ORL - Conf Raphael 2017
ORL - Conf Raphael 2017
:
ITEM
85
Epistaxis
Objectif
CNG
:
• Prise
du
pouls
et
de
la
tension
artérielle.
o Devant
une
épistaxis,
argumenter
les
principales
hypothèses
diagnostique
set • Aspect
du
patient
:
anxiété,
agitation,
sueurs,
pâleur.
justifier
les
examens
complémentaires
pertinents. o Examen
ORL
:
o Identifier
les
situations
d’urgence
et
planifier
leur
prise
en
charge. • Abondance
de
l’hémorragie.
Recommandations
:
• Préciser
son
siège
antérieur
ou
postérieur.
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
-‐
3ème
édition. • Préciser
son
origine,
localisé
ou
diffuse.
NOTIONS
CLÉS
Epistaxis
essentielle
du
jeune,
traitée
par
simple
compression
bidigitale
de
Formes
cliniques
quelques
minutes
de
l’aile
du
nez
puis
éventuellement
par
cautérisation
de
la
tache
vasculaire.
o Épistaxis
bénigne
:
• Ecoulement
peu
abondant,
goutte
à
goutte,
presque
toujours
unilatéral.
Epistaxis
grave
chez
un
hypertendu
nécessite
un
tamponnement
antérieur,
• Examen
ORL
facile
après
mouchage,
rhinoscopie
antérieure
retrouve
le
quelque
fois
postérieur,
ou
la
mise
en
place
de
ballonnets
hémostatiques.
siège
du
saignement,
généralement
antérieur
au
niveau
de
la
tache
Exceptionnellement
une
embolisation
ou
une
coagulation
artérielle
par
voie
vasculaire.
endonasale.
o Epistaxis
grave
:
La
gravité
dépend
de
:
• Des
antécédents
du
patient.
La
correction
de
l’hypertension
par
hypotenseur
à
action
rapide
est
associée
• Son
traitement.
devant
la
persistance
de
cette
HTA
après
arrêt
de
l’épistaxis.
• Durée
et
abondance
de
l’hémorragie.
• Facteurs
de
risque
hémorragiques.
Attention
à
2
présentations
cliniques
dans
un
cadre
traumatique
:
• Durée
ou
répétition
de
l’épistaxis.
Epistaxis
et
fracture
de
l’étage
antérieur
de
la
base
du
crâne
:
fracture
fronto-‐ • Pathologie
sous-‐jacente
susceptible
d’être
décompensée
par
la
spoliation
basale
et
rhinorrhée
cérébrospinale
:
épistaxis
qui
«
s’éclaircit
».
sanguine,
coronaropathie.
Epistaxis
et
exophtalmie
pulsatile
:
fistule
carotidocaverneuse,
gravissime.
• Présence
de
trouble
de
la
coagulation.
2016/2017
1/2
ORL
:
ITEM
85
Epistaxis
• Traumatiques
:
corps
étrangers,
perforations
septales,
traumatismes • Une
cautérisation
de
la
tache
vasculaire.
opératoires,
traumatismes
accidentels. § Cautérisation
chimique
(acide
chromique
ou
nitrate
d’argent).
• Tumorales
:
bénigne
et
maligne
rechercher
signes
associés. § Cautérisation
électrique.
o Epistaxis
d’origine
générale
: o Localisation
non
déterminée
(Par
ordre
d’escalade
thérapeutique)
:
• Hypertension
artérielle. • Tamponnement
antérieur
:
• Maladies
hémorragiques. § Malade
assis.
• Maladies
vasculaires. § Mouchage
énergique
pour
évacuer
les
caillots.
• Epistaxis
essentielle. § Lavage
des
fosses
nasales
si
besoin.
§ Pulvérisation
dans
les
cavités
nasales
d’une
solution
anesthésique
locale,
xylocaïne
additionnée
de
naphtazoline.
§ Tamponnement
antérieur
à
l’aide
d’une
pince
et
d’une
mèche
Examens
complémentaires
grasse
de
2
à
5
cm
de
large.
§ Tamponnement
retiré
après
24
ou
48h,
après
correction
des
o NFS
plaquettes
(Hb
et
hématocrite). facteurs
favorisant.
o Hémostase
TP-‐TCA,
INR. § Antibiothérapie
non
nécessaire.
o Groupe-‐Rhésus-‐RAI. § En
cas
de
coagulopathie,
mèche
résorbable
souhaitable.
• Tamponnement
par
ballonnet
gonflable
hémostatique
antérieur
et
postérieur/
sonde
à
double
ballonnet.
Diagnostics
différentiels
• Tamponnement
postérieur.
• Coagulation
par
voie
endonasale
des
artères
sphéno-‐palatines
ou
o Hémoptysie
:
saignement
s’extériorise
lors
d’efforts
de
toux. embolisation
de
ces
artères
en
radiologie
interventionnelle.
o Hématémèse
:
saignement
s’extériorise
par
la
bouche
lors
d’efforts
de • Ligatures
des
artères
ethmoïdales
dans
les
cas
d’épistaxis
non
contrôlées
vomissement. par
les
thérapeutiques
précédentes.
Embolisation
contre
indiquée
car
elles
sont
branches
terminales
de
l’artère
ophtalmique,
branches
de
la
carotide
interne,
entrainant
un
risque
d’hémiplégie
et
de
cécité.
Traitement
EVITER
LA
REPRODUCTION
DE
L’HEMORRAGIE
:
o Cautérisation
d’une
ectasie
de
la
tache
vasculaire.
o 3
objectifs
au
traitement
:
o Rechercher
et
traiter
des
facteurs
généraux
:
hypertension
artérielle,
• Stabiliser
état
hémodynamique.
coagulopathies,
surdosage
d’anticoagulants
ou
d’antiagrégants
plaquettaires.
• Tarir
l’hémorragie.
• Eviter
sa
reproduction.
TRANSFUSION
EXCEPTIONNELLE
:
o En
dehors
d’une
perte
massive
et
d’une
altération
de
l’état
général,
préférable
de
TARIR
L’HEMORRAGIE
PAR
HEMOSTASE
LOCALE
:
reconstituer
les
réserves
martiales,
fer
PO
ou
injectable,
ou
de
proposer
un
o Localisation
à
la
tache
vasculaire/antérieure,
puis
on
pourra
réaliser
:
traitement
par
EPO.
• Une
compression
digitale
simple
de
l’aile
du
nez
pendant
10
minutes.
• Une
compression
par
un
tampon
hémostatique.
2016/2017
2/2
ORL
:
ITEM
86
Dysphonie
Objectif
CNG
:
Clinique
o Devant
l’apparition
d’un
trouble
aigu
de
la
parole
ou
une
dysphonie,
argumenter
les
principales
hypothèses
diagnostiques
et
justifier
les
examens
complémentaires Le
diagnostic
est
clinique,
confirmé
par
l’audition
de
la
voix
du
patient
pertinents.
Recommandations
:
INTERROGATOIRE
:
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
-‐
3ème
édition. o Recherche
du
terrain
:
Sexe,
âge,
profession,
intoxication
alcoolo-‐tabagique.
o Recherche
des
antécédents
:
Traumatisme
laryngé
interne
(intubation)
ou
externe,
NOTIONS
CLÉS
maladie
respiratoire,
neurologique,
endocrinienne,
reflux
gastro
œsophagien.
Une
dysphonie
est
un
trouble
de
la
voix
parlée.
o Recherche
de
signes
associés
:
Dysphagie,
dyspnée,
toux,
otalgie
réflexe,
fausses
Le
diagnostic
est
clinique,
confirmé
par
l’audition
de
la
voix
du
patient.
routes
alimentaires
par
inhalation.
L’examen
des
cordes
vocales
au
miroir
ou
par
fibroscopie
naso-‐pharyngo-‐laryngée
devant
toute
dysphonie.
EXAMEN
PHYSIQUE
:
er
Laryngoscopie
directe
en
suspension
au
microscope
sous
AG
avec
biopsies
en
cas
o 1
examen
à
effectuer
:
Laryngoscopie
indirecte
au
miroir
laryngé
ou
fibroscopie
d’anomalie
lors
de
l’examen
clinique.
naso-‐laryngée.
Toute
dysphonie
impose
la
recherche
d’un
cancer
des
cordes
vocales
et
en
cas
de
Toute
dysphonie
durant
plus
de
8
jours
doit
bénéficier
paralysie
de
cancer
sur
le
trajet
du
nerf
pneumogastrique
ou
du
nerf
récurrent.
d’un
examen
par
laryngoscopie
indirecte.
o Examen
ORL
complet
incluant
une
exploration
des
nerfs
mixtes
IX,
X,
XI,
XII,
par
une
étude
de
la
motricité
du
voile
de
la
langue,
une
recherche
du
signe
du
rideau.
o Examen
des
aires
ganglionnaires
cervicales,
palpation
de
la
glande
thyroïde.
Généralités
o Toute
dysphonie
trainante
depuis
plus
de
8
jours
doit
faire
l’objet
d’un
examen
des Examens
complémentaires
cordes
vocales
par
laryngoscopie
indirecte
ou
fibroscopie
laryngée.
EXAMENS
COMPLEMENTAIRES
SELON
L’EXAMEN
DES
CORDES
VOCALES
:
o En
cas
de
lésion
suspecte
dépistée
par
la
laryngoscopie
indirecte
:
Laryngoscopie
Physiopathologie
directe
en
suspension
au
microscope
sous
AG
pour
biopsie
ou
biopsie-‐exérèse.
o Examens
fonctionnels
en
cas
de
lésion
bénigne
:
Stroboscopie,
bilan
phoniatrique.
o La
voix
est
un
son
produit
par
les
cordes
vocales
(=
CV)
sous
l’influence
de
l’air o Electro-‐myographie
des
cordes
vocales
en
cas
de
difficulté
diagnostique
entre
expiré. paralysie
laryngée
et
blocage
mécanique
des
cordes.
o Une
dysphonie
peut
être
secondaire
à
une
lésion
sur
les
cordes
vocales
ou
à
une o Imagerie
:
TDM
ou
IRM
du
larynx
dans
le
cadre
du
bilan
d’une
lésion.
Pas
d’intérêt
anomalie
de
leurs
mouvements. diagnostique.
2016-‐17
1/4
ORL
:
ITEM
86
Dysphonie
I. DYSPHONIES
PAR
LÉSIONS
LARYNGÉES Traitement
d’épreuve
avec
des
anti-‐inflammatoires
ou
traitement
adapté
en
cas
de
RGO.
o Papillomatose
laryngée
:
Etiologie
• Lésions
virales
caractéristiques,
étendues
non
seulement
aux
cordes
vocales
mais
parfois
aussi
à
la
trachée,
dues
au
papillomavirus.
o Laryngite
aigues
:
• Risque
de
dégénérescence
maligne
est
rare
mais
risque
de
lésion
• Installation
brutale
lors
d’une
rhinopharyngite
banale. dyspnéisantes
et
traitement
microchirurgical
doit
être
proposé.
• Cordes
vocales
rouges,
œdématiées,
parfois
recouverte
de
sécrétions • Problème
principal
récidive
des
lésions.
purulentes
ou
muco-‐purulentes.
• Traitement
:
Repos
vocal,
arrêt
du
tabac,
anti-‐inflammatoires
par
voie
générale
et
locale,
en
privilégiant
les
corticoïdes,
une
antibiothérapie
si
étiologies
bactérienne.
II. PARALYSIE
LARYNGÉE
UNILATÉRALE
o Laryngites
chroniques
:
o Elle
se
présente
comme
une
immobilité
d’une
CV,
le
plus
souvent
une
paralysie.
• Installation
de
la
dysphonie
souvent
isolée
et
progressive.
• Contexte
évocateur
:
tabac,
vapeurs
toxiques,
infections
ORL
répétées,
RGO,
surmenage
vocal.
• A
l’examen
on
retrouve
soit
une
laryngite
chronique
hypertrophique
rouge Clinique
(érythroplasie),
soit
une
laryngite
chronique
blanche
(leucoplasie).
• Dans
tous
les
cas,
lésions
suspectes
donc
laryngoscopie
directe
en o Une
des
CV
reste
immobile
lors
de
l’examen
au
miroir
ou
en
fibroscopie.
suspension
au
microscope,
sous
AG
pour
réaliser
des
biopsies
et
si
possible o La
symptomatologie
dépend
de
la
position
de
la
corde
paralysée,
si
paralysie
en
exérèse
complète
de
la
lésion. position
latérale
sémiologie
bruyante
avec
dysphonie
importante
et
des
fausses
o Cancer
du
larynx
: routes,
si
paralysie
en
position
médiane
sémiologie
plus
discrète.
• Suspicion
de
cancer
doit
être
constante
devant
une
dysphonie
surtout
chez o Voix
typiquement
soufflée
ou
bitonale.
un
homme
d’âge
mur
alcoolo-‐tabagique. o Diagnostic
de
paralysie
laryngée
ne
nécessite
pas
de
laryngoscopie
en
suspension.
• Au
moindre
doute
proposer
une
laryngoscopie
directe
en
suspension
au o Circonstances
évocatrices
:
chirurgie
ou
plaie
sur
le
trajet
du
X
ou
du
nerf
laryngé
microscope
pour
réaliser
des
biopsies. inférieur
depuis
le
tronc
cérébral
jusqu’au
larynx.
o Lésions
bénignes
: o Signes
associés
:
• Nodules
des
cordes
vocales
:
Lésions
blanchâtres
symétriques
en
regard • Si
signe
du
rideau
et/ou
paralysie
de
l’hémi-‐voile
:
Lésion
haute
du
X.
l’une
de
l’autre
situées
au
1/3
moyen
des
cordes.
Surtout
présents
chez
les • Si
atteinte
des
autres
nerfs
crâniens,
IX,
XI,
XII
:
Lésion
haute.
jeunes
garçons
qui
crient
beaucoup
et
les
femmes
qui
forcent
leur
voix
(enseignantes).
Traitement
repose
sur
la
rééducation
orthophonique,
si
insuffisant
laryngoscopie
en
suspension
pour
réaliser
une
micro-‐ Examens
complémentaires
phonochirurgie
pour
améliorer
la
voix,
analyse
histologiques
des
nodules.
• Polypes
et
œdèmes
de
Reinke
:
Lésions
inflammatoires,
liées
à
la o Bilan
TDM
depuis
la
base
du
crane
jusqu’au
thorax.
conjonction
du
forçage
vocal
et
du
tabac.
Du
fait
du
terrain
lésions
plus o Echographie
cervicale
pour
exploration
de
la
glande
thyroïde.
suspectes
donc
laryngoscopie
directe
permet
à
la
fois
le
traitement o Laryngoscopie
n’est
pas
systématique.
microchirurgical
et
la
certitude
histologique.
• Granulomes
:
Lésions
inflammatoires
du
1/3
postérieur
des
cordes
vocales.
Surviennent
après
une
intubation
prolongée
ou
dans
le
cadre
d’un
RGO.
2016-‐17
2/4
ORL
:
ITEM
86
Dysphonie
Etiologie
o Paralysies
idiopathiques.
IV. DYSPHONIES
À
CORDES
VOCALES
NORMALES
o Cancer
thyroïdien,
œsophagien,
pulmonaire,
médiastinal,
tumeur
ou
adénopathie
rétro-‐stylienne. o Troubles
endocriniens
:
Hypothyroïdie,
hyper-‐androgénisme.
o Chirurgie
à
proximité
du
nerf
vague
ou
de
ses
branches
récurrentielles. o Dysphonie
par
surmenage
vocal.
o Causes
cardiaques
:
maladie
mitrale,
coarctation
aortique. o Dysphonie
d’origine
psychique.
o Causes
neurologiques
:
AVC
du
tronc,
SEP,
syringomyélie,
encéphalite,
méningite, o Dysphonie
spasmodique.
poliomyélite,
Guillain-‐Barré,
etc.. o Dysphonie
myasthénique.
o Paralysies
idiopathiques.
Diagnostics
différentiels
III. PARALYSIE
LARYNGÉE
BILATÉRALE
o Hypo-‐phonie
(voix
faible)
:
Insuffisances
respiratoires
avec
baisse
du
débit
de
d’air.
o Modifications
du
timbre
de
la
voix
par
atteinte
des
cavités
de
résonance
:
Clinique
• Rhinolalie
fermée
(obstruction
nasale,
cavum).
• Rhinolalie
ouverte
(incontinence
du
voile
du
palais).
o En
cas
de
paralysie
en
position
fermée,
le
patient
présente
surtout
une
dyspnée o La
«
voix
pharyngée
»
:
Cancer
de
l’oropharynx.
avec
une
voix
quasi
normale
ou
une
dysphonie
qui
est
au
second
plan. o Dysarthrie
des
troubles
neurologiques
de
l’articulation
de
la
parole.
o En
cas
de
paralysie
en
position
ouverte,
la
dysphonie
est
importante
en
raison
de
l’absence
de
contact
entre
les
cordes
vocales
et
des
fausses
routes
à
la
déglutition
peuvent
exister.
Examens complémentaires
Etiologie
2016-‐17
3/4
ORL
:
ITEM
86
Dysphonie
Mon
mémento
o
2016-‐17
4/4
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
Objectif
CNG
:
o Argumenter
les
principales
hypothèses
diagnostiques
et
justifier
les
examens I. GENERALITES.
complémentaires
pertinents
et
principes
de
traitement.
o Particularités
chez
l’enfant
et
chez
le
sujet
âgé.
Définitions
o Assurer
le
suivi
d’un
nourrisson,
d’un
enfant
et
d’un
adolescent
normaux.
o Argumenter
les
modalités
de
dépistage
et
de
prévention
des
troubles
de
la
vue
et
de
l’ouïe. NIVEAUX
DE
SURDITE
:
o Perte
entre
0
et
20
dB
:
Recommandations
:
ème • Audition
normale
ou
subnormale.
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
–
3
édition.
o Perte
entre
20
et
40
dB
:
• Perte
légère
:
NOTIONS
CLÉS
§ La
parole
est
comprise
à
un
niveau
normal.
Généralités
:
§ Difficultés
pour
la
voix
faible.
Une
surdité
de
transmission
:
o Perte
entre
40
et
70
dB
:
• A
toujours
un
Rinne
négatif. • Perte
moyenne.
• N’entraîne
pas
de
distorsions
sonores. o Perte
entre
70
et
90
dB
:
• N’est
jamais
totale. • Perte
sévère
:
-‐
Une
surdité
de
perception
:
§ La
parole
n’est
perçue
qu’à
des
niveaux
très
forts.
• A
toujours
un
Rinne
positif. § La
lecture
labiale
est
un
complément
nécessaire.
• Entraîne
des
distorsions
sonores. o Perte
supérieure
à
90
dB
:
• Peut
être
totale. • Perte
profonde
:
§ Compréhension
de
la
parole
presque
impossible.
Etiologies
§ Troubles
importants
d’acquisition
du
langage
pour
le
jeune
enfant.
L’otospongiose
est
la
surdité
de
transmission
la
plus
fréquente.
Toute
surdité
de
perception
unilatérale
progressive
de
l’adulte
doit
faire
évoquer
un
Remarque
:
chez
le
jeune
enfant
en
période
d’acquisition
du
langage,
une
surdité
peut
neurinome
de
l’acoustique.
entraîner
un
retard
d’acquisition
voire
une
non
acquisition
du
langage.
Une
surdité
brusque
est
une
urgence
médicale.
DEFINITION
:
Traitement
o Surdité
:
baisse
de
l’audition.
Une
surdité
de
transmission
est
chirurgicalement
curable
dans
un
nombre
de
cas
• Synonyme
:
hypoacousie.
important.
• Cophose
:
surdité
totale.
L’appareillage
prothétique
est
facile
à
adapter
et
efficace
dans
une
surdité
de
o 2
types
de
surdité
:
transmission
/
parfois
difficile
à
adapter
dans
une
surdité
de
perception.
• Surdités
de
transmission.
L’implant
cochléaire
est
le
moyen
de
réhabilitation
des
surdités
profondes
ou
totales
§ Liées
à
l’atteinte
des
structures
:
bilatérales.
→ De
l’oreille
externe.
→ Ou
de
l’oreille
moyenne.
• Surdités
de
perception
ou
neurosensorielles.
§ Liées
à
l’atteinte
:
→ De
l’oreille
interne
ou
cochlée.
2016-‐17
1/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
→ Du
nerf
auditif
(VIII),
des
voies
nerveuses
auditives
ou
des o Impédancemétrie.
structures
centrales
de
l’audition. • Comprend
2
tests
:
§ Tympanométrie.
→ Tympanogramme
plat
:
Examens
fonctionnels
de
l’audition
⇒ Traduit
un
épanchement
liquidien
dans
la
caisse
du
tympan.
o Acoumétrie. → Tympanogramme
avec
pic
de
compliance
décalé
vers
les
• Epreuve
de
Weber
: pressions
négatives
:
§ Consiste
à
poser
un
diapason
en
vibration
sur
le
crâne
à
équidistance ⇒ Traduit
un
trouble
de
la
ventilation
de
l’oreille
des
2
oreilles. moyenne
/
dépression
dans
la
caisse
du
tympan.
• Epreuve
de
Rinne
: → Tympanogramme
en
«
Tour
Eiffel
»
:
§ Compare
l’intensité
du
son
perçu
par
le
patient
d’un
diapason
en ⇒ Rupture
de
la
chaîne
ossiculaire.
vibration
devant
le
pavillon
(va)
et
pose
sur
la
mastoïde
(vo).
• Résultats
: § Etude
du
réflexe
stapédien.
Audition
Surdité
de
Surdité
de
o Potentiels
évoqués
auditifs
précoces
(PEA).
normale
transmission
perception
• Intérêts
:
Latéralisation
à
Latéralisation
à
§ Otologique
:
Epreuve
Absence
de
→ Mesure
objective
du
seuil
auditif
avec
précision
de
10-‐15
dB
l’oreille
sourde
ou
l’oreille
saine
ou
la
Epreuves
de
Weber
latéralisation
dès
la
naissance.
la
plus
sourde
moins
sourde
binaurales
§ Otoneurologique
:
Epreuve
Positif
Nul
ou
négatif
Positif
→ Localisation
topographique
de
l’atteinte
auditive
dans
les
de
Rinne
o Audiométrie. surdités
neurosensorielles
par
étude
des
latences
et
des
délais
de
conduction
des
5
pics.
• Audiométrie
tonale
:
§ Stimulation
sonore
par
des
sons
purs
de
fréquence
(Hz)
et ⇒ I
(cochlée),
II
(nerf
auditif),
III,
IV,
V
(tronc
cérébral).
d’intensités
variées
(dB).
§ Résultats
: o Otoémissions
acoustiques
:
→ Audition
normale
ou
surdité
de
perception
: • Peuvent
être
spontanées
(OEAS)
ou
provoquées
(OEAP).
⇒ Courbes
en
CO
et
CA
superposées. • Très
intéressant
pour
le
dépistage
de
la
surdité
chez
le
nouveau-‐né
:
⇒ Rinne
positif. § OAEP
présentes
:
→ Surdité
de
transmission
: → Le
système
auditif
périphérique
est
intègre.
§ OAEP
absentes
:
⇒ CO
meilleure
que
CA.
→ Nécessité
de
poursuivre
l’exploration
auditive.
⇒ Rinne
négatif.
• Chez
l’adulte
:
§ Permet
la
détection
d’atteinte
cochléaire
infraclinique.
• Audiométrie
vocale
:
§ Stimulation
sonore
par
des
sons
complexes.
§ L’épreuve
consiste
à
étudier
le
pourcentage
de
reconnaissance
des
mots
d’une
liste
en
fonction
de
l’intensité.
2016-‐17
2/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
II. SURDITE
DE
TRANSMISSION. Diagnostic
étiologique
Clinique
o Otospongiose
:
• Définition
:
CARACTERISTIQUES
:
§ Ostéodystrophie
de
la
capsule
labyrinthique
d’origine
o Uni-‐
ou
bilatérales. multifactorielle.
o D’intensité
légère
ou
moyenne. § Entraîne
une
ankylose
de
l’étrier
dans
la
fenêtre
ovale.
• Maximum
de
la
perte
=
60
dB. • Arguments
en
faveur
:
o N’entraînent
pas
de
modification
qualitative
de
la
voix. § Antécédents
familiaux
de
surdité
(dans
50%
des
cas).
o L’intelligibilité
est
souvent
améliorée
dans
le
bruit
et
au
téléphone. § Poussées
évolutives
lors
des
épisodes
de
la
vie
génitale.
o La
voix
peut
résonner
dans
l’oreille
(autophonie),
les
patients
n’élèvent
pas
la
voix. → Puberté,
grossesse,
allaitement,
ménopause.
o Peuvent
s’accompagner
de
retard
de
parole
chez
l’enfant. • Clinique
:
o S’accompagnent
ou
non
d’acouphène. § Doit
être
évoquée
devant
toute
surdité
de
transmission.
• Plutôt
de
timbre
grave,
peu
gênants. → A
tympan
normal.
→ De
l’adulte
jeune.
→ De
sexe
féminin.
Examens
complémentaires
→ Sans
passé
otologique.
DONNEES
ACOUMETRIQUES
:
o Epreuve
de
Weber
: • Paraclinique
:
• Localisée
dans
l’oreille
sourde
ou
la
plus
sourde. § Audiométrie.
o Rinne
: → Surdité
de
transmission
pure,
puis
mixte.
• Négatif. → Peut
se
bilatéraliser.
§ Tympanogramme
normal.
AUDIOMETRIE
TONALE
ET
VOCALE
:
§ Réflèxe
stapédien
aboli.
o Courbe
de
conduction
osseuse
CO
: § TDM.
• Normale. → Permet
de
visualiser
les
foyers
otospongieux
:
o Courbe
de
conduction
aérienne
CA
:
⇒ Hypodensité
osseuse.
• Plus
ou
moins
abaissée. ⇒ Ou
bien
épaississement
platinaire.
§ En
général
sur
toutes
les
séquences,
ou
prédominant
sur
les
→ Normal
n’élimine
pas
une
otospongiose.
fréquences
graves.
• Traitement
:
o Pas
d’altérations
qualitatives
de
l’audition
(distorsion).
§ Avant
tout
chirurgical
:
→ Ablation
de
l’étrier
(stapédectomie).
→ Ou
trou
central
de
la
platine
(stapédotomie)
et
rétablissement
de
la
continuité
de
la
chaîne
ossiculaire
par
matériel
prothétique.
§ En
cas
de
CI
opératoire
:
→ Appareillage
par
prothèse
auditive.
2016-‐17
3/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
o Séquelles
d’otites
: III. SURDITE
DE
PERCEPTION.
• Altération
du
fonctionnement
du
système
tympano-‐ossiculaire
:
§ Perforation
tympanique,
tympan
flaccide
ou
accolé
au
fond
de
la
caisse
(atélectasie). Clinique
§ Lyse
ossiculaire
avec
interruption
de
chaîne.
Blocage
ossiculaire
cicatriciel
(tympanosclérose). CARACTERISTIQUES
:
§ Dysperméabilité
de
la
trompe
d’Eustache,
entravant
l’aération
de
la o Uni-‐
ou
bilatérales.
caisse. o D’intensité
variable,
allant
de
la
surdité
légère
à
la
cophose.
• Clinique
: o Entraînent,
lorsqu’elles
sont
bilatérales
et
sévères,
une
élévation
de
la
voix.
§ Surdité
de
transmission
légère
ou
moyenne. o La
gêne
auditive
est
révélée
ou
aggravée
en
milieu
bruyant
et
dans
les
→ En
général
fixée,
quelquefois
évolutive. conversations
à
plusieurs.
• Traitement
: o S’accompagnent
ou
non
d’acouphène.
§ Souvent
chirurgicalement
curable. • Volontiers
de
timbre
aigu
(sifflements),
mal
tolérés,
plus
ou
moins
bien
→ Tympanoplastie. localisés
dans
l’oreille.
§ En
cas
d’échec
chirurgical
: o Peuvent
s’accompagner
de
vertiges
et/ou
de
troubles
de
l’équilibre.
→ Prothèse
auditive. • Atteinte
labyrinthique
ou
nerveuse.
o Aplasie
d’oreille
: o S’accompagnent
chez
l’enfant
d’un
retard
ou
de
troubles
du
langage.
• Généralités
:
§ Malformations
congénitales
de
l’oreille
externe
et/ou
moyenne.
§ D’origine
génétique
ou
acquise. Examens
complémentaires
• Clinique
:
§ Surdité
de
transmission
pure,
fixé,
non
évolutive.
DONNES
ACOUMETRIQUES
:
• Traitement
: o Epreuve
de
Weber
:
§ Curable
chirurgicalement.
• Localisée
dans
l’oreille
saine
ou
la
moins
sourde.
o Bouchon
de
cérumen
:
o Rinne
:
• Traitement
:
• Positif.
§ Extraction
par
lavage
(si
tympan
fermé).
§ Ou
aspiration.
AUDIOMETRIE
TONALE
ET
VOCALE
:
o Surdités
traumatiques
:
o Courbe
de
conduction
osseuse
CO
et
courbe
de
conduction
aérienne
CA
:
• Fractures
du
rocher
atteignant
l’oreille
moyenne.
• Egalement
abaissées,
non
dissociées.
o Surdités
d’origine
infectieuse
:
o Altérations
qualitatives
de
l’audition
(distorsion).
• OMA.
+++
• Otite
séromuqueuse
à
tympan
fermé .
• Cholestéatome
de
l’oreille
moyenne.
o Surdités
d’origine
tumorale
:
• Tumeur
du
glomus
tympano-‐jugulaire.
• Carcinomes
du
CAE
et
de
l’oreille
moyenne.
2016-‐17
4/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
Diagnostic
étiologique
§ La
surdité
peut
être
régressive,
en
totalité
ou
en
partie.
o Surdités
infectieuses
:
• Labyrinthites
otogènes
par
propagation
de
l’infection
de
l’oreille
moyenne
:
SURDITES
UNILATERALES. § OMA.
§ Cholestéatome.
o Surdité
unilatérale
brusque
(SUB)
:
• Neurolabyrinthite
hématogène,
microbienne
et
surtout
:
• Origine
suspectée
:
§ Virale. § Oreillons
:
surdité
unilatérale.
§ Vasculaire. § Zona
auriculaire
:
atteinte
du
VIII.
• Clinique
: § Autres
virus
neurotropes.
§ Surdité
de
perception
brusque
unilatérale. • Neurolabyrinthite
suite
à
une
méningite.
§ Survient
brutalement
en
quelques
secondes
ou
minutes. o Surdité
par
trouble
pressionnel
:
§ Accompagnée
de
: • Maladie
de
Menière.
→ Sifflements
unilatéraux. o Tumeurs
de
l’angle
pontocérébelleux
:
neurinome
de
l’acoustique.
→ Quelquefois
vertiges
ou
troubles
de
l’équilibre. • Clinique
:
§ Examen
ORL
clinique
normal.
§ Début
insidieux.
• Pronostic
fonctionnel
: § Surdité
de
perception
unilatérale
de
l’adulte.
§ Péjoratif
:
50
à
75%
ne
récupèrent
pas. → D’évolution
lentement
progressive.
• Traitement
: § Acouphènes
contingents.
§ Considérée
comme
une
urgence
médicale. § Troubles
de
l’équilibre
discrets
et
inconstants.
→ Traitement
médical
inefficace
après
le
8-‐10ème
jour. § Recherche
:
§ Traitement
associant
pendant
6
à
8
jours
: → Hypoesthésie
cornéenne
unilatérale.
→ Corticoïdes. → Signes
vestibulaires
spontanés.
→ Vasodilatateurs
(perfusion). → Signes
vestibulaires
provoqués.
→ Oxygénothérapie
hyperbare. • Paraclinique
(examen
fonctionnel
cochléo-‐vestibulaire).
→ Carbogène. § Audiométrie
tonale
et
vocale
:
→ Hémodilution. → Surdité
de
perception
avec
intelligibilité
effondrée.
Remarque
:
10%
des
patients
présentant
une
surdité
brusque
sont
porteurs
d’un
§ Potentiel
évoqué
auditif
:
neurinome
de
l’acoustique
à
il
doit
être
systématiquement
recherché
face
à
une
SUB
→ Allongement
des
latences
I-‐V
du
côté
atteint.
o Surdités
traumatiques
:
⇒ Signe
l’atteinte
rétro-‐cochléaire.
• Fracture
transversale
(labyrinthique)
du
rocher
lésant
l’oreille
interne. § Epreuves
calorique
et
otolithique
:
§ Surdité
le
plus
souvent
unilatérale
ou
prédominant
d’un
côté.
→ Déficit
vestibulaire
unilatéral.
§ S’accompagne
d’acouphènes
et
de
vertiges,
en
général
régressifs.
§ IRM
CAI
–
fosse
postérieure
avec
injection
de
Gadolinium.
• Traumatisme
crânien
sans
fracture
du
rocher
:
→ Opacité
hypoT1,
hyperT2
dans
l’angle
ponto-‐cérébelleux.
§ L’onde
de
choc
entraîne
une
commotion
labyrinthique.
2016-‐17
5/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
• Prise
en
charge
: → Apprentissage
de
la
lecture
labiale.
§ Soit
simple
surveillance
radioclinique. → Education
auditive.
§ Soit
chirurgie. → Travail
cognitif
sur
les
suppléances
mentales.
§ Soit
radiothérapie
stéréotaxique
(gamma
knife). § Education
de
l’entourage.
o Traumatismes
sonores
:
• Chroniques
d’origine
professionnelle.
SURDITES
BILATERALES. § Zone
d’alarme.
→ Nuisance
auditive
de
85
dB
pendant
8h/j.
o Surdités
d’origine
génétique
: § Mesures
de
prévention.
• Clinique
: → Protection
individuelle
et
collective
contre
le
bruit.
§ Surdité
de
perception
cochléaire
: → Audiogrammes
de
contrôle
(médecine
du
travail).
→ En
règle
bilatérale. • Aigus,
accidentels.
→ D’installation
progressive
chez
l’adulte
jeune. o Surdités
toxiques
:
→ S’aggravant
au
fil
du
temps. • Clinique
:
§ Peut
s’accompagner
d’acouphènes
bilatéraux. § Surdité
bilatérale
lorsque
la
drogue
est
délivrée
par
voie
générale.
• Prise
en
charge
: § Prédomine
sur
les
fréquences
aiguës.
§ Prothèse
acoustique
amplificatrice. § Irréversible
et
incurable.
§ Implant
cochléaire. • Agent
principalement
responsable
:
→ En
relai
de
la
prothèse
si
la
surdité
est
profonde
/
bilatérale. § Aminosides
:
o Presbyacousie
: → Ototoxiques
sur
la
cochlée
et/ou
le
vestibule.
• Physiopathologie
: → Survenant
par
:
§ Processus
normal
du
vieillissement
portant
sur
toutes
les
structures ⇒ Surdosage
et
répétition
des
traitements.
neurosensorielles
du
système
auditif. ⇒ Chez
des
sujets
insuffisants
rénaux.
• Clinique
: ⇒ Dans
certains
cas
par
prédisposition
génétique.
§ Commence
tôt
vers
l’âge
de
25
ans. → Mesures
préventives
:
→ Amputation
des
fréquences
les
plus
aiguës
du
champ
auditif. ⇒ Surveillance
de
la
fonction
rénale.
§ Se
manifeste
socialement
à
partir
de
65
ans. ⇒ Adaptation
des
doses
en
surveillant
les
concentrations
→ Gêne
progressive
de
la
communication
verbale. plasmatiques.
• Paraclinique
: ⇒ Indications
précises.
§ Audiométrie
tonale. ⇒ Audiogramme
systématique
chez
les
sujets
à
risque.
→ Surdité
de
perception
bilatérale
et
symétrique. § Autres
médicaments
responsables
:
→ Porte
sur
les
fréquences
les
plus
aiguës
(4000
Hz). → Diurétiques.
⇒ Puis
s’étend
vers
les
fréquences
conversationnelles ⇒ Furosémide.
(500
à
2000
Hz). → Antimitotiques
:
• Prise
en
charge
: ⇒ Cisplatine,
moutarde
à
l’azote.
§ Prothèse
auditive
bilatérale. → Quinine
et
dérivés.
→ Prescrite
précocement. → Rétinoïdes.
§ Rééducation
orthophonique
: → Produits
industriels.
:
CO,
Hg,
Pb…
2016-‐17
6/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
Diagnostics
différentiels
CLASSIFICATION
:
Perte
en
dB
Appellation
de
la
surdité
Conséquences
o Simulateurs.
o Surdités
centrales
: Défaut
de
prononciation
20-‐40
Légère
des
consonnes
• Physiopathologie
:
Gêne
scolaire
Le
langage
oral
est
§ Lésion
des
voies
centrales
de
l’audition
lors
d’atteinte
:
A
parlé
tard
et
mal
acquis
→ Hautes
du
tronc
cérébral.
Langage
imparfait
spontanément,
un
→ Des
régions
sous-‐cortico-‐corticales. 40-‐70
Moyenne
Nombreuses
confusions
retard
peut
exister
• Clinique
:
des
voyelles
et
§ Troubles
gnosiques.
consonnes
→ Le
sujet
entend
mais
ne
comprend
pas.
70-‐90
Sévère
Identifie
les
bruits
et
ne
Le
langage
oral
• Paraclinique
:
perçoit
que
la
voix
forte
n’est
pas
acquis
§ Audiogramme
tonal
normal.
> 90 Profonde
ou
totale
Aucune
parole
n’est
spontanément,
le
§ Audiogramme
vocal
altéré.
+++ (cophose)
perçue
retard
est
majeur
§ PEA .
→ Apporte
des
renseignements
importants
pour
la
mise
en
évidence
et
la
localisation
des
lésions
des
voies
auditives.
Clinique
IV. ENFANT
SOURD
SIGNES
D’APPEL
:
o Chez
le
nourrisson
:
Généralités
• Comportement
anormal
vis-‐à-‐vis
du
monde
sonore
:
§ Absence
de
réactions
à
la
voix,
aux
bruits
environnants
même
forts.
o D’autant
plus
grave
: § Un
gazouilllis
normal
peut
s’installer
vers
3
mois,
simple
«
jeu
• Qu’elle
existe
à
la
naissance
ou
qu’elle
apparaît
avant
l’âge
normal moteur
»
des
organes
phonateurs
»
qui
peut
faire
illusion.
d’acquisition
du
langage.
→ Disparaît
vers
l’âge
de
1
an.
• Qu’elle
est
bilatérale
et
importante
: o A
l’âge
préscolaire
:
§ Difficultés
pour
la
voix
faible. • Absence
ou
retard
de
développement
du
langage
parlé.
o Un
trouble
de
la
communication
orale
est
d’autant
plus
important
que
le
seuil
est § Quelquefois
régression
si
la
surdité
s’est
installée
récemment.
élevé
:
• Contraste
avec
un
bon
développement
du
langage
mimique
ou
gestuel.
• Majeur
lorsque
la
surdité
est
sévère
ou
profonde
(>
70dB). o A
l’âge
scolaire
:
• Plus
ou
moins
marqué
lorsqu’elle
est
moyenne
(entre
40
et
70dB),
voire • Les
surdités
sévères
ou
profondes
ont
en
général
été
reconnues/
légère.
• Les
surdités
légères
ou
moyennes
peuvent
prendre
le
masque
d’un
banal
retard
scolaire.
• Les
troubles
de
l’articulation
sont
fréquents.
o A
tout
âge
:
• L’attention
peut
être
attirée
par
une
symptomatologie
otologique.
2016-‐17
7/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
INTERROGATOIRE
DES
PARENTS
:
INDISPENSABLES
POUR
COMPLETER
LE
BILAN
D’UNE
SURDITE
DE
L’ENFANT
:
o Antécédents
héréditaires. o Bilan
orthophonique
o Déroulement
de
la
grossesse,
existence
éventuelle
d’une
réanimation
néonatale. o Examen
psychologique
o Maladies
postnatales. • Avec
détermination
du
QI.
o Développement
psychomoteur.
Diagnostic
étiologique
Examens
complémentaires
2016-‐17
8/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
• Incompatibilité
Rhésus
(ictère
nucléaire).
§ Lésions
de
l’oreille
interne
et/ou
des
centres
nerveux
auditifs.
o Post-‐natales
:
• Traumatiques.
• Toxiques.
• Infectieuses
générales
(méningite)
ou
locales
(otites).
2016-‐17
9/10
ORL
:
ITEM
87
Altération
de
la
fonction
auditive
Mon
mémento
o
2016-‐17
10/10
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
Objectif
CNG
:
o Diagnostiquer
une
pathologie
infectieuse,
lithiasique,
immunologique
et I. SIALITES
tumorale
des
glandes
salivaires
Recommandations
:
Généralités
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
-‐
3ème
édition
Remarques
sémantiques
:
NOTIONS
CLÉS
Sialite
:
Infection
de
la
glande
salivaire.
Physiopathologie:
Sialadénite
:
Infection
initialement
parenchymateuse
(Ex
:
Parotidite).
Calcul
>Colique
>
Hernie
>
Infection.
Sialodochite
:
Infection
initialement
canalaire
(Ex
:
Whartonite).
Clinique
:
VIRALE
:
+++
Ecoulement
purulent
ostium.
Rythmés
par
les
repas.
o Atteinte
de
la
parotide
.
+++
Recherche
de
signe
de
malignité
:
PFP .
o Epidémie
hivernales.
o Nombreux
virus…
(Influenzae,
coxsackie…)
mais
le
plus
fréquent
est
le
Rubulavirus,
Etiologies
:
famille
des
Paramyxoviridae,
responsable
des
oreillons.
Sialite
Virales,
bactériennes,
lithiasiques.
+++
Tumeurs
parotidiennes
:
Adénome
pléiomorphe
.
BACTERIENNE
:
o Glandes
sous
maxillaires
ou
parotides.
Paraclinique
:
o Staphylocoque
aureus/
Streptocoque
/
listeria.
Aucun
pour
diagnostic
de
sialite
infectieuse.
Echographie
pour
lithiase.
IRM
+
Ponction
pour
tumeur
parotidienne.
TUBERCULEUSE
:
+++
o Atteinte
de
la
parotide
.
Complications
:
Abcès/cellulite.
Oreillon
:
Orchite/Méningite/transmission.
LITHIASIQUE
:
+++
Récidive
Adénome
pléïomorphe.
o Sous
maxillaire
et
parotide.
o Interrogatoire
:
• Enfant
pré
pubère
non
vacciné
ROR.
• Saison
/
Contexte
d’épidémie
/
Incubation
3S.
• Signes
fonctionnels
:
Syndrome
pseudo
grippal/
Fièvre/
Otalgies.
o Examen
physique
:
• Tuméfaction
unilatérale
ou
bilatérale
parotidienne
refoulant
le
lobe
de
l’oreille
±
otalgie
fébrile.
2016-‐17
1/6
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
SIALITES
AIGUES
MICROBIENNES
• Endobuccal
:
§ Pas
d’écoulement
du
sténon
:
seulement
inflammatoire.
§ Erythème
de
l’ostium
du
sténon. Physiopathologie
• Adénite
cervicale
parfois
:
Rechercher
énanthème.
+++
• Oreillons
:
Syndrome
méningé
/
orchite
. o Baisse
de
l’état
général
+
déshydratation
chez
le
sujet
âgé.
o Survenue
favorisée
par
une
cause
locale
ou
infection
de
voisinage.
Examens
complémentaires
Clinique
o Diagnostic
clinique.
o Etiologique
:
Oreillon
:
Amylasémie
élevée
entre
J6
et
J10. o Terrain
:
o Complication
:
IRM
ou
TDM
pour
rechercher
abcès. • Âgé,
syndrome
sec,
hyposialie,
Déshydratation,
ID.
• Trismus,
T°,
Douleur.
o Examen
physique
:
Complications
• Palpation
:
Tuméfaction
unilatérale.
+++
• Endobuccal
:
Ecoulement
purulent
du
sténon
.
o Rares.
o Oreillons
:
Orchite
avec
stérilités
secondaires,
méningites,
encéphalite,
surdité.
Formes
cliniques
Evolution
INFECTION
DE
LA
GLANDE
SUB-‐MANDIBULAIRE
Virales
+++
o Favorable
spontanément
en
une
semaine
sans
séquelle. Secondaire
à
une
lithiase
ou
inaugurale.
Dans
tous
les
cas
:
chercher
le
calcul
par
palpation
bidigitale.
WHARTONITE
:
Traitement
o Douleur
du
plancher,
vive
et
brutale
+
fièvre
+
dysphagie.
o Ecoulement
purulent
par
l’ostium
de
Wharton.
o Symptomatiques
:
Repos/antalgie/antipyrétique.
o Eviction
scolaire
15J
pour
les
oreillons
:
Contagion
surtout
les
3
premiers
jours. PERI-‐WHARTONITE
(=
abcès
+/-‐
cellulite
du
plancher)
:
o Pas
de
vaccination
au
décours. o Douleur
intense
+
trismus
+
odynophagie.
o Tuméfaction
sous
mandibulaire
douloureuse
±
collectée.
• Séparée
de
la
mandibule
par
sillon
(différence
avec
origine
dentaire).
2016-‐17
2/6
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
Examens
complémentaires
Traitement
Examens
complémentaires
Evolution
o Positif
:
+++
BACTERIENNES
:
• Clinique
.
o Défavorable,
liée
aux
complications
(CF.
complications). • Ponction-‐biopsie
pour
diagnostic
positif,
envoi
anatomopathologie
:
follicule
tuberculeux
+
nécrose
caséeuse.
o Etiologique
:
• Bactérien
:
IDR.
2016-‐17
3/6
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
Traitement
o Réhydratation.
o Antalgiques.
o Antituberculeux. Complications
o Interrogatoire
: Evolution
• Douleur
rythmée
par
les
repas.
o Examen
clinique
: Lithiasique
• Palpation
:
Recherche
de
calcul. o Colique
è
Sialite
aigue
suppurée
• Glande
sublinguale
:
«
Signe
de
la
grenouillette
»
:
tuméfaction
molle
dépressible
qui
soulève
la
muqueuse.
• Colique
:
douleur
au
moment
des
repas
disparaissant
ensuite. Traitement
• Hernie
:
augmentation
de
volume
de
la
glande
disparaissant
en
quelques
jours
(pouvant
accompagner
une
colique
lithiasique) o Lithotritie
/
Sialendoscopie
• Si
echec
è
Ablation
par
voie
transcutanée
Examens
complémentaires
II. SIALOSE
o Positif
:
+++
• Clinique
.
• Pas
d’imagerie. Etiologie
• Lithiase
:
§ Radiographie
maxillaire. Sialose
:
§ Echographie
+++. o Augmentation
de
volume
chronique
d’une
ou
plusieurs
glandes
salivaires
sans
§ Sialographie
possible
pour
topographie douleurs,
infection
ou
signes
inflamatoires.
o Complication
• IRM
ou
TDM
pour
rechercher
abcès Sarcoidose
o Extension o Atteinte
parotidienne
(5%
des
cas
)
• Prélèvements
infectieux
si
fièvre o Cf
chapitre
correspondan
2016-‐17
4/6
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
2016-‐17
5/6
ORL
:
ITEM
88
Pathologies
des
glandes
salivaires
o Examen
endobuccal
et
ORL o Surveillance
prolongée
(Adénome)
• o
Complications
o
Adénome
o Dégénération
en
adénocarcinome
(
10%
des
cas
)
CAK
o
o Infiltration
nerveuse,
osseuse
et
dissémination
a
distance
Chirurgie
o Paralysie
faciale
(
Monitorage
per
op
du
nerf
facial
++
) o
o Syndrome
de
frey
o Hématome
o Récidive
(
Adénome
+++
) o
Traitement o
Tumeurs
bénignes
o Chirurgie
conservatrice
du
nerf
facial
avec
monitorage
per
op
2016-‐17
6/6
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Objectif CNG :
o Diagnostiquer une tumeur de la cavité buccale, naso-sinusienne ou du cavum, ou I. GENERALITES COMMUNES.
des voies aérodigestives supérieures.
Recommandations : Epidémiologie
o Collège Français d'ORL et de chirurgie cervico-faciale – 3ème édition.
Cancer des VADS = 15% des cancers H / 2% chez F. 5ème en fréquence. Age 45-65ans.
NOTION CLÉS Niveau socio économique bas.
Physiopath : FACTEURS DE RISQUES :
Intox Alcoolo-Tabagique. 90% carcinome épidermoïde CE (UNCT : Undifferentiated o Alcoolo-tabagisme (synergique+++).
Carcinoma of Nasopharyngeal Type). H+++. o ATCD de carcinome épidermoïde (CE).
Très lymphophiles (ADN). o Immunodépression, mauvaise hygiène bucco-dentaire…
Cancer synchrones / métachrones.
Clinique : Physiopathologie
Interrogatoire : Terrain+++. Examen endobuccal+++. Evaluation nutritionnelle.
Evaluation comorbidités. Aires ganglionnaires.
ANATOMOPATHOLOGIE :
o CE+++ (90%).
Formes cliniques :
• Exception : ethmoïde adénocarcinome. Cavum / rhinopharynx UCNT
Ethmoïde = Unilatérale+++ : Otite séro-muqueuse / rhinorrhée…
(undifferenciated carcinoma of nasopharyngeal type).
Tous : Otalgies reflexes ou ADP isolée.
Etiologies / FdR :
Alcoolo-Tabagisme+++.
HPV Oropharynx. Poussière de bois Ethmoïde. Asie-Maghreb-EBV Cavum.
Paraclinique :
Panendoscopie VADS : Diagnostic / extension / tumeurs synchrones.
TDM : Pharynx.
IRM : Ethmoïde, Cavum, Oropharynx.
Terrain : TDM TAP, PET-scan, FB, examen, EFR, ECG, BHC, Echo hépatique, albumine et
pré-albumine, créatinine et urée.
2016-17 1/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Clinique Examens complémentaires
INTERROGATOIRE : o Positif :
o Signes généraux, amaigrissement… • Panendoscopie avec biopsies : anapath + recherche d’autres lésions.
o Signes ORL : o Extension :
• Dysphagie / dysphonie / dyspnée/ otalgie / hypersialorrhée. • Régionale : TDM cervicale avec injection (adénopathies infracliniques).
o Terrain : IRM pour rhino ou buccale.
• OH / tabac. • Générale :
• ATCD K. Méta : RxT / TDM tho / Fibro bronchique / bilan et écho hépatique.
→ Os et cérébral si signe d’appel.
EXAMEN PHYSIQUE : Synchrones : FOGD / Anti-EBV (Rhinopharynx).
o Examen ORL : o Etat général :
• Endobuccal, otoscopie bilatérale, nasofibroscopie. • Bilan CV+++ / pulmonaire / anesth / Pré op.
o Extension : • Nutritionnel / dépendance OH-tabac.
• Aires ganglionnaires+++ (avec schéma). o Pré-thérapeutique :
• Abdominal / osseux. • Bilan stomatologique : gouttières fluores+++ / extraction dents.
TR (carcinose) / hépatosplénomégalie. • Panoramique dentaire.
o Bilan du terrain : o Surveillance (5 ans mini) :
• OH / tabac / social. • Examen ORL ± Nasofibro.
A l’affut du deuxième cancer+++ (Hémoptysie, toux...) • Radio thoracique 1 fois par an.
• TSH+++ (Irradiation...).
• TDM + panendoscopie 6 mois après fin du traitement.
Complications
2016-17 2/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Traitement o Pas de liaison avec OH / Tabac.
o Infection a EBV+++.
RAISONNER DE LA MEME MANIERE POUR TOUS LES CANCERS DES VADS :
o Traitement du terrain :
• Nutrition+++ avant. Physiopathologie
• Buccodentaire.
• Sevrage alcoolo-tabagique / soutien social. PRINCIPALE HISTO CARCINOME INDIFFERENCIE (UCNT) :
o Traitement délabrant : o Dissémination lymphophile et hématogène os.
• Orthophonie pour voie œsophagienne.
• Soutien psychologique / douleurs.
• Sialogogues si besoin. Clinique
Souvent trompeurs.
Surveillance SYMPTOMES :
o Cervicaux : adénopathies (souvent bilatéraux).
MINIMUM 5 ANS : o Otologiques : Hypoacousie / acouphènes.
Recherche une récidive accessible à un traitement conservateur, K méta ou synchrone, ou • Otite séro-muqueuse unilatérale cavum+++.
méta viscérales. o Rhinologiques : Obstruction / Epistaxis / Rhinorrée unilatérale.
o Neurologiques : Névralgies (V, IX…) céphalées. Paralysie occulo-motrice.
RHINOSCOPIE :
II. TUMEURS DU CAVUM (RHINO / NASOPHARYNX). o Antérieur et postérieur
o Aspect ulcéro-bourgeonnant.
Evolution
OTOSCOPIE :
FACTEUR PRONOSTIQUES : Surdité de transmission unilatérale (Weber latéralisé / Rinne négatif).
o Types histologiques.
o Degré d’extension initiale dont ostéolyse basi-crânienne (péjoratif+++).
Survie globale : 30% à 5 ans. Examens complémentaires
o Positif :
Epidémiologie • Biopsie : UCNT (parfois lymphome : 10%).
o Etiologique :
Ethnie+++. • Anti-EBV.
FACTEURS DE RISQUES :
o Haut risque : Asie du SE / Alaska.
o Intermédiaire : Maghreb.
2016-17 3/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
o Extension : Physiopathologie
• Examen audiométrique.
• TDM injectée et IRM+++ (lyse os + rapport méninges+++). Fréquente : carcinomes épidermoïdes+++ > lymphomes.
• Scinti + PetTDM.
o Pré-thérapeutique :
• Sérologie EBV pour le suivi+++ : Ac anti-VCA / anti-EA / anti-EBNA.
• Bilan pré-radiothérapie.
Clinique
o Surveillance :
• Clinique + paraclinique (EBV...). INTERROGATOIRE :
o Gêne oropharyngée unilatérale + dysphagie haute+++.
o Otalgie réflexe + angine persistante+++ (ulcéronécrosante).
Formes cliniques
Traitement
HORS PROGRAMME :
AMYGDALE :
o Radiothérapie+++ Chir sur les reliquats après réponse.
o Palpation : Induration douloureuse.
o Inspection : piliers+++.
2016-17 4/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Examens complémentaires Clinique
Examens complémentaires
Traitement
o Positif :
HORS PROGRAMME : • Panendoscopie + Biopsies.
Chirurgie+++. Laryngo-broncho-oesophagoscopie.
Très mutilante… o Extension :
• TDM cervico faciale injectée.
• FOGD / Fibroscopie bronchique / Echo Hépatique / TDM Tho.
IV. TUMEURS DE L’HYPOPHARYNX. o Bilan terrain : Nutrition+++.
o Bilan stomato+++.
Evolution
Traitement
PRONOSTIC GRAVE :
o Evolution insidieuse/ Lymphophile.
HORS PROGRAMME :
• 20% survie à 5 ans.
o Chimio pour préservation d’organe, si efficace radiothérapie.
2016-17 5/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Epidémiologie • FOGD / Fibroscopie bronchique / Echo Hépatique / TDM Thoracique.
o Bilan terrain : Nutrition+++.
Fréquence égale à l’hypopharynx. o Bilan stomatologique+++.
FACTEURS DE RISQUES :
o Tabac (Alcool co-carcinogène). Traitement
o Laryngite chronique avec dysplasie.
• Irritation tabagique / Malmenage vocal. HORS PROGRAMME :
o Cordectomie ou RxT externe pour un cancer de corde vocale mobile.
LOCALISATION : o Laryngectomie partielle ou subtotale.
o Sus glottique (50%). o Chimio néoadjuvant ou adjuvant.
Clinique
Examens complémentaires
SIGNES D’APPELS :
o Positif : o Ulcérations / bourgeonnement / trouble motilité linguale.
• Panendo + Biopsies. o Glossodynie / Hypersialorrhée / Dysarthrie.
o Extension :
• TDM cervico faciale injectée.
2016-17 6/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
EXAMEN PHYSIQUE : Epidémiologie
o Palpation adénopathies.
o Examen endobuccal + biopsies.
H > F.
FACTEURS DE RISQUES :
o Pas d’influence OH / tabac.
Examens complémentaires o Professionnel :
• Bois (maladie professionnelle).
o Positif : • Nickel / chrome / amiante / cuir…
• Panendoscopie + Biopsies.
o Extension :
• TDM cervico faciale injectée. Physiopathologie
• FOGD / Fibroscopie bronchique / Echo Hépatique / TDM thoracique.
o Bilan terrain : Nutrition+++.
ADK+++ (Exception VADS)
o Bilan stomato+++.
Clinique
Traitement
SIGNES D’APPELS :
HORS PROGRAMME :
o Syndrome nasal : obstruction nasale unilatérale / épistaxis / rhinorrhée muco-
o Radiochirurgical.
purulente.
o Syndrome ophtalmologique :
• Œdème paupière / Exophtalmie isolée / Ptosis / Diplopie.
VII. TUMEURS DE L’ETHMOÏDE. o Syndrome neurologique : névralgies faciales.
Evolution INTERROGATOIRE :
o Métier+++.
LOCOREGIONALE :
o Orbite ou endocrâne (pronostic+++) / autres sinus… EXAMEN CLINIQUE :
o Ganglionnaire rare. o ORL : Rhinoscopie / adénopathies (rare) / nasofibro.
o Métastase : 20% des cas. • Polype sentinelle (banal polype réactionnel unilatérale cachant la lésion plus
haut).
Survie à 5 ans : 40-50%. o OPH : Exophtalmie / diplopie / BAV.
o Neurologie : HTIC / Syndrome méningé.
o Cavité buccale.
2016-17 7/8
ORL - Cancérologie : ITEM 295
Tumeurs des voies aérodigestives supérieures.
Examens complémentaires Mon mémento
o
o Positif :
• Biopsie sous anesthésie locale au cours de nasofibro + anapath. o
o Extension :
• TDM faciale centrée sur ethmoïde + injection.
Envahissement lame criblée + orbite. o
• IRM faciale+++ (Rapport avec les méninges et le cerveau+++).
• Echo abdominale / thorax. o
o Pronostique :
• Consultation ophtalmologie. o
o Pré-thérapeutique :
• Pré-RxThérapie.
• Pré-opératoire. o
o
Diagnostics différentiels
o
A LA BIOPSIE :
o Tumeur nerveuse de la plaque olfactive.
o
o Papillome inversé / Mélanome :
• En rapport avec les facteurs de risque profesionnels.
o
Traitement o
2016-17 8/8
ORL
:
ITEM
101
Vertige
Objectif
CNG
:
o Chez
un
sujet
se
plaignant
de
vertige,
argumenter
les
principales
hypothèses Physiopathologie
diagnostiques
et
justifier
les
examens
complémentaires
pertinents.
o Argumenter
l’attitude
thérapeutique
et
planifier
le
suivi
du
patient. o Le
vestibule
ou
labyrinthe
postérieur
participe
à
la
fonction
d’équilibre,
avec
la
Recommandations
:
vision
et
la
sensibilité
profonde
:
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
-‐
3ème
édition. • Règle
l’oculomotricité
conjuguée
automatico-‐réflexe,
afin
que
l’image
o Pas
de
conférence
de
consensus
2015. reste
fixée
sur
la
rétine.
• Participe
à
l’équilibre
statique
et
cinétique.
NOTIONS
CLÉS
o Le
vertige
peut
survenir
dans
une
altération
:
• Du
récepteur
(système
cupule-‐endolymphe
des
canaux
semi-‐circulaires,
Vertige,
illusion
de
mouvement,
le
plus
souvent
d’origine
vestibulaire.
système
otholitique
du
saccule
et
de
l’utricule)
:
§ Par
trouble
«
hydraulique
»
ou
mécanique.
Associé
à
un
acouphène
ou
à
une
surdité
unilatérale,
doit
faire
rechercher
un
§ Par
atteinte
des
cellules
sensorielles.
neurinome
de
l’acoustique.
• De
la
VIIIème
paire
crânienne
:
Associé
à
des
céphalées
inhabituelles
ou
à
tout
signe
neurologique,
suspecter
une
§ Inflammatoire
:
Névrite
du
VIII.
étiologie
centrale.
§ Traumatique
:
Section
du
VIII.
§ Tumorale
:
Neurinome
de
l’acoustique.
Moins
le
vertige
est
important,
plus
l’étiologie
risque
d’être
sévère.
• Des
noyaux
vestibulaires
bulbaires
et
de
l’archéo-‐cervelet.
Toute
présentation
atypique
doit
faire
poser
l’indication
d’une
imagerie
dans
les
Clinique
meilleurs
délais.
INTERROGATOIRE
Maladie
de
Ménière
due
à
un
hydrops
labyrinthique,
triade
symptomatique
:
CARACTERES
DU
VERTIGE
:
vertige-‐surdité-‐acouphènes,
d’évolution
paroxystique.
o Le
plus
souvent
rotatoire,
préciser
le
sens
de
rotation
horaire
ou
antihoraire.
o Déplacement
linéaire
antéropostérieur,
latéral
ou
vertical
ou
oscillopsies.
Un
syndrome
vestibulaire
harmonieux
signe
une
atteinte
périphérique.
o Peut
être
moins
bien
systématisé
:
Troubles
de
l’équilibre,
sensation
d’ébriété.
Un
syndrome
vestibulaire
dysharmonieux
traduit
une
atteinte
centrale.
DUREE
DU
VERTIGE
:
o Variable,
quelques
secondes,
minutes,
heures
ou
quelques
jours.
CIRCONSTANCES
DECLENCHANTES
:
Généralités
o Vertige
peut
être
spontané,
survenir
au
repos.
o Position
de
la
tête
dans
l’espace.
o Le
vertige
est
une
illusion
de
mouvement. o Une
prise
de
position.
o C’est
un
symptôme
subjectif. o Rotation
rapide
de
la
tête.
o Le
plus
souvent
d’origine
labyrinthique. o Le
bruit,
effet
Tullio.
o Le
mouchage.
2016-‐17
1/4
ORL
:
ITEM
101
Vertige
ENVELOPPE
EVOLUTIVE
:
o Manœuvres
pouvant
provoquer
le
nystagmus
:
o Grande
crise
vertigineuse
unique. • Manœuvre
de
Dix
et
Hallpike
:
o Notion
d’une
ou
plusieurs
crises
vertigineuses
antérieures. § Si
manœuvre
positive
en
faveur
d’un
vertige
positionnel
o Vertige
permanent. paroxystique
bénin.
• Signe
de
la
fistule
:
SYMPTOMES
ASSOCIES
:
§ Déclenchement
d’un
nystagmus
provoqué
par
la
modification
de
la
o Trouble
cochléaires
:
Acouphènes
et/ou
surdité. pression
dans
le
conduit
auditif
externe
par
un
appui
sur
le
tragus
o Troubles
neurovégétatifs
:
Nausée
et
vomissements,
pâleur,
sueurs. ou
à
l’aide
d’un
spéculum
pneumatique.
o Céphalée
:
Doit
faire
rechercher
une
cause
centrale. § Signe
évocateur
d’une
fistule
labyrinthique.
2016-‐17
2/4
ORL
:
ITEM
101
Vertige
o Imagerie
:
Exceptionnellement,
il
faut
demander
une
imagerie.
• TDM
:
Pour
étudier
les
structures
osseuses
de
l’oreille
moyenne,
de
l’oreille SYNDROME
DISHARMONIEUX
:
interne
et
du
rocher,
surtout
en
cas
de
suspicion
de
labyrinthite
ou
dans
un o Diagnostic
étiologique
plus
difficile.
contexte
d’otospongiose
ou
traumatique
du
rocher. o Infarctus
cérébelleux
peut
simuler
la
névrite
vestibulaire
:
Instabilité
majeure
et
• IRM
:
Si
suspicion
de
tumeur
de
l’angle
ponto-‐cérébelleux
ou
infarctus céphalées
sont
toujours
présentes,
le
nystagmus
est
différent
multidirectionnel
cérébelleux. persistant
à
la
fixation,
notion
d’antécédents
vasculaires.
2016-‐17
3/4
ORL
:
ITEM
101
Vertige
III. SENSATIONS
VERTIGINEUSES
PERMANENTES
OU
TROUBLES
VERTIGES
RECURRENTS
:
o Dans
quelques
cas,
ces
vertiges
peuvent
ne
pas
être
associés
aux
symptômes DE
L’ÉQUILIBRE
cochléaires
mais
précéder
une
authentique
maladie
de
Ménière
complète.
NEURINOME
DE
L’ACOUSTIQUE
:
o Surdité
unilatérale
progressive
et
d’acouphènes
aigus
associés.
o Vertige
peu
intense,
le
plus
souvent
instable.
VERTIGES
DURANT
QUELQUES
SECONDES
o IRM
de
la
fosse
postérieure.
VERTIGE
POSITIONNEL
PAROXYSTIQUE
BENIN
(=
VPPB)
:
o Aréflexie
aux
épreuves
calorique
et
surdité
rétro-‐cochléaire.
o Sensation
vertigineuse
brève,
stéréotypée,
avec
facteur
positionnel
déclenchant,
+++
décubitus
latéral .
o Vertige
le
plus
typique
et
le
plus
fréquent.
o Examen
labyrinthique
normal,
pas
de
trouble
cochléaire.
o Positivité
de
la
manœuvre
de
Dix
et
Hallpike.
o Due
à
une
canalo-‐lithiase.
o Une
manœuvre
de
basculement
du
sujet
permet
de
guérir
définitivement
en
une
seule
séance,
manœuvre
de
Sémont.
Diagnostics différentiels
o Lipothymies.
o Malaises.
o Flou
visuel.
o Manifestations
phobiques
(agoraphobie,
acrophobie).
Une
perte
de
connaissance
n’est
jamais
d’origine
vestibulaire.
2016-‐17
4/4
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
Objectif
CNG
:
o Sinusite
chronique
:
o Connaître
les
différentes
formes
de
sinusite
et
les
explorations
éventuellement • Persistance
des
symptômes
d’obstruction
nasale,
de
douleur
et
de
nécessaires
pour
en
étayer
le
diagnostic. rhinorrhée
pendant
+
de
12
semaines.
o Connaître
les
arguments
cliniques
permettant
de
distinguer
une
sinusite
maxillaire • Rarement
d’origine
infectieuse
:
aigüe
d’une
rhinite
ou
d’une
rhinopharyngite. § Malformative
(déviation
de
cloison
nasale).
o Prescrire
le
traitement
approprié,
antibiotique
et/ou
symptomatique,
à
un
patient § Greffe
aspergillaire.
présentant
une
sinusite
maxillaire
aigüe,
une
rhinite,
une
rhinopharyngite. § Tumeur
(polypose
naso-‐sinusienne,
cancer
VADS…).
Recommandations
:
o Collège
Français
d'ORL
et
de
chirurgie
cervico-‐faciale
-‐
3ème
édition
o Pas
de
conférence
de
consensus
2015 Epidémiologie
2016-‐17
1/6
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
• La
plupart
des
sinusites
aiguës
bactériennes
compliquent
une
infection SIGNES
SPECIFIQUES
SELON
LE
TYPE
DE
SINUSITE
:
virale
des
voies
aériennes
supérieures
:
o Maxillaire
:
§ En
cas
de
localisation
frontale,
ethmoïdale
ou
sphénoïdale,
il
y
a
un • Douleur
sous-‐orbitaire
unilatérale
majorée
à
l’anté-‐flexion
irradiant
aux
risque
d’atteinte
grave
du
SNC
par
diffusion
de
proximité. arcades
dentaires.
+++
• Présence
de
pus
au
méat
moyen
(pathognomonique).
o Frontale
:
Douleur
/
céphalées
sus-‐orbitaire
en
barre.
Clinique
o Sphénoïdale
:
Céphalées
rétro-‐orbitaire
permanente
irradiant
au
vertex
(mimant
une
HTIC).
o Ehmoïdite
:
RHINOPHARYNGITE
:
• Comblement
de
l’angle
antéro-‐interne
de
l’œil.
• Œdème
palpébral.
SIGNES
FONCTIONNELS
DE
RHINOPHARYNGITE
VIRALE
:
• Céphalée
rétro-‐orbitaire.
o Contexte
épidémique
souvent
associée
à
un
syndrome
pseudo-‐grippal. o Dentaire
:
Cacosmie.
o Symptômes
bilatéraux
:
• Obstruction
nasale. RHINOSCOPIE
à
Ecoulement
purulent
à
l’ostium
correspondant.
• Rhinorrhée
claire
puis
purulente. o Au
méat
moyen
:
Sinusite
maxillaire
et
frontale
(et
ethmoïdale
antérieure).
• Atteinte
pharyngée
(gorge
et
amygdales
rouges). o Au
méat
supérieur
:
Sinusite
sphénoïdale
(et
ethmoïdale
postérieure).
• Otite
congestive.
• Poly-‐ADP. ARGUMENTS
EN
FAVEUR
D’UNE
SINUSITE
MAXILLAIRE
BACTERIENNE
:
• Douleurs
non
localisées. o Au
moins
2
des
3
critères
majeurs
suivants
:
o Chez
le
nourrisson
: • Evolution
:
Persistance
ou
augmentation
des
douleurs
sinusiennes
infra-‐
• Tableau
de
gastro-‐entérite
:
Diarrhée,
douleurs
abdominales. orbitaires
malgré
un
TT.
symptomatique
prescrit
au
moins
48h.
• Type
de
douleur
:
Remarques
:
§ Unilatérale
et
pulsatile.
o Evolution
spontanément
favorable
dans
99
%
des
cas
:
Durée
7
à
10
jours. § Augmentée
à
l’anté-‐flexion.
o Une
durée
de
la
fièvre
>
3
jours
doit
faire
suspecter
une
complication
bactérienne. § Acmé
en
fin
d’après-‐midi
et
la
nuit.
• Rhinorrhée
:
Augmentation
de
la
rhinorrhée
et
augmentation
de
la
SINUSITE
AIGÜE
:
purulence
de
la
rhinorhée.
o Critères
mineurs
associés
(renforcent
la
suspicion)
:
SIGNES
FONCTIONNELS
DE
SINUSITE
AIGUË
QUELLE
QUE
SOIT
LA
LOCALISATION
:
• Persistance
de
la
fièvre
à
J3.
o Fièvre
:
En
général
peu
élevée
(<
39°C). • Obstruction
nasale,
toux,
éternuement,
gêne
persistants
à
J10.
o Obstruction
nasale.
o Rhinorrhée
purulente.
+++
o Douleurs
et/ou
céphalées
(augmentant
en
position
déclive ). Etiologie
RHINOPHARYNGITES
:
+++
o Presque
exclusivement
virales
:
Rhinovirus,
adénovirus,
coronavirus,
influenza,
para-‐influenza,
VRS…
2016-‐17
2/6
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
SINUSITES
BACTERIENNES
AIGUËS
:
Complications
o Sont
une
complication
rare
des
rhinopharyngites.
o Sinusites
maxilaires,
fontale,
sphénoïdiennes
:
• Streptococcus
pneumoniae,
Haemophilus
influenzae. RHINOPHARYNGITE
:
• Moxarella
catarrhalis,
Staphylococcus
aureus. o Conjonctivite.
o Ethmoïdite
: o Otite
moyenne
aiguë.
• Staphylococcus
aureus,
Haemophilus
influenzae. o Sinusite
bactérienne.
• Streptococcus
pyogenes,
Streptococcus
pneumoniae.
o Les
sinusites
maxillaires
peuvent
également
avoir
une
origine
dentaire
: SINUSITE
:
• Bactéries
anaérobies.
• Aspergillus
:
En
cas
de
migration
intra-‐sinusienne
d’amalgame
dentaire. QUEL
QUE
SOIT
LE
TYPE
DE
SINUSITE
:
o Complications
neuro-‐méningées
:
+++
• Méningite .
Examens
complémentaires
• Abcès
cérébral.
• Empyème
sous-‐dural.
RHINOPHARYNGITE
:
• Thrombophlébite
septique
du
sinus
caverneux
ou
longitudinal.
+++
o Aucun
pour
le
diagnostic
positif,
le
diagnostic
est
clinique . o Récidive
et
chronicité
:
Si
persistance
>
12
semaines.
2016-‐17
3/6
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
Traitement
Antibiotique
Durée
ère
Aminopénicilline
(choix
de
1
intention)
TRAITEMENT
CURATIF
:
Amoxicilline
(sinus
maxillaire)
7
jours
o Seules
les
sinusites
d’étiologie
présumée
bactérienne,
c’est
à
dire
répondant
aux Amoxicilline-‐Acide
clavulanique
7
jours
critères
mentionnés
plus
haut
nécessitent
un
TT.
antibiotique.
(échec
de
l’amoxicilline
ou
localisations
non
maxillaires)
ANTIBIOTHERAPIE
:
C2G
orale
(alternative
en
cas
d’allergie
aux
ère
o Probabiliste
en
1
intention
: pénicillines
sans
allergie
aux
• Par
Amoxicilline
dans
les
sinusites
maxillaires
: céphalosporines)
§ Car
cause
la
+
fréquente
et
la
+
grave
=
Pneumocoque. Céfuroxime-‐axétil
5
jours
ème
§ 2
agent
le
+
fréquent
=
H.
Influenzae. C3G
orales
(alternative
en
cas
d’allergie
aux
" Sensible
à
l’amoxicilline
dans
80
%
des
cas.
pénicillines
sans
allergie
aux
• L’Augmentin
est
à
haut
risque
de
sélection
de
bactéries
multi-‐résistantes
et céphalosporines)
nd
doit
être
utilisé
uniquement
en
2
intention. Cefpodoxime-‐proxétil
5
jours
Céfotiam-‐hexétil
5
jours
TRES
RAREMENT,
INDICATION
DE
DRAINAGE
DES
SINUS
:
Synergistine
(alternative
en
cas
d’allergie
o Drainage
chirurgical
des
sinus
: aux
pénicllines
et
aux
céphalosporines)
• En
cas
de
sinusite
aiguë
hyper-‐algique
sans
efficacité
des
antalgiques
ou Pristinamycine
4
jours
échec
du
TT.
médical
(après
confirmation
par
scanner). Fluoroquinolone
antipneumococcique
o Drainage
chirurgical
du
sinus
sphénoïdal
si
évolution
compliquée. (alternatives
en
cas
d’allergie
aux
o Dans
les
ethmoïdites
compliquées
:
Drainage
des
collections
orbitaires. pénicillines
et
aux
céphalosporines.
• Orbitotomie
de
drainage. Notamment
dans
les
sinusites
ethmoidale,
sphénoidales
ou
frontales
(en
dernier
recours)
Lévofloxacine
8
jours
2016-‐17
4/6
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
:
o Antalgiques
/
anti-‐
pyrétiques
:
Paracétamol.
o Lavage
des
fosses
nasales
au
sérum
physiologique.
o TT.
vasoconstricteurs
(par
voie
locale
ou
générale)
parfois
5
jours.
o Ne
sont
pas
recommandés
:
• Aspirine
et
AINS.
• Anti-‐histaminiques.
• Corticoïdes
par
voie
nasale
ou
générale
sauf
sinusites
aigues
hyperalgiques.
o Mesures
associées
• TT.
des
facteurs
locaux
favorisants.
Surveillance
2016-‐17
5/6
ORL
:
ITEM
145
Infections
naso-‐sinusiennes
de
l’adulte
et
de
l’enfant
Mon
mémento
o
2016-‐17
6/6
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Objectif
CNG
:
PATHOGENESE
:
o Connaître
les
principales
formes
cliniques
des
angines,
leurs
agents
étiologiques
et o Risque
de
complications
loco-‐régionales
suppuratives
(infections
bactériennes).
leurs
complications. o Risque
de
complications
générales
:
o Connaître
l’utilisation
appropriée
du
test
de
diagnostic
rapides
(TDR). • Toxiniques
:
SGA
toxinogène
(scarlatine),
Diphtérie.
o Savoir
prescrire
le
traitement
approprié,
antibiotique
et/ou
symptomatique,
à
un • Complications
immunologiques
post-‐streptococciques.
patient
présentant
une
angine
ou
une
rhinopharyngite.
Recommandations
:
o [Link]
4ème
édition Etiologie
o Pas
de
conférences
de
consensus
2015
o Sources
photos
:
Michaelbladon,
CDC,
Université
de
Lyon o La
grande
majorité
des
angines
sont
virales
:
• 70%
des
cas
chez
l’enfant.
NOTIONS
CLÉS
• 90%
des
cas
chez
l’adulte.
Physiopath
:
La
grande
majorité
des
angines
sont
d’origine
virale.
o Streptocoque
β-‐hémolytique
du
groupe
A
(SGA)
ou
Streptococcus
pyogènes
:
Formes
cliniques
:
Erythémateuses
et
erythémato
pultacée
:
+
fréquente.
Premier
agent
bactérien
responsable
d’angine
:
20%
des
angines
Pseudo
membraneuse
(EBV,
diphtérie)
,
Vésiculeuses
(HSV)
,
Nécrotique
érythémateuses
ou
érythématopultacées.
(fusobacterium
necrophorum
)
Etiologies
:
origine
virale
le
+
souvent.
Clinique
Paraclinique
:
TDR
systématique
si
>3ans
et
si
Mc
Isaac
≥
2
chez
l’adulte
Complications
:
Phlegmon
périamygdalien,
abcès
rétropharyngé,
SIGNES
FONCTIONNELS
:
adénophlegmon
cervical,
cellulite
cervicale.
o Douleur
pharyngée
spontanée
:
Traitement
:
Amoxicilline
si
TDR
+
et
forme
clinique
évoquant
SbA.
Si
nécrotique,
• Uni-‐
ou
bilatérale
penser
germes
anaérobies
donc
Metronidazole
++.
• Augmentée
à
la
déglutition
(odynophagie).
o Otalgie
réflexe.
o Chez
l’enfant,
fréquence
des
troubles
digestifs
:
I. POINTS
COMMUNS
A
TOUTES
LES
ANGINES • Vomissements,
douleurs
abdominales.
TRANSMISSION
:
o Contamination
par
voie
aérienne
à
partir
d’un
porteur
sain
(5%
de
la
population
pour
le
SGA)
ou
malade.
o Rapports
oro-‐génitaux
pour
gonocoque
et
syphilis.
1/10
2016-‐17
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Examens
complémentaires
• Précautions
complémentaires
type
gouttelettes.
• Eviction
de
la
collectivité.
o Prélèvement
pharyngé. o Scarlatine
:
Eviction
de
la
collectivité.
o NFS-‐P
:
si
angine
pseudomembraneuse
ou
ulcéro-‐nécrotique
: o Syphilis
et
gonocoque
:
Dépistage
des
IST
chez
le
cas
index
et
sujets
contacts.
• MNI
:
Si
suspicion
de
mononucléose
infectieuse.
• Sérologie
VIH
:
Si
suspicion
de
primo-‐infection
VIH
(angine
érythémateuse II. ANGINES
ERYTHEMATEUSES
ET
ERYTHEMATOPULTACEES
ou
érythématopultacée).
o Forme
clinique
d’angine
la
plus
fréquente
(80-‐90%).
Traitement Clinique
MESURES
PARTICULIERES
:
o Diphtérie
:
• Déclaration
obligatoire
à
l’ARS.
2/10
2016-‐17
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Etiologie
• Spécificité
>
95%
et
sensibilité
>
90%.
o Dépistage
VIH
(rechercher
une
primo-‐infection)
:
VIRUS
:
• Si
TDR
négatif
et
facteurs
de
risque.
o Virus
d’Epstein-‐Barr
(EBV).
o VIH
(primo-‐infection). Complication
o Coronavirus,
VRS,
Myxovirus
influenzae
et
parainfluenzae,
Adénovirus.
EVOLUTION
NATURELLE
:
o Le
plus
souvent
favorable
en
3-‐4
jours.
BACTERIES
:
o Principale
cause
:
Streptocoque
bêta-‐hémolytique
du
groupe
A
(SGA).
COMPLICATIONS
:
o Rarement
:
o Elles
sont
uniquement
le
fait
du
SGA.
• Streptocoques
des
groupes
B,
C,
F
et
G.
o Fréquence
:
1%
environ.
• Gonocoque. o Complications
locales
:
Remarque
:
Pas
d’infection
à
SGA
avant
l’âge
de
3
ans.
• Phlegmon
péri-‐amygdalien
:
§ Fièvre
élevée.
DIAGNOSTIC
ETIOLOGIQUE
:
§ Odynophagie
majeure.
o Chez
l’enfant
:
Aucun
signe
ou
aucun
score
clinique
n’a
de
VPP
ou
VPN
suffisante
§ Otalgie.
pour
l’origine
streptococcique
de
l’angine
(en
dehors
d’une
scarlatine
typique)
§ Trismus
o Chez
l’adulte
:
Score
de
Mac
Isaac
à
Bonne
VPN
:
§ Tuméfaction
asymétrique
du
pilier
du
voile
du
palais
refoulant
la
• Un
score
<
2
a
un
VPN
>
95%
pour
éliminer
l’origine
streptococcique
de
luette.
l’angine.
§ Œdème
de
la
luette.
Critères
Point
• Abcès
rétropharyngé
:
Fièvre
>
38°C
+1
§ Fièvre.
Absence
de
toux
+1
§ Dysphagie
douloureuse.
Adénopathie
cervicale
antérieure
douloureuse
ou
>
1,5
cm
+1 § Dyspnée.
Tuméfaction
et/ou
exsudat
amygdalien
+1 • Adénophlegmon
cervical
:
Âge
3
-‐15
ans
+1 § Douleur
cervicale
intense.
Âge
>
44
ans
-‐1
§ Torticolis
fébrile.
Score
total
• Cellulite
cervicale
:
§ Extension
de
l’infection
aux
parties
molles
du
cou.
§ Evolution
possible
vers
la
médiastinite.
Examens
complémentaires
o Complications
générales
:
• Syndromes
inflammatoires
post-‐streptococciques
o Test
de
diagnostic
rapide
(TDR)
du
SG
: § Rhumatisme
articulaire
aiguë
(RAA).
• Recommandé
: § Glomérulonéphrite
aiguë
(GNA).
§ Chez
tout
enfant
de
>
3
ans. § Erythème
noueux.
§ Chez
tout
adulte
avec
score
de
MacIsaac
≥
2. § Chorée
de
Sydenham.
• Ecouvillonnage
direct
des
amygdales
ou
du
pharynx. • Complications
toxiniques
:
Scarlatine,
choc
toxique
streptococcique.
3/10
2016-‐17
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Traitement
SURVEILLANCE
:
o Conseiller
de
reconsulter
en
cas
de
persistance
des
symptômes
après
3
jours.
TRAITEMENT
CURATIF
:
ANTIBIOTHERAPIE.
o Sa
prescription
doit
être
limitée.
o N’a
d’intérêt
que
dans
les
angines
à
SGA
à
TDR
positif. III. ANGINES
PSEUDOMEMBRANEUSES
o But
:
• Diminuer
la
durée
des
symptômes. Clinique
• Prévenir
les
complications
post-‐streptococciques
non
suppuratives.
• Diminuer
la
fréquence
et
la
durée
du
portage,
donc
la
contagiosité. o Enduit
confluent
nacré
ou
grisâtre
sur
les
amygdales.
o Indications
:
Angines
à
SGA
documentées
à
La
prescription
d’antibiotique
doit
être
proscrite
dans
les
angines
à
TDR
négatif
ou
en
l’absence
d’utilisation
de
TDR.
o Modalités
:
• TT.
ambulatoire
per
os.
ère
• En
1
intention
:
Amoxicilline.
ème
• En
2
intention
:
Céphalosporine
orale.
ème
• En
3
intention
:
Macrolides
à
Leur
utilisation
nécessite
la
réalisation
préalable
d’un
prélèvement
de
gorge
pour
culture
et
antibio-‐gramme.
• Durées
de
traitement
courtes.
Antibiotiques
Durée
de
traitement
(jours)
Amoxicilline
6
ELEMENTS
D’ORIENTATION
à
MONONUCLEOSE
INFECTIEUSE
:
C2G
:
Céfuroxine-‐axétil
4
o Argument
de
fréquence.
C3G
:
o Terrain
:
Adolescent/adulte
jeune.
o Céfpodoxine-‐proxétil 5
o Incubation
:
4-‐6
semaines
o Céfotiam-‐hééxétil 5
o Clinique
:
Macrolides
:
• Asthénie.
o Azithromycine 3
• Fièvre
durant
10-‐15
jours.
o Clarithromycine 5
• Fausses
membranes
:
o Josamycine 5
§ Non
adhérentes.
§ En
regard
des
amygdales.
TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
:
§ Respectant
la
luette.
o Antalgiques-‐antipyrétiques
:
Paracétamol. • Purpura
du
voile
du
palais.
• Splénomégalie,
poly-‐ADP.
MESURES
PARTICULIERES
:
• Exanthème
maculeux
ou
maculo-‐papuleux
:
notamment
si
prescription
o Eviction
de
la
collectivité
en
cas
de
scarlatine
et
d’angine
à
SGA
:
A
maintenir
2 d’amoxicilline.
jours
après
le
début
de
l’antibiothérapie.
4/10
2016-‐17
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
ELEMENTS
D’ORIENTATION
à
DIPHTERIE
:
o NFS-‐P
:
Hyperleucocytose
à
PNN.
o Exceptionnel o Prélèvement
de
gorge
et/ou
de
fausses
membranes
en
urgence
:
• Sur
écouvillon
sec.
o Terrain
: • Acheminé
rapidement
au
laboratoire
averti
de
la
suspicion
diagnostique.
• Notion
de
voyage
en
Europe
de
l’Est
/
Pays
en
développement. • Présence
de
corynébactéries
(BG+)
à
l’examen
direct,
confirmé
par
la
• Absence
d’immunité
vaccinale. culture.
PCR
pour
rechercher
le
gène
de
la
toxine.
o Incubation
:
<
7
jours.
o Clinique
:
• Malaise. Complications
• Fièvre
modérée.
• Signes
d’imprégnation
toxinique
:
pâleur,
tachycardie.
• Fausses
membranes
: Evolution
naturelle
Complications
:
§ Adhérentes.
o Evolution
en
général o Rupture
de
rate
§ Extensives
débordant
des
amygdales. Mononucléose
bénigne
o Anémie
hémolytique
§ Envahissant
la
luette. infectieuse
o Asthénie persistante
o Purpura
thrombopénique
• Coryza
(jetage
nasal)
unilatéral. plusieurs
semaines
o Atteinte
neurologique
• ADP
satellites
sous-‐angulo-‐maxillaires. o Complications
locales
non
suppurées
:
• Croup
(laryngite)
avec
Etiologie
o Maladie grave
se
risque
de
DRA
Diphtérie
compliquant
o Complications
toxiniques
:
fréquemment
Virus
:
EBV
à
Mononucléose
infectieuse.
• Myocardite
Bactérie
:Corynebacterium
diphteriae
à
diphtérie.
• Atteinte neurologique
périphérique
• Décès
dans
10%
des
cas
Examens
complémentaires
MONONUCLEOSE
INFECTIEUSE
:
o NFS-‐P
:
• Syndrome
mono-‐nucléosique
(parfois
retardé).
• Thrombopénie.
o BHC
:
• Cytolyse
hépatique.
ère
o MNI
test
en
1
intention.
o Sérologie
si
MNI
négatif.
• IgM
anti-‐VCA
sans
Ac
anti-‐EBNA.
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ORL
:
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Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Traitement
IV. ANGINES
VESICULEUSES
MONONUCLEOSE
INFECTIEUSE
:
Clinique
+++
TT.
Uniquement
symptomatique .
o Vésicules
au
niveau
du
pharynx
sur
muqueuse
inflammatoire.
DIPHTERIE
:
o Se
rompent
facilement
pour
laisser
place
à
des
érosions.
• Urgence
thérapeutique
:
pronostic
vital
engagé • Recouvertes
d’un
enduit
jaunâtre.
• Hospitalisation • Entourées
d’un
halo
inflammatoire.
Traitement
curatif
• Sérologie
:
sérum
anti-‐toxine
diphtérique
: o Angine
très
douloureuse.
ensuite
relayée
par
la
vaccination
o Touche
surtout
l’enfant.
• Amoxicilline
Traitement
o Repos
au
lit
symptomatique
o Précautions
complémentaires
type
gouttelettes Etiologie
o Déclaration
obligatoire
à
l’ARS
(signalement
+
notification)
VIRUS
:
o Eviction
de
la
collectivité
jusqu’à
négativation
de
2 o Entérovirus
:
Echovirus,
coxsackie
:
les
virus
coxsackie
A
donnent
un
tableau
Mesures
associées
prélèvements
de
gorge
d’herpangine.
• Effectués
au
moins
24h
d’intervalle
après
la
fin • Epidémies
surtout
estivales,
enfant
de
1
à
7
ans.
de
l’antibiothérapie.
• Lésions
restant
localisées
à
l’oropharynx.
o Prophylaxie
des
sujets
contacts
proches
:
• Syndrome
pied
main
bouche.
• Mise
à
jour
de
la
vaccination
diphtérie o Herpes
virus
(HSV-‐VZV)
:
dans
la
primo-‐infection
herpétique,
l’angine
est
associée
à
:
Traitement
préventif
• Ecouvillonnage
nasal
et
pharyngé • Une
gingivo-‐stomatite
diffuse.
• Antibioprophylaxie • Une
éruption
vésiculeuse
péri-‐labiale
(groupées
en
bouquet).
o Prophylaxie
collective
:
vaccination
o Recherche
la
survenue
de
complications
Surveillance
étroite
• Cardiaques
avec
ECG
• Neurologiques
Traitement
TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
:
o Réhydratation.
o Soins
de
bouche.
o Antalgiques.
Remarque
:
seule
la
primo-‐infection
herpétique
peut
bénéficier
d’un
TTT
antiviral
spécifique.
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2016-‐17
ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Complication
V. ANGINES
ULCEREUSES
ET
ULCERO-‐NECROTIQUE
ANGINE
DE
VINCENT
:
Clinique
o Risque
de
complications
locales
suppurées.
• Phlegmon
péri-‐amygdalien.
o Erosion
au
niveau
de
l’amygdale. • Syndrome
de
Lemierre.
o Parfois
extension
au
voile
du
palais
ou
à
la
partie
postérieure
du
pharynx
. § Thrombophlébite
jugulaire
septique.
§ Compliquée
d’emboles
pulmonaires
avec
infarctus
et
abcès
pulmonaires.
§ Clinique
:
Douleurs
latéro-‐cervicales
fébriles,
AEG,
Douleur
thoracique.
Traitement
Clinique
SIGNES
FONCTIONNELS
:
o Fièvre
d’intensité
variable.
o Rhinite
:
Obstruction
nasale,
rhinorrhée
(pouvant
être
muco-‐purulente).
o Pharyngite
:
douleurs
pharyngées,
odynophagie,
toux.
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ORL
:
ITEM
146
Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
EXAMEN
PHYSIQUE
:
o Signes
positifs
de
rhinopharyngite
: Traitement
• Exanthème
pharyngé
±
œdème.
• Adénopathies
cervicales
bilatérales
et
sensibles. PRISE
EN
CHARGE
:
• Otite
moyenne
aiguë
(OMA)
congestive
mais
non
purulente. • Ambulatoire
(hors
complication).
+++
o Recherche
une
surinfection
bactérienne .
• Angine
:
Examen
bucco-‐pharyngé
à
l’abaisse
langue. TT.
SYMPTOMATIQUE
:
+++
• OMA
purulente
:
Otoscopie
bilatérale . o Antalgiques-‐antipyrétiques
:
Paracétamol
:
60
mg/Kg/j
en
4
prises
(15
mg/kg/6h)
• Ethmoïdite
/
Sinusite
:
Rhinoscopie. per
os.
+++
• Conjonctivite
:
Examen
oculaire. o Mesures
physiques
:Hydratation ,
ne
pas
sur-‐couvrir
l’enfant
ou
réchauffer
la
• Bronchopneumopathie
:
Auscultation. pièce,
éviction
du
tabagisme
passif.
o Désobstruction
rhino-‐pharyngée
(DRP)
:
• Lavage
des
fosses
nasales
pluri-‐quotidien
au
sérum
physiologique.
Examens
complémentaires
• Technique
de
mouchage.
o Aucun
si
pas
de
signes
de
surinfection
bactérienne,
le
diagnostic
est
clinique. MESURES
ASSOCIEES
:
o Notification
de
l’épisode
dans
le
carnet
de
santé.
o Education
des
parents
:
inutilité
de
l’antibiotique
et
évolution
favorable
en
7
à
10
Evolution
jours.
o Conseils/signes
devant
faire
reconsulter
:
o Evolution
naturelle
: • Fièvre
persistante
>
3
jours.
• Résolution
spontanée
en
7
à
10
jours. • Absence
d’amélioration
des
symptômes
>
10
jours.
• Disparition
de
la
fièvre
sous
4
jours,
puis
de
la
rhinorrhée. • Modification
du
comportement
de
l’enfant.
• Nouveaux
signes
cliniques
(otorrhée,
conjonctivite
etc).
Complications
o Surinfections
bactériennes
• Conjonctivite,
OMA
purulente,
sinusite,
Angine,
Bronchite-‐Pneumopathie.
• Adénite
rétro-‐pharyngée
:
Torticolis
fébrile
et
Tuméfaction
de
la
paroi
pharyngée
postérieure.
• Adénite
rétro-‐stylienne
:
Torticolis
fébrile,
tuméfaction
latéro—cervicale.
o Récidives
:
• Définition
:
Au
moins
6
épisodes/an.
• Facteurs
de
risque
à
rechercher
:
Allergie,
déficit
immunitaire
(IgA),
carence
martiale,
RGO,
Hyper-‐trophie
des
végétations
adénoïdiennes,
tabagisme
passif,
vie
en
collectivité.
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ORL
:
ITEM
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Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Tableau Annexe V. Angines ulcéreuses et ulcéro-‐nécrotique -‐ Etiologie (page 7)
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ORL
:
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Angines
de
l’adulte
et
de
l’enfant
et
rhinopharyngite
de
l’enfant
Mon
mémento
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
Objectif CNG : I. OTITE EXTERNE
o Connaître les agents infectieux responsables de l’OMA et leur profil de sensibilité.
o Connaître les éléments diagnostiques et la stratégie de prise en charge d’une OMA
OTITE EXTERNE BENIGNE :
purulente, d’une otite externe, d’une otite séro-muqueuse.
o Prescrire le traitement approprié, antibiotique et/ou symptomatique, à un patient Physiopathologie
présentant une OMA purulente en 1ère intention et en cas d’échec.
o Diagnostiquer une otite moyenne chronique dangereuse ou cholostéatomateuse. o Inflammation de la peau (dermo-épidermite) du conduit auditif externe :
Recommandations : • Favorisée par la macération, et donc la chaleur et l’humidité.
o [Link] 4ème édition • Plus fréquente si dermatose préexistante.
o Pas de conférence de consensus 2015 o Epidémiologie microbienne :
NOTIONS CLÉS • Staphylococcus aureus.
OTITE EXTERNE • Pseudomonas aeruginosa.
Physiopath : inflammation du conduit auditif externe à Staph ou Pseudomonas
Clinique : apyrexie-otalgie-otorrhée purulente/CAE inflammatoire et
oedématié/tympan normal Clinique
Paraclinique : AUCUN
Complications : Nécrosante (ID ++) oséite. Ttm par ATB IV SIGNES FONCTIONNELS :
Traitement : ttm local (gouttes antiseptiques ou antibiotiques) /Prévention (pas de o Apyrexie.
cotons tiges, sécher après baignade pour éviter macération) o Otalgie+++.
OTITE MOYENNE AIGUE • Douleurs intenses, pulsatiles parfois insomniantes.
Clinique : Pic à 9 mois/otalgie/fièvre • Augmentée par la mastication / pression du tragus / mobilisation du
Otoscopie : OMA congestive/purulente (si épanchement rétro- pavillon de l’oreille.
tympanique)perforation o Otorrhée purulente.
Etiologies :Streptocoque 60%, Haemophilius influenzae, Branhamella catarrhalis
Paraclinique : Aucun si OMA simple/4 indications de la paracentèse EXAMEN OTOSCOPIQUE :
Complications :Récidive/mastoïdite o Conduit auditif externe (CAE) inflammatoire et œdématié.
Traitement : o Tympan normal (quand il est visible).
Pas d’ATB si OMA congestive
ATB si <2 ans ou symptomatologie bruyante : amox per os (8j si <2ans et 5j si >2
ans) Examens complémentaires
OTITE SERO-MUQUEUSE
Physiopath : inflammation chronique par dysfonction tubaire o Aucun : Le diagnostic est clinique.
Clinique : hypoaccousie ++/tympan mat, retracté et épaissi
Formes cliniques :
Paraclinique : audiométrie/tympanogramme plat
Complications : choléstéatome/retard de langage/récidive
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2016-17
ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
Traitement EXAMEN OTOSCOPIQUE :
o Sténose du CAE.
o Polype du CAE évocateur+++.
TT. LOCAL :
o Otorrhée verdâtre et fétide (Pseudomonas).
o En l’absence de perforation du tympan.
o Nettoyage.
o Gouttes auriculaires antiseptiques ou antibiotiques 5-7 jours.
o ± Corticoïdes locaux si forme hyper-algique. Examens complémentaires
SIGNES FONCTIONNELS :
o Tableau d’otite externe qui ne guérit pas sous traitement local.
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
Traitement o Haemophilus influenaze :
• 15% des souches résistantes à l’amoxicilline par production d’une β-
PRISE EN CHARGE SPECIALISEE : lactamase.
o Urgence diagnostique et thérapeutique. • Moins de 10% des souches de sensibilité diminuée à l’amoxicilline.
o Hospitalisation en urgence en ORL. o Branhamella catarrhalis :
• 15% des souches résistantes à l’amoxicilline par production d’une β-
ANTIBIOTHERAPIE lactamase.
o Tri-ATB parentérale probabiliste en urgence. o Streptococcus pyogenes, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa et
• C3G anti-pseudomonas : Ceftazidime. entérobactéries Rôle mineur (< 5%).
• Aminoside anti-pseudomonas : Amikacine. Remarque : L’amoxicilline est la molécule per os la plus active sur les pneumocoques. Elle
est également active sur plus de 80% des Haemophilus influenzae. Elle est donc à
• Fluoroquinolone : Ofloxacine
privilégier en 1ère intention.
TT. SYMPTOMATIQUE.
o Antalgique : Paracétamol.
Epidémiologie
TT. CHIRURGICAL :
o A discuter si ostéomyélite de la base du crâne. o Pic d’incidence à 9 mois.
o Beaucoup plus fréquente après l’âge de 6 ans.
II. OTITE MOYENNE AIGUË (OMA)
Clinique
Physiopathologie
o En cas de rhinopharyngite, l’infection virale touche aussi la muqueuse de l’oreille SIGNES FONCTIONNELS :
moyenne : o Otalgie très fréquente mais non constante Paroxystique.
• Se traduit par une OMA congestive (ou otite congestive).
SIGNES GENERAUX :
o L’œdème de la trompe d’Eustache induit par l’infection virale provoque :
o Fièvre.
• L’accumulation des sécrétions dans l’oreille moyenne.
• La multiplication des bactéries colonisant habituellement en surface
AUTRES SYMPTOMES :
l’épithélium respiratoire.
o Asthénie et anorexie.
o Si l’obstruction de la trompe d’Eustache se prolonge, l’apparition d’une
o Symptômes témoins d’infection virale déclenchante : rhinorrhée et toux.
suppuration bactérienne dans la caisse du tympan définit l’OMA purulente.
o Symptômes témoins d’une autre localisation : conjonctivite purulente due à
Haemophilus influenzae : on parle de syndrome otite-conjonctivite.
Microbiologie EXAMEN OTOSCOPIQUE :
o OMA congestive :
o Streptococcus pneumoniae : 60% de Pneumocoque à Sensibilité Diminuée aux • Congestion des tympans.
Pénicillines (PSDP). • Respect des reliefs sans bombement.
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
• Tympan rosé. • Clinique : acouphène, vertiges-Nystagmus (Syndrome vestibulaire
• Diminution de la transparence. périphérique), surdité de perception.
o OMA purulente :
• Tympan rouge violacé (hyper-vascularisation)
• Epanchement rétro-tympanique : Examens complémentaires
Opacité.
Disparition des reliefs. EN 1ERE INTENTION :
Bombement. o Aucun si OMA non compliquée : le diagnostic est clinique.
• Stade perforé :
Perforation punctiforme. PARACENTESE
Otorrhée purulente. o A visée antalgique et pour prélèvement local bactériologie.
o Indications (4) :
• Terrain : < 3 mois et immunodépression.
Complications • Complication : Paralysie faciale périphérique / méningite / mastoïdite,etc.
• OMA hyperalgique chez enfant > 2ans.
RECIDIVES+++ : • 2ème échec du TT. bien conduit.
o Facteurs de risque de récidive :
• Hypertrophie des végétations adénoïdiennes.
• Vie en collectivité/crèche. TDM ROCHER/IRM CEREBRALE
• Carence martiale. o En urgence en cas de mastoïdite/complication neuro-méningée.
• Reflux gastro-œsophagien. Traitement
• Tabagisme passif ; Allergie.
INDICATIONS DU [Link] :
MASTOÏDITE : o OMA congestive :
o Clinique : • Pas de TT. antibiotique.
• Tuméfaction rétro-auriculaire douloureuse. • Evolution spontanément favorable.
• Comblement du sillon rétro-auriculaire décollant l’auricule. • Le patient doit être revu si les signes persistent au-delà du 3ème jour.
o Paraclinique : o OMA purulente :
• Hémocultures/NFS-CRP. • Enfant ⩽ 2 ans : antibiotiques recommandée d’emblée.
• Paracentèse pour évacuation et examen bactériologique. • Enfant > 2 ans et adulte : antibiotiques uniquement en cas de
• TDM du rocher et IRM cérébrale. symptomatologie bruyante (fièvre élevée, otalgie intense).
• Recherche Complications neuro-méningées.
o Complications neuro-méningées : ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE :
• Méningite bactérienne. o Les 2 bactéries à prendre en compte sont Streptococcus pneumoniae et
• Abcès cérébral. Haemophilus influenzae.
• Trombo-phlébite du sinus veineux latéral. o Antibiotiques de 1ère intention :
o Extension à l’oreille interne : labyrinthite : • Amoxicilline per os.
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
• En cas de syndrome otite-conjonctivite : Amoxicilline-Acide clavulanique. • L’échec est surtout observé chez l’enfant de moins de 2 ans et doit faire craindre
o Antibiotiques de 2ème intention : un pneumocoque de sensibilité diminué à la pénicilline (PSDP).
Allergie vraie à la pénicilline
En cas de contre-indications
Sans contre-indications aux DEFINITION DE L’ECHEC :
aux β-lactamines.
céphalosporines o Aggravation ou persistance des symptômes au-delà de 48 heures après le début de
Enfant : Cotrimoxazole, l’antibiothérapie ou.
Enfant : Cefpodoxime Erytrhomycine-sulfafurazole (< 6 ans) o Réapparition des symptômes et des signes otoscopiques d’OMA purulente dans les
Adulte : Cefpodoxime ou céfuroxime- ou pristinamycine (> 6 ans) 4 jours suivants l’arrêt de l’antibiothérapie.
axétil Adulte : Pristinamycine ou
Cotrimoxazole ou Lévofloxacine ANTIBIOTHERAPIE EN CAS D’ECHEC :
Remarque : En cas d’évolution clinique favorable, le contrôle systématique des tympans o 1er échec :
en fin de TT. n’est pas nécessaire. • Echec en cours de TT. : Amoxicilline-acide clavulanique ou Cefpodoxime.
o Durée de TT. : • Echec à la fin du TT. : Amoxicilline-acide clavulanique.
• Enfant ≤ 2 ans : 8 jours.
• Enfant > 2 ans et adultes : 5 jours. o En cas de 2ème échec :
• Avis spécialisé pour juger l’opportunité d’une paracentèse.
TT. SYMPTOMATIQUE : • TT. probabiliste en attente du résultat de la culture :
o Antalgique-antipyrétique : Paracétamol. Amoxicilline-acide clavulanique + Amoxicilline.
• Pas d’AINS ni de corticoïdes. Ou Céftriaxone.
• Pas d’antibiotiques locaux auriculaires. PREVENTION :
o Désobstruction rhinopharyngée (DRP). o Vaccination contre Streptococcus pneumoniae.
INDICATIONS DE LA PARACENTESE : Stratégie de traitement de l’OMA purulente chez l’enfant et chez l’adulte (d’après
recommendations Afssaps 2011) : 1Annexe P.8
o Intérêt thérapeutique (drainage) et diagnostique (identification bactérienne et
étude de sensibilité).
o Terrain : < 3 mois et immunodépression.
o Complication : paralysie faciale périphérique / méningite / mastoïdite etc. III. OTITE SERO-MUQUEUSE (OMS)
o Otite moyenne aiguë hyperalgique chez enfant > 2ans.
o 2ème échec du TT. bien conduit. Généralités
DEFINITION :
Surveillance o Inflammation chronique (>3mois) de l’oreille moyenne à tympan fermé.
o Responsable d’un épanchement non purulent au sein des cavités de l’oreille
PLANIFIER LE SUIVI DU PATIENT : moyenne.
• Si l’évolution clinique est favorable, le contrôle systématique des tympans en fin
de TT. n’est pas nécessaire. PHYSIOPATHOLOGIE :
• Revoir le patient à 48-72 heures après le début du TT. si les signes généraux et o Dysfonctionnement tubaire de la muqueuse et/ou de la trompe d’Eustache.
fonctionnels persistent, afin de dépister un échec du TT.
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2016-17
ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
EPIDEMIOLOGIE :
o Chez l’enfant :
• Pathologie fréquente qui touche près de 50% des enfants. Traitement
• Âge moyen : 5 ans.
o Chez l’adulte : ASSOCIE SELON LES CAS :
• Toute OSM, surtout unilatérale, doit faire rechercher une tumeur du o Désobstruction des fosses nasales au sérum physiologique.
cavum. o Correction des facteurs de risque+++ (ablation des végétations adénoïdes).
o Corticoïdes en cure courte.
o Pose d’aérateurs trans-tympaniques.
Clinique
NE PAS OUBLIER :
o Absence de signes généraux / fièvre. o Bilan orthophonique pour rechercher un retard d’acquisition du langage
(secondaire à l’hypoacousie) chez l’enfant.
SIGNES FONCTIONNELS : o Pas de traitement antibiotique.
o Hypo-acousie bilatérale+++ : 1ère cause de surdité de transmission chez l’enfant.
o Signes associés :
• Obstruction nasale, ronflements nocturnes.
• Rhinorrhée, reniflements.
EXAMEN OTOSCOPIQUE : IV. OTITE CHOLESTEATOMATEUSE
o Tympans épaissis, mats, rétractés.
o Niveau liquidien ± bulles (épanchement séreux rétro-tympanique). Généralités
DEFINITION :
Examens complémentaires o Accumulation de tissu épidermique kératinisé.
o Pouvoir ostéolytique et extensif détruisant peu à peu les structures de l’oreille.
o Audiométrie tonale et vocale : surdité de transmission. o Secondaire à une poche de rétraction+++ (mais autres étiologies possibles).
o Impédancemétrie : Tympano-gramme (Plat+++).
Clinique
Evolutions / Complications
SIGNES FONCTIONNELS :
o La guérison spontanée est la règle. o Hypo-acousie discrète et progressive.
o Otorrhée chronique fétide Pathognomonique+++.
COMPLICATIONS : • Inter-mittente et récidivante.
o OMA à répétitions. • Uni- ou bilatérale.
o Cholestéatome.
o Chez l’enfant : risque de retard de langage secondaire à la surdité+++. EXAMEN OTOSCOPIQUE :
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
o Pus : otorrhée fétide avec perforation tympanique.
o Mêlé de squames épidermiques blanchâtres ou brunâtres. SURVEILLANCE PROLONGEE ( > 10ANS) :
o Polype du conduit auditif externe ou sur le tympan. o Risque résiduel/récidives tardives.
o Fortement évocateur d’un choléstéatome sous-jacent.
o Rechercher une lyse atticale.
Examens complémentaires
Evolutions / Complications
Traitement
ANTIBIOTHERAPIE :
o Probabiliste : Fluoroquinolone (Ofloxacine) en local ou général en phase chaude
o Objectif : refroidir l’otite avant la chirurgie.
TT. CHIRURGICAL :
o Exérèse des lésions cholestéatomateuses.
o Ossiculoplasie ± tympanoplastie.
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ORL : ITEM 147
Otites infectieuses de l’adulte et de l’enfant
Stratégie de traitement antibiotique de l’otite moyenne aigüe purulente chez l’enfant et chez l’adulte (d’après recommendations Afssaps 2011) :
Enfant ≤ 2 ans
Enfant ≥2 ans avec symptômes peu
ou enfants ≥ 2 ans avec symptomes intenses ou
intenses
adulte avec symptômes intenses
Adulte avec symptômes peu intenses
Antibiothérapie d'emblée
Abstention antibiotique
• Statut
vaccinal
anti-‐tétanique
(VAT). § Rechercher
un
trouble
de
l’articulé
dentaire .
+++
• Allergie. o Critères
de
gravité
d’un
traumatisme
crânien
:
(mauvais
pronostic
à
6
mois)
o Prises
: • Age.
• Traitement
(Antiagrégant-‐anticoagulant). • Score
Glasgow
au
moment
de
la
prise
en
charge
<
9.
• Alcool
/
Tabac
/
Toxiques. • Aréactivité
pupillaire.
o Anamnèse
: • Hypotension
artérielle
<90
mmHg.
• Circonstances
de
l’accident.
2016-‐17
1/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
• Dégradation
lors
de
la
surveillance
rapprochée
à
toute
apparition
d’un o Radiographies
standardes
(pas
obligatoires)
:
déficit
neurologique
secondaire
ou
d’une
perte
de
2
points
sur
le
Glasgow • Panoramique
dentaire.
est
une
indication
à
une
nouvelle
TDM. § Mandibule
/
trauma
dentaires.
• Cliché
de
face
bouche
ouverte.
+++
à Réalisation
d’un
schéma
date
/
signé . § Mandibule.
+++
à Rédaction
d’un
certificat
médical
initial
descriptif . • Cliché
de
Blondeau.
§ Sinus
/
orbite.
Examens
complémentaires
• Cliché
des
os
propres
du
nez
(OPN).
§ OPN
de
profil.
BILAN
RADIOLOGIQUE
:
• Incidence
de
Gosserez.
o TDM
cervico-‐faciale
(massif
facial)
+
cérébrale
avec
injection
de
produit
de § OPN
de
face.
contraste. o Doppler
trans-‐crânien
:
• Examen
de
référence,
en
urgence
si
:
+++ • À
l’arrivée
aux
urgences,
avec
le
bilan
de
débrouillage
chez
un
§ Groupe
2. polytraumatisé.
§ Urgence
+++
si
groupe
3. • Mesure
de
l’index
de
pulsatilité
pour
apprécier
la
pression
de
perfusion
Classification
de
Masters
cérébrale
(mauvais
pronostic
si
l’index
de
pulsatilité
est
élevé).
Groupe
1
Groupe
2
Groupe
3
Glasgow
15
Perte
de
connaissance
Glagow
<
13
Patient
asymptomatique
initiale
ou
secondaire
Altération
de
la
conscience
Céphalalgique
Amnésie
post-‐TC
(sans
comitialité
ou
Sensation
de
vertige
Comitialité
post-‐TC
toxiques)
Hématome,
plaie
ou
Intoxication
OH/drogue
Signes
neurologiques
contusion
du
scalp
Vomissements
focaux
Absence
de
signe
du
Polytraumatisé
Plaie
pénétrante
groupe
2
et
3
Traumatisme
sous
Embarrure
claviculaire
Lésions
faciales
sévères
Signe
de
Fracture
basilaire
Hématome
sous
dural
(aigu
à
droite
et
chronique
à
gauche)
Hémophilie/Anticoagulants
Age
>
65
ans
• Avec
reconstruction
3D.
• +/-‐
angioTDM
des
vaisseaux
du
cou
si
suspicion
de
dissection
:
§ Fracture
du
rachis
cervical.
§ Déficit
neurologique
focal
non
expliqué.
§ Syndrome
de
Claude
Bernard
Horner.
§ Fractures
de
Lefort
II
ou
III.
§ Fracture
de
la
base
du
crâne.
§ Lésions
des
tissus
mous
au
niveau
du
cou.
2016-‐17
2/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
• Séquelles
esthétiques.
§ Déformation
de
la
pyramide
nasale.
• Séquelles
fonctionnelles
respiratoires
obstructives.
§ Obstruction
nasale
chronique
(par
déviation
septale).
TRAITEMENT
:
o Fractures
non
déplacées
:
traitement
médical.
• Antalgique
+
méchage.
o Fractures
déplacées
:
traitement
orthopédique.
• Réduction
+
contention
(attelle
ou
plâtre
8
à
10
jours).
o Si
hématome
de
cloison
:
traitement
chirurgical.
• Evacuation
en
urgence
(ponction
/
incision
/
drainage).
Pneumencéphalie
FRACTURE
DU
PLANCHER
DE
L’ORBITE
:
Formes
cliniques
CLINIQUE
:
o Pas
de
douleur
à
la
palpation
/
reliefs
osseux
intacts
!
o Epistaxis
homolatérale
à
hémosinus
homolatéral.
FRACTURE
DES
OS
PROPRES
DU
NEZ
(OPN)
: o La
palpation
recherche
un
emphysème
sous-‐cutané
à
neumorbite.
o ±
Enophtalmie
en
cas
d’effondrement
important.
CLINIQUE
:
o Examen
ophtalmologique
complet
avec
test
de
Lancaster
:
o Douleur.
o Rechercher
diplopie
/
troubles
oculomoteurs
/
test
de
duction
forcé.
o Déformation
de
la
pyramide
nasale.
• Traduisant
une
incarceration
du
muscule
droit
inferieur
à
o Ecchymose
en
lunettes.
ophtalmoplégie
verticale
douloureuse.
o Obstruction
nasale.
o Rhinoscopie
à
la
recherche
de
:
PARACLINIQUE
:
• Epistaxis.
o TDM
faciale
:
• Hématome
de
cloison.
• Signes
directs
:
trait
de
fracture
/
déplacement.
• Signes
indirects
:
hémosinus
/
pneumorbite.
PARACLINIQUE
:
+++
• Complication
:
Incarcération
graisse
/
muscle
(droit
inférieur ).
o Radiographies
OPN
de
profil
+
de
face
(Gosserez).
§ Image
«
en
goutte
».
• Trait
de
fracture
/
déplacement.
• Déviation
de
la
cloison…
COMPLICATIONS
:
COMPLICATIONS
:
o Précoces
:
+++ o Précoces
:
• hematome
de
cloison . +++
• Incarcération
du
muscle
droit
inferieur .
§ Risque
de
nécrose.
§ Diplopie
binoculaire.
o Tardives
:
§ Ophtalmoplégie
verticale
douloureuse.
2016-‐17
3/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
§ Test
de
duction
forcée
:
résistance
à
l’élévation
du
globe. o Hypoesthésie
dans
le
territoire
du
V2.
• Hématome
/
plaie
du
globe. o Limitation
de
l’ouverture
buccale
=
trismus.
+++
§ Urgence . o Séquelles
esthétiques
:
o Tardives
: • Enfoncement
inesthétique
de
la
pommette
avec
asymétrie
faciale.
• Enophtalmie
/
diplopie
séquellaires.
• Hypoesthésie
dans
le
territoire
du
V2. TRAITEMENT
:
o Fractures
non
déplacées
:
traitement
médical.
TRAITEMENT
:
• Antalgiques
seuls.
o Fractures
non
déplacées
:
traitement
médical. o Fractures
déplacées
/
instables
:
traitement
chirurgical.
• Antalgiques
seuls. • Réduction
et
ostéosynthèse.
o Fractures
déplacées
avec
incarcération
:
traitement
chirurgical. • Exploration
du
plancher
orbitaire
si
fracture
associée.
• Par
voie
sous-‐conjonctivale
(ou
sous-‐ciliaire).
• Désincarcération
:
libération
des
éléments
incarcérés
(graisse
/
muscle). FRACTURE
DE
LA
MANDIBULE
:
• Réduction
et
ostéosynthèse.
§ Réfection
du
plancher
par
plaque
ou
allogreffe
osseuse. CLINIQUE
:
o Fracture
des
portions
dentées
et
de
la
région
angulaire
:
FRACTURE
DE
L’OS
ZYGOMATIQUE
: • Plaie
gingivale
en
regard
du
trait
de
fracture
(à
différente
d’une
plaie
ouverte).
CLINIQUE
:
• Stomatorragie
/
sialorrhée.
o Ecchymoses
sous-‐orbitaires. • Douleur
+
impotence
fonctionnelle.
o Enfoncement
de
la
pommette. § Douleur
à
la
mobilisation
/
mastication.
o Rebord
orbitaire
inférieur
«
en
marche
d’escalier
». • Trismus.
• Encoche
douloureuse
du
rebord
orbitaire
inférieur. • Trouble
de
l’articulé
dentaire
/
diastème
interdentaire.
• ±
Hypoesthésie
dans
le
territoire
du
V3
(labiomentonnier).
PARACLINIQUE
:
§ «
Signe
de
Vincent
».
o TDM
faciale
: o Fracture
condylienne
:
+++
• Signes
directs
:
trait
de
fracture
/
déplacement. • Plaie
sous-‐mentonnière .
• Signes indirects
:
hémosinus
/
• Douleur
et
tuméfaction
pré-‐auriculaire
/
otorragie.
pneumorbite.
• Impotence
fonctionnelle
par
limitation
de
l’ouverture
buccale.
• Complication
:
fracture
du
plancher
de • Trouble
de
l’articulé
dentaire
:
l’orbite
associée. § Contact
molaire
prématuré
du
côté
fracturé.
§ Latéro-‐déviation
lors
de
l’ouverture
buccale
du
côté
fracturé.
COMPLICATIONS
: § Décalage
du
point
interincisif
inférieur
du
coté
fracturé.
o Fracture
du
plancher
de
l’orbite
associée, § Béance
controlatérale.
rechercher
:
PARACLINIQUE
:
• Diplopie
(incarcération
graisse
/
muscle). o Panoramique
dentaire
+
clichés
de
face
bouche
ouverte.
• Epistaxis
(hémosinus)
/
emphysème o TDM
du
massif
facial.
sous-‐cutané
(pneumorbite).
2016-‐17
4/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
COMPLICATIONS
:
• Epistaxis
cataclysmique
avec
hématome
de
cloison.
+++
o Chez
l’enfant
: • Méningite
précoce .
• Trouble
de
la
croissance. § Rechercher
une
rhinoliquorrhée.
+++
• Ankylose
temporo-‐mandibulaire. • Complications
oculaires .
o Chez
l’adulte
: § Diplopie
/
troubles
oculomoteurs
/
cécité.
+++
• Trouble
de
l’occlusion. • Anosmie .
• Syndrome
algo-‐dysfonctionel
de
l’appareil
manducateur
(SADAM). o Tardives
:
• Méningite
tardive.
TRAITEMENT
:
• Séquelles
esthétiques.
o Traitement
fonctionnel
:
+++
• Chez
l’enfant . DISJONCTION
CRÂNIO-‐FACIALE
(FRACTURES
DE
LEFORT)
:
o Traitement
orthopédique
:
• Réduction. CLINIQUE
:
• Immobilisation
par
blocage
intermaxillaire. Dans
tous
les
cas
:
mobilisation
et
déplacement
de
l’arcade
maxillaire
à
Mobilité
de
• Puis
rééducation
fonctionnelle. l’arcade
maxillaire
/
troubles
de
l’articulé
dentaire .
+++
2016-‐17
5/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
• Lefort
III
: § Chirurgie
en
urgence.
§ Trait
de
fracture
haut
séparant
le
massif
facial
de
la
base
du
crâne. • Secondaire
:
compression
progressive
du
nerf
par
œdème
/
hématome.
§ Traitement
par
corticoïdes.
COMPLICATIONS
:
o Atteinte
de
l’oreille
interne
:
o Complications
oculaires
:
• Diplopie
/
enophtalmie.
• Syndrome
vestibulaire
périphérique
:
• Obstruction
des
voies
lacrymales. § Nystagmus.
o Lésions
cérébrales
(à
Lefort
III)
: § Vertiges.
• Brèche
cérébro-‐spinale
(rhinoliquorrhée). § Déviations
posturales.
§ Risque
de
méningite. • Surdité
de
perception
:
o Lésions
ethmoïdales
(à
Lefort
III)
: § Voire
cophose
dans
les
fractures
trans-‐labyrinthiques.
• Anosmie. o Complications
neuro-‐méningées
:
o Complications
esthétiques
: • Risque
de
méningite
à
brèche
ostéoméningée.
• Dysmorphie
faciale. § Due
à
une
communication
entre
CAE
et
espaces
sous-‐arachnoïdiens.
o Hypo-‐esthésie
dans
le
territoire
du
V2.
§ A
l’otoscopie,
rechercher
:
plaie
du
CAE
/
perforation
tympanique.
§ Penser
à
la
vaccination
anti-‐pneumococcique+++.
FRACTURE
DU
ROCHER
:
CLINIQUE
Traitement
o Otorragie
unilatérale.
o Otorrhée
claire
(LCR). REGLES
GENERALES
DE
LA
PRISE
EN
CHARGE
o Prise
en
charge
pré-‐hospitalière
par
le
SAMU.
PARACLINIQUE
:
o Au
mieux
direction
vers
un
centre
spécialisé
avec
plateau
technique
o TDM
du
rocher
sans
injection. neurochirurgical.
• Signes
directs
:
trait
de
fracture. o Mise
en
condition
:
§ Fracture
longitudinale
: • Maintenir
une
PAS
>
110
mmHg.
→ Trait
de
fracture
parallèle
au
grand
axe
du
rocher. • 2
voies
veineuses
périphériques.
→ N’intéresse
que
les
cavités
de
l’oreille
moyenne
et
du
conduit
• Contrôle
de
la
glycémie
entre
1,4
g/L
et
2
g/L.
auditif
externe.
§ Fracture
transversale
: • Contrôle
entre
35-‐37°C
o Si
hypertension
intracrânienne
ou
signes
d’engagement
:
mannitol
20%
ou
sérum
→ Trait
de
fracture
perpendiculaire
au
grand
axe
du
rocher.
salé
isotonique.
→ Translabyrinthique
:
risque
de
paralysie
faciale
périphérique
/
o Pas
de
prévention
de
la
crise
d’épilepsie.
atteinte
oreille
interne
/
fuite
de
LCS.
• Complications
(brèche…).
2016-‐17
6/6
ORL
:
ITEM
330
Orientation
et
CAT
devant
un
traumatisme
crânio-‐facial.
o o
o o
2016-‐17 7/6