La première lettre
aux Thessaloniciens
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La première lettre
aux Thessaloniciens
Une explication de cette lettre,
spécialement pour toi
Tenez ferme #8
Ger de Koning
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Traduit en français : septembre 2023 ; la version finale : avril 2024
Édition originale néerlandaise :
Éditeur Daniel, Zwolle, Pays-Bas
Boutique en ligne : [Link]
Commandes : info@[Link]
Conception de la couverture : Jan Paul Spoor
Mise en page : Jan Noordhoek
Ce commentaire peut également être lu sur mon site web [Link]-
[Link]. Il peut également y être lu en néerlandais, en allemand et en
anglais sur le même site.
© Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite et/ou publiée
– sauf pour un usage personnel – par impression, photocopie, microfilm
ou tout autre moyen, sans l’autorisation écrite préalable de l’auteur.
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Contenu
Traduction de la Bible utilisée 7
Les abréviations des noms des livres de la Bible 8
Ancien Testament 8
Nouveau Testament 9
La première lettre aux Thessaloniciens 10
Introduction10
1 Thessaloniciens 1 14
1Th 1:1-2 | Salutation, bénédiction et actions de grâces 14
1Th 1:3-4 | Foi, amour, espérance et élection 18
1Th 1:5-8 | Imitateurs et exemples 22
1Th 1:9-10 | Tourné pour servir et pour attendre 26
1 Thessaloniciens 2 30
1Th 2:1-6 | Comment l’évangile de Dieu est venu 30
1Th 2:7-12 | La conduite de Paul parmi eux 34
1Th 2:13-20 | Persécution et désir 39
1 Thessaloniciens 3 44
1Th 3:1-6 | L’inquiétude de Paul 44
1Th 3:7-13 | Amour et sainteté 49
1 Thessaloniciens 4 53
1Th 4:1-3 | La sainteté 53
1Th 4:4-8 | La volonté de Dieu 57
1Th 4:9-12 | L’amour fraternel et travailler 62
1Th 4:13-18 | Le Seigneur vient nous enlever ! 66
1 Thessaloniciens 5 71
1Th 5:1-4 | Le jour du Seigneur 71
91Th 5:5-11 | Veiller et être sobre 75
1Th 5:12-14 | La reconnaissance et l’attention 80
7
Contenu
1Th 5:15-18 | Se réjouir, prier et rendre grâces 84
1Th 5:19-28 | Exhortations finales 88
Autres langues 93
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Traduction de la Bible utilisée
Traduction révisée
Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la
langue française actuelle.
© 2023 Licence : CC BY-ND
Bibles et Publications Chrétiennes, Valence
[Link]
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Les abréviations des noms des livres de la Bible
Ancien Testament
Gen – Genèse
Exo – Exode
Lév – Lévitique
Nom – Nombres
Deu – Deutéronome
Jos – Josué
Jug – Juges
Rut – Ruth
1Sam – 1 Samuel
2Sam – 2 Samuel
1Roi – 1 Rois
2Roi – 2 Rois
1Chr – 1 Chroniques
2Chr – 2 Chroniques
Esd – Esdras
Néh – Néhémie
Est – Esther
Job – Job
Psa – Psaumes
Pro – Proverbes
Ecc – Ecclésiaste
Can – Cantique des Cantiques
Ésa – Ésaïe
Jér – Jérémie
Lam – Lamentations de Jérémie
Ézé – Ézéchiel
Dan – Daniel
Osé – Osée
Jl – Joël
Am – Amos
Abd – Abdias
Jon – Jonas
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Les abréviations des noms des livres de la Bible
Mic – Michée
Nah – Nahum
Hab – Habakuk
Soph – Sophonie
Agg – Aggée
Zac – Zacharie
Mal – Malachie
Nouveau Testament
Mt – Matthieu
Mc – Marc
Lc – Luc
Jn – Jean
Act – Actes des Apôtres
Rom – Romains
1Cor – 1 Corinthiens
2Cor – 2 Corinthiens
Gal – Galates
Éph – Éphésiens
Php – Philippiens
Col – Colossiens
1Th – 1 Thessaloniciens
2Th – 2 Thessaloniciens
1Tim – 1 Timothée
2Tim – 2 Timothée
Tit – Tite
Phm – Philémon
Héb – Hébreux
Jac – Jacques
1Pie – 1 Pierre
2Pie – 2 Pierre
1Jn – 1 Jean
2Jn – 2 Jean
3Jn – 3 Jean
Jud – Jude
Apo – Apocalypse
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La première lettre aux Thessaloniciens
Introduction
Lis la lettre attentivement une fois.
Quand Paul arrive à Thessalonique lors de son deuxième voyage mission-
naire (Act 17:1) et qu’il y prêche, une église se forme. Cependant, il n’y a
pas qu’une église qui se forme, il y a aussi la persécution. L’opposition de
Satan est souvent la preuve qu’une véritable œuvre de Dieu est en train de
se produire. Il n’y a pas lieu de douter que Dieu est réellement à l’œuvre
avec les Thessaloniciens. Ils témoignent du Seigneur Jésus. C’est alors que
Satan entre en action. Tu ne remarqueras pas grand-chose de Satan si tu ne
vis pas en chrétien.
Les frères renvoient Paul hors de la ville (Act 17:5-10). À ce moment-là, il
n’est avec eux que depuis peu de temps, à peine trois sabbats (Act 17:2-4).
En quatre semaines tout au plus, il a en même temps prêché l’évangile
et enseigné aux nouveaux convertis. La première lettre qu’il leur adresse
montre que, malgré son court séjour, il a déjà pu leur transmettre une
grande partie de la vérité de Dieu.
Paul est envoyé de Thessalonique à Bérée. Là aussi, la persécution surgit
car les Juifs de Thessalonique viennent pour le discréditer. Là aussi, les
frères renvoient Paul hors de la ville (Act 17:14). Tu peux constater que
Paul ne joue vraiment pas le rôle du héros. Tu vois aussi, qu’il ne considère
pas les conseils des frères comme inférieurs à sa dignité, mais qu’il les
accepte.
Il se rend à Athènes, tandis que ses compagnons Silas et Timothée restent
à Bérée. À Athènes, Timothée a dû le rejoindre, car il l’envoie à Thessalo-
nique (1Th 3:1-2). lui-même quitte Athènes et arrive à Corinthe (Act 18:1),
où Silas et Timothée le rejoignent (Act 18:5). Timothée a alors lui aussi des
nouvelles des Thessaloniciens (1Th 3:6).
Quand Paul entend les bonnes nouvelles de Timothée à leur sujet, cela
lui apporte une grande consolation, pour laquelle il remercie Dieu. Les
serviteurs ne sont pas des blocs de béton. Ils ont des sentiments. Paul est
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La première lettre aux Thessaloniciens
rafraîchi par le message. Le récit de Timothée montre aussi la nécessité de
réagir à un certain nombre de points. Il n’attend pas pour le faire d’être à
nouveau dans les parages. Non, immédiatement après avoir entendu les
nouvelles de Timothée, il écrit cette lettre. Ainsi, comme tous les chrétiens
à travers les âges, nous avons entre les mains un document inestimable.
On peut considérer les lettres de Paul aux différentes églises comme des
moyens par lesquels l’apôtre veille sur son travail. Chaque lettre a son
propre caractère, en fonction de la condition de chaque église à laquelle il
écrit. Dieu s’en est servi pour consigner dans la Bible ce qui est nécessaire
à l’église au fil des siècles.
Les deux lettres que Paul écrit aux Thessaloniciens font partie des premières
lettres qu’il a écrites. Il leur écrit la première lettre comme un complément
à ce qu’il leur avait déjà communiqué oralement. Il leur apporte ainsi ce qui
manque à leurs connaissances. Sa seconde lettre est nécessaire parce que
de faux enseignements concernant le retour de Christ émergent parmi eux.
S’ils s’ouvrent à ces erreurs, leur foi sera sérieusement ébranlée et ils seront
conduits à des pratiques indignes. Sa seconde lettre est plus corrective. Il
expose la fausse doctrine pour éviter que leur foi ne fasse naufrage.
Le thème central des deux lettres est le retour de Christ, toutefois pas seu-
lement en tant que doctrine formelle. La seconde venue du Christ est liée
à toutes les relations spirituelles et naturelles dans lesquelles nous nous
trouvons. Elle s’exprime dans toutes les circonstances de la vie du chrétien.
Chacun des cinq chapitres de la première lettre se conclut par une réfé-
rence à cette venue, chaque fois dans une perspective différente :
1. En 1 Thessaloniciens 1, l’attente de cette venue est en partie le but de
notre conversion (1Th 1:10).
2. La fin de 1 Thessaloniciens 2 évoque la venue de Christ comme l’événe-
ment où les croyants verront les fruits de leur travail (1Th 2:19).
3. 1 Thessaloniciens 3 conclut sur sa venue en lien avec la sainteté qui est
alors perçue dans toute sa valeur (1Th 3:13).
4. Dans la dernière partie de 1 Thessaloniciens 4, la venue de Christ est
présentée comme une consolation pour les croyants qui ont dû enterrer
des êtres chers (1Th 4:13-18).
13
La première lettre aux Thessaloniciens
5. À la fin de 1 Thessaloniciens 5, la venue de Christ est mise en relation
avec le jugement inattendu qui frappera le monde – comme le décrit la
première partie de ce chapitre – et l’effet sanctifiant qu’elle doit avoir sur
le croyant (1Th 5:23).
Revenons un instant sur la première rencontre de Paul avec les habitants
de Thessalonique. Dans le récit qui en est fait en Actes 17, Luc décrit de fa-
çon saisissante comment cela s’est passé (Act 17:1-10). Tu ferais bien de lire
ce récit, car il t’aidera à mieux comprendre les deux lettres. Luc mentionne
également des détails sur le contenu de la prédication de Paul et la façon
dont elle a été comprise.
Suivant sa coutume, Paul se rend en premier lieu dans une synagogue
parce qu’il veut d’abord prêcher l’évangile à ses ‘frères selon la chair’. Il
s’entretient avec eux à partir des Écritures qu’ils connaissent. À l’aide de
celles-ci, il explique et démontre que Jésus est le Christ, qui a dû souffrir
et ressusciter d’entre les morts. Quelques-uns d’entre eux sont convaincus.
Même parmi les païens, certains croient. Mais cela ne plaît pas à Satan. Il
parvient à inciter les Juifs et les méchants à provoquer un soulèvement
populaire.
Une procession se rend jusqu’à la maison de Jason, qui a apparemment
hébergé Paul et Silas. Comme la foule ne les trouve pas, elle s’empare de
Jason. Celui-ci et plusieurs autres frères sont traînés devant le conseil mu-
nicipal. Une accusation est portée. Elle est double : les personnes que Jason
a accueillies agitent l’empire et elles prêchent un autre roi que l’empereur,
à savoir Jésus (Act 17:6-7).
Comme cela s’est souvent produit dans l’histoire du christianisme, l’accu-
sation est en fait ici un compliment pour les chrétiens qui n’ont pas honte
de l’évangile. Un témoignage clair concernant le Seigneur Jésus provoque
des remous. Les gens n’aiment pas du tout être confrontés à leur état de
pécheur, même si c’est pour les amener à le confesser afin d’être sauvés.
Même la prédication concernant Christ, qui est glorifié dans le ciel, est une
offense et une contrariété. Dis à ceux qui t’entourent que tu as soumis ta
vie à l’autorité de Jésus Christ. Dis-leur que le pouvoir n’est pas entre les
mains des dirigeants du monde, mais que tout le pouvoir dans les cieux
et sur la terre est remis par Dieu entre les mains de celui qui a été méprisé
14
La première lettre aux Thessaloniciens
et assassiné par le monde. Dis-leur, comme l’ont fait les Thessaloniciens
à l’époque, que tu t’es repenti et que tu veux vivre pour Lui et suivre ton
chemin sous son autorité. Le monde réagit à cela.
Les Thessaloniciens, en imitant ce que le Seigneur Jésus fait devant Ponce
Pilate, ont témoignés par une bonne confession (1Tim 6:13). Le Seigneur
Jésus témoigne à Pilate que son royaume n’est pas maintenant de ce
monde (Jn 18:36). Son royaume est à venir. Il l’établira à son retour. Et c’est
ce que les Thessaloniciens confessent. La véritable espérance de tous ceux
qui professent Jésus comme Seigneur – et qui, de ce fait, se disent être les
sujets de ce Seigneur – est centrée sur le retour de Christ pour instaurer
son royaume.
Toutes ces choses ne sont pas destinées uniquement aux croyants avancés.
Les Thessaloniciens sont des convertis de fraîche date. Tu vois en eux la
fraîcheur juvénile d’une foi vivante qui compte sur Dieu en toutes circons-
tances. C’est quelque chose qu’il faut envier. Leur exemple est à la fois
honteux et encourageant.
Relis une fois la lettre.
À méditer : Exprime avec tes propres mots le contenu de la lettre.
15
1 Thessaloniciens 1
1Th 1:1-2 | Salutation, bénédiction et actions de grâces
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Paul, Silvain et Timothée, à l’assemblée des Thessaloniciens, en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ : Grâce et paix à vous ! 2 Nous rendons tou-
jours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières,
V1. La lettre ne vient pas de Paul seul. Silvain et Timothée en sont les ex-
péditeurs avec lui. Cela se comprend car ils ont posé avec lui le fondement
de l’église à Thessalonique. En lisant ces trois noms, ne penses-tu pas que
les Thessaloniciens ont dû sentir monter en eux une grande gratitude ? Ce
sont ces hommes qui leur ont apporté l’évangile. En conséquence, ils ont
connu le Seigneur Jésus ! Le formidable changement que cela a entraîné est
présenté de manière attrayante et donc contagieuse dans cette lettre.
Paul a été reconnaissant du soutien de ces deux hommes. Silvain – c’est
ainsi que Paul l’appelle dans ses lettres, alors qu’en Actes, Luc l’appelle
Silas – est un frère fidèle qui a accompagné Paul lors de son deuxième
voyage missionnaire. Il venait de l’église de Jérusalem, où il était conduc-
teur et prophète (Act 15:22,27,32). En la personne du jeune Timothée, Paul
avait un compagnon auquel il était très attaché (Php 2:20-22). Tu vois ici
une merveilleuse collaboration entre des croyants plus âgés et un jeune
croyant engagé. Il n’y a pas de fossé générationnel entre eux.
Il est frappant de constater que Paul ne se présente que par son nom. C’est
tout à fait remarquable si l’on considère que dans d’autres lettres, il se
présente principalement en tant qu’apôtre. Il ne le fait pas ici. La raison en
est qu’il écrit à une jeune église. En 1 Thessaloniciens 2, tu verras qu’il se
compare à une mère et à un père. Cette attitude est bien plus appropriée
pour quelqu’un qui s’adresse à des enfants en bas âge que l’approche for-
melle d’un apôtre.
Il y a une autre chose remarquable dans la salutation. Le mot « église »
ou « assemblée » signifie ‘appelé hors de’. Dans leur cas, ils avaient été
appelés hors de l’idolâtrie païenne. Ceux qui constituent l’église du Dieu
16
1 Thessaloniciens 1
vivant ont été ‘appelés hors’ du monde, mais pas pour vivre ensuite dans
le vide. C’est pourquoi l’église ou l’assemblée de Thessalonique est appelée
« l’assemblée [...] en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ ». C’est
unique. Cette façon de s’adresser ne se retrouve que dans la deuxième
lettre adressée à cette même église (2Th 1:1). Là aussi, cela correspond au
‘public cible’. Les auteurs veulent que cette jeune église ait le sentiment
d’appartenir à une compagnie de croyants attachés à Dieu le Père et au
Seigneur Jésus Christ.
C’est très encourageant. C’est formidable de pouvoir appeler Dieu ton
Père, n’est-ce pas ? C’est parce qu’ils étaient nés de Dieu et que le Fils était
leur vie. S’ils laissaient pénétrer cela, ils en tireraient une grande conso-
lation au milieu de la grande tribulation dans laquelle ils se trouvaient.
En outre, ils avaient tous la même relation avec le Seigneur Jésus. Il est ici
appelé par son nom complet. Il est l’Homme humilié Jésus, mais il est aussi
l’oint – Christ signifie oint – de Dieu qui a été fait Seigneur et Christ par
Dieu (Act 2:36).
Dieu le Père et le Seigneur Jésus sont ici étroitement liés. Être « en » Dieu
et « dans » le Seigneur Jésus indique une certaine sphère de vie dans la-
quelle nous nous trouvons comme dans un certain espace. Cela indique
aussi qu’il s’agit d’une relation intime. Cette relation ne peut être vécue et
entretenue que par le Saint Esprit, qui est aussi mentionné régulièrement
dans cette lettre (1Th 1:5-6 ; 4:8 ; 5:19).
Il n’y a pas de faux mysticisme ici, comme s’il y avait une sorte d’entrée
dans la Divinité. Le fait d’être « dans » n’est pas non plus le résultat d’un
effort humain. C’est un don divin. Ils ne sont pas devenus une église (lo-
cale) par la permission officielle de personnes d’une autre église, mais sim-
plement par le fait que Dieu les a appelés du monde pour qu’ils le soient.
Pour étoffer cela, c’est une aubaine de savoir que tu te trouves dans des
personnes divines avec tes frères et sœurs de l’église locale. Les Thessa-
loniciens, et nous-mêmes, pouvons nous sentir inclus et en sécurité dans
une atmosphère d’amour, d’attention et de force divins. Je pense qu’Ésaïe
a magnifiquement saisi cela en Ésaïe 40 (Ésa 40:11).
Les auteurs concluent la salutation par la bénédiction « grâce et paix à
vous ! » Ils souhaitent que les Thessaloniciens fassent l’expérience de la
17
1 Thessaloniciens 1
grâce et de la paix dans leur vie. C’est une grande grâce de savoir que
tu as été sauvé de l’enfer et que tu es un enfant de Dieu. Mais ici, il s’agit
de d’éprouver la grâce de Dieu dans ta vie quotidienne, de réaliser que
cette grâce te suffit en toutes circonstances, même les plus difficiles (2Cor
12:9). Si c’est le cas, tu auras aussi la paix dans ton cœur dans ces choses
difficiles, parfois incompréhensibles, que tu expérimentes.
Il s’agit de la conscience réelle de se tenir dans la pleine grâce de Dieu
(Rom 5:2) avec la paix comme fruit. Tu pourras alors te dire : ‘De quelque
manière que Dieu me conduise, j’aurai la paix sur ce point.’
V2. C’est aussi un encouragement pour les Thessaloniciens d’apprendre
que Paul et ses compagnons rendent toujours grâce pour eux tous. C’est-à-
dire qu’ils s’adressent régulièrement à Dieu ensemble et le remercient pour
ce qu’il a accompli chez les Thessaloniciens. Rendre grâces, c’est donner à
Dieu la gloire, l’honneur. C’est une forme exaltée de réponse à Dieu. C’est
une appréciation des bénédictions que nous avons reçues et une apprécia-
tion de celui qui bénit. Lorsque Paul rend grâces pour eux, il les considère
comme un don de Dieu. Comment vois-tu tes frères et sœurs dans la foi ?
La gratitude est une attitude fondamentale du croyant. C’est une occupa-
tion de grande qualité. En Luc 17, un seul des dix lépreux purifiés revient
vers le Seigneur Jésus pour Lui rendre grâces (Lc 17:12-18). Le Seigneur dit
de lui qu’il donne gloire à Dieu. L’ingratitude est l’une des caractéristiques
des derniers jours (2Tim 3:1-2). Rendre grâces te met dans la bonne posi-
tion devant Dieu pour prier. Sinon, la prière devient la visite d’un bureau
de plaintes et peut même être utilisée à mauvais escient pour dénoncer à
Dieu des frères et sœurs dans la foi.
Malgré de nombreux soucis, Paul peut toujours rendre grâces pour eux.
Il n’est pas sélectif, il rend grâces pour tous. Il n’est pas non plus vague,
mais énumère ce pour quoi il peut rendre grâces. Ici, il rend grâces pour
la façon dont ils professent leur foi. En 1 Thessaloniciens 2, il remercie
même sans cesse pour leur acceptation de la parole de Dieu (1Th 2:13). En
1 Thessaloniciens 3, c’est comme s’il cherchait des mots pour dire à Dieu
la joie qu’ils lui procurent à cause de ce qu’il voit en eux et entend d’eux
(1Th 3:9). Il y a toujours quelque chose pour lequel il peut rendre grâces. Il
le fait toujours, sans relâche.
18
1 Thessaloniciens 1
L’action de grâces et la prière vont de pair. Après l’action de grâces vient
la prière (Éph 1:16 ; Php 1:3-4). Rendre grâces ensemble et prier ensemble
produit un lien fort entre ceux qui prient, et entre ceux qui prient et ceux
pour qui ils prient. Sa puissance est souvent sous-estimée. C’est pourquoi
les réunions de prières sont souvent peu fréquentées. C’est aussi pourquoi
si peu d’œuvres de Dieu se réalisent dans un monde qui en a besoin et
dans des églises qui sont de plus en plus en proie au monde.
Quand on lit cela de Paul et de ses compagnons, c’est comme s’ils avaient
peu de kilomètres à parcourir parce qu’ils étaient toujours à genoux (1Th
3:10). N’est-il pas vrai que nous sommes plus dans l’action qu’à genoux ?
Cela peut changer. Pour cela, il faut être prêt à faire des efforts, c’est-à-dire
le vouloir. Tu peux t’entraîner à dire d’abord du bien de tes frères et sœurs
au Seigneur. Ensuite, tu pourras dire au Seigneur ce que tu trouves difficile
chez eux. Cela rendra ta vie de prière plus riche et le Seigneur s’en servira
pour glorifier son Nom.
Relis 1 Thessaloniciens 1:1-2.
Médite : Qu’est-ce qui montre la manière aimante dont les expéditeurs de
la lettre abordent ces jeunes croyants ?
19
1 Thessaloniciens 1
1Th 1:3-4 | Foi, amour, espérance et élection
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
3 nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour,
et de votre patience d’espérance en notre Seigneur Jésus Christ, devant notre
Dieu et Père, 4 sachant, frères aimés de Dieu, votre élection.
V3. Lorsque Paul rend grâces et prie pour les Thessaloniciens, il se rappelle
constamment la façon dont ils mettent en pratique leur vie chrétienne. Leur
comportement montre qu’ils ne sont pas seulement des partisans, mais des
chrétiens au vrai sens du terme : des personnes qui appartiennent à Christ.
Les trois grands principes qui donnent au christianisme sa véritable subs-
tance se retrouvent dans toute leur force chez les Thessaloniciens. Ils sont
les résultats d’une vraie conversion. Pas d’imitation, pas de prétention,
mais de la pureté et de la propreté. C’est pourquoi tu remarques tant de
fraîcheur dans leur condition spirituelle. Il y a vraiment quelque chose à
envier. Et ce n’est pas une mauvaise envie.
Examinons de plus près les trois choses qui caractérisent si particulière-
ment le christianisme, et qui nous concernent donc aussi toi et moi. Tu
les trouves au verset 3. Ce sont la « foi », l’« amour » et l’« espérance ». Ce
sont les sources, les forces motrices du christianisme dans le monde. On
ne les trouve dans aucune autre religion. Ces trois sources façonnent ton
caractère en tant que chrétien.
On ne peut pas voir la foi, l’amour et l’espérance, mais on peut les rendre
visibles. Et c’est ce que font les Thessaloniciens. C’est pourquoi tu lis ici
« de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’es-
pérance ». La foi se manifeste par des œuvres, l’amour par des efforts et
l’espérance par la patience. « L’œuvre », « le travail » et « la patience » ont
à voir avec l’extérieur, avec ce qui est visible ; la foi, l’amour et l’espérance
ont à voir avec l’intérieur, le dedans, avec ce qui n’est pas visible.
Bien que l’œuvre et le travail soient très similaires, ils signifient chacun
quelque chose de différent. ‘L’œuvre’ est liée à la foi. La foi se concentre
sur ce qui ne peut être vu. Une œuvre de foi est une œuvre qui provient de
ce qui ne se voit pas. La foi est caractéristique de l’atmosphère qui mène
à cette œuvre. Tu vois cette œuvre représentée entre autres dans tous les
20
1 Thessaloniciens 1
exemples d’Hébreux 11 et dans deux exemples de Jacques 2 (Héb 11:1-40 ;
Jac 2:21-25).
Le travail est l’œuvre, mais une œuvre intensive. Il implique de grands
efforts, jusqu’au bord de l’épuisement. Le travail nécessite l’amour, car
seul l’amour est prêt à faire de grands efforts et des sacrifices. ‘Le travail
d’amour’ n’est pas une question de sentiment. C’est un effort, un engage-
ment et un soin pour les autres. L’amour donne quelque chose de lui-
même. Les Thessaloniciens montrent qu’ils possèdent l’amour de Dieu,
c’est-à-dire un amour qui donne.
La patience, c’est persévérer aussi dans les plus grandes épreuves et les
souffrances. Une personne incrédule peut persévérer en s’encourageant
elle-même ou en voyant la nécessité de quelque chose. Cela n’a rien à voir
avec l’espérance biblique. L’espérance biblique ne se trouve pas non plus
dans le fait de dire avec résignation : ‘Tu dois espérer le meilleur.’ L’es-
pérance biblique est toujours une espérance bien fondée, une certitude,
parce qu’elle est fondée sur la parole de Dieu et centrée sur une personne
divine.
Pour les Thessaloniciens, le motif de la patience réside dans l’espérance
du retour du Seigneur Jésus. Il peut en être de même pour toi et moi. Pour
être clair, l’espérance est appelée espérance parce qu’elle n’est pas encore
réalisée, et non pas parce qu’elle n’est pas certaine.
L’espérance produit la patience comme fruit. Ce qui est intérieurement
présent produit des fruits. Ainsi, la foi engendre l’œuvre et l’amour le tra-
vail. L’un ne peut exister sans l’autre. Sans motivations intérieures, il n’y a
pas de fruits. À l’inverse, lorsque l’activité ne provient pas de ce qui a été
travaillé par Dieu dans le cœur, cela n’a pas de valeur pour Lui.
Tu vois cela en Apocalypse 2, où dans son évaluation de l’église d’Éphèse,
le Seigneur Jésus ne leur parle que de « tes œuvres, ton travail, ta patience »
(Apo 2:2a). Il ne dit rien sur la foi, l’amour et l’espérance. Lui qui connaît les
motivations profondes de tout être humain constate qu’avec les Éphésiens,
il n’est question que d’apparence extérieure, d’activités observables. La
motivation chrétienne est absente. Ils ont abandonné leur premier amour.
Par conséquent, ils n’ont aucune valeur aux yeux du Seigneur et il les ap-
pelle à se repentir et à accomplir les premières œuvres (Apo 2:5).
21
1 Thessaloniciens 1
Les trois sources qui forment notre caractère en tant que chrétiens ne sont
pas autonomes. Elles ont besoin d’un objet sur lequel se concentrer. C’est
pourquoi, immédiatement après, le Fils et le Père sont à nouveau mention-
nés. La patience dans l’espérance n’a de sens que si le Seigneur Jésus est
l’objet de cette espérance. Ton cœur repose en Lui et s’attend à Lui. C’est
en Lui que se trouve la source de toute bénédiction pour ton cœur. C’est
de Lui que tu reçois la force et c’est en Lui que tu trouves ce qui nourrit la
vie spirituelle.
Il est aussi dit « devant notre Dieu et Père ». Cela place ton œuvre, ton
travail et ta patience en présence de Dieu. Pourquoi est-ce important ?
Parce que c’est alors que s’exerce ta conscience. Lorsque tu vis consciem-
ment en présence de Dieu, tu réfléchis à ce que tu veux faire ou dire. Tu te
demandes si, dans tes projets, les trois différentes caractéristiques de ton
christianisme peuvent devenir visibles.
Si tu es effrayé à l’idée que Dieu te voit toujours et partout, tu peux te de-
mander pourquoi. Veux-tu faire quelque chose qui, tu le sais, Lui causera
du chagrin en agissant de la sorte ? Et si tu ne veux sincèrement pas Lui
causer de chagrin et que tu as malgré tout peur de Lui, rappelle-toi que
Dieu est ton Père.
En désignant ici ces deux personnes de la divinité, Paul veut t’aider à struc-
turer ta vie de chrétien. Si Paul pointe vers le Seigneur Jésus, c’est pour te
donner l’assurance qu’il va bientôt venir, afin que tu puisses être en paix
dans les circonstances actuelles. Il pointe vers notre Dieu et Père pour que
tu puisses demeurer dans la lumière avec une bonne conscience.
Ces deux aspects sont importants pour une paix durable dans ton cœur
et la croissance de ta vie de foi. On pourrait dire que ce sont deux béné-
dictions représentant les deux facettes de la vie chrétienne : vivre dans la
confiance au Seigneur Jésus et être capable de rendre compte à Dieu de
tout ce que tu fais.
V4. Paul peut énumérer toutes ces choses merveilleuses des Thessaloniciens
dans ses remerciements et ses prières parce qu’il connait leur « élection ».
Comment peut-il le savoir ? A-t-il parfois regardé dans les chroniques de
Dieu et y a-t-il vu leurs noms ? Non, bien sûr. Pourtant, il sait qu’ils sont
élus. Comment cela se fait-il ? Parce qu’il voit leur vie.
22
1 Thessaloniciens 1
Le mot « sachant » indique que cette connaissance n’est pas le résultat
d’une révélation ou d’une intuition, mais d’une perception, de voir et d’en-
tendre. Il n’y a pas d’autre preuve de ton élection que ta vie de chrétien.
Celui qui est élu montre dans sa vie la vie de Christ et s’efforce d’avoir une
conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes (Act 24:16).
Les trois grands principes du christianisme, la foi, l’amour et l’espérance,
qui sont actifs chez les Thessaloniciens, fournissent la preuve de leur élec-
tion. Ils sont le résultat de l’élection de Dieu. L’élection elle-même pourrait
être qualifiée de ‘secret de famille’. Dieu a eu l’intention de faire de cer-
taines personnes ses enfants, de les inclure dans le cercle de sa famille. Le
fait que toi et moi puissions en faire partie est une pure grâce. Ce n’est que
lorsque tu appartiens à la famille que tu peux le voir.
Par conséquent, le pécheur n’a rien à voir avec ce secret de famille. C’est
à lui que s’adresse l’appel à la repentance. Il est important de ne pas mé-
langer ces deux choses – la grâce de Dieu et la responsabilité du pécheur
– mais de laisser la distinction exister.
La vie des Thessaloniciens déborde de ce qu’ils ont trouvé en Christ. Il
n’est donc pas étonnant que Paul puisse dire qu’ils sont des « frères aimés
de Dieu ». Dieu les regarde avec des sentiments d’amour particuliers parce
que dans leur vie se manifeste tant de choses de son Fils. N’as-tu pas toi
aussi envie qu’Il te regarde avec de tels sentiments ?
Relis 1 Thessaloniciens 1:3-4.
À méditer : Qu’est-ce que Paul et ses compagnons ont remarqué chez les
Thessaloniciens qui les pousse à rendre grâces et à prier ?
23
1 Thessaloniciens 1
1Th 1:5-8 | Imitateurs et exemples
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
5 Car notre évangile n’est pas venu à vous en parole seulement, mais aussi en
puissance, dans l’Esprit Saint, et avec une pleine assurance : vous savez com-
ment nous avons été parmi vous à cause de vous. 6 Et vous êtes devenus nos
imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la Parole, accompagnée de grandes
tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint ; 7 si bien que vous êtes devenus
des modèles pour tous ceux qui croient dans la Macédoine et dans l’Achaïe. 8
De chez vous, en effet, la parole du Seigneur a retenti non seulement dans la
Macédoine et dans l’Achaïe, mais partout votre foi envers Dieu s’est répandue,
au point que nous n’avons pas besoin d’en parler.
V5. Tu as vu dans la section précédente qu’avec les Thessaloniciens, l’évi-
dence de la nouvelle vie se montre de manière impressionnante. Pour Paul,
il est clair que les personnes qui vivent de cette manière sont des enfants
de Dieu. Pour lui, cela constitue une preuve irréfutable qu’ils sont élus.
Paul va maintenant étayer cette conclusion. C’est pourquoi il commence
par le mot « car », c’est-à-dire que vient maintenant une explication de
l’affirmation précédente.
Ce que les Thessaloniciens révèlent dans leur vie de foi, ils ne le doivent
pas à la fréquentation d’un cours où ils ont appris à vivre en chrétiens.
Non, c’est l’évangile qui est venu à eux. Et pas dans le langage doucereux
dans lequel il est assez souvent prêché aujourd’hui. Dans ce genre de pré-
dication, vous n’entendez pas parler de se repentir de ses péchés et de les
confesser devant Dieu. Cela ne fait que repousser les gens, dit-on. Le but
de ce genre de prédication est de façonner un modèle de comportement
chrétien grâce auquel tu obtiens une valeur ajoutée et tu réussis plus que
les gens qui t’entourent. Les mots sont alors une grande boîte à malices
dans laquelle tu pêches ce que les gens aiment entendre. Paul n’est pas
venu à eux avec de telles paroles.
Il a évidemment utilisé des mots pour prêcher l’évangile. Mais il ne l’a
certainement pas fait comme une offre amicale que l’on pouvait accepter
ou refuser à volonté. Convaincu du sérieux de la prédication, il a prêché
avec puissance. La puissance de sa prédication n’était pas liée au ton de
sa voix, qui parlait avec un volume impressionnant. La puissance n’a pas
24
1 Thessaloniciens 1
non plus à voir avec les miracles qu’il aurait accomplis. Non, il a prêché
dans la conscience de la puissance de Dieu, la puissance du Saint Esprit.
Ce n’est que par Lui que les cœurs peuvent être convaincus. Cela va même
plus loin. Le Saint Esprit a pu agir à travers eux de manière si complète que
Paul et ses compagnons ont prêché avec « une pleine assurance », sans un
soupçon de doute.
Et note ensuite qu’il ne dit pas comment ils prêchaient parmi eux, mais
comment ils « ont été » parmi eux. Il mentionne aussi sa vie qu’ils voyaient
quand il était avec eux. Sa vie et sa prédication formaient un tout. Sa vie
soutenait sa prédication. Ce qu’il prêchait aux autres, il le vivait lui-même.
Dans tout cela, il ne pensait pas à son propre intérêt, mais à celui des Thes-
saloniciens.
V6. L’impact d’une prédication aussi pleine d’assurance et apportée par
des personnes qui en sont elles-mêmes pleines est grand. Ils ont « reçu la
Parole » et cela « accompagnée de grandes tribulations ». Dans la parabole
du semeur, le Seigneur Jésus parle de quelqu’un « qui entend la Parole et
la reçoit aussitôt avec joie ». Le Seigneur explique qu’une telle « semence »
n’a pas de racine et qu’à la première opposition, ce ‘croyant’ tombe (Mt
13:20-21). Il en a été tout autrement des Thessaloniciens. L’effet produit sur
eux n’était pas vague. On n’avait pas à se demander s’ils étaient vraiment
convertis.
On peut observer quelques effets remarquables. Premièrement, ils sont de-
venus des « imitateurs » ainsi que des prédicateurs du Seigneur. Les per-
sonnes nouvellement converties voient d’abord le prédicateur et à travers
lui, elles voient le Seigneur qui est prêché. Tu peux en voir une illustration
en Actes 3. Là, Pierre, accompagné de Jean, dit à un homme infirme : « Re-
garde-nous » (Act 3:4). Puis l’infirme guéri entre dans le temple avec eux
(Act 3:8). Il est dit qu’il « ne quittait pas Pierre et Jean » (Act 3:11).
Pour savoir comment vivre en tant que chrétien, tu as besoin d’être dirigé.
Tu dois avoir quelqu’un pour te le montrer. C’est la même chose la crois-
sance physique. Un enfant apprend à marcher et à parler par imitation. Par
conséquent, un bon modèle ou un bon exemple est très important. As-tu
toi aussi de bons exemples ? Cherche-les, soit dans ton entourage, soit dans
les récits de vie de personnes qui ont constamment suivi le Seigneur Jésus.
25
1 Thessaloniciens 1
S’il y a une croissance spirituelle saine, le prédicateur disparaîtra de plus
en plus du champ de vision et le Seigneur sera de plus en plus visible. Le
prédicateur ne se désignera jamais lui-même, à moins qu’il ne puisse se
référer directement au Seigneur Jésus lui-même (1Cor 11:1). Le prédica-
teur ne voudra jamais non plus lier les hommes à lui-même et les rendre
dépendants de lui. Le prédicateur n’est aussi qu’un être humain qui peut
se tromper.
Les Thessaloniciens savaient dans quoi ils s’embarquaient. Ils avaient ac-
cepté la Parole alors qu’une grande pression était exercée sur eux. Je crains
que beaucoup de chrétiens dans notre partie du monde n’en soient pas
conscients, et c’est pour cela qu’ils ont si peu l’occasion de vivre une vie
de pleine consécration à Christ. Au lieu de succomber à la pression et de
reprendre leur ancienne vie, les Thessaloniciens ont expérimenté la « joie
de l’Esprit Saint ». Tu vois ici que l’affliction extérieure et la joie intérieure
vont de pair. Ces choses ne sont pas faciles à expliquer. Il faut en faire
l’expérience. Connais-tu quelque chose de cette joie ?
V7. Ayant reçu la Parole et étant devenus des disciples, ils devinrent eux-
mêmes « des modèles » pour tous les autres croyants d’une vaste région.
Au fait, le mot « modèles » est littéralement au singulier. Cela semble in-
diquer que les Thessaloniciens n’étaient pas tant des modèles individuels
et plus des modèle en tant qu’église. En les observant, en observant toute
la vie de l’église en termes de comportement et de confession, la façon
dont ils se traitaient les uns les autres et leur attitude envers le monde, on
pouvait voir ce que signifie vraiment être chrétien.
Être un exemple pour les autres croyants signifie que ces autres croyants
ont quelque chose à apprendre ou à désapprendre. Paul n’a pas besoin
d’écrire à ces autres croyants à ce sujet. Ce que reflétait les Thessaloniciens
en disait assez.
Je dois dire que je l’envie. Ne serait-ce pas merveilleux si la communauté
locale à laquelle toi et moi appartenons possédait aussi un tel rayonne-
ment ? Je pense que nous pouvons nous reconnaître davantage dans « tous
ceux qui croient dans la Macédoine » à qui les Thessaloniciens sont cités
en exemple, que dans l’église des Thessaloniciens. Que cet exemple nous
26
1 Thessaloniciens 1
incite, toi et moi, à commencer à vivre notre vie de chrétien comme les
Thessaloniciens l’ont vécue.
V8. Le début de ce verset indique la façon dont ils sont devenus des
exemples. Les Thessaloniciens ne sont pas restés tranquillement assis dans
un coin avec un livre. Ayant été persuadés par la puissance de « la parole
du Seigneur », ils ont proclamé cette même parole. C’est le sens du mot
« retenti ».
Ils ont laissé la parole du Seigneur agir dans leur vie et non leurs propres
opinions à son sujet. Et cela parlait si fort que cela n’était caché à personne.
Il existe un dicton qui s’applique aux personnes qui parlent de l’évangile
mais ne le mettent pas en pratique : Tes actes parlent si fort que je n’en-
tends pas ce que tu dis. Il en allait autrement des Thessaloniciens. Leurs
actes parlaient si fort que tout le monde a entendu la parole du Seigneur.
Pour conclure cette section, un mot sur « la parole ». C’est déjà la troisième
fois que nous entendons parler de « la parole ». Au verset 5, il s’agit de
la parole de l’évangile, le contenu. Au verset 6, c’est la Parole reçue, qui
transforme radicalement leur vie et résiste à toutes les pressions. Ici, au
verset 8, il s’agit de « la parole du Seigneur ». Cela met l’accent sur l’ori-
gine. En ajoutant ‘du Seigneur’, ‘la parole’ indique également l’autorité de
celui de qui elle vient (Act 15:36). Tu rencontreras aussi d’autres ajouts, par
exemple : la parole de Dieu (2Cor 2:17 ; 4:2), la parole de sa grâce (Act 14:3 ;
20:32), la parole de vie (Php 2:16) et la parole de foi (Rom 10:8).
Nous vivons à une époque de paroles. Les mots entraînent des boulever-
sements dans les pays et les histoires. Nous possédons une Parole qui est
plus puissante que n’importe quelle parole humaine. C’est une Parole qui
agit puissamment. C’est une Parole vivante. C’est pourquoi : lis la Parole
et vis-la !
Relis 1 Thessaloniciens 1:5-8.
À méditer : Peut-on dire que tu es devenu un imitateur de Paul et du Sei-
gneur ?
27
1 Thessaloniciens 1
1Th 1:9-10 | Tourné pour servir et pour attendre
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
9 Eux-mêmes, en effet, racontent à notre sujet quel accueil nous avons reçu
de vous, et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des
idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, 10 et pour attendre des cieux son Fils
qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
V9. Ce verset donne l’explication de la raison pour laquelle Paul et les
siens n’ont pas eu à dire quoi que ce soit aux autres concernant la foi des
Thessaloniciens. Tout l’entourage est au courant. L’observation d’un tel
christianisme n’a pas besoin d’être soulignée par des mots. Le bon vin n’a
pas besoin de couronne, pour ainsi dire. Paul pouvait y faire référence et
n’avait pas besoin d’en dire plus.
Ce qui est arrivé aux Thessaloniciens peut être vu par n’importe qui. Ils
n’avaient pas de discours pieux sur leur foi en Dieu, mais ils montraient
par leur vie qu’ils avaient radicalement changé de direction. Au lieu d’être
concentrés sur les idoles et de mettre leur confiance en elles, ils croyaient
maintenant en Dieu et mettaient leur confiance en Lui.
Paul a certainement dû se réjouir de pouvoir écrire ainsi à ces jeunes
croyants et à leur sujet. Il n’avait pas besoin de raconter quoi que ce soit à
propos d’eux à d’autres personnes. C’est déjà connu. Les autres savaient
exactement comment l’évangile qu’il leur avait prêché avait trouvé une
entrée parmi les Thessaloniciens.
Cette entrée a également reçu une sortie. On voyait dans leur vie qu’un
renversement radical s’était produit. Tout le monde remarquait à quel
point ces hommes avaient changé. Ces hommes avaient renoncé à l’idolâ-
trie et adoraient désormais le seul Dieu vrai et vivant. Ils ne vivaient plus
comme esclaves de leurs désirs et de leur cupidité, ce qui est de l’idolâtrie
(Col 3:5).
Le mot « idole » signifie « chose de rien ». Dans un discours prononcé à
Lystre, Paul dit à son auditoire de se convertir de « ces choses vaines » ou
« ces choses de néant » – c’est-à-dire de leurs idoles – au Dieu vivant (Act
14:15). Une fois converti, tu sais qu’une idole n’est rien (1Cor 8:4). Mais ce
n’est qu’une fois converti que tu réalises aussi – parce qu’avant cela tu étais
28
1 Thessaloniciens 1
aveugle – que le tribut que tu payais à une idole était en fait payé à des
démons (1Cor 10:19-20). Jean conclut sa première lettre par une mise en
garde concernant les idoles. Le contexte de sa lettre indique clairement ce
qu’est une idole : une idole est tout ce qui prend la place du Seigneur Jésus
qui est le vrai Dieu et la vie éternelle (1Jn 5:20-21).
Les Thessaloniciens ont pris définitivement congé de l’idolâtrie. Mais il
ne suffit pas de se débarrasser de quelque chose. Quelque chose d’autre
doit prendre sa place. Cette ‘autre chose’ doit être Dieu, sinon les choses
ne feront qu’empirer. Le repentir ne se suffit pas à lui-même. Le repentir a
un but et c’est de servir le Dieu vivant et vrai. C’est pourquoi il ne faut pas
seulement se repentir de, mais aussi se repentir à.
Qu’est-ce que ‘se tourner’ ? Ce n’est pas seulement un changement d’opi-
nion sur certaines choses. Ce n’est pas non plus un changement dans ton
comportement. Se tourner ne se produit que lorsque tu reconnais honnê-
tement devant Dieu que tu as péché. C’est ce qu’on appelle : confesser
ses péchés. Tu reconnais aussi qu’à l’intérieur de toi, dans ton cœur, les
choses ne vont pas bien. Tu dois nommer tes péchés et demander pardon à
Dieu et à toute personne à qui tu as menti, par exemple. Tu acceptes donc
par conviction que tu es effectivement indigne de confiance. Tu reconnais
qu’à cause de tes péchés, tu mérites la punition de Dieu. Tu reconnais qu’Il
serait juste que Dieu te jette en enfer pour tes péchés.
Se tourner n’est pas une action superficielle, mais une œuvre profonde.
Il ne s’agit pas de tes sentiments, mais de ta conscience. Celle-ci doit être
soumise à la lumière de Dieu. Tu peux dire que se tourner, c’est : aller vers
Dieu, se condamner devant Lui. C’est aussi confesser devant Lui que tu
Lui as désobéi jusqu’à présent et que ta vie était entièrement mauvaise. Il y
aura aussi dans ton cœur la repentance d’avoir vécu ainsi jusqu’à présent.
Avec le vrai se tourner, quelque chose s’est passé à l’intérieur, il y a eu un
renversement intérieur, c’est se repentir. Tu as complètement changé d’avis
sur toi-même et sur Dieu. Avant, tu étais peut-être bien avec toi-même.
Dans le repentir, c’est fini, parce que dans le repentir, tu te condamnes
toi-même.
Avant, tu avais tes propres idées sur Dieu et tu pensais pouvoir en dispo-
ser à ta guise, pour ainsi dire. Avec la repentance, cela aussi est terminé,
29
1 Thessaloniciens 1
car avec la repentance, tu Le reconnais dans sa pleine justice. Celui qui se
tourne ne vit plus sa propre vie en tournant le dos à Dieu, mais se tourne
au contraire vers Lui. C’est ce qui s’est passé avec les Thessaloniciens.
Les preuves d’une véritable conversion sont, par exemple, l’amour du Sei-
gneur Jésus, le désir de mieux Le connaître, le besoin de prier et de lire la
Bible, l’envie de parler de Lui à d’autres qui ne Le connaissent pas encore,
le désir de L’honorer avec les autres. L’amour pour le Seigneur Jésus se
manifeste par l’obéissance à sa Parole.
On dit des Thessaloniciens qu’ils servent Dieu comme preuve de leur
conversion. Le mot utilisé ici pour « servir » signifie servir comme un
esclave. Cela signifie remplir inconditionnellement toutes les obligations
qu’implique la vie de chrétien. C’est faire tout ce que Dieu dit, à n’importe
quel moment où cela est demandé. Le contrôle de tout ce que tu es et pos-
sèdes et de chaque minute de ta vie appartient à Dieu.
Lors de ta conversion, tu t’es remis à Lui et tu l’a fait avec joie. Après tout,
Dieu est tout à fait différent des idoles. Les idoles sont des choses mortes
(Psa 135:15-18), alors que Dieu est le Dieu « vivant ». Il est aussi le Dieu
« vrai ». Tout ce qu’Il dit est vrai, alors que les démons qui utilisent les
idoles mentent.
Réfléchis encore à la cupidité. La publicité joue astucieusement avec ce
point. Le but est de te faire croire que la vie sans le produit vanté est pauvre.
C’est ainsi que le désir est éveillé en toi. Ta cupidité doit être satisfaite. Une
fois que tu es en possession de la chose convoitée, tu t’aperçois souvent
que tu as été trompé.
Dieu est le seul à donner d’une manière qui ne déçoive pas. Il veut te don-
ner tout ce dont tu as besoin pour Le servir. Il est également véridique
dans tout ce qu’Il a dit. Tu peux Lui faire entièrement confiance. Dans une
comparaison vivante, Jérémie oppose Dieu et les idoles (Jér 10:1-16).
V10. Le passé étant réglé, tu as tourné le dos aux idoles. Dans le présent,
tu jouis du privilège de servir le Dieu vivant et vrai. Ensuite, il y a l’avenir.
Celui-ci s’annonce bien. Au lieu de vivre dans la crainte de l’avenir et de
la colère à venir sur le monde, tu attends avec impatience la venue du Fils
de Dieu.
30
1 Thessaloniciens 1
Servir Dieu et attendre son Fils sont les deux objectifs de la conversion. Ils
sont inextricablement liés. Si la venue du Fils de Dieu est perdue de vue,
cela a de mauvaises conséquences pour le témoignage des chrétiens. Le
Seigneur Jésus en parle dans une parabole (Mt 24:48-49). Il dit que ceux
qui oublient ou remettent sa venue à un avenir lointain se mettent à battre
leurs compagnons d’esclavage et à manger et boire avec les ivrognes. Tu
vois, d’une part, qu’ils se mettent à battre ceux avec qui ils auraient dû
vivre et, d’autre part, qu’ils se mettent à vivre avec ceux dont ils auraient
dû rester séparés. Ceux qui n’attendent pas le Fils de Dieu au quotidien se
mettent à vivre pour eux-mêmes.
N’est-ce pas formidable d’attendre avec impatience la venue du Seigneur ?
Il s’agit de celui qui est allé à la mort pour toi et qui a été ressuscité par
Dieu. Sa résurrection a une conséquence impressionnante. À savoir, grâce
à Lui, tu as reçu une espérance vivante : la perspective d’un nouveau ciel
et d’une nouvelle terre (1Pie 1:3 ; 2Pie 3:13). Après sa résurrection, il a
été enlevé au ciel (Mc 16:19 ; Héb 9:24). Il y occupe la place de l’autorité
suprême (1Pie 3:22). De là, Il reviendra pour revendiquer son droit sur la
terre (Psa 2:8).
Il le fera en tant que « Jésus », comme Il est appelé ici. C’est le nom qui fait
référence à sa vie d’humiliation sur la terre. Ce nom sera alors la terreur
du monde. Ce nom est pour toi et moi plein d’amour et de gloire. C’est Lui
que nous attendons des cieux (Php 3:20) pour nous prendre à Lui. C’est la
garantie que nous serons sauvés avant que la colère de Dieu ne frappe le
monde (Apo 3:10). Quelle perspective !
Relis 1 Thessaloniciens 1:9-10.
À méditer : De quoi t’es-tu converti ? En quoi sers-tu Dieu ? Qu’est-ce qui
te fait penser à la venue du Fils de Dieu ?
31
1 Thessaloniciens 2
1Th 2:1-6 | Comment l’évangile de Dieu est venu
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Car vous-mêmes vous savez, frères, que notre venue chez vous n’a pas
été inutile. 2 Mais, alors que nous venions de souffrir et d’être maltraités à
Philippes, comme vous le savez, nous avons eu toute hardiesse en notre Dieu
pour vous annoncer l’évangile de Dieu avec beaucoup de combats. 3 Notre
exhortation, en effet, n’a eu pour motif ni séduction, ni impureté, et [elle n’a]
pas [employé] la ruse ; 4 mais, comme nous avons été approuvés de Dieu pour
que l’évangile nous soit confié, c’est ainsi que nous parlons, non pas de manière
à plaire aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs. 5 Car jamais nous
n’avons eu de parole de flatterie (vous le savez bien), ni d’arrière-pensée de
cupidité, Dieu en est témoin ; 6 nous n’avons pas non plus cherché la gloire
qui vient des hommes, ni de votre part, ni de la part des autres, alors que nous
aurions pu [vous] être à charge comme apôtres de Christ.
V1. En disant « car vous savez vous-mêmes », Paul rappelle aux Thes-
saloniciens ce qu’ils ont vu lorsque lui et ses compagnons sont apparus
dans la ville. Tu te souviens peut-être qu’il y a aussi quelque chose en 1
Thessaloniciens 1 à propos de la venue de Paul et de ses compagnons chez
les Thessaloniciens (1Th 1:9). Là, cette venue est attestée par d’autres per-
sonnes. Ici, c’est Paul lui-même qui en témoigne. Il leur rappelle que leur
venue chez eux n’a pas été sans résultat.
Cela se manifeste déjà dans la manière dont il s’adresse à eux. Il les appelle
« frères », un nom qu’il ne pouvait pas utiliser auparavant, lorsqu’ils ne
connaissaient pas le Seigneur Jésus. Cette merveilleuse appellation fait
écho à la relation que Paul entretient avec eux, et qui est née lorsque l’évan-
gile a trouvé son entrée parmi eux.
V2. Ils sont au courant de ce que Paul a vécu dans la ville de Philippes
(Act 16:19-24). Il leur a sans doute montré son dos ensanglanté, lorsqu’il
est venu leur prêcher l’évangile. La torture et la diffamation qu’il a subies
à Philippes n’ont pas éteint son désir ardent de prêcher l’évangile (cf. Act
32
1 Thessaloniciens 2
4:29 ; Éph 6:19-20). L’entrée que lui et ses compagnons ont eue était celle
de travailleurs blessés. Paul ne les encourage pas à supporter les afflictions
qu’il n’a lui-même pas eu le courage d’endurer. Il parle d’expérience.
Son courage d’endurer n’était pas en lui-même. Il ne s’agit pas de prendre
une grande respiration et de continuer. Il avait « toute hardiesse en notre
Dieu ». Il ne s’agit pas d’un courage ou d’un enthousiasme naturel, mais
d’une capacité divine. « Hardiesse » signifie ‘liberté d’esprit’ et s’exprime
par le fait de ‘tout dire’, de ‘parler sans crainte’. Si cette façon de parler
n’est pas faite « en notre Dieu », ce n’est rien d’autre qu’un usage audacieux
et effronté des mots.
L’expression « en notre Dieu » signifie que tu es conscient de tes rapports
personnels avec Dieu, qu’Il t’entoure devant et derrière. Cela te garde de
faire ta propre volonté et donne l’idée de sécurité et d’aide, mais aussi de
dépendance. Et combien c’est nécessaire, car annoncer l’évangile s’accom-
pagne toujours de beaucoup de combats. Il y a un adversaire puissant qui
fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher d’annoncer l’évangile.
Annoncer ou parler de l’évangile, comme Paul le dit ici, est assez diffé-
rent de discuter de l’évangile. L’évangile n’est pas l’un des nombreux et
sympathiques sujets qu’il est intéressant de débattre un jour. L’évangile
est unique à cause de son origine et de son contenu. Les personnes qui y
croient vraiment ne peuvent pas le garder pour elles, mais ont le désir d’en
parler (2Cor 4:13). Et précisément parce que l’évangile vient de Dieu et a
Christ pour objet, celui qui en parle n’utilisera pas des mots qui déprécie
son caractère unique.
V3. Des combats intérieurs peuvent surgirent lorsque le prédicateur tente
d’adapter l’évangile au monde, afin de le rendre plus facilement accep-
table. Le combat peut aussi avoir lieu à l’extérieur. Celui qui veut parler
fidèlement de l’évangile – car il est la seule puissance par laquelle les gens
parviennent à la conversion – ressentira une pression extérieur pour ne
pas l’apporter de manière aussi radicale.
Paul a apporté un évangile sans compromis aux Thessaloniciens. Il ne s’est
laissé détourner de sa route par rien ni personne autour de lui. Ses motiva-
tions étaient claires comme de l’eau de roche, sans aucune impureté. Il n’a
jamais cherché à obtenir un quelconque avantage pour lui-même. L’évan-
33
1 Thessaloniciens 2
gile n’était pas un gagne-pain pour lui. Il lui a apporté plus de reproches et
de persécutions que d’honneurs et de prospérité. Il énumère longuement
ce dont il n’était pas coupable. Ces choses négatives se retrouvent dans
toutes sortes de sectes. L’argent et l’honneur des personnes y jouent un
rôle majeur.
Son exhortation et son appel à la repentance n’ont pas été faits par « sé-
duction ». Il ne les a pas trompés et ne les a pas égarés. La source de sa
prédication est la parole de Dieu, pure et sans falsification. Il rejette aussi
l’accusation d’« impureté », comme s’il s’agissait d’assouvir des convoi-
tises. Sa prédication n’a rien à voir non plus avec « la ruse », comme s’il
leur avait présenté un appât au moyen duquel il les avait piégés.
V4. Comment Paul et ses compagnons ont-ils échappé à ces dangers ?
Comment pouvons-nous y échapper ? Uniquement en faisant ces choses
en communion avec Dieu. Paul parle constamment de Dieu. Il relie tout
à Dieu et c’est pourquoi il peut dire qu’ils ont « été approuvés de Dieu ».
Lorsqu’ils se sont mis en route ensemble, tous les trois avaient déjà fait les
expériences nécessaires au service du Seigneur. Ils différaient par l’âge,
l’éducation et l’expérience, mais ils n’étaient pas des novices. Et c’est à ces
hommes que Dieu a confié l’évangile. Il le leur a donné en quelque sorte
comme un cadeau précieux, avec lequel ils doivent agir dans la fidélité (cf.
Mt 25:21 ; 1Cor 4:2).
Paul est conscient de la grande responsabilité qui y est attachée. Celle-ci
est résumée dans les mots « c’est ainsi que nous parlons ». Comment pour-
rait-il traiter ce que Dieu lui a confié autrement que comme il convient
à celui de qui cela vient ? Dans ce cas, le fait de plaire aux gens vient du
diable. Qui donc se met en tête d’adapter l’évangile au goût du monde ?
Non, lorsque Dieu est au centre de ton attention, tu ne penses qu’à Lui
et tu ne veux dire que ce qu’Il a dit. Tu es alors conscient que Dieu teste
ton cœur, ce qui indique que dans ton cœur, tu veux toujours avoir cette
communion avec Dieu. Tester le cœur est nécessaire encore et encore, afin
que de mauvais motifs ne s’insinuent pas et ne prennent pas leur place.
V5. Paul n’a pas non plus utilisé « de parole de flatterie » pour les gagner à
l’évangile. Il le dit avec force : il n’en a « jamais » usé. Ils le savent, ils l’ont
observé par eux-mêmes. Ceux qui vivent en présence de Dieu, comme
34
1 Thessaloniciens 2
Paul et ses compagnons, savent que la flatterie est répréhensible aux yeux
de Dieu. Élihu, par exemple, en était parfaitement conscient (Job 32:21-22).
La flatterie ne fait pas entrer les gens dans la lumière de Dieu, mais les
éloigne encore plus de Dieu. La flatterie caresse l’égoïsme et l’orgueil de
l’homme et le désensibilise à la détresse de ses péchés. Ceux qui utilisent
la flatterie ne le font que pour obtenir des autres quelque chose qui leur
profite. C’est profiter d’autrui pour l’utiliser à ses propres fins. Avec la flat-
terie, Dieu est complètement mis de côté et tout tourne autour de l’homme.
En ce qui concerne la flatterie, Paul en appelle au témoignage des Thes-
saloniciens ; en ce qui concerne la cupidité, il en appelle à Dieu comme
témoin. Dieu seul peut juger des motifs du cœur. « D’arrière-pensée de
cupidité » signifie que l’on déguise le véritable motif. La cupidité est le
motif, mais elle est présentée sous un vêtement trompeur. L’envie de
choses matérielles, en particulier d’argent, rend une personne ingénieuse
dans l’utilisation de méthodes qui cachent cette envie aux autres, tout en
poursuivant la chose convoitée. Nous devons travailler nous-mêmes pour
nous procurer ce dont nous avons besoin. Faut-il harceler quelqu’un en
lui demandant de l’argent (lettres de mendicité) ou même y faire allusion
(manipulation) ?
V6. Un autre grand danger pour quiconque veut servir le Seigneur est de
chercher « la gloire qui vient des hommes ». Paul non plus ne l’a pas fait.
Comme il aurait pu facilement les impressionner par sa dignité d’apôtre.
Après tout, il provenait d’une grande classe spirituelle. Combien d’hon-
neur cela lui aurait fait s’il s’était présenté de cette façon. Mais il n’a pas
cherché à établir sa propre importance. Il ne s’est pas soucié de maintenir
devant eux certaines obligations à son égard.
Il a toujours cherché à assurer le bien-être spirituel des Thessaloniciens et
c’est ce qu’il fait encore aujourd’hui. Il n’a pas été comme un demandeur
parmi eux, mais comme une mère. Nous y réfléchirons plus en détail dans
la section suivante.
Relis 1 Thessaloniciens 2:1-6.
À méditer : Quelles sont les caractéristiques présentes chez Paul et ses
compagnons et quelles sont celles qui ne le sont pas ? Lesquelles peuvent-
elles s’appliquer à toi-même ?
35
1 Thessaloniciens 2
1Th 2:7-12 | La conduite de Paul parmi eux
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. Comme une nour-
rice chérit ses propres enfants, 8 ainsi, dans notre tendre affection pour vous,
nous étions tout disposés, non seulement à vous communiquer l’évangile de
Dieu, mais aussi à donner notre propre vie, parce que vous nous étiez devenus
très chers. 9 Car vous vous souvenez, frères, de notre peine et de notre labeur :
c’est en travaillant nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous que nous
vous avons prêché l’évangile de Dieu. 10 Vous êtes vous-mêmes témoins –
Dieu l’est aussi – que notre conduite envers vous qui croyez a été sainte, juste,
irréprochable ; 11 et, vous le savez, [traitant] chacun de vous comme un père
ses propres enfants, 12 nous vous avons exhortés, consolés et suppliés instam-
ment de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son propre
royaume et à sa propre gloire.
Il est beau de voir comment chaque chapitre de la lettre semble décrire une
étape du développement du croyant, du bébé à l’adulte :
1. 1 Thessaloniciens 1 : l’enfant est né.
2. 1 Thessaloniciens 2 : il est nourri et élevé dans la foi.
3. 1 Thessaloniciens 3 : tu vois l’enfant se tenir debout dans la foi.
4. 1 Thessaloniciens 4 : il reçoit des instructions pour une marche dans la foi.
5. 1 Thessaloniciens 5 : il y a la maturité et le jeune croyant se met au travail.
V7. Ici, nous en sommes au stade où l’enfant est né et où il faut s’en occu-
per. Évidemment, quand on pense à un bébé, on ne pense pas à exercer
l’autorité. Avec un bébé, seuls les soins maternels sont appropriés. Il est
impressionnant de voir avec quelle tendresse le grand apôtre procède. Il
est comme « une nourrice », une mère qui allaite.
C’est ainsi que Dieu s’est comporté avec son peuple dans le désert, où
Il a pris soin d’eux, où Il les a nourri (Act 13:18). Nous retrouvons aussi
ces sentiments chez le Seigneur Jésus lorsqu’il parle de son amour pour
Jérusalem, comparant cet amour à celui d’une poule déployant ses ailes
comme un abri pour protéger ses poussins (Mt 23:37).
36
1 Thessaloniciens 2
Paul a ces mêmes sentiments maternels pour ses enfants spirituels. Il leur
rappelle qu’il s’est comporté parmi eux en étant « pleins de douceur »,
avec tendresse. Ne vois-tu pas aussi cette douceur chez le Seigneur Jésus
en Ésaïe 40 (Ésa 40:11) ?
Chez une vraie mère, l’intérêt de l’enfant est primordial. Son amour pour
l’enfant la conduit à agir de façon désintéressée ; elle se sacrifie pour lui.
Tu vois cela chez le Seigneur Jésus. Il a toujours cherché le bien-être des
autres. Il n’était donc pas venu pour être servi, mais pour servir. Paul est
son imitateur en cela.
V8. Il les aimait tellement qu’il voulait même donner sa propre vie pour
eux. Cela ne signifie pas ici qu’il était prêt à abandonner sa vie pour l’évan-
gile – même si c’était certainement vrai – mais qu’il soutenait de tout son
être le message qu’il apportait. Il voulait vivre pour eux, mettre sa vie à leur
service. Toute sa vie, tous ses biens et son temps, étaient inextricablement
liés à l’évangile. Il n’apportait pas seulement un message, il s’apportait
aussi lui-même, mais de manière à ce que Christ soit vu et non lui-même.
V9. L’évangile n’aura l’effet désiré et produit par Dieu que si le prédicateur
s’efface lui-même. Les parents font de grands efforts pour donner à leurs
enfants la bonne nourriture et la bonne éducation. En cela, leur exemple
est d’une grande importance. Les Thessaloniciens ont pu constater que
Paul et ses compagnons n’étaient pas des fainéants cherchant à tirer profit
de leurs conversions. Bien au contraire.
Ils ne se permettaient aucun repos, se refusaient même le repos nocturne,
afin de subvenir à leurs besoins. Paul voulait éviter à tout prix de donner
l’impression qu’il cherchait à tirer un profit financier de son ministère (cf.
1Cor 9:1-18). Il était venu à Thessalonique pour donner et partager, et non
pour être une charge ou s’enrichir. L’évangile de Dieu n’est pas une chose
qui impose des charges, mais qui délivre de la puissance du péché et en-
lève le fardeau du péché.
V10. Paul rappelle sa conduite au milieu d’eux. Il cite à nouveau Dieu
comme témoin de son comportement. Mais pas seulement Dieu. Eux-
mêmes ont vu de leurs propres yeux la manière dont il se comportait
parmi eux. Ont-ils vu en Paul des choses différentes de celles que Dieu a
vues en lui ? Ils ne peuvent pas nier ce qu’ils ont observé, malgré les efforts
37
1 Thessaloniciens 2
de l’ennemi pour jeter l’opprobre sur le ministère de l’apôtre ou sur ses
motivations et de le discréditer auprès des Thessaloniciens.
Tout d’abord, ils ont observé à quel point il se comportait de façon
« sainte ». Toutes ses actions étaient centrées sur Dieu. Ils ont également
vu que dans ses relations avec les gens, il était toujours « juste ». Il ne
désavantageait jamais les autres. Enfin, ils ne peuvent que témoigner qu’il
a été « irréprochable ». Il n’y a aucune charge contre lui.
Il s’adresse à eux en disant « vous qui croyez ». Il est important pour lui
qu’en tant que croyants, ils jugent sa conduite et n’appliquent pas les
normes du monde.
V11. Paul a d’abord utilisé l’image de la mère qui nourrit son nourrisson.
Cela montre la tendresse de l’amour du prédicateur. Maintenant, il uti-
lise l’image du père qui prend soin de ses enfants. Ce faisant, il complète
l’image de la mère. On ne trouve l’utilisation de ces relations parentales
que dans les lettres de Paul.
Chez un père, on voit les aspects plus sérieux du même amour que celui de
la mère (cf. 1Cor 4:14-21 ; 2Cor 6:13 ; Gal 4:19). Paul est un bon père pour
ses enfants. Non seulement il s’adresse à eux tous ensemble, mais il prête
aussi attention à chacun d’eux personnellement, à « chacun de vous ». C’est
important pour tout serviteur du Seigneur qui annonce la Parole. Il est
plus facile de dire les choses du haut de la chaire que dans une conversa-
tion personnelle. Il est important d’assurer le suivi de l’individu.
Paul exhorte, console et supplie les Thessaloniciens à partir de la relation
père-enfant. L’exhortation est souvent considérée à tort comme un doigt
pointé dans le sens de : ‘Fais attention, sinon...’. La véritable exhortation
appelle celui qui risque de dévier ou qui a déjà dévié à revenir à la compa-
gnie des croyants.
Les pères consolent aussi. Ils encouragent à ne pas désespérer dans les
difficultés, mais à persévérer.
Il s’agit de leurs « propres enfants ». Les pères sont assez souvent absents
de la maison. Parfois, ils sont aussi préoccupés par les problèmes des
autres. Le danger est qu’ils oublient leurs propres enfants. La famille est
38
1 Thessaloniciens 2
le premier champ d’action que le Seigneur nous a donné. Si cela passe à la
trappe, cela nuira au travail accompli pour Lui.
V12. Paul ajoute à l’exhortation et à la consolation l’imploration. En fai-
sant cela, il rapproche l’exhortation et la consolation. Il n’exhorte pas et ne
console pas à distance, comme quelque chose qui ne s’appliquerait qu’à
eux et dans lequel il n’a lui-même aucune part. Implorer et rendre témoi-
gnage indique qu’il leur a annoncé la vérité avec conviction.
Rendre témoignage a à voir avec l’enseignement qui a fait ses preuves dans
la vie pratique. Chaque père doit enseigner à ses enfants la vérité de Dieu
avec conviction. Aucun père ne doit dire à ce sujet : ‘Je ne peux pas faire
cela’. Il doit rendre témoignage de la vérité, c’est-à-dire lier la vérité avec
insistance sur le cœur de l’enfant. Bien sûr, cet enseignement ne sera effi-
cace que si les enfants voient dans la vie de leur père qu’il le met lui-même
en pratique.
L’objectif que Paul a à l’esprit est qu’ils marchent « d’une manière digne
de Dieu ». « Digne » signifie qu’il convient et est conforme à la sainte-
té et aux caractéristiques de Dieu en qui ils ont mis leur confiance (cf.
Rom 16:2 ; Éph 4:1 ; Php 1:27 ; Col 1:10 ; 3Jn 1:6). Il est important que ta
marche et ton comportement en tant que chrétien soient en accord avec
ta confession.
Une illustration : Dans l’armée d’Alexandre le Grand, il y avait un soldat
qui s’était mal comporté. Celui-ci fut amené devant Alexandre le Grand.
Alexandre lui demanda son nom. Le soldat répondit : ‘Je m’appelle
Alexandre.’ Ce à quoi Alexandre le Grand répondit : ‘Soit tu changes de
comportement, soit tu changes de nom.’
Souviens-toi de ta grande vocation. Tu as d’abord été appelé par l’évangile.
Maintenant, tu apprends à quel appel élevé cela mène : le propre royaume
et la propre gloire de Dieu (cf. Rom 8:28 ; Php 3:14 ; 2Tim 1:9 ; Héb 3:1).
Il est écrit ici que Dieu t’interpelle constamment, pour ainsi dire : ‘Ton
chemin mène à mon propre royaume et à ma propre gloire.’
Si tu en es conscient, est-ce que cela ne marquera pas ta vie au quotidien ?
Vis dans cette optique. Fixe ton regard sur cela. C’est ainsi que tu amènes
l’avenir à toi, et ce grand avenir déterminera et illuminera ton chemin.
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1 Thessaloniciens 2
Relis 1 Thessaloniciens 2:7-12.
À méditer : Quelles caractéristiques des attributs maternels et paternels de
Dieu vois-tu chez Paul dans cette section ?
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1 Thessaloniciens 2
1Th 2:13-20 | Persécution et désir
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
13 C’est pourquoi, de notre côté, nous rendons sans cesse grâces à Dieu de
ce que, ayant reçu de nous la parole de la prédication [qui est] de Dieu, vous
avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement)
la parole de Dieu, [parole] qui opère en vous qui croyez. 14 Car vous, frères,
vous êtes devenus les imitateurs des assemblées de Dieu qui sont en Judée
dans le Christ Jésus : vous avez enduré de la part de vos propres compatriotes
les mêmes souffrances qu’elles [ont subies] de la part des Juifs, 15 eux qui ont
mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, et qui nous ont chassés par la
persécution. Ils ne plaisent pas à Dieu, et ils s’opposent à tous les hommes : 16
ils nous empêchent de parler aux nations pour qu’elles soient sauvées, et ainsi
comblent toujours la mesure de leurs péchés. Mais la colère est venue sur eux
au dernier terme. 17 Pour nous, frères, après avoir été séparés de vous pour
un temps, de visage mais non de cœur, nous avons d’autant plus ardemment
désiré voir votre visage. 18 C’est pourquoi nous avons voulu aller vers vous,
du moins moi Paul, une fois et deux fois, mais Satan nous en a empêchés. 19
Quelle est en effet notre espérance, ou notre joie, ou la couronne dont nous
nous glorifions ? N’est-ce pas bien vous, devant notre Seigneur Jésus, à sa
venue ? 20 Oui, c’est vous qui êtes notre gloire et notre joie !
V13. Après leur avoir rappelé son travail, Paul prend soin de les maintenir
sur la base de la parole qu’ils ont reçue par sa prédication. Il se met en
retrait et rend grâce à Dieu de ce qu’ils ont accepté cette parole non pas
comme « la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la
parole de Dieu ». Leur foi est fondée sur la parole de Dieu, même si elle
leur est parvenue par le ministère d’un homme.
Pourquoi crois-tu que la Bible est la parole de Dieu ? Tu ne peux pas le
croire parce que d’autres le disent. Tu ne peux le croire que lorsque tu as
fait l’expérience de sa puissance. Lorsque la parole de Dieu est venue à toi,
tu as reconnu sa véracité parce qu’elle donnait une image exacte de toi en
tant que pécheur. Tu as aussi vu à travers la Parole qui est Dieu dans sa
sainteté et sa justice et qu’Il doit donc juger le péché. Tu y as aussi vu que
Dieu veut ton salut et qu’Il y a pourvu par le don de son Fils Jésus Christ.
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1 Thessaloniciens 2
La personne qui t’a apporté l’évangile – cela peut être tes parents ou un
parfait inconnu ou quelqu’un entre les deux – rend grâces à Dieu que tu
l’aies accepté. Lui seulement était capable de prêcher la Parole. Lorsque
tu l’as acceptée, tu ne l’as pas fait à cause de la personne qui t’a apporté la
Parole. Si c’était le cas, cette personne se tiendrait entre Dieu et toi. Non,
tu n’es enfant de Dieu que par une rencontre personnelle avec Dieu par sa
Parole. L’autre n’était qu’un messager.
La Parole par laquelle tu es sauvé est la même que celle qui opère encore
en toi. C’est-à-dire que si tu vis de la Parole, que tu la lis quotidiennement
et que tu la reçois comme la parole de Dieu, elle te donne la force de vivre
en tant que chrétien. C’est une Parole vivante. C’est pourquoi elle fait son
œuvre dans chaque personne qui s’ouvre à elle. Elle opère, ou est l’énergie,
comme il est dit littéralement, par laquelle la vie peut croître et le fruit peut
venir pour Dieu.
V14. Si tu vis en tant que chrétien, si tu suis le Seigneur Jésus, il y aura de
l’opposition. La persécution est la conséquence de la foi. Si cela t’arrive, tu
peux te rappeler que cela arrive à d’innombrables frères et sœurs dans la
foi qui confessent ouvertement le Seigneur Jésus. Cela peut être un encou-
ragement pour toi (1Pie 5:9). Ici, la souffrance s’applique à toute l’église.
Pour les encourager, Paul s’adresse d’abord de nouveau à eux en tant que
« frères », ce mot qui souligne si particulièrement le lien qui l’unit à eux.
Puis il les encourage en mentionnant « les assemblées de Dieu qui sont en
Judée ». Ce que les Thessaloniciens subissent de la part de leurs compa-
triotes, les croyants de Judée le subissent de la part de leurs compatriotes,
les Juifs. Par cette souffrance, les Thessaloniciens, sans le chercher eux-
mêmes, sont devenus les imitateurs des églises de Dieu en Judée.
L’opposition des Juifs est allée loin et est restée aussi grande que jamais.
L’ampleur de leur haine est attestée par la mise à mort du Seigneur Jésus.
Le Seigneur était venu dans la bonté et la miséricorde pour faire connaître
l’amour de Dieu, mais ils Le considéraient comme une menace pour leur
position de peuple élu de Dieu, une position dont ils se vantaient. Les
chefs du peuple en particulier se sont retournés contre Lui. Le Seigneur
Jésus a subi le même sort que les prophètes de Dieu avant Lui (Mc 12:1-
42
1 Thessaloniciens 2
9). Les apôtres aussi ont fait l’expérience de la haine des Juifs. Ils ont été
persécutés de ville en ville et ont dû fuir encore et encore.
L’opposition gardait toute sa vigueur (Act 7:51-52). Et tandis que les Juifs
se déchaînaient de cette manière, ils pensaient qu’en agissant ainsi, ils plai-
saient à Dieu (Jn 16:2). Comme un homme peut se tromper s’il ne poursuit
que son propre intérêt ! Il ne peut pas plaire à Dieu de cette manière, et au
lieu de chercher le bien des hommes il s’oppose à eux. Faire en sorte que
les hommes ne puissent pas entendre l’évangile, grâce auquel ils peuvent
devenir vraiment heureux, c’est s’opposer à eux. Avec tout leur zèle, ils
empêchent les nations d’entendre l’évangile du salut.
V16. Ils ont rejeté Christ et l’évangile. Maintenant, ils rejettent ceux qui
prêchent le salut aux nations au nom du Seigneur glorifié. Ce faisant, ils
comblent la mesure de leurs péchés. Tant que ce n’était pas encore le cas,
Dieu était patient dans sa colère (Gen 15:16 ; Dan 8:23 ; Mt 23:32), mais
maintenant, il n’y a aucune perspective de conversion de ces Juifs. En toute
sévérité, le jugement a été exercé sur eux. Le pays a été détruit et ses ha-
bitants dispersés parmi les nations. À la fin des temps, il y aura une autre
période de détresse sans précédent (Jér 30:7), appelée aussi « la grande
tribulation » (Mt 24:21). Dieu jugera alors les Juifs incrédules à cause de
leurs péchés.
V17. Après cette digression sur les Juifs, Paul parle à nouveau de son
amour pour les croyants de Thessalonique. Celui-ci n’a pas été refroidi par
son absence, mais s’est au contraire accru. Les Juifs pouvaient priver les
Thessaloniciens de la compagnie et du service de Paul, mais ils ne peuvent
pas les priver du cœur et de l’esprit de l’apôtre Paul. Il exprime son grand
désir de les voir et souligne qu’il a fait tous les efforts possibles pour venir
à eux.
V18. Il a essayé deux fois, mais à chaque fois, il a trouvé Satan sur son
chemin. Se pourrait-il que son désir n’était pas juste ? Ou bien n’en avait-il
pas parlé à son Seigneur et voulait-il agir selon sa propre volonté ? Ou bien
y avait-il autre chose qui ne lui convenait pas ? Non, rien de tout cela. Ses
désirs étaient de bons désirs. C’était aussi bien d’essayer de les satisfaire.
Un empêchement a surgit, non pas de la part de l’Esprit, mais de la part de
Satan. Paul est clair à ce sujet. Pourtant, il n’a pas poursuivi son chemin à
43
1 Thessaloniciens 2
tout prix, mais a tiré la conclusion que la voie était fermée pour lui. Il voit
la solution dans l’envoi de Timothée (1Th 3:2).
Bien sûr, Satan n’a pas le pouvoir d’arrêter l’œuvre ou l’ouvrier de Dieu si
Dieu ne le permet pas. C’est Dieu qui fixe la limite de l’adversaire (Job 1:12 ;
2:6). Paul parle à une autre occasion d’« un ange de Satan pour me frapper
au visage ». Là, il apprend que la grâce du Seigneur lui suffit (2Cor 12:7-
9). Paul sait mieux que quiconque que toutes choses travaillent ensemble
pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Rom 8:28), aussi les empêchements
de Satan.
V19. Que Satan l’ait empêché de rencontrer ses enfants bien-aimés dans la
foi ne l’attriste pas. Il regarde au-delà de la déception jusqu’à la venue de
Christ. Alors lui et les Thessaloniciens seront unis et ils se réjouiront en-
semble de tout ce que la grâce et la puissance du Saint Esprit auront opéré
en eux. Alors, toutes les souffrances et tous les problèmes seront terminés.
La venue du Seigneur Jésus n’apporte pas seulement un soulagement à
toutes les souffrances, mais Il vient aussi avec la récompense pour le travail
accompli pour Lui (Apo 22:12). Cette prise de conscience est toujours forte
chez Paul et elle est renforcée par cet empêchement. Ainsi, il transforme la
déception du moment en une perspective joyeuse.
Le lien que Satan a tenté de rompre en empêchant d’en jouir sera vécu plus
intensément à la lumière de la réunification lors de la venue de Christ. À ce
moment-là, la joie sera totale. Il verra alors les Thessaloniciens comme une
récompense de son travail (cf. Php 4:1), une récompense dont il se réjouit
particulièrement.
Il est certainement vrai que tout ce que nous faisons pour le Seigneur est
opéré par Lui. Pourtant, Il le récompense comme si c’était nous qui l’avions
fait. Quel Seigneur nous avons ! C’est pourquoi nous déposerons à ses
pieds toutes les couronnes que nous pouvons gagner (1Cor 9:25 ; 2Tim
4:8 ; 1Pie 5:4 ; Jac 1:12 ; Apo 2:10) pour Lui rendre hommage (Apo 4:10).
V20. Après avoir ainsi évoqué la réunification future avec les Thessaloni-
ciens, Paul conclut ce chapitre en leur disant ce qu’ils sont déjà pour lui
maintenant. Ce dont il jouira bientôt face à face dans toute sa plénitude,
il le connaît déjà en esprit maintenant. Ils sont toute sa gloire et sa joie
maintenant.
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1 Thessaloniciens 2
Relis 1 Thessaloniciens 2:13-20.
À méditer : Comment gères-tu les obstacles que tu rencontres dans ta vie
avec le Seigneur ?
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1 Thessaloniciens 3
1Th 3:1-6 | L’inquiétude de Paul
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 C’est pourquoi, n’y tenant plus, nous avons trouvé bon d’être laissés seuls à
Athènes, 2 et nous avons envoyé Timothée, notre frère et compagnon d’œuvre
au service de Dieu dans l’évangile du Christ, pour vous affermir et vous encou-
rager dans votre foi, 3 afin que personne ne soit ébranlé dans ces tribulations ;
car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. 4 En effet, quand
nous étions auprès de vous, nous vous avons dit d’avance que nous aurions à
subir des tribulations, comme cela est arrivé – vous le savez. 5 C’est pourquoi
moi aussi, n’y tenant plus, j’ai envoyé prendre des nouvelles de votre foi, de
peur que le tentateur ne vous ait tentés, et que notre travail ne soit rendu
vain. 6 Mais Timothée vient d’arriver de chez vous auprès de nous, et il nous a
apporté les bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour ; [il nous a dit] que
vous gardez toujours un bon souvenir de nous, [et que vous] désirez ardem-
ment nous voir, comme nous le désirons nous-mêmes ;
V1. Paul vient d’exprimer, à la fin du chapitre précédent, son grand désir
pour ses chers Thessaloniciens (1Th 2:17-18). Ils sont pour lui une source
de joie profonde. Il désire ardemment être avec eux pour voir comment ils
vont. C’est un grand encouragement pour lui de savoir qu’il les reverra à
la venue du Seigneur Jésus. Pourtant, il a aussi un désir inébranlable de
savoir comment ils se portent spirituellement.
Ce désir est devenu si fort qu’il veut savoir comment ils vont. Il ne peut
plus supporter d’être dans l’ignorance à leur sujet. À cette époque, il se
trouve à Athènes (voir Introduction). Timothée, avec qui il entretient des
liens de communion particuliers dans l’œuvre du Seigneur y est aussi.
V2. Paul a renoncé à ce qui avait de la valeur pour lui-même. Son désir
d’avoir des nouvelles des Thessaloniciens est si grand qu’il leur envoie
Timothée. Il parle bien de « nous », mais c’est lui, Paul, qui porte la respon-
sabilité (cf. verset 5). En utilisant le mot « nous », il montre qu’il ne prend
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1 Thessaloniciens 3
pas une décision tout seul, emporté par ses émotions. Il agit en accord avec
les autres.
Tu peux constater que Paul avait aussi des sentiments. Il se sentait très
lié aux Thessaloniciens. Il n’y a rien de mal à avoir de tels sentiments. Au
contraire, ils ont toute leur place. Les liens avec les croyants doivent être
expérimentés, et c’est pour cela, qu’il te donne des frères et sœurs dans
la foi. Toutefois ce ne sont pas les sentiments qui doivent déterminer les
action : C’est au Seigneur de le faire.
La valeur que Timothée avait pour lui est soulignée en parlant de Timo-
thée comme « notre frère et le compagnon d’œuvre de Dieu ». Les Thessa-
loniciens ont reçu en lui un frère qui était lié à Paul et à eux. Ils ont aussi
reçu en lui quelqu’un qui œuvrait pour Dieu en même temps que Paul.
Le champ de leur œuvre, la sphère dans laquelle ils accomplissaient leur
œuvre, était « l’évangile du Christ » (cf. 2Cor 10:14). Ceux qui travaillent
de tout leur cœur et de toute leur âme pour l’évangile du Christ seront
également capables de s’occuper correctement de ceux qui ont accepté cet
évangile.
La description du travail de Timothée était claire : affermir et encourager
les Thessaloniciens dans leur foi. Les croyants étaient en difficulté. On
pourrait penser que la consolation serait alors plus appropriée. Pourtant,
ce n’est pas toujours le cas. Ces croyants étaient sous pression. Ils éprou-
vaient de l’hostilité et étaient persécutés. Ce dont ils ont particulièrement
besoin, c’est que leur foi soit affermie.
Lorsque la pression exercée sur toi à cause de ta foi devient si forte que tu
risques de succomber, tu as besoin d’être affermi pour tenir bon. Pierre a
reçu du Seigneur la même mission que Timothée a reçue ici de Paul, une
mission qu’il a remplie en écrivant sa première lettre (Lc 22:32 ; 1Pie 5:12).
Jacques a un message similaire pour ses lecteurs (Jac 5:8).
Ils avaient aussi besoin d’encouragement à persévérer. Lorsque la pression
est exercée sur toi pendant longtemps, tu peux te laisser aller au découra-
gement. Tu as alors besoin d’être encouragé.
V3. Ce qui est important, c’est que ta foi, qui est ici ta confiance en la foi, ne
soit pas ébranlée. Ce danger menace toute personne qui veut vivre pour
le Seigneur. C’est dans les afflictions qu’on voit s’il y a eu une véritable
47
1 Thessaloniciens 3
conversion. Ceux qui en sont venus à croire parce que cela les rend heu-
reux ne vont pas seulement être ébranlés, mais certainement tomber (Mc
4:16-17).
Avec toutes ses attaques, l’ennemi cherche à miner ta foi, ta confiance en
Dieu. Si tu éprouves des difficultés parce que tu crois, il te chuchote que
ton ‘bon Dieu’ t’a mis dans le pétrin après tout. Et tu pensais qu’Il était la
solution à tous tes problèmes.
Ne te laisse pas séduire ! L’affliction est inclue dans le salut (Act 14:22)
et prédite par le Seigneur (Jn 16:33) comme une chose à laquelle nous
sommes destinés, comme une chose qui en fait tout simplement complè-
tement partie. Ne considère pas que c’est une chose étrange si cela t’arrive
(1Pie 4:12). Celui qui croit en Dieu, c’est-à-dire qui se fie vraiment à Lui
dans la vie de tous les jours, sera persécuté (2Tim 3:12).
Tu le sais aussi. Du moins, j’espère que tu n’en es pas venu à croire au
Seigneur Jésus et à Dieu par des histoires à succès, mais qu’après une pré-
dication pénétrante, tu t’es vu à la lumière de Dieu. Une saine prédication
ne promet pas à ceux qui croient une vie sans opposition et sans souci.
Non, au contraire, tu seras rejeté et haï, comme ils ont rejeté et haï le Maître
(Jn 15:20).
V4. Une fois de plus, Paul rappelle aux Thessaloniciens ce qui s’est passé
pour lui et ses compagnons (1Th 2:2). Parce qu’il peut bien imaginer ce que
signifie l’affliction, son cœur tout entier et sa pleine sympathie vont à ces
jeunes croyants de Thessalonique qui souffraient tant.
V5. Pourquoi Paul était-il si inquiet ? Ne faisait-il pas lui-même confiance
à Dieu pour qu’Il prenne soin de ces croyants ? Non, Paul ne manque pas
de confiance en Dieu, mais il connaît la puissance de l’adversaire et aussi
la manière dont Dieu agit pour résister à l’adversaire. Dieu nous a donné
les uns aux autres pour que nous puissions nous soutenir mutuellement.
Non pas pour que nous soyons dépendants les uns des autres : Nous dé-
pendons du Seigneur dans tout ce qu’Il nous ordonne de faire. Mais de
cette façon, Il veut nous apprendre à partager ses sentiments et à exercer
ses soins. Lorsque nous procédons de cette manière, Il devient visible dans
notre vie.
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1 Thessaloniciens 3
Timothée est l’envoyé de Paul et le communicateur de ses sentiments.
Comme personne d’autre, Timothée peut évaluer l’état des Thessaloni-
ciens. Il peut donner à Paul des informations sur eux, sur lesquelles Paul
peut s’appuyer. Paul voulait savoir où en était leur foi. Il voulait savoir si
leur confiance de foi augmentait à cause de l’affliction, ou si elle diminuait
parce que le tentateur avait pris le dessus. Le tentateur n’est autre que Satan
(Mt 4:3). Tout comme Satan s’est approché du Seigneur Jésus, il s’approche
de chaque croyant. Lorsque les enfants de Dieu traversent des souffrances
et des afflictions, il essaie de les amener à maudire Dieu (Job 2:9).
L’apôtre ne craignait pas une attaque contre leur foi, mais il craignait une
attaque réussie. Si cette dernière se réalisait, son travail aurait été vain.
Cela ne signifie pas qu’ils seraient perdus, mais qu’ils ne défendraient plus
leur foi chrétienne. Le feu de leur témoignage s’éteindrait et, dans leur
comportement, ils se conformeraient à nouveau au monde. C’est une idée
qu’il ne pouvait pas supporter. C’est pourquoi il devait avoir une réponse
précise sur l’état de leur foi. Ce que tu vois ici avec Paul est un merveilleux
exemple de suivi des soins.
V6. Quel soulagement pour Paul lorsqu’il apprend de Timothée que ses
enfants bien-aimés se portent bien dans la foi. C’est un message qui lui
apporte la joie. Il se sent mieux. Un grand fardeau lui échappe. Tu vois
à quel point une bonne nouvelle peut aider quelqu’un à se rétablir spiri-
tuellement. Nous pouvons nous inspirer de cet exemple. Ne nous privons
pas les uns les autres des bonnes nouvelles qui existent. Il est tellement
encourageant de partager avec d’autres ce que le Seigneur a accompli dans
une église. Par ce biais, Dieu est glorifié (Act 21:19-20a).
Timothée a vu que leur confiance de foi n’a pas diminué. Elle a perduré
dans les afflictions. Leur foi a été la force qui leur a permis de faire face à
l’affliction. Dans la tribulation, ils ont levé les yeux avec foi vers celui en
qui ils avaient confiance qu’Il se tiendrait à leurs côtés dans l’affliction.
Et ils n’ont pas été déçus. À travers l’affliction, ils ont appris à mieux Le
connaître.
À travers l’affliction, leur amour les uns pour les autres a aussi été prouvé.
Ils ont été poussés les uns vers les autres. Dieu utilise les afflictions pour
renforcer le lien de l’amour. Timothée l’a remarqué. Satan a aussi essayé
49
1 Thessaloniciens 3
de creuser un fossé entre les prédicateurs et les croyants, mais en vain. Les
Thessaloniciens se souviennent avec gratitude des hommes qui leur ont
apporté l’évangile. Ils ont même envie de les revoir, une envie dont Paul
peut dire qu’elle est réciproque.
Tu peux garder « un bon souvenir » de Paul en lisant ses lettres inspirées et
en agissant en conséquence. Et comment se porte le souvenir de tes frères
et sœurs que tu ne vois pas tous les jours ?
Relis 1 Thessaloniciens 3:1-6.
À méditer : Que peux-tu apprendre ici sur le suivi des soins ?
50
1 Thessaloniciens 3
1Th 3:7-13 | Amour et sainteté
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
7 c’est pourquoi nous avons été réconfortés à votre sujet par votre foi, frères, au
milieu de notre peine et de notre affliction ; 8 car maintenant nous revivons, si
vous tenez ferme dans le Seigneur. 9 Quelles actions de grâces pouvons-nous
donc rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie dont nous nous réjouissons
à cause de vous devant notre Dieu, 10 priant nuit et jour très instamment
pour que nous puissions voir votre visage et suppléer à ce qui manque à votre
foi ! 11 Que notre Dieu et Père lui-même, et notre Seigneur Jésus, nous ouvre
le chemin vers vous. 12 Quant à vous, que le Seigneur vous fasse croître et
abonder en amour les uns envers les autres et envers tous (comme nous aussi
envers vous) 13 pour affermir vos cœurs sans reproche en sainteté devant notre
Dieu et Père, à la venue de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints.
V7. Le message avec lequel Timothée vient à Paul au sujet de la foi des
Thessaloniciens est un grand réconfort. Leur foi n’a pas seulement perdu-
ré, elle s’est développée (2Th 1:3). Il avait besoin de consolation parce qu’il
traversait lui-même des peines et des afflictions. Sa peine pouvait signifier
le manque de choses matérielles. Elle pouvait aussi signifier une peine
intérieure parce qu’il se sentait spirituellement abattu, en partie à cause de
sa préoccupation pour les Thessaloniciens. Les afflictions physiques subies
sont aussi encore dans son esprit.
V8. Combien une personne a alors besoin d’un rafraîchissement spirituel.
Et puis ce message sur leur foi ! Quel soulagement ! La vie revient pour
ainsi dire en lui. Maintenant qu’il entend qu’ils tiennent ferme dans le Sei-
gneur, il est complètement réconforté (cf. Gen 45:26-27).
Tu peux voir que Paul s’est senti réconforté. De la même façon, tu peux
être réconforté par la foi d’une autre personne. Le fait qu’il manque encore
quelques éléments à la foi de l’autre personne ne doit pas être un obstacle,
comme tu peux le voir ici. Ceux qui ne se laissent pas réconforter courent
le risque de devenir aigris. Cela nuit à la vie de foi.
V9. Tout comme la peine est liée à la mort, la gratitude appartient à la vie.
Paul est plein de gratitude pour ce qu’il a entendu sur leur foi, mais il ne
remercie pas les Thessaloniciens pour leur constance. Sa gratitude va à
Dieu. Dieu a fait en sorte qu’ils tiennent bon face à toutes les attaques de
51
1 Thessaloniciens 3
l’ennemi. En conséquence, il est rempli de joie, une joie qu’il expérimente
« devant notre Dieu », c’est-à-dire en présence de Dieu, en communion
avec Lui. Une joie réelle et profondément ressentie est éprouvée lorsque
Dieu te réconforte. C’est une joie qui te ramène à celui qui est à l’origine
de ta joie.
La joie de Paul est si grande qu’il se demande ce qu’il peut donner à Dieu
en retour. Il ne répond pas à cette question. Elle montre qu’il n’y a tout
simplement pas de cadeau assez grand pour montrer à Dieu à quel point
il Lui est profondément reconnaissant. Cela en dit long sur la gratitude
de Paul (cf. Psa 116:12). Cela ne s’applique-t-il pas aussi à tout ce que tu
as reçu de Dieu ? Es-tu aussi intensément reconnaissant pour cela ? Et ne
cherches-tu pas aussi ce que tu peux Lui donner en retour ?
V10. Après ce message merveilleusement réconfortant sur leur foi, tu
pourrais penser que Paul pourrait quitter ce sujet de préoccupation pour
se concentrer sur d’autres églises. Mais ce n’est pas ce que tu lis ici. Cela
n’a fait qu’accroître le désir qu’il avait d’eux. Il continue de prier pour pou-
voir leur rendre visite. Il prie « nuit et jour très instamment » pour cela.
Son cœur déborde lorsqu’il parle à Dieu de son désir de rendre visite aux
Thessaloniciens.
Son désir n’est pas motivé par l’égoïsme. Il se préoccupe de leur bien-être
spirituel (cf. Rom 1:11). Lorsqu’il était avec eux, il avait été contraint à un
départ anticipé. Par conséquent, il n’a pas pu leur enseigner tout ce qui
était nécessaire à leur foi. ‘La foi’ désigne ici la vérité de la foi, le contenu
de ce qu’ils croient (Jud 1:3), ou ‘la doctrine des apôtres’ (Act 2:42). Main-
tenant, il est si désireux de terminer son travail parmi eux.
Il ne le fait pas tout seul. Il fait confiance à Dieu pour répondre à sa prière,
en son temps et de la manière dont Il le juge bon. Il faudra attendre encore
cinq ans avant que sa prière ne soit exaucée. Nous pouvons tout à fait sup-
poser que Paul, lorsqu’il se trouve plus tard en Macédoine, a aussi rendu
visite aux croyants de Thessalonique (Act 20:1,3). Quant à la lettre qu’il
écrit dans l’intervalle, Dieu a permis qu’elle soit inclue dans sa Parole afin
qu’il soit pourvu à ce qui manque à ta foi et à la mienne.
V11. Dans ce verset, Dieu le Père et le Seigneur Jésus sont réunis. Après
avoir mentionné deux personnes – c’est-à-dire le pluriel – tu ne t’attends
52
1 Thessaloniciens 3
pas à une forme de verbe au singulier. Pourtant, ici, il n’est pas dit ‘ouvrent’,
mais « ouvre », qui est singulier. Cela signifie que Dieu le Père et le Sei-
gneur Jésus sont considérés ici comme une seule et même personne. Tu as
donc une merveilleuse preuve que le Seigneur Jésus est Dieu. Ils sont au
même niveau et agissent aussi entièrement en accord l’un avec l’autre. La
volonté du Père n’est jamais en conflit avec la volonté du Fils et vice versa.
Il s’agit ici d’ouvrir le chemin de Paul vers les Thessaloniciens.
Il en va de même pour toi et moi. Tu peux remettre ton chemin entre les
mains des personnes divines. Elles ont les moyens d’ouvrir ton chemin, de
le rendre libre de tout obstacle. Le Père lui-même t’aime (Jn 16:27) et le Père
lui-même est le Dieu tout-puissant. Le Seigneur Jésus Christ, ici à nouveau
appelé par son nom complet, veut t’utiliser à son service et Il t’ouvrira le
chemin pour cela. Le Seigneur Jésus est associé au Père en tant qu’admi-
nistrateur des chemins des hommes et en particulier de ses serviteurs. Cela
peut te donner la paix dans le chemin que tu dois emprunter.
V12. Il peut se passer un certain temps avant que Paul ne soit avec eux. En
attendant ce moment de retrouvailles, il a un souhait pour les Thessalo-
niciens. Il souhaite que le Seigneur les fasse croître « en amour » et qu’en
conséquence, ils soient « sans reproche en sainteté » lors de la venue du
Seigneur Jésus (verset 13). Ce sont les deux caractéristiques de l’Essence de
Dieu, car Dieu est lumière (1Jn 1:5) et Dieu est amour (1Jn 4:8,16).
Paul va d’abord parler de l’« amour », puis de la « sainteté ». L’ordre est
important. Ce n’est que lorsqu’il y a une abondance d’amour que tu par-
viendras à la véritable sainteté. La sainteté signifie la séparation, mais dans
le but d’être consacré. La séparation sans amour et sans consécration à
Dieu ne mène à rien d’autre qu’au légalisme des pharisiens. Là où l’amour
véritable est présent, la séparation de tout ce qui contredit ce seul grand
amour aura aussi lieu comme résultat. La sainteté consiste à aimer ce que
Dieu aime et à détester ce qu’Il déteste.
Paul lui-même est abondant dans son amour pour eux. Cela leur est
apparu clairement. Son amour pour eux doit les inciter à s’aimer les uns
les autres et aussi tous les hommes de la même manière. L’amour est la
caractéristique de la vie du chrétien. Cet amour ne se limite pas à une com-
pagnie choisie de personnes qui sont gentilles avec toi et que tu trouves
53
1 Thessaloniciens 3
donc sympathiques. C’est l’amour de Dieu qui s’adresse de manière désin-
téressée à chaque être humain. Cet amour a été versé dans ton cœur par le
Saint Esprit (Rom 5:5). Par conséquent, tu peux aimer chaque croyant et cet
amour peut aller vers chaque personne.
V13. Lorsque l’amour de Dieu a pris possession de ton cœur et le fortifie,
tu es capable de marcher dans la sainteté. Jean l’exprime ainsi dans sa pre-
mière lettre : « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière » (1Jn
2:10). À première vue, cela ne semble pas être tellement une incitation à
vivre dans la sainteté. Après tout, Paul parle d’être sans reproche en sain-
teté « à la venue de notre Seigneur Jésus ». Là, il n’est certainement plus
question d’augmenter la sainteté ? Mais Paul ne parle jamais de la venue
du Seigneur sans que cela ne doive affecter notre vie quotidienne.
D’ailleurs, il ne s’agit pas ici de la venue du Seigneur Jésus pour l’église.
Cette question est abordée en 1 Thessaloniciens 4. Tu peux aussi le voir
dans la venue du Seigneur « avec tous ses saints ». Il s’agit de sa venue sur
la terre avec les croyants, après les avoir enlevés.
Paul indique le résultat final d’une sainteté qui devrait déjà nous carac-
tériser maintenant. Ceux qui sont pleins d’amour pour le Seigneur et les
siens ne voudront pas s’associer aux impuretés du monde. Ton désir est
certainement de ressembler de plus en plus à ce que tu seras bientôt dans
la perfection ! Le passage de notre vie sur la terre à notre vie dans le ciel ne
devrait pas être une grande transition.
Nous en voyons un merveilleux exemple en la personne d’Hénoc (Gen
5:24). Hénoc a marché avec Dieu. Il croissait en Lui et se rapprochait de
plus en plus de Dieu. Il semble qu’à un moment donné, il s’est tellement
rapproché du ciel que Dieu lui a dit : ‘Entre.’ Penses-tu qu’un monde tota-
lement différent s’est alors ouvert à Hénoc ?
Relis 1 Thessaloniciens 3:7-13.
À méditer : Réfléchis à la relation entre l’amour et la sainteté dans ta vie.
54
1 Thessaloniciens 4
1Th 4:1-3 | La sainteté
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Au reste, frères, nous vous en prions et nous vous y exhortons par le Sei-
gneur Jésus : comme vous avez appris de nous de quelle manière il vous faut
marcher pour plaire à Dieu – et c’est bien ainsi que vous marchez –, faites de
plus en plus de progrès. 2 Vous savez, en effet, quels commandements nous
vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. 3 Car la volonté de Dieu, c’est
votre sainteté : abstenez-vous de la fornication ;
Les sujets que Paul aborde dans ce chapitre se rattachent à trois mots-clés
mentionnés à la fin du chapitre précédent : la sainteté, l’amour et de la
venue du Seigneur Jésus (1Th 3:12-13). Dans ce chapitre, Paul parle de la
sainteté dans les versets 1-8, de l’amour dans les versets 9-12 et de la venue
du Seigneur Jésus dans les versets 13-18.
Les versets 1-8 traitent de la sainteté en particulier en relation avec le
mariage. La sainteté est liée au Dieu trinitaire. Dans cette section, il est
question du Seigneur Jésus, de Dieu et du Saint Esprit. Ils sont la source
de la véritable sainteté de la vie. La sainteté n’est pas négative, comme s’il
s’agissait uniquement de choses que tu ne dois pas faire. Il s’agit de ce qui
est consacré à Dieu. Puisque le péché est dans le monde, cela ne peut se
faire qu’en le séparant de ce qui n’est pas consacré à Dieu.
V1. Le paragraphe commence par « au reste », ce qui indique que quelque
chose de plus est ajouté à la lettre. Les principaux éléments de la vie de
foi ont été mis en évidence, mais il y a d’autres choses qui sont aussi utiles
pour leur vie de foi. Il s’agit notamment des dangers qui menacent les
Thessaloniciens en raison de leurs habitudes passées. Les gens qui les en-
tourent vivent encore d’une manière qui va complètement à l’encontre de
la joie céleste et sainte dont Paul a parlé.
Comme souvent, Paul s’adresse à eux en tant que « frères » pour mettre
l’accent sur son lien avec eux et leur lien entre eux. Ce faisant, il leur
montre clairement qu’il est l’un des leurs. Cela crée un climat propice à ce
55
1 Thessaloniciens 4
qu’il veut ‘prier et exhorter’. Pour qu’il soit encore plus facile pour eux de
tenir compte de son exhortation, il leur montre le Seigneur Jésus. C’est en
Lui que son exhortation trouve son origine et c’est en Lui qu’ils trouvent la
force de prendre son exhortation à cœur.
Le mot « prions » fait écho à la confiance. Il demande quelque chose à
des croyants qu’il sait être impatients de répondre. Le mot « exhortons »
exprime quelque chose de son autorité paternelle. Pour sa prière et son
exhortation, il se réfère à ce qu’il leur a déjà dit au sujet de leur marche et
de la manière de plaire à Dieu. Ils n’ont pas seulement entendu cela, ils
l’ont reçu.
« Marcher » et « plaire à Dieu » vont de pair. Ainsi, tu lis à propos d’Hé-
noc qu’il « marcha avec Dieu » (Gen 5:24) et qu’ainsi il a « plu à Dieu »
(Héb 11:5). Tu vois ici à quel point « marcher » et « plaire à Dieu » sont
intimement liés. Hébreux 11:5 est une citation de Genèse 5:24, mais tirée
de la version Septante, la traduction grecque de l’Ancien Testament. Là,
« marcha avec Dieu » est traduit par « plut à Dieu ».
La combinaison de « marcher » et de « plaire à Dieu » convient parfaite-
ment aux Thessaloniciens. L’encouragement « et c’est bien ainsi que vous
marchez » est un ajout qui préserve les Thessaloniciens du découragement
que pourrait éventuellement produire cette exhortation. Paul veut éviter
qu’ils ne soient attristés par sa remarque, qui pourrait leur donner l’im-
pression qu’ils n’ont pas tenu compte de ses sérieuses instructions.
Néanmoins, ils peuvent encore faire des progrès dans cette situation et
Paul les exhorte à le faire. Car il n’y a rien de plus dangereux pour ta vie
chrétienne que de penser que tout va bien. Tu veux vivre avec et pour le
Seigneur et être guidé en cela par la Parole et l’Esprit de Dieu. Tu peux
honnêtement dire que tu ne sais pas encore quoi confesser comme péché.
Il n’y a rien de mal à cela, sauf que cela peut te donner un sentiment de
contentement, de satisfaction. Un tel sentiment peut s’insinuer en toi sans
que tu t’en rendes compte.
Si tu compares ta vie à celle du Seigneur Jésus, tu as encore beaucoup
de progrès à faire. Tu ne veux certainement pas prétendre être accompli
dans la consécration et la dépendance, n’est-ce pas ? Ne connais-tu pas des
situations où tu te sens totalement impuissant ? Il s’agit de croissance spi-
56
1 Thessaloniciens 4
rituelle, de croissance en sainteté. Tant que tu es sur la terre, le processus
de croissance se poursuit.
Ce processus de croissance n’a lieu que si tu prends la parole de Dieu
comme nourriture quotidienne (Mt 4:4) et que tu y obéis. Il y aura de
moins en moins de toi-même et de plus en plus du Seigneur Jésus (Jn 3:30).
Si tu ne te nourris pas quotidiennement de la parole de Dieu, les vieilles
habitudes reprendront pied chez toi. C’est contre cela que Paul te met en
garde. Il est important que tu prennes toi aussi cet avertissement à cœur.
V2. Paul rappelle les commandements qu’il leur a donnés. Ce ne sont
pas des souhaits personnels ou des demandes amicales. Il accomplissait
la volonté du Seigneur en agissant ainsi. Le Seigneur Jésus est l’autorité
qui se cache derrière son exhortation. Il veut que les croyants plaisent à
Dieu dans leur marche. Pour y parvenir, chaque lien que tu établis dans la
vie doit être fait dans la sainteté et l’amour. Tu trouves cela axé ici sur la
sainteté dans le mariage et l’amour fraternel.
V3. Lorsque nous parlons de sainteté, nous parlons de la volonté de Dieu.
Si tu te plies à la volonté de Dieu, en reconnaissant sa volonté comme au-
torité dans ta vie, tu t’abstiendras de fornication. La fornication est une
attaque effrontée contre le mariage. La fornication – en grec ‘porneia’, d’où
vient le mot ‘porno’ que nous connaissons – est un rapport sexuel illicite,
avant et en dehors du mariage. La fornication dans le mariage est aussi
appelée adultère.
À l’époque de Paul, l’impureté sexuelle avait une place tellement établie
dans la vie grecque et romaine qu’elle n’était évidemment considérée par
personne comme un péché abominable contre Dieu et ses semblables. Elle
faisait partie de leur religion rituelle. La fornication est condamnée à plu-
sieurs reprises dans la Bible. Celui qui n’en est pas gêné sera jugé par Dieu
(Héb 13:4).
Le fait qu’elle ne soit plus considérée comme un péché odieux s’applique
aussi au monde occidental qui était autrefois chrétien. Que tu sois marié
ou non, tu vis dans une société où le mariage est incroyablement miné. Il
n’est plus sur une pente glissante, mais il est jeté du précipice dans l’abîme.
La moralité sexuelle est en train de reculer de façon vertigineuse. Il y a
dans presque tous les films des scènes qui encouragent la sexualité. Les
57
1 Thessaloniciens 4
raz-de-marée orduriers proposés sur Internet ne connaissent pas de fin, ni
en quantité, ni en contenu dégoûtant.
À la lumière des développements dans mon pays (Pays-Bas), cette parole
aux Thessaloniciens acquiert une immense actualité pour nous. Ce n’est
certainement pas un luxe inutile que d’inscrire à nouveau cette parole sur
la sainteté du mariage au premier rang des normes de la vie chrétienne.
Les Thessaloniciens avaient été libérés de ce mode de vie, mais ils étaient
entourés de personnes qui l’avaient conservé. Le risque de retomber dans
un vieux schéma est toujours présent. Pour l’éviter, il faut prendre des
mesures énergiques. Ils doivent s’abstenir de la fornication. C’est leur res-
ponsabilité et c’est aussi la tienne.
On fait appel à ta maîtrise de toi. As-tu envie de lire des livres sur le sexe
ou d’aller sur Internet pour consulter des sites pornographiques ? Ne cède
pas à cette envie et remplis immédiatement tes pensées avec quelque chose
du Seigneur Jésus. Cite des textes de la parole de Dieu. Peu importe les-
quels. Assure-toi d’en avoir en réserve. N’oublie pas que tu es soumis aux
commandements donnés ici « de la part du Seigneur Jésus ». Dieu veut ta
sainteté. Il te veut pour lui-même.
Si tu es déjà allé trop loin et que tu t’es laissé entraîner, cherche de l’aide.
N’attends pas plus longtemps. Sors de l’ombre. Va voir quelqu’un qui a
ta confiance et parle-lui. Confesse ce péché à une personne de confiance
et prends des dispositions qui t’aideront à te débarrasser de cette dépen-
dance. Surtout, commence à lire la parole de Dieu, car la vérité rend libre
(Jn 8:32).
Relis 1 Thessaloniciens 4:1-3.
À méditer : Lis les sections suivantes et serre-les sur ton cœur afin de pou-
voir les utiliser comme défense de ta sainteté : Mt 5:3-9 ; 1Cor 6:13-20.
58
1 Thessaloniciens 4
1Th 4:4-8 | La volonté de Dieu
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
4 que chacun de vous sache posséder son propre corps en sainteté et en hon-
neur, 5 non sous l’emprise de la convoitise, comme font les nations qui ne
connaissent pas Dieu ; 6 que personne ne trompe son frère ni ne lui fasse tort
dans cette affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses-là,
comme d’ailleurs nous vous l’avons dit précédemment et affirmé. 7 Car Dieu
ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté. 8 C’est pourquoi celui
qui méprise ne méprise pas l’homme, mais Dieu, qui vous a donné son Esprit
Saint.
V4. Les jeunes croyants posent souvent la question suivante : ‘Comment
pouvez-vous connaître la volonté de Dieu ?’ C’est une bonne question. Il
n’y a pas toujours de réponse directe à cela dans un cas concret. Cependant,
au verset précédent, tu as au moins entendu quelque chose de clair au sujet
de la volonté de Dieu pour un aspect de ta vie. Dieu veut ta sainteté en vue
du mariage. L’application concrète de cette volonté est que tu t’abstiennes
de la fornication.
Pour cela, il faut que tu saches « posséder ton propre corps [littéralement :
vase] en sainteté et en honneur ». Le terme « vase » est parfois utilisé pour
désigner une personne (Rom 9:22-23 ; 2Tim 2:21) ou aussi ton propre corps
(cf. 2Cor 4:7). Dans ce contexte, il peut se référer soit à ta propre femme
(1Pie 3:7, où il est littéralement dit : comme avec un vase plus faible, fémi-
nin) soit à ton propre corps. Là n’est pas la question. Ce qui est important
est de savoir si tu t’en occupes en sainteté et en honneur.
Le contraste avec la façon dont les nations qui ne connaissent pas Dieu
traitent cette question montre clairement comment les enfants de Dieu sont
censés mettre cela en pratique. Ceux qui ne connaissent pas Dieu ne savent
pas comment posséder correctement leur ‘propre vase’. La conséquence
du rejet du Créateur est la déchéance de la créature. L’homme déchu uti-
lise sa femme pour satisfaire ses propres convoitises.
Le paganisme a réduit la femme à un objet de convoitise. Le christianisme
montre que la femme est héritière des promesses de Dieu au même titre
que l’homme (1Pie 3:7). Le fait qu’elle soit le vase le plus faible donne à
59
1 Thessaloniciens 4
l’homme l’occasion de prendre soin d’elle d’une manière qui rende pleine-
ment justice à sa féminité. Il lui offrira sécurité et protection.
‘Savoir posséder’ signifie savoir que tu as reçu ton corps pour servir Dieu
avec lui. Après tout, « sainteté » signifie : mise à part pour Dieu. Et « hono-
rer » signifie que tu apprécies ton corps comme un don de Dieu, à utiliser
pour lui. Si tu apprécies ce don, tu ne feras pas avec lui des choses qui
servent à satisfaire tes désirs en général et tes désirs sexuels en particulier.
Si tu es marié, ta femme est un don de Dieu. Si tu apprécies ce don, tu n’en
feras pas un mauvais usage pour satisfaire tes convoitises (sexuelles).
V5. Si ton corps est destiné à être un vase, il est clair que tu ne dois pas
en abuser pour assouvir ta convoitise. Dans ce contexte, je mentionne la
masturbation. Si tu as cherché à exprimer tes sentiments dans la mastur-
bation, il y a de fortes chances qu’en tant que personne mariée, tu abuseras
du mariage pour cela. Tu ne peux pas considérer le mariage comme la
solution pour satisfaire tes pulsions sexuelles. La sexualité doit rester à
sa juste place, même à l’état de non-marié ou de fiancé – ‘état de fiancé’
signifie aussi état de non-marié. Il est donc important d’apprendre à gérer
correctement ce que Dieu a donné en matière de sexualité.
V6. Ce verset va encore plus loin. Ici, ce n’est pas seulement son propre
corps ou sa propre femme qui est maltraité, mais la femme du frère. Paul
trace une ligne de démarcation très nette. Partager tous les biens peut ca-
ractériser le vrai christianisme, mais ne touche pas à la femme de ton frère.
Elle lui appartient exclusivement. Celui qui va au-delà de cette limite com-
met une grave injustice à l’égard de son frère. Cette injustice ne peut pas
être simplement balayée par une confession rapide (Pro 6:32-35), souvent
faite de force après avoir été attrapé.
Une forme de plus en plus courante de fornication est la forme numé-
rique. Internet est l’outil qui offre de nombreuses possibilités en la ma-
tière. L’offre est énorme et le nombre de sites pornographiques latents ou
présents augmente chaque jour. Un simple clic de souris les réveille à la
vie. Cette fornication ‘silencieuse’ est pratiquée par de nombreux croyants.
Parfois, elle se limite à une ‘curiosité’ occasionnelle. Il y a aussi des cas – et
ils sont de plus en plus nombreux – où elle prend des formes addictives.
60
1 Thessaloniciens 4
Ne pense pas que cela ne peut pas t’arriver. Prends donc à cœur cette parole
sérieuse, qui te parvient aussi. Fais comme Job, qui dit : « J’ai fait alliance
avec mes yeux : et comment aurais-je arrêté mes regards sur une vierge ? »
(Job 31:1), c’est-à-dire prends la sainte résolution de ne pas regarder ce qui
te souille.
Le Seigneur se vengera de tout ce qui a trait à la fornication. C’est ce que
Paul leur a dit lorsqu’il était avec eux, alors qu’il parlait des afflictions (1Th
3:4). Ici, il ajoute qu’il l’a « affirmé ». Ces choses ont besoin d’être souli-
gnées. Une exhortation ne suffit pas. Ce mal est si courant et si conforme à
notre propre nature dépravée que la menace de la vengeance du Seigneur
doit être placée devant nous comme une chose épouvantable. C’est peut-
être ainsi que nous serons empêché de commettre ce mal.
Je répète ce que j’ai écrit dans la section précédente : s’il s’avère que tu
es déjà allé trop loin, ne le cache pas plus longtemps. Ne continue pas
sur cette voie ! Il est possible de s’en repentir. Ne laisse pas une petite
voix intérieure t’en empêcher. Mets-toi à genoux et confesse tes péchés à
Dieu. Trouve ensuite quelqu’un en qui tu as confiance et partage avec lui
ta détresse. Demande de l’aide pour être libéré. Avec l’aide du Seigneur et
des autres, tu y parviendras. Mais il faut vraiment que tu le veuilles et que
tu mettes ta volonté en action. Si tu fais réellement confiance au Seigneur,
Il va te libérer pour que tu puisses vivre une vie de sainteté pour Lui.
V7. Après tout, Dieu ne t’a « pas appelé à l’impureté, mais dans la sainte-
té ». Dans les versets précédents, tu as été appelé à vivre une vie de sain-
teté. À cela s’ajoute l’avertissement que tu trouveras le Seigneur comme
vengeur sur ton chemin, si tu ne le fais pas. Cependant, faire la volonté
de Dieu n’est pas seulement déterminé par la crainte de son jugement. Un
motif positif de vivre une vie de pureté se trouve dans la connaissance du
plan de Dieu pour tous ses enfants. Lorsqu’Il t’a appelé par l’évangile, Il
l’a fait avec l’intention que tu sois saint dans toute ta marche, comme Il est
saint (1Pie 1:16).
L’évangile que tu as accepté contraste fortement avec l’impureté qui t’en-
toure. Par la volonté de Dieu, tu en as été retiré (Gal 1:4). Tu n’appartiens
plus à cela et cela ne t’appartient plus. Dieu t’a appelé « dans la sainteté »,
61
1 Thessaloniciens 4
c’est-à-dire que ta vie, à partir de la conversion, se déroule dans une atmos-
phère sainte.
V8. Avec les mots « c’est pourquoi », Paul introduit le résumé du sujet
qu’il vient de traiter. Tu ne dois pas mépriser ce que Dieu dit au sujet de la
sexualité, de l’honneur, de la pureté et de la valeur du mariage.
‘Mépriser’, c’est mettre de côté, invalider, rejeter, écarter. Cet avertisse-
ment s’adresse à toi en tant que chrétien professant. Cela signifie que tu en
es capable.
D’ailleurs, ce ‘mépriser’ ne commencera pas tout de suite par sa forme la
plus grossière. Par conséquent, fais attention à toi-même pour que tu restes
proche de la parole de Dieu dans ces choses. Lors de conversations avec
des personnes de ton entourage qui ne tiennent pas compte de la parole de
Dieu, il se peut que tu commences à connaître et tolérer des relations qui
vont directement à l’encontre de la parole de Dieu. Condamne ces pensées.
Tu méprises Dieu par cela si tu laisses entrer dans tes pensées quelque
chose qu’Il condamne. Tu fais mieux de rejeter ce que les gens disent à ce
sujet et qui est en contradiction avec la parole de Dieu.
Tu vois que Paul revient à la plus haute autorité. Il est un serviteur qui
transmet les instructions de Dieu. Mettre de côté ces instructions ne si-
gnifie pas le mettre de côté lui, un homme, mais Dieu lui-même (cf. 1Sam
8:7). Pour toute personne qui considère les péchés sexuels comme quelque
chose de sans importance, Dieu et sa Parole n’ont pas de sens. Cela ne
devrait pas être ton cas.
Dieu t’a donné « son Esprit Saint », en insistant sur le mot « Saint ». Par
Lui, tu peux faire respecter ce que Dieu a instauré. Lors de ta conversion,
Il est venu habiter en toi (Éph 1:13). En 1 Corinthiens 6, tu lis que ton corps
est le temple du Saint Esprit (1Cor 6:18-19). Il y est mentionné en relation
avec le même sujet que celui qui nous occupe ici. Là, la section se termine
par : « Car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre
corps » (1Cor 6:20). Quand tu penses au prix que le Seigneur Jésus était
prêt à payer pour ton salut, tu ne veux pas vivre pour autre chose que Lui,
n’est-ce pas ?
Relis 1 Thessaloniciens 4:4-8.
62
1 Thessaloniciens 4
À méditer : Sais-tu posséder ton propre vase en sainteté et en honneur ? Y
a-t-il des points qui pourraient être améliorés ? Comment peux-tu travail-
ler sur ces points ?
63
1 Thessaloniciens 4
1Th 4:9-12 | L’amour fraternel et travailler
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
9 Au sujet de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous écrive, car
vous-mêmes vous êtes enseignés de Dieu à vous aimer l’un l’autre ; 10 et c’est
bien ce que vous faites à l’égard de tous les frères qui sont dans la Macédoine
entière. Mais nous vous exhortons, frères, à faire de plus en plus de progrès, 11
à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler
de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, 12 afin de marcher
honorablement envers ceux de dehors et de n’avoir besoin de personne.
V9. Ici commence la deuxième partie de ce chapitre. Après l’amour dans le
mariage, tu entends maintenant parler de l’amour entre frères. Il s’agit de
l’amour familial, un amour qui s’adresse à tous les membres de la famille.
Cet amour s’éveille dans le cœur d’un croyant dès qu’il devient enfant de
Dieu et qu’il fait ainsi partie de la famille de Dieu. Les membres d’une
famille se disputent parfois, mais ils s’aiment tellement qu’ils règlent une
querelle aussi vite que possible. Les membres de la famille se défendent les
uns les autres, ils sont là les uns pour les autres, ils peuvent faire appel les
uns aux autres. Tout cela est ancré dans la nature.
Tu n’as pas besoin de dire aux gens d’aimer leur frère ou leur sœur. Aimer
un membre de la famille est dans la nature des choses. Dans la vie natu-
relle, le péché est un énorme obstacle à l’expression ou à l’expérience de cet
amour. Les membres d’une famille peuvent se faire beaucoup de mal les
uns aux autres. Cela devient alors quelque chose qui va à l’encontre de la
nature. Une relation perturbée dans une famille fait beaucoup plus de mal
que lorsqu’elle affecte quelqu’un d’autre. Ni l’une ni l’autre n’est agréable,
mais le lien familial se fait toujours sentir.
L’amour fraternel ne pose aucun problème aux Thessaloniciens. En ce qui
les concerne, il est clair qu’ils sont nés de Dieu et qu’ils possèdent la nature
de Dieu. La nature de Dieu, c’est l’amour. Cela se voit en eux de manière
naturelle. Paul n’a pas besoin de leur écrire quoi que ce soit à ce sujet. Parce
qu’ils possèdent la nature de Dieu, ils ont été « enseignés par Dieu ». Ils se
sont ouverts à l’enseignement de Dieu. Leur conversion a été radicale. Il
n’y a plus de place pour l’ancien. Cela donne à Dieu l’occasion de travailler
64
1 Thessaloniciens 4
en eux afin que son amour pour les autres qui possèdent la même nature
puisse s’exprimer en eux sans entrave.
C’est ainsi que cela fonctionne pour toi aussi, n’est-ce pas ? L’amour fra-
ternel est l’une des deux preuves d’une véritable conversion. La première
preuve est qu’avant ta conversion, tu aimais le monde et que tu le détestes
maintenant. La deuxième preuve est qu’avant ta conversion, tu détestais
les croyants et que tu les aimes maintenant. Il est tout à fait possible que
tu ne t’entendes pas très bien avec tel ou tel frère ou sœur dans la foi. Ce-
pendant, cela ne change rien au fait que tu l’aimes. Tu peux avoir quelques
difficultés avec ce que quelqu’un dit ou fait. Rappelle-toi alors que parfois
d’autres peuvent ressentir la même chose face à ce que tu dis ou fais. Ce qui
compte, c’est que tu considères l’autre personne comme un enfant aimé de
Dieu, tout comme tu es aimé de Lui !
V10. Dans d’autres églises de Macédoine, comme Philippes et Bérée, on
connaît la chaleur de l’amour des Thessaloniciens. Dans un monde dur et
froid, toi et moi avons besoin de la chaleur de l’amour fraternel. Il nous est
recommandé de nous donner cette chaleur les uns aux autres (1Pie 1:22).
Nous sommes donnés les uns aux autres pour cela, et en nous le faisant
ressentir, nous pouvons nous rendre heureux. Aimer ne se fait pas avec la
bouche, mais par les actes (1Jn 3:18). L’amour ne peut pas être caché.
Si l’amour fraternel est présent et vécu, les problèmes entre croyants n’au-
ront pas de sitôt l’occasion de perturber les relations mutuelles. L’amour
fraternel tient les difficultés à distance, voire les chasse. Comme la chaleur
du soleil fait fondre un glaçon, l’amour fraternel changera les relations
frileuses entre les croyants. L’amour pour la vérité, qui est important, peut
malheureusement conduire à de telles relations frileuses si la personne est
rejetée en même temps que le mal. Il est donc important de mettre égale-
ment en pratique la vérité de l’amour fraternel.
L’amour fraternel des Thessaloniciens n’est pas sélectif, il ne se limite pas à
leur propre église et encore moins à un groupe de personnes partageant les
mêmes idées au sein de l’église. Ils ont de l’amour pour « tous les frères qui
sont dans la Macédoine entière ». Le sectarisme leur est étranger. Personne
n’échappe à leur amour. Un historien incrédule qui a vu l’amour mutuel
des premiers chrétiens a écrit ce qui suit à ce sujet à la fin du deuxième
65
1 Thessaloniciens 4
siècle : ‘Il est incroyable de voir le feu avec lequel les gens de cette religion
s’entraident dans leurs besoins. Ils n’épargnent rien. Leur premier législa-
teur [c’est-à-dire le Seigneur Jésus] leur a inculqué qu’ils sont tous frères.’
Les personnes qui nous entourent peuvent-elles aussi nous rendre un tel
témoignage ?
Autant les Thessaloniciens sont des exemples dans l’amour des frères, au-
tant ils peuvent encore croître dans cet amour. L’amour fraternel n’est pas
une chose dont tu peux dire que tu la maîtrises parfaitement. Il est toujours
possible de l’accroître. Paul dit cela non pas pour les décourager, mais pour
les encourager et les empêcher de se complaire dans l’autosatisfaction.
V11. Il se peut aussi qu’ils aient un peu dépassé les bornes dans leur amour
fraternel et que cela soit devenu plus proche de l’interférence dans les af-
faires des autres. Cela expliquerait pourquoi il passe de l’amour fraternel
à la vie en société au verset 11. Prendre soin les uns des autres comporte
le danger que nous commencions à nous contrôler les uns les autres et
à dire à l’autre comment il doit être. Nous ne devrions pas perdre notre
temps pour cela. Chaque chrétien doit avoir une journée de travail bien
remplie, sans se préoccuper de ce qui se passe chez ses frères et sœurs dans
la foi. (Bien sûr, cela ne s’applique pas au cas où tu observes des pratiques
clairement pécheresses chez un autre croyant.)
Paul leur a donné des ordres clairs à ce sujet. Il semble nécessaire de le leur
rappeler. Il est également bon que tu saches que tu fais le travail que ton
Seigneur t’a demandé de faire (Mc 13:34). Il arrive assez souvent que de
jeunes croyants, dans leur enthousiasme initial, ne veuillent faire que des
études bibliques et apporter l’évangile. Je le reconnais. Mais ce n’est pas la
volonté de Dieu. Il veut que tu travailles de tes propres mains.
C’est une erreur de supposer que les personnes qui peuvent se consacrer
‘à plein temps’ à l’œuvre du Seigneur sont plus saintes ou d’un niveau
spirituel plus élevé que les autres. Cette pensée est purement païenne. En
Inde, par exemple, on trouve de telles personnes. Il faut des raisons claires
et spirituellement évaluables pour abandonner son travail dans la société
afin de s’engager dans un travail spirituel. Paul montre ici que les per-
sonnes saintes travaillent simplement avec leurs mains. Il leur a lui-même
montré l’exemple (1Th 2:9).
66
1 Thessaloniciens 4
À Thessalonique, certains ne travaillaient plus. Il est possible qu’ils aient
invoqué une raison pieuse pour cela, comme le fait qu’ils attendaient avec
impatience la venue du Seigneur. Après tout, Il pouvait venir à tout mo-
ment ? Alors pourquoi se préoccuper des choses terrestres ? Mais la consé-
quence était qu’ils étaient préoccupés par les affaires des autres. Il n’est
pas spirituellement sain d’attendre passivement la venue du Seigneur.
Attendre avec impatience la venue du Seigneur, c’est bien, mais en même
temps, nous devons faire notre travail, sinon nous ferons des choses qui
causeront du tort spirituel aux autres.
V12. Tu dois aussi te rappeler que « ceux de dehors », ou les incroyants
qui t’entourent, te regardent. Ils voient comment tu vis ta vie. C’est une
véritable honte pour le nom du Seigneur Jésus s’ils te voient assis, les bras
croisés, à ne rien faire et dans l’attente que les autres s’assurent que tu ne
manques pas de nourriture et de boisson. Bien sûr, ce n’est pas possible.
C’est surtout par ton travail que tu as l’occasion de montrer pour qui tu vis
et qui tu attends avec impatience. Le Seigneur Jésus te loue alors joyeuse-
ment : « Bienheureux est cet esclave que son maître, lorsqu’il viendra, trou-
vera faisant ainsi ! » (Lc 12:43). Tu peux voir dans tes activités quotidiennes
un excellent moyen d’orner en toutes choses les enseignements de Dieu,
ton Sauveur (Tit 2:9-10).
L’amour fraternel ne se trouve qu’au sein de la famille de Dieu. Tous les
incroyants sont en dehors de celle-ci. Tu n’as besoin de rien de leur part. Je
ne dis pas cela de façon hautaine, mais tu leur donnes une fausse idée de
ce qu’est un chrétien si tu vis aux dépens des autres, de la société.
Dieu a décrété que tu devais travailler pour te nourrir. Il a déjà donné ce
commandement à Adam. Celui-ci devait travailler pour jouir de la béné-
diction que Dieu avait pour lui (Gen 2:15). Après la chute, Dieu l’a donné
comme commandement (Gen 3:17).
Relis 1 Thessaloniciens 4:9-12.
À méditer : Comment se manifeste ton amour fraternel et comment es-tu
connu par « ceux de dehors » ?
67
1 Thessaloniciens 4
1Th 4:13-18 | Le Seigneur vient nous enlever !
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
13 Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard
de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui
n’ont pas d’espérance. 14 Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est
ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis
par Jésus. 15 Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : nous, les
vivants, qui restons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons en
aucune façon ceux qui se sont endormis. 16 Car le Seigneur lui-même, avec un
cri de commandement, avec une voix d’archange et avec [la] trompette de Dieu,
descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; 17
puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans
les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air : et ainsi nous serons toujours
avec le Seigneur. 18 Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles.
V13. Paul a déjà dit aux Thessaloniciens un certain nombre de choses sur la
venue du Seigneur. Ils ont été enseignés que le Seigneur Jésus viendra avec
tous ses saints (1Th 3:13). Mais comment cela se passera-t-il ? Et puis la
question concernant ceux qui dorment déjà. Comment s’en sortiront-ils si
le Seigneur devait venir maintenant ? Imaginez qu’ils manquent la venue
du Seigneur !
C’est à cette ignorance que Paul va mettre fin. Ce faisant, il met aussi fin à
leur désespoir. Ils sont tristes, car il y a toujours de la tristesse lorsqu’un
être cher meurt. Mais si tu n’as pas d’espoir, comme les incrédules, cette
tristesse est une tristesse désespérante, sans consolation.
V14. La réponse laisse place à la tristesse, mais avec une espérance lumi-
neuse. Cette espérance est le résultat de la résurrection du Seigneur Jésus
(1Pie 1:3). C’est ce que Paul indique maintenant. Car de même qu’Il est
ressuscité, tous ceux qui sont morts dans la foi en Lui ressusciteront aussi.
Il reviendra avec eux.
Tu trouves ici trois vérités importantes de la foi :
1. Jésus est mort et ressuscité.
2. Tu dois le croire, sinon tu n’es pas chrétien (Rom 10:9).
68
1 Thessaloniciens 4
3. Il reviendra et amènera alors avec Lui tous ceux qui se sont endormi en
Lui – l’apôtre explique dans les versets suivants comment cela se passera.
« Endormis » est une belle expression. Le croyant ne meurt pas, mais dort
parce que la mort a été dépouillée de son pouvoir. La mort est devenue le
moyen pour amener le croyant au Seigneur Jésus (Lc 23:43), pour être avec
Jésus Christ (Php 1:23). Après s’être endormi, le croyant se trouve dans
un état intermédiaire. Cela ne signifie pas qu’il est alors inconscient de
quoi que ce soit, qu’il serait dans un soi-disant sommeil de l’âme. C’est une
pensée contraire aux Ecritures que je viens de mentionner. Même l’histoire
de Luc 16, où le Seigneur Jésus nous donne un aperçu de la vie après la
mort (Lc 16:19-31), montre clairement que la doctrine du sommeil de l’âme
est une erreur.
V15. Cela aura été une grande consolation pour les Thessaloniciens d’en-
tendre que leurs bien-aimés seront réunis avec eux par le biais de la résur-
rection. Cela laisse encore la question de savoir comment le Seigneur Jésus
reviendra avec tous ses saints. Pour répondre à cette question, Paul a reçu
une parole du Seigneur, ou une révélation.
Aux versets 15-18, que l’on pourrait appeler une parenthèse, Paul en parle.
Il s’agit de quelque chose qui était un mystère à l’époque de l’Ancien Tes-
tament (1Cor 15:51-52). En résumé, il nous dit que le Seigneur Jésus peut
revenir sur la terre avec tous ses saints – ce qui inclut toi et moi – parce
qu’avant cela, Il a enlevé tous ces saints dans le ciel.
La venue du Seigneur Jésus sur la terre n’a pas nécessité d’explication
particulière de la part du Seigneur. L’Ancien Testament en parle déjà (Zac
14:3-5). Mais là, il n’est pas dit que le Seigneur viendra d’abord enlever
l’église et les croyants de l’Ancien Testament. Seul le Nouveau Testament
en parle.
Tu trouves cela
1. en Jean 14, où l’accent est mis sur sa venue personnelle (Jn 14:1-3) ;
2. en 1 Corinthiens 15, où l’accent est mis sur le fait que les vivants sont
changés (1Cor 15:51-57) ;
3. en Philippiens 3, où il est question de la rédemption du corps (Php 3:20-
21) ;
69
1 Thessaloniciens 4
4. ici, en 1 Thessaloniciens 4, où l’accent est mis sur le fait que ceux qui
se sont endormis seront présents et précéderont même les vivants, car ils
ressusciteront en premier (versets 15-18).
Il semble bien que Paul attendait déjà la venue du Seigneur à son époque.
Il parle de « nous, les vivants ». Pourtant, de nombreux siècles ont passé
et le Seigneur n’est pas encore venu. Ce n’est pas parce qu’Il tarde à tenir
sa promesse « je viens bientôt ». S’Il n’est pas encore venu, c’est parce qu’Il
fait preuve de patience, parce qu’Il ne veut pas que les gens périssent, mais
que tous viennent à la repentance (2Pie 3:9).
Pourtant, là aussi, cela ne signifie pas qu’il faudra attendre encore quelques
siècles. De nombreux signes indiquent que le Seigneur Jésus s’occupera
bientôt de son peuple Israël. Avant que cela ne se produise, il est nécessaire
que les croyants soient enlevés. Cet événement est donc très proche !
V16. Les croyants sont vus d’une manière particulière dans cette section.
Tu pourrais imaginer le Seigneur Jésus prenant l’église à lui-même comme
son épouse. En soi, bien sûr, c’est vrai. Mais je vois cela différemment de
ce que je lis ici. Ici, je lis que le Seigneur prend les croyants à lui-même
avec « un cri de commandement ». Ce n’est pas la manière d’agir avec une
épouse, n’est-ce pas ? Les croyants sont présentés ici comme une armée
de guerriers. Sur l’ordre du commandant, ils quittent le champ de combat
pour entrer dans la paix.
Aussi, ne trouves-tu pas remarquable que le mot « Seigneur » n’apparaisse
pas moins de cinq fois dans cette section ? Cela indique la relation qui existe
entre tous ceux qui font partie de l’église et leur Seigneur. Le Seigneur Jésus
n’est pas le Seigneur de l’église, mais de chaque croyant individuellement.
Et qui sont ceux qui sont appelés par le Seigneur ? Tous les croyants qui
font partie de l’église et tous les croyants de l’Ancien Testament.
« Une voix d’archange » se réfère effectivement spécifiquement aux
croyants d’Israël. Il n’y a qu’un seul archange mentionné dans la Bible et
c’est Michel (Jud 1:9). Il est lié à Israël d’une manière particulière (Dan
10:13,21 ; 12:1).
Ensuite, tu entends « [la] trompette de Dieu ». Comme le cri de comman-
dement, il s’agit là aussi d’une figure de style appropriée à une armée.
Dans l’armée romaine, trois trompettes retentissaient. La première trom-
70
1 Thessaloniciens 4
pette signifiait : ‘Remballez tout’ ; la deuxième trompette : ‘Mettez-vous en
rang pour partir’ ; la troisième et dernière trompette : ‘En avant, marchez !’
La trompette de Dieu est la dernière trompette. Le silence de Dieu est rom-
pu. Le moment de l’entrée au ciel de tous ceux qui Lui appartiennent peut
avoir lieu. Le cri, une voix et la trompette sont les sons qui accompagnent
la venue du « Seigneur lui-même ». Que c’est magnifique : le Seigneur
lui-même ! Il n’envoie pas son ange en chef ou un chef puissant, non, Il
vient lui-même.
Son premier acte est de ressusciter les morts en Christ. Cela montre à quel
point Il est puissant (Php 3:20-21). Il a montré sa puissance par sa victoire
sur la mort. Il est ressuscité des morts (Rom 1:4). Avec Lui, c’est comme
avec David qui a vaincu Goliath. Après sa victoire, on chante à son sujet
qu’il a vaincu ses dix mille (1Sam 18:7). Il n’en avait vaincu qu’un seul,
mais celui qui vainc un tel ennemi vainc la plus grande armée.
Lui qui a vaincu la mort, ressuscitera aussi tous ceux qui sont entrés dans
la mort. Ici, cela se limite encore aux « morts en Christ ». Tous les morts in-
crédules ressusciteront à la fin du royaume de paix de mille ans (Apo 20:5)
pour comparaître devant le grand trône blanc et être jugés (Apo 20:11-15).
V17. À son cri de commandement (cf. Jn 5:28-29 ; 11:43), ils viennent tous
de l’endroit où ils se trouvent, quelque dispersés que soient les différentes
parties du corps ou les éléments du corps. La puissance de sa voix d’appel
fusionne tous les éléments et toutes les parties et leur donne une nouvelle
apparence. Cette nouvelle apparence est aussi donnée aux croyants vi-
vants. Paul ne parle pas de ce changement ici. Il le fait en 1 Corinthiens 15
(1Cor 15:51-57). Tu as besoin des deux passages pour voir ce qui se passera
lorsque le Seigneur viendra.
Ensuite, les ressuscités et les croyants transformés vivants seront « enle-
vés » ensemble. À ce mot « enlevé » est associée l’idée d’’être soudainement
arraché avec puissance et transporté d’un endroit à un autre’.
Et cette rencontre impressionnante avec le Seigneur a lieu « en l’air », dans
la zone située entre le ciel et la terre. L’air est le territoire de Satan et de ses
anges (Éph 2:2). La rencontre a lieu dans leur zone de pouvoir. C’est là que
le Seigneur nous donne rendez-vous.
71
1 Thessaloniciens 4
« Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » Tu peux être assuré que
tu ne seras plus jamais séparé de Lui. Il n’y aura plus jamais de situation où
tu devras suivre ton chemin par la foi, sans Le voir, et en étant éprouvé par
des puissances maléfiques. Le combat sera terminé. Le repos sera arrivé.
V18. En nous rappelant mutuellement la venue imminente du Seigneur,
nous nous encourageons à poursuivre le combat jusqu’à la fin de notre
service.
Maranatha ! – ce qui signifie : le Seigneur vient !
Relis 1 Thessaloniciens 4:13-18.
À méditer : Est-ce que tu t’attends quotidiennement au Seigneur ?
72
1 Thessaloniciens 5
1Th 5:1-4 | Le jour du Seigneur
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
1 Mais, au sujet des temps et des saisons, frères, vous n’avez pas besoin qu’on
vous écrive ; 2 car vous savez vous-mêmes parfaitement que le jour du Sei-
gneur vient comme un voleur dans la nuit. 3 Quand ils diront : Paix et sûreté,
alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui
est enceinte, et ils n’échapperont pas. 4 Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans
les ténèbres, pour que le jour vous surprenne comme un voleur ;
Les croyants de Thessalonique savent maintenant que les croyants en-
dormis seront aussi là quand le Seigneur Jésus viendra sur la terre pour
régner. Ce faisant, ils savent aussi que le Seigneur Jésus descendra d’abord
lui-même, qu’il prendra tous les croyants en même temps, qu’une réunion
spéciale aura lieu en l’air et qu’il emmènera tous les siens dans sa demeure,
le ciel. À partir du moment où cette union en l’air aura eu lieu, les siens
seront toujours avec Lui.
V1. Cela étant établi, Paul peut poursuivre son enseignement sur la venue
du Seigneur sur la terre. À ce sujet, dit-il, il n’est pas nécessaire qu’il leur
écrive. « Au sujet des temps et des saisons » ils ont été enseignés et il y a
beaucoup de choses à ce sujet dans l’Ancien Testament aussi.
Les « temps » et les « saisons » font référence à la terre. La première réfé-
rence à ce sujet se trouve en Genèse 1, où il est clair qu’il s’agit de la terre
(Gen 1:14). La terre est la zone où toutes les prophéties s’accompliront.
L’église et son enlèvement ne sont nulle part le sujet de la prophétie. Cela
s’explique par le fait que l’église appartient au ciel.
Les termes « temps » et « saisons » se réfèrent tous deux à une période
de temps spécifique. Ils apparaissent aussi ensemble en Actes 1 (Act 1:7 ;
cf. Dan 2:21 ; Ecc 3:1). Ce sont des termes qui se complètent l’un l’autre.
Cependant, il existe une différence notable.
‘Temps’ fait référence à la durée, à quelque chose qui se produit dans le
temps. En grec, c’est le mot ‘chronos’ qui est utilisé. Tu reconnais ce mot
73
1 Thessaloniciens 5
dans notre mot ‘chronomètre’, un appareil qui permet de mesurer la durée
de quelque chose. Tu lis en Galates 4 qu’à « l’accomplissement du temps »
(chronos), Dieu a envoyé son Fils (Gal 4:4). Cela signifie que le Seigneur
Jésus est venu sur la terre après qu’un certain temps se soit écoulé et que
Dieu ait jugé que le moment était venu d’envoyer son Fils.
‘Saisons’ ne concerne pas la durée mais ce qui caractérise un temps parti-
culier, le caractère de ce temps. En grec, c’est le mot ‘kairos’ qui est utilisé
ici. Par exemple, il fut un temps où l’homme vivait sans loi (Rom 5:13).
Avec le temps, Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, a donné la loi à son
peuple et celui-ci a vécu sous cette loi (Jn 7:19). Quant aux nations, Il les
a laissées agir à leur guise jusqu’à ce que « leurs temps » soient accomplis
(Lc 21:24).
Ces différentes périodes, dont certaines se sont succédé et d’autres ont
été concomitantes, ont toutes eu leurs propres caractéristiques. Chaque
époque a mis en évidence ce qu’est l’homme et son incapacité totale à
servir Dieu. Tous ces temps différents culminent dans « la plénitude des
temps » [pluriel de ‘kairos’] (Éph 1:10). C’est l’époque du royaume millé-
naire qui sera caractérisée par la paix, car le Prince de paix régnera. Alors
« des temps [forme plurielle de ‘kairos’] de rafraîchissement viendront »
(Act 3:20).
V2. Ils ne sont pas laissé dans l’ignorance concernant le moment de la
venue du Seigneur Jésus sur la terre. Ils sont informés « parfaitement »
ou « exactement » de ce qui se passera. Luc utilise le mot « exactement »
lors de son compte-rendu de l’histoire du Seigneur Jésus (Lc 1:3). Matthieu
l’utilise pour qualifier les questions pressantes d’Hérode aux rois mages,
au sujet de l’étoile qu’ils ont vue (Mt 2:7). Le Saint Esprit l’utilise pour
décrire la façon dont Apollos enseigne « ce qui concernait Jésus » et la
manière dont Priscilla et Aquilas expliquent à Apollos « plus exactement
la voie de Dieu » (Act 18:25-26). C’est ainsi que Paul l’utilise ici pour son
enseignement aux Thessaloniciens. Enfin, il est aussi utilisé par Paul pour
la marche du croyant (Éph 5:15).
En résumé, tu dois examiner exactement les Écritures, enseigner avec exac-
titude les Écritures et être exact dans ton obéissance à ce qui t’est enseigné
à partir des Écritures.
74
1 Thessaloniciens 5
« Le jour du Seigneur » n’est pas seulement le moment où le Seigneur
Jésus vient pour juger, mais toute la période où Il est aux commandes,
contrairement à la période où l’homme est aux commandes. Cette période
commence lorsque l’église est enlevée. Il apportera d’abord ses jugements
sur la terre. Tu en trouves une description détaillée et impressionnante en
Apocalypse 6-18. Ensuite, tu lis en Apocalypse 19 que le Seigneur Jésus
lui-même viendra sur la terre avec tous ses saints pour juger les restes du
mal. Après cela, il établira son royaume de paix.
Si tu attends avec impatience sa venue pour l’église, Il ne viendra pas pour
toi « comme un voleur dans la nuit ». Un voleur arrive toujours de façon
soudaine, inattendue et non désirée. Le monde n’attend pas sa venue avec
impatience. Les incrédules non plus ne veulent pas du tout se réjouir de sa
venue Tu le remarques quand tu parles de sa venue pour juger le monde.
C’est alors qu’ils commencent à se moquer (2Pie 3:3-4).
V3. Dans leur audace, ils parlent de « paix et sécurité » (cf. Jér 6:14 ; 8:10-
11 ; 14:13 ; Ézé 13:10,16). Ils se livrent à cette imposture parce que, dans
leur vanité, ils s’appuient sur leurs réalisations technologiques et leurs
progrès. Ils croient qu’ils ont tout sous contrôle. Mais derrière leur langage
musclé – ils ‘disent’, ils se donnent du courage – se cache une énorme peur
de l’avenir (Lc 21:25-26).
Cette peur ne se révélera pas infondée. Mais lorsqu’on présente le seul
motif d’espoir aux gens qui sont honnêtes à ce sujet, ils préfèrent soudain
croire que tout n’est pas si grave après tout. Ils préfèrent alors ignorer leurs
sentiments de peur en s’appuyant sur leur imagination de paix qu’ils se
sont faite. La destruction s’abattra subitement sur eux. Ils perdront tout
ce qui donnait un sens à leur vie. Cette destruction subite viendra du ciel
lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra pour juger tout le mal, mais également
plus tôt, lors des jugements préliminaires après l’enlèvement de l’église.
Il n’y aura pas d’échappatoire à ce jugement. Le verset 3 se termine par cette
menace : Personne n’échappera au jugement. Dieu sait parfaitement et en
détail ce que chaque personne a pensé et fait. Il en fournira les preuves
convaincantes, de sorte que chacun de ceux qui tomberont sous son juge-
ment devra en reconnaître la justice. Toute injustice commise recevra son
juste châtiment. Toi et chaque croyant pouvez savoir que Christ a porté le
75
1 Thessaloniciens 5
jugement pour l’injustice commise. Ceux qui ne veulent pas reconnaître
leurs péchés subiront eux-mêmes le jugement parce qu’ils ont refusé d’em-
prunter le chemin qui les menait au salut.
La comparaison avec « les douleurs sur celle qui est enceinte » indique
qu’il s’agit d’une période de chagrin et de douleur. C’est ainsi que les incré-
dules s’en sortiront lorsque le Seigneur Jésus commencera ses jugements.
Ils n’auront aucun moyen d’y échapper, tout comme une femme enceinte
ne peut échapper aux douleurs de l’accouchement. En même temps, pour
les croyants durement éprouvés à ce moment-là, il y a la perspective en-
courageante d’une vie nouvelle après les peines (cf. Mic 4:9-10). La foi peut
savoir que Dieu envoie ces douleurs afin que des fruits sortent de la terre
pour Lui.
V4. Avec ce verset, introduit par les mots « mais vous », commence une
série de contrastes marqués. Ils clarifient la différence entre les croyants
qui sont enlevés et les incrédules qui restent sur la terre. Les croyants sont
des fils de la lumière et des fils du jour par opposition à la nuit et aux té-
nèbres ; les croyants se réveillent et sont sobres par opposition au sommeil
et à l’ivresse ; les croyants sont destinés au salut et non à la colère.
Le mot « frères » fait à nouveau écho à cette proximité sincère de l’apôtre
avec les Thessaloniciens. Il est désireux d’atteindre leur cœur. Après avoir
brossé un tableau du « jour du Seigneur » à venir et des horreurs qu’il fera
subir aux incrédules, il les encourage maintenant.
Ils ne sont pas dans les ténèbres, ce qui indique une atmosphère où toute
lumière fait défaut. La lumière de la grâce de Dieu les a éclairés et ils sont
conscients de ses plans. Par conséquent, ils sont préparés et ce jour ne les
surprendra pas comme un voleur. Grâce à l’enseignement qu’ils ont reçu,
d’abord oralement et maintenant par le moyen de cette lettre, ils savent
qu’ils ne seront plus sur la terre lorsque ce jour arrivera.
Relis 1 Thessaloniciens 5:1-4.
À méditer : Que peux-tu déjà dire sur la manière dont Dieu agit à l’égard
du monde ? As-tu déjà vérifié cela ‘avec exactitude’ ?
76
1 Thessaloniciens 5
91Th 5:5-11 | Veiller et être sobre
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
5 car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour ; nous ne sommes pas de
la nuit ni des ténèbres. 6 Ainsi donc, ne dormons pas comme les autres, mais
veillons et soyons sobres ; 7 car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui
s’enivrent s’enivrent la nuit ; 8 mais nous qui sommes du jour, soyons sobres,
ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour et, pour casque, l’espérance du
salut. 9 Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à la possession du
salut par notre Seigneur Jésus Christ, 10 qui est mort pour nous, afin que, soit
que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui.
11 C’est pourquoi exhortez-vous les uns les autres et édifiez-vous l’un l’autre,
comme aussi vous le faites.
V5. Le jour du Seigneur ne les surprendra pas. C’est une certitude. Cela
ne veut pas dire qu’ils seront prêts quand ce jour arrivera, mais qu’ils ne
seront pas sur la terre quand il arrivera. Toi aussi, tu peux être certain que
tu ne passeras pas par la grande tribulation (verset 4). Les Thessaloniciens
peuvent tirer cette conclusion, et toi avec eux, car ils sont « tous », sans
exception, « fils de la lumière et fils du jour ». Dans la Bible, une personne
est un fils si elle porte le caractère de quelque chose ou si cette chose la
caractérise. Par exemple, il y a des « fils de tonnerre » (Mc 3:17) et il y a un
« fils de consolation » (Act 4:36).
Ici, Paul parle de ta position en tant que croyant. Quand on y pense, c’est
extrêmement encourageant. Réfléchis à ceci : grâce à l’évangile, tu as été
transféré de l’atmosphère des ténèbres à la merveilleuse atmosphère de
lumière de Dieu (1Pie 2:9). Tu es entré dans la lumière de Dieu en tant que
pécheur. Cette lumière t’a convaincu (2Cor 4:6). Grâce à elle, tu es parvenu
à la repentance. Maintenant, tu marches dans la lumière (1Jn 1:7) et la lu-
mière est aussi en toi. Tu es devenu un fils de la lumière, ce qui signifie que
la lumière est désormais visible dans ta vie. Un fils rayonne les attributs de
son Père. Ce lien avec le Père n’est-il pas une grande chose ? Bien que tu
vives dans le monde qui est dans les ténèbres, toi-même tu n’es pas dans
les ténèbres mais tu es « lumière dans le Seigneur » (Éph 5:7-8).
Tu es aussi un fils du jour à venir. Pour le monde, le jour du Seigneur est
synonyme de jugement, mais pour toi, il signifie une période de paix sans
77
1 Thessaloniciens 5
précédent. Tu ne vois pas encore cette paix autour de toi, mais tu peux déjà
l’avoir dans ton cœur. Tu sais ce qui t’attend, ce qui va se passer. La nuit
est le pendant du jour, tout comme les ténèbres s’opposent à la lumière. Tu
n’es pas de la nuit. Tu n’appartiens plus à un mode de vie où il n’y a pas
de place pour Dieu. La ‘vie nocturne’ est terminée pour toi. Tu peux aussi
appliquer cela à toutes sortes d’activités que tu faisais en secret. Toute ta
vie est désormais transparente pour tout le monde. Tu n’as plus rien à ca-
cher, n’est-ce pas ?
V6. En passant du ‘vous’ au ‘nous’, Paul s’identifie avec tact à ses lecteurs.
Ce qui s’applique à eux s’applique aussi à lui. Il s’inclut lui-même en les
exhortant à ne pas dormir comme les autres. Par « les autres », il désigne
les incrédules (cf. 1Th 4:13). Ayant établi la position, il parle maintenant
de la pratique du croyant. Si tu es un fils de la lumière et un fils du jour,
il t’appartient aussi de marcher ainsi. Les croyants doivent se distinguer
clairement des incrédules par leur caractère et leur marche.
Les incrédules ‘dorment’. Paul indique par là que ces personnes sont tota-
lement indifférentes aux réalités spirituelles. À cela s’oppose ‘veiller’. C’est
un état de vigilance spirituelle qui ne se laisse pas surprendre par une
attaque inattendue. Tu es en état d’alerte. Tu dois aussi être « sobre », c’est-
à-dire débarrassé des substances intoxicantes qui créent une vision défor-
mée de la réalité. Tu ne dois pas te laisser berner par des raisonnements
impressionnants qui te font t’enthousiasmer pour une mauvaise cause.
Juge un phénomène sobrement, à la mesure de la Bible, et ne te laisse pas
abuser par les tromperies de l’ennemi.
V7. Celui qui dort n’est pas conscient de l’imminence du malheur. Celui
qui veille ne se contente pas de surveiller les mouvements de l’ennemi, il
attend aussi avec impatience la venue du Seigneur. ‘Dormir’ et ‘s’enivrer’
appartiennent à la nuit et sont des œuvres de ténèbres. Les dormeurs
n’ont aucune connaissance de l’étoile du matin et ceux qui s’enivrent
n’y prêtent aucune attention, troublés et engourdis qu’ils sont. Les uns
et les autres ne peuvent pas discerner le temps dans lequel ils vivent.
Le monde est ivre, embrumé par des influences venant de l’abîme, où
habitent les démons.
78
1 Thessaloniciens 5
Par les moyens de communication modernes, des idées, des influences
et des styles de vie sont astucieusement injectés dans la société à une vi-
tesse phénoménale. Les personnes qui restent accrochées à la télévision
nuit après nuit subissent un lavage de cerveau insidieux. Pense au mot
‘évolution’. Il est entré dans l’esprit des gens avec une grande force. Sans
repentir, il est impossible de le faire sortir.
V8. Le croyant court un grand danger d’être la proie de ce développement.
Pourtant, tu n’es pas à la merci de ce développement. Tu peux lui résister.
Mais tu ne peux pas le faire par tes propres forces. Dans ce verset, tu lis
quels moyens sont à ta disposition. Tout d’abord, tu es à nouveau rappelée
à ta position. Tu es « du jour ». Ensuite, tu es appelée à être « sobre ». Ainsi,
tu es spirituellement équilibré et capable d’évaluer correctement le danger.
Ensuite, tu reçois une armure. La description de l’armure est tirée d’Ésaïe
59, où le Messie est présenté revêtu d’une armure (Ésa 59:17 ; cf. Rom
13:12 ; Éph 6:13-18). Il est question d’une armure mise à l’épreuve par le
Seigneur lui-même.
Le chrétien est représenté comme un soldat, et cela non pas sur une place
de parade, mais en service actif. Tu es en guerre. Satan fera tout pour
ébranler ta confiance en l’amour de Dieu en assaillant ton cœur de doutes
sur l’amour de Dieu dans le chemin sur lequel Il te conduit. Vérifie si « la
cuirasse » est toujours en place. Si tu as revêtu la cuirasse faite « de la foi et
de l’amour », ses tentatives n’aboutiront pas.
La cuirasse protège ton cœur, « car de lui sont les issues de la vie » (Pro
4:23). Prends à cœur de ne pas laisser l’ennemi transformer ta foi en Dieu,
c’est-à-dire ta confiance en Dieu et en son amour pour toi, en méfiance. S’il
t’attaque, cite des versets bibliques, par exemple Hébreux 11:1 et 1 Jean
4:8,16 (Héb 11:1 ; 1Jn 4:8,16).
Le « casque » protège ta tête, ta façon de penser. Le casque est fait de
« l’espérance du salut ». Satan fera tout pour que tu ne penses qu’à ici et
maintenant, à ton travail et à tes vacances, comme si tout allait bien sur la
terre. Son but est que tu ne regardes pas vers l’avenir, vers le moment où
le Seigneur Jésus viendra apporter le plein salut sur la terre. Vérifie que
ton casque est lui aussi toujours en place. Montre à l’ennemi que ta vie
79
1 Thessaloniciens 5
est dominée par la venue du Seigneur Jésus et que tu veux voir toutes tes
activités sous cet angle.
Tu vois que ton armure se compose des trois expressions de la vie chré-
tienne – la foi, l’amour et l’espérance – que nous voyons aussi en 1 Thessa-
loniciens 1 (1Th 1:3). Là, ce sont des caractéristiques de la vie quotidienne.
Ici, ce sont des armes qui tiennent l’ennemi à distance lorsqu’il s’en prend
à toi avec ses ruses et ses attaques.
V9. La colère de Dieu ne t’est pas destinée parce que Dieu ne t’a pas destiné
à sa colère. La colère de Dieu ne t’affligera pas. Tu peux en être sûr. Au
contraire, tu es destiné à obtenir le salut. C’est un salut auquel tu n’as pas
encore participé. N’es-tu donc pas encore sauvé ? Tu es sauvé par la foi
(Éph 2:8). Il ne doit pas y avoir d’incertitude sur le fait que tu sois sauvé ou
non. Celui qui est devenu un enfant de Dieu l’est pour toujours.
Le salut dont Paul parle ici met en lumière un autre aspect. Il parle du
moment où tous les croyants auront part au résultat complet de l’œuvre
du Seigneur Jésus. Nous aurons part à ce résultat lorsqu’il aura enlevé
l’église et reviendra sur la terre avec elle pour y régner. Nous aurons alors
un corps glorifié dans lequel le péché ne sera plus présent.
V10. Pour que nous participions à cela, le Seigneur Jésus est mort à notre
place comme substitut. Il a donné sa vie volontairement, faisant de sa mort
le moyen pour nous d’obtenir ces choses. Grâce à sa mort, tu peux savoir
que tu vis avec Lui. Pas seulement plus tard, mais déjà maintenant.
Les verbes « veiller » et « dormir » dont il est question dans ce contexte ont
une signification spirituelle et ne s’appliquent qu’aux croyants. Tu peux
considérer que ‘veiller’ fait référence aux croyants vivants et que ‘dormir’
fait référence aux croyants qui se sont endormis. « Vivre ensemble avec
lui » est le lot de tous les croyants. La mort n’a aucune incidence sur ce
point.
V11. Au vu des dangers imminents, l’attitude de Caïn, qui a dit : « Suis-
je, moi, le gardien de mon frère ? » (Gen 4:9), n’est pas appropriée. Les
croyants doivent s’exhorter les uns les autres et s’édifier mutuellement
par l’enseignement de la parole de Dieu. Personne ne doit se soustraire
à cette tâche. Ils dépendent les uns des autres pour cela. C’est l’une des
80
1 Thessaloniciens 5
expressions de la communion dont nous avons aussi un grand besoin au-
jourd’hui. Ils l’ont fait. Le faisons-nous aussi ?
Relis 1 Thessaloniciens 5:5-11.
À méditer : Reconnais-tu certains dangers dans ton environnement ? Qu’en
est-il de ton armure ?
81
1 Thessaloniciens 5
1Th 5:12-14 | La reconnaissance et l’attention
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
12 Or nous vous prions, frères, de reconnaître ceux qui, parmi vous, tra-
vaillent, sont à la tête dans le Seigneur et vous avertissent : 13 estimez-les très
haut en amour à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous. 14 Nous vous
y exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés,
venez en aide aux faibles, soyez patients envers tous.
V12. Au verset 11, Paul appelle les croyants à s’exhorter les uns les autres.
Chacun a une responsabilité envers l’autre. En cela, les croyants ont tous
une tâche égale, bien qu’elle soit accomplie différemment parce que chaque
croyant diffère des autres. Pour gérer toutes ces différences, le Seigneur a
donné des conducteurs dans l’église.
Ces conducteurs ne sont pas des conducteurs qualifiés par l’homme.
Nulle part dans la Bible tu ne trouveras que les hommes ont besoin d’une
formation théologique pour être autorisés ou capables de conduire. Non,
les conducteurs que le Seigneur donne sont formés par lui-même à son
école. Cette école est la vie pratique quotidienne. Ils montrent dans leur
travail qu’ils sont chrétiens et étudient la Bible pendant leur temps libre.
Ils conduisent bien leur famille.
Il leur demande de reconnaître les conducteurs. Pour cela, ils doivent être
identifier. Les critères sont simples. Tout d’abord, ils sont « parmi », c’est-
à-dire au milieu des croyants (Act 20:28 ; 1Pie 5:1). Ils ne revendiquent pas
une place supérieure à celle des autres croyants. Une deuxième caractéris-
tique est qu’ils « travaillent ». Ce sont des croyants qui travaillent dur, qui
s’engagent pour l’église et qui, ce faisant, renoncent à beaucoup de choses.
Ensuite, leur conduite montre qu’ils le font « dans le Seigneur ». Cela sou-
ligne qu’ils sont soumis à l’autorité du Seigneur. Ils conduisent de manière
à ce que chaque croyant se soumette au Seigneur et non à eux.
La dernière caractéristique mentionnée ici est qu’ils « avertissent » les
croyants. Cela signifie qu’ils corrigent la pensée des croyants si elle s’est
écartée de la Parole. Par conséquent, ils ‘formeront’ les croyants à la Parole,
afin que celle-ci habite richement en eux (Col 3:16a). Ainsi, les croyants
pourront s’enseigner et s’exhorter les uns les autres (verset 11 ; Col 3:16b).
82
1 Thessaloniciens 5
Es-tu spirituellement exercé à reconnaître et à apprécier de tels conduc-
teurs ? Si tu utilises d’autres critères dans ton évaluation, si tu tiens compte
de l’éducation et de l’éloquence ou de la possession d’un certain charisme,
par exemple, tu ne parviendras pas à reconnaître les conducteurs donnés
par le Seigneur. Il ne s’agit pas de tes goûts, mais de savoir si tu désires
ardemment faire la volonté du Seigneur en toutes choses. Si c’est le cas, tu
voudras être aidé par de tels conducteurs. Ils connaissent bien la parole de
Dieu et veulent aligner ta pensée sur elle. La reconnaissance de l’autorité
donnée par le Seigneur est l’un des outils qui te permettra de rester sur la
bonne voie.
V13. Si c’est aussi ton désir, tu les estimes particulièrement. Tu les aimes
à cause du travail qu’ils accomplissent. Il n’est pas question ici de tes
préférences personnelles. Cela n’a pas non plus d’importance. Les aimer
nécessite une attitude spirituelle, car un avertissement suscite rapidement
de la résistance. Aimer quelqu’un qui te fait remarquer quelque chose que
tu ne vois pas ou que tu ne fais pas bien est plus facile à dire qu’à faire.
Si ton cœur n’est pas soumis à la Parole du Seigneur, tu ne pourras pas
accomplir cela
Alors la « paix entre vous » sera elle aussi terminée. La discorde et la sé-
paration apparaissent. L’harmonie disparaît. Tu ne peux maintenir la paix
entre vous (Mc 9:50 ; 2Cor 13:11) que si tu acceptes d’être le plus petit et
de prendre la place la plus basse. Les divisions, les querelles, le fait de se
placer au-dessus de l’autre, la jalousie, l’esprit de parti, sont autant d’ex-
cellentes occasions de rendre impossible la paix entre les uns et les autres.
L’amour ne reconnaît pas seulement l’œuvre de Dieu dans le travailleur,
mais voit aussi l’autre personne en présence de Dieu. Lorsque tu regardes
l’autre de cette manière, ta propre volonté ne devient pas opérante et la
paix entre vous est maintenue. C’est en même temps la base pour accom-
plir le commandement du verset suivant.
V14. Lorsque la paix règne entre vous, le climat spirituel adéquat est
présent pour prendre soin de ceux qui en ont besoin. Cette exhortation
ou incitation à le faire est aussi nécessaire aujourd’hui qu’elle l’était à
l’époque. En raison de l’individualisme croissant, aussi dans le cadre de la
vie chrétienne, on ne prête plus guère attention à cette exhortation, et l’on
83
1 Thessaloniciens 5
agit encore moins en conséquence. J’espère que cette exhortation parle à
ton cœur.
Trois groupes sont spécifiquement mentionnés et le quatrième est un mot
qui s’adresse à nous tous. Ce qui est important, c’est que chaque groupe
reçoive les soins qui lui sont spécifiquement nécessaires. Ainsi, tu ne dois
pas consoler les déréglés ou avertir les faibles.
Les premiers à avoir besoin d’attention sont les « déréglés » ou les indis-
ciplinés. Ce sont des personnes qui sont ‘en décalage’, des personnes qui
fuient leurs responsabilités en tant que chrétiens. Ils lancent avec une cer-
taine régularité des propositions qui ne proviennent pas de l’Écriture mais
de leurs propres délibérations. Lorsque ces propositions sont discutées,
cela ne rapproche pas les croyants du Seigneur et les uns des autres, mais
génère plutôt des tensions, et des séparations s’ensuivent. Leur comporte-
ment peut aussi être déréglé, par exemple en ne travaillant pas systéma-
tiquement et en négligeant les réunions des croyants. Face à des ordres
légitimes, ils réagissent de manière indisciplinée.
Les chrétiens qui marchent de manière indisciplinée s’engagent souvent
dans d’autres choses, montrant ainsi une image déformée de ce qu’est un
chrétien. À cause de ce comportement désordonné, ils ont besoin d’être
corrigés ou avertis. L’objectif est qu’ils retrouvent un comportement ré-
gulier ou ordonné. Ils seront alors à nouveau en mesure de rendre un bon
témoignage de Christ, dont ils se réclament.
Il y a ensuite les « découragés ». Ce sont des chrétiens qui, dans les mo-
ments difficiles, perdent rapidement courage. Ils se découragent dès
qu’une critique leur est adressée, ils craignent la persécution, s’inquiètent
de l’avenir, ont l’impression d’échouer à suivre le Seigneur. Tu ne dois
jamais les laisser tomber. Cela leur porterait un coup supplémentaire, les
ferait peut-être désespérer et renoncer complètement à suivre le Seigneur.
Encourage-les, donne-leur des conseils. Dites-leur que les épreuves servent
à renforcer leur foi. Ils ont besoin de camarades, de compréhension et d’un
bon enseignement.
Tu peux regarder vers le Seigneur Jésus pour cette tâche. Il a traité les
découragés d’une manière parfaite. Tu le découvres de façon frappante
84
1 Thessaloniciens 5
en Ésaïe 42. Dans « le roseau froissé » et « la mèche qui brûle à peine »
mentionnés ici (Ésa 42:3), tu reconnais les découragés.
Dans « le roseau froissé », tu peux voir le cœur brisé, un cœur qui a été
piétiné par un traitement brutal. Le danger est qu’il soit considérés comme
un moins que rien non seulement dans le monde, mais aussi dans l’église.
Mais le Seigneur est capable de transformer ce roseau froissé en tuyau de
musique ou en bâton de mesure pour la nouvelle Jérusalem (Apo 21:15).
« La mèche qui brûle à peine » ne donne guère de lumière et de chaleur, et
n’est pas non plus capable d’en allumer une autre. Parfois, l’amour dans le
cœur brûle si faiblement que seul celui qui connaît toutes choses sait aussi
qu’il y a encore une lueur d’amour. C’est ainsi qu’Il a pu transformer Pierre
en sept semaines, passant d’une flamme presque éteinte à une flamme qui
a embrasé trois mille âmes le jour de la Pentecôte.
« Les faibles » sont les impuissants. Certains croyants sont faibles parce
qu’ils ne connaissent pas la volonté de Dieu. D’autres n’ont pas le courage
de faire confiance à Dieu. D’autres encore n’ont pas la force de résister à
certains besoins du corps. Il y a aussi ceux qui n’arrivent pas à abandon-
ner un certain schéma de pensée concernant le service de Dieu et qui, par
conséquent, se sentent faibles dans leur témoignage.
Les faibles le sont souvent à cause d’un enseignement erroné de la parole
de Dieu. Ils croient qu’ils doivent remplir certaines conditions pour se sen-
tir acceptés par Dieu. Montre-leur, à partir de la parole de Dieu, qu’ils sont
rendus agréables dans le Bien-aimé (Éph 1:6) et fais-leur sentir cela. Tu
peux rendre l’amour de Dieu tangible pour eux en mettant un bras autour
d’eux et en les soutenant dans leur vie de chrétien.
Enfin, il t’est demandé d’être « patients envers tous ». C’est un appel à
garder ta patience, ta maîtrise de soi, avec chacun des groupes précédents.
C’est important. En perdant ta patience, tu perds ton frère déréglé, ton
frère découragé et ton frère faible. Et ce n’est pas le but. En dispensant des
soins, tu dois avoir en vue tout le bénéfice c’est-à-dire que dans la vie de
ton frère, quel que soit l’état d’esprit dans lequel il se trouve, le Seigneur
Jésus occupe à nouveau le devant de la scène.
Relis 1 Thessaloniciens 5:12-14.
À méditer : De quelle manière réalises-tu ces versets ?
85
1 Thessaloniciens 5
1Th 5:15-18 | Se réjouir, prier et rendre grâces
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
15 Prenez garde que personne ne rende à quelqu’un le mal pour le mal ; mais
poursuivez toujours ce qui est bon, entre vous, et à l’égard de tous. 16 Réjouis-
sez-vous toujours ; 17 priez sans cesse ; 18 en toutes choses rendez grâces, car
telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard.
V15. Connais-tu la tentation de rendre le mal pour le mal qu’on t’a fait ?
Si c’est le cas, tu n’es pas une exception. C’est dans notre sang de réagir de
cette façon. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit que nous devons prendre
garde à ne pas le faire. Cela signifie que tu dois être attentif à ne pas faire
inopinément du mal à cette autre personne parce qu’elle t’a fait du mal.
Cela peut arriver par réflexe, par réaction automatique.
Si tu vivais sous le régime de la loi, ce serait compréhensible. Il était même
inscrit dans la loi, comme un précepte, que l’autre devait être payé de la
même monnaie. Toutefois, ce n’était pas à toi mais au juge de le déterminer
(Exo 21:23-24). Mais tu appartiens maintenant à Christ et un tel comporte-
ment ne Lui convient pas tel qu’Il est maintenant (Mt 5:38-39). Peu importe
que cette autre personne soit croyante ou incrédule. Les Thessaloniciens
ont souffert la persécution de leurs compatriotes incrédules et ont subi
beaucoup de mal de leur part. Ils n’avaient pas le droit de riposter par ven-
geance et par représailles (Rom 12:19-21 ; 1Pie 3:9). Réagir de cette manière
révélerait l’esprit de Lémec (Gen 4:23-24).
Après ce qu’il ne faut pas faire, tu lis ensuite ce qu’il faut faire : poursuivre
le bien. Et cela toujours, pas seulement une fois, mais dans tous les cas.
Et pas une faible tentative, mais une poursuite de toutes tes forces. Pour-
suivre à quelque chose de persévérant. Combien de problèmes pourraient
être évités ou surmontés si nous poursuivions toujours le bien. Dans ce
cas, tu ne cherches pas à faire du mal à quelqu’un mentalement ou physi-
quement, mais tu veux au contraire aider et être utile à l’autre personne.
Tu veux que l’autre personne profite de toi, que le contact avec toi produise
quelque chose de durable. Cette autre personne, c’est encore une fois en
même temps le croyant – qui est inclus dans les mots « entre vous » – et
l’incrédule – qui est inclus dans les mots « et à l’égard de tous ». Le désir
de Dieu pour ses enfants est que chaque contact qu’ils ont avec une autre
86
1 Thessaloniciens 5
personne soit une bénédiction pour cette autre personne dans son esprit,
son âme et son corps. Un mot ou un geste gentil, une main tendue peuvent
soulager la souffrance de l’autre, lui donner du courage et de la force, culti-
ver des sentiments de gratitude. Cette attitude exige de l’abnégation, mais
en cela, tu ressembles alors au Seigneur Jésus.
V16. Après avoir parlé de leur attitude, de leur attention et de leur engage-
ment envers les autres, Paul indique ce qui doit les caractériser personnel-
lement. Ces caractéristiques sont la joie (verset 16), la prière (verset 17) et
l’action de grâces (verset 18).
« Réjouissez-vous toujours. » ‘Toujours’ signifie à n’importe quel moment
et quelles que soient les circonstances. Il y a toujours des raisons de se
réjouir. Même les afflictions et les épreuves sont des motifs de réjouissance
(Jac 1:2). Tu ne te réjouis pas des circonstances désagréables, mais pendant
que tu y es, tu te réjouis dans le Seigneur (Psa 34:2 ; Php 4:4). Lorsque tu
regardes le Seigneur, que tu penses à Lui, la joie vient. Il est au-dessus des
circonstances. Il sait comment s’y prendre lorsque tu te sens abattu.
La joie fait partie du fruit de l’Esprit (Gal 5:22-23a). Le Seigneur Jésus parle
de « ma joie », dont Il veut qu’elle soit en toi, pour que tu connaisses une
joie accomplie (Jn 15:11). Cette joie est ta part si tu demeures dans ses com-
mandements, c’est-à-dire si tu fais ce qu’Il dit dans sa Parole.
La joie n’est pas un sentiment d’extase, mais elle vient de la communion
avec Lui. J’ai entendu un chrétien dire qu’il fallait faire taire les expériences
tristes et douloureuses par la louange. Il n’y a pas de joie de ce genre dans
la Bible. Ce que dit Paul te seras plus utile : « Comme attristés, mais tou-
jours joyeux » (2Cor 6:10a). La tristesse trouve sa raison dans les choses
temporelles, la joie trouve sa raison dans les choses éternelles et ne dimi-
nuera donc pas.
V17. Que le chrétien ne doit pas être insensible à la misère et à la détresse
ressort de la deuxième caractéristique, la prière. En raison de la détresse
toujours présente, le commandement se lit ainsi : « Priez sans cesse. » Le
Seigneur Jésus encourage cela avec insistance (Lc 18:1-7). Tu peux prier
pour tes propres besoins et tu peux prier pour ce dont les autres ont be-
soin. Tu peux prier le Père (Éph 3:14) et tu peux prier le Fils (Act 7:59).
Nulle part tu ne lis qu’il existe une prière adressée au Saint Esprit.
87
1 Thessaloniciens 5
Tu peux prier n’importe où. Pour le chrétien, il n’y a pas de bâtiments spé-
ciaux où il doit se rendre pour prier. Si tu te trouves dans un endroit où tu
ne te sens pas libre de prier, tu devrais te demander si tu es au bon endroit.
Tu peux prier au cours de toutes tes occupations, comme l’a fait Néhémie
(Néh 2:4). Si tu es occupé à des choses qui te donnent l’impression de t’em-
pêcher de prier, il se peut que tu sois occupé à de mauvaises choses. Du
côté de Dieu, l’accès au trône de la grâce n’est jamais fermé. Tu peux t’en
approcher avec confiance (Héb 4:16). Il est toujours prêt à t’écouter.
Tu vois le nombre d’incitations à prier sans cesse ? Prier devrait être comme
respirer : tu le fais sans y penser, mais tu le remarques immédiatement
lorsque tu retiens ton souffle. Cela revient à vivre en tant qu’enfant de
Dieu dans un sentiment caractérisé par la prière. Le Seigneur Jésus est aus-
si l’exemple parfait de cette caractéristique (Psa 109:4). Il a toujours vécu
sur la terre en communion consciente avec Dieu, où qu’Il soit et quelles
que soient les circonstances dans lesquelles Il se trouvait. Tu peux l’imiter
en cela.
V18. Tu es appelé à toujours te réjouir et à prier sans cesse. Tu entends
maintenant l’incitation suivante : « En toutes choses rendez grâces. » En
réfléchissant à tout ce que Dieu t’a donné, tu verras de plus en plus de
raisons de rendre grâces. Peux-tu citer quelque chose que tu n’as pas reçu
de Lui ? Chez les incrédules, tu ne rencontreras pas cela. Ils diront, s’ils
sont polis, ‘merci’ lorsqu’ils obtiennent quelque chose, mais il n’y a pas de
gratitude envers Dieu chez eux.
Tout ce que l’homme moderne et autonome possède, il l’a acquis en tra-
vaillant dur pour l’obtenir ou en croyant y avoir droit. Il peut très bien
avoir travaillé dur pour l’obtenir, mais il ne pense pas à celui qui lui a
donné la force et les capacités pour le faire.
L’appel consiste à rendre grâces « en toute chose » (cf. Éph 5:20). Ici, tu
peux penser à ‘en toutes circonstances’. Lorsque l’épreuve survient par la
maladie, le chômage ou la détresse financière, tu peux toujours tourner ton
regard vers le Seigneur dans ces circonstances et Lui rendre grâces parce
qu’Il connaît tes difficultés. Tu feras alors l’expérience qu’Il vient à toi dans
les difficultés. Tu feras l’expérience de sa proximité que tu n’aurais pas
88
1 Thessaloniciens 5
connue autrement. Tu commenceras presque automatiquement à rendre
grâces pour cela.
Cependant, l’important n’est pas que les circonstances te poussent à rendre
grâces, mais que tu commences activement à rendre grâces au Seigneur
dans ces circonstances. Dieu ne perd jamais le contrôle de quoi que ce soit.
Une situation peut devenir incontrôlable pour l’homme mais jamais pour
Dieu
Le Seigneur veut t’apprendre à rendre grâces. Tu peux te l’approprier en
t’y appliquant. Tout comme le besoin enseigne la prière, le besoin enseigne
aussi à rendre grâces. Mais dans cette situation, il est plus facile de prier
que de rendre grâces.
Le Seigneur Jésus est le grand exemple en cela aussi. Lorsque tout son
ministère semble être vain, lorsque les villes dans lesquelles il a exercé le
plus de pouvoir Le rejettent, nous L’entendons dire : « Je te loue [ou: rends
grâces], Père » (Mt 11:20-26).
L’importance de ces trois expressions typiques du chrétien – se réjouir,
prier, rendre grâces – est soulignée en ajoutant que « telle est la volonté de
Dieu ». Il ne s’agit pas d’un simple conseil sans engagement. C’est la vo-
lonté de Dieu « dans le Christ Jésus », ce qui peut signifier : Tu vois dans le
Christ Jésus comment la volonté de Dieu doit être faite. Le Seigneur Jésus
est ta vie. Il est donc possible que dans ta vie, la volonté de Dieu devienne
visible, tout comme elle est devenue visible dans la vie du Seigneur Jésus
quand Il était sur la terre.
Même maintenant qu’Il est dans le ciel, Il est occupé à faire la volonté de
Dieu. Tu peux aussi Le regarder tel qu’Il est dans le ciel. Il est là pour toi et
travaille sans relâche pour toi. En Le regardant, tu seras transformé à son
image (2Cor 3:18). Sa puissance deviendra alors visible dans ta vie, parce
que tu vivras en chrétien joyeux, qui prie et rend grâces.
Relis 1 Thessaloniciens 5:15-18.
À méditer : À propos de quoi pourrais-tu être plus joyeux et pour quoi et
quand pourrais-tu prier et rendre grâces un peu plus ?
89
1 Thessaloniciens 5
1Th 5:19-28 | Exhortations finales
Tout d’abord, lis attentivement le texte de la Bible :
19 N’éteignez pas l’Esprit : 20 ne méprisez pas les prophéties, 21 mettez tout
à l’épreuve, retenez ce qui est bon. 22 Abstenez-vous de toute forme de mal. 23
Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit,
votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue
de notre Seigneur Jésus Christ. 24 Celui qui vous appelle est fidèle, et il le fera.
25 Frères, priez pour nous. 26 Saluez tous les frères par un saint baiser. 27 Je
vous adjure par le Seigneur que la lettre soit lue à tous les saints frères. 28 Que
la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous !
V19. La réjouissance, la prière et le rendre grâces dont il est question aux
versets précédents s’appliquent à tous les croyants, mais cela doit être ou
devenir une pratique dans la vie personnelle de chacun. Dans les versets
suivants, quelques exhortations sont données aux croyants collectivement,
où l’accent est mis sur le fait de ne pas faire quelque chose. Tout d’abord,
l’appel retentit : « N’éteignez pas l’Esprit. » Avec le mot ‘éteindre’, on pense
automatiquement au feu (Mt 12:20 ; Héb 11:34). En Actes 2, la venue du
Saint Esprit dans l’église est lié au feu (Act 2:3).
Le Saint Esprit habite dans chaque croyant. Le Saint Esprit veut utiliser
chaque croyant. Le croyant peut être quelqu’un à travers lequel le Saint
Esprit s’exprime, par lequel Il se manifeste. Chaque croyant a reçu un don
de grâce de la part de l’Esprit (1Cor 12:4-11). Ces dons de grâce n’ont pas
été donnés pour être négligés. Ils doivent être utilisés pour la bénédiction
des frères et sœurs dans la foi.
L’Esprit est éteint lorsque les dons de grâce n’ont pas de place. Cela peut
arriver lorsque, pendant la réunion d’une église, tout est entre les mains
d’un seul homme, le ministre ou le pasteur. Cela arrive aussi lorsque, par
tradition, seuls certains frères prennent part au service ou lorsque des ar-
rangements sont pris pour le déroulement du service. Un autre ‘extincteur’
efficace consiste à ‘cracher‘ des critiques sans amour sur l’exercice d’un
don.
Il y a quelques autres expressions qui décrivent différentes attitudes à
l’encontre du Saint Esprit. Par exemple, tu lis
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1 Thessaloniciens 5
1. ‘mentir à l’Esprit Saint’ (Act 5:3), ce qui montre aussi qu’Il est une per-
sonne ;
2. ‘attrister le Saint Esprit’ (Eph 4:30), ce qui est le cas avec toi-même,
lorsque tu pèches ;
3. ‘résister à l’Esprit Saint’ (Act 7:51), ce que fait l’incrédulité lorsqu’elle
s’oppose à l’œuvre du Saint Esprit ;
4. ‘blasphémer contre l’Esprit’ (Mt 12:24-32), c’est ce que fait l’apostat qui
attribue l’œuvre du Seigneur Jésus à Satan contre son propre jugement.
V20. La deuxième parole d’exhortation à l’intention de l’église est la sui-
vante : « Ne méprisez pas les prophéties. » Par « les prophéties », on n’en-
tend pas ici des prédictions ou des déclarations sur l’avenir. C’est raconter
des choses qu’un être humain ne peut pas découvrir par des moyens
naturels (cf. Mt 26:68). Prophétiser, c’est transmettre des paroles de Dieu,
en faisant en sorte que l’auditeur se sente placé dans la présence de Dieu.
Il est arrivé plusieurs fois qu’une personne écoutant la parole de Dieu dise :
‘On dirait que celui qui parle me connaît, parce qu’il dit exactement qui je
suis et ce que j’ai fait.’ Pourtant, le prédicateur ne connaissait pas du tout
cette personne, mais c’est là l’effet de la parole de Dieu sur la conscience de
quelqu’un qui écoute la parole de Dieu (1Cor 14:3,24-25).
Il est donc certainement grave de mépriser les prophéties, car c’est en ré-
alité mépriser Dieu et sa Parole. Mépriser, c’est aussi lorsque les croyants
prêtent plus d’attention à la manière dont on parle qu’au contenu de ce qui
est dit. J’espère que tu n’es pas ainsi dans l’assemblée.
V21. D’ailleurs, tu n’es pas là en tant que consommateur. Au lieu de mépri-
ser, tu dois mettre « tout à l’épreuve », c’est-à-dire éprouver ce qui est dit
avec le but de former ton jugement (1Cor 14:29). Pour ce faire, ton critère
n’est pas ton impression, mais la parole de Dieu. Cela signifie que tu dois
rester à l’affût et savoir distinguer l’ivraie du bon grain. L’ivraie, tu peux la
laisser derrière toi, tandis que le grain, « ce qui est bon », tu peux l’empor-
ter avec toi et le retenir.
Prends l’exemple de Ruth. Elle a glané des épis dans le champ de Boaz, a
battu l’orge et l’a apporté à sa belle-mère (Rut 2:17-18). Tu peux appliquer
cela à un discours que tu as entendu. Retiens ce qui t’a interpellé et par-
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1 Thessaloniciens 5
tage-le avec les autres, au lieu de parler négativement de tout ce que tu n’as
pas aimé. Il s’agit souvent de choses liées à des faiblesses dans la façon de
parler.
Un autre cas est celui des enseignements erronés. Dans ce cas, tu ne peux
pas te contenter de choisir les bons et de laisser les mauvais. Tu dois en
parler. D’abord avec la personne elle-même, et si elle ne veut pas écouter,
aussi avec d’autres (Mt 18:15-20).
V22. Il doit aussi y avoir une grande distance entre toi et le mal. Ce mal
peut se trouver dans une conduite particulière, mais aussi dans les ensei-
gnements. Il peut se présenter sous des formes multiples et sournoises.
Fais en sorte de t’en éloigner. Ne sois pas l’associé du mal sous quelque
forme que ce soit. Ne gâche pas ton témoignage en allant, par exemple, à
des endroits où tu n’as pas ta place en tant que chrétien, ou en disant des
choses qui ne devraient pas sortir de la bouche d’un chrétien.
V23. Le grand objectif de toutes les exhortations et de tous les appels pré-
cédents est la ‘sainteté’. Dieu, en tant que « Dieu de paix », y travaille et te
donne la force de le faire. Il veut que chaque partie de ton être, c’est-à-dire
ton « esprit », ton « âme » et ton « corps », Lui soit « tout entiers » consacrés.
À travers ton corps, tu exprimes qui tu es. C’est ce que les gens voient de
toi. Par ce moyen, tu leur fais comprendre ce qui concerne ton esprit et ton
âme. Ton âme est liée à tes sentiments, tes émotions, ta perception de ce
que tu entends et de ce que tu vois. Par ton esprit, tu es capable d’interagir
avec Dieu et tu es au-dessus des animaux qui n’ont pas d’esprit et, pour
cette raison, aucune conscience de Dieu.
Chacun des trois aspects de ton humanité est la cible des attaques de Satan.
Paul souhaite que le Dieu de paix t’empêche de tomber sous l’influence
de Satan. Les attaques de Satan contre ton esprit ont pour but d’interférer
avec ton adoration et ta vie de prière. Ses attaques contre ton âme jouent
sur tes désirs et tes émotions. Avec ses attaques sur ton corps, il veut t’ame-
ner à faire de mauvaises choses avec ton corps.
Depuis Éden, Satan s’est acharné à faire cela (Gen 3:6). Ces attaques se
poursuivent encore aujourd’hui. Le monde est son ferme allié en la ma-
tière (1Jn 2:16). Ses activités maudites prendront fin à la venue de notre
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1 Thessaloniciens 5
Seigneur Jésus Christ. Il n’y aura alors plus d’attaques de Satan à craindre
et la sainteté sera parfaite.
V24. En attendant que ce moment arrive, nous pouvons compter sur la
fidélité inébranlable de Dieu. Il nous a appelés à cette vie en communion
avec Lui. Il se tiendra à nos côtés dans sa fidélité pour mettre en pratique
ce qui précède et pour nous amener sains et saufs à notre destination fi-
nale. Ce qu’Il promet, Il le fait. Quelle certitude !
V25. La fidélité de Dieu se reflète aussi dans le soutien que nous pouvons
nous apporter les uns aux autres en tant que frères et sœurs. Le soutien le
plus puissant, cependant, c’est lorsque nous prions les uns pour les autres.
Paul demande aux Thessaloniciens de le faire pour lui. Il a confiance en
Dieu, mais cela ne le rend pas indépendant de ses frères et sœurs. Lui
et ses compagnons ne se considèrent pas comme des super-chrétiens qui
peuvent tout faire seuls et n’ont pas besoin de l’aide dans la prière de ces
personnes nouvellement converties. Il ressent le lien d’amour et d’affection
et accorde une grande valeur à leurs prières.
V26. Après avoir sollicité leurs prières, il demande que ses salutations
soient adressées à tous les frères. Les salutations sont des expressions de
proximité. Le baiser était alors la salutation habituelle. Il n’est pas prescrit
d’exprimer la communion uniquement de cette manière. Le but principal
est de montrer son amour à ceux qui ont reçu cette même précieuse foi.
L’esprit de parti ne doit pas intervenir dans le processus – d’où « tous » les
frères. Aussi, avec le « baiser », aucune frontière ne doit être franchie entre
les sexes – d’où « saint » baiser. L’amour chrétien et la communion peuvent
aussi s’exprimer par un mot gentil ou une poignée de main cordiale.
V27. Non seulement ses salutations vont à tous les croyants, mais sa lettre
est aussi destinée à tous les croyants. Chaque croyant à Thessalonique, et
chaque croyant maintenant, a besoin d’entendre le contenu de la lettre.
Aucune distinction ne doit être faite. La parole de Dieu n’est pas destinée à
quelques privilégiés, mais à tous les croyants. La lettre – et cela s’applique
à la parole de Dieu dans son ensemble – ne contient pas de recommanda-
tions ou de conseils amicaux d’un prédicateur itinérant, mais tu y entends
la voix de Dieu qui s’adresse au cœur et à la conscience.
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1 Thessaloniciens 5
V28. Paul conclut sa lettre par un souhait. Il souhaite que tu prennes
conscience de la grâce divine qui s’est manifestée à ton égard. Alors, tu
vivras sans doute en ayant à l’esprit la venue du Seigneur Jésus, le thème
principal de cette lettre (cf. 1Pie 1:13).
Relis 1 Thessaloniciens 5:19-28.
À méditer : Comment comptes-tu suivre toutes les exhortations mention-
nées ?
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