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Tutorial Latex

Ce document est un tutoriel sur l'utilisation de LATEX, un système de composition de documents, développé pour faciliter la création de documents et l'écriture de formules mathématiques. Il couvre les bases de LATEX, y compris la structure générale d'un document, les commandes de compilation sous différents systèmes d'exploitation, ainsi que des instructions sur la mise en page, les références croisées, et l'insertion d'images et de tableaux. Le tutoriel est destiné aux utilisateurs souhaitant apprendre à rédiger des documents de manière efficace avec LATEX.

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Tutorial LATEX

Comprendre et écrire un document


en LATEX

Version : 0.1 – Apr 2004

Sebastien Varrette <[Link]@[Link]>

1
Table des matières
1 Introduction à LATEX 2
1.1 Qu’est ce que LATEX ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Quelques commandes de compilation . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3.1 Sous UNIX/Linux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3.2 Sous Windows . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Structure générale d’un document LATEX . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Les bases 4
2.1 Caractères réservés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Caractères accentués . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Caractères spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Gestion des espaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.5 Divisions et subdivisions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.6 Mise en page . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.6.1 Taille de caractère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.6.2 Polices de caractères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.6.3 Texte Littéral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.7 Les listes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.8 Les références croisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.8.1 Création d’une étiquette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.8.2 Référence à une étiquette . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.9 Bibliographies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.9.1 Creation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.9.2 Référencer un objet de la bibliographie . . . . . . . . . . . 10
2.9.3 Outils dédiés aux bibliographies . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.10 Inclusion de fichiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.11 Les tableaux en LATEX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.12 Insérer une image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

3 Les maths et LATEX 13


3.1 Le mode mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2 Symboles spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2.1 Les lettres grecques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2.2 Symboles mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2.3 Fonctions standards (sin, cos etc...) . . . . . . . . . . . . . 16
3.3 Structures courantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.1 Indices et exposants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.2 Fractions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.3 Racines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.4 Points de suspension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.5 Intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.6 Sommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.3.7 Limites, inf, sup . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.3.8 Dérivées et dérivées partielles . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2
3.3.9 Matrices et tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.3.10 Normes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.3.11 Les équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.3.12 Les alternatives conditionnelles . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.4 Les ensembles mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.5 Polices de caractères en mode mathématiques . . . . . . . . . . . 21
3.5.1 Accentuations en mode mathématique . . . . . . . . . . . 22
3.5.2 Les espaces en mode mathématique . . . . . . . . . . . . 22
3.6 Théorèmes, propositions, définitions etc... . . . . . . . . . . . . . 22

4 Liens utiles 23

1 Introduction à LATEX
1.1 Qu’est ce que LATEX ?
A l’origine, D. E. Knuth a développé TEXnotamment pour réaliser de beaux
documents et écrire des formules mathématiques.
Ensuite, LATEX fut écrit par L. Lamport en 1982 comme un jeu de macros
au-dessus de TeX, plus facile à utiliser que ce dernier.

1.2 Principe
LATEX peut être considéré comme un langage de programmation évolué dans
le sens où il s’appuie sur TeX qui est un langage de plus bas niveau. Cela
signifie que le document que l’on veut créer doit être décrit dans un fichier
source (mon_fichier.tex par exemple), composé d’un ensemble de commandes
(balises) LATEXpuis doit être compilé. Le compilateur LATEX fournit en sortie un
fichier DVI (device independent) (mon_fichier.dvi). Ce fichier peut alors lui-
même être converti en format Postscript ou PDF pour être imprimé/exporté.
La plupart des commandes LaTeX se caractérisent par le fait qu’elles com-
mencent par un ”backslash” \, que leurs arguments obligatoires apparaissent
entre accolades ({ et }) et que leurs arguments optionnels apparaissent entre
crochets ([ et ]).
Ex : \documentclass[12pt]{report}.

1.3 Quelques commandes de compilation


1.3.1 Sous UNIX/Linux
1. Pour compiler un fichier source ([Link]) : latex [Link]
En cas d’erreur, la ligne où est située l’erreur est indiquée. L’emplacement
de l’erreur dans la ligne est précisé par un retour à la ligne. Une explication
succincte de l’erreur est également fournie.
L’utilisateur a alors à un certain nombre de commandes :
– ”?” : permet d’avoir un menu d’aide.
– ”h” : peut permettre d’avoir une explication plus détaillée de l’erreur
sur laquelle LaTeX s’est arrêté.

3
– ”return” : peut permettre de forcer la suite de la compilation.
– ”s” : permet de visualiser les messages d’erreur suivants.
– ”r” : permet de poursuivre la compilation sans arrêt.
– ”q” : permet de continuer la compilation sans messages.
– ”i” : permet d’insérer quelque chose (une balise oubliée par exemple)
pour pouvoir poursuivre la compilation.
– ”e” : permet d’éditer le fichier source.
– ”x” : permet d’abandonner la compilation.
– Un chiffre de 1 à 9 permet d’ignorer les x prochains caractères du source.
2. Pour visualiser le fichier DVI : xdvi [Link].
3. Transformer un fichier DVI ←→ PS : dvips [Link].
4. Pour imprimer un fichier PS : lp -d <mon_imprimante> [Link].
5. Transformer un fichier DVI ←→ PDF : dvipdf [Link]

1.3.2 Sous Windows


Il suffit d’installer la distribution MikTeX (voir [Link]
Ensuite, l’éditeur winedt ([Link] permet en quelques clics
de compiler/visualiser les documents LATEX.
Ghostview ([Link] permet quand à lui de visua-
liser les fichiers au format PostScript.

1.4 Structure générale d’un document LATEX


Un exemple très simple :
% Ceci est un commentaire
% En-tete de tout document LaTeX. Spécifie le type de document écrit
\documentclass[11pt,a4paper]{article}
\begin{document} % marque le début du texte à composer
Le corps du document....
\end{document} % marque la fin du document
Un exemple un peu plus complet maintenant :
\documentclass[11pt,twoside,a4paper]{article}
%=========================== En-Tete =================================
%--- Insertion de paquetages (optionnel) ---
\usepackage[french]{babel} % pour dire que le texte est en français
\usepackage{a4} % pour la taille
\usepackage[T1]{fontenc} % pour les font postscript
\usepackage{epsfig} % pour gérer les images
\usepackage{psfig}
\usepackage{amsmath, amsthm} % très bon mode mathématique
\usepackage{amsfonts,amssymb}% permet la definition des ensembles
\usepackage{float} % pour le placement des figure
% Style bibliographique
\bibliographystyle{plain}

4
%--- Definitions de nouvelles commandes ---
\newcommand{\N}{\mathbb{N}} % les entiers naturels
%--- Pour le titre ---
\title{Titre du document}
\author{Sebastien Varrette <[Link]@[Link]>}
%============================= Corps =================================
\begin{document}
\maketitle % écrit le titre
\tableofcontents % écrit la table des matières
\section{première section}
\subsection{première sous-section}
le texte...
\end{document}

Un document LATEX commence toujours par l’appel à la commande

\documentclass{type_document}

Le but de cette commande est de fixer l’allure générale du docoment telle que les
dimensions, la disposition du titre, des inter-titres, l’indentation, l’espacement
des paragraphes, etc...
type_document peut prendre l’une des valeurs suivantes : article, report, book,
letter, slides.
Les arguments facultatifs définissent les options du format telles que la taille
nominale des polices (10pt, 11pt), les dimensions de la feuille de papier (a4paper,
letterpaper, landscape).

2 Les bases
2.1 Caractères réservés
Il existe un certain nombre de caractères réservés par LATEX, résumés dans le
tableau 1.
% Commentaires
\ Commande(suivie d’un espace)
{} Définition d’un bloc de traitement
~ Espace insécable
$ Passage littéraire mathématique et vice-versa
& Repère d’alignement et de tabulation
# Symbole de zone de paramètre
^ Mise en exposant
Mise en indice

Tab. 1 – Les caractères réservés de LATEX

Tous les autres caractères peuvent être utilisés librement.


Pour écrire la plupart des caractères réservés, il suffit de les faire précéder par
un \. Ainsi,

5
#$%& {}
est produit par
\# \$ \% \& \_ \{ \}
Pour les récalcitrants, il suffit d’utiliser l’environnement verbatim (voir §2.6.3,
page 7) qui permet d’imprimer un texte tel qu’il est introduit et qui peut conte-
nir n’importe quel caractère. Dans cet environnement, aucune commande ne
pourra être utilisée.

2.2 Caractères accentués


Comme en HTML, pour obtenir les caractères accentués, il faut utiliser une
séquence d’autres caractère. Celles-ci sont résumées dans le tableau 2.

Séquence Résultat Séquence Résultat


\’{e} é \u{o} ŏ
\‘{e} è \v{c} č
\^{e} ê \H{o} ő
\"{o} ö \t{oo} oÄ o
\~{n} ñ \c{c} ç
\={o} ō \d{o} o.
\.{o} ȯ \b{o} o
¯
Tab. 2 – Les caractères accentués en LATEX

2.3 Caractères spéciaux


Il existe un certain nombre de caractères spéciaux résumés dans le tableau 3.

Symbole Séquence Symbole Séquence


œ, Œ \oe, \OE † \dag
æ, Æ \ae, \AE ‡ \ddag
å, Å \aa, \AA § \S
ø, Ø \o, \O ¶ \P
Ãl, L
à \l, \L ° c \copyright
ß \ss £ \pounds
¿ ?‘ ı \i
¡ !‘  \j

Tab. 3 – Les caractères spéciaux de LATEX

2.4 Gestion des espaces


Il faut faire attention avec l’utilisation des commandes car LATEX ignore un
espace qui suit immédiatement la commande lors de son insertion dans le texte.
Observez les deux exemples suivants :
\LaTeX est génial. LATEXest génial. \LaTeX\ est génial. LATEX est génial.

6
De plus, LATEX considère les retour chariots, les tabulations et une succession
d’espaces vides comme un seul espace vide. Ainsi, en tapant :
Ceci
est un test sur les
espaces.

Ceci est un exemple de saut de ligne.\\

Ceci est le début d’un nouveau paragraphe.


on obtient :
Ceci est un test sur les espaces.
Ceci est un exemple de saut de ligne.

Ceci est le début d’un nouveau paragraphe.


On l’aura compris, la séquence \\ permet de forcer le retour à la ligne.

2.5 Divisions et subdivisions


La structuration d’un document LATEX se base sur l’utilisation de commandes
de chapitrage. Elles seront totalement gérées par LATEX (notamment en ce qui
concerne l’indentation et la numérotation). Les possibilités de subdivisions sont
résumées ci-dessous mais certaines ne sont utilisables qu’avec certains styles.

\part{} % partie
\chapter{} % chapitre
\section{} % section
\subsection{} % sous-section
\subsubsection{}
\subsubsubsection{}
\paragraph{} % paragraphe
\subparagraph{} % sous-paragraphe
\appendix % annexes

Ne pas oublier de mettre le titre du chapitre, de la section, etc... entre les


accolades.
Il se peut qu’on veuille supprimer la numérotation proposée par LATEX. Pour
cela, il suffit de placer le caractère ’*’ avant le titre de la division. Ainsi, dans
l’exemple suivant, le numéro de section (et de la sous-section associée) est sup-
primé en tapant :

\section*{Remerciements}
Je remercie blabla...
\subsection*{Cas particulier}
bla bla...

7
2.6 Mise en page
2.6.1 Taille de caractère
La taille des caractères est en premier lieu définie par les options de style spéci-
fiées au début d’un document. En plus de cela, il existe 10 tailles que l’on peut
spécifier par les commandes du tableau 4.

Séquence Exemple
\tiny Ce texte est tiny

\scriptsize Ce texte est scriptsize


\footnotesize Ce texte est footnotesize
\small Ce texte est small
\normalsize Ce texte est normalsize
\large Ce texte est large
\Large Ce texte est Large
\LARGE Ce texte est LARGE
\huge Ce texte est huge
\HUGE Ce texte est Huge
Tab. 4 – Les tailles de caractère en LATEX

Remarque : Les exemples de ce tableau sont obtenus par une commande de la


forme : {\sequence Ce texte est \texttt{sequence}}

2.6.2 Polices de caractères


La police par défaut de LaTeX est la police roman. D’autres polices sont éga-
lement disponibles pour mettre en évidence certaines parties de texte. Tout est
résumé dans le tableau 5. On notera qu’il existe deux types de commande :
1. Les commandes à un argument, qui permettent de spécifier la mise en
forme de brefs extraits (par \emph{test} ;
2. Les commandes sans argument, qui fonctionnent comme les précédentes
mais qui peuvent être utilisées pour de plus longs extraits

2.6.3 Texte Littéral


L’environnement verbatim restitue exactement le texte d’entrée en sortie. Il
respecte tous les caractères (même réservés) ainsi que les espaces et les fins de
ligne. La police utilisée est de type typewriter. Cet environnement commence
une nouvelle ligne et passe à la ligne lorsqu’il se termine avec l’ajout d’un espace
supplémentaire.
Il est possible de produire quelques caractères affichés de cette manière mais
qui ne se trouvent pas sur une ligne séparée. La commande à utiliser est \verb
et sa syntaxe est un peu particulière. Cette commande prend en argument (le
texte à afficher), délimité par une paire de caractères identiques (à l’exception
de l’espace, de * et d’une lettre).

8
Commande Déclaration
\textbf{} {\bfseries } gras
\textit{} {\itshape } Italic
\textrm{} {\rmfamily } Police Roman
\textsf{} {\sffamily } Police Sans serif
\texttt{} {\ttfamily } Police Typewriter
\emph{} emphasize
\textup{} {\upshape } Upright
\textsl{} {\slshape } Slanted
\textsc{} {\scshape } Petites Capitale
\textmd{} {\mdseries } Medium series

Tab. 5 – Les polices de caractère en LATEX

Ainsi les commandes \verb-truc~bidule- et \verb!truc~bidule! produisent


le même texte (truc~bidule).

Pour finir, quelques astuces complémentaires :


– Il est possible de souligner un texte au moyen de la commande \underline{} :
Ex : \underline{Texte souligné} produit Texte souligné.
– Pour sauter une page, il faut utiliser la commande \clearpage.
– Pour sauter deux page, il faut utiliser la commande \cleardoublepage.
– Pour forcer un espace vertical de 14mm : \vspace[14mm] ou \vspace[1.4cm].
– Pour forcer un espace horizontal de 14mm : \hspace[14mm] ou \hspace[1.4cm].
– Pour ecrire le titre : \maketitle.
– Pour écrire la table des matières : \tableofcontents.
– Pour écrire la liste des figures : \listoffigures.
– Pour écrire la liste des tableaux (environnement table) : \listoftables.

2.7 Les listes


LATEX fournit les environnements suivants pour gérer les listes :
– enumerate pour les listes numérotées ;
– itemize pour les listes non numérotées ;
– description pour les description.
Des exemples d’utilisation sont fournis dans le tableau 6.

2.8 Les références croisées


Dans un document, on désire assez souvent se référer à un numéro de page où se
trouve une certaine information : un numéro d’un théorème, une définition, un
tableau, une figure ou encore un numéro d’une subdivision (chapitre, section,...)
du document. On parle alors de référence croisée.

2.8.1 Création d’une étiquette


Il suffit de placer la commande \label{nom_de_ref} dans l’environnement que
l’on souhaite référer. Ex :

9
\begin{itemize} – Premier élément
\item Premier élément * Une étoile
\item[*] Une étoile • Un point
\item[\textbullet] Un point – Dernier élément
\item Dernier élément
\end{itemize}

\begin{enumerate} 1. Premier élément


\item Premier élément 2. Dernier élément
\item Dernier élément
\end{enumerate}

\begin{description} element1 Def1


\item[element1] Def1 element2 Def2
\item[element2] Def2
\end{description}
Tab. 6 – Les environnements de liste en LATEX

\section{test} \begin{table}
\label{sec:test} ...
\label{tab:toto}
\end{table}

2.8.2 Référence à une étiquette


Il faut utiliser le mot clé \ref{nom_de_ref}. La commande \pageref{nom_de_ref}
fournit également le numéro de page. Si on reprends l’exemple précédent, on
peut référencer la section test par :

Dans la section~\ref{sec:test}, page~\pageref{sec:test}, on a montré...


Le tableau~\ref{tab:toto} résume...

Remarque : l’utilisation du ~ place un espace insécable antre les deux mots (pas
de passage à la ligne ici. Cela améliore la lisibilité)

2.9 Bibliographies
Un rapport contient généralement une bibliographie et des citations. Elle doit
être rigoureuse et claire.

2.9.1 Creation
La création de la bibliographie se fait au moyen de l’environnement appelé
thebibliography. La syntaxe en est la suivante

\begin{thebibliography}{max-larg}
entrée
\end{thebibliography}

10
où
– max-larg représente le nombre maximum d’entrée de la bibliographie.
– entrée est une liste d’entrée de la forme :
\bibitem[etiq]{citeEtiq}
L’argument optionel ’etiq’ désigne le texte de substitution qui apparaı̂tra dans
le document et s’il est absent, il sera remplacé par le numéro d’apparition
dans la liste Le second argument sert à identifier la référence dans tout le
document.
Ex :

\begin{thebibliography}{99}
\bibitem{stinson} Douglas Stinson,\\
{\it Cryptographie, Théorie et pratique},
1996
...
\end{thebibliography}

2.9.2 Référencer un objet de la bibliographie

La référence à un objet de la bibliographie se fait de manière similaire à celle


d’une étiquette (voir §2.8). La différence est que l’on utilise la commande
\cite{citeEtiq}
En reprenant l’exemple précédent, on pourra référer à l’ouvrage de [Link]
par :

Détails de la démonstration dans~\cite{stinson}, page~14.

2.9.3 Outils dédiés aux bibliographies

Il existe également des programmes qui permettent de gérer de manière plus


perfectionnée les bibliographies. C’est le cas en particulier l’outil bibtex. Ce
tutorial ne détaille pas son fonctionnement.

2.10 Inclusion de fichiers


Lorsque l’on rédige un long document, il n’est pas intéressant de travailler dans
un seul fichier. En effet, le temps de sauvegarde devient plus long et la naviga-
tion n’y est pas toujours aisée. LATEX propose deux commandes pour insérer le
contenu d’un fichier dans un autre :
1. \input{file} importe le texte qui se trouve dans le fichier file exactement
comme si ce texte faisait partie de ce document.
Ex : \input{[Link]}
2. \include{file} importe le texte qui se trouve dans le fichier file exacte-
ment comme si ce texte faisait partie de ce document au détail près qu’il
insère un saut de page avant et après ce texte.

11
2.11 Les tableaux en LATEX
L’environnement tabular (ou array pour le mode mathématique : voir §3) per-
met de créer des tableaux horizontaux ou verticaux et LATEX détermine auto-
matiquement la taille des colonnes (Plus précisément, un tableau est considéré
comme une ”boite” et doit donc être plus petit qu’une page).
La syntaxe est la suivante :

\begin{tabular}[pos]{cols}
lignes
\end{tabular}

– pos définit Les options de positionnement pour l’alignement du tableau : t


(top) , b (bottom), c (center), h (here).
– cols précise le format des colonnes. Chaque caractère correspond à une co-
lonne ou une séparation de colonne :
– l : une colonne où les éléments sont alignés à gauche.
– r : une colonne où les éléments sont alignés à droite.
– c : une colonne où les éléments sont centrés.
– | : une ligne verticale entre deux colonnes.
– @{texte} : insère le texte dans toutes les lignes de la colonne. Le texte est
en mode texte ou mathématique suivant que l’on est dans un tabular ou
un array .
– p{larg} : produit une colonne de largeur larg (une longueur) (le texte
contenu sera automatiquement remis à la ligne et aligné à gauche).
lignes est une séquence de lignes séparées par \\ . Chaque ligne est une séquence
d’éléments séparés par & et il doit y avoir le même nombre d’éléments que de
colonnes spécifiées par cols.
\multicolumn{num}{col}{texte} fait de texte l’élément d’une cellule qui prend
la place de num cellules dans la lignes où elle se trouve. Si num=1, alors la com-
mande sert uniquement à changer la position de cet élément dans la cellule. col
peut contenir exactement les mêmes caractères que cols mais ne peut contenir
qu’une seule colonne.
\hline produit une ligne horizontale sur toute la largeur du tableau. \cline{i - j}
produit une ligne horizontale de la colonne i à la colonne j incluses.
Exemple :

\begin{tabular}{|l|c|c|c|}\hline
& \multicolumn{3}{c|}{Vente}\\\cline{2-4}
\multicolumn{1}{|c|}{\raisebox{6pt}[0pt][0pt]{Fruit}}
& 1995 & 1996 & 1997 \\\hline
Poire & 6.5 & 7.8 & 7.2 \\
Pomme & 15 & 16 & 15.5 \\
Prune & 7.8 & 9 & 9.2 \\\hline
\end{tabular}

produira :

12
Vente
Fruit
1995 1996 1997
Poire 6.5 7.8 7.2
Pomme 15 16 15.5
Prune 7.8 9 9.2
Pour mettre une légende et référencer un tableau, on utilisera l’environnement
table (similaire à l’encironnement figure présenté dans le §2.12) et le mot clé
caption.
Exemple :
\begin{table}[h]
\centering
\begin{tabular}{|l||l|}
\hline
Produit & Prix \\\hline
Pomme & 1.85 \\
Poire & 1.54 \\ \hline
\end{tabular}
\caption{Prix de quelques produits}
\label{tab:prix_fruits}
\end{table}
Le tableau~\ref{tab:prix_fruits} donne...
produit :

Produit Prix
Pomme 1.85
Poire 1.54

Tab. 7 – Prix de quelques produits

Le tableau 7 donne...

2.12 Insérer une image


On utilisera un logiciel d’image (gimp, adobe photoshop) pour transformer vos
images au format EPS. A noter que le logiciel de dessin vectoriel xfig (utiliser
pour l’image de l’exemple) permet d’exporter des images au format EPS. En-
suite, il faut insérer le package epsfig dans l’en-tete par l’appel \usepackage{epsfig}
Enfin, il est possible de gérer séparément la largeur (width=dim) et la hauteur
(height=dim) de l’image à insérer où dim est une mesure.
Ainsi,
\begin{figure}[h]
\centerline {\epsfig {file=Images/[Link],width=6cm}}
\caption{Fonction de compression d’une fonction de hachage}
\label{fig:hash1}
\end{figure}
La figure~\ref{fig:hash1} montre...

13
Bloc i de taille b
(ex : 512 bits pour MD5, SHA)

h
h h
i−1 i
(de taille n) (de taille n)

Fig. 1 – Fonction de compression d’une fonction de hachage

produit :
La figure 1 montre...

14
3 Les maths et LATEX
C’est la vrai raison du succès de LATEX, qui permet une écriture aisée et rigou-
reuse de formules mathématiques. Globalement, dès qu’on veut faire des maths
en LATEX, il est préférable de mettre en en-tête :
\usepackage{amsmath, amsthm}
\usepackage{amsfonts,amssymb}
Ce sont des packages qui facilitent la vie. Leur utilité sera détaillé dans la suite.

3.1 Le mode mathématiques


Pour écrire des formules et/ou des symboles mathématiques, il faut d’abord
passer en mode mathématiques.
On distingue principalement deux méthodes :
1. $...$ : la formule fait partie d’un texte.
2. \[...\] : le formule est mise en évidence : il y a un saut de ligne et la
formule est centrée.
Ainsi :
Soit $\epsilon > 0$ un seuil arbitraire. Alors
\[ \forall \alpha \geq \epsilon, f(\alpha) < \frac{1}{2} \]
produit :
Soit ² > 0 un seuil arbitraire. Alors
1
∀α ≥ ², f (α) <
2

3.2 Symboles spéciaux


3.2.1 Les lettres grecques
Elles sont obtenues à partir du nom de la lettre précédé par un antislash \.

α \alpha ι \iota ρ \rho


β \beta κ \kappa σ \sigma
γ \gamma λ \lambda τ \tau
δ \delta µ \mu υ \upsilon
² \epsilon ν \nu φ \phi
ζ \zeta ξ \xi χ \chi
η \eta o o ψ \psi
θ \theta π \pi ω \omega
Certaines lettres grecques ont une forme variante :

² \epsilon ε \varepsilon
θ \theta ϑ \vartheta
π \pi $ \varpi
ρ \rho % \varrho
σ \sigma ς \varsigma
φ \phi ϕ \varphi

15
Enfin, pour ecrire ces lettres en majuscule, on utilisera les séquences suivantes :

Γ \Gamma Ξ \Xi Φ \Phi


∆ \Delta Π \Pi Ψ \Psi
Θ \Theta Σ \Sigma Ω \Omega
Λ \Lambda Υ \Upsilon

3.2.2 Symboles mathématiques


Symboles divers

ℵ \aleph 0 \prime ∀ \forall


~ \hbar ∅ \emptyset ∃ \exists
ı \imath ∇ \nabla ¬ \neg

 \jmath \surd [ \flat
` \ell > \top \ \natural
℘ \wp ⊥ \bot ] \sharp
< \Re k \| ♣ \clubsuit
= \Im ∠ \angle ♦ \diamondsuit
∂ \partial 4 \triangle ♥ \heartsuit
∞ \infty \ \backslash ♠ \spadesuit

Symboles de taille variables

X \ K
\sum \bigcap \bigodot
Y [ O
\prod \bigcup \bigotimes
a G M
\coprod \bigsqcup \bigoplus
Z _ ]
\int \bigvee \biguplus
I ^
\oint \bigwedge

Opérations binaires

± \pm ∩ \cap ∨ \vee


∓ \mp ∪ \cup ∧ \wedge
\ \setminus ] \uplus ⊕ \oplus
· \cdot u \sqcap ª \ominus
× \times t \sqcup ⊗ \otimes
∗ \ast / \triangleleft ® \oslash
? \star . \triangleright ¯ \odot
¦ \diamond o \wr † \dagger
◦ \circ ° \bigcirc ‡ \ddagger
• \bullet 4 \bigtriangleup q \amalg
÷ \div 5 \bigtriangledown

16
Relations

≤ \leq ≥ \geq ≡ \equiv


≺ \prec  \succ ∼ \sim
¹ \preceq º \succeq ' \simeq
¿ \ll À \gg ³ \asymp
⊂ \subset ⊃ \supset ≈ \approx
⊆ \subseteq ⊇ \supseteq ∼
= \cong
v \sqsubseteq w \sqsupseteq ./ \bowtie
∈ \in 3 \ni ∝ \propto
` \vdash a \dashv |= \models
.
^ \smile | \mid = \doteq
_ \frown k \parallel ⊥ \perp

Relations contraires

6< \not< 6> \not> 6= \not=


6≤ \not\leq 6≥ \not\geq 6≡ \not\equiv
6≺ \not\prec 6Â \not\succ 6∼ \not\sim
6¹ \not\preceq 6º \not\succeq 6' \not\simeq
6⊂ \not\subset 6⊃ \not\supset 6≈ \not\approx
6⊆ \not\subseteq 6⊇ \not\supseteq ∼
6 = \not\cong
6v \not\sqsubseteq 6w \not\sqsupseteq 6³ \not\asymp

Flèches

← \leftarrow → \rightarrow
←− \longleftarrow −→ \longrightarrow
⇐ \Leftarrow ⇒ \Rightarrow
⇐= \Longleftarrow =⇒ \Longrightarrow
↔ \leftrightarrow ⇔ \Leftrightarrow
←→ \longleftrightarrow ⇐⇒ \Longleftrightarrow
←- \hookleftarrow ,→ \hookrightarrow
( \leftharpoonup * \rightharpoonup
) \leftharpoondown + \rightharpoondown
↑ \uparrow ↓ \downarrow
⇑ \Uparrow ⇓ \Downarrow
l \updownarrow m \Updownarrow
% \nearrow - \nwarrow
& \searrow . \swarrow
7→ \mapsto 7−→ \longmapsto
­ \rightleftharpoons

17
Délimiteurs d’ouverture

[ \lbrack b \lfloor d \lceil


{ \lbrace h \langle

Délimiteurs de fermetures

] \rbrack c \rfloor e \rceil


} \rbrace i \rangle

Noms alternatifs

6= \ne or \neq (comme \not=)


≤ \le (comme \leq)
≥ \ge (comme \geq)
{ \{ (comme \lbrace)
} \} (comme \lbrace)
→ \to (comme \rightarrow)
← \gets (comme \leftarrow)
3 \owns (comme \ni)
∧ \land (comme \wedge)
∨ \lor (comme \vee)
¬ \lnot (comme \neg)
| \vert (comme |)
k \Vert (comme \|)
⇐⇒ \iff (comme \Longleftrightarrow, mais avec
un espace supplémentaire à chaque fin)
: \colon (comme :, mais avec mois d’espace autour

3.2.3 Fonctions standards (sin, cos etc...)


Certaines abreviations/fonctions standards existent déjà en LATEX.
Ainsi, on peut obtenir :

cos(θ + φ) = cos θ cos φ − sin θ sin φ

en tapant
\[ \cos(\theta + \phi) = \cos \theta \cos \phi
- \sin \theta \sin \phi \]
Voici la liste des séquences à utiliser :

\arccos \cos \csc \exp \ker \limsup \min \sinh


\arcsin \cosh \deg \gcd \lg \ln \Pr \sup
\arctan \cot \det \hom \lim \log \sec \tan
\arg \coth \dim \inf \liminf \max \sin \tanh

18
3.3 Structures courantes
3.3.1 Indices et exposants
Un indice s’obtient à l’aide de et un exposant avec ^.

x_i xi
x^i xi
j−1
x_{i-1}^{j-1} xi−1
x_{u_n} xun

3.3.2 Fractions
La commande \frac{num}{den} produit une fraction de numérateur num et
de dénominateur den. L’expression \frac{3x+1}{1-x^2} fournit par exemple
3x + 1
1 − x2

3.3.3 Racines
on utilise le mot clé \sqrt{}.

2
\sqrt{1-x^2} q1 − x
3 1
\sqrt[3]{\frac{1}{1-x^2}} 1−x2

3.3.4 Points de suspension


LATEX propose quatre types de points de suspension résumés dans le tableau
suivant :
\ldots ... \cdots ···
.. ..
\vdots . \ddots .

La commande \ldots peut s’utiliser également en mode texte. La distinction


entre \ldots et \cdots est la hauteur sur la ligne, comme le montre l’exemple
suivant :
x_1,\ldots,x_n x1 , . . . , xn
x_1+\cdots+x_n x1 + · · · + xn

3.3.5 Intégrales
On utilise le mot clé \int.
Ainsi, \int_0^{+\infty} x^n e^{-x}\,dx = n! (\, permet d’obtenir un es-
pace supplémentaire : voir §3.5.2) produira
Z +∞
xn e−x dx = n!
0

Pour les intégrales multiples, on peut utiliser \ ! pour produire des espaces
négatifs et améliorer la lisibilité. Ex :

19
\[ \int \int_D f(x,y)\,dx\,dy = \int \!\!\!\int_D f(x,y)\,dx\,dy \]
Z Z ZZ
f (x, y) dx dy = f (x, y) dx dy
D D

3.3.6 Sommes
Il faut alors utiliser \sum.
Par exemple, l’espression \sum_{k=1}^n k = \frac{n(n+1)}{2}. fournit :
n
X n(n + 1)
k= .
2
k=1

3.3.7 Limites, inf, sup


Ces expressions sont obtenues grâce aux mots clés \lim, \inf et \sup.
Ainsi, \lim_{x \to +\infty}, \inf_{x > s} et \sup_K produiront respecti-
vement :
lim , inf and sup
x→+∞ x>s K

3.3.8 Dérivées et dérivées partielles


Les expressions
du d2 u
and
dt dx2
sont obtenues en LATEX en tapant \frac{du}{dt} et \frac{d^2 u}{dx^2} res-
pectivement.
Le symbole de dérivée partielle ∂ est produit par \partial. Ainsi, l’équation
de diffusion de la chaleur
∂u ∂2u ∂2u ∂2u
= + 2 + 2
∂t ∂x2 ∂y ∂z

est obtenue en tapant :


\[\frac{\partial u}{\partial t}
= \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}
+ \frac{\partial^2 u}{\partial y^2}
+ \frac{\partial^2 u}{\partial z^2} \]

3.3.9 Matrices et tableaux


On utilise l’environnement array et sa gestion est similaire à celle des tableaux
du mode texte (voir §2.11, page 10). Par exemple :
Le polynôme caractéristique χ(λ) de la matrice 3 × 3 :
 
a b c
 d e f 
g h i

20
est donné par la formule
¯ ¯
¯ λ − a −b −c ¯
¯ ¯
χ(λ) = ¯ −d λ − e −f
¯ ¯.
¯
¯ −g −h λ − i ¯

Ce passage est produit par :


Le \emph{polyn^ome caractéristique} $\chi(\lambda)$ de la matrice
$3 \times 3$:
\[ \left(
\begin{array}{ccc}
a & b & c \\
d & e & f \\
g & h & i
\end{array} \right) \]
est donné par la formule
\[ \chi(\lambda) =
\left|
\begin{array}{ccc}
\lambda - a & -b & -c \\
-d & \lambda - e & -f \\
-g & -h & \lambda - i
\end{array}
\right|.\]
A noter l’utilisation des mots clés \left (respectivement \right) suivi d’un
délimiteur ouvrant (respectivement fermant) (défini dans le §3.2.2). Ces deux
séquences sont indissociables. On peut remplacer un délimiteur par un point ’.’
pour spécifier l’absence de délimiteur. Un exemple sera sans doute plus parlant :

\[ \left| 4 x^3 + \left( x + \frac{42}{1+x^4} \right) \right|.\]


\[ \left. \frac{du}{dx} \right|_{x=0}.\]

produit : ¯ µ ¶¯
¯4x + x + 42
¯ 3 ¯
¯.
¯ 1 + x4 ¯
¯
du ¯¯
.
dx ¯x=0

3.3.10 Normes
Elles sont obtenues par \|. Ex :
Soit $X$ un espace de Banach et soit $f \colon B \to \mathbb{R}$
un fonction linéaire bornée sur $X$.
La \emph{norme} de $f$, notée $\|f\|$, est définie par:
\[ \|f\| = \inf \{ K \in [0,+\infty) :
|f(x)| \leq K \|x\| \,\forall x \in X \}.\]
produit :

21
Soit X un espace de Banach et soit f : B → R un fonction linéaire
bornée sur X. La norme de f , notée kf k, est définie par :

kf k = inf{K ∈ [0, +∞) : |f (x)| ≤ Kkxk ∀x ∈ X}.

3.3.11 Les équations


Sur une seule ligne On utilise l’environnement equation :

\begin{equation}\label{eq:test}
1
f(x) + g(x) = \frac{1}{x-1} f (x) + g(x) = (1)
\end{equation} x−1
L’équation~\ref{eq:test}... L’équation 1...

Comme toujours, on peut supprimer la numérotation en utilisant


\begin{equation*}...\end{equation*} (ou simplement écrire la formule :-)

Sur plusieurs lignes, alignées On utilise alors l’environnement \equarray* :

\begin{eqnarray*}
\cos 2\theta & = & \cos^2 \theta - \sin^2 \theta \\
& = & 2 \cos^2 \theta - 1.
\end{eqnarray*}
produit :

cos 2θ = cos2 θ − sin2 θ


= 2 cos2 θ − 1.

On aura compris que cela marche comme un tableau. Sans le caractère ’*’,
chaque ligne sera numérotée.

3.3.12 Les alternatives conditionnelles


Une façon standard de faire :
\[ f(x) = \left\{
\begin{array}{ll}
4x^2-3 & \mbox{ si $x$ est positif}\\
x^2-2x-4 & \mbox{ si $x$ est négatif}
\end{array}\right. \]
qui produit :

4x2 − 3
½
si x est positif
f (x) =
x2 − 2x − 4 si x est négatif

On peut aussi utiliser le package amsmath et l’environnement cases :

22
\begin{equation*}
|x|=
\begin{cases}
-x & \text{si $x$ est impair} \\
x & \text{si $x$ est pair ou nul}
\end{cases}
\end{equation*}
fournit :
(
−x si x est impair
|x| =
x si x est pair ou nul

3.4 Les ensembles mathématiques


Il existe deux façons d’obtenir l’ecriture des ensembles mathématiques :
1. En utilisant les fonts AMS. Pour cela, il faut insérer les packages AMS
dans l’en-tête du document par \usepackage{amsmath,amssymb}.
puis utiliser la commande \mathbb{}.
Ains, R obtenu au choix par \mathbb{R} ou par \R (après avoir redéfini
cette commande par \newcommand{\R}{\mathbb{R}}.
2. Sans disposer des packages AMS : il faut alors définir les commandes
suivantes dans l’en-tête du document :
pour les naturels : \def\N{\mbox{I\hspace{-.15em}N}}
pour les entiers : \def\Z{\mbox{Z\hspace{-.3em}Z}}
pour les reels : \def\R\mbox{I\hspace{-.15em}R}}
pour les complexes : \def\C{\mbox{l\hspace{-.47em}C}}
Ensuite, il suffit d’appeler $\N$, $\R$ etc...

3.5 Polices de caractères en mode mathématiques


Toutes les polices de caractères vues dans le §2.6.2, page 7 ont leur équivalent
dans le mode mathématique. On utilisera ainsi \mathbf{} au lieu de \textbf{}.
Exemple :
Soient $\vec{\mathbf{u}}$,$\vec{\mathbf{v}}$ et $\vec{\mathbf{w}}$
trois vecteurs de ${\mathbb R}^3$.
Le volume~$V$ du parallelepipède .... est donné par la formule:
\[ V = (\vec{\mathbf{u}} \times \vec{\mathbf{v}}) \cdot \vec{\mathbf{w}}.\]
produit :
~ trois vecteurs de R3 . Le volume V du parallelepipède
Soient ~u,~v et w
.... est donné par la formule :
V = (~u × ~v) · w
~.

Il existe également une police de caractère ’calligraphique’ (réservée aux lettres


majuscules) qui s’obtient par la séquence \mathcal{}. Ex :
ABCDEFGHIJ KLMN OPQRST UVWX YZ.

23
3.5.1 Accentuations en mode mathématique
Elles sont résumées dans le tableau 8.
a \underline{a} â \hat{a}
a \overline{a} ǎ \check{a}
ã \tilde{a} á \acute{a}
à \grave{a} ȧ \dot{a}
ä \ddot{a} ă \breve{a}
ā \bar{a} ~a \vec{a}

Tab. 8 – Les accentuation en mode mathématiques

3.5.2 Les espaces en mode mathématique


LATEX ignore complètement les espaces dans les formules mathématiques. Plus
exactement, il adapte lui-même les espaces. Dans certains cas, il est utile d’aug-
menter l’espace et dans d’autre de le diminuer. Pour cela, LATEX offre quatres
commandes :
\, petit espace \: espace moyen
\ ! petit espace négatif \; espace large
Remarque : un espace négatif est utilisé pour rapprocher les signes d’intégration
d’une intégrale
Sinon, il faut aussi l’utilisation de \mbox{} ou \text{} qui permet de revenir
temporairement en mode texte au sein d’une formule mathématique. Voir les
exemples fournis en §3.3.12, page 20.

3.6 Théorèmes, propositions, définitions etc...


Le plus simple est d’utiliser la package amsthm.
Ensuite, on définit de nouveaux environnements par le mot clé \newtheorem
dans l’en-tete (voir §1.4, page 3) :
%pour les propositions, lemmes etc.... Utilise le package amsthm
\newtheorem{theoreme}{Théorème}[section]
\newtheorem{proposition}{Proposition}[section]
On peut alors dans le document creer un théorème par :
\begin{theoreme}[Critère d’Euler] \label{theo:crit_euler}
Soit $p$ un nombre premier impair.
$x$ est un résidu quadratique si, et seulement si
\[
x^{(p-1)/2} \equiv 1 [p]
\]
\end{theoreme}
\begin{proof}
La preuve est à faire en exercice :-)
\end{proof}
Comme le montre le théoreme~\ref{theo:crit_euler}...

24
ce qui produit :

Théorème 3.1 (Critère d’Euler). Soit p un nombre premier im-


pair. x est un résidu quadratique si, et seulement si

x(p−1)/2 ≡ 1[p]

Démonstration. La preuve est à faire en exercice :-)

Comme le montre le théoreme 3.1...


Remarques :
– En ajoutant l’argument optionnel [section] à la définition de l’environne-
ment theoreme, on change la numérotation des théorèmes (qui sera de la
forme <numero section>.<numéro théorème> comme pour l’exemple).
– on aura compris que pour écrire une proposition, il suffira de taper
\begin{proposition}...\end{proposition}.
– On peut utiliser \newtheorem pour des définitions numérotées. On définit
l’environnement en en-tete par :
\newtheorem{definition}{Définition}[section]
Ensuite, la séquence
\begin{definition}\label{def:indice_coincidence}
Soit $x=x_1x_2\ldots x_n$ et $y=y_1y_2\ldots y_{n’}$ deux cha^ ınes
de longueurs respectives $n$ et $n’$.\\
L’\textbf{indice de coı̈ncidence mutuel} de $x$ et $y$, noté $MI_c(x,y)$,
est la probabilité qu’un caractère aléatoire de $x$ soit égal à
un caractère aléatoire de $y$.
\end{definition}
A partir de la définition~\ref{def:indice_coincidence}...
produira :

Définition 3.1. Soit x = x1 x2 . . . xn et y = y1 y2 . . . yn0 deux


chaı̂nes de longueurs respectives n et n0 .
L’indice de coı̈ncidence mutuel de x et y, noté M Ic (x, y), est
la probabilité qu’un caractère aléatoire de x soit égal à un caractère
aléatoire de y.
A partir de la définition 3.1...

4 Liens utiles
Il existe de nombreux sites relatifs à LATEX.
J’énumère ici les sites/documents en français qui peuvent vous être utile en
complément de ce tutorial :

25
– FAQ (Frequently Asked Questions) LATEX :
[Link]
– ”Installer LATEX sous Windows”
[Link]

26

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