ACTIVITÉ 1
I. Survol historique du XVIIIᵉ siècle
1. Historique et politique
Au XVIIIᵉ siècle, la monarchie française commence à décliner après l’apogée de Louis XIV.
Le règne de Louis XV et la Régence sont marqués par un affaiblissement de l’autorité
royale.
Sur le plan international :
● Le Traité de Paris (1763) entraîne la perte du Canada et de l’Inde.
● La guerre d’indépendance américaine (1783) renforce le prestige militaire de la
France mais diffuse aussi les idées républicaines.
Louis XVI tente des réformes avec des ministres éclairés comme Turgot et Necker, mais les
privilèges de la noblesse empêchent les changements. La crise financière conduit finalement
à la convocation des États généraux, prélude à la Révolution française.
2. La société et les mœurs
Le centre de la vie intellectuelle se déplace de la cour royale vers les salons, cafés et clubs.
Les salons, souvent dirigés par des femmes influentes comme Mme Geoffrin ou Mlle de
Lespinasse, deviennent des lieux de discussion intellectuelle et de diffusion des idées.
La société évolue aussi :
● Pendant la Régence, on recherche davantage le plaisir et la liberté.
● Rousseau critique cette société jugée superficielle et défend un retour à la nature, à la
simplicité et aux sentiments.
3. Le siècle des Lumières
Le XVIIIᵉ siècle est appelé Siècle des Lumières car les philosophes croient en la raison, au
progrès et à la science.
L’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert, vise à diffuser les connaissances et à
lutter contre le despotisme.
La science devient très importante et influence aussi la littérature.
4. Littérature et arts
La littérature sert à diffuser les idées des Lumières et à critiquer la société.
Les genres les plus utilisés sont :
● l’essai philosophique
● le conte philosophique
● le théâtre engagé
● le roman à thèse
Dans les arts :
● Au début du siècle domine le rococo, style élégant lié au plaisir et à la vie
aristocratique.
● Ensuite apparaît le néoclassicisme, inspiré de l’Antiquité et valorisant la raison, la
vertu et la morale civique.
5. Le passage de la raison au sentiment
Vers le milieu du siècle, la raison est critiquée.
Deux raisons principales expliquent cette évolution :
● La raison est jugée trop froide et trop logique, incapable de satisfaire les émotions
humaines.
● Elle est aussi associée à une civilisation artificielle, dominée par les apparences et les
conventions sociales.
Les penseurs commencent alors à valoriser le sentiment, la nature et l’individu.
Rousseau représente bien cette critique en affirmant que la civilisation peut corrompre
l’homme.
II. Les trois esprits
1. L’esprit critique
Les Lumières encouragent les individus à penser par eux-mêmes et à ne plus accepter
aveuglément les traditions ou l’autorité.
Cet esprit critique permet :
● de vérifier les idées
● de combattre les préjugés
● de défendre la liberté de pensée.
2. L’esprit scientifique
La science devient un outil essentiel pour comprendre le monde.
Elle repose sur :
● l’observation
● l’expérimentation
● la vérification des hypothèses.
L’esprit scientifique permet de lutter contre la superstition et de favoriser le progrès.
3. L’esprit cosmopolite
Les philosophes s’intéressent aux autres cultures et aux autres pays.
Ils comparent différents systèmes politiques et sociaux pour trouver les meilleurs modèles.
Cela crée une communauté intellectuelle internationale appelée la République des Lettres.
III. Les mots clés
1. Siècle des Lumières
Le Siècle des Lumières est un mouvement intellectuel européen qui s’étend de 1715 à 1789.
Son objectif est d’éclairer les esprits grâce à la raison, au savoir et à l’éducation.
La métaphore de la lumière symbolise la lutte contre l’ignorance, la superstition et le
fanatisme.
2. La raison
La raison est considérée comme une lumière naturelle permettant de distinguer le vrai du
faux.
Elle sert à :
● analyser les idées
● rechercher la vérité
● promouvoir la liberté et l’égalité.
3. Les philosophes
Au XVIIIᵉ siècle, le philosophe n’est plus seulement un penseur mais aussi un acteur engagé
dans la société.
Les philosophes cherchent à :
● éduquer le public
● critiquer l’injustice
● diffuser les idées de liberté.
Cependant, ils risquent souvent la censure, la prison ou l’exil.
IV. Voltaire
1. Le pseudonyme
Voltaire est le pseudonyme de François-Marie Arouet.
Ce nom viendrait de l’anagramme « Arouet le jeune ».
Il lui permet de créer une identité intellectuelle indépendante et de s’exprimer plus librement
malgré la censure.
2. Sa personnalité
Voltaire est connu pour :
● son esprit critique
● son ironie et sa satire
● son engagement pour la liberté et la justice.
Il est emprisonné à la Bastille et exilé en Angleterre, où il découvre un système politique
plus tolérant.
Il devient aussi célèbre pour son combat dans l’affaire Calas, où il défend un innocent
victime de l’intolérance religieuse.
3. Ses surnoms
L’aubergiste de l’Europe
Voltaire correspond avec des intellectuels et des souverains dans toute l’Europe. Son château
de Ferney devient un lieu de rencontre pour les penseurs.
Le patriarche de Ferney
À Ferney, il améliore la vie économique et sociale de la région et aide les victimes
d’injustice.
Le roi Voltaire
Il est considéré comme le « roi » de la vie intellectuelle grâce à son influence, son talent et
son engagement pour la justice.
ACTIVITÉ 4
I. Introduction
Victor Hugo (1802-1885) est l’un des plus grands écrivains français du XIXᵉ siècle et une
figure majeure du romantisme.
Il a écrit dans plusieurs genres littéraires : poésie, roman et théâtre, et il a aussi joué un rôle
important dans la vie politique et sociale de son époque.
II. Les tournants dans la vie de Victor Hugo
Un tournant est un moment décisif qui transforme profondément la pensée et la création
d’un écrivain.
Dans la vie de Victor Hugo, deux événements principaux ont marqué son évolution :
● Le deuil de 1843
● L’exil politique de 1851
1. Le deuil de 1843
En 1843, la fille de Victor Hugo, Léopoldine, meurt noyée dans la Seine avec son mari.
Cet événement provoque un choc immense pour Hugo.
Conséquences
● Il arrête presque d’écrire pendant plusieurs années.
● Son écriture devient plus intérieure et méditative.
Avant 1843
● poésie romantique
● ton héroïque et lyrique
● confiance dans la vie
Après 1843
● poésie plus grave et personnelle
● réflexion sur la mort et la souffrance
● solitude et méditation
Œuvre représentative
Les Contemplations (1856)
Recueil autobiographique consacré au souvenir de sa fille et à la réflexion sur la condition
humaine.
2. L’exil politique de 1851
En 1851, Louis-Napoléon Bonaparte fait un coup d’État.
Victor Hugo s’y oppose et doit quitter la France.
Il vit en exil pendant près de 20 ans à Jersey et Guernesey.
Pourquoi parle-t-on d’exil volontaire ?
Hugo aurait pu rester en France s’il avait accepté le régime, mais il refuse.
Il choisit l’exil pour rester fidèle à ses valeurs.
Conséquences
Après l’exil :
● Hugo devient un écrivain engagé
● il défend la justice et la liberté
● il parle des pauvres et des opprimés
Œuvres représentatives
● Les Châtiments (1853) : attaque contre Napoléon III
● Les Misérables (1862) : défense des pauvres et critique de l’injustice sociale
3. La maturité du génie de Hugo
Ces deux événements permettent à Hugo de mûrir :
● Maturation humaine : compréhension profonde de la souffrance humaine
● Maturation sociale : engagement pour la justice et la liberté
● Maturation littéraire : fusion de l’art, de la morale et de la politique
Son œuvre devient alors universelle et humaniste.
III. Les œuvres de Victor Hugo
Victor Hugo écrit dans trois grands genres : poésie, théâtre et roman.
1. La poésie
Caractéristiques
● lyrisme personnel
● poésie engagée
● réflexion spirituelle et philosophique
Œuvres importantes
● Odes (1822)
● Les Châtiments (1853)
● Les Contemplations (1856)
Sa poésie évolue d’une expression personnelle vers une poésie du peuple et de la justice.
2. Le théâtre
Le théâtre de Hugo rompt avec les règles classiques.
Caractéristiques
● liberté artistique
● mélange du tragique et du comique
● critique du pouvoir
Œuvres importantes
● Hernani (1830) – symbole du romantisme
● Le roi s’amuse (1832)
● Ruy Blas (1838)
3. Le roman
Le roman permet à Hugo de montrer la société et ses injustices.
Caractéristiques
● humanisme
● critique sociale
● opposition entre le bien et le mal
Œuvres importantes
● Notre-Dame de Paris (1831)
● Claude Gueux (1834)
● Les Misérables (1862)
IV. Victor Hugo : un auteur populaire
Victor Hugo est un écrivain très célèbre et aimé du peuple.
Il a vécu toute l’histoire du XIXᵉ siècle et a été témoin de nombreux régimes politiques.
Ses œuvres parlent de :
● la pauvreté
● l’injustice sociale
● la liberté
● la dignité humaine
Ses combats politiques
Victor Hugo défend plusieurs causes importantes :
● la lutte contre la misère
● le droit à l’éducation
● les droits des femmes
● l’abolition de l’esclavage
● l’abolition de la peine de mort
Il devient une figure morale et politique majeure.
Sa mort
À sa mort en 1885, Victor Hugo reçoit des funérailles nationales.
Plus de deux millions de personnes assistent à son cortège funèbre à Paris.
Il est enterré au Panthéon, symbole de la reconnaissance nationale.
ACTIVITÉ 2
I. La métaphysique
1. Définition de la métaphysique
La métaphysique est une branche de la philosophie qui cherche à comprendre la réalité
au-delà du monde physique.
Le mot vient du grec méta (au-delà) et physika (la nature).
Contrairement aux sciences expérimentales, la métaphysique ne s’appuie pas seulement sur
l’observation. Elle tente de répondre à des questions fondamentales que la science ne peut pas
résoudre.
Par exemple, elle s’interroge sur :
● la nature de l’être et de l’existence
● la relation entre le corps et l’esprit
● la question de la mort et de l’âme
● la nature du temps et de l’espace
● l’existence d’un Dieu ou d’une cause première
2. L’attitude critique de Voltaire envers la métaphysique
Voltaire adopte une attitude très critique envers la métaphysique.
Il considère souvent cette discipline comme une « philosophie des nuages », c’est-à-dire
une réflexion trop abstraite et éloignée de la réalité.
Selon lui :
● la métaphysique ne résout aucun problème concret de la société
● elle ne permet aucune certitude réelle
● elle provoque souvent des débats inutiles et des divisions
3. La solution proposée par Voltaire
Plutôt que de spéculer sur des questions impossibles à résoudre, Voltaire propose une attitude
pragmatique et empirique.
Il s’inspire de la philosophie de John Locke, selon laquelle la connaissance humaine provient
principalement de l’expérience et des sens.
Selon Voltaire, l’homme doit reconnaître les limites de sa raison et accepter qu’il existe des
choses qu’il ne peut pas comprendre.
La solution consiste donc à abandonner les spéculations abstraites et à se concentrer sur
l’action concrète pour améliorer la vie humaine.
Cette idée est résumée par la célèbre phrase de Candide :
« Il faut cultiver notre jardin. »
Autrement dit, il faut travailler, agir et améliorer la société plutôt que perdre du temps dans
des débats métaphysiques.
II. La religion
1. La critique des religions révélées
Voltaire critique fortement les religions révélées, c’est-à-dire les religions fondées sur :
● des textes sacrés
● des miracles
● des dogmes imposés par l’autorité religieuse
Selon lui, ces religions prétendent posséder la vérité absolue, ce qui peut conduire au
fanatisme et à l’intolérance.
Dans l’histoire, Voltaire observe que les conflits religieux ont souvent provoqué :
● des persécutions
● des guerres civiles
● des violences contre ceux qui pensent différemment.
Son objectif n’est pas de supprimer toute religion, mais de combattre le fanatisme et la
superstition.
Il défend donc la tolérance religieuse.
Dans son ouvrage Traité sur la tolérance, il affirme :
« La tolérance n’a jamais excité de guerre civile ; l’intolérance a couvert la terre de carnage. »
2. Le déisme de Voltaire
Voltaire n’est pas athée.
Il adopte une position appelée déisme.
Le déisme affirme que :
● Dieu existe
● il est le créateur de l’univers
● mais il n’intervient pas directement dans la vie humaine.
Selon Voltaire, l’existence de Dieu peut être comprise grâce à la raison et à l’observation de
l’univers.
Il compare souvent l’univers à une horloge, ce qui implique l’existence d’un horloger,
c’est-à-dire un créateur.
Il écrit :
« L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas
d’horloger. »
Ainsi, Dieu est pour Voltaire un principe créateur, mais non un Dieu qui agit par miracles ou
par interventions directes.
3. Religion, morale et société
Pour Voltaire, la morale est plus importante que la religion.
Une société peut fonctionner grâce à :
● la raison
● la conscience
● la justice.
Cependant, il reconnaît que la religion peut avoir un rôle social utile, notamment pour
maintenir l’ordre dans la société.
Pour les philosophes, la raison suffit pour guider la conduite morale.
Mais pour le peuple, la croyance en un Dieu qui récompense et punit peut encourager les
comportements moraux.
Le véritable danger n’est donc pas la religion elle-même, mais le fanatisme religieux.
III. L’idéal politique de Voltaire
Voltaire adopte une vision politique pragmatique et modérée.
1. La démocratie
Voltaire reconnaît la valeur de la démocratie, car elle repose sur l’idée que les hommes sont
libres et égaux par nature.
Cependant, il pense que la démocratie fonctionne surtout dans de petits États, où les citoyens
peuvent participer directement à la vie politique.
Pour un grand pays comme la France, ce système lui semble difficile à appliquer.
2. Le despotisme éclairé
Pendant longtemps, Voltaire espère qu’un souverain éclairé pourrait gouverner avec sagesse.
Dans ce modèle politique, le roi reste puissant, mais il utilise la raison et les idées des
philosophes pour améliorer la société.
Ce système est appelé le despotisme éclairé.
Cependant, les expériences historiques montrent que même les souverains éclairés peuvent
commettre des erreurs.
3. Le modèle anglais
Voltaire admire particulièrement le système politique anglais.
En Angleterre :
● le pouvoir du roi est limité
● le Parlement participe au gouvernement
● certaines libertés sont garanties.
Pour Voltaire, ce système représente un équilibre entre autorité et liberté.
Il propose donc des réformes modérées, menées par des ministres éclairés capables
d’améliorer progressivement la société.
IV. La civilisation selon Voltaire
1. La paix
Pour Voltaire, la guerre est la plus grande ennemie de la civilisation.
Elle détruit les richesses, provoque la misère et cause des souffrances humaines.
Au contraire, les véritables héros de la civilisation sont :
● les savants
● les ingénieurs
● les artistes
● les penseurs.
2. La liberté et la justice
Une société civilisée doit garantir plusieurs libertés fondamentales :
● la liberté d’expression
● la liberté d’écrire
● la liberté de conscience
● la liberté individuelle.
Voltaire condamne également l’esclavage, les arrestations arbitraires et toutes les formes
d’injustice.
3. Le bien-être et l’économie
Voltaire considère que le développement économique est essentiel pour améliorer la vie des
hommes.
Selon lui :
● le commerce favorise la prospérité
● l’agriculture est la base de la richesse
● certaines réformes économiques sont nécessaires.
Il affirme aussi que le luxe peut contribuer au progrès, car il stimule l’industrie, le
commerce et les échanges.
4. Les arts et les Lumières
Enfin, la civilisation atteint son plus haut niveau grâce aux arts et à la culture.
Les arts :
● développent l’intelligence
● adoucissent les mœurs
● enrichissent la vie spirituelle des hommes.
ACTIVITÉ 3
I. Un siècle de mutations : contexte historique et littéraire
1. Instabilité politique et sociale
Au XIXᵉ siècle, la France connaît une grande instabilité politique.
Plusieurs régimes se succèdent :
● Premier Empire
● Restauration
● Monarchie de Juillet
● Seconde République
● Second Empire
● Troisième République
→ Le pays oscille entre deux tendances :
● la monarchie (ordre et tradition)
● les idéaux révolutionnaires (liberté et démocratie)
En même temps, la révolution industrielle transforme la société :
● développement des machines et des transports
● croissance des villes et des usines
● apparition de nouvelles classes sociales :
La bourgeoisie
● riche et puissante
● contrôle l’économie
Le prolétariat
● classe ouvrière urbaine
● vit souvent dans la pauvreté.
2. L’importance de la science
Le XIXᵉ siècle est aussi marqué par la confiance dans la science.
Influence du positivisme (Auguste Comte) :
● la connaissance doit reposer sur l’observation et l’expérience
● rejet des spéculations métaphysiques.
Découvertes scientifiques importantes :
● Pasteur (médecine et microbiologie)
● Darwin (théorie de l’évolution)
→ La science donne l’impression que le progrès humain est possible.
Cette vision influence la littérature : les écrivains cherchent à observer la société de façon
plus réaliste.
3. Les grands courants littéraires
Le Romantisme
Caractéristiques :
● expression du Moi
● importance des émotions et des passions
● admiration pour la nature
● liberté artistique.
Le Réalisme
Objectif :
● représenter la société telle qu’elle est
● montrer les inégalités sociales
● décrire la vie quotidienne.
Le Naturalisme
Prolongement du réalisme.
Principes :
● influence de la science
● l’homme est déterminé par :
○ son hérédité
○ son milieu social.
Le Symbolisme
Réaction contre le matérialisme.
Caractéristiques :
● importance du mystère et de l’imagination
● utilisation des symboles
● recherche de musicalité dans la langue.
II. Victor Hugo : la formation d’un géant
1. Une enfance entre deux influences
Victor Hugo naît en 1802.
Sa famille est divisée politiquement :
Son père
● général dans l’armée de Napoléon
● proche des idées impériales.
Sa mère
● royaliste
● très attachée à la religion et à la tradition.
→ Cette opposition influence sa pensée.
Son enfance est aussi marquée par des voyages :
● Italie
● Espagne
Ces voyages développent son imagination.
Il vit ensuite à Paris, aux Feuillantines, où il découvre la littérature.
2. Une ambition exceptionnelle
À 14 ans, Hugo écrit dans son journal :
« Je veux être Chateaubriand ou rien. »
Chateaubriand représente :
● un grand écrivain romantique
● une figure politique importante.
→ Hugo veut :
● devenir un grand écrivain
● jouer un rôle dans la société.
3. Les premiers succès
Victor Hugo montre très tôt un talent exceptionnel.
Quelques étapes importantes :
● 15 ans : mention honorable à l’Académie française
● 1819 : création de la revue Le Conservateur littéraire
● publication de ses premières œuvres :
○ Odes
○ Han d’Islande
→ Sa réputation commence à se construire.
III. La Bataille d’Hernani : triomphe du romantisme
En 1830, Hugo présente la pièce Hernani.
Cet événement devient célèbre sous le nom de Bataille d’Hernani.
1. Une révolution artistique
Hugo remet en cause les règles du théâtre classique :
● refus des trois unités
● mélange de tragique et de comique
● liberté artistique.
→ Il crée le drame romantique.
2. Un conflit entre deux camps
Dans la salle de théâtre, deux groupes s’opposent :
Les classiques
● défendent les règles traditionnelles.
Les romantiques
● jeunes artistes et étudiants
● soutiennent la modernité.
La représentation provoque :
● cris
● sifflets
● applaudissements.
3. Une victoire pour Hugo
Malgré le scandale, la pièce connaît un grand succès.
Conséquences :
● victoire du romantisme
● Hugo devient le chef de file du mouvement romantique.
IV. Une vie marquée par l’amour et le drame
1. Sa vie familiale
En 1822, Victor Hugo épouse Adèle Foucher.
Ils ont cinq enfants.
Mais Hugo entretient aussi une relation avec Juliette Drouet, qui restera sa compagne
pendant de nombreuses années.
2. Le drame de Léopoldine
L’événement le plus tragique de sa vie se produit en 1843.
Sa fille Léopoldine meurt noyée dans la Seine avec son mari.
Conséquences :
● Hugo est profondément bouleversé
● il arrête d’écrire pendant plusieurs années.
Sa poésie devient plus :
● intime
● profonde
● philosophique.
Ce drame inspire notamment le recueil :
Les Contemplations.