisi (1er galet dans le sens du déplacement). Toutes les
autres cellules de la colonne sont grisées, n’autorisant aucune saisie.
34
3.10 Onglet : Train de charge
Cet onglet permet de sélectionner la (ou les) configuration(s) à traiter.
Le train de charge est récapitulé dans un schéma en haut de l’onglet : numérotation des galets
(le galet No1 est à droite) et espacements successifs des galets. La partie inférieure comporte 2
onglets :
• un onglet dédié à la sélection des combinaisons É.L.U.
• un onglet dédié à la sélection des combinaisons É.L.S.
Par défaut, toutes les combinaisons E.L.U et E.L.S sont sélectionnées en vue de leur analyse.
Chacune des combinaisons est décomposée (cf. figure ci-dessous et 5.2.2) en 3 trains de charges
appliqués dans chacun des 3 plans suivants :
• En bleu (1re ligne) : train de charge vertical sur la poutre de charge (Qr )
35
• En orange (2e ligne) : train de charge horizontal dans le plan de la semelle supérieure
éventuellement associée à un treillis (typologie « 3 ») : soumis à H1 + HMt
• En vert (3e ligne) : train de charge horizontal dans le plan de la semelle inférieure éven-
tuellement associée à un treillis inférieur (typologie « 3 ») : soumis à H2 − HMt
Qr
e
Hr Qr
h
Hr
' MT,Ed = Qr · e + Hr · h
Qr Qr
H1 HMt
Hr d1
MT,Ed '
L
h
d2
H2 HMt
L’utilisateur peut choisir les combinaisons à traiter en les sélectionnant via les cases à cocher
situées dans la colonne de droite. Il est possible de revenir à l’ensemble des combinaisons pré-
calculées par l’utilitaire (case « Tout sélectionner » en tête de tableau).
36
verticalement [Qc + Qh ] ou [Qr,Max ]
horizontalement [S ⊕ HS,i,j,T ]
Exemple
En considérant les ponts de l’exemple 1 du paragraphe 3.9.3, on peut ainsi générer 24 combinai-
sons.
Le pont 1 est le premier qui a été décrit par l’utilisateur (le 1er pont qui « entre » sur la poutre)
37
Une page de résultats est affichée en cliquant sur le bouton « Résultats » de l’onglet de sélection
des trains de charges à analyser.
38
3.11 Fatigue
Le traitement de la fatigue est volontairement positionné en « fin du parcours de calcul ELS/ELU ».
Il n’est, en effet, pas logique de procéder à une vérification vis-à-vis de la fatigue sur une poutre
qui ne satisferait pas aux exigences de service et/ou de résistance et stabilité.
Les vérifications vis-à-vis de la fatigue peuvent être lancées via le bouton « Calcul en fatigue »
qui apparaît en bas de la page d’affichage des résultats.
Le traitement vis-à-vis de la fatigue est un calcul dissocié du calcul vis-à-vis des ELS/ELU : par
suite, des onglets de saisie et de sortie spécifiques sont utilisés et une note de calculs « dédiée »
est établie.
39
L’utilisateur peut majorer cette « classe de fatigue associée aux contraintes locales » : pour cela
procéder par un clic droit dans toute cellule située plus bas (en blanc) de la même colonne.
L’utilisateur peut également choisir de conserver la classe initiale, la cellule est alors colorée par
moitié en jaune et orange.
40
3.11.2 Localisation et classes des détails à vérifier
L’utilitaire propose un certain nombre de détails « types », parmi les plus couramment
rencontrés, via 3 onglets spécifiquement dédiés :
• l’onglet Détails (1/3) consacré à la poutre de charge,
• l’onglet Détails (2/3) consacré l’« habillage » de la poutre de charge (liaison rail-semelle,
raidissage de l’âme),
• l’onglet Détails (3/3) consacré aux treillis horizontaux (cas de poutres de typologie « 3 ».
Attention, tous les détails envisagés par l’EN 1993-1-9 ne sont pas proposés ; l’utilisateur doit
s’assurer de la représentativité des vérifications proposées et les compléter, le cas échéant.
41
— Point de calcul : 11 (cf. schémas de l’article 4.1.2).
— Le détail est soumis à une contrainte de type τ :
◦ contrainte de cisaillement d’ensemble sous charges horizontales dans le plan de la semelle
supérieure.
◦ La catégorie de détail retenue est :
– 100 (cf. EN 1993-1-9, Tableau 8.1)
42
– 80, 100 selon le type de soudure
– (voir EN 1993-1-9 pour les exigences associées aux catégories de détails)
43
Cette méthode est retenue dans l’utilitaire. Les valeurs des classes de détails sont calculées à
partir des données de l’onglet « Voie de roulement ».
44
— Note : Le détail correspondant à la liaison en âme de la poutre est également soumis à
des contraintes de type τ :
◦ contrainte due au cisaillement d’ensemble.
◦ La catégorie de détail est à choisir entre 80 ou 100 selon le type de soudure.
Le dernier écran de saisie des classes de détails ne s’affiche que lorsqu’une poutre de typologie
« 3 » est traitée.
45
46
CHAPITRE
4
SORTIES ET RÉSULTATS – ELS, ELU
Certains critères vérifiés par l’utilitaire sont identifiés par des marques « vertes » ou
« rouges » en marge droite de la note de calcul permettant de visualiser les critères respec-
tés et non respectés. Il appartient à l’utilisateur d’analyser les indications fournies
et matérialisées par une marque « rouge ».
47
L’affichage des sorties est divisé en 2 zones :
• A gauche
— le rappel des données d’entrée,
— le sommaire des résultats disponibles.
◦ chaque ligne du sommaire « pointe » vers la partie correspondante de la zone de
résultats
• A droite
— les résultats sous forme d’une note structurée.
Les dimensions en m des positions « P » et des sections « S » sont mesurées à partir de l’appui
gauche de la travée gauche.
48
La dernière colonne traduit le respect ou non du critère (rappelé en tête de la colonne) pour
chaque direction.
Les points évalués sont au nombre de 12 positionnés comme suit, selon la nature de la poutre
de charge
49
La tableau de synthèse mentionne, pour les 12 points de calcul :
• le cas de charge conduisant à cette contrainte,
• la section « S » de la poutre où est obtenue la contrainte concernée,
• la position « P » du 1er galet du train de charge conduisant à la contrainte indiquée,
• la valeur de la contrainte de comparaison évaluée selon le critère de Von Mises (cf. ci-
dessus),
• la valeur du ratio de cette contrainte à la limite d’élasticité de la poutre.
50
• le moment de flexion générale générant la compression dans la semelle, et l’effort axial
correspondant,
My,Ed
NEd =
h
• le moment de flexion transversal concomitant dû aux actions horizontales (flexion de la
semelle dans son plan),
• l’évaluation de l’élancement réduit et l’effort normal critique associé,
• les coefficients « intermédiaires » ssociés à la semelle supérieure considérée isolée : χz,sup ,
Cmz,sup , kzz,sup , (cf. EN 1993-1-1 article 6.3.3)
• le respect ou non du critère suivant (5.6.5) :
NEd Mz,Ed
+ kzz × ≤1
NRk Mz,Rk
χz ×
γM1 γM1
Les vérifications vis-à-vis du voilement sont menées conformément à l’EN 1993-6, en particulier :
• η1 : chapitre 4 (contraintes normales)
• η3 : chapitre 5 (contraintes de cisaillement)
• η2 : chapitre 6 (charges concentrées)
• chapitre 7 (interactions)
51
4.1.5 Autres informations
La note de calcul « simple » apporte également des informations quant aux valeurs extrêmes des
moments de flexion, des efforts tranchants et des flèches dans chacun des trois plans chargés (ver-
52
tical, plan de semelle supérieure, plan de semelle inférieure), et pour chacune des combinaisons
traitées. Ces éléments sont accessibles via les ancres (lignes du menu) de la partie gauche.
53
4.2 Résultats « Note de calculs détaillée »
L’utilisateur peut accéder à un niveau de détails supplémentaire de la note de calculs. Pour cela,
dans la barre de menu « Note de calcul », cliquer sur le sous menu « Détaillée ».
Cette option permet d’accéder aux mêmes sorties que ci-dessus, en note de calculs « simple »,
ainsi qu’à des tables complémentaires. Ces informations ne sont généralement à exploiter que
lorsque le besoin de disposer de détails sur des valeurs intermédiaires est nécessaire. En général,
les résultats de « premmier niveau » sont suffisants au stade du prédimensionnement visé par
l’utilitaire.
Sont disponibles :
54
Toutes ces tables se présentent sous une forme identique : les valeurs attendues sont indiquées
pour chaque section de calcul (rappelée en en tête de chaque tableau), et pour chaque position
du 1er galet (rappelée en 1re colonne) ; dans l’exemple ci-dessous, les contraintes pour chacun des
12 points de calcul de la section droite de la poutre. Ceci permet d’identifier (ou de retrouver)
les composantes qui ont conduit aux critères correspondant à l’ancre de la note « simple » ou
« détaillée » (pour l’exemple : « ELU vérif. en section EC3-1-1 §6.3.2 »).
Si l’on clique sur le bouton « Calcul en fatigue » à partir d’une note de calculs « simple », les
résultats des calculs de vérification vis-à-vis de la fatigue seront également présentés sous la
forme « simple », c’est à dire sous forme d’un simple tableau de résultats.
Toutes les vérifications sont récapitulées dans un tableau de synthèse qui indique :
55
4.3.2 Affichage des résultats - « Note détaillée »
Elle sera obtenue si l’on clique sur le bouton « Calcul en fatigue » à partir d’une note de calculs
« détaillée ». Les résultats précédents sont complétés par des tables précisant :
• les trains de charge équivalents en dommage retenus pour évaluer les amplitudes de
contraintes normales et de cisaillement associées à la classification du pont,
56
• l’évaluation des contraintes locales dues aux seules actions verticales des galets, pour la
classe de fatigue associée aux contraintes locales,
• L’évaluation des amplitudes des sollicitations :
◦ amplitude de variation des moments fléchissants pour les 3 plans,
◦ amplitude de variation des efforts tranchants pour les 3 plans.
57
58
CHAPITRE
5
MÉTHODOLOGIE
Préambule
La typologie et la géométrie de la poutre sont définies (sections, matériaux, rail, treillis éventuel,
. . . ), de même que le pont roulant. Celui-ci est défini par ses actions verticales, ses actions hori-
zontales (accélération décélération et marche en crabe) ainsi que par un ensemble de coefficients
dynamiques (ϕ1 , ϕ2 , ϕ4 et ϕ5 )
Concernant la descente de charges verticales, le fournisseur du pont ne distingue pas toujours la
part du poids propre ; dans ce cas, on se basera sur la charge maximale au galet qui sera affectée
du coefficient dynamique ϕ2 .
Les premières étapes consistent en :
• Classification de la section de la poutre de charge
• Détermination des caractéristiques des sections « utiles » :
— poutre de charge
— section constituée de la semelle supérieure + 1/5 de l’âme.
En théorie, on peut envisager de faire circuler 3 ponts, dont 2 en charge, sur une même voie de
roulement.
L’utilitaire sera limité à la circulation simultanée de 2 ponts ; l’utilisateur peut défi-
nir 2 ponts, par suite seront traités les cas suivants :
• Cas d’un seul pont
◦ le pont est « en charge » ;
• Cas de 2 ponts
◦ configuration avec les 2 ponts « en charge », considérés seuls ;
◦ les 2 ponts simultanément « en charge » ;
59
5.2 Analyse de la poutre de roulement
5.2.1 Notations
Qc,Max : action maximale du galet due au poids propre du pont et du chariot
Qr,Max : action maximale du galet due à l’ensemble des charges (pont, chariot, charge
nominale) = Qc,Max + Qh,Max
HTMax : effet dus à l’accélération décélération du pont (en général 2 actions égales et
opposées)
S ⊕ HS,i,j,T : effets dus à la marche en crabe ; la notation ⊕ signifie que l’action S est
simultanée aux actions HS,i,j,T
Qr
e
Hr Qr
h
Hr
' MT,Ed = Qr · e + Hr · h
Qr Qr
H1 HMt
Hr d1
MT,Ed '
L
h
d2
H2 HMt
• la poutre de charge fléchie sous l’effet de son poids propre et des actions verticales des
galets Qr
60
• la poutre horizontale dans le plan de la semelle inférieure soumise à H2 − HMt
◦ limitée à la seule semelle inférieure pour les typologies de poutres « 1 » et « 2 »
◦ poutre treillis (typologie « 3 ») dont une membrure est la semelle inférieure de la poutre
de charge
Les effets du poids propre de la voie de roulement (poutre + rail associé) sont évalués dans
chaque section de calcul, pondérés par γG = 1, 35 et ajoutés aux effets précédents.
Pour rappel, les sections de calcul sont déterminées à l’onglet « Configuration/Modalités d’étude »
et correspondent aux pas de déplacement du train de charge le long de la poutre (en partant de
l’appui situé le plus à gauche).
Dans le cas général, (cf. EN 1993-6, clause 5.3.2(2)), il n’est pas nécessaire de combiner les
imperfections pour l’analyse globale et l’excentricité de la charge verticale au galet Qr (1/4
de la largeur du champignon du rail). Cette approche est retenue pour les poutres de typologies
« 1 » et « 2 » : pour ces poutres, le calcul est mené en considérant les effets de l’excentricité de
la charge verticale, mais sans considérer d’imperfection globale qui d’ailleurs, dans ce cas, n’a
qu’un sens relatif puisqu’elle est généralement associée à la notion de « faux aplomb ».
Qr
Qr
HT
HT
61
HT HT
NEd NEd
e0
Sous l’ensemble des effets énumérés ci-dessus, la poutre prend une flèche δq . Le couple sur le
schéma correspond au recentrage de l’effort axial sur l’axe neutre du treillis.
HT HT
C C
NEd NEd
δq
La prise en compte des effets du second ordre s’effectue de manière similaire en déterminant une
charge répartie
8 · NEd · δq
qd,2 =
L2
HT HT
C C
NEd NEd
Les sollicitations obtenues à ce stade sont celles qu’il faut considérer pour la vérification des
différents éléments constitutifs du treillis. Les effets des imperfections locales en arc de ces
éléments sont pris en compte au travers des coefficients χ lors de la vérification en résistance
vis-à-vis du flambement de chaque élément (entre points d’épure).
62
L
f≤
600
5.4.2 Flèche horizontale dans les plans des semelles de la poutre de charge
La flèche à vérifier est celle qui résulte de l’action due H1 + HMt (plan supérieur) ou H2 − HMt
(plan inférieur).
Pour le train de charge non pondéré et non amplifié dynamiquement, le critère minimum à
satisfaire, dans chaque plan, est :
L
f≤
600
La largeur effective d’âme `eff sur laquelle s’exerce la pression locale est évaluée selon EN 1993-6,
Tableau 5.1
Pour calculer Irf,y , on considère une usure 1 du rail égale à 25% de la hauteur hr du rail, et une
largeur efficace de la semelle égale à :
La contrainte locale verticale de compression est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.1(1) et (4)
La contrainte locale de cisaillement vertical associé est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.2(1)
5.5.2 Contrainte locale de torsion dûe à l’excentricité des actions dues aux
galets
63
– a : distance entre raidisseurs
– hw : hauteur de l’âme entre semelles = ht − 2 × tf
– It : inertie de torsion semelle + rail (« usé ») évaluée par
P a3 × b3
It =
3 × (a2 + b2 )
La contrainte locale de torsion est évaluée selon EN 1993-6, clause 5.7.3(1)
TEd
σT,Ed =
a t2w
×
η × tanh (η) 6
Où, conforméméent à Annexe Nationale à l’EN 1993-6, clause 5.7.3(1), le couple de torsion TEd
tient compte des excentrements de l’effort vertical et de l’effort horizontal latéral au galet.
br
TEd = Fz,Ed × + Hr,Ed × dzpoint−bas−congé
4
dzpoint−bas−congé est la distance entre la face supérieure du rail et la liaison âme–semelle dans le
cas d’un PRS, ou la base du congé dans le cas d’un laminé.
Les points évalués sont au nombre de 12 positionnés comme suit, selon la nature de la poutre
de charge (voir 4.1.2)
Pour l’évaluation des contraintes locales (pression cisaillement et torsion) aux points 5 et 6,
l’utilitaire se base sur les effets générés par le galet du train de charge le plus proche de la
section considérée, la position du train de charge étant toujours définie par le galet 1.
64
5.6.2 Coefficient de réduction pour le flambement hors plan de la semelle
Ils sont définis, en se plaçant en sécurité, en considérant une section en « T » =⇒ courbe de
flambement « c » et α = 0, 49.
2
h i
φz = 0, 5 × 1 + α × λz − 0, 2 + λz
1
χz = q
2
φz + φ2z − λz
NEd Mz,Ed
+ kzz × ≤1
χz × NRk /γM1 MRk /γM1
65
5.7.2 Voilement de l’âme au cisaillement
On applique l’EN 1993-1-5, clause 5.1(2). La vérification n’est pas requise si (âme non raidie
sauf aux appuis) :
hw ε
≤ 72
tfb η
ou si (âme raidie) :
hw 31 p
≤ · ε · kτ
tw η
Dans ces équations,
– la valeur de η est prise égale à 1, conformément à l’EN 1993-1-1, clause 6.2.6(3)
– hw = hauteur de l’âme mesurée entre semelles
– a = espacement des raidisseurs (âme raidie)
– kτ
hw 2 hw
– = 5, 34 + 4, 00 · si ≥1
a a
2
hw hw
– = 4, 00 + 5, 34 · si <1
a a
Le critère retenu néglige la contribution des semelles à la résistance.
χw · hw · tw fyw
Vb,Rd ' Vbw,Rd = · √
γM1 3
VEd
η3 =
Vb,Rd
t3w
Fcr = 0, 9 × kF × E ×
hw
Longueur d’appui rigide
ss = `eff − 2 × tfb
66
Fy = `y × tw × fy
s
Fy
λF =
Fcr
Coefficient de réduction EN 1993-1-5, clause 6.4(1)
0, 5
χF =
λF
fy
FRd = χF × `y × tw ×
γM1
FEd
η2 =
FRd
η2 + 1, 4 × η1
67
Valeur du coefficient partiel pour la résistance à la fatigue ; les valeurs retenues sont basées sur
la méthode de la durée de vie sûre.
— Conséquences de la ruine peu importantes : γMf = 1, 15
— Conséquences de la ruine importantes : γMf = 1, 35
— cf. NF EN 1993-1-9/NA : 2007
La sélection de la valeur est laissée au choix de l’utilisateur, et ce, pour chacune des classes de
détail proposées dans l’utilitaire.
Coefficients dynamiques
Valeur des coefficients dynamiques pour la fatigue :
1 + ϕi
ϕfat,i = i ∈ [1, 2]
2
Qe = ϕfat × λi × Qmax,i
On distingue généralement 4 valeurs de trains de charges pour l’évaluation des contraintes selon
le détail à vérifier.
— Qe,pont,nor associé à la classe de fatigue du pont (couleur jaune) pour les contraintes
normales
◦ contraintes dues à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes dans les semelles dues à la flexion horizontale induite par l’excentricité des
seules actions verticales.
— Qe,pont,tau associé à la classe de fatigue du pont (couleur jaune) pour les contraintes de
cisaillement
◦ contraintes de cisaillement associées à la flexion verticale de la poutre de charge,
◦ contraintes de cisaillement dans les semelles associées à la flexion horizontale.
— Qe,loc,nor associé à la classe « majorée » (couleur orange) pour les contraintes locales
normales
◦ contraintes locales de pression sous galets,
◦ contraintes locales de torsion dues à l’excentricité de la charge verticale.
— Qe,loc,tau associé à la classe « majorée » (couleur orange) pour les contraintes locales de
cisaillement
◦ contraintes de cisaillement déduites des contraintes locales de pression sous galets.
Attention, tous les détails envisagés par l’EN 1993-1-9 ne sont pas proposés ; l’utilisateur doit
s’assurer de la représentativité des vérifications proposées.
68
5.8.6 Critères de vérification des détails
Contraintes σx
γFf × ∆σx,E,2
<1
∆σc
γMf
Contraintes σz
γFf × ∆σz,E,2
<1
∆σc
γMf
Contraintes τ
γFf × ∆τE,2
<1
∆τc
γMf
Interaction
3 3 5
γFf × ∆σx,E,2
+ γFf × ∆σz,E,2 + γFf × ∆τE,2 < 1
∆σc ∆σc ∆τc
γMf γMf γMf
69