Guide Interpretation
Guide Interpretation
Février 2015
Photos de la page couverture :
Photos du haut : Denis Chabot, © Le Québec en images, Centre collégial de développement de
matériel didactique
Photo du bas : Daniel Bédard, © Le Québec en images, Centre collégial de développement de
matériel didactique
AVANT-PROPOS
L’
article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement stipule que nul ne peut établir un aqueduc,
une prise d’eau d’alimentation, des appareils pour la purification de l’eau ni procéder à l’exécution
de travaux d’égout ou à l’installation de dispositifs pour le traitement des eaux usées avant d’en
avoir soumis les plans et devis au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de
la Lutte contre les changements climatiques et d’avoir obtenu son autorisation. De plus, l’article 32 précise
que cette autorisation est requise pour les travaux de reconstruction, d’extension d’installations anciennes
et de raccordement entre les conduites d’un système public et celles d’un système privé. La Loi prévoit
aussi que le gouvernement peut adopter des règlements pour soustraire à l’application de l’article 32
certaines catégories de projets, d’appareils ou d’équipements.
Ce guide présente les principales dispositions du Règlement. On y précise les travaux soustraits à
l’autorisation requise en vertu de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement, les travaux qui
peuvent être autorisés au moyen d’un plan quinquennal et les travaux pour lesquels une autorisation
distincte est toujours requise. Le guide ne discute cependant pas des dispositions concernant les
campements industriels temporaires, puisque celles-ci sont présentées dans le guide intitulé Exigences
environnementales du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des
Parcs - campements industriels temporaires.
Le Règlement définit le plan quinquennal d’aqueduc et d’égout comme étant un ensemble de plans, de
devis et d’autres documents portant sur l’exécution, pendant une période donnée, d’un ensemble de
travaux relatifs à l’eau potable ou aux eaux usées ou pluviales et concernant l’amélioration des
infrastructures existantes ou le développement du territoire d’une municipalité. Le présent guide détaille
l’ensemble des renseignements à soumettre à la direction régionale du Ministère pour obtenir
l’approbation d’un plan quinquennal d’aqueduc et d’égout. Il vise à aider l’ingénieur à préparer la
demande d’autorisation à la direction régionale et aussi à faciliter le processus d’analyse et d’autorisation
du plan quinquennal.
1 INTRODUCTION ........................................................................................... 6
1.1 Objet du Règlement ....................................................................................................................... 6
1.2 Domaine d’application du Règlement ............................................................................................ 6
Tableau 2.2 Résumé des travaux relatifs à l’eau potable visés par l’article 32 de la LQE ........................ 11
Tableau 2.3 Résumé des travaux relatifs aux eaux usées et pluviales visés par l’article 32 de la LQE ... 14
Tableau 2.4 Travaux relatifs à un système d’embouteillage d’eau qui sont soustraits à l’application de
l’article 32 de la LQE ........................................................................................................... 16
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 5
1 INTRODUCTION
Le Règlement ne s’applique cependant pas aux travaux effectués par une entreprise d’aqueduc ou
par une entreprise d’égout au sens du Règlement sur les entreprises d’aqueduc et d’égout. Par
conséquent, ces entreprises doivent obtenir une autorisation en vertu de l’article 32 pour effectuer des
travaux relatifs à l’eau potable, aux eaux usées et aux eaux pluviales.
Il est important de souligner que le Règlement sur l’application de l’article 32 de la LQE ne couvre pas
tous les travaux qui doivent être autorisés. Certains travaux nécessitent toujours l’obtention d’une
autorisation en vertu de l’article 32. Le chapitre 2 fournit des renseignements à ce sujet.
Cette dernière exception implique que le remplacement de certaines conduites situées à la sortie
d’une installation de traitement d’eau potable, et qui servent à assurer le temps de contact d’un
système de désinfection en continu, nécessite toujours une autorisation.
4) L'installation de conduites d'eau potable d'un système de distribution autonome qui alimente
20 personnes ou moins, pourvu que ces travaux ne fassent pas en sorte de porter à plus de 20 le
nombre de personnes desservies.
Par « système de distribution autonome », on entend un système de distribution communautaire
qui n’est pas alimenté par un autre système de distribution (ex. : celui de la municipalité). Le
système de distribution autonome peut être alimenté à partir des eaux souterraines ou des eaux
de surface. Le prolongement d’un réseau d’aqueduc visant à raccorder 20 personnes ou moins
n’est pas considéré comme un système de distribution autonome et il nécessite une autorisation
en vertu de l’article 32.
Tableau 2.1
Exemples de travaux de reconstruction d’appareils et d’équipements de traitement d’eau potable
Description Autorisation
Conditions et exemples
des travaux requise?
Remplacement de pompes
Reconstruction
d'une station de L'article 4.2° a) du Règlement soustrait ces travaux à l’application
NON
pompage ou de de l’article 32 de la LQE
surpression
Pompes faisant
partie de la Le remplacement de ces pompes ne nécessite pas d’autorisation
filière de si cela ne modifie pas le traitement de l’eau potable et s’il n’y a
traitement de pas d’augmentation de la capacité 1
NON
l’eau (autres Ex. : - Pompes d’eau brute
que des - Pompes de distribution (d’eau traitée)
pompes - Pompes alimentant des équipements
doseuses)
1 Une autorisation n’est pas requise si l’augmentation de la capacité était prévue dans l’autorisation délivrée à l’origine.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 9
Description Autorisation
Conditions et exemples
des travaux requise?
Remplacement de réacteurs UV
Même marque et même modèle de réacteur UV (même nombre
NON
de lampes et même dose)
Marque ou modèle différent, mais avec le même nombre de
réacteurs (capacité hydraulique identique ou supérieure), la même
dose pour la qualité de l'eau à traiter (transmittance et
température) et seulement des correctifs mineurs à apporter à la NON
tuyauterie pour permettre le raccordement ou le changement de
3
restricteur de débit
Toute autre situation (augmentation de la capacité de traitement,
augmentation ou diminution du nombre de réacteurs UV, OUI
modification de la dose appliquée, etc.)
6) L’installation, sur un lot, de conduites d’eau potable, de réservoirs et d’accessoires qui sont
destinés à alimenter un seul bâtiment situé sur le même lot.
Il peut s’agir, par exemple, de l’installation d’une conduite autour d’un bâtiment pour doter celui-ci
d’une entrée de service supplémentaire ou de l’installation de poteaux d’incendie sur ce type de
conduite. Dans tous les cas, pour que le projet puisse être soustrait à l’application de l’article 32
de la LQE, le bâtiment doit être alimenté par une installation de distribution d’eau potable sous la
responsabilité d’un tiers. Si le bâtiment est alimenté par son propre captage d’eau et dessert plus
de 20 personnes, le projet demeure assujetti à l’application de l’article 32 de la LQE.
En vertu de l’article 32 de la LQE, une demande d’autorisation est toujours nécessaire lors de la
modification du système de traitement ou de distribution d’eau potable d’un réseau d’aqueduc privé
visé par le Règlement sur les entreprises d’aqueduc et d’égout.
D’autre part, le Règlement s’applique de la même façon pour les exploitants qui affichent « eau non
potable » en vertu du RQEP. Par exemple, les travaux de reconstruction du réseau d’aqueduc d’un
établissement touristique saisonnier qui distribue de l’eau non potable sont aussi dispensés d’une
autorisation en vertu du Règlement sur l’application de l’article 32 de la LQE.
Pour effectuer la réfection des infrastructures permanentes, il est parfois nécessaire de mettre en
place un réseau d’alimentation temporaire en eau potable ou un équipement de traitement
temporaire. Tout nouvel équipement de traitement mis en place dans une station de production d'eau
potable doit être autorisé en vertu de l’article 32 de la LQE, peu importe la durée prévue de
fonctionnement de cet équipement. Cela implique que la mise en place d’un équipement temporaire
pour le traitement de l’eau est assujettie à l’article 32 quelle que soit sa durée de fonctionnement.
En ce qui a trait à l’installation d’un réseau d’alimentation temporaire en eau potable, ces travaux sont
encadrés par les exigences particulières contenues dans la section 5.9 du devis normalisé
BNQ 1809-300 et ne sont pas assujettis à une autorisation en vertu de l’article 32 de la LQE.
Soulignons que, depuis le 14 août 2014, les modalités d’autorisation pour l’établissement d’une prise
d’eau, qu’il s’agisse d’eau souterraine ou d’eau de surface, sont établies par règlement. En effet, le
Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) soustrait à l’application des
articles 22 et 32 tous les projets de prise d’eau. Les projets de prise d’eau destinés à alimenter
20 personnes et moins et d’une capacité inférieure à 75 m3 par jour doivent être autorisés par les
municipalités. Les projets de captage alimentant plus de 20 personnes ou d’une capacité égale ou
supérieure à 75 m3 par jour doivent toujours être autorisés par le MDDELCC en vertu des
articles 31.75 et suivants de la LQE.
Le tableau 2.2 résume l’effet du Règlement sur l’autorisation des principaux travaux relatifs à l’eau
potable qui sont visés par l’article 32 de la LQE. En cas de doute, on doit s’informer auprès de la
direction régionale qui représente le MDDELCC sur le territoire où les travaux auront lieu afin de
s’assurer de l’obligation ou non d’obtenir une autorisation préalable à la réalisation des travaux.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 11
Tableau 2.2
Résumé des travaux relatifs à l’eau potable visés par l’article 32 de la LQE
Autorisation
possible au
Soustrait à Autorisation
Nature des travaux l’autorisation
4 moyen du
à la pièce
plan
quinquennal
Réhabilitation de conduites d’eau ●5
Remplacement de conduites d’eau ●4
Établissement ou prolongement d’un aqueduc ● ●
Reconstruction d’une station de pompage, de
surpression ou de rechloration
●
Implantation d’une station de pompage, d’un poste de
surpression ou de rechloration
● ●
Travaux effectués sur une installation de traitement qui
n’entraînent pas de modifications du traitement de l’eau
potable ou d’augmentation de la capacité de traitement
●
de l’installation (voir détails au tableau 2.1)
Installation, sur un système de distribution existant, ou
reconstruction de chambres renfermant des vannes,
des purgeurs d’air, des compteurs ou tout autre
●
appareil ou équipement similaire
Installation, sur un système de distribution existant, ou
reconstruction d’accessoires d’un système de ●
distribution
La reconstruction des réservoirs d’emmagasinage
d’eau brute ou des réservoirs de distribution d’eau
potable autres que ceux qui assurent l’élimination des
microorganismes conformément aux articles 5 ou 6 du ●
RQEP, si les travaux n'entraînent pas d'augmentation
de leur capacité et si les réservoirs sont reconstruits
aux mêmes endroits
Établissement d’une prise d’eau d’alimentation (de
surface)
●
Construction d’une installation de traitement alimentant
plus de 20 personnes
●
Implantation ou modification d’une installation de
traitement destinée à alimenter 20 personnes ou moins
●
Installation ou modification d’un système de distribution
communautaire autonome destiné à alimenter ●
20 personnes ou moins
Installation ou reconstruction de conduites servant à
assurer l’élimination des microorganismes, ●
conformément aux articles 5 ou 6 du RQEP
Installation, sur un lot, de conduites d’eau potable, de
réservoirs et d’accessoires qui sont destinés à
alimenter un seul bâtiment situé sur ce même lot, qui
●
n’est pas desservi par son propre captage d’eau
Installation ou remplacement d’équipements servant au
mélange de l’eau dans un réservoir, pourvu que ces
équipements n’entraînent pas de modifications du
●
traitement de l’eau potable
4 Ces travaux ne sont pas soustraits à l’autorisation s’ils doivent être exécutés en totalité ou en partie dans un cours d’eau à débit
régulier ou intermittent, dans un lac, sur leurs rives ou leurs plaines inondables, dans un étang, dans un marais, dans un
marécage ou dans une tourbière.
5 Sauf dans le cas où les conduites d’eau potable servent à assurer l’élimination des microorganismes conformément aux articles 5
ou 6 du RQEP. Une autorisation serait nécessaire dans ce cas en vertu de l’article 32 de la LQE.
Ces travaux doivent être effectués sous la surveillance d’un membre de l’Ordre des ingénieurs du
Québec. L’ingénieur doit attester la conformité des travaux au Règlement sur l’application de
l’article 32 de la LQE. Cette attestation doit être remise au maître d’ouvrage dans les 90 jours suivant
la fin des travaux. Celui-ci doit la conserver pendant une période minimale de dix ans suivant
l’exécution des travaux.
Cela inclut la réhabilitation des conduites d’égout ou leur remplacement par des conduites qui
peuvent ne pas être du même diamètre.
2) Le remplacement d'un égout unitaire par des égouts séparatifs (dont l’un est destiné à transporter
les eaux pluviales séparément des eaux usées) ou pseudo-séparatifs.
Dans la mesure du possible, tous les drains de toit et de fondation doivent être branchés sur la
conduite pluviale.
Ces travaux sont soustraits à l’application de l’article 32 de la LQE si ces conditions sont
remplies :
a) les travaux ne sont pas susceptibles de modifier la capacité de pompage d’eaux usées
dans les conduites ni la capacité d’un régulateur d’évacuation d’un ouvrage de
surverse;
b) les exigences de débordement fixées pour la station ou l’ouvrage ont été respectées
au cours des deux années précédentes.
Notons que ces conditions n’ont pas pour effet d’assujettir à l’article 32 de la LQE des travaux de
réparation d’urgence ou d’entretien planifiés qui causent un déversement pendant plus de
48 heures. Les travaux de réparation d’urgence ou d’entretien ne sont pas visés par l’article 32 de
la LQE. Par ailleurs, depuis l’adoption du Règlement sur les ouvrages municipaux
d’assainissement des eaux usées (ROMAE), l’exploitant d’un ouvrage municipal d’assainissement
des eaux usées doit aviser le MDDELCC lorsque certains événements se produisent à la station
d’épuration, aux ouvrages de surverse ou ailleurs sur le réseau d’égout, conformément à
l’article 15 de ce règlement. Dans le cadre de la mise en œuvre du ROMAEU, le MDDELCC a
diffusé sur son site Web des règles provisoires à respecter pour la transmission des avis. De plus,
la municipalité doit aviser les municipalités ou les usagers en aval lorsqu’un usage peut être
affecté (ex. : prise d’eau potable). Lorsqu’il s’agit de travaux d’entretien planifiés, une municipalité
doit les effectuer durant la période pendant laquelle le déversement sera le moins dommageable
pour le milieu récepteur.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 13
5) Les travaux d’égout destinés à la gestion des eaux pluviales d’un seul lot. Ces travaux sont
soustraits à l’application de l’article 32 de la LQE si ces conditions sont remplies :
a) un seul bâtiment servant à l’usage principal du terrain est érigé sur ce lot;
b) les eaux pluviales sont infiltrées dans le sol ou le rejet s’effectue dans un fossé ou un
égout exploité par une municipalité;
c) le lot n’est pas situé dans une zone industrielle selon le zonage municipal.
Ainsi, la mise en œuvre de pratiques de gestion optimales (PGO) des eaux pluviales sur le terrain
d’une résidence ou d’un bâtiment commercial sera généralement soustraite à l’application de
l’article 32 de la LQE.
Mentionnons que l’expression « conduite d’égout » doit s’interpréter au sens large; elle comprend
aussi les collecteurs, les intercepteurs et les conduites de refoulement.
De plus, on utilise l’expression « eaux pluviales » pour désigner particulièrement les eaux
provenant de la collecte des eaux des précipitations atmosphériques qui sont transportées par un
égout pluvial (égout séparatif).
6) L’installation d’équipements pour la déshydratation des boues dans une station d’épuration de type
étangs, si les conditions suivantes sont remplies :
b) seules les boues provenant des étangs de la station d’épuration sont traitées par les
équipements de déshydratation;
c) les eaux résiduaires issues de la déshydratation des boues sont traitées par la station
d’épuration;
Les équipements pour la déshydratation des boues peuvent être de type mécanisé (ex. :
centrifugeuse) ou de type passif (ex. : sac en géotextiles). Aucune durée des travaux n’est fixée
tant que les conditions spécifiées à cet alinéa sont respectées.
La station d’épuration de type étang comprend les étangs aérés facultatifs, les étangs aérés avec
bassin complètement mélangé, les étangs facultatifs non aérés ou les étangs à rétention réduite.
L’aire d’exploitation de la station d’épuration est normalement délimitée par une clôture. L’aire
d’exploitation ne doit pas être confondue avec le rayon de protection de la station d’épuration qui,
dans la plupart des cas, est rarement inférieur à 150 mètres. Ce rayon de protection est établi lors
de la conception de la station d’épuration afin que cette dernière soit à une distance suffisante
pour prévenir toute nuisance aux propriétés voisines (odeurs, aérosols, bruits, etc.).
Dans le cas où l’exploitant envisagerait de recevoir des boues provenant d’une autre station
d’épuration, des boues de fosses septiques ou toutes autres boues qui ne sont pas issues du
traitement des eaux usées de sa station d’épuration, il devra obtenir un certificat d’autorisation en
vertu de l’article 22 de la LQE.
Toutes les eaux résiduaires issues du traitement de déshydratation des boues de la station
d’épuration doivent être dirigées en amont du bassin où s’effectue la vidange, mais
préférablement à l’affluent de la station d’épuration. En tout temps, la station d’épuration doit être
en mesure de traiter les charges et les débits supplémentaires issus du traitement de
déshydratation et de respecter ses exigences de rejet.
En plus des conditions énoncées dans cet alinéa, l’exploitant doit notamment mandater un
membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour la surveillance des travaux et ce dernier doit
attester que les travaux exécutés sont conformes au présent règlement tel que spécifié à
l’article 9.1.
Le tableau 2.3 résume l’effet du Règlement sur l’autorisation des principaux travaux relatifs aux eaux
usées et pluviales qui sont visés par l’article 32 de la LQE.
Tableau 2.3
Résumé des travaux relatifs aux eaux usées et pluviales visés par l’article 32 de la LQE
Autorisation
possible au
Soustrait à Autorisation à
Nature des travaux l’autorisation 6
moyen du
la pièce
plan
quinquennal
Réhabilitation de conduites d’égout ●
Remplacement de conduites d’égout par des conduites
qui peuvent être d’un diamètre différent
●
6 Ces travaux ne sont pas soustraits à l’autorisation s’ils doivent être exécutés en totalité ou en partie dans un cours d’eau à débit
régulier ou intermittent, dans un lac, sur leurs rives ou leurs plaines inondables, dans un étang, dans un marais, dans un
marécage ou dans une tourbière ou si leur réalisation ou le projet lié à leur réalisation est susceptible de causer des déversements
d’eaux usées dans l’environnement ou, le cas échéant, d’augmenter la fréquence ou le volume des débordements dans l’un des
ouvrages de surverse du réseau d’égout.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 15
Autorisation
possible au
Soustrait à Autorisation à
Nature des travaux l’autorisation 7
moyen du
la pièce
plan
quinquennal
Installation d’équipements pour la déshydratation des
boues dans une station d’épuration de type étangs
lorsque ces travaux sont réalisés dans l’aire
d’exploitation de la station d’épuration, que seules les
boues provenant des étangs de la station d’épuration
sont traitées par les équipements de déshydratation,
●
que les eaux résiduaires issues de la déshydratation
des boues sont traitées par la station d’épuration et que
ces travaux ne sont pas susceptibles de modifier la
capacité de traitement de la station d’épuration.
7 Ces travaux ne sont pas soustraits à l’autorisation s’ils doivent être exécutés en totalité ou en partie dans un cours d’eau à débit
régulier ou intermittent, dans un lac, sur leurs rives ou leurs plaines inondables, dans un étang, dans un marais, dans un
marécage ou dans une tourbière ou si leur réalisation ou le projet lié à leur réalisation est susceptible de causer des déversements
d’eaux usées dans l’environnement ou, le cas échéant, d’augmenter la fréquence ou le volume des débordements dans l’un des
ouvrages de surverse du réseau d’égout.
Ces travaux concernent les eaux souterraines destinées à être distribuées ou vendues comme eau de
source ou eau minérale ou comme ingrédient de fabrication, de conservation ou de traitement
annoncé comme eau de source ou eau minérale sur un produit au sens de l’article 1 de la Loi sur les
produits alimentaires (L.R.Q., c. P-29) ou sur l’emballage, le récipient ou l’étiquette d’un tel produit.
Les constructions issues de ces travaux relèvent du domaine de la sécurité alimentaire et non de celui
de l’eau potable. Depuis 1996, les pouvoirs en cette matière relèvent de la Loi sur les produits
alimentaires, donc de la compétence du MAPAQ. Il revient à ce ministère de fixer les normes
applicables à de telles constructions et à en assurer la conformité. Il n’appartient pas au MDDELCC
d’exercer ce type de compétence en vertu de la LQE.
Le tableau 2.4 indique les travaux relatifs à un système d’embouteillage d’eau qui sont soustraits à
l’application de l’article 32 de la LQE.
Tableau 2.4
Travaux relatifs à un système d’embouteillage d’eau qui sont soustraits à l’application de l’article 32 de la
LQE
Autorisation
possible au
Soustrait à Autorisation à
Nature des travaux l’autorisation 8
moyen du
la pièce
plan
quinquennal
Construction de conduites reliant une installation de
captage souterraine à un système d’embouteillage des ●
eaux souterraines
Construction de toute composante du système
d’embouteillage des eaux souterraines, de ses
accessoires ainsi que de tout réservoir servant à
●
l’emmagasinement de ces eaux
Le Règlement stipule que les travaux soustraits à l’application de l’article 32 qui sont visés par le
devis normalisé BNQ 1809-300 – Travaux de construction – Clauses techniques générales –
8 Ces travaux ne sont pas soustraits à un certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la LQE s’ils doivent être exécutés en
totalité ou en partie dans un cours d’eau à débit régulier ou intermittent, dans un lac, sur leurs rives ou leurs plaines inondables,
dans un étang, dans un marais, dans un marécage ou dans une tourbière.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 17
Conduites d’eau potable et d’égout doivent être effectués conformément à l’édition la plus récente de
ce devis.
Le Règlement précise aussi que le devis normalisé doit être utilisé comme base de référence
minimale. Un devis distinct du devis normalisé peut être utilisé pourvu que les clauses de ce devis
n’amoindrissent pas les exigences du devis normalisé. Il s’agit d’exigences minimales pour assurer la
construction d’infrastructures durables.
Lorsque le devis est utilisé dans son intégralité, les changements apportés à son contenu doivent être
précisés dans un document distinct, sous la forme d’un devis de clauses techniques particulières. Les
clauses techniques particulières peuvent compléter, modifier ou bonifier les clauses du devis
normalisé, mais elles ne doivent pas amoindrir les exigences de celui-ci.
Les municipalités peuvent utiliser ou modifier les clauses du chapitre 12 à leur discrétion. Ces clauses
concernent le paiement selon les articles de la soumission.
Lorsque des travaux qui seraient soustraits à l’autorisation en vertu du Règlement ne peuvent être
exécutés en respectant les exigences minimales du devis normalisé pour des raisons particulières, ils
n’y sont pas soustraits, et une demande d’autorisation en vertu de l’article 32 doit être faite. Le
demandeur doit indiquer les raisons pour lesquelles les exigences minimales du devis normalisé ne
peuvent être respectées.
2.4.2 Innocuité des produits et des matériaux en contact avec l’eau potable
Les produits et les matériaux utilisés et devant être en contact avec l’eau potable doivent être
conformes aux exigences d’innocuité en présence d’eau potable stipulées dans l’édition la plus
récente de la norme NQ 3660-950 – Innocuité des produits et des matériaux en contact avec l’eau
potable. La conformité à cette norme est exigée relativement aux matériaux pour lesquels au moins
un laboratoire accrédité est en mesure d’effectuer les essais.
Il convient de mentionner que la norme NQ 3660-950 stipule exactement les mêmes exigences que la
norme ANSI/NSF 61 quant aux qualités de potabilité de l’eau, en plus de contenir des exigences
relatives à la qualité esthétique de l’eau potable, soit la flaveur, l’odeur, la couleur et la turbidité.
Par conséquent, il faut comprendre que les exigences d’innocuité s’appliquent autant aux conduites
d’eau qu’aux autres équipements ou accessoires que l’on trouve en réseau ou dans des installations
de traitement d’eau potable.
a) Objectif de l’étude
Dans le cas du remplacement de conduites d’eau potable ou d’égout, le Règlement mentionne que le
maître d’ouvrage doit avoir identifié les activités industrielles ou commerciales à risque, tant actuelles
que passées, parmi celles qui sont énumérées à l’annexe III du RPRT édicté par le décret
no 216-2003 du 26 février 2003 et qui sont situées ou qui ont été situées sur les terrains où les
travaux doivent être exécutés ou sur les terrains qui leur sont attenants.
L’objectif est d’établir si les sols à l’endroit des travaux sont susceptibles d’avoir été contaminés par
ces activités. Les activités relatives à la distribution d’hydrocarbures sont un exemple d’activité visée
que l’on voit fréquemment en milieu urbain.
Il est à noter que la présence de certaines activités industrielles ou commerciales qui ne sont pas
ciblées par l’annexe III du RPRT ou la présence de remblais hétéroclites sur des terrains adjacents
peuvent aussi être une indication qu’on pourrait trouver des sols contaminés à l’endroit des travaux.
b) Le responsable de l’étude
Notons que plusieurs outils peuvent servir à évaluer le risque que les sols soient contaminés. La
portée de l’étude et le choix des sources d’information sont fonction de la nature des activités
présentes dans le secteur concerné. Cette étude peut être effectuée à partir des sources
d’information mentionnées dans le Guide de caractérisation des terrains pour l’exécution de la
caractérisation préliminaire de phase I. Cependant, la recherche de titres sur tous les terrains
attenants aux terrains où les travaux doivent être effectués n’est pas nécessairement requise lorsque
la municipalité dispose d’autres moyens ou outils lui permettant d’évaluer de façon tout aussi
concluante la présence d’une contamination potentielle à l’emplacement des infrastructures visées.
Malgré ce qui a été mentionné auparavant, il se peut que des travaux comprenant le remplacement
de conduites impliquent un changement d’utilisation du terrain et que l’article 31.53 de la LQE
s’applique, par exemple, si le projet prévoit l’élargissement de l’emprise de la rue sur des terrains où a
eu lieu une activité commerciale ou industrielle visée.
Si l’étude de caractérisation préliminaire conclut que les sols à l’endroit des travaux ne sont pas
susceptibles d’être contaminés, il faut tout de même que le devis contienne les clauses nécessaires à
une gestion des sols contaminés et des déchets conforme aux règles établies, au cas où l’on en
trouverait au moment des travaux.
Si l’étude de caractérisation préliminaire conclut que les sols à l’endroit des travaux sont susceptibles
d’être contaminés, les sols à excaver doivent être échantillonnés aux endroits susceptibles d’être
contaminés relativement aux paramètres liés aux activités concernées. À cet effet, le Guide de
caractérisation des terrains fournit des indications sur les phases de caractérisation préliminaires et
exhaustives, et l’annexe IX du guide fournit la liste des contaminants potentiels par secteur d’activité
industrielle et commerciale susceptibles de contaminer les sols et les eaux souterraines.
De plus, le maître de l’ouvrage doit faire analyser les échantillons de sol prélevés par un laboratoire
accrédité par le MDDELCC en vertu de l’article 118.6 de la LQE. Les rapports d’analyse doivent être
conservés par le maître de l’ouvrage au moins cinq ans à compter de la date de leur production, et ce
dernier doit les fournir sur demande au MDDELCC.
Le Règlement stipule que, dans tous les cas où il y a excavation, la réutilisation des sols en place doit
être faite conformément à la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains
contaminés. Cela signifie que la gestion des sols excavés doit se faire selon la grille de gestion
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 19
intérimaire des sols contaminés excavés. De plus, les matériaux d’excavation en surplus doivent faire
l’objet d’un traitement, d’une valorisation ou d’une élimination conforme à la LQE. Par conséquent, si
l’on constate la présence d’un contaminant dans les sols excavés au moment des travaux, il faut
gérer ces sols conformément à la LQE.
En ce qui concerne le critère d’usage, le RPRT prime, soit l’annexe II pour l’assiette des chaussées.
L’annexe II correspond au critère C de la Politique.
Lorsqu’une contamination des sols ou des eaux souterraines est observée, il faut vérifier auprès de la
direction régionale si des renseignements relatifs au terrain doivent être inscrits dans le Répertoire
des terrains contaminés (aussi appelé système de gestion des terrains contaminés – système GTC).
De plus, lorsqu’une contamination est laissée en place, les mesures de protection nécessaires
doivent être prises pour contrer la migration des contaminants et les conséquences négatives sur les
infrastructures et sur la qualité de l’eau potable.
Rappelons qu’en vertu de l’article 2 de la Loi sur les ingénieurs, les travaux d’aqueduc, d’égout, de
filtration, d’épuration ou autres travaux du domaine du génie municipal dont le coût excède 1 000 $
constituent le champ de la pratique de l’ingénieur. Ainsi, il importe qu’un ingénieur participe à toutes
les étapes du projet, de la préparation des plans et devis jusqu’à la réception définitive des ouvrages.
une surveillance adéquate au moment de l’exécution des ouvrages, dont une surveillance
en résidence pour les ouvrages enfouis, et de l’exécution de tous les essais prescrits;
l’obtention de résultats positifs aux essais AVANT l’acceptation provisoire et l’acceptation
définitive des travaux. Au besoin, les parties de travaux non conformes doivent être
reprises.
L’ingénieur responsable de la surveillance au moment de l’exécution des travaux devrait
fournir à la municipalité, en annexe au certificat de réception provisoire ou définitive des
travaux, une attestation confirmant que les ouvrages ont été effectués conformément aux
prescriptions des documents d’appel d’offres et que ceux-ci respectent les documents
administratifs généraux et les clauses techniques générales du BNQ, ou ont le même effet.
3 PLAN QUINQUENNAL
Comparativement au mode d’autorisation projet par projet (à la pièce) qu’emploient habituellement les
municipalités, l’autorisation des projets au moyen d’un plan quinquennal est une mesure de
développement durable qui permettra de mieux cerner les problèmes environnementaux à plus
grande échelle et les mesures de mitigation ou de protection à privilégier. Ainsi, le plan quinquennal
permet une gestion plus intégrée des projets de lotissement 9 (ou développement) et de
renouvellement des infrastructures en tenant compte des besoins de modifications ou d’ajouts aux
équipements majeurs en matière d’eau potable, d’eaux usées et d’eaux pluviales.
Seule une municipalité locale ou régionale peut demander et obtenir une autorisation pour un plan
quinquennal d’aqueduc et d’égout. Le plan quinquennal soumis au MDDELCC peut comporter les
développements prévus à l’échelle de la municipalité, d’un arrondissement ou d’une autre subdivision.
Lorsqu’une station d’épuration dessert plusieurs municipalités, l’élaboration du plan quinquennal doit
tenir compte des besoins des autres municipalités qui partagent la capacité épuratoire de la station.
Le Règlement stipule que les projets de travaux d’extension d’installations d’aqueduc ou d’égout
peuvent être effectués par une personne autre qu’une municipalité, à la condition qu’il y ait une
entente entre cette personne et la municipalité selon laquelle les ouvrages seront cédés à la
municipalité avant leur mise en service.
Il n’y a aucune obligation pour une municipalité d’élaborer un plan quinquennal. Lorsqu’une
municipalité n’a pas de plan quinquennal autorisé par le MDDELCC, les travaux énumérés au
paragraphe 2° de l’article 3 du Règlement doivent être autorisés, projet par projet, en vertu de
l’article 32 selon la procédure d’autorisation en vigueur et décrite dans le Guide de présentation d’une
demande d’autorisation pour réaliser un projet assujetti à l’article 32 de la Loi sur la qualité de
l’environnement.
9 Dans le présent guide, l’expression « projet de lotissement » désigne le terrain loti et l'ensemble des habitations à construire.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 21
L’autorisation du plan quinquennal indiquera les projets qui comprennent des travaux qui nécessitent
une autre forme d’autorisation du Ministère. Par exemple, dans le cas d’un projet de développement
(lotissement) ou d’un ensemble résidentiel qui comporte des travaux touchant un cours d’eau,
l’autorisation du plan quinquennal énumérera les travaux qui nécessitent l’obtention d’un certificat
d’autorisation en vertu de l’article 22 de la LQE.
Ce sont principalement les réseaux d’aqueduc et d’égout des nouveaux ensembles résidentiels ou
lotissements (développements) qui seront autorisés par le plan quinquennal.
De plus, tous les travaux effectués sur un système de traitement des eaux usées destiné à desservir
une municipalité, une communauté, un établissement institutionnel, un commerce ou une industrie
nécessitent une autorisation distincte, sauf lorsqu’il s’agit de travaux de remplacement, de réparation
ou d’entretien destinés à maintenir les activités normales.
La construction d’une station de pompage et celle d’un ouvrage de surverse nécessitent des
autorisations distinctes. Les fiches techniques des ouvrages visés par ces autorisations permettront
10 Est cependant soustraite à l’article 32 de la LQE la reconstruction de réservoirs d’emmagasinage d’eau brute ou de réservoirs
de distribution d’eau potable autres que ceux qui assurent l’élimination des microorganismes conformément aux articles 5 ou 6
du RQEP, si les travaux n'entraînent pas d'augmentation de leur capacité et si les réservoirs sont reconstruits aux mêmes
endroits.
aux directions régionales du MDDELCC de s’assurer de la mise à jour des cahiers des exigences
environnementales et des renseignements contenus dans le système SOMAE. Par contre, une
conception préliminaire de ces ouvrages devra être effectuée pour l’élaboration du plan quinquennal
et pour son autorisation.
Mentionnons aussi que l’autorisation du plan quinquennal ne dispense pas le demandeur d’obtenir
toute autre autorisation prévue par la LQE.
les changements n’ont pas pour effet d’augmenter les besoins en eau ou les apports en eaux
usées ou pluviales par rapport au projet initial;
les changements n’affectent pas la conformité du projet à l’entente sur la conservation des
milieux humides;
les changements ne comportent pas de travaux assujettis à l’application de l’article 22 de la
LQE;
les changements n’affectent pas la conformité du projet au plan d’urbanisme de la
municipalité.
Si une municipalité désire effectuer des travaux d’aqueduc et d’égout pour un projet de lotissement
(développement) non prévu dans le plan quinquennal durant la période de cinq années au cours de
laquelle le plan quinquennal est valide, elle peut procéder de deux façons : soit demander une
modification de l’autorisation du plan quinquennal, soit demander une autorisation distincte.
2) Autorisation distincte
La municipalité peut demander une autorisation distincte en soumettant les plans et devis détaillés au
MDDELCC selon la procédure en vigueur. La demande d’autorisation devra présenter les
répercussions du projet (eaux usées, eaux pluviales et eau potable) en supposant qu’il s’ajoute à tous
les projets prévus dans le plan quinquennal comme s’ils étaient déjà tous réalisés.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 23
Ces plans directeurs sont des outils de planification à long terme pour une municipalité, ils prévoient
parfois les besoins dans un horizon aussi long que 30 ans. Ces plans directeurs sont particuliers aux
ouvrages d’aqueduc et d’égout et ils ne tiennent pas compte des problèmes environnementaux des
nouveaux terrains. Ces plans directeurs contiennent cependant les renseignements de base qui
seront utiles à l’élaboration du plan quinquennal d’aqueduc et d’égout prévu par le Règlement.
Le contenu du plan quinquennal est encadré par le Règlement (articles 11 et 12). Il s’agit d’une liste
d’éléments qui sont précisés dans la section 4 du présent guide. La direction régionale du MDDELCC
peut demander des renseignements complémentaires.
Le plan quinquennal d’aqueduc et d’égout doit inclure les renseignements et les documents suivants
pour les projets qu’il comporte :
Lorsque les projets de travaux concernent des ouvrages relatifs aux eaux usées ou pluviales, le plan
quinquennal doit de plus contenir les renseignements et les documents suivants :
l’impact des travaux projetés sur les débordements des ouvrages de surverse et sur les rejets
de la station de traitement des eaux usées;
Il importe de souligner qu’un des principes directeurs en ce qui a trait aux débordements est
que le plan quinquennal doit viser à améliorer la situation ou, pour le moins, ne pas l’empirer
(c’est-à-dire ne pas augmenter la fréquence des débordements).
Les demandes d’autorisation pour un plan quinquennal d’aqueduc et d’égout ainsi que les demandes
de modification à ces autorisations doivent être présentées conformément au présent guide. Chaque
direction régionale du MDDELCC se réserve le droit de retourner une demande incomplète ou de
demander des renseignements supplémentaires. Le plan quinquennal doit être signé par l’ingénieur
mandaté pour son élaboration.
nom de la municipalité et, s’il y a lieu, de l’arrondissement visé par le plan quinquennal;
nom de la MRC visée par le plan quinquennal;
adresse officielle de la municipalité (numéro, rue, ville et code postal);
nom de la personne responsable du projet à joindre à la municipalité;
o adresse (numéro, rue, ville et code postal),
o numéro de téléphone au bureau,
o numéro de télécopieur au bureau,
o adresse de courrier électronique.
nom de l’ingénieur mandaté pour l’élaboration du plan quinquennal :
o adresse (numéro, rue, ville et code postal);
o numéro de téléphone au bureau;
o numéro de télécopieur au bureau;
o adresse de courrier électronique;
o numéro de dossier de l’ingénieur mandaté.
description du territoire couvert par le plan quinquennal et sommaire des principaux projets de
lotissement contenus dans le plan quinquennal.
4.1.2 Résolutions
Seule une municipalité peut obtenir une autorisation pour un plan quinquennal d’aqueduc et d’égout.
La demande d’autorisation doit contenir une copie de la résolution du conseil municipal qui autorise le
signataire de la demande à la présenter au MDDELCC. La copie doit être certifiée conforme à
l’original de la résolution et être signée par le greffier ou le secrétaire-trésorier de la municipalité ou de
l’arrondissement, ou, le cas échéant, par une autre personne habilitée par la loi.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 25
La demande d’autorisation doit aussi contenir une résolution adoptée par la municipalité selon
laquelle le plan quinquennal d’aqueduc et d’égout est conforme au plan d’urbanisme en vigueur.
Un réseau privé qui ne sera pas cédé à la municipalité ne peut pas figurer dans le plan quinquennal,
et une demande d’autorisation distincte doit être faite par le promoteur. De plus, précisons que tout
ajout (appendice) au réseau d’aqueduc ou d’égout autre qu’un branchement de service desservant un
seul bâtiment constitue un réseau privé qui doit être autorisé par l’article 32 avant sa construction s’il
n’est pas prévu qu’il soit cédé à la municipalité.
Les travaux qui seront effectués par un promoteur privé doivent être bien indiqués sur les plans ou les
schémas du plan quinquennal. De plus, la demande d’autorisation doit contenir une copie dûment
certifiée et signée de l’entente de cession des infrastructures liant le promoteur à la municipalité
lorsque les travaux seront terminés. Le contenu minimal de l’entente de cession est constitué d’une
résolution du conseil d’administration ou du promoteur qui accepte de vendre les nouvelles
infrastructures à la municipalité ainsi qu’une résolution de celle-ci confirmant qu’elle en prendra
possession au moment de l’acceptation finale des ouvrages. Si une telle entente n’existe pas et que
les infrastructures sont éventuellement cédées à la municipalité, une copie du règlement municipal,
une résolution ou tout autre document de la municipalité qui oblige la cession devra accompagner la
demande d’autorisation.
Les projets prévus dans le plan quinquennal doivent tenir compte du schéma d’aménagement et de
développement, du plan d’urbanisme et du plan de zonage en vigueur.
À moins qu’ils ne soient disponibles, les « plans et profils » des infrastructures d’aqueduc et d’égout
projetées ne sont pas requis au moment de la demande d’autorisation du plan quinquennal. Par
contre, des plans d’ensemble ou des schémas illustrant adéquatement l’emplacement et
l’aménagement des projets sont nécessaires.
Pour l’emplacement de chacun des projets, il faut notamment, dans la mesure où l’information est
disponible :
indiquer les numéros des lots, le nom du cadastre et de celui des rues des différents projets;
présenter un plan de localisation des lotissements avec leurs limites dans la municipalité
visée;
présenter un plan situant les lotissements par rapport aux rues existantes et aux subdivisions
des lots à desservir;
présenter des cartes indiquant les niveaux de contamination des terrains.
De plus, il faut obligatoirement pour les secteurs concernés par le plan quinquennal :
indiquer les numéros des lots et le nom du cadastre avant morcellement;
fournir la localisation cartographique des cours d’eau à débit régulier ou intermittent, des lacs,
des rives, des plaines inondables, des étangs, des marais, des marécages et des tourbières
par rapport à l’endroit où sont situés les projets (voir la section 4.6.2);
fournir la localisation cartographique des zones de contraintes (risque d’érosion et de
glissement de terrain);
fournir la localisation cartographique des habitats fauniques ou floristiques, des espèces
désignées ou susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables et des aires protégées;
présenter un plan montrant l’emplacement des zones d’entreposage, d’élimination, de
traitement, de tri ou de transbordement de matières résiduelles;
fournir une description sommaire des terrains où sont situés les projets (illustrer au moyen de
photographies);
décrire les usages actuels des terrains.
Pour tous les plans ou schémas fournis, il faut utiliser une échelle appropriée. Au besoin, des
photographies aériennes peuvent être ajoutées.
À titre d’indication, une échelle 1/2 000 permet de voir clairement les rives.
Le plan de lotissement (ou plan d’ensemble) de chaque projet doit figurer dans le plan quinquennal.
Précisons que certains changements pourront être effectués par rapport au plan d’ensemble qui aura
été inclus dans le plan quinquennal, dans la mesure où ces changements ne conduisent pas à un
dépassement des besoins en eau, des débits et des charges en eaux usées générées ou encore au
non-respect des critères retenus pour la gestion des eaux pluviales. Lorsque l’ingénieur attestera la
conformité au plan quinquennal, il s’assurera que le projet à exécuter respecte les conditions de
l’autorisation du plan quinquennal.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 27
4.2.4 Territoire d’un parc régional ou d’un cours d’eau relevant de la compétence
d’une municipalité régionale de comté
Si un des projets concerne un cours d’eau relevant de la compétence d’une MRC ou le territoire d’un
parc régional, la demande d’autorisation doit contenir un certificat du secrétaire-trésorier de la MRC
concernée sur la conformité du projet avec la réglementation municipale régionale applicable et
attestant que la MRC ne s’oppose pas à la délivrance de l’autorisation.
Pour les projets qui comportent des travaux à exécuter dans une zone agricole, l’accord de la CPTAQ
doit être joint à la demande d’autorisation.
1) Remplacement de conduites existantes ou mise en place de nouvelles conduites dans une rue
existante
Pour les travaux prévus dans le plan quinquennal qui consistent à remplacer des conduites existantes
ou à mettre en place de nouvelles conduites dans une rue existante, il ne s’agit habituellement pas
d’un changement d’utilisation de terrain, et généralement la section IV.2.1 de la LQE (article 31.53) ne
s’applique pas. Dans ce cas, il s’agit d’établir si des terrains adjacents ont pu constituer un risque de
contamination des sols à l’emplacement des infrastructures (les activités relatives à la distribution
d’hydrocarbures sont particulièrement visées). Cette étude ne nécessite pas l’attestation d’un expert
visé à l’article 31.65 de la loi, mais elle doit être effectuée par une personne compétente qui peut être
un ingénieur de projet ou un professionnel du domaine des terrains contaminés, selon la complexité
du cas. Notons que plusieurs outils peuvent servir à évaluer le risque que les sols soient contaminés.
Il appartient au professionnel de préciser la portée de son étude et de justifier le choix de ses sources
d’information en fonction de la nature des activités présentes dans le secteur concerné. La portée de
l’étude et le choix des sources d’information sont fonction de la nature des activités présentes dans le
secteur concerné. Cette étude peut être effectuée à partir des sources d’information mentionnées
dans le Guide de caractérisation des terrains pour l’exécution de la caractérisation préliminaire de
phase I. Cependant, la recherche de titres sur tous les terrains attenants aux terrains où les travaux
doivent être effectués n’est pas nécessairement requise lorsque la municipalité dispose d’autres
moyens ou outils lui permettant d’évaluer de façon tout aussi concluante la présence d’une
contamination potentielle à l’emplacement des infrastructures visées.
Malgré ce qui a été mentionné précédemment, il se peut que des travaux comprenant le
remplacement de conduites impliquent un changement d’utilisation du terrain et que l’article 31.53 de
la LQE s’applique, par exemple, si le projet prévoit l’élargissement de l’emprise de la rue sur des
terrains où a eu lieu une activité commerciale ou industrielle visée.
Si l’étude de caractérisation préliminaire conclut que les sols à l’endroit des travaux ne sont pas
susceptibles d’être contaminés, il faut tout de même que le devis contienne les clauses nécessaires à
une gestion des sols contaminés et des déchets conforme aux règles établies au cas où l’on en
trouverait au moment des travaux.
Si l’étude de caractérisation préliminaire conclut que les sols à l’endroit des travaux sont susceptibles
d’être contaminés, les sols à excaver doivent être échantillonnés à cet endroit, relativement aux
paramètres liés aux activités concernées. À cet effet, le Guide de caractérisation des terrains fournit
des indications sur les phases de caractérisation préliminaires et exhaustives, et l’annexe IX du guide
fournit la liste des contaminants potentiels par secteur d’activité industrielle et commerciale
susceptibles de contaminer les sols et les eaux souterraines.
Pour les travaux prévus dans le plan quinquennal qui consistent à installer des infrastructures afin de
desservir un lotissement, le rapport du professionnel compétent doit montrer s’il y a eu sur les terrains
visés par les travaux, ou sur les terrains qui seront raccordés aux ouvrages, des activités susceptibles
de contaminer les sols.
Si l’étude a permis de démontrer qu’il y a eu des activités susceptibles de contaminer les sols et
appartenant à l’une des catégories visées à l’annexe III du RPRT, la section IV.2.1 de la LQE
s’applique, et la demande d’autorisation doit contenir une étude de caractérisation de phase I attestée
par un expert visé à l’article 31.65 de la loi. Dans ce cas, l’étude doit contenir tous les éléments inclus
dans la grille d’attestation pour une étude de caractérisation de phase I. Le rapport de la phase I doit
dans tous les cas émettre des recommandations sur la nécessité d’effectuer une étude de phase II.
Dans les autres cas, l’étude de caractérisation préliminaire pourra être effectuée par l’ingénieur du
projet ou un professionnel du domaine des terrains contaminés, selon la complexité du cas. Le Guide
de caractérisation des terrains indique les sources d’information qui peuvent être consultées pour
effectuer une étude de caractérisation préliminaire (phase I), mais il appartient au professionnel de
préciser la portée de son étude et de justifier le choix de ses sources d’information en fonction de la
nature du terrain.
Dans le cas où la section IV.2.1 de la LQE ne s’applique pas, mais où l’on soupçonne la présence de
sols contaminés liés à une activité non ciblée par le RPRT, à la présence d’un remblai hétérogène ou
à des indices de contamination sur le terrain, le professionnel compétent qui effectue l’étude doit
toujours émettre des recommandations sur les suites à donner à l’étude de caractérisation
préliminaire.
s’assurer que les études de caractérisation ont été effectuées sur les terrains à desservir et
que les travaux de réhabilitation nécessaires ont été faits avant de délivrer les permis de
construction.
L’utilisation que l’on fait des terrains est limitée par le niveau de contamination mesuré dans les
études de caractérisation à l’emplacement du projet. En effet, le niveau de contamination du terrain
doit être compatible avec les niveaux déterminés dans la Politique de protection des sols et de
réhabilitation des terrains contaminés en fonction des usages (niveaux A, B ou C) ou dans le RPRT
(valeurs limites de l’annexe I ou de l’annexe II) selon le cas qui s’applique.
La connaissance du niveau de contamination des sols permettra également une gestion adéquate
des sols excavés en fonction de la Grille de gestion des sols contaminés excavés intérimaire
contenue dans la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés et dans
le Règlement sur l’enfouissement des sols contaminés.
Lorsqu’une contamination des sols ou des eaux souterraines est constatée, il faut vérifier auprès de la
direction régionale si des renseignements relatifs au terrain doivent être inscrits dans le Répertoire
des terrains contaminés (aussi appelé le système de gestion des terrains contaminés – système
GTC).
Lorsque le niveau de contamination mesuré sur les terrains visés par le projet (infrastructures ou
terrains desservis) est incompatible avec l’usage projeté, tel qu’il est défini dans la Politique de
protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés, et que ces terrains ne sont pas
assujettis à la section IV.2.1 de la LQE, des travaux de réhabilitation du terrain ou des mesures de
mitigation peuvent s’avérer nécessaires pour permettre la poursuite du projet. La nécessité et
l’ampleur des travaux de réhabilitation à effectuer devront être évaluées au cas par cas.
Mentionnons toutefois que, dans le cas où le projet vise un secteur déjà bâti (ex. : le remplacement
d’infrastructures existantes ou la mise en place de nouvelles infrastructures), la réhabilitation du
terrain vise uniquement l’aire de la section excavée pour la mise en place des infrastructures, et non
les terrains bâtis.
Mentionnons également que, lorsqu’il faut réhabiliter le terrain pour pouvoir poursuivre le projet, le
plan de réhabilitation, tel qu’il est précisé à la section IV.2.1 de la LQE, doit être approuvé par le
MDDELCC. Dans le cas où la réhabilitation a déjà été effectuée, l’attestation de conformité au plan de
réhabilitation, tel que le prévoit l’article 31.48 de la LQE, doit être jointe à la demande d’autorisation.
Une copie de la permission accordée en vertu de l’article 65 de la loi doit être fournie.
Dans un tel cas, un document technique doit démontrer que les travaux sont acceptables sur le plan
environnemental (migration des contaminants vers les conduites, migration des gaz vers les
établissements adjacents, tassements différentiels, etc.).
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 31
Les matériaux d’excavation en surplus doivent être gérés et acheminés à des endroits dûment
autorisés par les réglementations provinciale et municipale et en conformité avec les politiques et les
règlements suivants :
Grille intérimaire de gestion des sols contaminés excavés présentée dans la Politique de
protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés;
Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (décret 468-2005 du
18 mai 2005 ou plus récent);
Mentionnons aussi que l’article 5.4 du devis normalisé BNQ 1809-300 fait état des obligations
générales de l’entrepreneur relatives à la protection de l’environnement.
La municipalité doit d’abord s’entendre avec le MDDELCC sur la conservation des milieux humides
des terrains qui seront occupés avant de terminer la rédaction de son plan quinquennal et de le
présenter au MDDELCC pour autorisation.
L’entente sur la conservation des milieux humides s’appuiera sur la démarche du MDDELCC pour le
traitement des demandes d’autorisation des projets dans les milieux humides.
L’entente sur les milieux humides permettra de faciliter l’autorisation du plan quinquennal, puisque les
milieux humides à conserver auront fait consensus en amont. De plus, la délivrance, par le
MDDELCC, des certificats d’autorisation requis en vertu de l’article 22 de la LQE sera aussi facilitée
par l’existence d’une telle entente, dans la mesure où les plans et devis respecteront l’entente
intervenue entre la municipalité et le MDDELCC, et le plan quinquennal autorisé. L’analyse de la
demande de certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la loi, pour la partie d’un projet déjà
autorisé au moyen du plan quinquennal en vertu de l’article 32 de la loi, se concentrera surtout sur les
méthodes de travail.
Bien qu’une entente sur la conservation des milieux humides pour les secteurs visés par les projets
présentés dans le plan quinquennal soit suffisante pour l’autorisation de ce dernier, les municipalités
ont avantage à élaborer un plan de conservation des milieux humides à plus grande échelle. Pour
connaître les étapes de la préparation du plan de conservation, les municipalités peuvent consulter le
Guide d’élaboration d’un plan de conservation des milieux humides publié par le MDDELCC.
On doit y retrouver les limites des lots et des bâtiments, la ligne des hautes eaux (limite atteinte par la
crue de récurrence de deux ans si elle est disponible), les limites des zones d’inondation de
récurrence 20 ans et 100 ans (si elles sont connues) et la limite de la rive. L’échelle utilisée doit
permettre au MDDELCC de repérer clairement la rive sur les plans. Une échelle de 1/2 000 serait
acceptable, puisqu’à cette échelle une rive de 10 mètres aurait une largeur de 5 millimètres.
Pour plus d’information sur la façon d’identifier et de délimiter un lac, un cours d’eau, un étang, un
marais, un marécage et une tourbière, on peut consulter la fiche Identification et délimitation des
milieux hydriques. On peut aussi se référer au Guide d’interprétation – Politique de protection des rives,
du littoral et des plaines inondables.
L’action de lotir ne constitue pas un travail sur le sol et n’est pas assujettie à l’article 22 de la LQE. En
revanche, les travaux d’aménagement à des fins de réalisation d’un nouveau secteur résidentiel sont
assujettis à l’article 22 dans certains cas, notamment lorsqu’une route de plus d’un kilomètre est
construite ou lorsque le projet empiète dans un des milieux assujettis avec certains travaux,
aménagements, constructions ou ouvrages.
La demande d’autorisation pour le plan quinquennal doit être accompagnée d’une liste des projets ou
des parties de projets qui requerront l’obtention d’un certificat d’autorisation. L’autorisation du plan
quinquennal énumérera ces projets et précisera que leur réalisation est conditionnelle à l’obtention du
certificat d’autorisation.
et les mesures pour stabiliser et renaturaliser les rives qui sont conformes à ce qui était inscrit dans le
certificat d’autorisation qui aura été délivré en vertu de l’article 22 de la LQE pour ces travaux.
Il faut prendre en considération toutes les zones inondables cartographiées qui figurent dans un
schéma d’aménagement et de développement d’une MRC ou dans un règlement de zonage d’une
municipalité.
De plus, il faut considérer les zones inondables cartographiées dans le cadre d’une convention
conclue entre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada relativement à la
cartographie et à la protection des plaines d’inondation et celles qui figurent sur une carte publiée par
le gouvernement du Québec. Il faut aussi prendre en considération les cotes d’inondation de
récurrence de 20 ans, de 100 ans, ou les deux, qui ont été déterminées par le gouvernement ainsi
que de telles cotes déterminées par une MRC ou une municipalité et auxquelles il est fait référence
dans un schéma d’aménagement et de développement, un règlement de contrôle intérimaire ou un
règlement d’urbanisme de MRC ou de municipalité locale. La carte ou la cote la plus récente a
toujours préséance. Pour savoir comment obtenir les cartes ou les cotes publiées par le
gouvernement, il faut consulter la section « Zones inondables » du site Internet du Centre d’expertise
hydrique du Québec.
Si l’un des projets visés nécessite une autorisation en vertu de l’article 128.7 de la Loi sur la
conservation et la mise en valeur de la faune, il faut joindre la demande d’autorisation ou la copie de
l’autorisation délivrée à la demande d’autorisation du plan quinquennal. L’autorisation du plan
quinquennal ne pourra se faire avant la délivrance de l’autorisation en vertu de l’article 128.7 de la Loi
sur la conservation et la mise en valeur de la faune.
Notez que les habitats fauniques au sens de l’article 128.6 de la Loi sur la conservation et la mise en
valeur de la faune (L.R.Q., c.C-61-1) comprennent l’habitat du poisson, lequel couvre
approximativement tout l’espace du littoral des lacs et des cours d’eau. Les projets dans cet habitat
pourraient également être assujettis à une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches administrée
par Pêches et Océans Canada.
4.6.7 Projets assujettis au Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts sur
l’environnement
S’il existe une possibilité qu’un projet ou une partie d’un projet soit assujetti au Règlement sur
l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement (REEIE), l’ingénieur mandaté doit faire les
projet. Les représentants régionaux sont identifiés sur le site Internet du CDPNQ. En l’absence de
données concluantes au CDPNQ ou pour compléter ces dernières, le requérant doit vérifier si le site du
projet abrite des habitats potentiels d’espèces floristiques menacées ou vulnérables et les localiser sur
une carte, s’il y a lieu. Le Système d’information écoforestière (SIEF) du MFFP ainsi que les guides de
reconnaissance des habitats forestiers des plantes menacées ou vulnérables pouvant être utilisés à cette
fin peuvent être consultés sur le site Internet du MFFP.
Dans le cas où des espèces désignées menacées ou vulnérables ou susceptibles de l’être seraient
répertoriées, le professionnel compétent ou le responsable du projet doit communiquer les nouvelles
données au CDPNQ au moyen du formulaire en ligne.
Si un des projets peut porter atteinte à un habitat faunique ou floristique ou à une espèce désignée
menacée ou vulnérable tels qu’ils sont décrits dans le Règlement sur les espèces fauniques menacées
ou vulnérables et leurs habitats ou le Règlement sur les espèces floristiques menacées ou vulnérables et
leurs habitats, un rapport d’évaluation et un plan de localisation de l’espèce ou de l’habitat faits par
une personne compétente en la matière doivent être inclus dans le plan quinquennal. Un plan de
protection doit aussi être intégré au plan quinquennal.
Il faut noter que l’habitat d’une espèce menacée ou vulnérable est défini par règlement et que la seule
présence d’une telle espèce à un endroit donné ne suffit pas à en faire un habitat floristique au sens
légal.
Si un des projets peut porter atteinte à une espèce faunique ou floristique susceptible d’être désignée
menacée ou vulnérable, le plan quinquennal contient un rapport d’évaluation d’une personne
compétente en la matière, l’inventaire et la localisation des espèces visées de même que la liste des
mesures qui seront prises pour assurer leur protection. Ces documents feront aussi partie intégrante
du plan quinquennal.
Une autorisation du MDDELCC pour une activité dans l’habitat d’une espèce menacée ou vulnérable
est requise en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q., c. E-12.01). Il faut se
référer à la section IV de cette loi pour connaître les règles applicables à cette autorisation. Il s’agit
donc d’une autorisation distincte de celle qui est obtenue en vertu de la LQE (article 22 ou 32). De
plus, il faut noter que la destruction ou la mutilation d’une telle espèce est strictement interdite.
La liste des aires protégées par la Loi sur la conservation du patrimoine naturel est présentée dans le
site Internet du MDDELCC :
Il faut indiquer dans le plan quinquennal les lieux des activités de dynamitage, d’exploitation de
carrière ou de sablière, d’enfouissement de matières résiduelles, d’enfouissement de matières
résiduelles dangereuses ou d’enfouissement de sols contaminés qui se situent dans un rayon de
1 000 mètres des projets ou des terrains desservis.
De plus, si de telles activités sont présentes, il faut démontrer que les normes de localisation
(distances séparatrices) stipulées dans les règlements et les directives visant ces activités
sont respectées. Si ces normes ne sont pas respectées, des mesures de protection et leurs
justifications doivent être présentées dans le document technique.
4.9 Aqueduc
Les renseignements requis comprennent notamment l’estimation de la demande pour chaque secteur
à développer, les débits unitaires pour chaque type d’usager accompagnés des justifications relatives
aux choix des valeurs retenues, les débits de pointe journalière et horaire ainsi que la capacité du
système d’approvisionnement de répondre à la demande projetée dans les conditions critiques
(pointe et incendie).
Le plan quinquennal doit indiquer les mesures prises concernant l’économie d’eau et la réduction des
fuites.
Les sections 4.2 et 4.5 de la Directive 001 détaillent les renseignements utiles à la planification des
besoins.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 37
Le devis normalisé doit être utilisé comme base de référence minimale. Un devis distinct du devis
normalisé peut être utilisé pourvu que les clauses de ce devis n’amoindrissent pas les exigences du
devis normalisé. Il s’agit d’exigences minimales pour assurer la construction d’infrastructures
durables. Notons qu’il n’y a aucune obligation de conformité à l’égard du chapitre 12 du devis
normalisé BNQ 1809-300 qui porte sur le paiement selon les articles de la soumission.
Avant l’exécution des travaux, l’ingénieur devra attester que les travaux figurant dans les plans et
devis pour construction sont conformes au plan quinquennal et, par le fait même, qu’ils sont aussi
conformes au chapitre 5 de la Directive 001 et à l’édition la plus récente du devis normalisé
BNQ 1809-300. En cas de divergence, et jusqu’à ce que la Directive 001 soit révisée par le
MDDELCC, une disposition du devis normalisé a préséance sur une disposition de la Directive 001 si
elle porte sur le même objet.
Si un des projets comprend des clauses techniques particulières qui ont pour effet d’amoindrir des
exigences de l’édition la plus récente du devis normalisé BNQ 1809-300 ou des directives, l’ingénieur
mandaté doit fournir des justifications. Dans le cas où des travaux prévus dans le plan quinquennal ne
pourront pas être effectués en conformité avec les exigences minimales du devis normalisé, le
MDDELCC pourra, s’il le juge acceptable, permettre ces travaux. L’autorisation du plan quinquennal
fera mention de ces cas particuliers afin de ne pas créer d’ambiguïté au moment où une attestation de
conformité des travaux au plan quinquennal devra être produite.
4.9.6 Innocuité des produits et des matériaux en contact avec l’eau potable
Les produits et les matériaux utilisés et devant être en contact avec l’eau potable doivent être
conformes aux exigences d’innocuité en présence d’eau potable stipulées dans l’édition la plus
récente de la norme NQ 3660-950 – Innocuité des produits et des matériaux en contact avec l'eau
potable. La conformité à cette norme est exigée relativement aux matériaux pour lesquels au moins
un laboratoire accrédité est en mesure d’effectuer les essais.
Il convient de mentionner que la norme NQ 3660-950 stipule exactement les mêmes exigences que la
norme ANSI/NSF 61 quant aux qualités de potabilité de l’eau, en plus de contenir des exigences
relatives à la qualité esthétique de l’eau potable, soit la flaveur, l’odeur, la couleur et la turbidité.
Par conséquent, il faut comprendre que les exigences d’innocuité s’appliquent tant aux conduites
d’eau qu’aux autres équipements ou accessoires que l’on trouve en réseau ou dans des installations
de traitement d’eau potable.
Le Guide de gestion des eaux pluviales, publié par le MDDELCC, présente différentes approches et
techniques permettant de réduire les conséquences hydrologiques de l’urbanisation. En plus des
pratiques de gestion optimales (PGO) des eaux pluviales, il présente les critères qui peuvent guider la
planification, la conception et la mise en œuvre des meilleures pratiques.
De plus, le Guide national pour des infrastructures municipales durables (InfraGuide) comporte un
document sur la planification de la gestion des eaux pluviales qui est accessible sur le site Internet de
la Fédération canadienne des municipalités.
En l’absence d’une planification à plus grande échelle, le plan quinquennal peut se limiter à présenter
les stratégies de gestion et les débits des eaux pluviales relatifs aux projets proposés.
L’ajout d’un débit d’eaux pluviales ne doit pas causer de problèmes d’inondation des terrains ou des
bâtiments en aval. Il faut donc s’assurer que le réseau (en amont et en aval) a une capacité
suffisante. De plus, il pourrait être nécessaire d’avoir recours à de l’équipement spécialisé pour gérer
le débit et la qualité des eaux afin que l’ajout d’un débit d’eaux pluviales ne cause pas de problèmes
d’érosion, d’ensablement ou de remise en suspension de sédiments.
Le plan quinquennal doit donc faire état de la situation actuelle et démontrer que les lotissements
proposés pourront être établis sans impact supplémentaire sur les milieux récepteurs.
Pour chacun des projets prévus dans le plan quinquennal, les renseignements suivants devraient être
fournis :
une description du bassin de drainage et du cours d’eau récepteur;
une description de la situation actuelle;
le sommaire des critères de conception, par exemple :
o les restrictions visant l’utilisation des sols,
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 39
Précisons que le MDDELCC exige que la construction d’un bassin de rétention soit effectuée à
l’extérieur des cours d’eau existants et de leurs bandes riveraines.
Le devis normalisé doit être utilisé comme base de référence minimale. Un devis distinct du devis
normalisé peut être utilisé pourvu que les clauses de ce devis n’amoindrissent pas les exigences du
devis normalisé. Il s’agit d’exigences minimales pour assurer la construction d’infrastructures
durables. Notons qu’il n’y a aucune obligation de conformité à l’égard du chapitre 12 du devis
normalisé BNQ 1809-300 qui porte sur le paiement selon les articles de la soumission.
Avant l’exécution des travaux, l’ingénieur devra attester que les travaux figurant dans les plans et
devis pour construction sont conformes au plan quinquennal et, par le fait même, qu’ils sont aussi
conformes à la Directive 004 et à l’édition la plus récente du devis normalisé BNQ 1809-300. En cas
de divergence, et jusqu’à ce que la Directive 004 soit révisée par le MDDELCC, une disposition du
devis normalisé a préséance sur une disposition de la Directive 004 si elle porte sur le même objet.
Si un des projets comprend des clauses techniques particulières qui ont pour effet d’amoindrir des
exigences de l’édition la plus récente du devis normalisé BNQ 1809-300 ou des directives, l’ingénieur
mandaté doit fournir des justifications. Dans le cas où des travaux prévus dans le plan quinquennal ne
pourront pas être effectués en conformité avec les exigences minimales du devis normalisé, le
MDDELCC pourra, s’il le juge acceptable, permettre ces travaux. L’autorisation du plan quinquennal
fera mention de ces cas particuliers afin qu’il ne se crée pas d’ambiguïté au moment où une
attestation de conformité des travaux au plan quinquennal devra être produite.
Si toutefois les eaux acheminées par les ouvrages d’égout pluvial projetés sont rejetées dans un
égout unitaire, le plan quinquennal doit présenter les justifications nécessaires, notamment une
analyse technique sur les débordements. De plus, le Règlement stipule que les essais et les critères
d’acceptation en matière d’étanchéité pour la conduite d’égout pluvial doivent être ceux qui sont
exigés pour les conduites d’égouts unitaire et sanitaire par l’article 11.2 (Conduites d’égouts unitaire
ou sanitaire) de la plus récente édition du devis normalisé BNQ 1809-300.
Le plan quinquennal doit démontrer que les répercussions de l’ouvrage sur le milieu seront
minimisées et que des méthodes de travail adéquates seront utilisées au moment des travaux afin de
préserver le milieu.
Le MDDELCC encourage les municipalités à adopter une procédure relative au contrôle de l’érosion
sur le site des travaux. Une telle procédure comprend des mesures de contrôle de l’érosion et du
ruissellement qui visent à éviter les impacts de la perturbation des sols sur les cours d’eau récepteurs
lors des travaux. À titre d’exemple, mentionnons la procédure de la Ville de Sherbrooke (élaborée par
l’organisme CHARMES), dans laquelle on trouve un outil d’évaluation du potentiel d’érosion du lieu
des travaux qui permet ensuite d’effectuer un choix des mesures de contrôle.
Il faut fournir un schéma d’écoulement à jour qui inclut les stations de pompage et les ouvrages
projetés à partir du point de raccordement de la nouvelle conduite d’égout au réseau jusqu’à la station
d’épuration. Les limites et le type de bassin de drainage en cause, les cours d’eau, les stations de
pompage, les ouvrages de surverse, la station d’épuration et les points de rejet (émissaires de trop-
plein, pluvial, d’épuration) ainsi que les exigences de débordement des ouvrages de surverse doivent
être indiqués sur le schéma.
Pour les bassins existants, il faut préciser les débits de nappe basse, moyenne et haute (et expliquer
comment ils ont été déterminés), les données sur le captage direct et le captage retardé (mesure des
débits, calcul des superficies et autres). Il faut aussi préciser, s’il y a lieu, une mise à jour des
données depuis l’exécution des ouvrages d’assainissement et la préparation du cahier des exigences.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 41
Le débit maximal horaire d’eaux usées ajouté correspond à la somme des débits de pointe horaire
des nouveaux apports d’eaux usées domestiques, institutionnelles et commerciales ainsi que de
l’infiltration et du captage. Chaque composante du débit maximal d’eaux usées peut se calculer de
différentes façons :
en appliquant un facteur de pointe horaire, théorique ou mesuré, au débit moyen d’eaux
usées lorsque l’écoulement est gravitaire;
Le débit maximal d’eaux usées ajouté doit être pris en considération pour évaluer les répercussions
du projet sur les points de débordement en aval de ce dernier et s’assurer du bon fonctionnement des
ouvrages d’interception et de traitement dans des conditions limites d’exploitation.
Les charges moyennes d’eaux usées ajoutées peuvent être domestiques, institutionnelles,
commerciales ou industrielles. Par exemple, pour les secteurs résidentiels, les charges unitaires
usuelles sont de 50 grammes par personne par jour de DBO5, de 60 grammes par personne par jour
de matières en suspension (MES), de 2 grammes par personne par jour de phosphore total et de
10 grammes par personne par jour d’azote Kjeldahl pour la population ajoutée. Dans le cas de rejets
industriels, les charges sont estimées ou mesurées en fonction de la capacité de production (basées
sur des projets concrets et non sur des charges à l’hectare). À cette évaluation s’ajoute le rendement
d’un traitement, s’il y a lieu, avant le rejet au réseau d’égout.
Lorsque les eaux usées transiteront par au moins une station de pompage ou un ouvrage de surverse
existant avant la station d’épuration, la démonstration que les exigences de débordement des
ouvrages de surverse et des trop-pleins des stations de pompage seront respectées doit être incluse
dans le plan quinquennal.
L’ajout d’une nouvelle station de pompage ou d’un ouvrage de surverse nécessite l’obtention d’une
autorisation distincte. Lorsqu’un projet comporte une nouvelle station de pompage, une version
préliminaire de la fiche technique doit être jointe au plan quinquennal pour que les projets en amont
puissent être autorisés dans le plan quinquennal. Cependant, l’autorisation du plan quinquennal
précisera que les travaux prévus en amont de la nouvelle station de pompage ne pourront être
effectués que lorsque la station de pompage aura été autorisée.
Les fiches à remplir se trouvent dans le document intitulé Guide pour la préparation de la description
des ouvrages d’assainissement publié par le MAMOT. Certaines données, telle la capacité étalonnée
de la station de pompage, n’étant connues qu’une fois les travaux terminés, l’ingénieur doit produire
des fiches révisées dès la mise en service des ouvrages. La municipalité doit faire une mise à jour du
chapitre 2 de son Cahier des exigences environnementales et faire parvenir l’addenda au MDDELCC.
Le MDDELCC s’assurera qu’une mise à jour de SOMAE est effectuée et ajoutera l’addenda au Cahier
des exigences environnementales.
En principe et selon la Directive 004, le projet doit comporter un nouveau réseau d’égout domestique
dans lequel les apports d’eaux parasites (infiltration et captage) sont faibles. Ainsi, les nouveaux
ouvrages de surverse ne devraient pas déborder s’il pleut ou quand la neige fond. Par conséquent,
l’exigence de rejet à mentionner est la suivante : « AUCUN DÉBORDEMENT, SAUF URGENCE »
(bris mécanique, panne électrique, etc.). Si une autre exigence de rejet doit être respectée, c’est le
MDDELCC qui la fixera au préalable, comme il est précisé dans le formulaire Demande d’objectifs
environnementaux de rejet (OER).
qui présentent les résultats de suivi des ouvrages de surverse pour tous les équipements se
trouvant le long du schéma d’écoulement et de la station d’épuration depuis au moins les
deux dernières années;
qui démontrent que les exigences de rejet de la station d’épuration et les exigences de
débordement des ouvrages de surverse, fixées par le MDDELCC, ont été respectées.
L’ingénieur mandaté devra commenter chaque point de surverse en ce qui a trait aux fréquences de
débordement observées à chaque période de l’année en se basant sur la situation actuelle. De plus, il
devra vérifier si les exigences de rejet de la station d’épuration sont respectées et fournir les
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 43
Le devis normalisé doit être utilisé comme base de référence minimale. Un devis distinct du devis
normalisé peut être utilisé pourvu que les clauses de ce devis n’amoindrissent pas les exigences du
devis normalisé. Il s’agit d’exigences minimales pour assurer la construction d’infrastructures
durables. Notons qu’il n’y a aucune obligation de conformité à l’égard du chapitre 12 du devis
normalisé qui porte sur le paiement selon les articles de la soumission.
Avant l’exécution des travaux, l’ingénieur devra attester que les travaux figurant dans les plans et
devis pour construction sont conformes au plan quinquennal et, par le fait même, qu’ils sont aussi
conformes à la Directive 004 et à l’édition la plus récente du devis normalisé BNQ 1809-300. En cas
de divergence, et jusqu’à ce que la Directive 004 soit révisée par le MDDELCC, une disposition du
devis normalisé a préséance sur une disposition de la Directive 004 si elle porte sur le même objet.
Si un des projets comprend des clauses techniques particulières qui ont pour effet d’amoindrir des
exigences de l’édition la plus récente du devis normalisé BNQ 1809-300 ou des directives, l’ingénieur
mandaté doit fournir des justifications. Dans le cas où des travaux prévus dans le plan quinquennal ne
pourront pas être effectués en conformité avec les exigences minimales du devis normalisé, le
MDDELCC pourra, s’il le juge acceptable, permettre ces travaux. L’autorisation du plan quinquennal
fera mention de ces cas particuliers afin de ne pas créer d’ambiguïté au moment où une attestation de
conformité des travaux au plan quinquennal devra être produite.
4.11.7 Raccordements
Le plan quinquennal doit indiquer qu’il ne doit pas y avoir de raccordements de drains de fondation,
de drains de toit ou d’eaux de refroidissement à l’égout domestique, conformément à la Directive 004.
Au besoin, la direction régionale peut demander une copie du règlement municipal relatif aux
branchements ainsi que du règlement sur les rejets dans le réseau d’égout.
Le MDDELCC privilégie le remplacement de l’égout unitaire par un égout séparatif au moment de ces
travaux.
4.12 Programme de suivi des rejets industriels dans les réseaux d’égout
Le plan quinquennal doit préciser les efforts faits par la municipalité en matière de suivi et de contrôle
des rejets industriels dans les réseaux d’égout et faire état de la réglementation municipale touchant
les rejets et les branchements aux réseaux d’égout. Une copie de ces règlements pourrait être
demandée par le MDDELCC.
Le plan quinquennal doit énumérer les ententes existantes avec les industries qui rejettent dans le
réseau d’égout. Pour chacun des cas, il faut préciser les charges et les débits réservés ainsi que le
programme de suivi lorsqu’il y en a un. Une copie des ententes peut être demandée par le
MDDELCC.
À titre d’information, mentionnons qu’en vertu du Programme d’assainissement des eaux du Québec
(PAEQ) plusieurs ententes relatives au financement et à l’utilisation des ouvrages d’assainissement
municipaux ont été conclues entre les municipalités et les usagers industriels ayant des rejets
représentant plus de 10 % du débit de conception de la station d’épuration municipale ou plus de
10 % de la charge organique totale (exprimée en DBO5) à traiter à la station municipale.
Notons que les rejets qui risquent de nuire à la valorisation des boues (ex. : usines de traitement de
surface qui rejettent des métaux) et les rejets chargés en azote ammoniacal de certaines industries
agroalimentaires et des lieux d’enfouissement sanitaires ou techniques devraient être considérés
comme des rejets industriels significatifs, même s’ils sont inférieurs à 10 % du débit ou de la charge
de conception de la station d’épuration municipale.
Lorsqu’une révision d’un document officiel doit être faite entre la date de l’envoi de la demande et
celle de l’octroi de l’autorisation, l’ingénieur mandaté pour la préparation du plan quinquennal doit
également faire parvenir au MDDELCC les documents révisés ainsi qu’une lettre dans laquelle des
précisions sont fournies sur les changements apportés.
De par son code de déontologie, l’ingénieur doit tenir compte des conséquences de l’exécution de ses
travaux sur l’environnement et sur la vie, la santé et la propriété de toute personne. Le plan
quinquennal comprend des études et des documents produits par d’autres professionnels. L’ingénieur
n’est pas responsable des opinions ou des conclusions de ceux-ci, mais il doit s’assurer de la
pertinence des études effectuées par d’autres professionnels ou personnes compétentes en la
matière et de la présence de tous les documents requis dans la demande. En conclusion, c’est à
l’ingénieur qu’appartient la responsabilité de considérer les répercussions des conclusions de ces
études sur les travaux qu’il planifie au moyen du plan quinquennal, travaux qui relèvent de son champ
d’activité.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 45
L’attestation de conformité doit être présentée sur le formulaire fourni par le MDDELCC. L’attestation
porte sur les aspects suivants :
Dans cette section, l’ingénieur indique le projet ou les parties d’un projet, prévu dans le plan
quinquennal, qui seront effectués. De plus, il dresse la liste des plans et des devis pour
construction qui sont visés par l’attestation.
L’ingénieur doit s’assurer que toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues lorsque des
travaux figurant dans les plans et les devis dits « pour construction » impliquent l’obtention d’une
autre forme d’autorisation prévue par la loi (autorisation, certificat d’autorisation, permission,
permis d’occupation, etc.).
La liste des autres formes d’autorisations requises par la loi pour chacun des projets prévus dans
le plan quinquennal se trouvera dans l’autorisation du plan quinquennal. Par exemple, si un
certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 était nécessaire pour des travaux sur la rive d’un
cours d’eau, cela serait inscrit dans l’autorisation du plan quinquennal, et l’ingénieur aurait à
s’assurer que le certificat d’autorisation a été obtenu pour attester la conformité du projet au plan
quinquennal nécessaire pour enclencher les travaux. Cette liste des autorisations requises ne
dispense pas la municipalité ou le promoteur d’obtenir toute autre autorisation requise en vertu
d’une loi ou d’une réglementation quelconque.
3- Clauses environnementales
L’ingénieur doit s’assurer que le devis contient les clauses environnementales relatives aux méthodes
de travail et aux mesures pour stabiliser et restaurer les rives, le tout conformément au certificat
d’autorisation délivré pour ces travaux en vertu de l’article 22 de la LQE.
4- Terrains contaminés
Les questions 5.1 à 5.5 du formulaire concernent à la fois les travaux visés par l’attestation
(infrastructures) et les terrains qui seront desservis par le projet de lotissement (ou de
développement). Cependant, les questions 5.6 et 5.7 concernent uniquement les travaux
d’infrastructures visés par l’attestation.
Cela veut dire qu’avant les travaux il faut que les études de caractérisation requises aient été faites
sur l’ensemble des terrains concernés par le projet. Par contre, l’ingénieur devra s’assurer avant
les travaux que la réhabilitation, lorsqu’elle était nécessaire, a été effectuée sur les terrains visés
par les travaux d’infrastructures.
Si les exigences ne sont pas respectées, il ne peut y avoir de conformité au plan quinquennal à
moins que l’ingénieur ne puisse expliquer dans l’attestation que le non-respect des exigences est
causé uniquement par un ou des incidents fortuits ou que des correctifs ont été apportés et que la
conformité aux exigences de rejet ou de débordement a été rétablie.
Des modifications peuvent être apportées à un projet après son autorisation dans le plan
quinquennal, sans que ce projet devienne non conforme au plan quinquennal, si toutes les
conditions suivantes sont respectées :
les changements n’ont pas pour effet d’augmenter les besoins en eau ou les apports en
eaux usées ou pluviales par rapport au projet initial;
les changements n’affectent pas la conformité du projet à l’entente intervenue entre le
MDDELCC et la municipalité sur la conservation des milieux humides;
les changements ne comportent pas de nouveaux travaux assujettis à l’article 22 de la
LQE;
les changements n’affectent pas la conformité du projet au plan d’urbanisme en vigueur.
Pour l’application du Règlement, la fin des travaux correspond à la date de réception provisoire. Pour
les travaux effectués en régie interne, la fin des travaux correspond à la date de mise en service des
installations.
L’attestation de conformité doit être présentée sur le formulaire fourni par le MDDELCC. L’attestation
porte sur les aspects suivants :
Dans cette section, l’ingénieur indique le projet ou les parties d’un projet prévu dans le plan
quinquennal qui ont été exécutés. De plus, il indique les dates de début et de fin des travaux.
Des modifications mineures peuvent être apportées au projet par rapport aux plans et aux devis
« pour construction », par exemple à cause des contraintes de terrain non connues au moment de
la conception du projet. Dans ces cas, l’ingénieur doit mentionner la nature de ces modifications
dans l’attestation de conformité.
Les modifications sont dites « mineures » si toutes les conditions suivantes sont respectées :
les changements n’ont pas pour effet d’augmenter les besoins en eau ou les apports en
eaux usées ou pluviales par rapport au projet initial;
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 47
Aux fins d’application du Règlement, le « plan conforme à l’exécution » est un document qui intègre
toutes les modifications effectuées aux ouvrages au moment des travaux, y compris les modifications
relatives à la conception.
La municipalité ou, le cas échéant, l’arrondissement doit conserver le « plan conforme à l’exécution »
pendant une période minimale de 10 ans suivant l’exécution des travaux et les fournir sur demande
au MDDELCC.
Bien que le Règlement exige que ces documents soient conservés pendant une période minimale de
10 ans, le MDDELCC encourage les municipalités à conserver les plans conformes à l’exécution
pendant toute la durée utile des infrastructures.
5.4.2 Authentification
Selon le document Lignes directrices concernant les documents d’ingénierie publié par l’Ordre des
ingénieurs du Québec en mai 2008, lorsque des modifications sont apportées à une œuvre
d’ingénierie au moment de la construction, le plan final, appelé « tel que construit », qui intègre ces
modifications doit être authentifié par l’auteur ou les auteurs des modifications. De plus, le document
indique qu’un plan « tel que construit » (ou « plan conforme à l’exécution ») qui n’est pas un
document d’ingénierie, mais plutôt un inventaire établi pour référence ultérieur, n’a pas à être
authentifié.
Les clauses techniques que l’on trouve aux articles 4 à 10, 12 et 13 et aux articles 15 et 16 du
Règlement sur les entreprises d’aqueduc et d’égout ont été abrogées par l’édiction du Règlement sur
l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement. Ces clauses étant incomplètes,
le Règlement prévoit plutôt que tous les travaux, y compris ceux qui sont effectués par les entreprises
d’aqueduc et d’égout, doivent être exécutés conformément à l’édition la plus récente du devis
normalisé BNQ 1809-300.
Guide d’interprétation du Règlement sur l’application de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement 49
8 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES, 2014. Identification et délimitation des milieux hydriques, Québec, Le Ministère, 7 p.
MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS, 2007. Délimitation de la ligne des
hautes eaux. Méthode botanique simplifiée, Québec, Le Ministère, 72 p.
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 2003. Guide de caractérisation des terrains, Québec, Le Ministère, 130 p.
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 2001. Guide de conception des installations de production d’eau potable,
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MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 2001. Guide pour l’étude des technologies conventionnelles du traitement
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SQAE, MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, EAT ENVIRONNEMENT, 1994. Assainissement des eaux usées dans
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