La seconde lettre aux Corinthiens
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La seconde lettre
aux Corinthiens
Une explication de cette lettre,
spécialement pour toi
Tenez ferme #3
Ger de Koning
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Traduit en français : juillet 2023 (1ère version, non vérifiée)
Édition originale néerlandaise :
Éditeur Daniel, Zwolle, Pays-Bas
Boutique en ligne : [Link]
Commandes : info@[Link]
Conception de la couverture : Jan Paul Spoor
Mise en page : Jan Noordhoek
Ce commentaire peut également être lu sur mon site web [Link]-
[Link]. Il peut également y être lu en néerlandais, en allemand et en
anglais.
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autrement que pour un usage personnel par impression, photocopie, mi-
crofilm ou tout autre moyen sans l’autorisation écrite préalable de l’auteur.
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Contenu
Traduction de la Bible utilisée 8
Les abréviations des noms des livres de la Bible 9
Ancien Testament 9
Nouveau Testament 10
La deuxième lettre aux Corinthiens 11
Introduction11
2 Corinthiens 1 12
2Cor 1:1-5 | Introduction, louanges et afflictions 12
2Cor 1:6-11 | Consolation pour les autres 16
2Cor 1:12-17 | La visite de Paul est reportée 20
2Cor 1:18-24 | Il y a oui en Lui 24
2 Corinthiens 2 29
2Cor 2:1-11 | Tristesse, joie, pardon 29
2Cor 2:12-17 | Une odeur de Christ 32
2 Corinthiens 3 36
2Cor 3:1-5 | Une lettre de Christ 36
2Cor 3:6-18 | L’ancienne et la nouvelle alliance 39
2 Corinthiens 4 44
2Cor 4:1-6 | La lumière de l’évangile 44
2Cor 4:7-15 | Le trésor dans des vases de terre 48
2Cor 4:16-18 | Ce qui est temporaire et ce qui est éternel 52
2 Corinthiens 5 56
2Cor 5:1-5 | Un édifice de la part de Dieu 56
2Cor 5:6-10 | Le tribunal du Christ 60
2Cor 5:11-15 | Un est mort pour tous 64
2Cor 5:16-21 | Une nouvelle création en Christ 68
5
Contenu
2 Corinthiens 6 72
2Cor 6:1-4 | Le chemin des serviteurs de Dieu (I) 72
2Cor 6:5-13 | Le chemin des serviteurs de Dieu (II) 76
2Cor 6:14-16 | Le joug mal assorti 80
2Cor 6:17-18 | La séparation, de quoi et à quelle fin 84
2 Corinthiens 7 87
2Cor 7:1-8 | Dieu, qui console les humbles 87
2Cor 7:9-16 | La tristesse qui est selon Dieu 92
2 Corinthiens 8 96
2Cor 8:1-8 | La grâce du donner 96
2Cor 8:9-15 | De sorte qu’il y ait égalité 100
2Cor 8:16-24 | Les serviteurs 104
2 Corinthiens 9 108
2Cor 9:1-7 | Dieu aime celui qui donne joyeusement 108
2Cor 9:8-15 | Le don inexprimable de Dieu 113
2 Corinthiens 10 117
2Cor 10:1-6 | Destruction des forteresses 117
2Cor 10:7-18 | Le champ de travail de chacun 121
2 Corinthiens 11 125
2Cor 11:1-4 | Simplicité à l’égard de Christ 125
2Cor 11:5-15 | Paul et les faux apôtres 129
2Cor 11:16-23 | L’insensé de Paul 133
2Cor 11:24-33 | La souffrance de Paul 138
2 Corinthiens 12 141
2Cor 12:1-6 | Enlevé jusqu’au troisième ciel 141
2Cor 12:7-10 | Ma grâce te suffit 145
2Cor 12:11-21 | Les soins de Paul pour les Corinthiens 149
2 Corinthiens 13 154
2Cor 13:1-6 | Examinez vous vous-mêmes 154
6
Contenu
2Cor 13:7-13 | Prières, salutations et bénédiction 158
Autres langues 162
7
Traduction de la Bible utilisée
Traduction révisée
Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la
langue française actuelle.
© 2023 Licence : CC BY-ND
Bibles et Publications Chrétiennes, Valence
[Link]
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Les abréviations des noms des livres de la Bible
Ancien Testament
Gen – Genèse
Exo – Exode
Lév – Lévitique
Nom – Nombres
Deu – Deutéronome
Jos – Josué
Jug – Juges
Rut – Ruth
1Sam – 1 Samuel
2Sam – 2 Samuel
1Roi – 1 Rois
2Roi – 2 Rois
1Chr – 1 Chroniques
2Chr – 2 Chroniques
Esd – Esdras
Néh – Néhémie
Est – Esther
Job – Job
Psa – Psaumes
Pro – Proverbes
Ecc – Ecclésiaste
Can – Cantique des Cantiques
Ésa – Ésaïe
Jér – Jérémie
Lam – Lamentations de Jérémie
Ézé – Ézéchiel
Dan – Daniel
Osé – Osée
Jl – Joël
Am – Amos
Abd – Abdias
Jon – Jonas
9
Les abréviations des noms des livres de la Bible
Mic – Michée
Nah – Nahum
Hab – Habakuk
Soph – Sophonie
Agg – Aggée
Zac – Zacharie
Mal – Malachie
Nouveau Testament
Mt – Matthieu
Mc – Marc
Lc – Luc
Jn – Jean
Act – Actes des Apôtres
Rom – Romains
1Cor – 1 Corinthiens
2Cor – 2 Corinthiens
Gal – Galates
Éph – Éphésiens
Php – Philippiens
Col – Colossiens
1Th – 1 Thessaloniciens
2Th – 2 Thessaloniciens
1Tim – 1 Timothée
2Tim – 2 Timothée
Tit – Tite
Phm – Philémon
Héb – Hébreux
Jac – Jacques
1Pie – 1 Pierre
2Pie – 2 Pierre
1Jn – 1 Jean
2Jn – 2 Jean
3Jn – 3 Jean
Jud – Jude
Apo – Apocalypse
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La deuxième lettre aux Corinthiens
Introduction
Aperçu de la lettre
1. Salutation (2 Corinthiens 1:1-2)
2. Consolation dans l’affliction (2 Corinthiens 1:3-11)
3. Explication de la conduite de Paul (2 Corinthiens 1:12-2:17)
4. La nouvelle alliance (2 Corinthiens 3)
5. La faiblesse du serviteur et la force de Dieu (2 Corinthiens 4)
6. Le tribunal du Christ (2 Corinthiens 5:1-10)
7. Le service de la réconciliation (2 Corinthiens 5:11-21)
8. Les caractéristiques des serviteurs de Dieu (2 Corinthiens 6:1-13)
9. Le joug mal assorti (2 Corinthiens 6:14-7:1)
10. La joie de Paul lors de la repentance (2 Corinthiens 7:2-16)
11. La grâce du don (2 Corinthiens 8-9)
12. Paul défend son apostolat (2 Corinthiens 10-13:10)
13. Salutation de départ (2 Corinthiens 13:11-13)
11
2 Corinthiens 1
2Cor 1:1-5 | Introduction, louanges et afflictions
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, ainsi qu’à tous les saints qui sont
dans l’Achaïe tout entière : 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre
Père et du Seigneur Jésus Christ ! 3 Béni soit le Dieu et Père de notre Sei-
gneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,
4 qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons
capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la
consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu. 5 Car, comme
les souffrances du Christ abondent à notre égard, ainsi, par le Christ, notre
consolation aussi abonde.
Tu ne peux vraiment bien comprendre cette lettre que si tu as aussi lu la
première lettre. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul a dû écrire
beaucoup de choses sur ce qui n’allait pas chez eux. Il est maintenant cu-
rieux de savoir comment ils ont compris sa première lettre. Ont-ils écouté
ce qu’il a écrit ou ont-ils déchiré la lettre avec colère ? Il ne le sait pas
et attend avec anxiété. Heureusement, il a compris que sa lettre avait été
bien reçue. Non pas que tous les problèmes aient déjà été résolus, mais ils
avaient pris sa lettre à cœur et voulaient coopérer pour corriger les choses
qui n’allaient pas.
Lorsque Paul entend cela, il se réjouit. Il reprend donc sa plume et com-
mence à leur écrire d’une manière qui touche les cœurs et les sentiments. Il
y met son cœur à nu, il ne se retient plus, il n’y a plus de réserves. Parfois,
on a l’impression qu’il saute d’un talon à l’autre tant son cœur est plein et
tant il a de choses à leur dire. Pourtant, ce n’est qu’en apparence. Même
si tu trouveras de nombreux sujets différents dans cette lettre, tu pourras
quand-même y découvrir un ordre clair.
Ce qui rend cette lettre si impressionnante, c’est qu’on a l’impression qu’elle
a été écrite pour toi personnellement. Tu n’auras pas été (ou ne seras pas
12
2 Corinthiens 1
encore) dans toutes les situations dans lesquelles Paul s’est trouvé, mais tu
peux grandement bénéficier de l’exemple de Paul, de la façon dont il s’est
comporté dans toutes ces situations. Cela te réconfortera. Tous ceux qui
veulent servir Christ dans leur vie devront passer par des circonstances
difficiles. Si tu désires vraiment servir Christ, il en sera de même pour toi.
Une grande partie de cette lettre parle justement de la façon dont quelqu’un
qui veut être serviteur de Dieu devra faire face à toutes sortes de difficultés
et d’épreuves. Mais les difficultés et les épreuves n’ont jamais le dernier
mot. Dieu se servira de tout cela pour te montrer que Lui aussi est là.
Lorsque tu te sent abattu et que tu envisages peut-être même abandonner
de vivre pour le Seigneur, Il viendra à toi pour te réconforter et t’encoura-
ger. Vraiment, ce sont des moments que tu n’aurais voulu manquer pour
rien au monde par la suite.
V1. Regardons de plus près les cinq premiers versets. Là, tu peux déjà
constater que ce que je viens de te dire est vrai. Tout d’abord, Paul se pré-
sente lui-même une nouvelle fois. Il se présente comme un « apôtre ». Il
fait cela pour impressionner, pour souligner son autorité en tant qu’apôtre.
Mais il ne s’y prend pas de la même manière que dans le monde qui t’en-
toure. Là-bas, les gens veulent impressionner pour être admirés par les
autres. Paul le fait parce qu’il sait qu’il est un envoyé d’un Autre, avec
majuscule.
Le mot apôtre signifie ‘envoyé’. Paul ne parle pas ici en son nom propre,
mais au nom d’un Autre. De qui s’agit-il ? Personne d’autre que « Jésus
Christ ». Paul ne s’est pas attribué cet apostolat lui-même, mais il est apôtre
« par la volonté de Dieu ».
Avec Timothée, il s’adresse dans cette lettre à la fois aux Corinthiens et
aux autres croyants vivant dans la province l’Achaïe. Et, comme pour les
autres lettres, c’est à toi aussi qu’il s’adresse.
V2. Ensuite, comme il le fait dans de nombreuses lettres, il leur souhaite la
grâce et la paix. Un tel souhait de bénédiction n’est pas une formule creuse,
ni une expression vide de sens. Au contraire, il y met tout son cœur. C’est
merveilleux de s’adresser à quelqu’un de cette façon, en attirant l’attention
sur ce qui suit.
13
2 Corinthiens 1
V3. Comme mentionné, il est beaucoup question dans cette lettre de la
souffrance qui peut s’abattre sur quelqu’un qui veut servir Dieu et Christ.
Quel est en fait le but de la souffrance ? Pourquoi Dieu la permet-Il ? Ou
même : pourquoi Dieu fait-Il souffrir ses enfants ? Il est remarquable que
le livre de la Bible qui a probablement été écrit en premier, avant même
que le livre de la Genèse ne soit écrit par Moïse, soit le livre de Job. Ce qui
est remarquable, c’est que le livre de Job a pour thème la « souffrance ». Tu
peux constater que la souffrance fait partie de l’existence humaine depuis
la Chute. Il n’y a pas d’être humain qui n’ait pas été confronté à la souf-
france d’une manière ou d’une autre dans sa propre vie. Toi aussi, tu seras
d’accord avec cela, je pense.
Vient alors la question : comment faire face à cette souffrance ? Plusieurs
réponses sont envisageables à cette question. Tu peux aussi te poser une
autre question : Comment Dieu voit-Il la souffrance ? Je pense que Paul
donne une belle réponse à cette question dans les versets que tu as sous les
yeux maintenant. C’est une réponse que tu ne peux pas copier, tu dois en
faire l’expérience toi-même.
Il commence par bénir et louer Dieu. Imagine toi. Il a été dans la plus
grande détresse, même près de la mort, et pour cela, il commence à louer
Dieu ! Tu peux lire qu’il en est vraiment ainsi dans Actes 16 (Act 16:19-25).
Dans la détresse, tu apprends à connaître Dieu d’une manière que tu ne
peux pas t’imaginer si tu n’as jamais été dans la détresse.
Paul appelle Dieu « le Père des miséricordes ». Tu vois ici un Père qui met
ses bras autour de son enfant qui souffre. Il appelle aussi Dieu le « Dieu
de toute consolation ». As-tu bien lu ? Il dit : de toute consolation. Le mot
« toute » indique qu’il ne s’agit pas d’un ‘petit peu’ et qu’aucune situation
n’est exclue.
V4. Cette consolation de Dieu est là « dans toute notre affliction ». Là
aussi, il faut lire attentivement. Dieu ne nous console pas en nous ôtant
l’affliction, mais en venant à nous dans l’affliction et en nous portant à tra-
vers elle, pour ainsi dire. Ésaïe 63 le dit d’une manière magnifique : « Dans
toutes leurs détresses, il a été en détresse » (Ésa 63:9). Le vois-tu ? Dieu
vient à tes côtés dans ta misère, met son bras autour de toi et prononce
« de bonnes paroles, des paroles de consolation » (Zac 1:13). Des paroles
14
2 Corinthiens 1
de consolation, on en a besoin dans un monde plein de souffrances. Est-ce
qu’il t’arrive aussi de dire de telles paroles à d’autres ?
V5. Une des raisons pour lesquelles Dieu permet que nous souffrions est
que nous fassions l’expérience de sa miséricorde et de sa consolation. Cela
aura pour effet que nous pourrons à notre tour consoler d’autres personnes
qui souffrent. C’est ainsi que cela a fonctionné pour Paul et c’est ainsi que
cela peut fonctionner pour nous aussi.
Autre chose. Si parfois tu penses que tu ne peux plus continuer, que la
souffrance au service de Christ est si abondante que tu penses devoir aban-
donner, rappelle-toi que le réconfort par Christ est toujours surabondante.
Relis 2 Corinthiens 1:1-5.
A méditer : Le verset 3 est similaire à Éphésiens 1:3 et à 1 Pierre 1:3. Quelles
différences remarques-tu ?
15
2 Corinthiens 1
2Cor 1:6-11 | Consolation pour les autres
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
6 Sommes-nous affligés ? – c’est pour votre consolation et votre salut, qui se
réalise en ce que vous supportez les mêmes souffrances que nous endurons
nous aussi 7 (et notre espérance à votre égard est ferme) ; sommes-nous conso-
lés ? – c’est pour votre consolation et votre salut : nous savons que, comme
vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation.
8 Car nous ne voulons pas, frères, vous laisser ignorer, à propos de l’affliction
qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés,
au-delà de nos forces, au point que nous avons même désespéré de vivre. 9
Mais nous avions en nous-mêmes la sentence de mort, afin de ne pas mettre
notre confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts. 10 C’est
lui qui nous a délivrés d’une si grande mort et qui nous délivre ; en lui nous
avons mis notre espérance qu’il nous délivrera aussi encore, 11 vous aussi
coopérant par vos supplications pour nous, afin que, pour cette grâce, qui nous
est [accordée] par le moyen de beaucoup de personnes, des actions de grâces
soient rendues pour nous par beaucoup.
V6. Est-ce réellement vrai que la souffrance et l’affliction des uns peuvent
apporter de la consolation aux autres ? Si tu posais cette question à Paul, il te
répondrait avec un ‘oui’ retentissant. Maintenant, toi et moi, nous n’avons
pas affaire au genre de souffrance auquel Paul était confronté. Ce n’est pas
non plus ce qui est le plus important. On ne passe pas forcément par le
même genre de souffrance avant de pouvoir sympathiser avec quelqu’un
d’autre. L’important, c’est que ce que tu traverses soit un encouragement
pour quelqu’un d’autre parce qu’il traverse lui aussi une période difficile.
Un proverbe hollandais dit : Un chagrin partagé est un demi chagrin. N’en
est-il pas ainsi pour toi aussi ? Quand il t’arrive quelque chose de triste,
tu peux être tellement absorbé par ton chagrin que tu penses être le seul à
souffrir et qu’il n’y a personne qui puisse te comprendre. Si tu te rappelles
alors que d’autres personnes sont aussi tristes à cause de quelque chose,
cela peut te faire du bien (cf. 1Pie 5:9). Tu peux alors éprouver de la conso-
lation en y pensant. Savoir que tu n’es pas seul te donne le courage et la
force de continuer, malgré les difficultés et les soucis. Et la consolation que
tu expérimentes, tu peux aussi la transmettre et partager avec d’autres.
16
2 Corinthiens 1
V7. Le type de souffrance dont Paul parle ici est lié à son service pour le
Seigneur. Il a rencontré beaucoup d’inimitié et de haine dans son service
pour le Seigneur. Mais il a persévéré, il n’a pas abandonné. C’est ainsi
qu’il a constamment acquis de nouvelles expériences de consolation dans
la souffrance. Il est convaincu que cela fonctionne de la même manière
avec les Corinthiens. C’est une règle d’or : celui qui partage la souffrance
partagera aussi la consolation. Il en va de même pour toi.
V8. Maintenant que la situation de l’église de Corinthe s’est améliorée et
que des fautes ont été confessées, Paul peut commencer à raconter quelque
chose sur lui-même, sur ce qu’il a vécu et ressenti. Tu ne racontes ce genre
de choses à quelqu’un d’autre que si cela l’intéresse vraiment. Tu ne ra-
contes pas à tout le monde des choses qui sont vraiment difficiles pour
toi. Tu ne les racontes qu’aux personnes dont tu sais qu’elles s’intéressent
vraiment à toi.
Révéler quelque chose de toi-même à quelqu’un d’autre peut signifier
beaucoup pour lui. Cela lui montre que tu comptes sur sa sympathie. Cela
lui donne le sentiment d’avoir de la valeur. C’est ainsi que Paul se posi-
tionne vis-à-vis des Corinthiens.
L’affliction qui lui est arrivée en Asie n’est pas une mince affaire. Nous ne
savons pas exactement à quoi l’apôtre fait référence. Certains ont pensé à
la tourmente d’Éphèse (Act 19:23-31), mais alors Paul n’en a pas souffert
le moins du monde, et il ne s’est pas montré désespéré, loin de là, plutôt
courageux et déterminé. Quoi qu’il en soit, l’expérience dont il parle ici, a
été rude et difficile.
V9. C’est précisément dans de telles circonstances, lorsqu’il n’y a plus au-
cune perspective, qu’il ne reste rien ni personne d’autre que Dieu. Lui seul
peut alors apporter une solution. Et c’est ce qu’Il fait. C’est pourquoi Dieu
permet dans notre vie des circonstances dans lesquelles nous ne voyons
plus d’issue. Il veut que nous apprenions à Lui faire confiance. Le Psaume
107 décrit de manière poignante comment toute la sagesse de l’homme
ne sert à rien lorsque les tempêtes se déchainent dans sa vie (Psa 107:23-
32). Alors il ne reste rien d’autre que de crier au Seigneur et à Lui faire
confiance. Ensuite vient la délivrance.
17
2 Corinthiens 1
Dans le Psaume 68, un autre verset magnifique correspond à cela : « Notre
Dieu est un Dieu de salut ; et c’est à l’Éternel, le Seigneur, de faire sortir de
la mort » (Psa 68:21). Paul en a fait l’expérience ; tu peux en faire l’expé-
rience aussi.
V10. Paul n’a pas résisté au chemin que Dieu prenait avec lui et aux diffi-
cultés dans lesquelles il s’est retrouvé de ce fait. Il a su transformer chaque
difficulté en une occasion de mieux connaître Dieu. Dieu veut utiliser
toutes les difficultés de notre vie pour nous libérer de plus en plus de nos
propres tentatives de nous sauver nous-mêmes ou d’essayer de nous sortir
nous-mêmes de nos difficultés. Au lieu de cela, il veut que nous appre-
nions à tout laisser entre ses mains et à Lui faire confiance qu’Il est capable
d’apporter une issue là où nous n’en voyons aucune.
Dieu veut que nous apprenions à mieux Le connaître en tant que le Dieu
de la délivrance de la détresse, en tant que le Dieu de la résurrection et de
la vie. Chaque expérience par laquelle nous apprenons à connaître Dieu de
cette manière est en même temps un encouragement pour les difficultés à
venir. Ce que Dieu a déjà fait une fois, il peut aussi le faire une autre fois.
V11. Lorsque tu connais quelqu’un avec qui Dieu s’occupe de cette ma-
nière, tu peux commencer à prier pour lui ou pour elle afin que Dieu at-
teigne son but. Paul est heureux que les Corinthiens prient pour lui. Aussi
dans d’autres lettres tu lis combien il apprécie l’intercession des croyants.
Ici, il appelle cela ‘coopérer par les prières’. Tu ne le diras peut-être pas,
mais prier, c’est travailler et même travailler dur. C’est sans doute pour
cette raison que la prière est si peu pratiquée.
Paul compte aussi sur la réponse aux prières. Il considère sa vie, dont il a
désespéré, comme quelque chose qu’il a reçu en réponse aux prières de ses
frères et sœurs. Il considère sa vie comme un don de grâce, reçu de Dieu.
Et quelle est la conséquence d’une prière exhaussée ? L’action de grâce,
n’est-ce pas ? De nombreux croyants peuvent remercier Dieu de l’avoir
laissé en vie. Dieu l’a sauvé de la mort en réponse aux prières des croyants.
Comme tu peux le constater, Paul n’est pas un individualiste, quelqu’un
qui fait son chemin tout seul sans se soucier des autres. Au contraire, les
autres croyants, aussi ceux de Corinthe, sont importants pour lui. Il sait
18
2 Corinthiens 1
qu’il a besoin d’eux. Que c’est beau de voir cela chez ce grand serviteur du
Seigneur.
Relis 2 Corinthiens 1:6-11.
A méditer : En quoi as-tu déjà fait l’expérience de la consolation de Dieu ?
L’as-tu partagée avec d’autres ?
19
2 Corinthiens 1
2Cor 1:12-17 | La visite de Paul est reportée
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
12 Ce qui fait notre gloire, en effet – comme en témoigne notre conscience –
c’est que nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore envers
vous, avec une droiture et une sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse
charnelle, mais par la grâce de Dieu. 13 Car nous ne vous écrivons rien d’autre
que ce que vous savez [bien], que vous reconnaissez, et que vous reconnaîtrez,
je l’espère, entièrement, 14 comme aussi vous nous avez reconnus en partie –
que nous sommes votre sujet de gloire, de même que vous serez le nôtre dans
le jour du Seigneur Jésus. 15 C’est avec cette confiance que [je voulais] aller
d’abord auprès de vous, pour que vous ayez une seconde grâce ; 16 je voulais
passer ensuite de chez vous en Macédoine, et de Macédoine retourner auprès de
vous ; puis vous m’auriez accompagné vers la Judée. 17 En formant ce projet,
aurais-je donc fait preuve de légèreté ? Ou bien les projets que je forme sont-ils
selon l’homme, de sorte qu’il y ait en moi le oui oui et le non non ?
Après avoir ouvert son cœur aux Corinthiens dans les versets précédents
et leur avoir permis de partager la grande détresse dans laquelle il se
trouvait, l’apôtre doit maintenant dissiper un malentendu. Ce malentendu
est la conséquence d’un changement dans son projet de leur rendre visite.
Il leur avait parlé de ce projet mais, par la suite, il a dû y renoncer (cf.
verset 23). Des mauvaises langues prétendent maintenant que Paul est un
homme sur lequel on ne peut pas compter. C’est la raison pour laquelle il
se sent obligé de se défendre.
Pourtant, il n’agit pas tellement d’une autodéfense, mais plutôt d’une
défense de son ministère, dont les Corinthiens eux-mêmes étaient le
‘fruit’. C’est donc une défense de l’œuvre de Christ dans les cœurs des
Corinthiens. Cette œuvre risque d’être anéantie s’il ne s’il ne prend pas
fermement position contre les fausses accusations qui circulent parmi les
croyants. Des fausses accusations, tu en trouve partout, dans le monde
comme dans l’église. Une fois que la machine à rumeurs tourne à plein
régime, une situation de guerre est créée en un rien de temps. La paix
disparaît alors. Ces rumeurs mettent en jeu la bonne relation entre Paul et
les Corinthiens.
20
2 Corinthiens 1
V12. Pour étouffer ce danger, Paul met d’abord en avant le témoignage de
sa conscience. S’il n’avait pas la conscience tranquille, il n’aurait jamais pu
se comporter de manière aussi simple et sincère. Dieu ne l’aurait certaine-
ment pas permis. Quelqu’un qui a des intentions non sincères sera exposé
à un moment ou à un autre.
Paul n’a pas essayé de faire accepter son message par les Corinthiens par
toutes sortes d’astuces. Pour lui, pas question d’avoir recours à des pra-
tiques malveillantes pour gagner des âmes. Il n’a pas utilisé de sagesse
charnelle, ni de méthodes qui fonctionnent bien autour des programmes
électoraux, où l’on promet beaucoup mais réalise souvent très peu.
Il est conscient de la grâce de Dieu. C’est-à-dire qu’il ne pense pas à lui-
même ni défend son propre nom ; au contraire, il veut uniquement mon-
trer ce que Dieu a fait en lui. C’est ainsi qu’il s’est comporté dans le monde
et parmi les croyants.
Il est important d’être conscient que les gens du monde et les croyants
t’observent. Lorsque ton comportement montre que tu as compris quelque
chose de la grâce de Dieu, personne n’aura rien à dire sur toi. Alors tu ne
sera pas connu comme quelqu’un de sournois, au contraire tu seras un
livre ouvert pour tout le monde.
V13 Paul peut souligner qu’il n’écrit rien d’autre que ce qu’ils savent de
lui depuis longtemps. Ce que d’ailleurs ils ont reconnu eux-mêmes. Ils ont
vu de près qu’il n’est pas un homme aux méthodes sournoises. Il espère
qu’ils ne s’engageront pas avec des personnes qui essayent de semer de la
méfiance, faisant douter les Corinthiens de ses intentions sincères.
Des croyants qui se regardent et s’écoutent avec méfiance se retrouvent
dans une spirale descendante. Tout ce qui est dit ou fait est mal interpré-
té et les relations deviennent de plus en plus difficiles et désagréables,
jusqu’à la rupture totale. Si tu remarques en toi une telle méfiance envers
quelqu’un, condamne-la et ne la laisser pas exister. S’il s’est passé ou dit
des choses que tu ne comprends pas, prie à ce sujet et parles-en avec la
personne concernée. Je sais par propre expérience combien il est facile de
supposer quelque chose, alors que, une conversation montre qu’on avait
tort.
21
2 Corinthiens 1
V14. Paul fait référence au jour du Seigneur Jésus. Ce jour-là, lui et les Co-
rinthiens se tiendront ensemble devant le tribunal du Christ. Paul pourra
alors se glorifier d’eux (et vice versa) en les montrant du doigt et en disant
au Seigneur : ‘Ils ont écouté ce que je leur ai dit en ton nom.’ Toutes les
ambiguïtés et tous les mensonges auront alors disparus.
Sais-tu ce qui est si beau ? Que tu peux déjà tenir compte de ce tribunal dès
maintenant. C’est ce que fait Paul. Il peut leur dire en toute tranquillité et
en bonne conscience que c’était son intention de venir vers eux. Il n’a pas à
s’excuser de s’être trompé.
V15. Combien il aurait aimé leur accorder cette seconde grâce ! Une pre-
mière grâce, il l’a eue, lorsqu’il était avec eux pour la première fois et qu’il
leur a annoncé l’évangile. Ils ont fait l’expérience de cette grâce. Il avait
voulu leur enseigner d’autres grâces lors d’une deuxième visite. Son cœur
est allé vers eux. Ils sont ses enfants dans la foi.
V16. C’est pourquoi il comptait sur eux pour lui donner ce dont il avait
besoin pour continuer son voyage. Cela n’a rien à voir avec la recherche de
son propre bénéfice. Au contraire, il est merveilleux de compter sur le sou-
tien de ses frères et sœurs, étant conscient qu’on est lié dans l’engagement
envers le même Seigneur. Il n’y avait donc rien de vrai dans les soupçons
selon lesquels il cherchait uniquement son propre avantage aux dépens
des Corinthiens.
V17. Il avait déjà préparé son plan de voyage. La façon dont il partage
maintenant ses plans avec eux démontre clairement qu’ils ne les a pas faits
à la légère comme un caprice. Il ne les a pas faits non plus sur la base de
calculs sur ce qui serait le plus avantageux pour lui. Non, il a été guidé par
Dieu et par son amour pour Christ et les Siens.
Il n’est pas un homme inconstant comme on prétend de lui. Tu connais
sans doute ce genre de personnes qui promettent toutes sortes de choses,
mais dont tu sais qu’ils ne tiendront pas leur promesse. Ces personnes ne
sont pas crédibles. Pour les croyants, un tel comportement est indigne de
Christ.
Le Seigneur Jésus a dit que notre mot « oui » devrait aussi être « oui » et
que notre « non » devrait vraiment signifier « non » (Mt 5:37 ; Jac 5:12).
Est-ce que les gens te connaissent ainsi ? Il n’est alors pas nécessaire de
22
2 Corinthiens 1
souligner ton ‘oui’ ou ton ‘non’ par toutes sortes de déclarations fortes. On
pourra te faire confiance dans ce que tu dis.
Si Paul aurait été quelqu’un qui disait ‘oui’ mais faisait ‘non’, comment
les gens auraient-ils pu lui faire confiance ? Comment aurait-il pu diriger
les autres ? Après tout, tu ne sais pas si tu peux compter sur lui. Un tel ne
se contrôle pas lui-même. Tu dois avoir la certitude que quelqu’un dit la
vérité, sinon tout ce qu’il dit sera remis en question.
Relis 2 Corinthiens 1:12-17.
A méditer : Les gens peuvent-ils toujours compter sur toi ? Comment réa-
gis-tu à une fausse accusation ?
23
2 Corinthiens 1
2Cor 1:18-24 | Il y a oui en Lui
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
18 Mais Dieu est fidèle : la parole que nous vous avons adressée n’est pas oui et
non. 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché au milieu de vous par
notre moyen, [c’est-à-dire] par moi, par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui
et non, mais il y a oui en lui ; 20 en effet pour toutes les promesses de Dieu, en
lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous. 21 Or celui qui nous
lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, 22 qui aussi
nous a marqués de son sceau, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos
cœurs. 23 Pour moi, j’en prends Dieu à témoin sur mon âme : c’est pour vous
épargner que je ne suis pas encore allé à Corinthe ; 24 non que nous exercions
une autorité sur votre foi, mais nous coopérons à votre joie, car c’est par la foi
que vous êtes debout.
V18. Dieu est fidèle ! Cela s’oppose à toute l’infidélité et l’inconstance dont
Paul est accusé. Il ne dit pas : ‘Je suis fidèle.’ Il laisse ce jugement à Dieu.
Il sait que Dieu est fidèle dans tout ce qu’Il a dit. Dieu n’est pas quelqu’un
qui dit parfois ceci et parfois cela. Il n’y a pas d’incertitude dans ce qu’Il
dit. Il ne change pas ses intentions. Tu peux être sûr qu’Il fera ce qu’Il a dit.
V19. Paul l’a clairement souligné dans son attitude, son comportement et
son discours. Ce qu’il a transmis aux Corinthiens dans la parole de l’évan-
gile en témoigne. Il ne leur a pas annoncé des choses douteuses. Clair
comme de l’eau de roche, il leur a présenté l’évangile d’une manière qui
ne laissait rien à désirer en termes de clarté. Comment pourrait-il en être
autrement, puisque le contenu de sa prédication est « le Fils de Dieu, Jésus
Christ ».
En mentionnant ce nom, il touche le cœur de l’évangile et aussi le centre
de tous les plans de Dieu. Avec Dieu, tout tourne autour de l’honneur et
de la glorification du Seigneur Jésus. C’est quelque chose dont tu dois de-
venir de plus en plus conscient, tout comme Paul en était si profondément
conscient que cela a déterminé le cours de sa vie.
Dans les noms du Seigneur Jésus, tu vois sa gloire. Dans le nom « Fils
de Dieu », sa Divinité éternelle est mise en évidence. Il est le Fils éter-
nel. Le nom « Jésus » exprime son humiliation. C’est le nom qu’Il a reçu
après être venu sur la terre en tant qu’homme pour accomplir l’œuvre de
24
2 Corinthiens 1
la rédemption. Le nom « Christ » signifie ‘celui qui est oint’. Ici, tu peux
penser qu’Il est Celui qui accomplira tous les desseins de Dieu.
Lorsque tu l’as ainsi sous les yeux, tu ne peux pas imaginer ne pas être
sérieux dans tes propres projets, n’est-ce pas ? Il n’y a alors qu’un seul désir
: montrer par ton discours et ton comportement que Jésus Christ est tout
pour toi. De plus en plus d’insécurités disparaîtront alors de ta vie. Bien
sûr, il s’agit d’un processus ; cela ne se fait pas du jour au lendemain. Tu
verras qu’au bout d’un certain temps, tu ne seras plus aussi ballotté par tes
sentiments. Tu sais bien qu’en Christ, tout est ‘oui et amen’, mais tu n’en
fais pas toujours l’expérience. Il est donc préférable de se concentrer sur les
choses qui sont sûres et certaines. C’est ce qui t’encouragera. C’est ainsi que
cela est présenté ici.
V20. Nous voyons régulièrement Paul parler de choses pratiques et y relier
directement quelque chose du Seigneur Jésus. On en trouve un exemple
dans 2 Corinthiens 8 et 2 Corinthiens 9. Là, il parle des croyants qui
donnent de l’argent à d’autres personnes dans le besoin. Il ne le fait pas
sans introduire aussi le Seigneur Jésus et Dieu dans le processus (2Cor 8:9
; 2Cor 9:15). Chaque fois qu’il traite de quelque chose de banal, il montre
comment cela se passe avec le Seigneur Jésus et Dieu. Il en est aussi ainsi
ici . Lorsqu’il parle de son service, il montre qu’il est lié à des promesses
inébranlables de Dieu. Ce qu’il présente aux croyants, le contenu de sa
prédication, est solide parce qu’il s’agit de Dieu et du Seigneur Jésus.
Dieu accomplira toutes ses promesses en la personne du Seigneur Jésus.
Qu’il s’agisse d’Israël ou de l’église, Dieu ne laisse rien inaccompli. Dans
l’Ancien Testament, tu lis beaucoup de choses promises à Israël. Il ne
semble pas du tout aujourd’hui que toutes ces promesses s’accompliront.
Et si cela dépendait de ce peuple rebelle, il n’en sortirait rien non plus. Mais
le Seigneur Jésus fera entrer Israël en possession de toutes les bénédictions
que Dieu a promises à son peuple. Il peut le faire et le fera parce qu’Il est
mort sur la croix et s’est débarrassé de la dette du peuple pénitent.
Quand Il reviendra, Il commencera par éradiquer tous les méchants du
peuple. Après cela, il ne restera plus que les Israélites croyants, c’est-à-dire
le peuple pénitent qui a confessé sa culpabilité devant Dieu. C’est « tout
Israël » qui sera sauvé (Rom 11:26). Ils constituent le peuple sur lequel le
25
2 Corinthiens 1
Seigneur Jésus sera roi. C’est ce peuple qui recevra toutes les bénédictions
que Dieu a promises à ce peuple sur la terre pendant le règne millénaire
du Seigneur Jésus.
Il y a aussi des promesses que Dieu a faites concernant l’église. Il les
accomplira aussi par le Seigneur Jésus. Cet accomplissement n’aura pas
lieu sur la terre, comme pour Israël, mais dans le ciel.
Il mènera certainement tout à son terme. C’est le « amen » de ce verset.
Si Dieu ou le Seigneur Jésus dit « amen », cela signifie la confirmation et
l’accomplissement. Cela indique la certitude absolue de ce qui a été dit ou
promis. Le Seigneur Jésus a toujours vécu pour glorifier Dieu et Il le fera
pour l’éternité.
Le grand miracle est qu’Il glorifiera aussi Dieu « par nous », à travers nous
qui étions des pécheurs perdus. N’est-ce pas un grand miracle que toi et
moi ayons été sauvés et puissions maintenant appartenir à l’église ? C’est
grâce à l’œuvre du Seigneur Jésus. Et tout ce que le Seigneur Jésus a fait sur
la terre et tout ce qu’il fait au ciel était et est toujours à la gloire de Dieu. Les
résultats de son œuvre sont aussi à la gloire de Dieu.
V21. Dieu a fait encore plus avec nous. Il nous a lié fermement à Christ.
Nous sommes inséparablement attachés au Christ. Quand Dieu voit
Christ, Il nous voit.
Et Il a fait encore plus. Il nous a aussi « oints » avec le Saint Esprit, tout
comme Il l’a fait avec le Seigneur Jésus. Pour nous, cela ne s’est produit
qu’après que nous ayons été sauvés de nos péchés. Pour le Seigneur Jésus,
cela a pu se produire immédiatement lors de son baptême (Mt 3:16 ; Act
10:38), c’est-à-dire au début de son apparition publique, parce qu’Il était
parfait. Cette onction indique que nous avons une place particulière dans
le cœur de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, les rois, les sacrificateurs et parfois les prophètes
étaient oints d’huile. Cette onction les consacrait à leur service. L’onction
leur donnait cette place spéciale au milieu du peuple de Dieu par laquelle
ils savaient que Dieu les avait choisis pour cette place. Grâce à l’onction,
ils en étaient conscients. Il en va de même pour toi. Après avoir cru, tu as
reçu l’onction du Saint Esprit (1Jn 2:20,27). Par cette onction, Dieu t’a mis
26
2 Corinthiens 1
à part pour lui-même et pour son service. Le Saint Esprit te donne aussi la
conscience de cela.
V22. Tu es aussi marqué du sceau du Saint Esprit. Cela signifie que tu es sa
propriété. Il a un droit sur toi et tu Lui appartiens. Tu as ici l’assurance que
le diable et ses anges n’ont plus rien à dire sur toi.
Enfin, le Saint Esprit, qui est donné dans nos cœurs, est appelé « les arrhes ».
Cela montre deux choses. Premièrement, les arrhes montrent que la pleine
possession de quelque chose d’autre n’est pas encore ta part. Tu attends
encore son accomplissement. Deuxièmement, les arrher sont comme une
avance sur l’accomplissement. Tu peux déjà en profiter maintenant. Dans
2 Corinthiens 5, il est question de la même garantie (2Cor 5:5). Là, il s’agit
d’aspirer à la maison que Dieu a préparée pour nous dans le ciel. Ici, il
s’agit de profiter des promesses que Dieu a faites.
Tu peux et tu peux déjà en jouir maintenant parce que le Saint Esprit a été
donné dans ton cœur. Ton cœur est le centre de ta vie et de ton expérience.
Les choses dont tu peux jouir, tu peux les mettre en pratique dans toute ta
vie, dans tout ce que tu fais et dans tout ce que tu dis. Cela ne donne-t-il
pas un grand éclat à ce que l’on appelle la vie quotidienne ordinaire ?
V23. La vraie raison pour laquelle Paul n’est pas encore allé à Corinthe,
c’est l’amour. Toutes les accusations à cause du changement de son plan
de voyage sont fausses et il les rejette fermement. Dieu est son témoin !
S’il était allé à Corinthe alors qu’il y avait encore de quoi critiquer spiri-
tuellement les Corinthiens, il aurait dû prendre des mesures sévères à leur
encontre. Il aurait alors dû leur infliger une sévère correction. Il a voulu
leur épargner cela. Il a attendu qu’ils soient convaincus, en réponse à sa
première lettre, qu’il y avait effectivement des choses qui n’allaient pas
chez eux.
V24. L’attitude qu’il adopte à l’égard des Corinthiens ressemble à une
domination sur leur foi, mais ce n’est pas le cas. Aucun apôtre, Paul aussi,
n’a jamais voulu se placer entre le croyant et Dieu. Jamais une personne,
aussi douée soit-elle, ne pourra s’interposer entre toi et Dieu.
Quand tu es encore jeune dans la foi, tu cours le risque de construire ta vie
de foi en suivant l’exemple de chrétiens qui te plaisent. En soi, ce n’est pas
si grave, à condition que tu t’assures d’établir ou de maintenir une bonne
27
2 Corinthiens 1
relation personnelle avec le Seigneur Jésus. Sinon, tu cours le risque de tout
imiter de ton exemple sans en avoir parlé au Seigneur. Lot était quelqu’un
qui s’appuyait entièrement sur Abraham dans sa vie de foi. Abraham était
certainement un grand croyant, mais il n’était pas un exemple parfait.
Aucun être humain n’est un exemple parfait.
Ne laisse pas les autres te dominer dans ta vie de foi, et ne règne pas toi-
même sur la foi des autres. Paul ne veut pas dominer, mais contribuer à
ce que les Corinthiens puissent à nouveau être vraiment joyeux. Le péché
dans l’église ne rend personne joyeux. Ce n’est qu’une fois le péché ôté
qu’il y a à nouveau de la joie. C’est la raison pour laquelle il leur a écrit, et
non pour exercer une autorité sur eux. D’ailleurs, ils sont debout « par la
foi ». Cela signifie qu’ils se concentrent sur Dieu et non sur les gens.
Relis 2 Corinthiens 1:18-24.
A méditer : Remercie Dieu pour toutes les certitudes que tu as reçues en
Lui et dans le Seigneur Jésus. Cite ces certitudes par leur nom.
28
2 Corinthiens 2
2Cor 2:1-11 | Tristesse, joie, pardon
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 En ce qui me concerne, j’ai donc résolu de ne pas retourner auprès de vous
avec de la tristesse. 2 Car si moi je vous attriste, qui peut me réjouir, sinon
celui qui est attristé par moi ? 3 Et j’ai écrit cela même afin que, à mon arrivée,
je n’éprouve pas de tristesse de la part de ceux dont je devrais me réjouir, étant
persuadé à l’égard de vous tous que ma joie est la vôtre à tous. 4 En effet, je vous
ai écrit dans une grande affliction et avec serrement de cœur, avec beaucoup de
larmes, non pas pour que vous soyez attristés, mais pour que vous connaissiez
l’amour que j’ai si abondamment pour vous. 5 Si quelqu’un a causé de la tris-
tesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, mais, en quelque mesure – sans exagérer
– c’est vous tous. 6 Il suffit, pour un tel homme, de cette sanction qui lui a été
infligée par le grand nombre : 7 au contraire vous devriez plutôt pardonner et
consoler, de peur qu’un tel homme ne soit accablé par une tristesse excessive. 8
C’est pourquoi je vous exhorte à confirmer votre amour pour lui. 9 En effet, si
je vous ai écrit, c’est aussi afin de connaître, à l’épreuve, si vous êtes obéissants
en tous points. 10 Or à celui à qui vous pardonnez quelque chose, moi aussi je
pardonne ; car moi aussi, ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné quelque chose, je
l’ai fait à cause de vous sous le regard de Christ, 11 pour que Satan ne prenne
pas l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses intentions.
V1-3. Paul est impatient de se rendre à Corinthe, mais sans tristesse. Cette
tristesse est le sous-entendu de sa première lettre. Il les a rendus tristes à
travers sa lettre. Heureux ! Cela signifie qu’ils se sont rendu compte qu’ils
n’agissaient pas correctement. Maintenant, ils peuvent se réjouir parce
que le fornicateur, dont il a parlé dans 1 Corinthiens 5, a été ôté de leur
milieu et parce que cet homme s’est repenti. Cet homme est devenu parti-
culièrement attristé. Sa repentance pour son péché a rendu Paul heureux.
C’était le but de ce qu’il a écrit. Il a confiance que les Corinthiens sont aussi
heureux que lui.
29
2 Corinthiens 2
V4. Il leur donne un aperçu de son cœur et montre ce qui s’y passait lors-
qu’il a écrit sa première lettre. Pour certains, cette lettre a pu faire une
impression froide et détachée, du genre : le revoilà, le type morose. Ici, il
montre ce qui l’a vraiment animé. Il y avait un serrement dans son cœur,
il y avait des larmes dans ses yeux, son motif était l’amour. Quand tu sais
que c’est l’arrière-plan d’une réprimande, cela adoucit ton cœur. Alors tu
es aussi prêt à prendre une réprimande et à corriger dans ta vie ce qui n’est
pas juste. Ce serait bien si nous nous traitions les uns les autres de cette
façon.
V5. Pourtant, il manque quelque chose aux Corinthiens. À savoir, ils
doivent aussi assurer le frère repentant de leur amour. Ils doivent lui par-
donner de tout cœur. Ce frère avait attristé Paul et aussi eux tous.
V6. Au début, ils ne s’en étaient pas tellement souciés, ils ne s’étaient même
pas attristé qu’un tel péché ait lieu au milieu d’eux (1Cor 5:2). Heureuse-
ment, à la suite de la première lettre de Paul, ils se sont attristés du péché
au milieu d’eux. Ils ont ôté le méchant de leur milieu et ont ainsi tous exercé
le punition qui était nécessaire. Mais, et c’est heureux, cela a aussi amené
l’homme à se repentir. C’est d’ailleurs le but de toute mesure disciplinaire
prise par l’église.
V7. Grâce à son repentance, la relation du frère avec le Seigneur a été ré-
tablie. Mais quelque chose d’autre doit se produire : l’église doit aussi lui
pardonner. Après tout, l’église lui a ôté à cause de son péché ; elle doit donc
l’accepter à nouveau après qu’il s’est repenti.
Ce devrait être une joie d’accepter à nouveau dans la communauté
quelqu’un qui se repent. Il est donc triste de constater que les Corinthiens
ont tardé à lui pardonner et à le réconforter. Il y a d’abord eu la lenteur à
discipliner et maintenant il y a la lenteur à pardonner.
Si tu te connais un peu, tu le reconnais sans doute. Il est parfois difficile de
pardonner vraiment. Les autres t’ont peut-être fait beaucoup de mal : tu as
été trompé, volé, victime de commérages, de brimades, de maltraitance ou
peut-être même d’abus. Il se peut qu’on ne t’ait pas demandé pardon. Tu
peux te sentir réticent à pardonner, surtout si quelque chose de mauvais et
parfois de durable t’a été fait. Dieu veut t’aider. Il y aura certainement des
30
2 Corinthiens 2
croyants qu’Il peut et veut utiliser pour cela. Cherche à les rencontrer et
discute avec eux. Cela te soulagera.
V8. Dans le cas de l’homme de Corinthe, il y a eu un véritable repentance.
En pensant à ce qu’il avait fait, cela pouvait le désespérer. Quelle misère
et quel chagrin il avait causés et infligés aux autres. Paul exhorte les Co-
rinthiens à convaincre le frère repenti de leur amour. Cela lui donnera la
paix dans son cœur. La tempête sera apaisée. Il se souviendra toujours
avec honte de ce qu’il a fait. D’ailleurs, qui n’a pas dit ou fait des choses
auxquelles il repense avec honte (Rom 6:21) ?
V9-11. En lui pardonnant, ils montreront qu’ils sont obéissants en toutes
choses. Paul se joint ensuite à eux pour pardonner aussi à l’offenseur
repentant. Les Corinthiens doivent d’abord pardonner à l’offenseur et ce
n’est qu’ensuite que Paul se joint à eux pour lui pardonner aussi. Tu vois
qu’il reconnaît pleinement la responsabilité de l’église et ne se place pas
au-dessus d’elle. Il pardonne parce que c’est la pensée de Christ. Christ est
glorifié en cela.
Le grand adversaire du Christ, Satan, fera tout pour semer la discorde.
Ce que Satan aime n’est pas inconnu, c’est tout à fait clair. Quel avantage
il tirerait s’il y avait une différence entre les actions de l’église et celles de
l’apôtre. Il veut toujours que tu bascules d’un côté ou de l’autre. Il veut que
tu t’occupes de la discipline avec légèreté. S’il n’y parvient pas, il veut que
tu sois réticent à pardonner. Que dois-tu faire ? Regarde le Seigneur Jésus.
Si tu Le portes à ton attention, tu sauras ce qu’Il faut faire.
Relis 2 Corinthiens 2:1-11.
A méditer : Quelle expérience as-tu du pardon ? Qu’est-ce qui t’a été par-
donné ? As-tu encore à pardonner à quelqu’un ?
31
2 Corinthiens 2
2Cor 2:12-17 | Une odeur de Christ
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
12 Une fois arrivé à Troas pour l’évangile du Christ, et une porte m’y étant
ouverte dans le Seigneur, 13 je n’ai pas eu de repos dans mon esprit, parce que
je n’ai pas trouvé Tite, mon frère ; j’ai donc pris congé d’eux, et je suis parti
pour la Macédoine. 14 Or grâces à Dieu qui nous mène toujours en triomphe
dans le Christ et manifeste par nous l’odeur de sa connaissance en tout lieu.
15 Car nous sommes la bonne odeur de Christ pour Dieu, à l’égard de ceux qui
sont sauvés et à l’égard de ceux qui périssent : 16 aux uns une odeur de mort
pour la mort, et aux autres une odeur de vie pour la vie. Et qui peut suffire
à cela ? 17 Car nous ne sommes pas comme plusieurs, qui frelatent la parole
de Dieu ; mais avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, nous
parlons en Christ.
V12. Paul n’est pas l’apôtre sûr de lui et confiant qui se contente de dire
comment il faut faire. Certaines parties de ses lettres peuvent donner cette
impression. Ce n’est donc pas la faute de Paul, mais celle du lecteur.
Le fait que Paul, en tant qu’apôtre inspiré, ait écrit une lettre aux Corin-
thiens qu’ils ne pouvaient pas ignorer n’enlève rien au fait qu’il était aussi
une personne ordinaire avec les mêmes sentiments que tu peux aussi
avoir. Il était en suspens. Il attendait des nouvelles de Corinthe et elles ne
venaient pas. La tension montait de jour en jour. Dans la plénitude de son
cœur et poussé par l’amour, il leur a écrit une lettre contenant de fermes
exhortations. C’était nécessaire. Comment auraient-ils pris sa lettre ? Si
seulement Titus venait maintenant ! Qui pourrait le soulager de son agita-
tion angoissante par ses messages de Corinthe.
Au moment où ces sentiments le troublent, Paul est à Troas. Il y est très
occupé. Un vaste champ de travail s’ouvre devant lui. Le Seigneur lui a
ouvert une porte là-bas, c’est-à-dire que le Seigneur lui donne de nom-
breuses occasions d’y prêcher l’évangile. Beaucoup d’évangélistes seraient
reconnaissants d’avoir un tel champ de travail. C’était un travail fructueux.
L’évangile a le cœur de Paul. Il peut se laisser aller, pour ainsi dire, et
prêcher pleinement le Christ. Il ne doute pas d’être au bon endroit, car le
Seigneur le confirme dans son travail.
32
2 Corinthiens 2
Pourtant, il est agité. Pour lui, il y a quelque chose qui va au-delà du sa-
lut des pécheurs, et c’est l’honneur de Christ tel qu’il doit devenir visible
dans la vie des croyants. Chez les Corinthiens, cela n’était pas visible dans
toutes les choses de la vie. D’où la lettre qu’il leur a adressée. S’ils écoutent
sa lettre, Christ en sera honoré. S’ils ne l’écoutent pas, Christ sera encore
plus déshonoré.
V13. Cette pensée saisit tellement Paul qu’il décide de quitter son champ
de mission et de partir à la recherche de Tite. Il doit savoir et saura com-
ment se portent les Corinthiens. Ont-ils accepté sa lettre comme la voix de
Dieu ? Se sont-ils repentis ?
Après avoir pris congé, il quitte Troas. Je suppose qu’il avait pris congé
des personnes qu’il venait d’amener au Seigneur. Il leur aura donné les
instructions nécessaires pour leur carrière de chrétiens nouvellement en-
tamée. Peut-être ont-ils essayé de le faire rester un peu plus longtemps.
Mais non, ils n’ont pas pu. Je ne sais pas si cela l’a fait aller et venir dans ses
sentiments : partira-t-il ou ne partira-t-il pas ? Le Seigneur lui a donné une
porte ouverte, remarque bien. Et puis partir ? En même temps, il y a son
désir passionné pour les Corinthiens, qu’il appelle « mes enfants bien-ai-
més » (1Cor 4:14) malgré tous leurs défauts. Il cède à son amour pour eux.
V14. Puis il tourne la tête et le cœur vers le haut et remercie Dieu. Il est
impressionnant de voir ce pour quoi il remercie Dieu, à savoir que sa vie
de serviteur est guidée par Dieu et qu’il peut faire connaître quelque chose
du Christ partout où il va. Cela ne donne-t-il pas une vision particulière
de la vie ?
Tu ne dois pas appliquer cela uniquement au service direct pour le Sei-
gneur, bien que cela s’applique principalement à cela. Tu peux te rappeler
que tu as donné toute ta vie à Dieu pour qu’Il la remplisse. Si tu ne sais pas
exactement quoi choisir, qu’il s’agisse d’une étude, d’un emploi, d’un lieu
de vie ou de quoi que ce soit d’autre, sache que Dieu veut te guider dans
ton choix. Mais avant de faire ton choix, il est important que tu vérifies
tes motivations et que tu te demandes pourquoi tu choisis quelque chose.
Ensuite, quand tu as honnêtement fait ton choix, parfois le sentiment peut
encore t’envahir, que tu as mal choisi.
33
2 Corinthiens 2
Ce que Paul dit ici peut te donner la paix dans un tel cas. Dieu nous conduit
en Christ dans une marche triomphale à travers le monde. Paul utilise ici
des images. Autrefois, le général d’une armée victorieuse rentrait dans son
pays pour y faire une entrée triomphale. Tout le monde l’applaudissait.
Tous les soldats qui marchaient à sa suite partageaient cet hommage. De
même, Paul se voit ici en relation avec Christ, le grand Vainqueur. Partout
où il allait, il montrait Christ. Il savait que Christ dirigeait sa vie et qu’il
était donc maître de chaque situation avec Christ. Après tout, Christ était
le Vainqueur ?
V15. Si tu as à cœur de magnifier Christ dans ta vie, on le remarquera tout
autour de toi, où que tu ailles. Les gens ‘sentiront Christ. Ta vie confronte
les gens avec Christ. Cela les amène nécessairement à faire un choix : pour
ou contre. Ils ne peuvent pas échapper à ta façon de vivre. De là monte
aussi une odeur agréable pour Dieu.
Imaginez à quel point Dieu doit être heureux de voir sur la terre des gens
qui Lui rappellent son Fils tel qu’il était sur la terre. Toute la vie du Sei-
gneur Jésus a été une odeur agréable pour Dieu. Chaque confrontation que
les gens ont eue avec Lui leur a offert un choix. L’odeur qu’il répandait
condamnait les gens. Après tout, personne n’a vécu à la gloire de Dieu ?
Lui, si.
Il en va de même aujourd’hui. Aujourd’hui, Dieu veut que Christ soit vi-
sible dans nos vies, dans nos paroles et dans nos actes. Cela conduira les
gens soit à s’opposer à Jésus Christ et à se retourner contre nous, soit à se
repentir à Dieu et à accepter le Seigneur Jésus dans la foi. L’odeur agréable
de Christ est une odeur qui pousse à prendre une décision, qui concerne
finalement le fait d’être sauvé ou perdu.
V16. Pour quiconque se détourne de cette odeur, pour ainsi dire en se
pinçant le nez, cette odeur signifie une odeur de mort. Pour quiconque
respire cette odeur, au plus profond de ses poumons, cette odeur signifie
la vie. Quelle importance a ta vie de chrétien après tout ! Elle place les gens
devant un choix aux conséquences éternelles.
Est-ce que le sentiment d’être totalement incapable d’une telle vie avec de
telles responsabilités t’envahit maintenant ? Je l’espère, car ce ne sont pas
34
2 Corinthiens 2
des choses que l’on fait ‘comme ça’. Paul ressent le poids de cette respon-
sabilité et s’exclame : « Et qui peut suffire à cela ? »
V17. Pourtant, il n’ajuste pas sa vie à ses propres normes ou aux normes
que d’autres personnes veulent lui imposer. Il ne frelate pas la Parole, il
n’en fait pas un marché, comme s’il pouvait en faire ce qu’il veut et l’expli-
quer comme cela l’arrange. Il veut être sincère dans toutes ses actions. Il
parle « comme de la part de Dieu », et non de la part de lui-même. Dieu est
la source dans laquelle il puise.
Aussi, il est bien conscient qu’il vit sous l’œil de Dieu, que Dieu le regarde
en tout, tandis que Christ est devant lui en tout. De cette manière, tu peux
toi aussi porter un regard sur ta vie. Cela te libère de la peur infondée de
l’opinion des gens et de la peur d’échouer dans ta vie.
Relis 2 Corinthiens 2:12-17.
A méditer : De quelle manière peux-tu être une odeur agréable de Christ ?
35
2 Corinthiens 3
2Cor 3:1-5 | Une lettre de Christ
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous
besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous ou de
lettres de recommandation de votre part ? 2 Notre lettre, c’est vous : elle est
écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes ; 3 car vous êtes
manifestés comme la lettre de Christ, rédigée par notre ministère, écrite non
avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre,
mais sur les tables de chair du cœur. 4 Telle est la confiance que nous avons par
le Christ envers Dieu. 5 Non pas que nous soyons capables par nous-mêmes
de penser quelque chose comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité
vient de Dieu,
V1. Le dernier verset du chapitre précédent peut donner l’impression que
Paul veut à nouveau faire ses preuves auprès des Corinthiens. Bien en-
tendu, il n’en est rien. Il n’est certainement pas un inconnu pour eux ? Ils
savent certainement qui il est ? Est-il donc nécessaire qu’il se recommande
lui-même ? Ou est-ce que d’autres doivent parfois le présenter aux Corin-
thiens ? Ne croient-ils pas qu’il est vraiment quelqu’un qui a consacré sa
vie au service de son Seigneur ?
Oui, il y a d’autres personnes qui sont effectivement entrées dans l’église
de Corinthe avec une lettre de recommandation. Ce sont des étrangers.
Pour éviter que de faux frères, des personnes aux motivations peu sincères,
ne se joignent aux croyants, il était d’usage d’avoir sur soi une lettre de
recommandation. Une lettre de recommandation est un témoignage écrit
donné par d’autres personnes au sujet de la personne qui porte la lettre.
Une telle lettre permet de supposer que l’on a affaire à une personne digne
de confiance.
Dans Actes 9, tu trouves un témoignage oral (Act 9:26-27) ; Saul, qui vient
de se convertir, veut se joindre aux disciples. Les croyants craignent, à
juste titre, qu’il s’agisse d’un stratagème de ce persécuteur des chrétiens.
36
2 Corinthiens 3
Barnabas, un frère dans le jugement duquel les disciples avaient confiance,
les rassure en leur racontant ce qui est arrivé à Saul.
À l’époque de confusion dans laquelle nous vivons, une telle lettre a encore
une fonction utile. Elle te permet de savoir que tu as affaire à un croyant
qui est connu comme tel par d’autres. Tu n’as donc pas besoin de t’appuyer
sur le propre témoignage de la personne. Même dans la vie sociale, les
gens demandent parfois les références de quelqu’un. Il s’agit toujours d’un
témoignage qu’une autre personne donne sur quelqu’un.
Il est important que dans l’église de Dieu, on demande de tels témoignages
s’il s’agit de quelqu’un qui n’est pas connu de l’église locale. Si cela n’est
pas fait et que n’importe qui peut circuler librement parmi les croyants
sans avoir à rendre compte, le désordre et l’erreur en sont le résultat irré-
vocable. Cela montre le soin apporté à l’église de Dieu si une église locale
en tient compte.
V2. Mais les Corinthiens n’ont certainement pas à traiter avec Paul de cette
façon ? En fait, les ‘références’ de Paul ne sont autres que les Corinthiens
eux-mêmes. Toute personne disposée à le voir peut constater auprès des
croyants de Corinthe qu’elles sont le résultat du service de Paul parmi eux.
Elles sont écrites dans le cœur de l’apôtre. Il les porte constamment ‘dans
sa poche’. Il peut donc les ‘montrer’ lorsqu’on le lui demande. Lorsqu’on
demande à Paul comment il s’engage dans le service pour le Seigneur, il
peut les montrer du doigt. Tout le monde peut voir, à travers les croyants
de Corinthe, qu’il leur a prêché Christ. C’est en Lui qu’ils ont cru et c’est
pour Lui qu’ils veulent vivre.
V3. Ils sont la ‘lettre de recommandation’ de Paul, mais ce qui est écrit sur
cette lettre, c’est Christ. Ils sont une lettre de Christ. Christ devient visible
dans leur vie. Le Saint Esprit a inscrit Christ dans leur cœur par l’intermé-
diaire de la prédication de Paul.
Tous les croyants de Corinthe constituent ensemble cette lettre. Il est bon
de se rappeler que tous les croyants de l’église locale sont nécessaires pour
lire ‘la lettre’ dans son intégralité. Chaque croyant peut montrer un autre
aspect de Christ dans sa vie. Nous avons besoin les uns des autres pour
refléter ce qui se trouve dans ‘la lettre’, c’est-à-dire Christ.
37
2 Corinthiens 3
Bien sûr, cela n’enlève rien au fait que ta vie personnelle est aussi une
lettre. Ta vie est ‘lue’ par d’autres personnes. Que lisent-ils dans ta vie ?
Mais comme il est dit ici, il s’agit toujours des croyants collectivement.
L’écriture de cette lettre est l’œuvre de « l’Esprit du Dieu vivant ». Lui seul
est capable d’accomplir cette œuvre en nous. Nous sommes le matériau
vivant sur lequel et avec lequel Il travaille. Il a écrit dans nos cœurs qui est
Christ, afin qu’Il devienne visible dans nos vies. Après tout, tu as laissé
entrer Christ dans ton cœur ? C’est du cœur que « sont les issues de la vie »
(Pro 4:23). Tout ce que tu fais dans ta vie entière trouve son origine dans
ton cœur. Dans ton cœur est maintenant écrit Christ. Tu peux aussi Le
montrer dans toutes tes actions.
Une telle chose est impossible pour la loi, qui était écrite sur des tables de
pierre. Christ et la loi ne sont pas identiques, mais Christ et la loi ne sont
pas non plus en conflit. Le Seigneur Jésus désirait ardemment accomplir
la loi et Il l’a fait. La différence est qu’en Christ, tout ce qui est de Dieu est
devenu visible, de sorte qu’Il a pu dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père »
(Jn 14:9), alors que dans la loi, quelque chose, et non pas tout, de Dieu est
devenu visible. La loi présentait à l’homme les justes exigences de Dieu,
mais aucun homme n’observait la loi. Par conséquent, rien n’est venu d’un
témoignage de Dieu aux hommes dans le monde. C’est plutôt le contraire
qui est vrai, comme tu le verras plus loin dans ce chapitre : la loi amène le
jugement, la malédiction et la mort sur l’homme.
V4-5. Le fait qu’il soit maintenant possible de montrer Christ dans le
monde ne dépend pas de tes propres efforts. Tu peux faire confiance « par
le Christ envers Dieu » pour obtenir ce dont tu as besoin pour être une
bonne lettre lisible du Christ. En toi-même, tu n’es pas capable, tu n’as pas
de force. Si tu peux être à la hauteur, ce n’est possible que dans la force de
Dieu. Tu peux pleinement compter sur cela. Paul est conscient que lui aussi
n’a pas la capacité en lui-même de bien accomplir son service, mais que sa
capacité vient « de Dieu ». Dieu est la source de la force pour son service.
Relis 2 Corinthiens 3:1-5.
A méditer : Comment peux-tu être une lettre du Christ clairement lisible ?
38
2 Corinthiens 3
2Cor 3:6-18 | L’ancienne et la nouvelle alliance
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
6 qui nous a aussi rendus capables d’être des ministres de la nouvelle alliance,
non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. 7 (Or
si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été introduit avec
gloire, au point que les fils d’Israël ne pouvaient pas arrêter les yeux sur le
visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage – gloire qui devait prendre
fin –, 8 à plus forte raison le ministère de l’Esprit ne subsistera-t-il pas en
gloire ? 9 Car si le ministère de la condamnation a été gloire, à plus forte raison
le ministère de la justice abonde-t-il en gloire ! 10 En fait, de ce point de vue, ce
qui alors a été marqué par la gloire n’a pas été glorifié en comparaison de cette
gloire qui lui est infiniment supérieure. 11 Car si ce qui devait prendre fin [a
été introduit] avec gloire, à plus forte raison ce qui demeure [subsistera-t-il]
en gloire ! 12 Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une grande har-
diesse ; 13 et [nous ne faisons] pas comme Moïse qui mettait un voile sur son
visage, pour que les fils d’Israël n’arrêtent pas leurs yeux sur l’achèvement de
ce qui devait prendre fin. 14 Mais leurs pensées ont été endurcies, car jusqu’à
aujourd’hui, dans la lecture de l’Ancien Testament, ce même voile demeure
sans être levé, parce que c’est en Christ qu’il prend fin. 15 Mais jusqu’à au-
jourd’hui, lorsque Moïse est lu, le voile demeure sur leur cœur ; 16 quand il se
tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté.) 17 Or le Seigneur est l’esprit ; mais
là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. 18 Or nous tous, contemplant
à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même
image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit.
V6. Paul est conscient qu’il n’a aucune capacité en lui-même, mais que
toutes les capacités qu’il possède viennent de Dieu. Cette pensée l’amène à
commencer à dire quelque chose à propos de la « nouvelle alliance ». C’est
de celle-ci qu’il est le serviteur et non de l’ancienne alliance, comme le sont
apparemment ses adversaires. Il faut bien voir la différence entre ces deux
alliances.
Je dirai quelque chose de général à ce sujet. L’ancienne alliance a été
conclue entre deux parties : Dieu et son peuple terrestre Israël. Les deux
parties ont pris certains engagements dans cette alliance. Israël a promis
d’être obéissant à la loi. Dieu, en retour, s’ils étaient obéissants, les béni-
39
2 Corinthiens 3
rait pour cela. Cette ancienne alliance a été piétinée et rompue de la part
d’Israël à tous points de vue. Ils ont perdu le droit à toute bénédiction par
leur désobéissance et leur rébellion contre Dieu. Dieu, au lieu de les bénir,
devrait les punir pour cela. Mais alors, comment se passeraient toutes les
bénédictions promises par Dieu ? Allaient-elles toutes prendre fin ?
Dieu a donc établi une nouvelle alliance, aussi avec Israël, mais cette fois-
ci d’une manière spéciale. Cette façon particulière consiste à ce que Dieu
n’exige plus rien de son peuple, mais qu’Il remplisse lui-même toutes les
conditions. On n’attend plus rien du peuple. Dieu lui-même accomplit tout
ce qui est nécessaire. Il répond à ce que le peuple doit accomplir et remplit
les conditions qu’Il a lui-même fixées.
La nouvelle alliance est l’alliance que Dieu conclura avec son peuple ter-
restre, Israël, et dont les conditions sont différentes de celles de l’ancienne
alliance. Sous l’ancienne alliance, le peuple assumait certaines obligations.
Cela s’est passé au mont Sinaï. C’est là qu’ils ont dit, à trois reprises : « Tout
ce que l’Éternel a dit, nous le ferons » (Exo 19:8 ; 24:3,7). Ensuite, Dieu
donne les conditions, telles qu’elles sont énoncées dans la loi.
Dans la nouvelle alliance, Dieu assume toutes les obligations. Le fonction-
nement de cette nouvelle alliance est magnifiquement décrit dans Hébreux
8 (Héb 8:8-13). Là, il devient clair que la nouvelle alliance sera aussi conclue
avec Israël et Juda – c’est-à-dire les dix et les deux tribus – donc le peuple
dans son ensemble.
Une autre chose que tu remarques en lisant cette section, c’est qu’elle
mentionne constamment ce que Dieu fera. Tu ne lis rien sur le fait qu’une
contribution soit demandée au peuple, comme c’était le cas dans l’ancienne
alliance. Si Dieu est garant, il est impossible que rien ne sorte de la nou-
velle alliance.
Pour une autre raison encore, c’est impossible. Cette raison a trait au
fondement sur lequel la nouvelle alliance a été établie. Ce fondement est
notamment le sang du Seigneur Jésus Christ qu’Il a versé sur la croix du
Calvaire. Impressionnantes sont les paroles que le Seigneur prononce
quand Il institue la cène. Il dit ensuite à propos de la coupe : « Cette coupe
est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Lc 22:20).
Dans Matthieu 26, on ajoute « en rémission des péchés » (Mt 26:28).
40
2 Corinthiens 3
Tu peux voir ici de quelle manière les conditions fixées à l’origine pour le
peuple ont été remplies : le Seigneur Jésus a pourvu. Dieu a donné son Fils
pour qu’Il accomplisse tout ce en quoi l’homme avait échoué. Le fonde-
ment de la nouvelle alliance est le sang de Christ.
Revenons maintenant à 2 Corinthiens 3. Paul se qualifie lui-même de servi-
teur de la nouvelle alliance, même si son ministère est en rapport avec les
nations plutôt qu’avec Israël. Cependant, si tu te souviens que la nouvelle
alliance est fondée sur le sang versé de Christ, les bénédictions et les res-
ponsabilités ne se limitent pas à Israël.
Par conséquent, toi aussi, tu dois t’occuper de la nouvelle alliance. Non
pas dans le sens où tu es dans une relation d’alliance avec Dieu, mais tu
peux déjà jouir des bénédictions de la nouvelle alliance parce que le sang
du Seigneur Jésus a été versé pour tes péchés et que Dieu en connaît toute
la valeur. Aussi, tu connais sûrement déjà le privilège d’avoir Christ gravé
dans ton cœur et de pouvoir révéler sa gloire dans ta vie. Israël ne pourra
pas profiter des bénédictions tant que Dieu n’aura pas repris le fil avec son
peuple. Alors les lois de Dieu seront écrites dans leur cœur et ils connaî-
tront le Seigneur (Héb 8:10-11). J’ai été un peu détaillé sur ce point parce
qu’il est important de comprendre pourquoi Paul se qualifie de serviteur
de la nouvelle alliance.
La dernière partie du verset 6 est liée à cela. La nouvelle alliance est une
alliance à laquelle est liée l’action vivifiante de l’Esprit. L’ancienne alliance
consistait en des lettres sur des tables de pierre. La nouvelle alliance
consiste en une action de l’Esprit de Dieu dans le cœur des gens – tu lis
aussi cela dans Hébreux 8.
V7-13. Dans les versets 7-16, dans une sorte d’intermède, il est précisé à
quel point tout ce qui est lié à l’Esprit est beaucoup plus glorieux que ce
qui est lié à la loi. Cela se fait sous la forme de contrastes. Tu lis à propos
de la loi qu’elle est « le ministère de la mort » (verset 7) et « le ministère
de la condamnation » (verset 9). Elle est opposée à ce qui est appelé « le
ministère de l’Esprit » (verset 8) et « le ministère de la justice » (verset 9).
Quand Moïse descend de la montagne pour la deuxième fois avec les tables
de pierre, quelque chose de la gloire de Dieu est présent. Les Israélites
voient le visage de Moïse briller. C’est parce que Moïse a été en présence
41
2 Corinthiens 3
de Dieu ; il reflète la gloire de Dieu. Les Israélites en sont aveuglés et Moïse
doit se couvrir son visage d’un voile, sinon ils ne peuvent même pas le
regarder (Exo 34:29-35).
Pourtant, ce n’est qu’une petite quantité de gloire, et le peuple n’est pas
attiré par elle, mais en a plutôt peur. En plus de cela, la loi de Moïse avait
son sens tant que le Seigneur Jésus n’était pas encore venu. Romains 10 dit
: « Le Christ est [la] fin de [la] Loi pour justice à quiconque croit » (Rom
10:4). Maintenant que Christ est venu, pour quiconque croit, la loi n’est
plus la base de sa relation avec Dieu. La gloire de la loi a en ce sens dispa-
ru, annulée.
V14-15. Les Israélites incrédules (et, malheureusement, beaucoup de
chrétiens) qui se placent sous la loi sont aveugles à cela. Sur leur cœur se
trouve une couverture. Quand ils lisent l’Ancien Testament, ils ne peuvent
y découvrir autre chose qu’un Dieu exigeant. Mais ceux qui ont accepté le
Seigneur Jésus par la foi n’ont plus de couverture quand ils « lisent Moïse ».
‘Lire Moïse’ signifie lire les livres de l’Ancien Testament écrits par Moïse.
Pour quiconque a appris à connaître Christ, cette couverture a été annulée.
V16. Il en va de même pour tout le peuple d’Israël à l’avenir. Quand il [c.-
à-d. : leur cœur] se tournera vers le Seigneur, la couverture sera enlevée.
Ils découvriront alors dans l’Ancien Testament que tout a été écrit en vue
du Seigneur Jésus. Ce fut la ‘découverte’ des disciples d’Emmaüs et des
disciples (Lc 24:26,44-46).
Tes yeux se sont-ils ouverts eux aussi ? Apprécies-tu déjà l’Ancien Testa-
ment parce que tu y lis des choses sur le Seigneur Jésus ? Le Saint Esprit
est impatient de te parler de Lui à chaque page de la Bible. L’Esprit qui a
fait écrire l’Ancien Testament l’a fait pour y introduire le Seigneur Jésus.
V17. Tout l’Ancien Testament respire l’Esprit du Seigneur Jésus. C’est le
sens de l’expression « or le Seigneur est l’esprit ». J’ai entendu des gens
dire, après avoir accepté le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur
: ‘J’ai une autre Bible.’ Ils avaient la même Bible, bien sûr, mais ils la li-
saient maintenant différemment. Le Saint Esprit, à partir du moment où
ils avaient l’assurance du pardon des péchés, avait reçu la liberté de leur
montrer la gloire du Seigneur Jésus dans l’Ancien Testament. Il n’y avait
plus de couverture.
42
2 Corinthiens 3
V18. Il est désormais possible d’admirer la gloire du Seigneur les yeux
ouverts, sans avoir peur un seul instant. C’est un privilège sans précédent.
Plus tu t’engageras avec le Seigneur Jésus comme Celui qui est maintenant
glorifié dans le ciel, plus il rayonnera de toi. Tu en seras transformé, de
sorte que Dieu et les gens verront de plus en plus le Seigneur Jésus en toi.
Relis 2 Corinthiens 3:6-18.
A méditer : Quelles sont les différences entre l’ancienne et la nouvelle
alliance ? Comment est-il possible de ressembler davantage au Seigneur
Jésus ?
43
2 Corinthiens 4
2Cor 4:1-6 | La lumière de l’évangile
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme étant des objets de miséricorde,
nous ne nous lassons pas, 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses
honteuses qui se font en secret : nous ne marchons pas avec ruse et nous ne
falsifions pas la parole de Dieu ; au contraire, par la manifestation de la vérité,
nous nous recommandons nous-mêmes à toute conscience d’homme devant
Dieu. 3 Et si même notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent,
4 en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que
la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne
resplendisse pas [pour eux]. 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes,
mais [nous prêchons] le Christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme
vos esclaves à cause de Jésus. 6 Car le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres
brille la lumière, c’est lui qui a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la
connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
V1. Il peut sembler que Paul n’ait fait que proclamer une certaine théorie
dans 2 Corinthiens 3. Cette impression disparaît complètement lorsque tu
lis 2 Corinthiens 4. Dans 2 Corinthiens 3, il se qualifie lui-même un ministre
de la nouvelle alliance (2Cor 3:6). Son ministère est lié à l’Esprit (2Cor 3:8)
et à la justice (2Cor 3:9). Dans le chapitre que tu as maintenant sous les
yeux, tu peux voir quel impact étonnant cela a eu sur sa vie.
Il commence ce chapitre par les mots « c’est pourquoi ». Cela montre
qu’il fait le lien avec ce qui a précédé. Le ministère qu’il a reçu l’incite à
continuer, à persévérer et à ne pas se laisser. En effet, il y a beaucoup de
résistance et d’opposition. Pourtant, il est intérieurement plein de force.
C’est parce qu’il est bien conscient qu’il a bénéficié de la miséricorde. C’est
ce qui le pousse à faire preuve d’un zèle acharné dans son service pour le
Seigneur.
Rien ne te donne plus de force pour vivre vraiment pour le Seigneur que
l’impression que tu as personnellement de la miséricorde qui t’a été faite. Si
44
2 Corinthiens 4
tu penses à la miséricorde, tu peux en trouver une merveilleuse illustration
dans Luc 10, dans la parabole du bon Samaritain (Lc 10:30-37). Le Seigneur
Jésus raconte cette parabole et Il est lui-même ce bon Samaritain. Tu le
vois s’occuper d’un homme qui est tombé entre les mains de brigands et
qui est en très mauvais état. C’est exactement une image de toi, comment
tu étais quand tu ne connaissais pas encore le Seigneur Jésus. C’est ainsi
que le Seigneur Jésus t’a trouvé et qu’Il a pris soin de toi. Plus tu réaliseras
profondément à quel point tu étais misérable, plus tu voudras te consacrer
avec zèle au service du Seigneur. C’est ainsi que cela a fonctionné pour
Paul. Il a persévéré, quelle que soit l’ampleur de l’opposition.
V2. Paul ne procède pas en secret. Ce sont les faux docteurs qui le font. Les
faux docteurs sont des personnes qui prétendent être de vrais serviteurs
de Dieu, mais qui ne cherchent qu’à s’enrichir. Leur tactique consiste à
chercher d’abord quelques membres d’une église qui ne sont pas si fermes
dans leur foi. C’est là qu’ils apportent leurs faux enseignements. Lorsqu’ils
ont acquis suffisamment d’influence, ils se présentent ouvertement avec
leurs faux enseignements et font alors beaucoup de mal. Paul ne procède
pas de cette manière détournée.
Son message va droit au but, il est clair et net ; il ne contient ni ruse ni
falsification les paroles de Dieu. Il dit la vérité qu’il a reçue de Dieu. Tout le
monde peut, et même doit, l’entendre. Chacun peut la tester avec lui et voir
si elle est vraie pour lui. Sinon, il n’a qu’une belle histoire, et sa pratique
montrerait que son histoire ne vaut rien.
Malheureusement, il y a beaucoup de chrétiens qui ont effectivement la
bouche pleine de toutes sortes de vérités bibliques, mais dont on ne voit
rien dans leur vie. Alors ce qu’ils ont à dire ne fera pas non plus une im-
pression réelle et durable sur les auditeurs. Il est important que ce que tu
dis avec ta bouche s’exprime dans ta vie. C’est alors que les consciences
des personnes que tu atteins avec ton témoignage sont interpellées. Si tu
vis devant Dieu, constamment conscient de sa présence, la vérité que tu dis
impressionnera les autres.
V3-4. Les personnes qui rejettent encore l’évangile malgré un témoignage
clair montrent qu’elles sont complètement aveugles. Leurs yeux sont
couverts, ils ne voient pas. T’est-il déjà arrivé de parler de l’évangile à
45
2 Corinthiens 4
quelqu’un et que tes paroles n’aient rien apporté à l’autre personne ? Pour
toi, tu n’aurais pas pu dire les choses plus clairement et pourtant tu n’as
pas réussi à passer. Comment cela se fait-il ?
Eh bien, c’est parce que les gens, comme toi tout à l’heure, ont été aveuglés
dans leur esprit par le dieu de ce siècle, Satan. Une fois que tes yeux sont
ouverts à la gloire de l’évangile, il est presque incroyable que tant de gens
ne la voient pas. Pourtant, tu sais aussi à quel point Satan est rusé pour
empêcher les gens de choisir le Christ. Il a d’innombrables méthodes pour
cela. Le luxe et la prospérité, le succès, la richesse, la carrière, mais aussi les
grands chagrins et la maladie, il les utilise pour que les gens soient aveu-
glés par eux, sans avoir un œil pour quelqu’un d’autre. Il est extrêmement
triste que « la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image
de Dieu, ne resplendisse pas [pour eux] ».
Quelle substance dans cette phrase ! Il faut juste que tu laisses tous ces
mots s’imprégner dans ton esprit. Quel monstre diabolique est « le dieu
de ce siècle » pour s’acharner à priver les gens de cela. Ce sont les gens qui
sont désignés comme « ceux qui périssent ». Un sort terrible les attend !
Travaillons à en atteindre beaucoup plus avec l’évangile. Un contraste
saisissant est peint ici. Au verset 6, cela est indiqué de manière encore plus
nette.
V5. Mais d’abord, Paul revient à sa prédication. Dans sa prédication, il
braque les projecteurs non pas sur lui, mais sur le Christ Jésus. Il ne veut
pas lier les gens à lui-même, mais au Seigneur Jésus. Ce faisant, il ne le
prêche pas en tant que Sauveur, mais « comme Seigneur ». Il le dit ainsi
pour une raison bien précise. Paul est attentif dans sa prédication au fait
que le Seigneur Jésus a tous les droits sur chaque être humain. Bien sûr, il
est beau de présenter Jésus comme Sauveur aux personnes perdues, mais
il est aussi nécessaire de le présenter comme Seigneur. Personne n’échappe
à sa domination.
Cette reconnaissance est une condition préalable pour être sauvé. Dans
Romains 10, cette condition est clairement énoncée (Rom 10:9). Ceux qui
refusent de le reconnaître comme Seigneur maintenant seront bientôt
contraints de le faire (Php 2:9-11). Ceux qui le reconnaissent comme Sei-
gneur le montreront dans leur vie. C’est aussi le cas de Paul. Il ne se fait
46
2 Corinthiens 4
pas seulement esclave du Seigneur Jésus, mais même esclave des croyants,
parce qu’il aime le Seigneur Jésus et veut Le servir en tout.
V6. Il aime faire cela parce que dans son cœur, la lumière a brillé. Il en a été
de son cœur – et de chaque cœur dans lequel la lumière a brillé – comme
de la création. Le cœur de tout homme qui pense qu’il n’a pas besoin de
Dieu et de Christ est sombre. Il y fait aussi sombre que les ténèbres qui ont
recouvert la terre. Puis Dieu va mettre de l’ordre dans la masse désordon-
née par son Esprit qui planait sur la face des eaux (Gen 1:1-2). De la même
manière, l’Esprit de Dieu va travailler sur le cœur sombre et méchant d’un
pécheur. La voix de Dieu retentit alors : « Que la lumière soit » (Gen 1:3).
De la même manière, une œuvre puissante et irrésistible de Dieu a eu lieu
dans ton cœur. La lumière a été allumée dans ton cœur et tu as été ame-
né à voir « la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ ».
Encore une phrase au contenu formidablement riche. Quel changement
gigantesque ! Il ne peut manquer que ce qui s’est passé dans ton cœur
irradie ta vie.
Après ce témoignage personnel de Paul – que tu peux imiter ! – tu appren-
dras dans les versets suivants de quelles manières cette gloire peut être la
plus visible dans ta vie.
Relis 2 Corinthiens 4:1-6.
A méditer : Comment peux-tu t’armer au mieux contre le découragement
dans le service pour ton Seigneur ?
47
2 Corinthiens 4
2Cor 4:7-15 | Le trésor dans des vases de terre
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la
puissance soit de Dieu et non pas de nous ; 8 nous qui sommes dans les tribula-
tions de toute manière, mais non pas dans la détresse ; dans la perplexité, mais
non pas sans ressource ; 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; terrassés,
mais ne périssant pas ; 10 portant toujours, partout, dans le corps, la mort de
Jésus, afin que la vie de Jésus, aussi, soit manifestée dans notre corps. 11 Car
nous qui sommes vivants, nous sommes toujours livrés à la mort à cause de
Jésus, afin que la vie de Jésus, aussi, soit manifestée dans notre chair mortelle.
12 Ainsi, la mort opère en nous, mais la vie en vous. 13 Or, ayant le même
esprit de foi, selon ce qui est écrit : “J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé”, nous
aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons, 14 sachant que celui qui
a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous pré-
sentera avec vous. 15 Car tout est pour vous, afin que la grâce, abondant par
le moyen du grand nombre, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
V7. Les premiers mots de ce verset montrent un lien évident avec le verset
6. Pour bien réaliser la valeur de ce qui suit, tu dois d’abord savoir ce que
l’on entend par « ce trésor ». Tu dois aussi savoir ce qu’on entend par « des
vases de terre ».
Tu trouveras une description de « ce trésor » au verset 6. Le mot « trésor »
indique quelque chose de valable, de précieux. La connaissance de la gloire
de Dieu vue en Jésus Christ n’est-elle pas quelque chose de bouleversant ?
C’est vraiment inimaginable à quel point c’est grand ! Avant, tu étais en
dehors de Dieu, errant dans la vie, perdu, sans espoir, ne possédant rien,
le cœur vide. Maintenant, tu as dans ton cœur un trésor dont tu as du mal
à réaliser la valeur. Tu connais Dieu parce que tu as rencontré et accepté le
Seigneur Jésus. Dans Colossiens 2, il est dit que dans Christ « sont cachés
tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2:3). Que veux-tu
de plus ? Il n’est tout simplement pas possible d’en avoir plus.
Et qu’entend-on par le vase de terre ? Dans la Bible, un vase est souvent un
mot utilisé pour désigner une personne ou le corps d’une personne. Dans 1
Thessaloniciens 4, le mot pour « corps » est littéralement « vase » (1Th 4:4),
et dans 1 Pierre 3, les mots « nature plus délicate, féminine » sont littéra-
48
2 Corinthiens 4
lement « comme avec un vase plus faible, féminin » (1Pie 3:7). Dans notre
verset, un autre mot est ajouté. Il fait référence à un vase de terre. Cela met
l’accent sur sa fragilité. Contrairement à un trésor, qui est quelque chose de
précieux, un vase de terre n’a que peu de valeur.
Ce n’est pas sans raison que Paul présente les choses de cette façon. Cela
me fait penser – et peut-être que Paul y pensait aussi – à l’histoire de Gé-
déon dans Juges 7. Il y est question d’une petite armée de seulement trois
cents hommes. Cette petite armée doit faire face à un ennemi surpuissant,
qui tient le peuple d’Israël en esclavage. Tu lis quelles « armes » Gédéon
distribue à ses hommes : des trompettes, des cruches vides et des torches
qu’ils doivent mettre dans les cruches (Jug 7:16). Tu lis aussi comment ils
utilisent ces armes : ils sonnent des trompettes, brisent les cruches et les
torches deviennent visibles (Jug 7:20). Cela fait croire aux ennemis qu’ils
sont entourés d’une grande armée et ils s’enfuient.
Peux-tu déjà voir ici une similitude avec le verset 7 ? La torche est le trésor,
« la lumière », et la cruche est le vase de terre. Il s’agit de ce trésor qui
sort dans tout son éclat dans ta vie. Il ne s’agit pas de ta vie, de ta propre
personne. Il faut que tu n’aies pas une haute opinion de toi-même, le vase
de terre, et que tu ne cherches pas ton propre intérêt. Une bonne opinion
de tes propres capacités est mal placée. Tu n’as pas le pouvoir en toi de
faire briller la lumière. Plus tu t’en rends compte, plus la puissance de Dieu
devient visible en toi et plus la lumière brille dans ta vie.
V8-9. Ces versets montrent comment cela fonctionne. Tu lis d’une part
comment le vase de terre est brisé et d’autre part comment la puissance de
Dieu est là pour rendre le trésor visible. Ces deux versets contiennent les
éléments suivants.
1. D’une part, « dans les tribulations de toute manière » – le vase de terre
est donc brisé ;
2. d’autre part « non pas dans la détresse » – car la puissance de Dieu
donne l’issue.
Ces deux aspects se retrouvent aussi dans les éléments suivants :
1. « dans la perplexité » – vase de terre, « mais non pas sans ressource » – la
puissance de Dieu fournit une issue ;
49
2 Corinthiens 4
2. « persécutés » – vase de terre, « mais pas abandonnés » – Dieu est là avec
sa puissance ;
3. « terrassés » – le vase de terre, « mais ne périssant pas » – Dieu l’empêche
par sa puissance.
Quand la faiblesse du vase de terre se fait sentir, Dieu a l’occasion de faire
sentir sa puissance exceptionnelle. Sinon, c’est à nous que reviendrait le
mérite et non à Dieu, alors que le fait est que c’est à Lui que revient le
mérite.
Dans Juges 7, tu lis la même chose. Dieu veut éviter qu’Israël ne s’acharne
sur lui-même (Jug 7:2). Il réduit donc l’armée à trois cents hommes et dit
ensuite : « Par les 300 hommes [...] je vous sauverai » (Jug 7:7). Tu com-
prends : plus la cruche était brisée, plus la lumière de la torche était visible.
Avec cela, tu as en même temps une (possible) explication des épreuves
que tu vis parfois toi-même, ou que tu vois chez les autres. Elles servent à
rendre le trésor visible en tant que le trésor de Dieu, alors que nous dispa-
raissons nous-mêmes de la vue.
V10. Ainsi, les serviteurs de Dieu sont contraints par de dures circonstances
à avoir toujours sous les yeux « la mort de Jésus ». Quand tu regardes cela,
tu vois ta propre mort. C’est ainsi qu’on t’empêche de vivre pour toi-même.
C’est ainsi que l’on fait de la place à « la vie de Jésus ». Sa vie se reflète alors
dans tes actions et ta démarche, dans ton parler et ton comportement.
V11-12. Voilà pourquoi Paul est toujours livré à la mort. Tu vois qu’il dit
« toujours » ? Ce qui lui arrive ne lui arrive pas qu’une seule fois. Son ser-
vice de dévouement au Seigneur Jésus le met dans les plus grands dangers.
Repense à ce qu’il a écrit à ce sujet dans 2 Corinthiens 1 et lis simplement
ce qu’il dit à ce sujet plus loin dans 2 Corinthiens 11. Tout ce qui lui arrive
a une conséquence merveilleuse pour les Corinthiens. Il met sa vie en jeu
pour que d’autres, y compris les Corinthiens, aient part à la vraie vie.
V13. Une vie comme celle de Paul ne peut être soutenue que d’une seule
manière : uniquement par la puissance de la foi. Il possède le même es-
prit de foi que les croyants de l’Ancien Testament possédaient aussi. C’est
pourquoi Paul cite ici un verset du Psaume 116 (Psa 116:10). Là où la vraie
50
2 Corinthiens 4
foi est présente, on en parlera, précisément au milieu de toute opposition.
Tu ne peux tout simplement pas rester silencieux.
V14. Et si tu te souviens aussi que Dieu a toujours le dernier mot, alors tu
es victorieux. Après tout, Dieu a ressuscité le Seigneur Jésus, n’est-ce pas ?
Le Seigneur Jésus a aussi dû payer de sa vie le témoignage qu’Il a rendu.
Bien sûr, sa mort implique bien plus que seulement son témoignage. Il
t’a sauvé du jugement par sa mort. Mais le point important ici est que la
résurrection du Seigneur Jésus constitue un formidable encouragement.
Dieu L’a ressuscité. L’encouragement qui en découle, c’est que Dieu te res-
suscitera aussi sûrement si ton témoignage devait te coûter la vie. Alors,
comme Paul, tu te tiendras devant Lui. Aucune circonstance de ta vie ne
peut changer cela. Elle est fixée par la puissance de Dieu.
V15. Si tu considères les difficultés que tu rencontres dans ton service pour
le Seigneur Jésus de cette façon, tu vois la grâce de Dieu transparaître.
Plus vous pourrez servir les autres croyants au milieu des difficultés et des
épreuves, plus il y aura d’actions de grâces, ce qui est à la gloire de Dieu. Le
fait de briser le vase de terre n’en vaut-il pas la peine, si l’on considère que
le résultat final est que Dieu sera glorifié dans tous les Siens ?
Relis 2 Corinthiens 4:7-15.
A méditer : Comment vis-tu le fait d’avoir « un trésor dans un vase de
terre » ?
51
2 Corinthiens 4
2Cor 4:16-18 | Ce qui est temporaire et ce qui est éternel
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
16 C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais, même si notre homme
extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour.
17 Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure
surabondante, un poids éternel de gloire, 18 nos regards n’étant pas fixés sur
ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas : car les choses qui se voient sont
temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.
V16. Si tu apprends à voir ta vie de chrétien avec toutes ses difficultés
comme Paul l’a décrit dans les versets précédents, tu ne te décourageras
certainement pas. Il n’y a alors pas du tout de raison pour cela. Il se peut
très bien que la souffrance pour le Seigneur use l’homme extérieur, le corps.
À travers tous les âges, de nombreux croyants ont connu des épreuves
parce qu’ils voulaient rester fidèles au Seigneur. Si tu veux glorifier Dieu
dans ton corps (1Cor 6:20), tu dois garder à l’esprit que cela peut se faire
au détriment de ce corps.
Vivre pour Christ, c’est souffrir pour Christ. Cela demande toute l’énergie
dont tu disposes dans ton corps. En tant que jeune croyant, à l’école, au
travail ou peut-être à la maison, il te faut vraiment une partie de tes forces
pour nager chaque jour à contre-courant. Être chrétien, ce n’est pas avancer
tranquillement vers la fin.
D’ailleurs, cela ne veut pas dire que tu dois être irresponsable ou insou-
ciant avec ta santé. Tu es aussi l’administrateur de ton corps. Le Seigneur
en est le Propriétaire. Une mise en garde contre le mysticisme s’impose ici.
En effet, le corps ne doit pas être considéré comme une sorte de donjon,
une coquille qui empêche l’esprit de se développer. Le mysticisme voit les
choses de cette façon et propose toutes sortes de techniques pour mettre le
corps « sous contrôle » afin que l’esprit puisse se mouvoir plus librement.
Dans sa Parole, Dieu condamne le « fait qu’elles n’épargnent pas le corps
en ne [lui] rendant pas un certain honneur » (Col 2:23).
L’idée n’est pas d’essayer de comprendre comment échapper aux besoins
naturels du corps afin de devenir plus ‘spirituel’ par la suite. Un exemple
est d’essayer de se contenter de moins en moins de sommeil. Une telle
52
2 Corinthiens 4
« détérioration » du corps n’est que le résultat d’un raisonnement erroné.
Le corps a une grande valeur aux yeux de Dieu.
Ce dont il est question dans cette section, c’est que l’inimitié de l’homme
envers Dieu ne peut se concentrer sur rien d’autre que le corps du croyant.
Peu importe à quel point cela fait dépérir l’apparence extérieure du ser-
viteur, il y a quelque chose dans le serviteur qui ne peut pas être brisé.
À l’intérieur, dans ses relations avec Dieu et avec le Seigneur Jésus, le
chrétien fait l’expérience d’un renouvellement constant. La décrépitude
signifie le déclin, le renouvellement signifie le progrès. Chaque fois qu’il
est attaqué, il y a une nouvelle prise de conscience intérieure de la présence
de la puissance de Dieu.
Les attaques de l’ennemi qui te visent et les difficultés qui t’entourent
n’ont, si tout se passe bien, que pour effet de te pousser vers Dieu. Avec
Lui, tu acquiers une nouvelle impression de sa puissance qui peut repous-
ser n’importe quelle attaque et surmonter n’importe quelle difficulté. En
conséquence, tu reçois une nouvelle force spirituelle pour continuer. Tu
peux faire l’expérience de ce renouvellement tous les jours. Ainsi, le verset
16 est un grand encouragement dans ton service pour le Seigneur.
V17. Ce verset est un encouragement encore plus grand. Ce verset envi-
sage les choses à la lumière de l’éternité. En fait, tu vois ici une balance,
un équilibre. Il y est question de « légèreté » et de « poids ». D’un côté de
la balance, Paul met « la tribulation » et de l’autre, il met « la gloire ». Que
va faire la balance ? Se balancer un peu d’avant en arrière ? Maintenant la
tribulation un peu plus lourde et ensuite la gloire ? Pas du tout. Regarde
comment la balance penche du côté de la gloire. Il n’y a vraiment aucune
comparaison possible ! De la tribulation, il dit qu’elle est d’un moment et
d’un poids léger. Pour ce qui est de la gloire, il dit qu’elle a une « mesure
surabondante, un poids éternel de gloire ».
Les expériences de Paul sont-elles vraiment un moment et légères ? Est-ce
vraiment seulement un moment et léger ce que les croyants doivent parfois
endurer pendant des années, au milieu des persécutions les plus amères ?
Est-ce vraiment un moment et léger que ce que tu dois endurer parfois ?
Permettez-moi de te dire que Paul ne rabaisse pas ici la souffrance et ne
fait pas comme si elle n’était rien. Il ne fait pas non plus de comparaison
53
2 Corinthiens 4
entre les différentes façons dont les croyants peuvent souffrir. Ce qui peut
être une épreuve sévère pour un croyant peut ne pas l’être du tout pour un
autre. Les circonstances sont souvent différentes pour chaque croyant. Par
conséquent, nous ne pouvons jamais comparer correctement.
Paul ne compare donc pas ici les différentes formes de souffrance. Ce qu’il
fait, c’est une comparaison entre la souffrance que chaque serviteur de
Dieu doit affronter à sa manière et la gloire à venir. Et à partir de cette com-
paraison, chaque croyant finira par dire que sa souffrance, aussi lourde et
prolongée soit-elle, est éclipsée par ce qu’il recevra bientôt.
En fait, c’est cette souffrance qui opère cette gloire. C’est-à-dire que plus la
tribulation est ressentie comme intense, plus l’expérience et la jouissance
de la gloire seront abondantes. Avec cela, c’est comme avec la douleur phy-
sique. Si tu n’as pas de douleur et que tu te sens en bonne santé, tu seras
certainement reconnaissant pour cela. Mais l’appréciation de ta santé ne
sera-t-elle pas plusieurs fois plus grande immédiatement après que tu as
des douleurs atroces et que tu es soulagé de ces douleurs ?
V18. Bien sûr, ce n’est qu’un faible exemple, mais c’est ainsi que cela fonc-
tionne avec la comparaison de la tribulation et de la gloire. Si tu as bien
équilibré les aspects du verset 17, tu n’auras plus besoin des choses que tu
vois. Ce que tu vois n’est que temporaire. Un temps vient où tout périra
par le feu. Il n’en restera rien. Alors pourquoi se préoccuper des choses
dont se préoccupent ceux qui n’ont pas Dieu ? Ils n’ont rien d’autre. Ton
œil a vu d’autres choses, des choses éternelles. Il est important de garder
constamment ton regard sur celles-ci.
Il y a tellement de choses qui peuvent occuper ton œil. Tout dans le monde
visible vise à attirer et à capter ton œil, et donc ton attention. C’est par l’œil
que le péché est entré dans le monde. Il suffit de lire Genèse 3 : « La femme
vit que l’arbre était bon à manger [...] elle prit de son fruit et en mangea »
(Gen 3:6). Mais il ne suffit pas de détourner le regard de quelque chose, de
ne pas regarder quelque chose. En tant qu’enfant de Dieu, tu as besoin de
quelque chose que tu peux regarder, vers quoi tu peux tourner ton regard.
Ici, on dit généralement ce que tu peux regarder : les choses que tu ne peux
pas voir. C’est à toi de t’occuper de ces « choses ».
54
2 Corinthiens 4
Quelles sont donc ces « choses » ? Ce sont des choses que tu ne peux pas
voir avec tes yeux physiques, mais seulement avec « les yeux de votre
cœur étant éclairés » (Éph 1:18). Tu peux regarder avec ton cœur tout ce
que tu as déjà reçu de Dieu dans le Seigneur Jésus et tout ce que tu recevras
encore. Regarde le Seigneur Jésus tel qu’Il est maintenant dans le ciel. Il a
été glorifié par Dieu qui L’« a fait et Seigneur et Christ » (Act 2:36). Cela
signifie que tout Lui est soumis – Il est Seigneur – et que tous les plans
de Dieu seront réalisés en Lui – Il est Christ. N’est-ce pas suffisant pour
remplir tout ton champ de vision ?
Relis 2 Corinthiens 4:16-18.
A méditer : Sur quoi ton œil est-il concentré ?
55
2 Corinthiens 5
2Cor 5:1-5 | Un édifice de la part de Dieu
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 En effet, nous savons que si notre maison terrestre – simple tente – est dé-
truite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas
faite de main, éternelle, dans les cieux. 2 Car aussi, dans cette [tente], nous
gémissons, désirant avec ardeur revêtir notre domicile qui est du ciel, 3 si tou-
tefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. 4 Oui, nous qui
sommes dans cette tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous
désirions être dépouillés, mais [nous] désirons être revêtus, afin que ce qui est
mortel soit absorbé par la vie. 5 Or celui qui nous a formés pour cela même,
c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit.
V1. Cette section est directement liée à la conclusion du chapitre précédent.
Là, Paul nous dit qu’il ne se laisse pas décourager, même si son corps est
épuisé par la souffrance. Ici, il explique pourquoi il ne se décourage pas.
Il fait une comparaison dans 2 Corinthiens 4 entre ta vie sur la terre avec
toutes ses épreuves et celle qui t’attend quand tu seras avec le Seigneur. Et
qu’est-ce qui t’attend avec le Seigneur ? Au verset 1, la réponse est : « Un
édifice de la part de Dieu. » Il n’y a aucune incertitude à ce sujet pour le
chrétien. C’est pourquoi Paul dit : « En effet, nous savons. » Cela exclut
tout doute.
2 Corinthiens 4 indique clairement que « notre maison terrestre – simple
tente [c’est-à-dire le corps que nous avons maintenant] – est détruite ».
Pierre parle également de son corps comme d’une « tente » (2Pie 1:13-
14), ce qui signifie qu’il s’agit d’une habitation temporaire, une demeure
dans laquelle tu n’habiteras pas pour l’éternité. Une tente est aussi une
habitation mobile, indiquant que la terre n’est pas ta demeure permanente.
Il en va de même pour ton corps. Le corps que tu as maintenant n’est
pas celui avec lequel tu passeras l’éternité. Pour cela, il présente trop de
traces de péché. Dans Philippiens 3, le corps que tu as maintenant est donc
appelé « notre corps d’abaissement » [litt. : le corps de notre abaissement]
56
2 Corinthiens 5
(Php 3:21). Dieu ne peut pas se contenter de t’avoir avec ce corps auprès
de lui-même dans le ciel. Non, Il a quelque chose de bien mieux pour toi.
Il a pour toi « un édifice » qui n’a pas été fait de main d’homme, mais qu’Il
a lui-même conçu et préparé. Cet édifice n’est pas, comme ton corps actuel,
temporaire et relié à la terre, mais il est éternel et relié avec le ciel. Il ap-
partient aussi dans le ciel. Cet édifice de Dieu est le corps que tu recevras
quand le Seigneur Jésus viendra te prendre avec tous les Siens.
V2. Je ne sais pas si tu connais aussi ce « gémissement ». Ce gémissement
vient de l’expérience des limites de ton corps. C’est un sentiment intérieur
de tristesse, pour lequel tu n’as pas de mots. Le gémissement survient
quand quelque chose te déprime, quand il y a des choses que tu voudrais
changer, mais que tu n’as pas la possibilité de faire. Tu as la vie nouvelle
en toi, tu as envie de servir Dieu, mais tu te sens empêché de le faire. C’est
parce que tu vis dans un monde qui ne tient absolument pas compte de la
volonté de Dieu.
Tu en fais l’expérience lorsque tu parles de l’évangile aux gens. Quelle
indifférence et quelle opposition ! Ils se moquent de Dieu et persécutent
tous ceux qui défendent le Seigneur Jésus. Tu veux donc être délivré de
cette ‘tente terrestre’ et revêtu de cette domicile qui est du ciel.
Il est question de « revêtir ». Cela signifie que notre corps est un vêtement
sur lequel un autre vêtement est posé de manière à ce que l’on ne voie plus
rien de celui qui est en dessous. Ce « revêtir » signifie que notre corps sera
changé lors de la venue du Seigneur Jésus.
V3. À première vue, ce verset semble difficile, et si tu ne le lis pas attenti-
vement en lien avec les versets qui l’entourent, tu pourrais même penser
qu’il y a encore des incertitudes. Mais si le verset 2 et le verset 4 sont clairs
pour toi, tu comprendras aussi ce verset.
Au verset 3, il est question d’être « vêtu » et, par contraste, de « ne pas être
trouvé nu ». « Vêtu » signifie ici avoir un corps littéral. ‘Nu’ signifie se tenir
devant Dieu pour son propre compte. Ainsi, Adam se sent nu devant Dieu
après avoir péché, malgré son ceinture de feuilles de figuier (Gen 3:7,10). Il
ne ressent plus cette nudité lorsque Dieu a prévu une couverture pour sa
nudité. Dieu a pris la peau d’un animal pour cela (Gen 3:21). C’est-à-dire
57
2 Corinthiens 5
qu’un animal a été tué dans ce but. La nudité d’Adam a été couverte en
vertu de la mort d’un animal innocent.
De cela, tu peux tirer la leçon que pour ne pas être trouvé nu, tu dois être
revêtu d’un vêtement dont Dieu lui-même a pourvu. Ce vêtement, c’est le
Seigneur Jésus. Celui qui est nu devant Dieu, qui n’a pas de couverture
pour ses péchés, ne pourra pas être revêtu à la venue du Seigneur Jésus.
Être revêtu n’arrivera qu’à ceux qui sont aussi vêtus dans un sens spirituel,
qui, comme le dit Romains 8, « sont dans le Christ Jésus » (Rom 8:1).
Bien que ce livre soit écrit pour les croyants, il se peut qu’il y ait encore
quelqu’un parmi les lecteurs qui ait besoin qu’on lui dise que « bien que
vêtu », il serait encore « trouvé nu » quand le Seigneur Jésus viendrait au
moment où il lirait ce livre. Dans ce cas, ne continue pas à lire, mais plie
d’abord les genoux et confesse tes péchés à Dieu. Il t’acceptera si tu viens,
tel que tu es.
Si tu te repens sincèrement de tes péchés, tu peux savoir que Dieu te par-
donne grâce à ce que le Seigneur Jésus a fait sur la croix. Une chanson, que
je chante souvent avec d’autres dans la rue, dit : « Il veut encore pardonner,
quoi que tu aies fait de mal, mais tu dois tout donner, car ce n’est qu’alors
que tu seras libéré.’ C’est une grande invitation. Prends-la !
V4. Seuls les croyants seront « revêtus », c’est-à-dire que leur corps sera
changé à la venue du Seigneur Jésus. La signification est encore plus
forte. Quand nous sommes revêtus, non seulement on ne voit plus rien
du sous-vêtement, mais il n’est plus là du tout. Le ‘vêtement de dessus’
« absorbe » le ‘vêtement de dessous’, de sorte qu’il n’en reste plus rien. Tu
as aussi lu ce changement, où l’ancien est complètement remplacé par le
nouveau, dans 1 Corinthiens 15 (1Cor 15:51-54).
Ce que Paul écrit ici est d’autant plus clair qu’il dit préférer de loin être
trop revêtu que dépouillé. Lorsque le corps est comparé à un vêtement,
être déshabillé ne peut rien signifier d’autre que mourir, ce qui, dans cette
comparaison, est perçu comme le fait d’enlever un vêtement. Eh bien, Paul
préfère de loin faire l’expérience de la venue du Seigneur Jésus et être
changé à cette venue, plutôt que de devoir mourir d’abord, pour ressusci-
ter ensuite à sa venue. C’est ainsi qu’il aspire intensément à cette maison
dans les cieux. Peux-tu lui répéter cela ?
58
2 Corinthiens 5
V5. Ceux qui ont fait cela attendent avec impatience la venue du Seigneur
Jésus et tout ce qui est lié à cette venue. Tout cela a été préparé par Dieu. Et
ce qui est beau, c’est que non seulement Dieu a tout préparé pour toi, mais
Il t’a aussi préparé. La preuve en est qu’Il t’a donné les arrhes de l’Esprit.
Relis ce que j’ai écrit plus haut à propos du « arrhes » (2Cor 1:22).
L’Esprit nous a déjà été donné et il nous donne du courage en nous per-
mettant d’attendre avec impatience l’« édifice de Dieu ». L’Esprit lui-même
est venu du ciel et veille à ce que nous ne nous sentions pas chez nous
sur la terre. Mais nous savons avec certitude que nous avons une maison
« éternelle, dans les cieux ».
Relis 2 Corinthiens 5:1-5.
A méditer : Pourquoi aspires-tu ou n’aspires-tu pas au ciel ?
59
2 Corinthiens 5
2Cor 5:6-10 | Le tribunal du Christ
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans
le corps, nous sommes absents du Seigneur, 7 car nous marchons par la foi,
non par la vue ; 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être
absents du corps et être présents avec le Seigneur. 9 C’est pourquoi, que nous
soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ar-
deur à lui être agréables ; 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant
le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions [accomplies]
dans le corps, soit bien soit mal.
V6. Après avoir dit deux fois qu’il ne se laisse pas décourager (2Cor 4:1,16),
voici que suit, également deux fois (versets 6,8), le côté positif : « Nous
avons confiance. » Tu obtiens cette confiance si tu arrêtes de regarder les
circonstances et si tu commences à regarder vers l’avant et vers le haut.
Si tu regardes devant toi, tu verras tout ce que tu recevras à la venue du
Seigneur. Si tu regardes vers le haut, tu verras le Seigneur Jésus qui t’aide
d’instant en instant.
Cela ne te rend pas aveugle à ce qui se passe autour de toi. Tu réalises que
tant que tu vis dans ton corps, tu ne vis pas avec le Seigneur. C’est cette
prise de conscience qui définit ta vie de chrétien.
V7. Ta vie est déterminée par des choses que tu ne vois pas, mais qui sont
là. La foi, c’est : avoir confiance avec certitude dans les choses que l’on
espère, que l’on attend, et c’est la conviction de ce que l’on ne peut pas
encore voir de ses propres yeux à l’heure actuelle (Héb 11:1).
Tu n’as pas besoin de foi pour ce que tu peux voir avec tes yeux naturels.
C’est déjà là. Cette autre chose, dont la Bible parle et qui est également
juste là, tu as besoin de la foi pour cela aussi. Quiconque ne vit pas par la
foi et se laisse guider par ce qu’il voit n’a pas le droit de se dire chrétien. La
foi est un principe de base pour le chrétien. Être chrétien et croire – croire
au sens biblique du terme – sont indissociables.
V8. Nous ne sommes pas encore avec le Seigneur et nous avons encore
notre corps terrestre. Bien que nous ne soyons pas encore avec le Seigneur,
nous ne manquons pas de confiance, car nous avons le Seigneur avec
60
2 Corinthiens 5
nous. Pourtant, nous préférons être absents du corps et être présents avec
le Seigneur. « Absents du corps » se passe au moment de la mort. Il faut
distinguer cela de « être revêtu », dont tu as pris connaissance au verset 4.
Ce dernier fait référence à l’enlèvement de l’église. Quiconque meurt dans
la foi se trouve immédiatement après sa mort dans le ciel, dans le paradis
avec le Seigneur Jésus. Une telle personne ne souffre plus de sa nature
pécheresse, ni de l’inimitié. Elle est parfaitement heureuse.
Dans Philippiens 1, Paul exprime personnellement son désir de partir et
d’être avec le Christ (Php 1:23). Il dit que « c’est, de beaucoup, meilleur ».
Mais il ajoute aussi qu’il avait encore une tâche à accomplir sur la terre.
C’est pourquoi le Seigneur l’a encore laissé ici. Il en va de même pour toi.
J’espère que même si tu es jeune et que tu as peut-être encore beaucoup
d’idéaux, tu préfères vivre avec le Seigneur. Le fait qu’il ne soit pas encore
là est dû au fait que le Seigneur veut encore t’utiliser à son service. C’est
un grand privilège.
V9. Mets un point d’honneur à parler et à agir à tous égards de manière
à ce que le Seigneur prenne plaisir à te regarder. Si tu es ainsi enclin et si
tel est bien le but de ta vie, cela ne fera pas grande différence pour toi que
tu sois en train de « absent », c’est-à-dire dans ton corps sur la terre, ou en
train de « présent », c’est-à-dire avec le Seigneur. Où que tu sois, tu veux
rendre le Seigneur Jésus heureux en demandant sa volonté en toute chose
et en vivant pour Lui.
V10. Tu te demandes peut-être comment, lorsque tu es présent, tu peux
Lui être agréable. Il n’y a sûrement pas de travail à faire pour le Seigneur
si tu es mort ? C’est vrai. Mais il y a toujours le « tribunal du Christ ». J’ai-
merais t’en dire un peu plus à ce sujet, car il est important que ce tribunal
te laisse une impression indélébile. Chaque chrétien se présente devant lui,
toi aussi. Ce moment vient quand le Seigneur vient. (Au fait, la venue du
Seigneur est différente de la mort du croyant. À sa mort, un croyant va vers
le Seigneur Jésus. La venue du Seigneur Jésus signifie qu’Il vient prendre
les croyants à Lui).
La première chose que fait le Seigneur Jésus lors de sa venue, c’est de
mettre en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et de révéler les inten-
tions des cœurs (1Cor 4:5). Avec le Seigneur Jésus, le Juge, tu regarderas
61
2 Corinthiens 5
en arrière sur toute ta vie. Cela pourrait ressembler à un film, dans lequel
tu revisiteras tout ce que tu as fait sur la terre, dans et avec ton corps. Il y
a cependant une différence entre le moment où tu l’as fait et celui où tu le
revois. En effet, tu verras ta vie telle que le Seigneur Jésus l’a toujours vue.
Ce qu’Il fera surtout ressortir, ce sont les motifs par lesquels tu t’es laissé
conduire. Il y aura des choses dont tu pensais que le Seigneur serait très
content, mais dont Il te montrera qu’il y avait aussi un honneur person-
nel en jeu. Il y aura aussi des choses dont tu ne pensais pas grand bien,
mais que le Seigneur dit avoir beaucoup appréciées. Devant le tribunal du
Christ, tout est placé dans ses justes proportions et mesuré par une norme
divine. Il n’y a pas d’injustice dans les récompenses ; il n’y a pas d’erreur
possible. Chacun obtiendra ce à quoi il a droit et se convaincra aussi que la
récompense est juste. Il n’y aura aucune protestation.
En pensant ainsi au tribunal, j’aspire à lui être agréable là aussi, afin qu’il
puisse dire : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu,
je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (Mt 25:21,23).
Ceux qui applique avec ardeur à Lui être agréable recevront devant le
tribunal, quand leur vie sur la terre sera finie, le plaisir du Seigneur. Il n’y
aura alors pas tant de différence entre la façon dont le Seigneur a vu les
choses et la façon dont le serviteur les a vues. Nous ne tomberons alors pas
d’une surprise à l’autre, même si, bien sûr, nous pouvons toujours nous
tromper.
Mais même dans les cas où nous nous sommes trompés, y a-t-il quelque
chose de mieux que d’entendre le jugement du Seigneur, afin d’être enfin
sur la même longueur d’onde que Lui sur l’évaluation de notre vie ? L’une
des récompenses pour ce que nous avons fait pour Lui sera payée par le
Seigneur sous la forme d’une autorité sur les villes dans son royaume (Lc
19:16-19). Ce royaume, le Seigneur Jésus l’établit après que notre vie a été
révélée.
Peut-être as-tu peur de te présenter devant le tribunal parce que tu penses
que le Juge te renverra encore en enfer. Ne laisse pas cette pensée t’effrayer,
car il n’en est pas ainsi ! Rappelle-toi simplement que le Juge assis là est ton
Sauveur qui est mort sur la croix pour tes péchés. C’est là que Dieu a jugé
tes péchés afin que tu ne sois plus jamais jugé (Jn 5:24 ; Rom 8:1). Dieu n’est
62
2 Corinthiens 5
pas injuste au point de punir deux fois les péchés. Non, le jugement de ta
vie n’a rien à voir avec ta destinée éternelle, mais avec une récompense que
tu recevras pour ta vie terrestre de croyant.
Peut-être as-tu encore un peu peur du tribunal parce que tu sais qu’il y
a des choses dans ta vie qui ne plaisent pas au Seigneur. Tu peux faire
quelque chose à ce sujet. Confesse au Seigneur sans réserve ce qui t’em-
pêche d’être heureux lorsque tu penses au tribunal du Christ.
Relis 2 Corinthiens 5:6-10.
A méditer : Comment imagines-tu le tribunal du Christ ?
63
2 Corinthiens 5
2Cor 5:11-15 | Un est mort pour tous
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les
hommes, mais nous sommes à découvert pour Dieu ; j’espère que nous sommes
aussi à découvert devant vos consciences. 12 Nous ne nous recommandons pas
de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre
sujet, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui tirent gloire de l’appa-
rence extérieure et non de ce qui est dans le cœur. 13 Car si nous avons été hors
de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes dans notre bon sens, c’est
pour vous. 14 En effet, l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons
jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc étaient morts, 15 et qu’il est
mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais
pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité.
Je vais continuer un instant avec le tribunal du Christ. Il y a trois moments
différents où le Seigneur Jésus jugera de son tribunal. Il y a aussi trois
groupes différents qui comparaîtront devant le Juge à ces différents mo-
ments. On pourrait parler de trois sessions différentes.
La première session a lieu lorsque l’église est enlevée et que tous les
croyants seront révélés. Nous avons déjà vu cela au verset 10 de notre
chapitre.
La deuxième session a lieu lorsque le Seigneur Jésus est revenu sur la terre.
Tu peux lire à ce sujet dans Matthieu 25 (Mt 25:31-46). Il s’assiéra sur « le
trône de sa gloire » et toutes les nations de la terre seront rassemblées de-
vant Lui. Les nations seront jugées par Lui en fonction de l’attitude qu’elles
auront adoptée à l’égard de ceux qu’Il appelle « mes frères », c’est-à-dire
ceux qui ont prêché l’évangile du royaume pendant la période de la grande
tribulation.
La troisième session a lieu après la fin du royaume millénaire. Le tribunal
y est « un grand trône blanc » (Apo 20:11). Devant ce trône apparaissent
tous ceux qui ont vécu sur la terre et sont morts dans l’incrédulité. Ils ne
se sont jamais repentis de leurs péchés devant Dieu. Ils seront jugés en
fonction de ce qui est écrit à leur sujet dans les livres de Dieu. Sur cette
base, ils seront dirigés vers l’étang brûlant de feu et de soufre. « C’est une
chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant ! » (Héb 10:31).
64
2 Corinthiens 5
V11. La pensée du tribunal doit t’inciter à vivre à la gloire de Dieu et aussi
à avertir les gens du jugement à venir. Après tout, tu sais combien le Sei-
gneur doit être craint ? Pour Paul, ce n’est pas une question. Il persuade
les gens. « Persuader » n’est pas une sollicitation amicale, mais une ex-
hortation insistante. Le tribunal a un effet dans ta propre vie pour vivre à
la gloire de Dieu, mais il a aussi un effet envers les autres. La pensée du
tribunal te poussera à leur parler de l’évangile.
Paul n’a pas peur du tribunal. Il est complètement transparent envers Dieu.
Il sait que Dieu le transperce du regard et il aime cela. Même vis-à-vis des
croyants de Corinthe, il n’a rien à cacher. Il espère qu’ils verront cela en lui.
Après tout, on dit du mal de lui qu’il cherche son propre honneur. Une fois
les soupçons semés, il est difficile de juger l’autre personne, en l’occurrence
Paul, honnêtement et sincèrement.
V12. Pour ne pas donner l’impression qu’il se préoccupe de lui-même, il
ajoute ce verset. Il ne se préoccupe pas du tout de lui-même, mais plutôt
d’eux. Grâce à son comportement, ils ont de quoi se vanter. Ils ont accepté
l’évangile non pas de n’importe qui, mais de quelqu’un qui soutient sa
prédication de toute sa vie. D’autres prédicateurs sont venus à eux, qui
ne font qu’afficher une apparence extérieure. Ces prédicateurs ne pensent
qu’à leur honneur et à leur prestige. Ils peuvent être capables de parler de
manière élogieuse, ou ils viennent d’une famille distinguée. C’est de cela
qu’ils se vantent. Ceux qui sont sensibles à cela se détournent facilement
d’une prédication comme celle qu’apporte Paul. Paul fait appel au cœur
et donne de la nourriture pour l’âme, sans rien laisser de tout ce dont
l’homme peut se vanter.
V13. Il veut servir les croyants. Oui, il peut parfois être hors de lui-même,
tu pourrais dire ‘en extase’. D’autres peuvent alors dire de lui qu’il n’a pas
toute sa tête. Laissons ces personnes parler. Ceux qui lisent la parole de
Dieu avec amour et apprécient vraiment le Seigneur Jésus en viendront à
l’admirer et à s’en délecter. Dieu et le Seigneur Jésus sont alors tout. C’est
aussi ce que tu Leur diras ensuite. J’espère que tu connais de tels moments.
Pourtant, tu peux aussi tout simplement rester sobre comme l’est Paul. Tu
parles alors à tes frères et sœurs de choses quotidiennes comme la nourri-
65
2 Corinthiens 5
ture et la boisson, ton travail ou ton mariage. Bien sûr, tu le fais à la lumière
de la Bible.
V14. Dans tout cela, l’amour du Christ est le seul bon motif pour ce que tu
fais. Son amour était si grand qu’Il s’est livré à la mort pour les pécheurs
coupables. Le fait que le Seigneur Jésus ait dû mourir montre clairement la
condition dans laquelle l’homme est tombé. Cela signifie que chaque être
humain est dans la mort. La mort signifie qu’il n’y a pas de vie de Dieu et
donc pour Dieu. Ephésiens 2 dit que nous étions morts dans nos fautes et
dans nos péchés (Éph 2:1).
Le fait que le Seigneur Jésus soit mort pour tous indique qu’il n’y avait
personne qui vivait comme Dieu pouvait l’attendre de l’homme. La mort
du Seigneur Jésus montre à quel point la condition dans laquelle l’homme
se trouve par sa propre faute était et reste désespérée. L’homme ne peut
pas s’en libérer. Comment une personne morte pourrait-elle faire quoi que
ce soit ?
Ce qui est formidable, c’est que le Seigneur Jésus a fait ce qu’aucun homme
ne peut faire, c’est-à-dire donner la vie à des personnes qui sont dans la
mort. Cela est possible parce qu’Il ne s’est pas retrouvé dans la mort par
sa propre faute. Il n’a jamais rien fait pour mériter le jugement de la mort.
Il a volontairement pris cette place, par amour et pour le bien des autres,
afin que tous ceux qui croient en Lui puissent passer de la mort à la vie (Jn
5:24).
V15. Pour la deuxième fois, tu lis qu’il est mort pour tous. Grâce à ce qu’Il
a fait, il est devenu possible pour chaque être humain d’être sauvé. Après
tout, chaque être humain gît dans la mort ? Le Seigneur Jésus s’est volontai-
rement livré dans cette même mort et, en mourant, il s’est rendu solidaire
de l’état dans lequel se trouvait chaque être humain. Cela ne signifie pas
que chaque être humain est aussi sauvé. Le salut des péchés et du jugement
de Dieu ne concerne que toute personne qui confesse personnellement et
sincèrement ses péchés et croit que le Seigneur Jésus est mort à sa place sur
la croix. Celui qui a fait cela est vivant et vivra. Comme le dit le verset de
Jean 5 que nous venons de citer, il est « passé de la mort à la vie » (Jn 5:24).
Il en a été de même pour toi aussi. La vie que tu as reçue est la vie divine.
Lorsque tu étais mort, tu vivais aussi, mais tu vivais pour toi-même. Ce
66
2 Corinthiens 5
n’était pas la vraie vie. La vie que tu as reçue maintenant, la vie éternelle,
n’est pas une vie dont tu es le centre. Dieu t’a donné cette vie afin que tu
puisses vivre pour Celui qui est mort et ressuscité pour toi. Le Seigneur
Jésus est le centre de la nouvelle vie que tu as reçue.
C’est un privilège de vivre pour le Seigneur Jésus, tu peux y penser à
chaque fois. Ici, c’est présenté comme la chose la plus normale du monde,
comme une sorte de conséquence logique. Le Seigneur Jésus est mort pré-
cisément pour te faire prendre conscience du vrai sens de la vie et pour te
faire vivre la vraie vie. Un être humain ne vit vraiment que lorsqu’il sert
Dieu et son Christ. C’est pour cela qu’il a été créé. Tout homme qui vit pour
lui-même passe à côté du véritable but de sa vie. Malheureusement, il y a
aussi beaucoup de chrétiens qui ne réalisent pas cela.
Dieu et le Seigneur Jésus savent que tu trouveras ta plus grande joie et ton
plus grand épanouissement si tu vis pour Celui qui est mort et ressuscité
pour toi. Tout chrétien engagé sera tout à fait d’accord.
Relis 2 Corinthiens 5:11-15.
A méditer : Qu’est-ce que « l’amour du Christ » opère en toi ?
67
2 Corinthiens 5
2Cor 5:16-21 | Une nouvelle création en Christ
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
16 Ainsi nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et
même si nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne
le connaissons plus [ainsi] ; 17 de sorte que, si quelqu’un est en Christ, c’est
une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont
faites nouvelles ; 18 et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec
lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation : 19
c’est-à-dire que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne
leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, ex-
hortant par notre moyen –, nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec
Dieu ! 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que
nous devenions justice de Dieu en lui.
Par la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, Dieu a montré comment
Il juge tout ce qui se passe sur la terre. Depuis la chute de l’homme, il n’y
a rien trouvé dont Il puisse se réjouir. Très vite après la Chute, Dieu doit
témoigner à l’homme que sa méchanceté est grande. Il doit constater que
la terre est corrompue devant Lui et pleine de violence (Gen 6:5,11). Cela
n’a pas changé depuis, cependant Dieu a accordé d’innombrables bénédic-
tions à l’homme.
La plus grande bénédiction est sans aucun doute la venue du Seigneur
Jésus sur la terre. Quelle bénédiction Il a répandue autour de Lui ! Mais
qu’ont fait les hommes ? Ils ont rempli la mesure de leur méchanceté en Le
crucifiant. Maintenant, la mesure est pleine pour Dieu aussi, ce qui signifie
qu’Il ne peut vraiment plus rien faire du tout avec l’homme. L’homme,
tombé dans le péché, est mis de côté. Il est mis à l’écart.
V16-17. Dieu se met alors à l’œuvre d’une manière différente, d’une
manière nouvelle. Il fait de tous ceux qui croient au Seigneur Jésus une
nouvelle création. Ceux qui croient au Seigneur Jésus, mort et ressuscité,
sont entrés dans un champ différent devant Dieu. Il y a là un mode de vie
différent, avec une attitude différente et des motifs différents, et aussi un
but différent. Tu traites les gens – aussi les membres de ta famille – qui
68
2 Corinthiens 5
t’entourent d’une manière différente. Tu ne connais plus personne selon
la chair.
Qu’est-ce que cela signifie ? Devrais-tu alors ne plus écouter tes parents,
ton professeur ou ton patron ? N’as-tu plus rien à faire de ce que disent
les autres ? Non, ce n’est pas ce que cela signifie. ‘Ne plus connaître per-
sonne selon la chair’ signifie que tu considères les gens et les choses qui
t’entourent à partir de ta nouvelle position et non plus d’une manière ter-
restre. Tu vis toujours sur la terre, avec des relations terrestres, mais tu es
toi-même une nouvelle création. Paul dit même qu’il connaît maintenant
Christ d’une manière différente de selon la chair. Il veut dire par là qu’il ne
voyait pas Christ comme un Homme sur la terre, mais comme le Seigneur
glorifié dans le ciel. Lorsque le Seigneur Jésus est venu, avec l’intention
d’être accepté par son peuple, celui-ci L’a rejeté. En conséquence, l’établis-
sement public de son royaume sur la terre a été reporté et Il est maintenant
dans le ciel.
Les choses vieilles sont passées. Dieu n’attend plus rien de l’homme. Dieu
a tout essayé pour qu’il en sorte quelque chose de bon, mais en vain. Pour
le chrétien, tout est nouveau. Il est rattaché et unifié à un Christ qui se
trouve dans le ciel et non plus sur la terre. Toute sa sphère de vie est là où
se trouve Christ, parce qu’il est en Christ. C’est ainsi que Dieu te voit. Tu
n’y as rien fait et tu ne peux rien y faire toi-même.
V18. Tout a été compris par Dieu lui-même. Il a trouvé une solution pour
t’amener dans cette nouvelle position. Tel que tu es par nature, tu ne
pouvais pas être placé en Christ. C’est pourquoi Dieu t’a réconcilié avec
lui-même. La réconciliation est nécessaire lorsque l’inimitié existe entre
deux parties. L’inimitié existait entre Dieu et l’homme. En cela, ce n’est pas
Dieu qui était l’ennemi de l’homme, mais l’inverse. L’homme est devenu
l’ennemi de Dieu à cause de ses péchés. Ce n’était pas Dieu qui devait se ré-
concilier avec l’homme, mais l’homme qui devait se réconcilier avec Dieu.
L’homme ne pouvait pas donner la solution à cela, mais Dieu l’a donnée
par l’intermédiaire de Christ. La réconciliation vient de Dieu. Le pouvoir
de la réconciliation réside dans le fait que Dieu fait de ses ennemis ses
amis. Il amène les gens qui ont été réconciliés par Christ dans une nouvelle
relation avec lui-même. N’est-ce pas magnifique ?
69
2 Corinthiens 5
Paul en a tiré une conclusion immédiate et parle du ministère de la récon-
ciliation qui lui a été donné. Dans un certain sens, tu peux aussi tirer cette
conclusion. Celui qui participe à la réconciliation veut aussi en témoigner.
V19. Lorsque Christ était dans le monde, c’était la preuve que Dieu voulait
réconcilier le monde avec lui-même. En envoyant son Fils, Dieu faisait un
geste de réconciliation envers le monde.
La réconciliation elle-même ne pouvait avoir lieu que par l’œuvre du
Seigneur Jésus sur la croix. Il est venu pour réconcilier et non pour imputer
aux hommes leurs transgressions et traiter avec le monde. Après tout, le
Seigneur Jésus l’a dit : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin
qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3:17).
Mais le monde ne L’a pas connu. C’est pourquoi la réconciliation du monde
est retardée et encore future. Ce qui est nécessaire à la réconciliation du
monde a déjà été accompli par le Seigneur Jésus en tant qu’Agneau de
Dieu dans son œuvre sur la croix du Calvaire (Jn 1:29). Colossiens 1 parle
aussi de la réconciliation future du monde (Col 1:20). Les versets suivants
de Colossiens 1 montrent que la réconciliation s’applique dès à présent à
tous ceux qui ont accepté le Seigneur Jésus (Col 1:21-22).
Le service de la réconciliation consiste à propager en parole et en vie « la
parole de la réconciliation », c’est-à-dire la prédication concernant la récon-
ciliation. Ce message peut maintenant être propagé par tous ceux qui ont
déjà été réconciliés. Tu sais certainement ce que signifie le fait que d’enne-
mi de Dieu, sur lequel reposait la colère de Dieu, tu as été transformé par
Lui en une nouvelle création en Christ ?
V20. Puisque tu es encore dans un monde hostile à Dieu, Christ attend
de toi que tu agisses ici comme un ambassadeur. Un ambassadeur est
quelqu’un qui représente les intérêts de son pays dans un autre pays et qui
donne la meilleure et la bonne impression de sa patrie dans ce pays étran-
ger. De la même façon, tu es ici en tant qu’ambassadeur du Christ. Tu as le
grand privilège et la responsabilité de représenter Christ ici et d’apporter
son message en paroles et en actes. Tout au long de ta vie, Dieu veut faire
appel à la conscience de ceux qui t’entourent pour qu’ils se réconcilient
avec Lui.
70
2 Corinthiens 5
Dieu ne veut pas que cela se fasse de manière hautaine. Tu peux parler de
manière pénétrante aux gens, tu peux les confronter à la vérité de Dieu
pour qu’elle les choque, tant que ton message reste cohérent avec l’humble
pensée de Celui au nom Duquel tu représentes. C’est pourquoi il est dit
: « Nous supplions pour Christ. » Cette méthode de persuasion est sans
précédent dans le monde. Là-bas, les gens veulent se convaincre mutuel-
lement en s’accablant d’arguments et de raisonnements impressionnants.
V21. L’invitation « soyez réconciliés avec Dieu ! » vient du Dieu du ciel
et de la terre qui a donné son propre Fils bien-aimé dans la mort. Et il ne
s’est pas contenté de le livrer à la mort, non, c’est Dieu lui-même qui a fait
mourir son Fils. Le Seigneur Jésus est appelé ici comme « Celui qui n’a pas
connu le péché ». Il était sans péché, il n’avait rien à voir avec le péché, il
n’y avait aucune part. C’est pourquoi, tout au long de sa vie, Il a été une
joie pour Dieu, tout comme Il l’a toujours été dans le ciel avant qu’Il ne
devienne Homme.
Cet Homme unique a été fait pécher par Dieu. Cela ne s’est pas produit
pendant sa vie sur la terre, mais au cours des trois heures de ténèbres sur
la croix. Il a alors été identifié par Dieu au péché qui était entré dans le
monde. Toute la colère de Dieu contre le péché s’est alors retournée contre
Lui. C’est alors que le péché a été jugé et effacé de devant la face de Dieu.
La justice de Dieu qui a jugé son Fils est visible chez tous ceux qui ont
accepté la réconciliation. C’est la justice de Dieu quand il te voit en Christ
parce que Christ a tout arrangé pour toi. L’œuvre du Seigneur Jésus est
incommensurable. Dieu y rattache tout. Tout ce que tu as été fait par Dieu
l’est en vertu de ce que son Fils a fait.
Il y a tant à penser et à remercier Dieu. Combien de raisons y a-t-il d’en
parler aux autres !
Relis 2 Corinthiens 5:16-21.
A méditer : De quelle manière peux-tu être un ambassadeur de Christ ?
71
2 Corinthiens 6
2Cor 6:1-4 | Le chemin des serviteurs de Dieu (I)
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Travaillant donc à cette même œuvre, nous aussi, nous vous exhortons à ne
pas avoir reçu en vain la grâce de Dieu ; 2 car il dit : “Au temps favorable je
t’ai exaucé, et en un jour de salut je t’ai secouru”. Voici, c’est maintenant le
temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. 3 Nous ne donnons
aucun sujet de scandale à personne, afin que le service ne soit pas blâmé ; 4
au contraire, en toutes choses, nous nous recommandons comme serviteurs de
Dieu par une grande patience dans les tribulations, dans les nécessités, dans
les détresses,
V1. Les derniers versets du chapitre précédent contiennent une exhortation
adressée à toutes les personnes qui vivent encore sans Dieu et sans Christ
dans le monde. Cette exhortation se lit comme suit : « Soyez réconciliés
avec Dieu ! » Le premier verset de ce chapitre contient une exhortation
adressée aux croyants de Corinthe et, par-dessus leur tête, à tous ceux qui
se disent chrétiens. Cette exhortation se lit ainsi : « À ne pas avoir reçu en
vain la grâce de Dieu. » Est-ce donc possible de recevoir la grâce de Dieu
d’une manière qui ne fait rien ? C’est en effet possible.
Pour un enfant de Dieu, le salut est sûr et certain. Il s’agit d’une vérité
absolue fondée sur la foi en l’œuvre du Seigneur Jésus. Cette œuvre a
été accomplie entièrement en dehors de toi et acceptée par Dieu. Toute
personne qui y participe est parfaitement sauvée. Mais il y a une autre
vérité, celle de la responsabilité. Présenter ce côté de la vérité consiste à
savoir comment les autres peuvent voir dans ta vie que tu es un enfant
de Dieu. Cela se voit, par exemple, dans la façon dont tu traites la Bible.
Comment réagis-tu lorsqu’on te présente un passage de la Bible ?
Si quelqu’un est vraiment converti, il aimera la Bible et sera désireux de
faire ce qu’elle dit. Si quelqu’un ne veut qu’entendre et faire les choses
agréables liées au fait d’être chrétien, tu peux très bien remettre en question
sa confession selon laquelle il est croyant. C’est de ce point de vue que Paul
72
2 Corinthiens 6
aborde la question ici. Parmi les vrais enfants de Dieu, il peut aussi y avoir
des personnes qui s’approchent des choses de Dieu seulement avec la rai-
son ou avec le sentiment, alors que le cœur et la conscience n’ont jamais
été dans la lumière de Dieu. Une telle personne n’est jamais allée vers Dieu
avec un véritable repentir pour ses péchés.
Il ne suffit pas de savoir que Dieu est miséricordieux. La lettre de Jude
parle même de personnes « qui changent la grâce de notre Dieu en dé-
bauche » (Jud 1:4). Une personne peut mal gérer la grâce de Dieu. Dans ce
cas, la grâce de Dieu reste sans effet ou reçoit un mauvais effet.
V2. Pour ceux qui croient vraiment, la suite de ce verset est une parole
qui sert de pierre de touche pour savoir s’il y a eu un vrai repentir. La
première partie de ce verset est une citation d’Ésaïe 49. Cette citation parle
de l’exaucement par Dieu du Serviteur de l’Éternel, c’est-à-dire le Seigneur
Jésus. Le Seigneur Jésus y dit que son travail n’a pas de résultats. Dieu
dit ensuite qu’Il attachera sa bénédiction à le travail de son Fils. Le temps
agréable, le temps de l’exaucement, est arrivé lorsque le Seigneur Jésus a
été ressuscité d’entre les morts par Dieu.
Une autre exaucement aura lieu quand le Seigneur Jésus reviendra du ciel
pour prendre possession de tout ce que Dieu Lui a donné en récompense
de son travail. Entre ces deux exaucements, nous vivons. Et comme c’est
merveilleux de voir qu’il y a un temps agréable et un jour de salut pour
nous aussi, et c’est maintenant. Quiconque confesse ses péchés et va vers
Dieu avec repentance et Lui demande d’être sauvé est exaucé et reçoit le
salut.
C’est ce que Paul a prêché et c’est ce que les Corinthiens ont cru, et c’est ce
qu’il leur rappelle. Il leur dit en quelque sorte : ‘N’oubliez pas que si vous
nous rejetez en tant que serviteurs, vous montrez que vous n’avez jamais
vraiment cru à notre prédication. Tout cela aurait alors pu être vain.’
V3. Paul a des raisons de s’adresser ainsi aux Corinthiens. De faux apôtres
sont venus noircir Paul et ses associés, comme s’ils en voulaient à leur
propre gloire et à leur propre honneur. Dans 2 Corinthiens 10-11, Paul
aborde cette question en détail. Les Corinthiens sont tentés d’écouter ces
soi-disant prédicateurs. Ces prédicateurs présentent les questions de foi
beaucoup plus facilement que Paul. En quoi Paul s’est-il donc montré ser-
73
2 Corinthiens 6
viteur de Dieu ? Certainement pas comme quelqu’un qui suit lui-même un
chemin facile, tout en prêchant aux autres qu’ils doivent vivre scrupuleu-
sement.
Non, sa façon de vivre est tout à fait conforme à ce qu’il prêche aux autres.
Il fait tout son possible pour ne pas être une pierre d’achoppement. Il serait
une pierre d’achoppement s’il montrait une différence entre ce qu’il dit et
ce qu’il fait. Ce serait un véritable blasphème pour son ministère.
C’est précisément ce que tant de gens critiquent lorsque tu leur parles de
l’évangile. Ils s’arrangent alors toujours pour citer des exemples qui im-
pliquent ‘des gens qui s’assoient à l’avant de l’église le dimanche et qui
essaient de vous exploiter le lundi’. Tes paroles ne seront jamais efficaces
si tu n’es pas à la hauteur de ce que tu dis dans ta vie. Cela signifie-t-il que
tu dois être parfait avant de pouvoir témoigner ? Non, à condition que tu
le confesses lorsque tu as commis une erreur. Avec Paul, on ne pouvait pas
pointer du doigt un comportement incohérent, et j’espère qu’il en est de
même avec toi.
V4. On pourrait dire que le verset 3 montre le côté négatif : s’assurer qu’il
n’y a rien à te reprocher. Puis, au verset 4 et aux versets suivants, vient le
côté positif : comment montrer que tu es un vrai serviteur de Dieu. Dans
ces versets, Paul énumère pas moins de vingt-huit caractéristiques qui
montrent qu’il est un véritable serviteur de Dieu.
Cela commence par « une grande patience ». On dit parfois : ‘Un bon dé-
part, c’est la moitié de la bataille’, mais il faut ajouter que cela ne doit pas
s’arrêter là. L’autre moitié doit suivre.
La patience ou la persévérance se manifeste lorsqu’elle est mise à l’épreuve.
L’apôtre énumère les choses grâce auxquelles tout cela peut se produire.
Avant de laisser cette liste s’imposer, souviens-toi que Dieu est appelé « le
Dieu de la patience » (Rom 15:5). Il veut t’aider à persévérer malgré toutes
les épreuves. Regarde aussi les encouragements de 2 Thessaloniciens 3 et
d’Apocalypse 3 (2Th 3:5 ; Apo 3:10).
La première épreuve sont « les tribulations ». Cela signifie être soumis à
des pressions. Tu peux penser aux croyants qui sont persécutés, mais tu
peux aussi penser à ta propre situation. Avec quelle facilité ne subis-tu
pas la pression parce que tu sais que ton attitude et ta réaction en tant que
74
2 Corinthiens 6
chrétien sont observées dans toutes sortes de situations. Écoute ce que te
dit le Seigneur Jésus dans Jean 16 : « Vous avez de la tribulation dans le
monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jn 16:33b).
Le second, « les nécessités », a plus à voir avec les choses qui te manquent
et dont tu as pourtant besoin. Tu peux compter sur Dieu pour répondre à
tes nécessités.
Par « les détresses », tu peux penser à ‘ne pas avoir de marge de manœuvre’,
être dans une situation où tu ne sais pas trop comment agir pour défendre
l’honneur du Seigneur. Tu te sens alors extrêmement dépendant du Sei-
gneur. Il veillera à ce que tu ne le renies pas.
Ces trois premières épreuves sont de nature générale. Elles vont de pair
et Dieu les utilise comme des moyens par lesquels tu peux montrer ta pa-
tience en te tournant vers lui pour obtenir ce dont tu as besoin.
Relis 2 Corinthiens 6:1-4.
A méditer : Comment as-tu reçu la grâce de Dieu ?
75
2 Corinthiens 6
2Cor 6:5-13 | Le chemin des serviteurs de Dieu (II)
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
5 sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les labeurs, dans les
veilles, dans les jeûnes ; 6 par la pureté, par la connaissance, par la patience,
par la bonté, par l’Esprit Saint, par un amour sans hypocrisie, 7 par la parole
de la vérité, par la puissance de Dieu, en usant des armes de justice de la main
droite et de la main gauche ; 8 dans la gloire et le déshonneur, dans la mau-
vaise et la bonne renommée ; tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques ;
9 pour inconnus, quoique bien connus ; considérés comme mourants, et voici
nous vivons ; comme châtiés, et non pas mis à mort ; 10 comme attristés,
mais toujours joyeux ; comme pauvres, mais enrichissant un grand nombre ;
comme n’ayant rien, et possédant tout. 11 Nous vous parlons très librement,
Corinthiens ! notre cœur s’est grand ouvert. 12 Vous n’êtes pas à l’étroit en
nous, mais vous êtes à l’étroit dans vos affections. 13 Et, en juste retour – je
parle comme à mes enfants – ouvrez largement votre cœur, vous aussi.
V5. Nous continuons avec les façons dont la patience est testée. Nous avons
eu les trois premières parties. Les trois suivantes vont aussi ensemble,
comme tu peux le constater : « coups », « prisons », « désordres ». Il s’agit
de choses faites à Paul par d’autres personnes et qui impliquent le corps.
Dans le livre des Actes, tu lis comment il a été battu et jeté en prison (Act
16:19-24). Tu y lis aussi comment il s’est retrouvé plusieurs fois au centre
d’une foule en émeute (Act 19:29-31 ; 21:27-36).
Suit un autre trio qui va de pair : « dans les labeurs, dans les veilles, dans
les jeûnes ». Il y a une différence avec les épreuves précédentes. Les pré-
cédentes sont des épreuves non volontaires. Une vie montrant qu’une
personne est un témoin du Seigneur Jésus provoque souvent une réaction
négative de la part des autres personnes. Cependant, les labeurs, les veilles
et les jeûnes sont des situations que le serviteur s’impose à lui-même, pour
ainsi dire. Ce sont des choses dans lesquelles il s’engage volontairement ou
qu’il subit volontairement.
Il y a beaucoup de chrétiens qui apprécient d’être sauvés de l’enfer mais
qui évitent le « labeur » de la propagation de leur être chrétien. Le mot
« labeur » signifie ‘travailler dur’.
76
2 Corinthiens 6
« Veiller », c’est s’assurer de ne pas s’endormir parce que l’on sait que
des dangers se profilent à l’horizon. Appliqué spirituellement à toi et à
moi, cela signifie garder les yeux grands ouverts et surveiller de quel côté
peuvent venir les dangers spirituels qui nous poussent à mettre notre
vie chrétienne en veilleuse. Tu ne te laisses alors pas endormir par toutes
sortes de discours de personnes qui te disent de ne pas prendre les choses
avec autant de précision et que tout s’arrangera tout seul.
Il en va de même pour « les jeûnes ». Il s’agit de ne pas consommer de
nourriture. N’as-tu jamais rien mangé pendant un certain temps à cause
d’un besoin spirituel dans ta vie ou dans celle de quelqu’un d’autre ?
Lorsque tu jeûnes, c’est pour prier intensément pour ce besoin. Pour ce
temps de prière, tu renonces aux besoins physiques. Le jeûne n’est pas une
fin en soi, mais un soutien dans un combat spirituel.
Tu peux éviter ces trois choses volontaires. Le vrai serviteur de Dieu ne le
fait pas, ce qui prouve qu’il comprend bien ce qu’est sa vie de serviteur.
V6. Ce qui suit dans les versets 6-10 sont des caractéristiques que Dieu
recherche chez ses serviteurs et qui seront clairement révélées par les cir-
constances précédentes.
1. « La pureté » vient en premier. La pureté signifie se garder sans tache du
monde, ne pas se lier d’amitié avec lui.
2. Vient ensuite « la connaissance ». La connaissance signifie connaître
Dieu et savoir ce qu’Il te demande. Pour cela, tu as la Bible.
3. « La patience » [litt. : la longanimité], c’est la patience que tu peux ras-
sembler dans les contacts que tu as.
4. « La bonté » signifie que par cette bonté, tu fais ressentir aux autres
quelque chose de la bonté de Dieu.
5. Le pouvoir de pouvoir te révéler de cette manière ne vient pas de toi-
même, mais « par l’Esprit Saint ».
6. « Un amour sans hypocrisie » est un amour sincère, non sophistiqué.
L’amour est la nature de Dieu et tu peux le montrer. Cela ne veut pas dire
que tu cautionnes le mal ou que tu fais comme s’il n’existait pas.
V7. 7. Le serviteur doit donc être capable d’utiliser et d’appliquer « la pa-
role de la vérité » à toutes sortes de situations.
77
2 Corinthiens 6
8. S’il le fait dans la dépendance de Dieu et non avec la sagesse humaine,
« la puissance de Dieu » se fera sentir.
9. « Les armes de la justice » font référence à la vie pratique du serviteur.
Lorsqu’il ne peut pas être accusé d’injustice parce qu’il donne à chacun
ce qui lui revient, c’est une arme avec laquelle il peut repousser les accu-
sations qui peuvent être lancées de toutes parts. Un serviteur est toujours
exposé aux critiques de la droite et de la gauche. Il doit donc être équilibré
des deux côtés pour pouvoir se défendre des deux côtés.
La critique et l’opposition sont des choses dont tu dois tenir compte si tu
veux vivre et travailler pour le Seigneur. Non pas que tu doives te sentir
au-dessus de toute critique. Ce serait faire preuve de fierté.
V8. 10. Il s’agit ici d’un serviteur qui veut plaire à son maître en tout. Dans
ce cas, tu passes par « la gloire et le déshonneur », parfois en étant applau-
di et d’autres fois en étant injurié.
11. Plus quelqu’un est un grand serviteur, plus on parle de lui, négative-
ment et positivement. Il passe par « la mauvaise et la bonne renommée ».
12. Il est dépeint comme un imposteur, alors qu’il est véridique.
V9. 13. Dans le monde, il est inconnu, mais il est bien connu de Dieu.
14. Quant au monde, il est mourant, le monde n’a rien sur lui. C’est parce
qu’il ne vit pas pour le monde, mais pour Dieu.
15. Tout ce qui lui arrive, il l’accepte comme un châtiment de la main de
Dieu. Le châtiment n’est pas une punition et il ne sera certainement pas tué
par ce châtiment. Le châtiment a toujours pour but d’éduquer. Pour cette
éducation, Dieu utilise toutes sortes de moyens, comme ceux que tu as lus
dans les versets 4-5.
Le but de Dieu est de t’amener à éliminer le mal de ta vie pour que tu Lui
ressembles davantage. Par conséquent, la conséquence du châtiment n’est
pas de te tuer.
V10. 16. Le châtiment lui-même n’est pas agréable à subir, il peut te rendre
« attristé » (cf. Héb 12:11). Mais ce que tu y expérimentes de l’amour et de
l’attention de Dieu te rend « joyeux ».
17. Un serviteur n’a pas de richesses dans ce monde. À cet égard, il est
« pauvre ». Sa véritable richesse est en Christ et, à cause de cela, il peut être
quelqu’un qui enrichit un grand nombre.
78
2 Corinthiens 6
18. Enfin, le serviteur est quelqu’un qui ne possède rien dans ce monde. Sa
véritable possession est Christ. Par conséquent, il possède tout. Celui qui
Le possède a tout, parce que tout Lui appartient.
Tu vois que ce n’est pas rien de prétendre être un serviteur de Dieu. J’es-
père que cela ne te décourage pas, mais au contraire t’encourage. Il y a
certainement beaucoup de riches promesses dans ce texte.
V11. Peut-être peux-tu imaginer un peu quelle impression profonde ces
versets ont dû faire sur les Corinthiens. Paul leur a ouvert son cœur. Il ne
s’est pas retenu, mais a déversé son cœur pour eux. Ils peuvent savoir ce
qu’il en est pour eux. Il les aime de tout son cœur. Tout ce dont il a parlé et
qu’il a vécu dans les versets précédents, il l’a expérimenté et vécu pour eux
afin de leur annoncer l’évangile.
Tu vois comment il s’adresse à eux personnellement en les appelant « Co-
rinthiens » ? Dans deux autres lettres, il s’adresse ainsi personnellement
à ses destinataires. Il fait de même avec les Galates (Gal 3:1) et avec les
Philippiens (Php 4:15). Dans les trois cas, il parle d’un cœur débordant.
V12. Ici, à Corinthe, il veut retrouver dans leur cœur la place particulière
qu’il avait auparavant. Non, ils n’ont certainement pas à l’étroit en lui, mais
ils sont eux-mêmes à l’étroit dans leur affections. Ils n’ont qu’une petite
place dans leur cœur pour Paul. Ils ne peuvent plus beaucoup l’apprécier.
V13. Il leur demande alors d’ouvrir à nouveau leur cœur à lui et à son
service. Il demande cela comme une sorte de rétribution, comme quelque
chose qu’il a mérité de leur part. Après tout, il leur a consacré toute sa vie ?
Ne l’aimeront-ils donc pas d’un amour particulier ? Ils sont certainement
ses « enfants » ?
La manière dont il écrit montre que Paul fait de son mieux pour regagner
leur cœur. Il souhaite ardemment que les relations entre les Corinthiens et
lui soient à nouveau bonnes et qu’ils écoutent à nouveau ses sages conseils.
Ce faisant, il ne pense qu’à l’honneur du Seigneur et au bien des croyants.
Relis 2 Corinthiens 6:5-13.
A méditer : Que peut-on retrouver dans ta vie de l’énumération des versets
4-10 ?
79
2 Corinthiens 6
2Cor 6:14-16 | Le joug mal assorti
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
14 Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle
relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la
lumière et les ténèbres ? 15 et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part
a le croyant avec l’incrédule ? 16 et quelle compatibilité y a-t-il entre le temple
de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu
l’a dit : “J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai, et je serai leur Dieu, et eux
seront mon peuple”.
V14. Beaucoup de choses ont été dites et écrites à propos de ces versets. Et
pour de bonnes raisons. Car ils sont d’une grande importance pour ta vie
pratique de foi. Tu dois faire attention au grand contraste entre ces versets
et ceux qui les précèdent. Dans les versets précédents, Paul a donné une
description de la vie d’un vrai serviteur de Dieu. As-tu pu y découvrir quoi
que ce soit qui puisse t’apporter honneur et prestige dans le monde ? Non,
n’est-ce pas ? Mais c’est précisément ce que recherchent les Corinthiens. Ils
veulent eux aussi bénéficier des bienfaits du monde.
Lorsqu’il s’agit de Paul et de son ministère, ils sont étroits d’esprit. Mais oh,
comme ils sont généreux quand il s’agit de leurs relations avec le monde.
Ils peuvent facilement s’en accommoder. Tu peux en bénéficier grande-
ment et cela te sauve aussi de cette vie méchante et étouffante avec toutes
ses difficultés comme l’a vécu Paul.
Malheureusement, aujourd’hui aussi, il y a des chrétiens, jeunes et vieux,
qui raisonnent ainsi. Bien sûr, ces choses ne sont pas dites à haute voix,
mais dans leur vie, il apparaît que tous les liens avec le monde n’ont pas
encore été coupés. Il est ici question de tous les partenariats qui empêchent
le croyant de suivre le droit chemin de l’obéissance à la parole de Dieu.
Cela ne veut pas dire que tu ne dois pas du tout avoir de rapports avec
des incrédules. Lorsque tu penses à ta situation au travail ou à l’école, par
exemple, c’est différent. Avec tes collègues et camarades de classe, tu ne vis
pas forcément sous un joug mal assorti. C’est ton devoir d’aller au travail et
à l’école. C’est une erreur de vouloir s’y soustraire.
80
2 Corinthiens 6
Il s’agit d’engagements qui conduisent à la désobéissance. Il peut s’agir
d’affaires, ou impliquer des amitiés. Cela s’applique certainement aussi,
mais pas principalement à cela, au mariage. Par conséquent, ne commence
jamais une relation d’amitié avec un incrédule, alors le mariage ne sera
jamais possible non plus.
Dans l’Ancien Testament, tu trouves que Dieu parle de la même manière
afin de relier son peuple aux peuples environnants. En image, Il le montre
dans le précepte de Deutéronome 22 : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf
et un âne [attelés] ensemble » (Deu 22:10). Un bœuf est un animal pur ; il
pouvait être sacrifié à Dieu. L’âne est un animal impur ; il faut lui briser
le cou ou le rachetas avec un agneau (Exo 13:13a). Tout comme ces deux
animaux ne pouvaient pas labourer ensemble, un croyant et un incrédule
ne peuvent pas aller ensemble. Avec cette image à l’esprit, Paul montre la
division tranchante comme un rasoir qui existe entre les croyants et les
incrédules.
Avant d’aller plus loin dans ces versets, permets-moi de t’indiquer à
l’avance les versets 17-18, où se trouve une puissante promesse pour tous
ceux qui disent adieu au monde. As-tu actuellement du mal à te défaire
de quelque chose qui te lie encore au monde ? N’as-tu pas la force de t’en
détacher ? Alors lis ces versets. C’est pour t’encourager au préalable.
Revenons maintenant au verset 14, où les Corinthiens sont exhortés à ne
pas aller avec des incrédules sous un joug mal assorti. Tu sais, si ta vie
n’est pas entièrement pour le Seigneur Jésus, la conséquence automatique
est qu’il y aura des liens avec le monde. Pour bien montrer pourquoi cela
est impossible, voici quelques comparaisons qui démontrent pourquoi
cela ne peut pas se produire. Cela montre clairement qu’un incrédule est
guidé par des motifs et des sentiments totalement différents de ceux d’un
croyant.
Le point de départ et le but de la vie de chacun sont complètement dif-
férents. Un incrédule vit d’une source complètement différente de celle
d’un croyant. Il existe entre eux la plus grande différence imaginable. Paul
montre les extrêmes, non pas pour exagérer, mais parce que c’est ainsi que
les choses se passent et pas autrement. Toute autre présentation des choses
obscurcit les faits.
81
2 Corinthiens 6
Voici les faits :
1. « La justice » consiste à faire ce qui est conforme à la loi de Dieu. « L’ini-
quité », c’est faire sa propre volonté sans reconnaître aucune autorité
au-dessus de soi. Quelle sorte de « relation » ou « participation » les deux
ont-elles l’une par rapport à l’autre ? « Participation » signifie avoir une
part égale dans quelque chose ensemble. La justice fait partie de la nouvelle
vie du croyant. L’incrédule n’a pas cette nouvelle vie et n’écoute donc pas
Dieu. Il ne reconnaît pas non plus son autorité. Ces deux manifestations
dans la vie de l’un et de l’autre sont très éloignées.
2. « La lumière » et « les ténèbres » indiquent l’atmosphère dans laquelle
se trouvent les deux parties. Sur la première page de la Bible, Dieu, immé-
diatement, après avoir appelé la lumière, sépare la lumière des ténèbres.
Encore plus clairement qu’avec le premier fait, tu vois avec ce fait qu’il est
absolument impensable qu’il y ait une quelconque « communion » entre
un croyant et un incrédule. « Communion » signifie qu’il y a quelque chose
en commun, un intérêt commun. Dans la lumière, un croyant aime avoir
affaire à Dieu. Dans les ténèbres, l’incrédule prend plaisir à pécher.
V15. 3. « Christ » et « Béliar » indiquent à laquelle des deux personnes une
personne appartient. Le croyant appartient à Christ et l’incrédule appar-
tient à Béliar. Tu sais qui est « Christ ». Il est l’Homme vers Lequel le cœur
de Dieu se porte et vers Lequel, depuis ta conversion, ton cœur se porte
aussi. Le nom « Béliar » n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Dans
l’Ancien Testament, il apparaît plus souvent. À l’origine, ce nom signifiait
« inutilité » ou « gâchis sans espoir » ; « méchanceté suprême » ; « des-
truction ». Il s’agit clairement d’un nom pour Satan. Peux-tu trouver ne
serait-ce qu’une seule chose dans laquelle Christ et Béliar s’accordent ?
4. « Croyant » est la désignation du disciple de Christ et « incrédule » est
la désignation d’un disciple de Béliar. Un croyant est celui qui a mis toute
sa confiance dans le Christ, non seulement pour l’éternité, mais aussi pour
la vie quotidienne. Un incrédule ne se tourne pas vers le Christ. La « part »
du croyant, c’est Christ, et celle de l’incrédule, c’est Satan.
V16. 5. Dans « le temple de Dieu », Dieu est adoré et servi par le croyant.
Il n’y a pas de place pour les « idoles ». Les idoles remplissent la vie de
82
2 Corinthiens 6
l’incrédule. Paul dit du temple de Dieu : « Nous sommes le temple du Dieu
vivant. » Cela signifie que l’église est la demeure de Dieu.
Tu sens le désir de Dieu d’habiter et de marcher avec les croyants en tant
que son peuple. Il veut être leur Dieu et il veut pouvoir les reconnaître
comme son peuple. Avec révérence, Dieu veut se sentir chez Lui, être ca-
pable de se déplacer librement avec eux. Cela n’est possible que s’il n’y a
pas d’éléments perturbateurs. Il y en a lorsque les croyants se connectent
au monde. Le Psaume 93 affirme avec justesse : « La sainteté convient à ta
maison, ô Éternel ! pour de longs jours » (Psa 93:5b).
La conséquence logique des faits énumérés ne peut être que l’appel du
verset 17, que nous poursuivrons dans la prochaine section.
Relis 2 Corinthiens 6:14-16.
A méditer : À quel égard y a-t-il encore (peut-être) un joug mal assorti
dans ta vie ?
83
2 Corinthiens 6
2Cor 6:17-18 | La séparation, de quoi et à quelle fin
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
17 “C’est pourquoi sortez du milieu d’eux et soyez séparés, dit le Seigneur, et
ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai” ; 18 “et je serai pour
vous un père, et vous, vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur,
le Tout-puissant”.
Les mots « c’est pourquoi » sont significatifs. Dieu veut habiter et mar-
cher au milieu de son peuple et ‘c’est pourquoi’ son peuple ne peut pas
se connecter avec le monde. Son peuple doit être radicalement séparé du
monde et de tout ce qui s’y trouve. Les versets précédents ont montré que
cette séparation existe, mais le peuple de Dieu doit aussi la démontrer
dans la pratique. Un croyant doit rompre tout lien dans lequel Dieu n’a
pas sa place, dans lequel on ne tient pas compte de Lui.
Cela s’applique principalement aux relations dans lesquelles un croyant
s’est engagé volontairement. Il s’agit de relations dans lesquelles un
croyant partage la responsabilité avec un incrédule et dans lesquelles des
compromis doivent être faits. Un incrédule est guidé par des motifs totale-
ment différents de ceux d’un croyant. Un croyant doit mettre de l’eau dans
son vin. Josaphat, un roi craignant Dieu de Juda dans l’Ancien Testament,
subit un « joug mal assorti » avec Achab, un roi impie d’Israël (2Chr 18:3).
Tu peux lire ce que Dieu pense de cette situation dans 2 Chroniques 19
(2Chr 19:2). Malheureusement, il commet à nouveau cette erreur. Tu peux
le lire dans 2 Chroniques 20 (2Chr 20:35-37). Tu peux voir que là, les consé-
quences sont plus graves que la première fois.
Cela peut aussi se produire d’une autre manière. Je connais des gars qui
ont joué dans un groupe de musique. Ils en sont sortis après leur conver-
sion. Ils font toujours de la musique, mais maintenant avec des croyants et
pour le Seigneur. Je connais des croyants qui sortaient avec un incrédule.
Lorsqu’ils ont réalisé que c’était mal et qu’ils ont confessé cela comme un
péché devant Dieu, ils ont rompu cette relation. Parfois, le Seigneur a fait
en sorte que l’autre personne se repente plus tard et la relation a pu être
rétablie.
À ce propos, quelques mots sur le mariage. Une fois qu’un mariage est
établi, il ne doit pas être rompu. Dieu hait la répudiation (Mal 2:16). Le
84
2 Corinthiens 6
commandement « sortez du milieu d’eux » ne s’applique pas à un mariage
une fois conclu (1Cor 7:10-11). Tous ces autres liens, dans lesquels tu unis
tes forces à celles des incrédules pour atteindre un objectif commun et dans
lesquels tu ne peux pas mettre Dieu en premier, doivent être abandonnés
et laissés tomber. Tu peux penser à une entreprise que tu aimerais monter
avec quelqu’un d’autre, où vous êtes conjointement responsables de la ges-
tion de l’entreprise. Cette autre personne avec laquelle tu veux faire cela,
en vertu de ce qui est écrit ici, ne doit pas être un incrédule.
L’obéissance à ce qui est écrit ici a troublé plus d’une personne. Il peut être
douloureux de se séparer. Cela peut aussi être douloureux pour l’autre
personne dont tu te sépare parce qu’elle peut avoir l’impression que tu
te sens mieux. Cela ne devrait jamais être la raison. Essaie de faire com-
prendre à l’autre personne pourquoi tu ne peux pas t’entendre avec elle
dans la situation en question. Je ne peux pas dire si tu seras compris, mais
c’est ta responsabilité envers le Seigneur de respecter sa Parole.
V18. Tu te sépares de quelque chose. Si on en restait là, ce ne serait rien
d’autre que du pharisaïsme, une sorte de doctrine de sanctification indi-
quant que tu te sens élevé au-dessus des autres. La séparation, cependant,
n’a pas un but négatif, mais positif. Dieu veut que tu te sépares pour Lui.
Pour t’amener à ce point, Il fait une grande promesse, montrant ce qu’Il fait
de toi et ce qu’Il veut être pour toi.
1. « Je vous recevrai ». Tu diras peut-être : « Mais j’ai déjà été reçu, n’est-ce
pas ? » Oui, c’était le cas, mais ce verset concerne le fait que tu profites de
cela en pratique. Si tu ne te sépares pas, Dieu ne peut pas te faire sentir
qu’Il t’a reçu. Il en va de même pour ce qui suit.
2. « Je serai pour vous un père, et vous, vous serez pour moi des fils et des
filles. » Là aussi, tu peux dire : ‘C’était déjà vrai, n’est-ce pas ?’ Oui, mais Il
ne peut pas te faire sentir que tu as de la valeur à ses yeux. Un exemple :
Mes enfants sont et restent mes enfants, quoi qu’ils fassent. Pourtant, je ne
peux pas leur faire sentir mon amour paternel s’ils désobéissent. Il en va
de même pour le Père qui est dans le ciel. Il ne peut pas reconnaître comme
ses enfants ceux qui se comportent comme des gens du monde. Il a honte
d’eux. Il veut que ses enfants montrent ses attributs.
85
2 Corinthiens 6
Le pouvoir de séparer réside dans « le Seigneur, le Tout-puissant ». « Le
Seigneur » fait référence au lien que Dieu entretenait avec Israël et aux
promesses qu’Il a faites à ce peuple. Toutes ces promesses s’accompliront.
« Le Tout-Puissant » est le nom de Dieu avec lequel Il s’est fait connaître à
Abraham. Abraham est un bon exemple de quelqu’un qui s’est séparé de
sa famille et a vécu comme une personne séparée dans un pays païen. Il a
placé sa confiance en Dieu. Pour lui, Dieu était Celui qui accomplira tout
ce qu’Il a promis. Pour une telle personne, Dieu n’a pas honte d’être appelé
son Dieu (Héb 11:16).
Et comme Dieu a béni Abraham ! Il y a un beau verset dans Ésaïe 51 :
« Regardez à Abraham, votre père [...] ; car je l’ai appelé seul » (Ésa 51:2).
Quand tu te sépare toi-même, le résultat peut être que tu finis par être seul.
Alors souviens-toi d’Abraham et vois ce que Dieu a fait avec lui. Si tu es
obéissant, tu feras l’expérience de sa bénédiction. Tu connaîtras déjà si bien
Dieu que tu sauras qu’Il te rendra le double de ce que tu abandonneras
pour Lui. Dieu ne devra jamais rien à personne.
Relis 2 Corinthiens 6:17-18.
A méditer : Quel est le résultat si tu romps une mauvaise relation ?
86
2 Corinthiens 7
2Cor 7:1-8 | Dieu, qui console les humbles
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Ayant donc ces promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute
souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu. 2 Ac-
ceptez-nous : nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne,
nous ne nous sommes enrichis aux dépens de personne. 3 Je ne le dis pas pour
vous condamner, car j’ai déjà déclaré que vous êtes dans nos cœurs jusqu’à
mourir ensemble et vivre ensemble. 4 Grande est ma franchise à votre égard,
grand est le sujet de gloire que j’ai de vous ; je suis rempli de consolation ; ma
joie surabonde au milieu de toute notre affliction. 5 De fait, à notre arrivée en
Macédoine, notre chair n’a eu aucun repos ; nous avons été affligés de toute
manière : au-dehors, des combats ; au-dedans, des craintes. 6 Mais celui qui
console ceux qui sont abaissés, Dieu, nous a consolés par la venue de Tite, 7 et
non seulement par sa venue, mais aussi par la consolation dont il a été rempli
à votre sujet : il nous a raconté votre grand désir, vos larmes, votre ardente
affection envers moi, de sorte que je me suis d’autant plus réjoui. 8 En effet,
même si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas – si même je l’ai
regretté – car je vois que cette lettre vous a attristés, ne serait-ce que pour un
temps.
V1. Ce verset appartient manifestement encore au chapitre précédent. Les
promesses données à la fin de 2 Corinthiens 6 ont pour but de t’encourager
à te purifier. Le monde est impur. En restant en relation avec le monde, la
souillure s’accrochera à toi, elle te salira. Le Seigneur Jésus est impatient
de présenter plus tard l’église devant Lui, « glorieuse, n’ayant ni tache, ni
ride, ni rien de semblable » (Éph 5:27). Les taches entachent un vêtement.
Ces taches doivent disparaître. Aussi, les taches qui entachent la vie d’un
croyant doivent être ôtés.
Par « souillure de chair », on entend la démarche extérieure du croyant.
Examine si, dans ton comportement, tes paroles, ton habillement et ainsi
de suite, tu es guidé par Dieu et sa Parole, ou par des motifs par lesquels
87
2 Corinthiens 7
les incrédules sont guidés dans leurs actions. Si tu constates que tu es gui-
dé par de mauvais motifs dans l’un ou l’autre aspect de ta vie chrétienne,
tu dois t’en purifier. Quelle était la promesse... ?
Outre cette souillure de chair, il y a aussi la « souillure [...] d’esprit ». Il
en va de même pour cela : purifie-toi de cette souillure. La souillure de
ton esprit est un danger auquel tu es constamment exposé. Quel genre
de lecture fais-tu ? Quel genre de films regardes-tu ? Ce sont des choses
que tu choisis pour toi-même. Qu’est-ce qui remplit tes pensées ? De plus,
beaucoup d’autres choses t’arrivent sans que tu les demandes.
La pensée contemporaine est imprégnée de principes diaboliques. Tu le
trouves, par exemple, dans l’acceptation de formes alternatives de cohabi-
tation ou dans le rejet des rapports d’autorité. Un jour, j’ai été choqué par
moi-même lorsque j’ai découvert que j’acceptais dans une certaine mesure
la cohabitation non-mariés. J’avais fini par y penser de la même manière
que le monde. Lorsque j’ai examiné ma façon de penser à la lumière de la
Bible, j’ai vu à quel point mon esprit était souillé.
Pour purifier la souillure de chair et celle d’esprit, il faut lire la Bible. La
Bible est comparée à de l’eau. Ephésiens 5 explique comment cela fonc-
tionne : Christ a aimé l’église et s’est livré pour elle, « afin qu’il la sanctifie,
en la purifiant par le lavage d’eau par [la] Parole » (Éph 5:25-26). Le Sei-
gneur Jésus met tout en œuvre pour te rendre conforme à lui-même. Le
Père désire ardemment pouvoir te reconnaître comme son enfant. Le Père
et le Fils te donnent tout ce qui est nécessaire pour atteindre Leur but.
Le but du Père, du Fils et du Saint Esprit est que tu « achèves la sainteté ».
Dieu veut que tu vives entièrement et uniquement pour Lui. Si tu vis dans
« la crainte de Dieu », c’est-à-dire dans la révérence et la crainte de ce qu’Il
est, tu rempliras le but qu’Il s’est fixé pour ta vie.
V2. Dans le chapitre précédent, Paul a montré à quoi tu peux reconnaître
les serviteurs de Dieu. Ce ne sont pas des personnes qui en tirent leur ai-
sance. Ce sont des personnes qui ne s’épargnent pas pour servir les autres.
C’est ainsi que les Corinthiens connaissent Paul. Il a tout donné pour leur
annoncer l’évangile. Ils l’ont accepté. Maintenant, Paul leur demande s’il
peut à nouveau avoir une place dans leur cœur. Il ne leur a certainement
pas fait de tort lorsqu’il est venu leur prêcher Christ. Il n’a certainement
88
2 Corinthiens 7
pas ruiné quelqu’un en disant du mal de lui ? Il n’est certainement pas
venu à eux pour se faire du bien à lui-même ?
On a la forte impression que ce sont des choses dont ils l’ont accusé. Des
personnes jalouses, se dépensant comme des serviteurs de Dieu, mur-
muraient de vilaines paroles sur Paul aux Corinthiens. Les croyants de
Corinthe risquaient de laisser Paul passer un peu à l’arrière-plan et de ne
plus lui accorder dans leur cœur la place qui lui revenait. Il valait mieux
qu’ils n’écoutent pas de telles personnes.
V3. Paul dit cela pour leur donner une leçon, mais tu dois être très attentif
à la façon dont il le fait. Il ne parle pas de manière à juger, d’en haut. Celui
qui réprimande les autres de cette manière perd précisément ce qu’il veut
gagner. L’apôtre souligne une fois de plus qu’ils ont une place dans son
cœur. Et quelle place ! Il laisse parler son cœur. Il leur dit ce qu’il ressent
pour eux, comment lui et eux appartiennent ensemble « jusqu’à mourir
ensemble et vivre ensemble ».
Oui, c’est un ordre remarquable. Normalement, dirais-tu, on vit d’abord
ensemble et on meurt ensuite ensemble. Mais la foi et l’amour raisonnent
autrement. Dans 2 Samuel 15, Itthaï dit à David : « Dans le lieu où sera
le roi, mon seigneur, soit pour la mort, soit pour la vie, là aussi sera ton
serviteur ! » (2Sam 15:21). Tu vois ici la même séquence remarquable. Da-
vid était en fuite. Itthaï, bien qu’il n’ait été avec David que peu de temps,
l’aimait. Cela l’a conduit à se dévouer entièrement à David, quelle que soit
l’issue. L’amour voit qu’il y a des dangers, mais il est prêt à les affronter,
quel qu’en soit le prix.
C’est ainsi que Paul s’adresse aux Corinthiens. Il les aime et compte sur
leur amour pour lui. Reliés par cet amour, ils pourraient mourir ensemble
pour leur Seigneur, et si cela n’était pas déjà nécessaire, ils pourraient vivre
ensemble pour Lui. Cette séquence montre comment il s’est connecté à eux
dans son amour pour eux.
V4. Paul poursuit en énumérant des choses pour toucher leur cœur. Il ne se
retient plus et laisse libre cours à son cœur et à ses sentiments. Il leur écrit
maintenant avec franchise, sans aucune retenue. Il peut se glorifier d’eux
auprès d’autres personnes car sa première lettre a eu le résultat escompté.
89
2 Corinthiens 7
V5-6. Comme il était inquiet à ce sujet ! Jusqu’à ce que Tite vienne lui
annoncer la bonne nouvelle. Quelle consolation son cœur troublé y a
trouvé ! Une joie débordante s’est emparée de lui au milieu de toutes ces
afflictions. Après tout, Paul avait connu une grande détresse en Macédoine.
Dans 2 Corinthiens 1, il en a déjà transmis une partie. Dans 2 Corinthiens
2, il a écrit combien il était agité et combien il attendait avec impatience
la venue de Tite, qui viendrait avec des messages de Corinthe et à propos
de Corinthe. Paul n’a pas eu la vie facile à l’époque. Il était entouré de
personnes hostiles et l’incertitude concernant les Corinthiens le rongeait
intérieurement.
Si tu as déjà éprouvé de tels sentiments, tu peux imaginer le grand soula-
gement que Paul a ressenti lorsque Tite a pu lui rapporter le bon effet de
sa première lettre. Combien un bon message peut signifier pour une per-
sonne. Peut-être peux-tu toi aussi être une sorte de Tite pour les croyants
qui ont des difficultés. Raconte ou écris-leur quelques belles choses sur ce
que le Seigneur peut faire dans la vie des croyants.
Paul a été grandement consolé par ce que Tite est venu lui dire. Cette
consolation, il l’a reçue de la main de Dieu, « qui console ceux qui sont
abaissés ». C’est ici que tu vois le sentiment de Paul. Tu penses bien qu’il a
crié à Dieu pour les Corinthiens. Il savait qu’il ne pouvait pas changer leur
condition, mais que Dieu devait travailler leur cœur. Cela l’a mis à genoux.
Il s’est humilié devant Dieu. Un croyant qui adopte une telle attitude reçoit
toujours de la consolation.
V7. Paul a bénéficié d’une double consolation. Premièrement, en appre-
nant de Tite qu’une rupture imminente des relations entre lui et les Co-
rinthiens avait été évitée. Deuxièmement, il a été consolé en apprenant de
Tite comment ce dernier avait lui-même été consolé parmi les Corinthiens.
Lorsque Tite l’a raconté à Paul, celui-ci s’est encore plus réjoui.
Quels beaux moments ces deux-là ont dû passer à parler l’un à l’autre des
sentiments qui animaient les Corinthiens. Tite a pu parler de leur désir ar-
dent pour l’apôtre. Ils aimaient Paul et aimeraient l’avoir à nouveau parmi
eux. Comme ils avaient été attristés, une fois qu’ils s’étaient rendu compte
du mal terrible qu’ils avaient toléré parmi eux. À ce sujet, Paul aurait dû
les réprimander sévèrement (1Cor 5:1-13). Cela les avait rendus zélés pour
90
2 Corinthiens 7
mettre en pratique ce qu’ils avaient appris par la lettre de Paul. Sa lettre
avait eu le bon résultat et Paul en était si heureux.
V8. Que la lettre ait produit de la tristesse, cela ne le dérangeait pas. Cette
tristesse est nécessaire. Dieu n’aime pas voir la superficialité dans la dé-
tection du péché. Ce que Dieu attend avec impatience, c’est un véritable
chagrin pour le mal. Au début, Paul a regretté d’avoir écrit cette lettre. Il
a envoyé sa lettre et a ensuite réfléchi au ton sévère qu’il avait employé.
La grande question qui lui vient alors à l’esprit est la suivante : comment
les Corinthiens vont-ils réagir à cette lettre ? Le fait que Paul connaisse
de tels sentiments montre clairement qu’il ne se sentait pas au-dessus des
croyants, comme celui qui explique la vérité aux autres sans sentiments,
froidement et de manière factuelle.
La façon dont il parle ici n’est absolument pas contraire à l’inspiration de
la Bible. Certains voient l’inspiration comme quelque chose où la personne
se détache complètement d’elle-même et écrit ce qu’on lui dicte comme
un robot. Ce n’est pas cela l’inspiration. Ce qu’est l’inspiration peut être lu
dans 2 Pierre 1 (2Pie 1:21). En lisant la Bible, tu remarqueras que chaque
écrivain a son propre style, qui n’est pas indépendant de sa personnalité.
Cela fait de la Bible un livre dont chaque parole est inspirée par Dieu (2Tim
3:16) et dans lequel chaque auteur, en tant qu’instrument choisi par Dieu,
conserve toujours son propre caractère.
Ce qui ressort du verset 8, ce n’est pas que Paul doute de ce qu’il a écrit,
mais qu’il s’est inquiété du résultat de ce qu’il a écrit. Cela illustre magni-
fiquement l’amour qu’il porte aux Corinthiens. De la même façon, il peut
arriver que tu doives dire à quelqu’un que tu aimes profondément, par
exemple un ami ou une amie, quelque chose qui n’est pas du tout agréable.
Tu te sens obligé de le faire précisément parce que tu aimes beaucoup cette
autre personne. Une fois que tu l’as dit, tu as parfois le sentiment : ne vais-
je pas le ou la perdre à cause de cela ? Quelle joie quand tu constates que
tes remarques n’ont pas conduit à une rupture d’amitié, mais que l’autre
personne a bien pris les choses que tu as dites.
Relis 2 Corinthiens 7:1-8.
A méditer : Dans cette section, en quoi consiste la consolation de Paul ?
Décris pour toi-même ce qu’est réellement « consolation ».
91
2 Corinthiens 7
2Cor 7:9-16 | La tristesse qui est selon Dieu
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
9 Maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce
que vous avez été attristés à repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu
: ainsi, vous n’avez subi aucun tort de notre part. 10 En effet, la tristesse qui
est selon Dieu produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret, mais
la tristesse du monde produit la mort. 11 Car voyez ce qu’a produit en vous le
[fait] même d’avoir été attristés selon Dieu : quel empressement, que dis-je ?
quelles excuses, quelle indignation, quelle crainte, quel ardent désir, quel zèle,
quelle punition ! À tous égards, vous avez montré que vous êtes purs dans
cette affaire. 12 Si donc je vous ai écrit, ce n’a pas été à cause de celui qui a
fait le tort ni à cause de celui qui a subi le tort, mais pour que l’empressement
que vous avez à notre égard soit rendu visible pour vous devant Dieu. 13 C’est
pourquoi nous avons été consolés. Et au-delà de notre propre consolation, nous
nous sommes encore plus abondamment réjouis de la joie de Tite, parce que son
esprit a été apaisé grâce à vous tous. 14 Car si, devant lui, je me suis glorifié
en quelque mesure à votre sujet, je n’ai pas eu à en rougir ; mais comme nous
vous avons tout dit selon la vérité, de même aussi ce qui a motivé notre sujet
de gloire devant Tite s’est trouvé vrai ; 15 et son affection pour vous augmente
encore, quand il se souvient de votre obéissance à tous, et de la façon dont vous
l’avez reçu, avec crainte et tremblement. 16 Je me réjouis de ce qu’en toutes
choses j’ai de la confiance à votre égard.
V9. Il n’est jamais plaisant de devoir rendre quelqu’un triste. Paul n’a pas
non plus pris plaisir à écrire aux Corinthiens ce qui n’allait pas chez eux.
Si Paul est de toute façon heureux maintenant, c’est parce que la tristesse
des Corinthiens montre que sa lettre les a amenés à la réflexion et à la
repentance. Ils ont reconnu le bas niveau spirituel dans lequel ils étaient
tombés. Cela les a conduits à la repentance.
Vois-tu que la repentance n’est pas réservée à un incrédule, mais qu’elle
peut aussi s’appliquer à un croyant ? Si un croyant s’est écarté du droit
chemin en laissant le péché entrer dans sa vie, il doit s’en repentir. Dans
Apocalypse 2-3, tu lis à maintes reprises l’appel lancé aux églises pour
qu’elles se repentent du mal que le Seigneur y a signalé (Apo 2:5,16,21-22
; 3:3,19).
92
2 Corinthiens 7
Là où il y a un véritable chagrin pour le péché, une personne s’avance
avec cette tristesse et va vers Dieu avec elle. La confession n’est pas une
affaire de joie. Tu n’aimes pas devoir reconnaître que tu as péché, n’est-ce
pas ? Mais quand la reconnaissance est là, la joie vient. Par exemple, Paul
est heureux qu’ils aient pris conscience du mal et qu’ils l’aient confessé à
Dieu. Par conséquent, sa lettre n’a pas causé de tort, mais a plutôt apporté
un gain.
V10. La tristesse telle que Dieu l’aime est quelque chose sur lequel tu ne
dois jamais revenir, que tu ne regrettes jamais. Cela signifie que tu as la
même tristesse à l’égard du péché que celle que Dieu a à son égard. Ce
n’est pas une tristesse comme celle que tu rencontres dans le monde. Les
personnes qui n’ont pas affaire à Dieu sont aussi parfois tristes à cause
du mal qu’elles ont fait. Ce n’est pas la tristesse que Dieu aime voir. Cette
tristesse n’a rien à voir avec le péché. Elle ne concerne que la misère qu’ils
se sont souvent infligée à eux-mêmes.
Ils regrettent alors de devoir subir les conséquences de leur acte, mais ils
ne regrettent pas l’acte en soi. Cela ne les amène pas à se repentir. Enfin,
s’ils ne se repentent pas, ils finiront dans la seconde mort, la séparation
éternelle entre eux et Dieu dans le feu éternel. Il se peut même que ces
regrets et ces tristesses deviennent si graves qu’ils mettent fin à leur vie
dans le désespoir.
Si tu te trouves dans une situation où tu es triste à cause d’un péché que
tu as commis, ne laisse pas cela te désespérer. Le diable veut te chuchoter
que ton péché est trop grave pour être pardonné. Mais il ment. Lis ce qui
est dit dans 1 Jean 1:9, fais ce qui y est dit et crois ce qui y est dit : « Si
nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos
péchés et nous purifier de toute iniquité » (1Jn 1:9).
V11. Les Corinthiens ont montré l’authenticité de leur tristesse et de leur
repentance. Paul leur a écrit dans 1 Corinthiens 5 qu’ils devaient ôter le
méchant du milieu d’eux (1Cor 5:13b). Il peut maintenant témoigner d’eux
qu’ils ont fait preuve d’« empressement » à faire avec le péché et le méchant
ce qu’ils avaient à faire.
Leur empressement s’accompagne d’« excuses ». Ils s’excusent, en quelque
sorte, auprès du Seigneur et de Paul pour leur laxisme et manifestent
93
2 Corinthiens 7
maintenant « indignation » face à ce qu’ils ont permis. Cette indignation
n’est pas de nature charnelle, comme s’ils étaient meilleurs que le méchant.
Il est donc dit qu’il y a de la « crainte » en eux parce qu’ils ont appris à se
connaître un peu.
Personne ne peut s’élever au-dessus de celui qui a péché, car il est capable
des mêmes choses. C’est pourquoi il est dit dans Galates 6 que celui qui
doit s’occuper du péché d’un autre doit le faire « prenant garde à toi-même
de peur que toi aussi tu ne sois tenté » (Gal 6:1). Dans cette pensée, les
Corinthiens ont pu exercer la discipline sur le méchant mentionné dans 1
Corinthiens 5.
Un « ardent désir » s’est emparé d’eux pour agir comme Dieu le leur
demandait. Ils ont à nouveau fait preuve de « zèle » pour l’honneur du
Seigneur Jésus dans l’église afin de tout remettre en ordre, ce qui les a
conduits à « punir » le méchant. En agissant de la sorte et en agissant ainsi,
ils ont montré qu’ils ne veulent plus rien savoir du péché qui s’est déroulé
et a été autorisé parmi eux, sans rien faire pour y remédier. En agissant
ainsi, ils ont prouvé qu’ils sont désormais « purs dans cette affaire ».
V12. Ici, Paul revient à sa première lettre et dit que cette lettre n’a pas été
écrite en premier lieu en pensant au malfaiteur, ni en pensant au lésé.
Sa lettre était un test pour eux afin de savoir s’ils allaient lui obéir. S’ils
suivaient les instructions de la lettre, ils montraient qu’ils considéraient
toujours Paul comme un serviteur de Dieu. En fait, ils signifiaient ainsi
qu’ils rencontraient Dieu lui-même à travers lui. La lettre de Paul devait
leur donner l’impression qu’ils avaient affaire à Dieu lui-même. Cela s’est
heureusement produit et le message à ce sujet l’a réconforté.
V13. Paul ne peut pas rester silencieux sur la consolation et la joie qu’il
a trouvées dans leurs attitudes et leurs actions. Il en parle encore et en-
core dans ce chapitre. La joie de Tite contribue à ce que Paul déborde de
joie. Tite n’est pas seulement « consolé » (verset 7) par ce qu’il a vu chez
les Corinthiens, il en est aussi « apaisé ». Il a, pour ainsi dire, acquis lui-
même un nouveau courage grâce à cela. N’est-ce pas encourageant de voir
quelqu’un qui s’est accroché à un péché, rompre avec ce péché et prendre
un nouveau départ avec le Seigneur ? Cela t’apaise.
94
2 Corinthiens 7
V14. Paul a une autre raison pour expliquer sa joie débordante. Il s’est un
peu vanté (dans le bon sens, bien sûr) auprès de Tite à propos des Corin-
thiens. C’est très bien. Il y avait beaucoup de choses à punir. Que Paul ait
raconté tout cela à Tite, je n’en sais rien. Il y avait aussi de bonnes choses à
mentionner et Paul les a au moins transmises à Tite. Il a informé Tite qu’il
était persuadé qu’ils l’écouteraient. Les Corinthiens ont agi de telle sorte
qu’il n’a pas eu à rougir de ce qu’il avait dit d’eux. Aux Corinthiens, il a dit
la vérité et à Tite, il a dit les choses positives des Corinthiens.
C’est une leçon importante. Quand tu vois chez une autre personne des
choses qui ne sont pas bonnes, parles-en à cette personne. Quand tu parles
à une autre personne de cette personne, dis aussi les bonnes choses que tu
sais sur elle.
V15. Quand Tite repense à la façon dont les Corinthiens l’ont accueilli, il
ressent un amour débordant pour eux. Il revoit ensuite devant lui à quel
point ils ont été obéissants, et aussi leur crainte et leur tremblement. Il n’y
a plus aucune trace de leur attitude suffisante qui était si apparente dans
la première lettre qui leur a été adressée. Tite a remarqué un vrai travail de
l’Esprit au milieu d’eux.
Là où l’Esprit a accès à la vie de l’église, l’obéissance à la parole de Dieu
en est le résultat immédiat. La crainte et le tremblement caractérisent les
croyants qui ont appris à condamner leurs propres idées et leurs actions
délibérées. Ils savent que rien de bon ne peut en résulter. C’est pourquoi ils
ont peur d’eux-mêmes et ne veulent écouter que la parole de Dieu.
V16. À propos d’une église locale fonctionnant sur une telle base, tu peux
te réjouir. Il est préférable d’y mettre en ordre ce qui ne l’est pas encore. En
ce qui concerne les Corinthiens, Paul a toutes les raisons d’avoir confiance
en cela. Peux-tu en dire autant de l’église locale à laquelle tu appartiens ?
Relis 2 Corinthiens 7:9-16.
A méditer : Comment parles-tu aux autres de ton frère ou de ta sœur ? Le
fais-tu pour le meilleur ou pour le pire ?
95
2 Corinthiens 8
2Cor 8:1-8 | La grâce du donner
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Nous vous faisons connaître, frères, la grâce que Dieu a donnée parmi les
assemblées de la Macédoine : 2 dans les grandes détresses qui les ont éprouvées,
l’abondance de leur joie et leur profonde pauvreté ont fait abonder la richesse de
leur libéralité. 3 Car dans la mesure de leurs moyens (j’en rends témoignage), et
au-delà de leurs moyens, spontanément, 4 ils nous ont demandé avec beaucoup
d’insistance la grâce et la communion de ce service envers les saints ; 5 au-delà
de notre espérance, ils se sont donnés eux-mêmes, d’abord au Seigneur, puis à
nous, par la volonté de Dieu. 6 Nous avons donc exhorté Tite pour que, comme
il l’avait commencé, ainsi il mène à bonne fin aussi chez vous cette grâce. 7
Mais de même que vous abondez en tout : en foi, en parole, en connaissance,
avec tout empressement, et dans votre amour envers nous, abondez aussi dans
cette grâce. 8 Je ne dis pas cela comme un ordre, mais à cause de l’empresse-
ment d’autres personnes ; je mets ainsi à l’épreuve la sincérité de votre amour.
Dans 2 Corinthiens 8-9, Paul revient sur un sujet qu’il a déjà abordé dans
sa première lettre (1Cor 16:1-2). Il s’agit du soutien financier des croyants
vivant dans la pauvreté. En clair, il va parler de ton argent, de ton solde
bancaire. Il se peut que cela commence à te coûter de l’argent si tu t’engages
dans ces chapitres. Par conséquent, sache bien par quoi tu commences.
Dans la section que tu as maintenant sous les yeux, Paul va te détacher
de tes possessions terrestres d’une manière brillante. Soit dit en passant,
il traite ce sujet sans y trouver lui-même un intérêt ou un avantage quel-
conque. En effet, il ne demande pas pour lui-même, mais pour les croyants
nécessiteux de Judée. Prête attention à ce dont il s’agit : il te détache de ton
argent, ce qui est différent de l’inverse, à savoir qu’il essaie de détacher de
l’argent de ta part.
Tu peux apprendre comment cela fonctionne par la façon dont il enseigne
aux Corinthiens à ce sujet. En effet, il ne leur dit pas de donner un certain
pourcentage de leurs revenus. C’est ainsi que les choses se passaient dans
96
2 Corinthiens 8
l’Ancien Testament. Dix pour cent était la norme et chacun savait à quoi
s’en tenir. Dans le Nouveau Testament, ce n’est pas le montant qui compte,
mais le motif, le pourquoi et le comment du don et le sentiment dans le-
quel le don est fait.
V1-2. On a l’impression que Corinthe compte quelques frères et sœurs
fortunés. Pourtant, Paul ne leur dit pas de donner parce qu’ils sont si
bien lotis. Non, il donne les églises de Macédoine en exemple. C’est là
qu’elles doivent regarder. Ces églises avaient toutes les raisons de penser
à elles-mêmes. Elles éprouvaient des difficultés, elles étaient persécutées.
Ajouté à cela, peut-être à cause des grandes détresses, elles vivaient dans
une pauvreté abjecte. Pourtant, elles ne pensaient pas à elles-mêmes. Au
milieu des problèmes, il y avait une abondance de joie dans le Seigneur.
Par conséquent, ils pensaient aux autres qui étaient dans le besoin, et ils
avaient aussi été abondants dans leurs dons. C’est ce que Paul appelle « la
grâce que Dieu a donnée ».
V3-4. Cette grâce les avait conduits à donner spontanément. Il n’y a pas
ici d’ordre ou de commandement. Au contraire. Tu as lu à propos de ces
croyants de Macédoine qu’ils ont demandé à Paul de pouvoir donner.
Comment en sont-ils arrivés là ? Tu ne peux trouver quelque chose comme
ça que chez des croyants qui réalisent de bout en bout qu’ils ont une re-
lation familiale les uns avec les autres. Ce sont des frères et sœurs dans la
foi, qui ont tous la même vie nouvelle, le même Père, le même Seigneur et
le même Saint Esprit. Ils étaient impatients de partager un service rendu à
d’autres saints. Le service ne consiste pas seulement à ‘servir par la Parole’,
mais aussi par les actes.
Paul peut témoigner d’eux qu’ils ont donné autant qu’ils le pouvaient, et
même qu’ils ont donné plus qu’ils ne pouvaient réellement donner. Ils en
sont arrivés là parce que donner était pour eux une « grâce ». Donner est
un privilège et non un devoir. Ceux qui voient les choses ainsi ne sont pas
esclaves de leur argent. Le Seigneur Jésus lui-même a dit que de donner te
rend plus heureux que de recevoir (Act 20:35). Ce que les Macédoniens ont
donné dépassait même les attentes de Paul.
V5. Quel secret se cache derrière une telle générosité ? Tu le lis dans ce
verset : ils se sont donnés eux-mêmes, d’abord au Seigneur. Ceux qui se
97
2 Corinthiens 8
donnent eux-mêmes d’abord entièrement au Seigneur n’ont plus de mal
à donner leurs biens terrestres aux autres. Tu t’imprègnes alors complète-
ment de qui est le Seigneur et tu lui fais confiance pour qu’il te fournisse
tout ce dont tu as besoin. Ne l’a-t-Il pas dit dans le Psaume 50 : « Car le
monde est à moi, et tout ce qu’il contient » (Psa 50:12b) ? Quelqu’un m’a
dit un jour : ‘Tu peux continuer à donner, car tu ne pourras jamais donner
au point que Dieu soit vide’. Il voulait dire par là que tu peux continuer à
donner ce que tu reçois de Dieu, car la source de Dieu ne s’épuise jamais.
C’est la volonté de Dieu que tu donnes toi-même d’abord au Seigneur. En-
suite, tu lis que les Macédoniens se sont donnés eux-mêmes à Paul. C’est-
à-dire qu’ils sont entièrement d’accord avec ce que Paul leur présente ici
comme un exemple et un avertissement. Ceci est aussi important . Donne-
toi aussi à ‘Paul’. Je veux dire par là : Lis ses lettres dans la Bible et prends
à cœur l’enseignement qu’il y donne. C’est aussi ce que Dieu veut.
V6. Avec cet exemple en tête, Tite est exhorté à se rendre à Corinthe et à
recevoir l’argent qu’ils ont mis de côté sur la base de sa première lettre
(1Cor 16:2). Avec cela, ils participeront aussi à la grâce du don. Paul tient à
ce qu’ils gèrent leur argent d’une manière correcte et chrétienne.
V7. Il leur rappelle à nouveau l’abondance des bénédictions spirituelles
qu’ils possèdent : « la foi, la parole, la connaissance ». Parole et connais-
sance qu’il a aussi mentionnées dans 1 Corinthiens 1 (1Cor 1:4-5). Il avait
alors dû dire qu’ils les utilisaient de manière charnelle. Maintenant, il peut
en parler positivement et aussi en rajouter. Il peut parler avec joie de « tout
empressement » dont ils ont fait preuve et de leur « amour » envers lui. Ils
ont montré leur empressement en écoutant ce qu’il a écrit dans sa première
lettre. Ce faisant, ils ont simultanément montré leur amour envers lui.
La foi, la parole et la connaissance ne sont maintenant plus des choses
avec lesquelles ils s’affichent. Ils disposent d’une base solide pour vivre ces
choses comme il se doit. Leur confiance en Dieu (foi), leur façon d’en parler
(parole) et ce qu’ils savent de Dieu (connaissance) sont exposés dans leur
vie. Maintenant, ils peuvent ajouter quelque chose à tout cela : ils peuvent
donner en abondance, ce pour quoi le mot « grâce » est à nouveau utilisé
ici.
98
2 Corinthiens 8
Tu rencontres ce mot pour la quatrième fois déjà, après le verset 1, le verset
4 et le verset 6. Ensuite, il apparaît encore quatre fois (versets 9,19 ; 2Cor
9:8,14), soit huit fois au total.
V8. Pour écarter tout malentendu, Paul souligne qu’il ne donne pas de
commandement. Il a écrit sur l’empressement des autres – c’est-à-dire des
Macédoniens – à faire en sorte que les Corinthiens soient prêts à se faire
connaître de la même manière. C’est ainsi que cela fonctionne toujours.
Le bon exemple suit la bonne pratique. Tu peux être encouragé par le bon
exemple des autres à agir de la même manière. Ce qui compte, encore une
fois, ce n’est pas l’importance du montant, mais le motif du don.
Pour les Corinthiens, il y a un autre aspect à cela, celui de tester l’amour.
Jean écrit dans sa première lettre : « Mais celui qui a les biens de ce monde
et voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme son cœur, comment l’amour
de Dieu demeure-t-il en lui ? » (1Jn 3:17). Jean le dit avec force : si quelqu’un
voit que son frère ou sa sœur a besoin de quelque chose et ne fait rien pour
y remédier quand il le peut, cette personne n’est même pas un croyant.
L’amour de Dieu ne demeure pas dans une telle personne.
Ton amour fraternel est mieux testé lorsqu’on fait appel à ton argent, à
ton solde bancaire. Paul dit ici, en quelque sorte : ‘Qu’on voie si ton amour
pour ton frère pauvre est réel, en lui donnant ou en lui transférant ce que
tu peux.’ Cet aspect du test de l’amour, tu peux l’appliquer à toi-même.
Relis 2 Corinthiens 8:1-8.
A méditer : Que te dit l’exemple des Macédoniens ?
99
2 Corinthiens 8
2Cor 8:9-15 | De sorte qu’il y ait égalité
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
9 Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui
qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez
enrichis. 10 Sur ce sujet, c’est un avis que je [vous] donne, car cela vous est
profitable, à vous qui avez déjà commencé dès l’année passée, non seulement
de faire, mais aussi de vouloir. 11 Maintenant, achevez aussi de faire : comme
vous avez été prompts à vouloir, soyez [-le] aussi à achever en prenant sur ce
que vous avez ; 12 en effet, si la promptitude à donner existe, elle est agréable
suivant ce qu’on a, non suivant ce qu’on n’a pas. 13 Car ce n’est pas pour que
d’autres soient à leur aise et que vous, vous soyez dans la gêne, mais sur un
principe d’égalité : 14 que, dans le temps présent, votre abondance [supplée]
à leurs besoins, pour que leur abondance supplée aussi à vos besoins, de sorte
qu’il y ait égalité, 15 ainsi qu’il est écrit : “Celui qui recueillait beaucoup
n’avait pas trop, et celui qui recueillait peu avait assez”.
V9. Ce verset est une autre preuve du fait que Paul – et tu le vois aussi avec
les autres auteurs de la Bible – évoque toujours l’exemple du Seigneur Jésus
dans les sujets les plus pratiques. Avec l’exemple des Macédoniens, il s’est
déjà adressé aux Corinthiens dans les versets précédents, mais l’exemple
du Seigneur Jésus qui vient ensuite va évidemment plus loin.
Toi aussi, tu connais la grâce du Seigneur Jésus Christ, n’est-ce pas ? Le
Seigneur Jésus est ici appelé par son nom complet. Toute la gloire de sa
personne est exprimée dans ce verset, juste comme ça, au milieu d’une
section qui parle de donner. Il y a eu beaucoup de personnes généreuses,
mais jamais personne n’a donné autant que le Seigneur Jésus.
Il était riche. À quel point était-Il riche ? Il est le Créateur du ciel et de la
terre. Tout ce que tu vois autour de toi Lui appartient. « Le monde [...], et
tout ce qu’il contient » est de Lui (Psa 50:12b). Dans le ciel, d’innombrables
anges Le servent. Sur son ordre, ils font ce qu’on leur demande de faire
(Psa 103:20). Sa sagesse est insondable, « tous les trésors de la sagesse et
de la connaissance » sont cachés « en Lui » (Col 2:3). « Il soutient tout par
la parole de sa puissance » (Héb 1:3). Qui pourrait calculer à quel point le
Seigneur Jésus était riche ?
100
2 Corinthiens 8
Il a renoncé à toute cette richesse lorsqu’Il est né comme un pauvre Bébé sur
la terre. Il a été enveloppé dans des haillons et déposé dans une mangeoire
pour animaux. Aucune de ses richesses et de sa sagesse n’était visible à ce
moment-là – mais Il est resté le Fils de Dieu, en pleine possession de toutes
les richesses divines. Il a grandi dans la région la plus méprisée d’Israël,
à Nazareth, dont on disait : « Peut-il venir quelque chose de bon de Na-
zareth ? » (Jn 1:46a). Lorsqu’il est passé par Israël, il n’avait « pas [de lieu]
où reposer sa tête » (Mt 8:20). Il ne possédait pas d’argent. Pour payer la
taxe du temple, un poisson devait fournir la somme requise (Mt 17:24-27).
Lorsqu’il avait besoin d’un bateau ou d’un âne, il devait les emprunter (Lc
5:3 ; Mt 21:2-3).
À la croix, les soldats ont joué aux dés pour ses biens. Il ne possédait que
quelques vêtements, et ceux-ci lui avaient probablement encore été donnés
par quelques femmes (Jn 19:23-24 ; Lc 8:2-3). Même le tombeau dans lequel
il a été déposé appartenait à quelqu’un d’autre : « Joseph prit le corps [...] et
le mit dans son tombeau neuf » (Mt 27:59-60a). Quelle pauvreté !
On pourrait encore penser que le Seigneur Jésus avait sûrement des amis,
des gens qui pouvaient rendre sa pauvreté supportable. Il en avait, mais au
bout du compte, ces amis l’ont abandonné (Mc 14:50).
La dernière chose qui Lui restait, et ce qui reste à tout être humain, c’était
Dieu. Et c’est maintenant que la véritable et terrible pauvreté du Seigneur
Jésus apparaît vraiment au grand jour : Dieu aussi L’a abandonné. À cause
de la pauvreté ‘ordinaire’ du Seigneur Jésus, nous ne pouvions pas de-
venir riches. Nous ne pouvons devenir riches qu’à travers ce qu’Il a vécu
pendant les trois heures de ténèbres sur la croix. C’est là que tu trouves la
profondeur de sa pauvreté et l’amertume la plus profonde parce qu’Il a
alors été abandonné par son Dieu. C’est là qu’Il a été fait péché et qu’Il a
porté tes péchés dans son corps sur le bois. Dieu lui-même s’est retourné
contre Lui et L’a jugé.
Pourquoi le Seigneur Jésus a-t-Il voulu faire l’expérience de cette énorme
pauvreté ? C’est écrit dans notre section qui suit. C’était « afin que par
sa pauvreté vous soyez enrichis ». Il a fait tout cela pour toi, qui étais si
incroyablement pauvre, pauvre à cause du péché. Et maintenant, tu es
devenu si riche : tu es « béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux
101
2 Corinthiens 8
célestes en Christ » (Éph 1:3) ; tu es l’un des « héritiers de Dieu » et des
« cohéritiers de Christ » (Rom 8:17) ; tu as une place dans la maison du Père
(Jn 14:1-3). Tu devrais vérifier par toi-même tout ce que tu as reçu en vertu
de la pauvreté du Seigneur Jésus. Tu te rendras alors compte : ‘Comme
je suis devenu incroyablement riche !’ Dans ce contexte, est-ce qu’il peut
encore être difficile de donner une partie de tes richesses matérielles ?
V10-12. Paul dit qu’il est « profitable » pour les Corinthiens de leur donner
son avis de cette façon. Et c’est profitable pour toi aussi. Les Corinthiens
avaient déjà commencé à faire quelque chose pour leurs frères et sœurs
pauvres de Judée il y a un an. Ce n’était pas seulement un acte, c’était
aussi quelque chose qu’ils avaient voulu, leur cœur était impliqué. Tu peux
donner quelque chose sans savoir pourquoi et dans quel but tu le fais. Ce
n’était pas le cas avec les Corinthiens. Mais il y a autre chose : ils doivent
terminer leur travail.
Tu peux prendre la résolution de mettre régulièrement de côté une certaine
somme pour l’œuvre du Seigneur ou pour quelqu’un dans le besoin. Tu
peux prendre un bon départ avec cela, mais avec le temps, un relâchement
peut survenir. Il peut y avoir toutes sortes de raisons à cela. Tout d’abord,
tu es profondément impressionné par un besoin particulier. Au bout d’un
certain temps, cette impression s’estompe et, à la longue, tu laisses tomber
ta contribution. Il faut donc te rappeler ton intention première et le bon
départ que tu as pris.
Il s’agit de ‘ce que tu as’. Si tu es prêt à donner selon les capacités que tu pos-
sèdes, tu es agréable. Agréable signifie que ta contribution est acceptée avec
joie. Cette joie est là avec Dieu et avec ceux qui reçoivent ta contribution.
V13. Dans cette section, il n’est pas demandé de donner plus que ce que
l’on a. Paul est sobre à ce sujet. Il ne s’agit pas de donner tellement que
d’autres seront financièrement tirés d’affaire, alors que toi-même tu dois
aller demander du soutien. Non, il s’agit d’une répartition égale des biens.
De ta richesse, tu peux donner ce dont tu n’as pas besoin à d’autres per-
sonnes qui manquent des nécessités les plus élémentaires de la vie. Il y
aura alors un équilibre.
Les choses devraient être différentes chez nous, en tant que croyants, que
dans le monde. Une répartition équitable entre les pays riches et les pays
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2 Corinthiens 8
pauvres ne se fait pas, car les gens cherchent toujours leur propre inté-
rêt. Les gens jettent des tonnes de nourriture pour maintenir les prix à la
hausse, tandis que d’autres meurent de faim.
V14. Ton abondance peut servir à combler le manque de tes frères et sœurs.
Tu pourras alors compter sur les autres pour te fournir ce dont tu as besoin
quand tu seras une fois dans le besoin. C’est ainsi que cela fonctionne,
tout simplement, dans l’église de Dieu. Cette égalité n’est pas une sorte de
communisme. Le communisme dit : tout ce qui est à toi est aussi à moi.
Dans le communisme, les gens comptent pour eux-mêmes au détriment
des autres. Dans l’église de Dieu, on compte vers l’autre au détriment de
soi-même : Tout ce qui est à moi est aussi à toi. Pense encore à l’exemple
du Seigneur Jésus.
V15. Pour souligner ce principe d’égalité, Paul cite l’exemple de la collecte
de la manne par les Israélites dans le désert. Chaque matin, la manne était
là pour être prise comme nourriture pour la journée. Il y avait des Israélites
qui recueillaient beaucoup de manne et d’autres qui en recueillaient moins.
Certains recueillaient plus qu’ils ne pouvaient manger, tandis que d’autres
pouvaient encore en consommer. Qu’ont-ils fait ? Ceux qui avaient recueil-
li plus qu’ils ne pouvaient manger ont donné le surplus à ceux qui n’en
avaient pas assez. Il y a eu partage.
Je ne pense pas qu’il y ait eu de partage avec les Israélites paresseux.
Même pour l’époque dans laquelle nous vivons, « si quelqu’un ne veut
pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » (2Th 3:10). Mais si quelqu’un
ne pouvait rien contre le fait qu’il n’avait pas pu recueillir davantage, par
exemple à cause d’une maladie ou de la vieillesse, alors il y avait partage.
D’ailleurs, que pouvait faire d’autre celui qui avait recueilli tant de choses
avec le surplus ? Il ne pouvait de toute façon pas le garder jusqu’au lende-
main, car les vers seraient dedans.
Regarde l’abondance que tu as de cette façon. Vu sous cet angle, il vaut
mieux donner une partie de ton abondance que de la dépenser pour des
choses sans valeur qui finiront de toute façon par ne plus te servir.
Relis 2 Corinthiens 8:9-15.
A méditer : Travailles-tu aussi en faveur de l’« égalité » ?
103
2 Corinthiens 8
2Cor 8:16-24 | Les serviteurs
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
16 Or grâces soient rendues à Dieu qui a mis le même zèle pour vous dans le
cœur de Tite ; 17 car il a bien reçu l’exhortation, mais c’est avec plus de zèle
encore qu’il est allé spontanément auprès de vous. 18 Et nous avons envoyé
avec lui le frère dont l’éloge au sujet de l’évangile est répandu dans toutes les
assemblées ; 19 bien plus, il a même été désigné par les assemblées pour être
notre compagnon de voyage, avec cette libéralité dont nous assurons le service
à la gloire du Seigneur lui-même, et pour montrer notre empressement. 20
Ainsi nous évitons le blâme de quiconque, à propos de cette large contribution
dont nous assurons le service ; 21 car nous veillons à ce qui est honnête, non
seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes. 22 Nous avons
envoyé avec eux notre frère, dont souvent, en bien des affaires, nous avons
éprouvé le zèle et qui maintenant est encore beaucoup plus zélé à cause de la
grande confiance qu’il a en vous. 23 Quant à Tite, c’est mon associé et mon
compagnon d’œuvre auprès de vous ; quant à nos frères, ce sont les envoyés des
assemblées, la gloire de Christ. 24 Donnez-leur donc, devant les assemblées, la
preuve de votre amour et des motifs que nous avons eus de tirer gloire de vous.
Après tout ce que Paul a dit sur le don, il faut maintenant répondre à
une question importante. Cette question est la suivante : qui sont les per-
sonnes qui s’assurent que l’argent – tout l’argent et pas une partie – arrive
à l’endroit prévu ? Il convient de s’intéresser à leur fiabilité. Si tu as donné
(beaucoup) d’argent, tu ne seras certainement pas indifférent au fait qu’il
arrive à destination.
Les personnes qui viennent recueillir les dons des Corinthiens et les em-
mener à Jérusalem leur sont présentées par Paul. Il le fait pour ne pas don-
ner l’impression qu’il recherche son propre bénéfice. Il le fait aussi pour
montrer aux Corinthiens que leur argent est soigneusement géré. C’est une
responsabilité qu’il est heureux d’assumer. Une certaine forme de contrôle
est toujours nécessaire, aussi aujourd’hui.
Dans l’église de Dieu, l’argent est toujours collecté, généralement le pre-
mier jour de la semaine, le dimanche (1Cor 16:2). À cette occasion, des
frères sont désignés par l’église pour s’occuper de l’argent collecté. Ils sont
appelés ‘diacres’, ou serviteurs (grec: diakonos). Il devrait toujours s’agir
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2 Corinthiens 8
de plus d’un frère. Si tout l’argent est entre les mains d’un seul frère, le
risque d’abus est beaucoup plus grand que si deux ou trois frères s’en oc-
cupent.
Il n’est pas nécessaire qu’il y ait la moindre intention malveillante. Il peut
arriver, par exemple, que le frère gérant ait besoin d’argent pour un achat
privé pendant un certain temps. Il n’a pas l’argent chez lui ni à la banque
pour le moment. Ce qu’il a sous la main, c’est le montant de la collecte de
dimanche dernier. Il l’emprunte pour un temps, évidemment dans l’in-
tention de le reconstituer. En raison de circonstances imprévues, cela est
retardé. Entre-temps, des problèmes financiers surgissent. Tu peux com-
prendre comment une telle chose peut dégénérer en abus de position d’un
frère qui est le seul à gérer l’argent. Par conséquent, tout frère à qui l’on
demande de faire ce travail appréciera de le faire avec d’autres et d’être à
nouveau contrôlé par d’autres.
V16-17. Quels sont les frères qui peuvent rendre un tel service ? Trois
frères te sont présentés dans cette section. Le premier est Tite. De lui, tu
peux apprendre ce qui suit. Tite se sent lié aux croyants de Corinthe. Au
verset 6, tu lis que Paul l’a poussé à se rendre à Corinthe. Ici, tu lis que
Dieu le lui a donné dans son cœur, et que l’exhortation de Paul était donc
en accord avec cela.
Paul souligne ainsi que Tite n’était pas une sorte de garçon de course à lui,
comme s’il l’avait influencé pour qu’il y aille, mais que Tite y est allé de sa
propre initiative. Ils ne peuvent pas accuser Paul de chercher sournoise-
ment son propre avantage par l’intermédiaire de Tite.
V18-19. Un autre frère est ensuite mentionné. Paul ne cite pas son nom,
mais il mentionne ses qualités. Tu peux en déduire qu’un frère qui porte la
responsabilité de l’argent des croyants doit être quelqu’un qui a une bonne
réputation. Actes 6 et 1 Timothée 3 parlent également des qualités que de
tels frères doivent avoir (Act 6:3 ; 1Tim 3:8-13).
Ce frère (verset 18) est quelqu’un dont Paul rend un bon témoignage. C’est
quelqu’un qui s’est fait remarquer par l’évangile. Partout on sait que son
cœur va vers les gens perdus et qu’il les cherche dans leur misère pour
leur faire connaître la grâce de Dieu. Une telle personne peut être choisie
par les églises pour apporter un autre type de grâce dans un autre type de
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2 Corinthiens 8
misère. Le don est appelé « cette libéralité » ou « cette grâce » au verset 19.
Il est destiné à la misère matérielle dans laquelle se trouvent les croyants
de Jérusalem. Ce frère voyagera aussi avec eux.
V20. Cela montre une fois de plus que la seule préoccupation de Paul dans
ce service est la gloire du Seigneur. C’est ce que Paul recherche toujours,
quel que soit le service dans lequel il est engagé. C’est ce que tu peux toi
aussi avoir toujours à l’esprit dans tout ce que tu fais. De plus, en emme-
nant ce frère avec lui, il devient clair que Paul fait tout ce qu’il peut pour
ne pas être soupçonné s’il sort avec autant d’argent.
V21. Il se préoccupe non seulement d’être honnête devant le Seigneur,
mais aussi devant les gens. Il sait en effet que le Seigneur le connaît de part
en part et qu’il ne peut rien Lui cacher. C’est aussi ainsi qu’il vit.
Être honnête devant le Seigneur t’aide à faire de bons choix. Mais ce n’est
pas tout : tu dois aussi composer avec les gens qui t’entourent. Paul n’est
pas orgueilleux au point de dire : ‘Je n’ai affaire qu’au Seigneur, le Seigneur
sait comment je suis et à part cela, je n’ai rien à faire avec personne.’ Non,
il prend consciemment en compte ce que les gens peuvent penser de lui. Il
fait tout pour paraître honnête aux yeux de tous et l’être aussi. Bien sûr, tu
auras toujours des gens qui continueront à penser et à dire du mal, mais
cela ne doit pas t’empêcher de faire ce que tu peux pour leur enlever des
mains toute arme qui pourrait les amener à t’accuser de malhonnêteté.
V22. Ce verset mentionne un troisième frère qui va l’accompagner pour
collecter l’argent. C’est un frère qui a été éprouvé en bien des affaires par
l’apôtre. Il s’est montré empressé dans toutes sortes de missions qui lui
ont été confiées. Ce n’est pas un nouveau venu, ni une personne inexpé-
rimentée qui se voit confier cette mission importante. Aujourd’hui aussi,
avant que quelqu’un ne se voie confier des responsabilités dans les affaires
financières des croyants, il est bon qu’il ait prouvé qu’il pouvait s’acquitter
d’une telle tâche. Ce troisième frère mentionné par Paul est devenu encore
beaucoup plus zélé d’accomplir cette tâche parce qu’il est persuadé que les
Corinthiens le recevront bien. Une tâche peut devenir beaucoup plus facile
si on y répond positivement.
V23. Ici, Paul mentionne à nouveau les trois frères qu’il a présentés dans
les versets précédents et y ajoute quelque chose. Avec Tite, il a une part
106
2 Corinthiens 8
commune dans le travail parmi les Corinthiens. Les deux autres frères – ils
sont mentionnés plus haut aux versets 18,22 – viennent au nom des églises
et reçoivent le titre spécial de « gloire de Christ ». Ces deux frères, dans ce
service vraiment matériel, rayonnent de la gloire du Christ. Cela donne
certainement une grande impression de l’estime dans laquelle ce service
est tenu aux yeux de Dieu. Les Corinthiens auraient-ils donc encore du
mal à recevoir dignement ces trois frères ? C’est à de telles personnes que
tu confies volontiers l’argent que tu as économisé.
V24. Paul fait des autres églises des spectatrices du comportement des
Corinthiens. Ces autres églises ont déjà beaucoup donné. Les Corinthiens
ne peuvent tout de même pas rester à la traîne ? Par leur contribution, ils
donneront une preuve de leur amour. Cet amour deviendra tangible. De
plus, en recevant ces frères avec bienveillance, ils ne laisseront pas tomber
Paul. Après tout, il a fait leur éloge devant d’autres églises ? Imaginez que
rien de tout cela ne s’avère vrai maintenant. Paul compte sur eux pour
réagir comme il l’attend. Est-ce que cela s’applique aussi à toi ?
Relis 2 Corinthiens 8:16-24.
A méditer : Quelles sont les qualités qu’un frère doit posséder pour accom-
plir une tâche de serviteur?
107
2 Corinthiens 9
2Cor 9:1-7 | Dieu aime celui qui donne joyeusement
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Car, au sujet du service envers les saints, il est superflu que je vous écrive
; 2 car je connais votre promptitude ; j’en tire gloire à votre égard auprès des
Macédoniens, en leur disant que l’Achaïe est prête depuis l’année passée ; et
ce zèle de votre part a stimulé la généralité [des frères]. 3 Mais j’ai envoyé les
frères, pour que les motifs de gloire que nous avons à votre sujet ne soient pas
réduits à néant sur ce point, pour que, comme je l’ai dit, vous soyez prêts ; 4
autrement, si des Macédoniens venaient avec moi et ne vous trouvaient pas
prêts, cette assurance tournerait à notre confusion – pour ne pas dire à la vôtre.
5 J’ai donc estimé nécessaire de prier les frères d’aller au préalable vers vous, et
de compléter d’avance votre libéralité, annoncée d’avance, afin qu’elle soit ainsi
prête comme une libéralité, et non comme une chose extorquée. 6 Encore ceci
: celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème
largement moissonnera aussi largement. 7 Que chacun fasse comme il se l’est
proposé dans son cœur, non pas à regret, ou par contrainte, car Dieu aime celui
qui donne joyeusement.
V1. Le mot « car » par lequel commence ce chapitre indique déjà qu’il se
rattache directement aux derniers versets du chapitre précédent. Tu le re-
marques aussi au verset 3, où il est à nouveau question des frères que tu as
appris à connaître à la fin de 2 Corinthiens 8. Paul poursuit sur la confiance
qu’il a dans les Corinthiens, à savoir qu’ils auront les dons prêts lorsqu’il
viendra. Prête attention à la délicatesse avec laquelle il dit cela. Il leur fait
savoir qu’il n’est en fait pas nécessaire qu’il écrive à ce sujet. Il n’utilise pas
de langage impératif. Cela serait contraire au sujet dont il parle. Le don est
une chose volontaire.
V2. Paul connaît leur promptitude. Il s’en est vanté, populairement par-
lant, auprès des Macédoniens. Il a raconté aux Macédoniens comment ils
avaient déjà commencé à collecter à Corinthe il y a un an. Cela a eu un effet
merveilleux parmi les Macédoniens. L’exemple des Corinthiens a enthou-
108
2 Corinthiens 9
siasmé les croyants là-bas pour qu’ils donnent ce qu’ils peuvent et même
plus que cela. Tu as lu cela au début de 2 Corinthiens 8. Là, Paul utilise à
l’inverse les Macédoniens comme exemple pour les Corinthiens parce que
ces derniers sont devenus léthargiques dans leur collecte (2Cor 8:1-5). Paul
ne joue pas les croyants les uns contre les autres, mais les brandit comme
des exemples les uns pour les autres, afin qu’ils s’imitent les uns les autres
dans la bonté.
Son intention n’est pas de lancer une compétition en matière de ‘dons’. Il
n’a pas non plus l’intention de décourager les croyants, afin qu’ils se disent
: ‘Ce qu’ils font, nous ne pouvons pas le faire.’ Il ne parle pas non plus de
montants. Tout ce qu’il veut, c’est que les croyants soient un exemple les
uns pour les autres. Il aurait pu transmettre plein de choses négatives sur
les Corinthiens, mais il ne l’a pas fait. Il parle aux autres du bien qu’il a
remarqué chez eux. Nous pouvons apprendre quelque chose de cela.
V3. Et lorsqu’il y a un danger que Paul se soit exprimé de façon trop po-
sitive sur les Corinthiens, il fait tout ce qu’il peut pour maintenir quand
même ses déclarations positives. Il envoie les frères voir où ils en sont dans
leur collecte. S’ils ne sont pas encore prêts, ces frères pourront les aider. Au
moins, ils seront prêts quand il viendra lui-même et il n’aura pas à revenir
sur ses déclarations élogieuses à leur sujet.
V4. Après tout, il y aura des Macédoniens qui viendront avec lui. Qu’au-
rait-il à leur dire si rien de ce qu’il a raconté sur les Corinthiens ne s’avérait
vrai ? Il serait à court de mots. La confiance qu’il a en eux serait fortement
ébranlée. Et pour les Corinthiens eux-mêmes, bien sûr, ce ne serait pas non
plus une si bonne tournure.
V5. Tu vois comment Paul les aide de toutes parts à tenir leurs promesses.
Il ne va pas rester les bras croisés à les regarder faire pour ensuite sortir
son commentaire cinglant. C’est pourquoi il a envoyé ces frères préparer la
« bénédiction promise ».
Le don s’appelle ici une « libéralité ». C’est une belle expression pour dé-
signer ton don ! Avec le mot « libéralité », tu penses à de bonnes choses,
jamais à de mauvaises. Lorsque donner est une libéralité, tu ne penses pas
à ce que tu perds, mais aux bonnes choses que l’autre personne reçoit en
conséquence. Ainsi, tu ne vis pas un besoin qui se présente à toi comme
109
2 Corinthiens 9
quelque chose de désagréable, comme si tu étais obligé de donner de
l’argent, mais plutôt comme quelque chose de positif.
Il ne s’agit pas de taxes ecclésiastiques, de forcer les gens à contribuer aux
frais encourus par l’église. Non, il s’agit de donner, vraiment donner. Ne
le fais pas avec parcimonie. Non pas pour que les autres aient une bonne
opinion de toi. Ni pour que cela te donne une haute opinion de toi-même,
un sentiment de ‘combien je suis bon’. C’est ainsi que les pharisiens don-
naient. Il suffit de lire dans Matthieu 6 comment le Seigneur Jésus met en
garde ses disciples à ce sujet (Mt 6:2-4). Le danger de ce genre de phari-
saïsme se trouve en chacun de nous.
Il y a une histoire dans Actes 5 qui est aussi significative à cet égard (Act
5:1-11). Les premiers chrétiens excellaient dans l’amour pratique les uns
envers les autres. Ils vendaient leurs biens et déposaient l’argent aux pieds
des apôtres (Act 4:34-37). Ananias et Sapphira ne voulaient pas être laissés
pour compte. Ils ont vendu une possession pour une certaine somme. Sup-
posons qu’on leur ait donné dix mille euros pour cela. Ils ont pensé que
c’était un peu trop de donner la totalité de la somme. Ils ont donc donné
un peu moins.
Il n’y a rien de mal à cela en soi. Ce qui est mal, c’est qu’ils ont prétendu
avoir donné le montant total de la vente. En réalité, ils n’ont pris, disons,
que neuf mille euros aux apôtres. Remarque : ils n’avaient aucune obliga-
tion de donner quoi que ce soit. Pierre dit plus tard qu’après la vente, ils
avaient été autorisés à faire ce qu’ils voulaient avec l’argent. Mais main-
tenant, ils voulaient donner l’impression qu’ils étaient des chrétiens qui
se sacrifiaient tous, alors qu’ils avaient secrètement mis mille euros dans
leurs propres poches. Quels hypocrites !
Ho, ho, attends une minute. Ne crie pas trop fort. Bien sûr, c’étaient des
hypocrites et des menteurs. Mais ne prétends-tu jamais être meilleur que
tu ne l’es ? Dieu ne te demande pas plus que ce que tu es capable et désireux
de donner. Cela s’applique principalement à ton argent, mais tu peux aussi
l’appliquer à ton temps. Tu dis que le Seigneur a tout à dire sur toi, mais Le
considères-tu vraiment en toute chose ? Je ne parle pas de la faiblesse dans
laquelle cela se manifeste parfois. Non, il s’agit du fait que nous voulons
bien souvent garder l’apparence d’une vie de consécration, même s’il peut
110
2 Corinthiens 9
y avoir des choses dont nous savons qu’elles n’ont pas leur place dans une
vie consacrée au Seigneur.
V6. Après cette incursion dans Actes 5, retour à notre chapitre. J’ai écrit :
Ne donne pas avec parcimonie. Pourquoi ? Parce qu’alors tu ne recevras
pas beaucoup en retour non plus. Après tout, donner est comparé à semer.
Que dirais-tu d’un agriculteur qui est économe de ses semences et qui,
malgré cela, compte faire une grande moisson ? Ta réaction est évidente :
cet agriculteur n’a pas toute sa tête. Si l’on sème peu, on moissonne peu.
L’agriculteur qui veut une grande moisson sèmera généreusement. C’est la
simple leçon de la nature. Paul la transmet ici – tout le monde sera d’accord
avec lui – et l’applique au don.
La question est de savoir si tu crois à cette application. D’une manière
légèrement différente, mais avec la même exhortation, Dieu lui-même dit
dans Malachie 3. Je cite le verset en entier pour te faire comprendre son
importance, dans l’espoir que tu accepteras ce défi de Dieu ; je peux te dire
que cela fonctionne : « Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor,
afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison, et éprouvez-moi par ce
moyen, dit l’Éternel des armées, si je ne vous ouvre pas les écluses des
cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus
assez [de place] » (Mal 3:10). Quelle promesse de la part de Dieu !
V7. Les gens demandent parfois une norme pour savoir combien donner.
Dans l’Ancien Testament, les Israélites devaient donner dix pour cent de
leurs revenus. C’était une loi. Nous, chrétiens, ne vivons plus sous la loi,
mais sous la grâce. Utiliserions-nous la grâce pour donner moins que ce
que les Israélites étaient tenus de donner ? Ce n’est qu’une question. Il est
dit que tu peux donner selon ce que tu as résolu dans ton cœur. Réfléchis
à cela, prie à ce sujet, puis donne cette somme.
Ne donne pas impulsivement, sur un coup de tête. Tu pourrais le regretter
plus tard parce que tu as agi sans réfléchir. Ne donne pas lorsque tu n’en
as pas envie. Dieu n’aime pas les dons faits à contrecœur. Aussi, ne donne
pas parce que tu t’es imposé une obligation. La contrainte n’a pas sa place
dans le don chrétien. Donne joyeusement, dans la joie. Tu feras alors une
expérience particulière de l’amour de Dieu. Après tout, il est dit : « Dieu
111
2 Corinthiens 9
aime celui qui donne joyeusement. » Lorsque tu donnes de cette façon, Il
reconnaît son propre Être en toi. Après tout, Il est le grand Donateur !
Relis 2 Corinthiens 9:1-7.
A méditer : Comment donnes-tu ?
112
2 Corinthiens 9
2Cor 9:8-15 | Le don inexprimable de Dieu
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
8 Mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin
qu’ayant toujours, à tout point de vue, tout ce qui suffit, vous abondiez pour
toute bonne œuvre, 9 comme il est écrit : “Il a répandu, il a donné aux pauvres,
sa justice demeure éternellement”. 10 Or celui qui fournit de la semence au
semeur et du pain pour se nourrir, fournira et multipliera votre semence et
augmentera les fruits de votre justice : 11 vous serez de toute manière enrichis
pour toute libéralité, celle qui produit de notre part des actions de grâces à
Dieu. 12 Car la réalisation de ce service, non seulement comble les besoins
des saints, mais encore multiplie les actions de grâces envers Dieu ; 13 ainsi,
par l’expérience qu’ils font de ce service, ils glorifient Dieu pour la soumission
dont vous faites profession à l’égard de l’évangile du Christ, et pour la libéralité
de vos dons envers eux et envers tous. 14 De plus, par les supplications qu’ils
font pour vous, ils manifestent une ardente affection envers vous, à cause de
la surabondante grâce de Dieu qui repose sur vous. 15 Grâces à Dieu pour son
don inexprimable !
V8. Paul ne se lasse pas d’avancer des arguments pour que les Corinthiens
soient proprement incités à donner. Tous ses arguments placent le ‘don’
dans la lumière de Dieu. Il ne s’agit pas d’une simple collecte d’argent.
Il s’agit d’un privilège incroyable auquel sont attachées des bénédictions
spéciales.
Tu as affaire à un Dieu puissant. Veux-tu être un donateur joyeux ? Dieu
est puissamment capable de te donner ce dont tu as besoin pour le faire.
Non pas un peu, mais en abondance. Remarque ces mots dans ce verset :
« toute », « toujours », « tout », « tout » et « toute ». Cela ne parle-t-il pas
d’une grande abondance ?
Dieu te donne-t-Il alors beaucoup d’argent ? Il peut le faire, mais Il n’est
pas obligé de le faire. En tout cas, Il te donne « toute grâce » en abondance.
C’est ce dont tu as besoin en premier lieu, car c’est là que commence le
don. Dans le don, il s’agit avant tout de la pensée de ton cœur et seulement
ensuite de l’acte de ta main.
Il donne « tout ce qui suffit », non pas pour que tu fasses toutes sortes de
belles choses pour toi-même (bien qu’il soit permis de s’acheter quelque
113
2 Corinthiens 9
chose de beau de temps en temps), mais pour que tu puisses « abonder
pour toute bonne œuvre ». Dans 1 Timothée 6, tu peux lire que Dieu nous
donne tout en abondance pour que nous en profitions (1Tim 6:17). Juste
après, il est dit comment jouir, et c’est en faisant « du bien ; qu’ils soient
riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, généreux » (1Tim
6:18). Est-ce que cela pourrait être plus clair ? Un chrétien aime donner.
Hudson Taylor, l’homme qui a lancé une grande œuvre missionnaire en
Chine, a dit un jour : ‘Mon expérience a été que plus je donnais aux autres,
plus mon âme devenait pleine de bonheur et de bénédiction.’
V9. Ce verset est une citation du Psaume 112. Ce psaume énumère un cer-
tain nombre de caractéristiques de l’homme qui craint Dieu. Parmi celles-
ci, il y a aussi le fait de donner aux pauvres (Psa 112:9a). Dieu te donne
certaines ressources pour que, en en donnant, tu puisses montrer que tu
crains Dieu. Ce que tu répands et donnes aux pauvres, tu ne le perds pas.
Dieu considère cela comme une « justice », c’est-à-dire un acte juste, dont
la valeur demeure pour l’éternité. Ce n’est pas rien !
V10. Revient la comparaison avec le semeur, tout comme au verset 6, mais
une application différente s’ensuit. Au verset 6, tu vois que tu ne peux pas
t’attendre à une grande moisson si tu sèmes peu. Ce que tu moissonnes
dépend de la quantité que tu as semée. Ici, la leçon est que Dieu te donne
d’abord des biens terrestres à distribuer, puis il donne ce qui est nécessaire
pour vivre. Il donne d’abord la semence, puis le pain pour se nourrir. Ce
qui compte ici, c’est l’ordre dans lequel tu gères tes biens et ton argent :
donne-les d’abord et prends-en ensuite toi-même.
En pratique, tu peux le faire, par exemple, en mettant d’abord de côté une
partie de tes revenus pour le Seigneur, puis en voyant ce dont tu as besoin
pour toi-même. Dieu donne les deux, il donne à la fois la semence et la
nourriture. Il compte simplement un peu différemment de ce que nous
faisons souvent. Il donne de façon à ce que nous en donnions d’abord et
que nous en prenions ensuite pour nous, alors que nous prenons souvent
d’abord pour nous et que nous voyons ensuite s’il reste quelque chose
pour Lui.
En parlant de compter, Dieu multiplie aussi. Tu ne récupères pas seule-
ment ce que tu as répandu en semences. Tu reçois beaucoup plus en retour,
114
2 Corinthiens 9
ce qui te permet de donner plus encore. Les fruits de ces actions justes ne
font qu’augmenter.
V11-12. De nouvelles richesses apparaissent, avec lesquelles on peut exer-
cer la bienfaisance. Ce qui en découle, c’est l’action de grâces envers Dieu.
Cela te fait monter d’un cran.
À l’approche de la conclusion du chapitre, son ton devient de plus en plus
jubilatoire. Dans les versets précédents, la terre avec sa détresse est plus la
scène, mais elle est de plus en plus remplacée dans les versets suivants par
le ciel où Dieu est et où les cœurs reconnaissants Le louent. Enfin, dans le
dernier verset, c’est Dieu lui-même qui est l’objet de l’admiration.
Quel merveilleux résultat d’un service qui répond ‘seulement’ aux besoins
pratiques des croyants. Non seulement il y a soulagement des besoins,
mais ce service conduit à une abondance d’actions de grâces envers Dieu.
V13. Les bénéficiaires des dons glorifient Dieu, ils Le magnifient. Ils le font
parce qu’ils voient à travers les dons que les donateurs ont soumis leur
profession de foi à l’évangile du Christ. Leur profession de foi ne vient
pas seulement de la bouche, mais aussi de la main. Vois-tu qu’une main
généreuse qui donne est liée ici « à l’égard de l’évangile du Christ » ?
Tu pourrais penser que l’évangile ne concerne que les pécheurs perdus.
Bien sûr, l’évangile a d’abord et avant tout à voir avec cela. Un pécheur
qui reconnaît sa culpabilité devant Dieu et voit qu’il ne peut être sauvé de
ses péchés et de l’enfer que par le Seigneur Jésus se soumettra volontiers
à cet évangile. Mais tu vois ici que cette soumission doit être une attitude
permanente et qu’elle détermine tout dans ta vie de croyant.
Qui veut seulement être libéré du péché et du jugement et n’avoir rien
d’autre à faire avec l’évangile ? Ceux qui raisonnent ainsi ne donnent pas
l’impression d’être vraiment convertis. Se soumettre de cœur et d’âme à
l’évangile signifie aussi se soumettre joyeusement à la bonne nouvelle –
c’est le sens du mot ‘évangile’ – lorsqu’il s’agit de ton argent.
V14. Outre le fait que Dieu te rende ce que tu as donné à lui et aux siens
– et il rend toujours plus que ce que tu as donné à lui et pour lui, car il ne
sera jamais redevable envers toi – il y a un autre effet merveilleux chez
les destinataires du don. Ils commencent à prier pour toi. S’il y a quelque
115
2 Corinthiens 9
chose que tu devrais apprécier, c’est que des gens prient pour toi. Cela n’a
pas de prix. Un lien spécial s’établit grâce au don. Les bénéficiaires du don
reconnaissent dans ton don la grâce exceptionnelle de Dieu à ton égard.
Il ne s’agit pas de te mettre en valeur et de te dire que tu es un garçon ou
une fille formidable. Quand tu donnes, tu participes à ce qui est appelé « la
surabondante grâce de Dieu ». Tu remarques que Paul cherche des mots
pour te faire sentir à quel point la valeur de ‘donner’ est grande.
V15. Inévitablement, il en arrive à Dieu lui-même en tant que grand Do-
nateur. Dieu a fait le plus grand don jamais offert. Un don absolument
incomparable. Dieu ne pouvait pas donner de plus grande preuve qu’Il
est un Donateur que dans le don de son Fils. Il s’agit de son propre Fils,
unique et bien-aimé. Dieu ne L’a pas donné impulsivement, sur un coup
de tête. Dieu savait ce qui allait arriver à son Fils, comment les gens allaient
Le maltraiter et comment ils allaient finalement Le tuer en Le faisant mou-
rir de la plus horrible des morts. Pourtant, Dieu a donné.
Dieu savait que cette ‘semence’ produirait des fruits extraordinaires. Le
Seigneur Jésus lui-même l’a dit dans Jean 12 lorsqu’Il a parlé de sa mort :
« En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en
terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de
fruit » (Jn 12:24). Le Seigneur Jésus est mort comme le grain de blé, et toi,
moi et tous les croyants sommes son fruit. Quel fruit ! « Grâce à Dieu pour
son don inestimable ! »
Relis 2 Corinthiens 9:8-15.
A méditer : Mets-toi à genoux, rends grâce à Dieu en tant que Donateur de
son Don et ‘soumets ta profession de foi à l’égard de l’évangile du Christ’
en te donnant toi aussi.
116
2 Corinthiens 10
2Cor 10:1-6 | Destruction des forteresses
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Moi-même, Paul, je vous exhorte par la douceur et la bonté du Christ – moi
qui, au milieu de vous, suis d’une apparence réservée, mais qui, absent, use
de hardiesse envers vous –, 2 je vous en supplie : que je n’aie pas, lorsque je
serai présent, à user de hardiesse, avec cette assurance dont j’entends faire
preuve, avec détermination, contre certains qui estiment que nous marchons
selon la chair. 3 Car même en marchant dans la chair, nous ne combattons pas
selon la chair ; 4 les armes de notre guerre, en effet, ne sont pas charnelles,
mais puissantes par Dieu pour la destruction des forteresses, renversant les
raisonnements 5 et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu,
amenant toute pensée captive à l’obéissance du Christ, 6 étant prêts à punir
toute désobéissance, après que votre obéissance aura été rendue complète.
Avec 2 Corinthiens 10, la dernière section de la lettre commence. Dans 2
Corinthiens 10-13, Paul défend son apostolat auprès de l’église de Corinthe.
Dans les premiers chapitres de cette lettre, tu as déjà croisé quelques fois ce
sujet. À présent, l’apôtre y revient en détail.
Il n’aime pas le faire, mais c’est nécessaire car l’honneur de Celui qui l’a
envoyé et le bien des croyants y sont liés. En effet, certaines personnes
sont venues à Corinthe, des gens qui se font passer pour des apôtres. Ce
sont de faux apôtres, qui essaient de mettre Paul en porte-à-faux avec les
Corinthiens. Nous allons voir comment ils opèrent. Ils le font dans le but
de détacher les croyants de Corinthe de Paul et de les lier à eux-mêmes. Le
plus triste, c’est que les Corinthiens ont aussi des oreilles pour en entendre
parler.
Aujourd’hui aussi, il arrive encore que quelqu’un ait été permis de rendre
un service au milieu d’un groupe de croyants, puis que d’autres personnes
viennent dénoncer ce travail de service afin de gagner elles-mêmes une
entrée. Peut-être as-tu aussi découvert en toi-même à quel point tu es en-
clin à croire le mal que l’on raconte sur quelqu’un. Il est intéressant de voir
117
2 Corinthiens 10
comment Paul réagit à tous ces soupçons. Il ne va pas taper du poing sur
la table pour revendiquer son autorité. Tu peux apprendre beaucoup de
choses de la façon dont il réprimande les Corinthiens. En cela, il suit de
près le Seigneur Jésus.
V1. En disant « moi-même, Paul », il affirme clairement qu’il prend cette
affaire personnellement. Cependant, il n’en fait pas une défense de sa
personne, mais une défense de son service. Son attitude à l’égard des
Corinthiens est celle de « la douceur et la bonté ». Cela témoigne d’une
grande classe spirituelle. Il n’est certainement pas facile de répondre de
cette manière lorsque tu es noirci. Il faut alors que tu vives près de ton
Maître, car ce n’est qu’ainsi que cela est possible. Tu peux l’apprendre de
Lui. Il l’a dit lui-même : « Apprenez de moi, car je suis débonnaire [ou:
doux] et humble de cœur » (Mt 11:29).
La douceur et la bonté ne sont pas des traits de caractère qui marchent
bien dans le monde. C’est ce qu’on appelle la faiblesse. Dans le monde, tu
dois utiliser le langage de la force, de grands mots, pour te défendre. Tu
fais alors impression, les gens t’écoutent. Pourtant, agir avec douceur et
bonté ne signifie pas du tout être un mou ou une mauviette. Le Seigneur
Jésus a lui aussi osé prendre la parole. Il a traité les pharisiens et les scribes
d’« hypocrites », sans ménagement et en face d’eux. Paul aussi utilise un
langage clair et autoritaire pour se défendre.
Ce que ces faux apôtres disent de Paul, il le cite ironiquement dans la suite
du verset 1. On dit de lui qu’il se comporte « humblement » lorsqu’il est avec
les Corinthiens, mais qu’il utilise de grands mots lorsqu’il est loin d’eux.
V2. Eh bien, dit-il, j’espère que je n’aurai pas à prouver que ces accusations
sont sans fondement. Il répondra sans détour à ceux qui l’accusent de mar-
cher « selon la chair ». ‘Marcher selon la chair’ signifie agir et parler à partir
de motifs charnels. Mais ce n’est pas la façon dont Paul aborde les choses
dites à son sujet.
V3-4. Qu’il marche « dans la chair » n’a rien de particulier. ‘Chair’ a ici le
sens de ‘corps’. Tout être humain marche dans la chair.
Le combat auquel Paul est confronté, et auquel tout chrétien est confronté,
n’est pas un combat contre la sang et la chair, mais contre des pouvoirs
spirituels. Cette bataille doit être menée non pas par des moyens charnels,
118
2 Corinthiens 10
mais par des moyens spirituels. Dans Éphésiens 6, l’armure est montrée
avec laquelle le combat spirituel peut être mené (Éph 6:10-20). Tu y trouves
des armes comme « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » et « la
prière ». Ce ne sont pas des armes charnelles, mais des armes puissantes
pour Dieu. Grâce à elles, tu peux remporter des victoires. Grâce à elles, les
forteresses de l’ennemi peuvent être démolies.
V5. Ce que sont ces forteresses est indiqué dans ce verset. C’est « toute
hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu ». En un mot, il s’agit
de l’orgueil de l’homme. Dans ses délibérations, il cherche toujours à voir
comment il peut lui-même sortir le plus avantageusement de quelque
chose. Il ne reconnaît pas Dieu comme Supérieur, comme Celui qui est
au-dessus de tout. Tu rencontres cette attitude lorsque tu parles aux gens
de l’évangile de Dieu. Tu ne peux pas t’attendre à autre chose de la part
des incrédules. Malheureusement, tu trouves aussi cette attitude chez les
croyants, et c’est à eux que Paul écrit.
Les Corinthiens ont été influencés par des personnes qui se présentent
d’elles-mêmes. Ces influences, cet esprit de penser et de parler, qui se sont
introduits parmi les Corinthiens, ne peuvent être vaincus que par la puis-
sance de Dieu. Pour le monde, ce sont des armes insensées utilisées par le
croyant combatif.
Pour le monde, la Bible est un livre ancien, et prier est une preuve de fai-
blesse. Les habitants de Jéricho ont dû rire aux éclats lorsque les Israélites
ont fait le tour de la ville pendant six jours et l’ont contournée pas moins
de sept fois le septième jour. Chaque fois qu’ils avaient fait le tour de la
ville, il ne s’était rien passé. Quelle folie de recommencer le lendemain. Mais
le septième jour, après la septième fois, alors c’est arrivé : les murs se sont
effondrés et le peuple s’est emparé de Jéricho, se croyant en sécurité. Ils ont
vaincu cette ville forte avec ses hauts murs non pas par leur propre force,
mais par la foi, en agissant exactement comme Dieu l’avait dit (Héb 11:30).
La méthode était peut-être insensée aux yeux des habitants de Jéricho,
mais c’était le chemin de la victoire. C’est aussi de cette façon que Paul
traite avec les ennemis de Corinthe. De cette manière, c’est-à-dire dans
la force du Seigneur et sans compter sur tes propres ressources, tu peux
remporter des victoires sur des personnes qui semblent invincibles.
119
2 Corinthiens 10
Paul va venir à Corinthe et il communique la stratégie qu’il attend de tous
les chrétiens et qu’il utilisera lui-même : « amenant captive » toutes les
pensées des faux apôtres et des Corinthiens influencés. Les pensées erro-
nées sont présentées ici comme un ennemi. Des pensées se forment dans
leur cerveau qui représentent un gigantesque danger pour les croyants. Ils
sont ainsi égarés, une piste qui ne mène pas au Christ mais à eux-mêmes.
La seule solution est de capturer ces pensées.
Paul leur montrera où ces faux apôtres veulent en venir, et il ramènera la
pensée des Corinthiens vers Christ et les rendra obéissants à Christ. C’est
le but de sa propre vie, et ce but est aussi devant lui pour tous ceux qui se
sont convertis grâce à son ministère.
Pour toi aussi, garde un œil attentif sur ce but. Ne laisse pas ta pensée être
rendue folle par toutes sortes de beaux raisonnements de personnes qui
savent bien dire les choses, mais ne concentre pas tes pensées sur Christ.
La pierre de touche pour juger si tu as affaire à une bonne façon de penser
avec toi-même ou avec les autres est toujours cette question : est-ce à la
gloire du Seigneur Jésus, est-il magnifié par cela ?
V6. Paul est prêt à punir toute désobéissance. La désobéissance est un
péché fondamental dans la vie du croyant qui ne doit en aucun cas être
toléré. Dans sa sagesse, Paul ne punit pas immédiatement une telle dé-
sobéissance. Tout d’abord, les Corinthiens doivent encore montrer qu’ils
sont obéissants à ce qu’il leur a écrit dans sa première lettre. Il faut aussi
faire preuve de patience quand il s’agit de signaler et de condamner des
choses erronées. Tous les maux ne sont pas traités immédiatement et en
même temps.
Peux-tu aussi parler de la patience dont le Seigneur a fait preuve à ton
égard ? Comment Il t’a conduit pas à pas sur le chemin de l’obéissance ?
Et comment Il a supporté tant de mauvaises choses de ta part jusqu’au
moment où Il te les a signalées et où tu as pu les condamner et les rejeter ?
Relis 2 Corinthiens 10:1-6.
A méditer : Quelles sont les forteresses qui subsistent dans ta vie et qui ont
besoin d’être démolies ?
120
2 Corinthiens 10
2Cor 10:7-18 | Le champ de travail de chacun
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 Vous regardez à l’apparence ! Si quelqu’un a la conviction d’appartenir à
Christ, qu’il fasse encore en lui-même cette réflexion : Comme il appartient à
Christ, [nous lui appartenons] nous aussi. 8 Car même si je tire un peu plus
de gloire de l’autorité que le Seigneur nous a donnée, pour votre édification et
non pour votre ruine, je n’ai pas à en rougir. 9 Je ne veux pas avoir l’air de vous
effrayer par mes lettres ; 10 car ses lettres, affirme-t-on, ont du poids et de la
force, mais sa présence personnelle est faible et sa parole méprisable. 11 Celui
qui parle ainsi doit estimer que, tels nous sommes en parole par nos lettres,
étant absents, tels aussi nous sommes en actes, étant présents. 12 Nous ne
prétendons pas, en effet, nous mettre au rang de certains qui se recommandent
eux-mêmes, ni nous comparer à eux ; mais eux, qui se prennent eux-mêmes
pour mesure et se comparent à eux-mêmes, manquent d’intelligence. 13 Pour
nous, nous n’allons pas nous glorifier dans ce qui dépasse la mesure, mais
selon la mesure du champ [de travail] que le Dieu de mesure nous a départi en
nous faisant parvenir jusqu’à vous. 14 Car nous ne dépassons pas nos limites,
comme si nous n’étions pas parvenus jusqu’à vous : de fait, nous sommes
même arrivés jusqu’à vous pour vous annoncer l’évangile du Christ. 15 Nous
ne nous glorifions pas dans ce qui dépasse la mesure, dans les travaux des
autres ; mais nous avons l’espoir, vu les progrès de votre foi, d’être abondam-
ment agrandis au milieu de vous, dans notre champ, 16 pour porter l’évangile
au-delà de chez vous, non pour nous glorifier de ce qui est déjà préparé dans le
champ des autres. 17 Mais que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
; 18 car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais
celui que le Seigneur recommande.
V7. Nous tombons facilement dans la même erreur que les Corinthiens
: regarder ce qui est devant nos yeux, c’est-à-dire prêter attention à l’ap-
parence. Quelqu’un qui a une belle apparence, bien bâti, souple dans ses
mouvements, avec, en plus, une bonne narration, produit plus d’effet sur
nous qu’un petit homme mesquin qui marche de façon boisée et délivre un
message austère. Les faux apôtres jouaient sur cette faiblesse humaine des
Corinthiens et avaient ainsi gagné leur entrée.
121
2 Corinthiens 10
Paul n’est pas un personnage aussi impressionnant. Il leur fait clairement
comprendre que si quelqu’un peut dire que les gens appartiennent à
Christ, lui et les autres apôtres le sont au moins. Ils doivent certainement
le savoir.
V8. Il peut se vanter de l’autorité que le Seigneur lui a donnée. Ces faux
apôtres ne le peuvent pas. Son autorité n’est pas destinée pour leur ruiner,
mais pour les édifier. Paul considère toujours son service et son autorité en
vue du bien de l’église et ne les utilise pas pour son propre plaisir. En cela
aussi, il suit son Maître. Le Seigneur Jésus n’a jamais utilisé son autorité pour
se défendre. Il l’a toujours utilisée pour défendre l’honneur de son Père.
Lorsque Paul utilise son autorité pour démolir, c’est par amour pour les
Corinthiens. Il démolit en eux les choses et les pensées qui ne sont pas
conformes à la pensée de Dieu. Ainsi, ils sont à nouveau en mesure de
recevoir les instructions édifiantes de l’apôtre. En ce qui concerne l’utilisa-
tion de son autorité, il n’a pas à rougir. Il n’en abuse pas, comme le font les
conducteurs spirituels aujourd’hui.
V9. Paul a été accusé de vouloir effrayer les Corinthiens par ses lettres.
Dans celles-ci, certains disent qu’il utilise un langage menaçant, du genre
: « Prenez garde si vous n’écoutez pas ce que je dis, car un châtiment
suivra ! » Mais menacer est différent d’avertir. Avertir signifie attirer
l’attention de l’autre personne sur certains dangers afin qu’elle puisse y
échapper. L’autre personne t’en sera reconnaissante. Menacer, c’est faire
peur, avertir, c’est prendre soin.
V10. Paul les avertit de ne pas se laisser tromper par les gens qui disent de
lui qu’il est un être déséquilibré. Dans ses lettres, disent-ils, il a effective-
ment une grande gueule, mais en tant que personne, il est insipide. Pour
le dire de façon moderne, il n’a pas de charisme. Il n’y a pas de meilleure
façon de démolir quelqu’un qu’en lançant de tels propos à son sujet. Dis
aux gens que leur humeur fluctue, qu’ils réagissent parfois de telle façon
et d’autres fois de telle autre. Tu verras que toute confiance en une telle
personne disparaît.
V11. Eh bien, Paul montre clairement que toute personne qui parle ainsi
ont considérablement tort. Il n’y a pas de différence entre ses lettres et
ses actes. Quiconque conclut de ses humbles actions qu’il manque de
122
2 Corinthiens 10
courage pour dénoncer les abus parmi les Corinthiens se trompe. Dans 2
Corinthiens 1, il indique pourquoi il n’est pas encore venu à Corinthe : c’est
pour les épargner (2Cor 1:23). Cela est différent du fait qu’il n’ose pas. Tant
dans ses lettres que dans ses actions, il montre clairement de quoi il s’agit.
L’incompréhension est hors de question. Tu peux en tirer la leçon qu’il
est important de savoir de quoi il retourne et de ne pas agir différemment
selon les occasions.
V12. Dans ce verset, l’ironie résonne à nouveau. Ce que Paul n’ose pas
faire, c’est se compter parmi les faux apôtres ou se comparer à eux. Bien
entendu, il n’a pas non plus du tout envie de le faire. Ce sont des gens
qui se vantent eux-mêmes. Ne crois jamais les gens qui parlent de toutes
leurs grandes réalisations et capacités. Il est étonnant de voir combien de
personnes sont toujours impressionnées par cela. En période d’élections
politiques, les têtes de liste mettent en avant les réalisations les plus
impressionnantes de leur parti pour assurer aux électeurs que le parti est
digne de leur soutien. Chacun fait son propre éloge.
Dans la chrétienté, les conducteurs spirituels se vantent aussi de leurs
qualités et de leurs réalisations juste pour gagner plus d’adeptes. Ils sont
loin de ressembler au Seigneur Jésus. Par conséquent, ils ne se comparent
pas à Lui, mais à eux-mêmes. La seule norme autour de laquelle il tourne,
c’est eux. Paul les qualifie de gens qui « manquent d’intelligence ». Pour
lui, ils sont donc typés. C’est bien sûr une chose pénible pour ces gens, qui
se vantent tant de leur intellect.
V13. Paul ne pense pas à lui-même. Il pense au Seigneur et à son œuvre.
Pour cette œuvre, le Seigneur lui a donné un champ de travail. Il n’avait
pas son mot à dire.
Toi aussi, tu as ton propre champ de travail. C’est le quartier dans lequel tu
vis. Fais-y briller ta lumière pour les gens qui y vivent. Ne va pas travailler
dans un quartier où tu sais que d’autres croyants y travaillent pour le Sei-
gneur. Respecte leur travail. Tu n’apprécierais pas toi-même de remarquer
que d’autres personnes de ton quartier témoignent de manière compéti-
tive. Ce genre de choses ne construit pas, il détruit.
V14. Dans le champ de travail que Dieu a assigné à Paul, se trouve aussi
Corinthe. Le Seigneur l’a ainsi mis en connexion avec les Corinthiens et
123
2 Corinthiens 10
leur a annoncé l’évangile du Christ. Vont-ils maintenant se détourner de
lui et commencer à écouter des gens qui ont envahi son territoire ?
V15. Ces gens veulent se parer des résultats du travail de Paul parmi eux.
C’est une méthode rusée à laquelle Paul ne participera pas. Il n’entrera pas
dans un champ d’activité où d’autres sont engagés dans une œuvre pour le
Seigneur. Il ne fera pas étalage des plumes des autres. Ce qu’il espère, c’est
qu’ils progresseront dans leur foi. La croissance de leur foi a été stoppée par
l’influence de ces faux apôtres. Prêter l’oreille à des murmures négatifs sur
les vrais serviteurs de Dieu est un grand obstacle à la croissance spirituelle.
Lorsque leur foi recommencera à croître – ce qui ne peut se produire que
s’ils condamnent ces influences négatives – Paul aura plus de poids parmi
eux qu’il n’en a maintenant. Le chemin sera à nouveau dégagé pour les
enseigner plus avant dans la vérité.
V16. Le chemin sera aussi libre pour se rendre dans d’autres régions où le
Christ n’a pas encore été prêché. Cependant, tant que les Corinthiens seront
ses ‘enfants de préoccupation’, il en sera empêché et devra s’occuper d’eux.
Il peut encore arriver aujourd’hui que des serviteurs du Seigneur doivent
consacrer leur temps et leurs forces à toutes sortes de problèmes parmi les
croyants, ce qui les empêche d’apporter l’évangile aux incrédules. Si Paul
peut se rendre dans d’autres régions, ce n’est pas pour s’attribuer le mérite
des ouvriers du Seigneur qui y ont précédemment apporté l’évangile.
V17. D’ailleurs, il n’est pas du tout préoccupé par la gloire pour lui-même.
Il dit une fois de plus ce qu’il a aussi écrit dans la première lettre qu’il leur
a adressée (1Cor 1:31), qu’il n’y a qu’à se glorifier dans le Seigneur, car c’est
Lui qui opère les résultats.
V18. Par conséquent, la seule mesure pour savoir si tu as affaire à un ser-
viteur du Seigneur est la suivante : est-ce que quelqu’un se recommande
lui-même, est-ce qu’il ne parle que de lui-même, ou est-ce que quelqu’un
est recommandé par le Seigneur, est-ce que tu vois dans le service de
quelqu’un qu’il s’agit du Seigneur Jésus ? Cela montre que quelqu’un a été
éprouvé ou testé.
Relis 2 Corinthiens 10:7-18.
A méditer : Qu’est-ce que Dieu t’a assigné comme champ de travail ?
124
2 Corinthiens 11
2Cor 11:1-4 | Simplicité à l’égard de Christ
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Je voudrais que vous supportiez un peu ma folie ! Mais oui, supportez-moi !
2 Car je suis jaloux à votre égard d’une jalousie de Dieu : oui, je vous ai fiancés
à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste. 3
Mais je crains qu’en quelque manière, comme le serpent séduisit Ève par sa
ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues [et détournées] de la simplicité
à l’égard de Christ. 4 Car si quelqu’un vient prêcher un autre Jésus que nous
n’avons pas prêché, ou si vous recevez un esprit différent que vous n’avez pas
reçu, ou un évangile différent que vous n’avez pas accepté, vous pourriez bien
[le] supporter.
Paul poursuit en dénonçant les faux apôtres qui racontent des mensonges
à son sujet. Tu penses peut-être maintenant : est-il vraiment nécessaire que
nous apprenions la défense de Paul aussi longuement ? Pourtant, cette
défense est importante, même pour notre époque. Car il y a encore des
gens qui prétendent qu’il ne faut pas attribuer d’autorité à ce que Paul a
écrit. Ils prétendent aussi que Paul s’est complètement trompé dans cer-
tains cas, qu’il n’a pas suivi son époque. Les personnes qui prétendent cela
prétendent connaître la Bible. Beaucoup ont même une formation théolo-
gique.
Mais critiquer ce que Paul a écrit, c’est en fait critiquer Dieu, qui a chargé
Paul d’écrire. Il est donc bon de s’imprégner de tous ses arguments pour ne
pas se laisser déborder par les personnes qui critiquent Paul.
La façon dont l’apôtre s’adresse aux Corinthiens montre qu’ils sont déjà
fermement influencés par ces faux apôtres. Paul est obligé de comparer
ses actes à ceux que les Corinthiens revendiquent pour eux-mêmes. Cette
comparaison devrait ouvrir les yeux des Corinthiens sur le manque de
sincérité de ces gens qui prétendent venir avec un message de Dieu.
V1. Il demande d’abord s’ils veulent bien supporter un peu de sa folie, car
c’est folie que de parler de soi. N’a-t-il pas dit à la fin du chapitre précé-
125
2 Corinthiens 11
dent, qu’il est seulement important d’être recommandé par le Seigneur ?
Et maintenant, il va se recommander lui-même. Mais c’est par nécessité,
rappelle-toi. Il leur demande de le supporter, parce qu’il doit leur dire des
choses qu’ils n’aimeraient peut-être pas de toute façon.
V2. Il le fait parce qu’il est jaloux. La jalousie est utilisée ici au sens positif
du terme. Lorsque tu penses à la jalousie, tu penses normalement à quelque
chose de mal, de négatif. Si ton ami a quelque chose que tu n’as pas, tu
peux parfois sentir un sentiment de jalousie s’insinuer en toi. Avec Paul, il
s’agit d’une jalousie que Dieu a aussi. Il ne peut pas s’agir de quelque chose
de mal. C’est une jalousie qui a à voir avec l’amour.
Paul a lié les croyants de Corinthe au Christ par son service. Il compare
cela à des fiançailles. Lorsqu’un homme et une femme se fiancent, une
relation a été établie qui va beaucoup plus loin que l’amitié. Tu peux avoir
beaucoup d’amis, mais tu ne peux avoir qu’une seule fiancée. Ce sera dé-
sagréable si ta fiancée ne s’intéresse pas beaucoup à toi et sort peut-être
même avec d’autres hommes ou femmes. C’est alors que tu deviens jaloux.
Tu veux l’amour de ta fiancée rien que pour toi, et à juste titre. C’est la
jalousie du cœur de Dieu qui se révèle chez Paul parce que les Corinthiens
se détournent du Christ qui leur a été prêché par Paul et écoutent au lieu
de cela ce que les imposteurs ont à dire.
Il compare les Corinthiens, et cela s’applique à toute l’église, à « une vierge
chaste ». Une vierge chaste est une personne qui n’a pas encore eu de rap-
ports sexuels avec un homme et qui se garde aussi chaste. Lorsque l’église
oublie son lien avec Jésus Christ et se lie au monde, elle afflige grandement
le Seigneur Jésus.
V3. Paul craint que l’église réalise de moins en moins que son amour ne
doit aller qu’au Seigneur Jésus, son Époux. C’est parce qu’elle ne réalise
pas correctement les ruses de Satan, comme ce fut le cas pour Ève. L’évé-
nement que Paul cite comme illustration se trouve dans Genèse 3. Au
paradis, le serpent s’approche d’Ève. Le serpent est le diable (Apo 12:9 ;
20:2). Il s’approche d’Ève avec ruse. Il ne commence pas par un mensonge
grossier. Non, il cite d’abord quelque chose que Dieu a dit. Mais remarque,
il déforme les paroles de Dieu (cf. Gen 3:1 et Gen 2:16).
126
2 Corinthiens 11
C’est la première caractéristique du diable : il cite toujours la parole de
Dieu de manière à semer le doute. Ensuite, il affirme avec force que Dieu
n’est pas à la hauteur de ce qu’il a dit (cf. Gen 3:4 avec Gen 2:17). Enfin, il
remplace ce que Dieu a dit par son propre mensonge (Gen 3:5).
L’attrait de ce mensonge est souligné par ce que voit Ève lorsqu’elle re-
garde l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Comme il est beau !
C’est exactement ce que le serpent a dit. Alors il ne peut pas se tromper,
n’est-ce pas ? Lorsqu’elle en arrive là, le mal est fait. Elle a oublié ce que
Dieu a dit et ses pensées ont été corrompues par ce que le serpent a dit.
Qu’aurait-elle dû faire ? Elle aurait dû s’en tenir à ce que Dieu a dit.
Mais l’église s’en est-elle mieux sortie ? L’église a-t-elle toujours consulté
la parole de Dieu lorsque quelque chose devait être fait ou s’est-elle aussi
laissée séduire par des discours fantaisistes ? Je crains que ce ne soit le cas.
L’église est détournée « de la simplicité à l’égard de Christ ». Ses pensées
ne sont pas restées concentrées sur Christ seul. ‘Simplicité’ signifie que les
pensées de l’église se sont concentrées sur un seul objet.
La pureté a été sacrifiée, l’église s’est souillée par ses rapports avec le
monde. Elle a commencé à penser et à agir de plus en plus comme le
monde. L’église est devenue une entreprise à gérer. Que penser du Conseil
œcuménique des Églises qui s’implique dans toutes sortes d’affaires poli-
tiques, parfois même en fournissant de l’argent pour acheter des armes. On
peut en arriver à ce point où les pensées se corrompent et où Christ n’est
plus l’unique Objet du cœur des croyants.
V4. Quant aux Corinthiens, ils risquent de laisser tomber Paul parce qu’il
ne serait finalement pas un véritable apôtre. Ce qu’il leur a dit est sûre-
ment un peu trop simple et trop radical. Faut-il vraiment que tu vives tout
seul pour Christ ? Doit-Il avoir tous les droits sur ta vie ? Les docteurs
qui sont venus après Paul ont des points de vue avec lesquels tu peux
mieux t’entendre. L’autre Jésus qu’ils prêchent leur convient mieux. C’est
celui qui n’exige pas tout de toi, comme Paul le leur prêchait, reléguant au
second plan ce que le vrai Jésus a fait pour eux.
Cet « esprit différent », l’esprit que ces docteurs apportent avec eux, ils
acceptent volontiers, car il laisse un peu de place à ce qu’ils pensent d’eux-
mêmes. Le Saint Esprit qu’ils ont reçu ne leur donne pas cette marge
127
2 Corinthiens 11
de manœuvre, reléguant au second plan le désir du Saint Esprit de les
conduire dans toute la vérité (Jn 16:13). Un « évangile différent », un évan-
gile facile, ne nécessitant pas de repentance radicale, ni de jugement de soi
approfondi, plus facile à accepter que ce qu’ils ont entendu et accepté de
Paul. Paul suppose la faillite totale de l’homme, mais il y a toujours du bon
dans l’homme, n’est-ce pas ?
Un tel raisonnement, que tiennent certains Corinthiens, prouve à quel
point ils se sont déjà ouverts à l’influence pernicieuse de ces faux apôtres
et à quel point cette influence est occupée à faire son travail. Prends cette
leçon à cœur, tiens-toi à ce que Dieu a dit dans sa Parole et ne regarde que
le Seigneur Jésus.
Relis 2 Corinthiens 11:1-4.
A méditer : Quel est le meilleur moyen d’éviter d’être séduit par le serpent ?
128
2 Corinthiens 11
2Cor 11:5-15 | Paul et les faux apôtres
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
5 Or j’estime que je n’ai été inférieur en rien aux plus excellents apôtres. 6 Si je
suis un homme ordinaire pour le langage, je ne le suis pas pour la connaissance
: mais nous vous l’avons manifesté de toute manière et à tous égards devant
vous. 7 Ai-je commis une faute en m’abaissant moi-même pour que vous soyez
élevés, parce que je vous ai annoncé gratuitement l’évangile de Dieu ? 8 J’ai
dépouillé d’autres assemblées en recevant un salaire pour vous servir. 9 Et
quand j’étais auprès de vous – dans le besoin – je n’ai été à charge à personne,
car les frères venus de Macédoine ont pourvu à mes besoins ; je me suis gardé
de vous être à charge en quoi que ce soit, et je m’en garderai. 10 Comme la
vérité de Christ est en moi, cette gloire ne me sera pas interdite dans les régions
de l’Achaïe. 11 Pourquoi ? Est-ce parce que je ne vous aime pas ? Dieu le
sait. 12 Mais ce que je fais, je le ferai encore, pour ôter l’occasion à ceux qui
cherchent une occasion, et pour qu’ils soient trouvés semblables à nous dans
les motifs qu’ils ont de se glorifier. 13 Car de tels hommes sont de faux apôtres,
des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres de Christ ; 14 et ce n’est
pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière : 15 ce n’est
donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice,
eux dont la fin sera selon leurs œuvres.
V5. Paul a été accusé de beaucoup de choses. De mauvaises choses ont été
racontées à son sujet un peu partout. Les faux apôtres ont fait circuler des
histoires qui ont pris de l’ampleur parmi les Corinthiens. Alors que toute
leur vie de chrétiens est en jeu, Paul s’est mis sur la défensive. Il aime trop
les Corinthiens pour les laisser devenir la proie de ces imposteurs. C’est
pourquoi il se sent obligé de parler de lui et de montrer aux Corinthiens la
différence entre la façon dont il a travaillé parmi eux et la façon dont ces
trompeurs ont habité parmi eux. Tu goûtes l’ironie lorsqu’il dit qu’il est
tout à fait capable de se mesurer à ces ‘super’ apôtres.
V6. Est-ce qu’on a dit de lui qu’il ne parlait pas bien et qu’il ne pouvait pas
faire un discours fluide ? Eh bien, c’est peut-être vrai (bien qu’il ne s’étende
pas sur ce point), mais ce qu’il possède, c’est la « connaissance ». Ils ne
peuvent pas y échapper, ils doivent l’admettre. Après tout, il le leur a com-
muniqué ? Dans sa première lettre, il leur écrit qu’ils sont devenus riches
129
2 Corinthiens 11
en Christ parce qu’ils possèdent toute connaissance (1Cor 1:5). Comment
en sont-ils arrivés là ? N’était-il pas le moyen de parvenir à cette fin ? Ils
ne doivent vraiment pas cela aux intrus qui tentent de s’interposer entre
eux et lui.
V7. Il y a une autre grande différence entre lui et ces autres. Il n’a jamais pris
un centime de soutien de leur part, alors que ces autres l’ont fait. La façon
dont il dit cela a dû faire quelque chose aux Corinthiens. C’est comme s’ils
l’accusaient d’un péché parce qu’il s’est tenu si libre d’eux. Ce soi-disant
péché consiste alors en son refus d’accepter de l’argent de leur part.
Il leur fait savoir qu’il s’est comporté de cette manière humble afin qu’ils
soient élevés. Par sa prédication désintéressée, ils ne peuvent guère dire
qu’il est venu à eux pour gagner quelque chose d’eux. Il n’avait en vue
que leur intérêt, à savoir qu’ils soient délivrés de la puissance du péché et
exaltés dans le cœur de Dieu.
Les faux apôtres ont trouvé dans son désintéressement un nouvel argu-
ment pour le noircir. Selon eux, tout serviteur qui se respecte prend de
l’argent d’une église où il travaille. Il y a quelque chose qui ne va pas avec
Paul parce qu’il n’a pas accepté d’argent. Eh bien, il y a aussi quelque chose
qui ne va pas avec lui. Seulement, ce n’est pas à cause de Paul, mais à cause
des Corinthiens eux-mêmes. Cela leur aurait donné une raison supplé-
mentaire de se vanter. Ils auraient pu se frapper la poitrine en disant qu’ils
l’avaient aidé à faire son travail. Paul ne voulait pas de cela. Son souci était
que seul Dieu soit glorifié.
V8. De la part d’autres églises, beaucoup plus spirituelles que les Corin-
thiens, il a effectivement accepté de l’argent. Il l’a fait parce qu’il sait que
ces églises ont donné cet argent avec un bon motif. Ces églises contribuent
financièrement pour soutenir l’œuvre du Seigneur avec cet argent et non
pour se vanter de leur générosité. Ces églises n’ont pas non plus donné
dans le but de revendiquer un droit particulier sur Paul en conséquence.
Tu vois, donner n’est pas seulement un acte, c’est aussi une sentiment.
V9. Cependant, la question principale ici n’est pas celle du donneur, mais
celle du receveur. Paul n’est pas quelqu’un qui accepte sans réfléchir ce
qu’on lui donne. Même lorsqu’il était en manque pendant son séjour chez
les Corinthiens, il ne leur en a pas parlé. C’est une chose que tu peux ap-
130
2 Corinthiens 11
prendre de Paul. Lorsque tu es un peu à court d’argent, n’essaie pas de
le dire aux autres. Parles-en au Seigneur et Il y pourvoira. « Votre Père
céleste sait que vous avez besoin de tout cela ; mais cherchez d’abord le
royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus »
(Mt 6:32b-33).
Beaucoup de lettres de mendicité de la part ou au nom de travailleurs chré-
tiens circulent. Je ne peux pas directement les qualifier d’ornement de la
confiance en la foi. Aussi, de tels travailleurs ne se soucient pas du tout de
savoir de qui ils reçoivent l’argent. En tout cas, ce n’est pas ainsi que Paul
a procédé.
Les Corinthiens, parmi lesquels se trouvaient sûrement des croyants ai-
sés, ont dû être choqués d’entendre ici que Paul souffrait du manque avec
eux. J’imagine qu’ils ont été mis dans l’embarras lorsqu’ils ont lu que ces
pauvres églises de Macédoine avaient envoyé à Paul ce dont il avait be-
soin. Quoi qu’il en soit, il a délibérément renoncé au soutien financier des
Corinthiens et il ne l’acceptera pas non plus pour le moment.
V10. Il souligne sa position sur la question en disant : « La vérité de Christ
est en moi. » Il sait ce qu’il dit et ce qu’il fait. Il ne se laissera pas convaincre
de changer de voie. Pour cela, il faut d’abord qu’un changement devienne
visible parmi les Corinthiens. Pour lui, la prédication de Christ est cen-
trale. Tout le reste doit lui être subordonné. S’il accepte de l’argent des
Corinthiens, il y a un risque que « cette gloire » – c’est-à-dire la prédication
de Christ et rien d’autre – soit interdite chez lui.
V11-12. Là aussi, cette phrase peut être mal interprétée. On peut dire :
‘Maintenant, les Corinthiens sont impatients de donner et maintenant,
Paul ne leur permet pas de le faire. Il ne les aime certainement pas.’ Il n’en
discute pas. Ceux qui sont mal intentionnés ne peuvent pas être convain-
cus de leur erreur. Paul en appelle à Dieu pour témoigner de son amour
pour eux. Il défendra sans relâche ses enfants bien-aimés dans la foi et
réfutera tous les arguments des séducteurs. Ceux-ci seront révélés comme
de faux apôtres comme il a été révélé comme un vrai apôtre.
V13-14. Puis il dit sans équivoque quel genre de personnes ils sont, ceux
qui sont entrés chez les Corinthiens : des serviteurs de Satan. Ils semblaient
être des apôtres de Christ, mais en réalité, c’est Satan qui est leur maître.
131
2 Corinthiens 11
Ils peuvent parler magnifiquement, mais leurs paroles sont pleines d’un
venin mortel. C’est exactement ce que fait Satan. Il « se déguise en ange de
lumière », mais il te conduit dans les ténèbres.
Dans le monde, d’innombrables jeunes courent après lui avec des yeux
ouverts, mais aveuglés. Il leur promet une expérience brillante, mais les
conduit sur le chemin de la mort. Dans le domaine chrétien, il n’en va pas
autrement. Il sait comment déformer les choses pour que tu penses avoir
affaire à quelque chose de chrétien, alors qu’il s’agit en fait de quelque
chose d’anti-chrétien. Ne te laisse pas abuser.
Il y a un bon moyen d’échapper à ses ruses, c’est de s’engager avec Christ
et la parole de Dieu. On découvre quelque chose de faux en le comparant
à ce qui est vrai. Une personne qui travaille avec des billets de banque et
qui sait, grâce à une étude minutieuse, à quoi ressemble un vrai billet, peut
repérer les faux en un rien de temps. Il n’est pas nécessaire qu’il étudie
d’abord toutes sortes de faux billets. Les faussaires essaient toujours des
choses différentes. C’est une bonne comparaison pour découvrir si ce qui
vient à toi est vrai ou faux, comme Paul le fait ici tout le temps. Il montre
ce que fait un vrai apôtre. Quand il va parler de ses souffrances en tant
qu’apôtre plus tard, cela ressortira aussi clairement.
V15. Ce que fait Satan se reflète aussi dans ses serviteurs. Tu ne dois pas
t’en étonner. Ils se présentent comme des champions de la justice, mais ils
t’éloignent du véritable but de ta vie. Ce véritable but, c’est : glorifier Christ
dans tous les domaines de ta vie.
Ceux qui travaillent consciemment à rendre ce but inatteignable auront
une fin à la hauteur de leurs œuvres. Ayant fait l’œuvre de Satan, ils parta-
geront la fin de ce dernier et seront jetés en enfer à sa suite.
Relis 2 Corinthiens 11:5-15.
A méditer : Que peux-tu apprendre de l’attitude de Paul à l’égard des
fausses accusations ?
132
2 Corinthiens 11
2Cor 11:16-23 | L’insensé de Paul
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
16 Je le répète : que personne ne me tienne pour insensé ; ou bien, s’il en est
autrement, acceptez-moi, même comme un insensé, pour que moi aussi je me
glorifie un peu. 17 Ce que je dis, je ne le dis pas selon le Seigneur, mais comme
un insensé, avec cette assurance [d’avoir de quoi] me glorifier. 18 Puisque
plusieurs se glorifient selon la chair, moi aussi je vais me glorifier. 19 Car vous
supportez volontiers les insensés, vous qui êtes sages ! 20 Oui, vous supportez
qu’on vous asservisse, qu’on vous dévore, qu’on vous pille, qu’on vous traite
de haut, qu’on vous frappe au visage. 21 J’ai honte à le dire, comme si nous
avions montré de la faiblesse ; mais tout ce dont quelqu’un peut se prévaloir
(je parle en insensé), je peux m’en prévaloir aussi. 22 Ils sont Hébreux ? – moi
aussi. Ils sont Israélites ? – moi aussi. Ils sont la descendance d’Abraham ? –
moi aussi. 23 Ils sont serviteurs de Christ ? (je parle comme un homme hors
de sens) – moi plus encore : dans les travaux bien davantage, sous les coups
excessivement, dans les prisons bien plus souvent, en danger de mort souvent
V16. L’apôtre doit répéter sans cesse qu’il est obligé de parler de lui. Son
cœur est rempli de Christ et c’est seulement de Lui qu’il veut parler. Mais
maintenant qu’on s’en prend à sa qualité d’apôtre et donc indirectement
à Celui qui l’a envoyé et donc à l’évangile qu’il a prêché aux Corinthiens
et par lequel ils sont venus à la foi, il doit maintenant défendre sa qualité
d’apôtre. Il aime trop Christ et les croyants de Corinthe pour rester les
bras croisés alors que les serviteurs de Satan continuent à faire leur travail
pernicieux parmi eux.
Ils ne doivent pas penser qu’il est insensé. Et s’ils le pensent, ils doivent
simplement l’accepter comme tel. Il veut se glorifier un peu, juste énumérer
quelques éléments qui leur permettront de savoir quel genre de serviteur il
est. Encore une fois : il n’aime pas faire cela.
V17-19. Il sait aussi que le Seigneur ne veut pas d’une telle glorification.
Cependant, il sait aussi que le Seigneur juge bon de le faire pour leur bien.
C’est comme avec un enfant récalcitrant qui a besoin d’une fessée. Tu
n’aimes pas le faire, mais c’est nécessaire.
Les Corinthiens supportent des gens insensés, comme ces faux apôtres qui
se glorifient de toutes sortes de choses. Ils se croient sages et capables de
133
2 Corinthiens 11
juger ce que ces gens prêchent. Eh bien, s’ils sont si sages alors, ils peuvent
aussi juger ce que lui, le vrai apôtre, a à dire.
V20. Paul énumère tout ce qu’ils ont enduré de la part de ces faux apôtres.
Ils se sont permis d’être « asservis ». Ils se sont laissés emprisonner dans
leur pensée par ces imposteurs, probablement parce qu’ils prêchaient à
nouveau la loi comme règle de vie. Cela contraste avec la liberté en Christ
que Paul leur a prêchée et par laquelle il les a liés à Christ et non à lui-
même.
Ils supportent qu’on les « dévore » et qu’on les « pille » ou « prenne ».
Ces gens ont exigé des Corinthiens une contribution pour leur subsistance.
Ils sont entrés de force dans les maisons et se sont régalés, et lorsqu’ils
sont passés à autre chose, ils leur ont pris de l’argent. Cela contraste avec
l’attitude de Paul qui ne voulait rien leur prendre.
Ces personnes se sont placées au-dessus des Corinthiens et ont pris une
place de prestige. Les Corinthiens devraient les écouter, ils raconteront.
Cette attitude contraste avec l’humilité qui caractérisait Paul lorsqu’il était
avec eux. Ces personnes ne fuyaient probablement même pas la violence
physique. C’est du moins ce que semble dire l’expression « frapper au
visage ». Elle peut aussi signifier qu’ils ont utilisé un langage blessant et
moqueur pour rabaisser les Corinthiens. Cela contraste avec l’attitude ai-
mante de Paul, qui parle de lui comme d’un père et les traite sur le même
mode (1Cor 4:15).
V21. ‘Je sais bien’, dit l’apôtre, ‘que mes actes me couvrent de honte et que
j’ai « montré de la faiblesse » en agissant comme je l’ai fait.’ Il est heureux
de supporter cela, car c’est ainsi qu’il veut les servir.
Il est remarquable de constater tout ce que les croyants peuvent supporter
de la part des faux docteurs et le peu qu’ils peuvent supporter de la part
des vrais serviteurs de Dieu. Il peut arriver que des croyants veuillent
maintenir des choses qui ne sont pas correctes. Si cela est signalé, cela ne
sera pas accepté en remerciement. Non, alors ces autres. Au moins, ceux-là
laissent ta conscience tranquille. Oui, ils demandent beaucoup, mais tu
considères simplement cela comme un paiement pour les services rendus.
Ces croyants peuvent aussi se dire qu’ils ont ainsi rempli leur devoir et
peuvent continuer à organiser leur vie comme ils l’entendent. N’oublie pas
134
2 Corinthiens 11
qu’il s’agit ici de croyants, pas d’incrédules. Cela devrait nous interpeller,
toi et moi.
Tu retrouveras les caractéristiques des faux apôtres que Paul présente
aux Corinthiens chez de nombreux conducteurs de sectes qui évoluent
dans le domaine chrétien. Les conducteurs de secte sont généralement
des personnes à l’aura charismatique, qui ont réponse à tout dans la
Bible. Ils peuvent se révéler dans n’importe quelle communauté de foi.
Ils empruntent certaines vérités à la Bible et les mélangent à des erreurs
d’une manière si habile que l’erreur devient plausible et donc d’autant plus
mortelle.
La raison pour laquelle ils sont acceptés par de nombreux croyants est
que ces derniers n’examinent pas la Bible eux-mêmes. D’innombrables
chrétiens laissent l’étude de la Bible à leurs « conducteurs ». C’est le cas
dans presque toutes les communautés religieuses. C’est un grand mal, qui
permet aux faux ouvriers de faire facilement leur travail pernicieux et de
détourner de nombreux croyants ignorants du chemin de la vérité. Par
conséquent, le conseil que je te donne est d’écouter ce que dit Paul. Il te dit
la vérité.
Pour le souligner, Paul poursuit en racontant sa situation difficile au ser-
vice de son Seigneur. Ces faux apôtres ne peuvent pas rivaliser avec cela.
Avant de commencer cela, il exprime à nouveau sa réticence à ce sujet. Il
utilise le mot « insensé » pour faire sentir aux Corinthiens à quel point ils
ont dévié, pour qu’il fasse cela. Le revers de la médaille, c’est que Dieu
utilise cette situation chez les Corinthiens pour te donner un aperçu de ce
que cet homme a vécu dans son service pour le Seigneur.
Ces faux docteurs osent-ils parler d’eux-mêmes ? Eh bien, lui aussi a ce
courage, même s’il pense que c’est insensé et malavisé de devoir parler de
soi. Il peut se mesurer à eux, c’est certain.
V22. Peuvent-ils se glorifier d’avoir des ancêtres juifs ? Lui aussi. Au fait
: on peut en déduire que ces faux apôtres ont probablement une origine
juive. J’y ai brièvement fait allusion en expliquant la phrase « si quelqu’un
vous asservisse » (verset 20). Par « Hébreux », il fait référence à un peuple
qui traverse ce monde séparé des autres nations. Par « Israélites », il en-
tend un peuple qui appartient à Dieu. Par « descendants d’Abraham »,
135
2 Corinthiens 11
il désigne un peuple auquel Dieu a fait des promesses. Ces descriptions
servent à indiquer ses origines et son passé. En cela, il n’est pas inférieur à
ces autres.
V23. Ce qui suit est une démonstration impressionnante de dévouement
au service de Christ. Il ne s’agit plus alors de belles paroles, mais de ce que
tu es prêt à donner pour Lui. Osent-ils s’appeler « serviteurs de Christ » ? Il
s’ouvrira à propos de son service pour Christ. Ils devront alors arriver à la
conviction qu’il dépasse de la tête et des épaules ces autres dans ce service.
Il se sent comme un « insensé » ; il éprouve une grande réticence à devoir
tout dire. Mais il ne peut pas faire autrement. Il doit devenir clair pour les
Corinthiens que les personnes qui sont entrées au milieu d’eux ne sont pas
de véritables serviteurs de Christ.
C’est leur relation avec Paul qui est en jeu, et donc leur relation avec Christ.
Lorsqu’ils font leurs au revoir à Paul et l’échangent, pour ainsi dire, contre
ces autres faux apôtres, ils disent au revoir à son service et aussi à Christ
qu’il leur a prêché. Pour l’honneur de Christ et pour l’assurance de la foi
des Corinthiens, il doit parler ainsi.
Paul commence. Il attire l’attention sur une liste impressionnante. Sans
aucune exagération, il énumère ce qu’il a fait, tout ce qui lui est arrivé et
comment il s’est senti. Pas de ‘succès story’, pas de grandiloquence. Juste
des faits sobres sur la vie d’un serviteur qui s’est consacré corps et âme à la
tâche que le Seigneur Jésus lui avait confiée.
Si tu es d’avis que servir le Seigneur est une ‘brise’, c’est un peu un choc.
Cette section n’est pas dans la Bible pour te décourager, mais pour te
montrer ce qu’un homme qui aime son Seigneur peut supporter. Plusieurs
choses, mais pas toutes, se retrouvent dans le livre des Actes. Le Seigneur
est toujours le Même et veut t’aider aussi dans ta souffrance pour Lui. Dans
la plupart des cas, ces souffrances ne seront pas aussi graves que celles que
Paul énumère ici. Dans certains cas, cependant, tu peux t’engager auprès
du Seigneur de cette manière.
Prends la première chose qu’il mentionne : « dans les travaux bien davan-
tage ». C’est quelque chose qui peut se voir chez toi aussi. Paul avait un
ministère particulier. Ce qu’il a expérimenté, aucune autre personne ne l’a
136
2 Corinthiens 11
expérimenté. Mais cela n’enlève rien au fait que tu peux toi aussi t’investir
pleinement dans ce que le Seigneur te donne à faire.
Ensuite, il commence à parler de ses circonstances. Il s’est retrouvé plu-
sieurs fois dans la « prison ». Il ne s’agit pas des ‘appartements de luxe’
appelés prison de nos jours, du moins ici en Occident. Il s’agit souvent de
cachots sombres, de voûtes souterraines, grouillant de vermine, où il fait
humide et où l’on sent le renfermé. Le traitement que l’on y subit n’est pas
vraiment empreint de courtoisie. Jamais il ne s’est retrouvé là parce qu’il
a commis un crime. À chaque fois, c’est une conséquence de la haine des
Juifs parce qu’il a prêché le Seigneur Jésus dans ce lieu.
La souffrance physique ne lui a pas été épargnée. Il a subi des coups ex-
traordinaires. Mais il n’a pas pu être brisé. Son zèle pour le Seigneur est
resté intact. Il est remarquable qu’il n’ait jamais utilisé le pouvoir spécial
de l’Esprit qui était en lui pour se sauver d’une situation difficile. En cela,
il est un disciple du Seigneur Jésus.
« En danger de mort » n’est pas quelque chose de spécial pour lui. Il le dit
simplement, mais imagine ce qui a dû se passer en lui à ces moments où sa
vie était en jeu. Il ne s’agissait pas d’une maladie dangereuse dont tu pour-
rais mourir, mais de l’hostilité de personnes qui pouvaient boire son sang.
Relis 2 Corinthiens 11:16-23.
A méditer : quand peux-tu te défendre et quand ne le peux-tu pas ?
137
2 Corinthiens 11
2Cor 11:24-33 | La souffrance de Paul
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
24 (cinq fois j’ai reçu des Juifs 40 coups moins un, 25 trois fois j’ai été battu de
verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et
une nuit dans les profondeurs de la mer), 26 en voyages souvent, dans les dan-
gers sur les fleuves, dans les dangers de la part des brigands, dans les dangers
de la part de mes compatriotes, dans les dangers de la part des nations, dans
les dangers à la ville, dans les dangers au désert, dans les dangers en mer, dans
les dangers parmi de faux frères, 27 en peine et en labeur, en veilles souvent,
dans la faim et la soif, dans les jeûnes souvent, dans le froid et le dénuement.
28 En plus de ces circonstances exceptionnelles, il y a ce qui me tient assiégé
tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées. 29 Qui est faible, que je
ne sois faible aussi ? Qui est scandalisé, que moi aussi je ne brûle ? 30 S’il faut
se glorifier, je me glorifierai dans ce qui est ma faiblesse. 31 Le Dieu et Père du
Seigneur Jésus (lui qui est béni éternellement) sait que je ne mens pas. 32 À
Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens,
pour se saisir de moi ; 33 mais on me fit descendre dans une corbeille par une
fenêtre, le long de la muraille, et j’échappai à ses mains.
V24. Les Juifs lui ont donné jusqu’à trente-neuf coups de bâton à cinq
reprises. La loi autorisait une punition de 40 coups dans les cas appropriés
(Dt 25:3). Par prudence, pour ne pas dépasser le nombre autorisé à cause
d’une erreur de comptage, ils se sont arrêtés à trente-neuf. Imagine ce que
cela a dû être. Même la première fois était sûrement loin d’être drôle, mais
chaque fois suivante, il savait à quoi s’attendre.
V25. Les verges, les fléaux, lui ont ouvert le dos trois fois. Il n’a été lapidé
qu’une seule fois. Normalement, cela ne t’arrive qu’une seule fois aussi.
C’est pourquoi ses ennemis l’ont laissé pour mort (Act 14:19).
Trois fois, il a été passager d’un bateau qui a fait naufrage. Au cours de ce
processus, il a une fois flotté dans l’eau pendant vingt-quatre heures avant
d’être secouru.
V26. Pour prêcher l’évangile partout, il était constamment en voyage.
Voyager n’était pas une activité anodine à l’époque. Tout d’abord, il n’y
avait pas de réseau routier moderne, avec des ponts et des tunnels, comme
138
2 Corinthiens 11
nous en avons ici en Occident. Traverser des « rivières » au débit rapide
était une entreprise risquée.
À cela s’ajoutaient les dangers du côté du peuple : des « brigands », des
« compatriotes » (les Juifs) et des « nations » (les païens). La « ville » n’of-
frait aucune protection, le « désert » et la « mer » certainement pas. Nulle
part il n’était en sécurité, nulle part il n’y avait de lieu de repos.
Si tant est qu’il pensait pouvoir reprendre un peu son souffle dans l’église,
c’est là qu’il avait affaire à de « faux frères », des gens qui prétendaient
appartenir à l’église mais qui, en réalité, déformaient la vérité de Dieu.
V27. La vie du grand apôtre n’a pas été facile. Il était
1. travailler très dur – « en peine et en labeur » ;
2. être très attentif – « en veilles souvent » ;
3. avoir peu à manger et à boire – « dans la faim et la soif » ;
4. en renonçant parfois volontairement à cela même – « dans les jeûnes
souvent » ;
5. souffrir du froid et avoir peu de vêtements pour se réchauffer – « dans le
froid et le dénuement ».
Le fait que Paul ne soit vraiment pas resté stoïque face à ces épreuves peut
être déduit, par exemple, de 2 Timothée 4, où il demande à Timothée d’ap-
porter son manteau (2Tim 4:13a). Il me semble qu’il n’aurait pas demandé
cela s’il pouvait se prélasser confortablement à la chaleur du soleil.
V28. Ce qui l’a probablement le plus blessé, c’est « la sollicitude pour toutes
les églises » tous les jours. Tu as lu qu’elle lui « tient assiégé ». Partout où il a
prêché l’évangile, des églises se sont formées. Cela a été une chose joyeuse,
mais cela ne s’est pas arrêté là. Il est important que dans ces églises émer-
gées, les croyants croissent dans la grâce et la connaissance du Seigneur
Jésus et qu’ils ne se relâchent pas dans l’apprentissage des pensées de Dieu
au sujet de leur vie. L’ennemi, le diable, fait tout ce qu’il peut pour amener
les croyants à laisser entrer dans leur vie des choses qui déshonorent le
Seigneur Jésus. C’est ce qui préoccupe Paul.
V29. Cette énumération montre que tu n’as pas affaire à Paul ‘le puissant’,
mais à quelqu’un d’immensément faible. Personne ne peut supporter ces
139
2 Corinthiens 11
épreuves par ses propres forces. Y a-t-il quelqu’un qui a traversé encore
plus d’épreuves et qui peut donc prouver qu’il est encore plus faible ? Seul
le Seigneur Jésus surpasse de loin Paul en faiblesse. Il a été « crucifié en
faiblesse » (2Cor 13:4a).
Tout ce que Paul a traversé a pu inciter d’autres personnes de scandaliser,
c’est-à-dire à tomber, c’est-à-dire à abandonner de suivre le Christ. Mais
l’amour brûlant de Paul pour Christ l’a poussé à continuer.
V30. Est-ce que cela grandit Paul ? Non, Paul rejette tout mérite à son égard.
La seule gloire qu’il y ait, c’est une gloire dans sa faiblesse. Il a ressenti cette
faiblesse de plus en plus profondément à travers toutes les expériences.
V31. Toute accusation d’orgueil, de suffisance ou de recherche de soi est
rejetée par un appel puissant au « Dieu et Père du Seigneur Jésus (lui qui
est béni éternellement) ». Il sait que Paul ne ment pas et Paul le loue malgré
toutes les souffrances qu’il a subies.
V32-33. Oh oui, il y a une autre chose qui lui vient à l’esprit, quelque chose
qui le rend encore plus faible et plus petit qu’il ne l’est déjà. Il s’est sorti une
fois d’une situation difficile d’une manière inférieure, presque ridicule.
Pas par un miracle, en frappant les ennemis de cécité, en les paralysant ou
en les trompant d’une manière intelligente. Rien de tout cela.
Une fois, alors qu’il était emprisonné dans une ville, on l’a fait descendre
dans un panier le long du mur de la ville. Tu peux le voir suspendu, dans
une corbeille, le grand apôtre. Une évasion tout sauf spectaculaire, pas
vraiment de quoi impressionner. Oui, tel est cet apôtre.
Relis 2 Corinthiens 11:24-33.
A méditer : Quelles faiblesses, dont parle Paul ici (ce ne sont pas forcément
les mêmes), as-tu ?
140
2 Corinthiens 12
2Cor 12:1-6 | Enlevé jusqu’au troisième ciel
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Il est vrai qu’il est sans profit pour moi de me glorifier ; car j’en viendrai à des
visions et à des révélations du Seigneur. 2 Je connais un homme en Christ qui,
il y a 14 ans (si ce fut dans le corps, je ne sais ; si ce fut hors du corps, je ne sais
; Dieu le sait), [je connais] un tel homme qui a été enlevé jusqu’au troisième
ciel. 3 Et je sais que cet homme-là (si ce fut dans le corps, si ce fut hors du
corps, je ne sais, Dieu le sait), 4 [je sais] qu’il a été enlevé dans le paradis, et a
entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer. 5
Je me glorifierai d’un tel homme, mais je ne me glorifierai pas de moi-même, si
ce n’est dans mes faiblesses. 6 Car même si je voulais me glorifier, je ne serais
pas insensé, puisque je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, de peur que
quelqu’un ne m’estime au-dessus de ce qu’il me voit être ou de ce qu’il a pu
entendre dire de moi.
Cette section marque le point culminant de la défense de Paul. Les expé-
riences susmentionnées mettaient déjà les faux apôtres en grande infériori-
té, mais maintenant, ils ne sont plus nulle part. Aucun de ces faux apôtres
ne peut se prévaloir d’une expérience telle que celle que Paul décrit ici.
Cela devrait faire comprendre une fois pour toutes qu’ils ne peuvent pas
se tenir dans son ombre. Et ce n’est pas parce qu’il est si grand, il l’a tou-
jours souligné.
Cette section traite d’un honneur particulier que Dieu lui a accordé, à
savoir qu’il l’a enlevé au troisième ciel, même au paradis. Pour les Corin-
thiens, cela devrait être la preuve irréfutable que Paul est bien un véritable
serviteur envoyé par Dieu.
Le fait que Paul ne se préoccupe pas non plus de sa propre glorification
ressort de la façon dont il décrit cette expérience. Il parle d’un « homme en
Christ ». C’est comme s’il parlait de quelqu’un d’autre. Pourtant, c’est bien
de lui-même qu’il parle. Tu peux le déduire du verset 7, où il parle de « je »
et de « moi » à propos de la révélation particulière qu’il vient de décrire.
141
2 Corinthiens 12
V1. Alors que nous entamons maintenant cette section, permets-moi
d’abord de souligner la différence majeure avec les derniers versets du
chapitre précédent. Là, il est descendu dans une corbeille pour échapper à
ses ennemis. Ici, il est enlevé au troisième ciel. Dans la section précédente,
il a raconté ses faiblesses et c’est en elles qu’il veut se glorifier. Tout ce qu’il
a vécu l’a rendu petit et cela a rendu Christ grand. Maintenant, il va écrire
sur une expérience spéciale qu’il a vécue, une expérience que personne
d’autre n’a eue.
Il décrit cette expérience non pas parce qu’il la trouve utile pour lui-même,
mais parce qu’elle est utile pour les Corinthiens – et pour nous aussi. En
fait, il a déjà eu cette expérience il y a 14 ans (verset 2) et a gardé le silence à
ce sujet pendant tout ce temps. En soi, c’est un véritable exploit. Pourrais-tu
garder pour toi une expérience magnifique et très exclusive, quelque chose
que tu es le seul à avoir vécu ? Peut-être aimerais-tu en parler à d’autres
personnes. Paul ne le fait pas. Mais maintenant que le moment est venu
de le faire, il peut en parler, sans s’exalter lui-même. D’ailleurs, Dieu lui a
donné un ‘médicament’ contre cela, comme tu le liras au verset 7. Nous en
reparlerons.
Paul peut parler « des visages et des révélations » qu’il a reçus du Sei-
gneur. Certaines des « visions » qu’il a eues se trouvent dans les Actes (Act
9:12 ; 16:9 ; 18:9). L’une des « révélations » que lui a données le Seigneur,
peut-être la plus belle, se lit dans Éphésiens 3 (Éph 3:1-11). Ce sont des
choses qui le placent au-dessus des séducteurs. En même temps, ce sont
des choses qui le rendent incroyablement petit à ses propres yeux, parce
qu’elles viennent de Dieu. Il en est profondément impressionné.
V2. En plus de ces visions et révélations du Seigneur, quelque chose de
spécial lui est arrivé. Il ne sait pas comment cela s’est passé, ni dans quel
état il se trouvait. Il se peut qu’il ait été dans son corps – j’imagine dans une
sorte d’état de rêve – et qu’ensuite le ciel soit venu à lui, ou que Dieu l’ait
pris dans son corps et tout. Il se peut aussi que le Seigneur ait emmené son
esprit au troisième ciel, tandis que son corps est resté sur la terre, et qu’il
ait été brièvement au ciel de cette façon. Il ne le sait pas, c’est Dieu qui le
sait. Cela lui suffit.
142
2 Corinthiens 12
Le troisième ciel est le lieu le plus élevé de la création. Le ciel est l’endroit
où Dieu habite et où se trouve son trône. Il indique la hauteur à laquelle
Paul a été enlevé : au-dessus du ciel des nuages, que tu peux appeler le
premier ciel, et même au-dessus du ciel des étoiles et des planètes, que tu
peux appeler le deuxième ciel. C’est un endroit où Satan a encore accès,
comme tu peux le lire dans Job 1-2 (Job 1:6 ; 2:1).
V3-4. Satan n’a pas accès au paradis. Le paradis dit quelque chose de l’at-
mosphère qui y règne : c’est l’endroit où se trouvent l’esprit et l’âme des
croyants décédés et où ils jouissent du Seigneur Jésus sans être dérangés.
C’est là que Paul a été autorisé à jeter un coup d’œil et à écouter pendant un
certain temps. Ce qu’il y a entendu l’a beaucoup impressionné. Les mots
qu’il a entendus étaient « ineffables », ils ne pouvaient pas être exprimés
dans le langage humain. Ce langage ne convient pas à la communication
interpersonnelle. C’est un langage céleste. Et même s’il l’avait pu, il ne
pourrait toujours pas en parler, car il n’est pas compris.
Dieu lui a donné cette expérience spéciale pour l’encourager dans son
service. Elle correspond parfaitement au service que Dieu lui a confié. Son
service est en rapport avec un Christ qui est maintenant glorifié dans le
ciel. Partout où il va, c’est le sujet principal de sa prédication. Ce qu’il a
vécu au paradis, au troisième ciel, est resté constamment en lui et l’a moti-
vé sans cesse dans son travail pour le Seigneur.
C’est la même chose pour toi, n’est-ce pas ? Bien que le genre d’expériences
que Paul décrit ici ne convienne qu’à un apôtre, tu as toi aussi de belles
expériences avec le Seigneur. Pas des visions, mais plutôt ces événements
quotidiens qui ne sont peut-être même pas spéciaux en eux-mêmes, mais
qui te prouvent que le Seigneur y a sa main. Toutes ces expériences avec le
Seigneur te donnent une motivation supplémentaire pour le servir.
V5. En ce qui concerne la glorification de Paul : il veut effectivement se
glorifier d’un homme en Christ, parce qu’il s’agit alors de Christ. L’homme
Paul n’est alors plus en cause. Il est pour ainsi dire entouré par le Christ,
de sorte qu’on ne voit plus rien de Lui. Il est bon de se rappeler que Dieu
te voit aussi en Christ (2Cor 5:17). Plus tu en seras conscient, plus cela
définira ta vie. Tu ne penses plus à toi, tu ne vis plus pour toi non plus. Le
secret d’une telle vie est enfermé dans ce qui est écrit dans Galates 2 (Gal
143
2 Corinthiens 12
2:20). Lis attentivement ce verset, laisse-le s’imprégner et prie Dieu pour
que ce verset en vienne à définir ta vie.
Paul ne veut pas se glorifier de lui-même, sauf dans ses faiblesses. Ses fai-
blesses montrent qu’il n’est pas exactement une personne impressionnante
et cela donne à Dieu l’occasion de montrer sa force en lui.
V6. Bien sûr, Paul pourrait utiliser au mieux les circonstances dans les-
quelles il se trouvait, à la fois dans la souffrance et au paradis, pour faire ses
preuves avec cela. Il ne ferait que dire la vérité. Peut-être le reconnais-tu,
chez toi ou chez d’autres, que l’on parle beaucoup de ce que l’on a vécu
jusqu’à présent. Tu peux ainsi récolter de l’appréciation et de l’admiration.
Il n’est pas facile de faire comme Paul. Il a délibérément choisi un chemin
par lequel tout l’honneur revient à Dieu et à Christ. Il ne veut pas tenter
quiconque de l’estimer plus haut que ce qui correspond aux faits. Est-ce
qu’il t’arrive aussi de faire de ton mieux pour que les gens pensent un peu
mieux de toi que ce qu’ils voient de toi ou entendent de toi ? Il y a quelque
chose de ce genre en chacun de nous. Désireux de paraître un peu meilleur
que nous ne le sommes vraiment.
Paul ne veut pas de culte de héros pour lui-même, ni de gloire qui ne lui
revient pas. Son principal souci est d’éviter de lui donner l’honneur qui
n’appartient qu’à Dieu et à Christ. Il y a bien des choses dont il aurait pu se
glorifier, notamment sa ‘visite’ au paradis. Le danger de l’exaltation de soi
rôde constamment. Paul est par nature un homme aussi pécheur que toi.
En raison de l’excellence de la révélation qu’il a eue, le danger de devenir
orgueilleux est encore plus grand. Dieu le sait aussi. C’est pourquoi il a
donné à Paul un ‘garde du corps’ pour le protéger de ce danger. Nous ver-
rons qui est ce garde du corps et comment Paul y réagit dans la prochaine
section.
Relis 2 Corinthiens 12:1-6.
A méditer : As-tu eu des expériences particulières avec le Seigneur qui
t’ont encouragé à ne vivre que pour lui ?
144
2 Corinthiens 12
2Cor 12:7-10 | Ma grâce te suffit
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 Et afin que je ne m’enorgueillisse pas à cause de l’extraordinaire des révéla-
tions, il m’a été donné une écharde pour la chair, un ange de Satan pour me
frapper au visage, afin que je ne m’enorgueillisse pas. 8 À ce sujet, j’ai supplié
trois fois le Seigneur qu’elle me soit retirée ; 9 et il m’a dit : Ma grâce te suffit,
car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc très volon-
tiers plutôt dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ demeure sur
moi. 10 C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages,
dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ : car
lorsque je suis faible, alors je suis fort.
V7. Paul a vécu une expérience merveilleuse, dont il aurait pu être ex-
trêmement fier. Quelqu’un a dit un jour : « Il n’est pas dangereux d’être
au troisième ciel, mais d’y avoir été. » Pour empêcher Paul de s’en vanter
‘à cause de l’excellence de la révélation’, Dieu lui a donné un ‘garde du
corps’. Et quel garde du corps ! C’est « un ange de Satan », qui le frappe au
visage. Cela n’a pas été une compagnie agréable. Cela ne fait pas moins de
14 ans qu’il a ce serviteur de Satan avec lui.
Cet ange de Satan lui cause « une écharde pour la chair ». Personne n’aime
entrer en contact avec une écharde, car la seule conséquence est de te faire
mal. L’ange de Satan fait en sorte que la douleur demeure. Paul en fait l’ex-
périence comme s’il était frappé au visage. On dit parfois que cette écharde
fait référence à une certaine maladie des yeux. On déduit cela d’un verset
de Galates 6 (Gal 6:11). Il pourrait aussi s’agir d’un trouble de la parole,
ce que l’on déduit alors de ce qu’il dit dans 2 Corinthiens 10 (2Cor 10:10).
V8-9. Quoi qu’il en soit, c’est quelque chose qui lui rappelle constamment
sa propre faiblesse. Il aurait aimé en être délivré, et il a prié pour cela aussi,
jusqu’à trois fois même. Le Seigneur n’a pas répondu à cette prière, mais Il
a donné un baume pour la douleur : sa grâce.
Quelle formidable consolation et quel encouragement cette réponse du
Seigneur a été pour beaucoup au cours des siècles. Elle s’applique au-
jourd’hui, à toi, encore et constamment. Toi aussi, tu as peut-être quelque
chose dans ta vie que tu dois constamment porter et dont tu aimerais te
débarrasser. Tu as souvent prié pour que cela change et cela n’arrive pas.
145
2 Corinthiens 12
J’espère que tu peux dire par expérience que le Seigneur t’a aussi dit que
sa grâce est suffisante.
As-tu prié plus de trois fois et n’as-tu toujours pas eu de réponse ? As-tu
l’impression qu’Il ne t’écoute pas ? Alors, je me permets de te renvoyer à Jé-
rémie, un homme qui a lui aussi connu des moments très difficiles. Quelle
misère il avait traversée et il était encore en plein dedans. Pourtant, il le
dit dans Lamentations 3 : « Car le Seigneur ne rejette pas pour toujours ;
mais, s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés ; car
ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes » (Lam
3:31-33). C’est le langage de la foi, celui que tu peux aussi parler.
La plus belle victoire que Satan puisse remporter, c’est lorsque nous com-
mençons à douter de l’amour de Dieu parce qu’Il ne nous donne pas ce que
nous demandons. Ne lui accorde pas cette victoire. Dieu utilise ton pro-
blème pour te garder petit et faible afin que sa puissance puisse s’accomplir
dans ta faiblesse. Tu peux parier que tous ceux qui ont l’occasion de rendre
service au Seigneur ont quelque chose dans leur vie qui les maintient dans
la faiblesse. C’est la façon dont Dieu nous empêche de devenir orgueilleux
et d’oublier que nous avons besoin de Lui en toutes choses.
Au fait, ces versets ne signifient pas que tu ne peux prier que trois fois pour
une cause. La Bible est pleine d’exhortations à persévérer dans la prière.
Vois, par exemple, ce que le Seigneur dit à ce sujet dans une parabole de
Luc 18 (Lc 18:1-8). Non, ce dont il est question dans ces versets, c’est de
quelque chose de particulier dans ta vie que tu sais que le Seigneur permet
que tu restes petit. Tu as prié pour cela plusieurs fois, mais avec le temps,
le Seigneur t’a donné la conviction que tu ne devais plus prier pour cela,
parce qu’Il juge qu’il vaut mieux que cela reste ainsi. Mais encore une fois
: tu feras simultanément ainsi l’expérience de son aide et de sa puissance
d’une manière que tu n’aurais pas connue autrement.
V10. C’est ce qui fait dire à Paul qu’il « prend plaisir dans les faiblesses ».
En effet, elles sont des occasions par lesquelles la puissance du Christ de-
vient visible dans sa vie. Tout ce qu’il veut faire et vivre pour Christ. Moins
il y a de lui-même et plus il y a de Christ à voir, mieux il se plaît. Il met en
pratique ce qui est écrit dans Jean 3 : « Il faut que lui croisse et que moi je
diminue » (Jn 3:30).
146
2 Corinthiens 12
Si tel est le désir profond de ton cœur, tu voudras passer par des épreuves
et des détresses pour montrer ainsi combien tu es faible et combien Christ
est puissant. Lorsque tu es faible, c’est-à-dire faible en toi-même face à
toutes ces difficultés, tu es fort, c’est-à-dire fort parce que la puissance du
Christ demeure sur toi. La puissance du Christ peut alors prendre posses-
sion de toi parce que tu n’affrontes pas les difficultés par tes propres forces.
Je reviens sur cette prière que Paul a faite trois fois. Elle me rappelle la
prière du Seigneur Jésus faite trois fois à Gethsémané. Tu trouves cette
histoire dans Matthieu 26, Marc 14 et Luc 22 (Mt 26:36-46 ; Mc 14:32-42 ; Lc
22:39-46). Il y demande trois fois à son Père s’il est possible que la coupe
– c’est-à-dire la coupe du jugement pour le péché sur la croix – passe loin
de Lui.
Pourtant, il y a une grande différence avec la prière de Paul. Paul veut être
délivré d’un remède qui le préserve de l’orgueil. Cela signifie que le péché
est présent chez Paul et qu’il faut empêcher son fonctionnement. Dans le
Seigneur Jésus, rien de tout cela n’est présent. En Lui, il n’y a pas de péché.
C’est précisément pour cela qu’il demande à son Père de ne pas avoir à
entrer en contact avec le péché.
Ce qui est terrible dans la coupe que le Seigneur a dû boire, c’est qu’il
a été fait péché et qu’il a dû prendre sur lui les péchés de tous ceux qui
croyaient et croiraient afin de recevoir le plein jugement de Dieu sur ces
péchés. C’est quelque chose qu’il ne pouvait pas désirer. Avec Paul, c’est
son imperfection qui le conduit à sa prière, avec le Seigneur Jésus, c’est sa
perfection qui Le fait supplier.
En plus de cela, le Seigneur Jésus ajoute immédiatement : « Toutefois,
non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux]. » En tout, Il est
complètement d’accord avec le chemin que le Père a pour Lui. Jamais il
n’aurait voulu suivre une autre chemin. Mais Il a horreur de devoir entrer
en contact avec le péché et d’être ainsi séparé de son Dieu. D’où sa prière.
Après avoir prié, Il y a une paix parfaite dans son cœur et Il se laisse saisir
pour accomplir toute l’œuvre, en disant : « La coupe que le Père m’a don-
née, ne la boirai-je pas ? » (Jn 18:11b).
Ta vie de foi et de prière s’en trouvera grandement enrichie lorsque tu ap-
prendras à dire : ‘Non pas comme moi je veux, mais comme Toi Tu veux.’
147
2 Corinthiens 12
Subordonner ta volonté à celle de Dieu est le secret de la paix dans ton
cœur au milieu de tant de choses que tu voudrais voir différentes.
Relis 2 Corinthiens 12:7-10.
A méditer : As-tu ‘une écharde pour la chair’ dans ta vie ? À ton avis,
quelle est l’intention de Dieu à ce sujet ?
148
2 Corinthiens 12
2Cor 12:11-21 | Les soins de Paul pour les Corinthiens
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
11 Je suis devenu insensé : vous m’y avez contraint ; car moi, j’aurais dû être
recommandé par vous ; car je n’ai été nullement inférieur aux plus excellents
apôtres, quoique je ne sois rien. 12 Certainement les signes d’un apôtre ont été
opérés au milieu de vous en toute patience, [par] des signes, des prodiges, et
des miracles. 13 Car en quoi avez-vous été inférieurs aux autres assemblées,
sinon dans le fait que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi
ce tort ! 14 Me voici prêt pour la troisième fois à aller auprès de vous ; et je ne
vous serai pas à charge, car je ne cherche pas vos biens, mais vous-mêmes : en
effet ce ne sont pas les enfants qui doivent amasser pour leurs parents, mais
les parents pour leurs enfants. 15 Et moi, très volontiers, je dépenserai et je
me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, même si, vous aimant
beaucoup plus, je devais être moins aimé. 16 Eh bien, soit ! moi, je ne vous ai
pas été à charge, mais, fourbe que je suis, je vous ai pris par ruse. 17 Me suis-je
enrichi à vos dépens par l’un de ceux que je vous ai envoyés ? 18 J’ai fait appel
à Tite et j’ai envoyé le frère avec lui. Est-ce que Tite s’est enrichi à vos dépens ?
N’avons-nous pas marché dans le même esprit ? N’avons-nous pas marché sur
les mêmes traces ? 19 Vous avez longtemps pensé que nous nous justifions au-
près de vous. Devant Dieu, nous parlons en Christ, et absolument tout ce que
nous disons, bien-aimés, est pour votre édification. 20 Car je crains que, à mon
arrivée, je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que moi, je sois trouvé par
vous tel que vous ne voudriez pas : qu’il y ait des querelles, des jalousies, des
colères, des intrigues, des médisances, des insinuations, des enflures d’orgueil,
des désordres, 21 et qu’à mon retour [parmi vous] mon Dieu ne m’humilie à
votre sujet. Je crains d’être affligé à propos de plusieurs de ceux qui ont péché
auparavant, et ne se sont pas repentis de l’impureté, de la fornication et des
impudicités qu’ils ont commises.
V11. Paul revient sur sa défense. Il répète ce qu’il a toujours souligné, à sa-
voir qu’il est devenu « insensé » de parler de lui. Les Corinthiens l’ont forcé
à le faire en tendant l’oreille à d’autres, de faux apôtres. Ces personnes ont
parlé de Paul de façon négative. Les Corinthiens se sont laissés influencer
par ces calomnies, alors qu’ils devraient en avoir le cœur net. Paul n’était-il
pas le moyen par lequel ils sont parvenus à la foi dans le Seigneur Jésus ?
149
2 Corinthiens 12
Son autodéfense n’aurait pas dû être nécessaire. C’est eux qui auraient dû
le défendre ! Il n’était en rien inférieur aux apôtres qui avaient été avec le
Seigneur Jésus. Cela concerne donc son service. Sa personne ne signifie
rien pour lui-même.
V12. Lorsqu’il était avec eux, ils ont été témoins des signes, des prodiges,
et des miracles qu’il a accomplis. Ce ne sont pas des ‘coups de chance’,
mais des choses qu’il a faites « en toute patience ». La patience dont fait
preuve une personne montre comment elle est. Dans le cas de Paul, les
Corinthiens ont pu voir par là qu’il était convaincu de ce qu’il prêchait et
que sa mission venait d’Un plus haut.
V13. Comparés à d’autres églises, ils ne manquaient de rien. Il se consacrait
à eux tout aussi pleinement qu’aux autres églises. La seule différence est
qu’il n’a pas accepté d’argent de leur part, alors qu’il l’a fait pour les autres
églises. Veulent-ils expliquer que c’est la preuve qu’il ne se soucie pas vrai-
ment d’eux ? Il leur a déjà dit qu’il ne voulait pas donner l’impression de
rechercher son propre bénéfice de quelque manière que ce soit.
Leur condition spirituelle est telle qu’ils ne pourraient que se glorifier
d’avoir aussi fait leur part pour soutenir l’apôtre. Il veut éviter cela. Il veut
les affronter sans aucune obligation et pouvoir leur dire librement ce qui
ne va pas. Est-ce qu’ils considèrent comme une injustice le fait qu’il n’ait
pas fait appel à une contribution financière de leur part ? Il demande un
peu ironiquement pardon pour cela.
V14. En même temps, il dit qu’il n’agira pas différemment quand il viendra
les voir « pour la troisième fois ». Il ne prendra pas d’argent de leur part,
aussi à ce moment-là.
Au fait, comment Paul peut-il parler de « pour la troisième fois » alors que
nulle part dans la description de voyage que nous avons de lui dans le
livre des Actes, il n’apparaît qu’il a fait une deuxième visite à Corinthe ?
Une explication pourrait être qu’il avait prévu une deuxième visite, mais
qu’il l’avait reportée en raison de la mauvaise condition des Corinthiens.
Il voulait leur épargner une action stricte de sa part et leur donner l’occa-
sion de mettre de l’ordre dans les choses qui n’allaient pas. Cette ligne de
pensée peut être déduite de ce qu’il dit dans 2 Corinthiens 1 (2Cor 1:15,23).
150
2 Corinthiens 12
Maintenant, donc, il est prêt à venir pour la troisième fois, et il a hâte de
venir parce qu’il a de bonnes choses en tête pour eux. Il se soucie d’eux per-
sonnellement et non de leur argent ou de leurs biens. Ils sont ses enfants
dans la foi. Comme un vrai parent attentionné, il ne cherche pas à tirer le
plus de profit possible de ses enfants, mais met tout en œuvre pour leur
donner ce dont ils ont besoin. Tout comme les parents amassent pour leurs
enfants, Paul possède de grandes richesses spirituelles qu’il veut partager
avec eux.
V15. Et qu’ils comprennent ou non pourquoi il se comporte ainsi, cela ne
change rien pour lui. Il les aime extraordinairement. Ce qu’il dit ici est une
belle preuve d’amour véritable. Même quand l’amour n’est pas réciproque,
ou même mal interprété, il reste opérant. Malgré tous les ennuis que les
Corinthiens lui causent, il continue à s’occuper d’eux. Oui, les ennuis qu’ils
lui causent renforcent l’attention qu’il leur porte, et son amour pour eux
n’en devient que plus abondant.
Ceux qui sont influencés par la calomnie interprètent mal tout ce que fait
l’autre personne. Paul ne se décourage pas pour autant. Il prend le chemin
le plus bas. Il est prêt à mettre tout ce qu’il a et même lui-même à leurs
dépens, si seulement cela leur convient et qu’ils reprennent le droit chemin
du Seigneur.
V16-17. Malgré tout, n’accepteront-ils pas ces preuves de son amour ?
Qu’il en soit ainsi. Il ne les a pas chargés. En ce qui le concerne, ils peuvent
sans crainte expliquer sa conduite comme étant astucieuse et rusée, s’ils se
souviennent aussi qu’il n’a nullement cherché son propre intérêt.
Il ne l’a certainement pas fait d’une manière sournoise, par exemple par
l’intermédiaire d’autres personnes. Ils peuvent bien penser que ce n’était
peut-être pas lui, mais qu’il avait dirigé d’autres personnes et qu’il s’est
enrichi de cette façon.
V18. Il peut aussi les regarder calmement dans les yeux à cet égard et même
les défier au sujet du comportement de Tite et du frère qui était avec Tite.
Ils doivent bien admettre que ces deux frères dégageaient le même esprit
d’amour et de service qu’ils avaient remarqué chez Paul et qu’ils agissaient
de la même manière.
151
2 Corinthiens 12
V19. La méfiance une fois semée qui a pris racine est tenace et difficile à
éradiquer. Ces faux docteurs ont bien fait leur travail. Mais Paul n’a de
cesse de rétablir l’abus de confiance. La pensée qui s’est emparée d’eux,
qu’il veut se défendre, est mise en présence de Dieu par Paul. Tu ne peux
le faire que si tu as une conscience parfaitement calme, et c’est le cas de
Paul. Christ est la substance de son ministère. La présence de Dieu est le
point de départ de sa prédication. Le but de son ministère est d’édifier les
croyants de Corinthe.
Et tu vois comment il s’adresse à eux ? Il les appelle « bien-aimés ». Ce n’est
pas une expression à la légère, mais elle reflète les sentiments de son cœur.
C’est la meilleure façon de gagner les croyants errants. Cela signifie-t-il
que l’on tolère le mal ? Non, certainement pas. L’amour « ne se réjouit pas
de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité » (1Cor 13:6).
V20. C’est pourquoi Paul ajoute à ses propos un avertissement qui doit les
toucher profondément. Un certain nombre de choses ne sont toujours pas
en ordre. La liste qu’il mentionne, il ne l’invente pas. Ce sont des choses
que l’on retrouve chez les croyants de Corinthe. Et il se peut qu’elles soient
aussi encore présentes aujourd’hui.
V21. Si Paul trouve ces choses à son arrivée, cela sera une humiliation pour
lui. Il le ressentira comme si c’était Dieu qui lui faisait cette humiliation,
et encore plus en leur présence. Il ressentira comme un échec personnel
devant Dieu le fait qu’il n’ait pas réussi à les faire ôter le mal. Quel chagrin
il ressentira lorsqu’il devra conclure que beaucoup ne se sont toujours pas
repentis des péchés qu’ils ont commis.
Il ne suffit pas non plus de rompre avec le péché. Il est nécessaire de s’en
repentir sincèrement. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on peut à nouveau
recevoir et apprécier les bénédictions que Dieu donne par l’intermédiaire
de ses serviteurs. S’il n’y a pas de repentir sincère sur un péché, il y a une
chance de changer de vie en vivant à nouveau dans ce péché.
Si tu repenses au début de ce chapitre, tu verras un grand contraste avec la
fin. Le chapitre commence avec un homme en Christ enlevé au paradis et
il se termine avec des personnes qui n’ont pas renoncé aux péchés les plus
terribles. Les deux sont possibles. J’espère que tu as vraiment renoncé à tes
péchés passés, avec repentance, et que tu vis comme un homme en Christ.
152
2 Corinthiens 12
Relis 2 Corinthiens 12:11-21.
A méditer : Dans quelle relation Paul se situe-t-il par rapport aux Corin-
thiens ? De quelle manière l’exprime-t-il ?
153
2 Corinthiens 13
2Cor 13:1-6 | Examinez vous vous-mêmes
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 C’est la troisième fois que je viens à vous : par la bouche de deux ou de trois
témoins toute affaire sera établie. 2 J’ai déjà dit et je dis à l’avance, comme si
j’étais présent pour la seconde fois, et maintenant étant absent, à ceux qui
ont péché auparavant et à tous les autres, que si je viens encore une fois, je
n’épargnerai pas. 3 Puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi
(lui qui n’est pas faible envers vous, mais puissant au milieu de vous ; 4 car
même s’il a été crucifié en faiblesse, néanmoins il vit par la puissance de Dieu
; et nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui, par la
puissance de Dieu envers vous), 5 examinez-vous vous-mêmes, [et voyez] si
vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas
à l’égard de vous-mêmes que Jésus Christ est en vous ? – à moins que vous ne
soyez des réprouvés ; 6 mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne
sommes pas des réprouvés.
V1. Comme Paul l’a noté dans le chapitre précédent (2Cor 12:14a), il est
prêt à leur rendre visite pour la troisième fois. Tu peux voir par là que
les croyants de Corinthe lui tiennent vraiment à cœur. L’attachement qu’il
leur porte est vrai et profond. Il n’est pas indifférent quant aux progrès de
ses enfants dans la foi.
Il a beaucoup entendu parler de la mauvaise qualité de leur vie de foi. Il y
a beaucoup de choses à corriger. Il s’occupera des torts restants et le fera
sur la base de preuves testimoniales solides. Il ne jugera pas le mal sur la
simple base que certaines choses ont été portées à sa connaissance. Les
preuves seront démontrées.
Ces preuves testimoniales sont d’une grande importance dans chaque
affaire qui se présente dans l’église. Dieu a déjà consigné dans l’Ancien
Testament, dans Deutéronome 19, qu’en cas d’iniquité et de péché, la
condamnation ne peut avoir lieu que s’il y a deux ou trois témoins (Deu
19:15). Même si le seul témoin est aussi fiable, un deuxième témoin et
154
2 Corinthiens 13
éventuellement un troisième témoin doivent être présents pour établir
l’affaire de manière concluante et rendre un jugement sur cette base.
Si l’église avait agi davantage en conséquence, le nombre de schismes
n’aurait probablement pas été aussi grand qu’il l’est, malheureusement,
aujourd’hui. Paul, homme de grand discernement, qui est bien au courant
de tout ce qui se passe chez les Corinthiens, veut s’en tenir à ce principe
biblique.
V2. Il n’épargnera pas ceux qui ont péché auparavant. Une fois de plus, il
donne cet avertissement. Il n’aime pas venir avec la verge. Ce qu’il veut,
c’est une belle visite, où ils peuvent se réjouir ensemble des grandes choses
que le Seigneur Jésus a faites dans leur vie. Ils peuvent y participer en
écoutant ce qu’il écrit dans cette lettre. Cette lettre est une sorte de prépa-
ration à sa venue.
V3-5. Au verset 3, il réfute une dernière accusation portée par les faux
apôtres. L’accusation se lit comme suit : Paul est un homme tellement vide
de sens et insignifiant qu’il est impossible que Christ parle en lui.
Pour bien voir comment Paul réfute cette accusation, il faut mettre le verset
3b et le verset 4 entre parenthèses – ce qui a été fait dans cette traduction.
La phrase se poursuit ensuite après le verset 3a, au verset 5. Cherchent-ils
la preuve que le Christ prêche en Paul (verset 3a) ? Eh bien, ils devraient
alors se regarder eux-mêmes (verset 5). Peuvent-ils dire qu’ils sont dans la
foi ? Oui, ils le peuvent. Eh bien, alors ils ne peuvent que reconnaître que
Christ a parlé en Paul, car c’est par lui qu’ils ont entendu l’évangile et l’ont
accepté aussi.
Il ne leur reste plus qu’à examiner eux-mêmes la manière dont ils sont
sauvés. Est-ce en vertu de quelque chose en eux-mêmes ou en vertu de ce
que Christ a fait pour eux ? Là aussi, ils doivent reconnaître que ce n’est
que par Christ, et que ce Christ leur a été annoncé par Paul.
Ce qui est dit au verset 5 n’est pas un appel à vérifier avec toi-même s’il
y a des preuves de ta conversion. Il ne s’agit pas de te faire douter de la
certitude de ta foi en examinant ton cœur et ta vie pour voir si tu pro-
duis suffisamment de fruits. Un tel examen et une telle mise à l’épreuve
ne sont pas signifiés ici. C’est tout le contraire. Ce verset veut te soutenir
dans l’assurance de ton salut. C’est un appel à examiner sur quoi repose
155
2 Corinthiens 13
ta foi. Ta foi est-elle basée sur quelque chose en toi ou de toi-même, ou sur
quelque chose qui s’est passé en dehors de toi, séparément de toi et pour
ton bénéfice ? C’est ce dernier cas qui se présente.
L’œuvre de Christ est totalement accomplie en dehors de toi, en dehors
de tout ce que tu ressens ou éprouves à cause d’elle. Dieu te demande
simplement d’accepter cela par la foi. Que les œuvres de la foi deviennent
visibles par la suite est également vrai, mais c’est ce dont parle la Bible
dans d’autres textes, comme dans la lettre de Jacques, et ce n’est pas ce
dont nous parlons ici. Par conséquent, ne laisse pas les autres te tromper en
pensant que ce verset t’enseigne que tu ne peux pas être sûr d’être « dans la
foi ». « Être dans la foi » signifie être un croyant. « Examinez-vous » signifie
ici : vérifiez comment cela s’est passé, et non pas : ce que l’on peut en voir
dans votre vie. Quiconque doit dire que Jésus Christ n’est pas en lui est en
dehors du salut, n’est pas un croyant et n’a pas part à la vie de Dieu.
Tout montre que Christ a parlé en et par Paul. Paul considère qu’il est
possible qu’il n’ait pas personnellement fait une si forte impression. Dans
cet intermède des versets 3b-4, il poursuit en expliquant davantage pour-
quoi il n’a pas fait une si forte impression. Tout d’abord, ils doivent savoir
que Christ n’a pas été faible à leur égard. Quelle puissance émanait de
Lui lorsqu’ils entraient en contact avec Lui. Il a révélé toute leur vie sale.
Leurs cœurs colériques et sombres sont entrés dans la lumière. Ils ont été
découverts d’eux-mêmes et ils se sont repentis, se sont tournés vers Dieu
et ont accepté le Seigneur Jésus comme leur Sauveur. Quelle puissance !
Comment a-t-il rendu cela possible ? Parce qu’il a été crucifié dans la fai-
blesse. Y a-t-il quelque chose de plus faible qu’un homme crucifié ? Une
telle personne peut-elle faire quoi que ce soit ? Pourtant, ils ont mis leur foi
en Lui. Et à juste titre ! La puissance de Dieu était nécessaire pour le rendre
vivant. Bien sûr, le Seigneur Jésus est aussi ressuscité par ses propres
puissance parce qu’il est aussi le Fils de Dieu (Rom 1:4), mais il s’agit ici
de ce que les gens, y compris les Corinthiens, voient en Lui en tant que
le Crucifié. Avec un Christ aussi faible, Paul voudrait être identifié. C’est
pourquoi sa prédication ne consiste pas en des paroles persuasives ; c’est
pourquoi il est faible dans son apparence extérieure. Il est faible en Christ.
156
2 Corinthiens 13
Paul sait aussi qu’une fois, il vivra avec Lui, par cette même puissance
de Dieu qui a déjà opéré la vie nouvelle dans les Corinthiens maintenant.
N’est-ce pas merveilleux de voir comment il utilise tout pour gagner le
cœur des Corinthiens tout en s’identifiant complètement à Christ ? Il ne
dit pas qu’il vivra avec le Christ par la puissance de Dieu envers lui-même,
bien qu’il en soit ainsi. Il applique déjà la puissance de Dieu à ce qui est
arrivé aux Corinthiens lors de leur conversion.
V6. Il ne lui reste plus qu’à exprimer l’espoir que son témoignage leur
fera voir qu’il n’est pas réprouvé. Il n’a cherché qu’à prêcher Christ et rien
d’autre.
Tu as en Paul un bel exemple de la façon de traiter les accusations qui te
sont portées à tort. Pour gagner le cœur de tes adversaires, tu ne peux pas
faire mieux que ce qu’il a fait : montrer Christ et démontrer que tu veux
être un avec Lui dans ta prédication et dans toute ta vie. Si tes accusateurs
sont des croyants, montre-leur les privilèges qu’ils ont en Christ. Cela leur
fera honte. Ce n’est pas facile, mais c’est le chemin de la victoire pour le
Seigneur.
Relis 2 Corinthiens 13:1-6.
A méditer : Qu’est-ce que c’est : s’examiner soi-même ? Quel est son but ?
157
2 Corinthiens 13
2Cor 13:7-13 | Prières, salutations et bénédiction
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 Mais nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal, non pour que nous,
nous soyons vus comme approuvés, mais pour que vous, vous fassiez ce qui
est bon et que nous, nous soyons comme des réprouvés ; 8 car nous n’avons
pas de pouvoir contre la vérité, mais pour la vérité. 9 Nous nous réjouissons
lorsque nous, nous sommes faibles, et que vous, vous êtes forts : ce que nous
demandons aussi, c’est votre perfectionnement. 10 C’est pourquoi j’écris cela
étant absent, afin de ne pas devoir user de sévérité quand je serai présent, selon
l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour édifier, et non pas pour détruire. 11
Au reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, soyez encouragés, ayez
un même sentiment, vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec
vous. 12 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints
vous saluent. 13 Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et
la communion du Saint Esprit soient avec vous tous !
V7. Paul cherche le bien pour les Corinthiens. Tout d’abord, il indique qu’il
veut les empêcher de faire le mal. Tout le mal que fait un enfant de Dieu
jette une tache sur Dieu et sur le Christ. Tu vis au milieu du mal. Tu peux
facilement être infecté par le mal, et avant même de t’en rendre compte, tu
t’y joins. Puissions-nous prier pour que Dieu nous en préserve pour le mal.
Nous pouvons prier de la même façon les uns pour les autres, comme Paul
le fait ici pour les Corinthiens.
Le motif ne doit pas être de recevoir nous-mêmes des honneurs en consé-
quence. Nous pouvons être comme ça. Par exemple, je peux vouloir empê-
cher mes enfants de faire de mauvaises choses afin de montrer que je suis
un bon père en agissant ainsi. Si c’est là ma motivation, il n’en résultera
rien. Ma motivation doit être le bien-être de mes enfants. Je dois me soucier
d’eux. De même, tu pourras peut-être remplir à ta place des personnes
pour lesquelles tu pourras prier Dieu de les garder du mal.
Mais il ne suffit pas de les préserver pour qu’elles ne fassent pas le mal.
Une personne qui ne fait pas le mal doit commencer à faire le bien. Sinon,
le risque est grand que le vide soit à nouveau comblé par quelque chose
de mauvais. Dans Romains 12, les deux sont aussi liés : « Ayez en horreur
158
2 Corinthiens 13
le mal, tenez ferme au bien » (Rom 12:9b). Paul est tellement déterminé à
rechercher le bien pour eux qu’il est prêt de réprouver lui-même.
V8. La seule chose qui l’intéresse, c’est la vérité. Il ne peut absolument pas
saper ou réfuter la vérité. Il ne va certainement pas à l’encontre de la vérité,
pas plus qu’il ne la cache aux Corinthiens. Au contraire, ce qu’il veut, c’est
présenter la vérité. Il sait que la parole du Seigneur Jésus dans Jean 8 est
vraie : « La vérité vous affranchira » (Jn 8:32). La vérité de la parole de
Dieu brise tous les liens par lesquels les gens, aussi les croyants, peuvent
être piégés. Ils peuvent être piégés dans une vie morale, ils peuvent être
piégés dans certains systèmes légalistes ou philosophiques, mais la vérité
affranchit, délie. En présentant la vérité, nous pouvons contribuer à ce
qu’elle produise son effet.
V9. La vérité ne montre pas à quel point l’homme ou la femme qui la pré-
sente est fort. Paul est heureux d’être lui-même faible et il est heureux de
voir que la vérité les rend forts.
La deuxième prière qu’il a dans son cœur pour eux, c’est qu’ils deviennent
perfectionnés. C’est exactement ce sur quoi la vérité veut travailler. Ceux
qui s’engagent dans la vérité de la parole de Dieu croîtront spirituellement
vers la maturité en conséquence. La maturité est l’un des sens du mot
perfection. Le désir de Paul de les voir perfectionnés a aussi à voir avec
le fait d’être contigus. Compte tenu des divisions qui existent entre eux à
Corinthe, ils en ont bien besoin. C’est pourquoi il leur a écrit. Ils ont main-
tenant entre les mains une lettre contenant des instructions sur la façon de
mettre de l’ordre dans leurs affaires en vue de sa venue.
Voici un parallèle avec notre situation. Nous avons aussi une lettre, une
Bible complète, avec des instructions sur la façon dont nous devons vivre
et mettre de l’ordre dans les choses qui ne vont pas. Le Seigneur Jésus
revient bientôt. Comment va-t-Il nous trouver ?
V10. Paul ne veut pas se montrer sévère. Il possède bien l’autorité néces-
saire pour le faire, mais préfère de loin ne pas l’affirmer de cette façon. Il
préfère utiliser son autorité de manière positive, pour édifier et non pour
détruire le mal. C’est comme pour un père de famille. Il a l’autorité pour
punir ses enfants. Il doit faire de même lorsque c’est nécessaire. Mais si
son autorité consistait uniquement à distribuer des coups à longueur de
159
2 Corinthiens 13
journée, tu te poses des questions sur l’ambiance de cette famille. Bien
plutôt, chaque père utilisera son autorité pour enseigner de bonnes choses
à ses enfants et les aider à trouver un mode de vie qui soit à l’honneur du
Seigneur.
V11. Paul conclut sa lettre en donnant quelques exhortations. Celles-ci
doivent servir à s’assurer qu’ils avancent ensemble dans la bonne manière
et dans la bonne direction vers le but final du parcours de la vie chrétienne.
1. Il commence par « réjouissez-vous ». On peut se demander comment
il peut dire cela après avoir tant écrit sur ce qui ne va pas. C’est peut-être
précisément pour cela qu’il le dit. Il ne voudrait pas les décourager. Il y a
encore tellement de choses dont ils peuvent se réjouir. Il se peut qu’il en
soit de même pour toi.
2. Une fois de plus vient l’exhortation à être « perfectionner » ou fermement
unis. Nous avons désespérément besoin les uns des autres et ne devons
pas nous séparer en groupes.
3. L’exhortation « soyez encouragés » est un encouragement au milieu de
tant de choses qui peuvent rendre triste et déprimé.
4. « Ayez un même sentiment », c’est avoir le même désir et s’engager
ensemble pour atteindre l’objectif fixé. Non pas chacun pour ses propres
intérêts, mais ensemble pour les intérêts du Seigneur.
5. L’énumération se termine par « vivez en paix ». Là où il y a la paix, il y a
la tranquillité et l’harmonie. La paix est une atmosphère qui est bénéfique.
Dieu est donc aussi appelé « le Dieu d’amour et de paix ». L’amour est
mentionné en premier, parce que Dieu est amour. L’amour est la source
de tout bien. Ce Dieu sera avec nous si nous sommes prêts à prendre ces
exhortations à cœur et à nous engager à les mettre en pratique. Peux-tu
imaginer quelque chose de plus beau que d’avoir ce Dieu « avec toi »,
comme compagnon ? C’est bien ce que dit la Bible.
V12. Lorsque les croyants de Corinthe se rencontrent, par exemple à l’as-
semblée, ils doivent se saluer par un saint baiser. Ce n’est pas tant la forme
de la salutation qui compte, ce n’est pas le baiser qui est le plus important.
Aux Pays-Bas, les croyants se serrent la main. Ce qui compte, c’est que la
salutation soit sincère et non simulée ou feinte. Elle doit être faite d’une
160
2 Corinthiens 13
manière « sainte ». Aucune pensée impie envers le frère ou la sœur ne doit
se cacher derrière le baiser ou la serre de main.
Les croyants de Corinthe ne sont pas les seuls à être liés les uns aux autres.
Paul transmet aussi les salutations de tous ceux qui sont avec lui. Malgré
tout ce qu’il y a à corriger chez les Corinthiens, Paul leur fait sentir par ce
biais le lien avec les croyants d’ailleurs.
V13. La bénédiction avec laquelle il conclut sa lettre est unique parmi ses
lettres. Nulle part on ne trouve le prendre congé d’une manière aussi im-
pressionnante. Il y introduit le Dieu trinitaire auprès des Corinthiens.
1. « La grâce du Seigneur Jésus Christ » est mentionnée. La grâce est
nécessaire parce que nous avons tout perdu. Là où cette conscience est
présente, le Seigneur Jésus Christ vient – vois-tu que son nom complet est
mentionné ici ? – et, dans sa grâce, donne ce qui est nécessaire. Sa grâce est
mentionnée ici pour la deuxième fois. Dans 2 Corinthiens 8, tu as rencontré
sa grâce pour les pécheurs perdus (2Cor 8:9). Ici, sa grâce est le moyen de
restaurer une église défaillante.
2. Ensuite, « le Dieu d’amour ». L’amour cherche toujours ce qui est bon
pour l’autre. Dieu, dans son amour, a donné son Fils pour les pécheurs per-
dus. L’amour de Dieu est aussi à l’œuvre pour ramener une église errante
dans le droit chemin.
3. Enfin, « la communion du Saint Esprit ». Les croyants ne peuvent avoir
de bonnes relations les uns avec les autres que si chacun se laisse conduire
par le Saint Esprit. Pour faire réellement l’expérience de cette communion,
aucun péché ne doit être toléré, et encore moins rester présent, dans la
vie des croyants. Le Saint Esprit ne peut pas être en communion avec les
péchés.
Une grande bénédiction sera la nôtre si, dans l’église locale, nous prenons
à cœur le contenu de cette lettre. Que Dieu nous donne de nous y engager,
pour son honneur et sa glorification, et pour notre joie et notre paix.
Relisez 2 Corinthiens 13:7-13.
A méditer : Que peux-tu faire pour répondre aux exhortations de Paul ?
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