Volume 2
Volume 2
Statistique Multidimensionnelle
et Opérateurs
Tome II
Études asymptotiques des analyses factorielles
(A.C.P., A.C., ...) et des modèles associés
Avant propos.
Cet ouvrage n'est pas encore complètement terminé.
Il devrait l'être en juin 2008.
Préface
2.5.1
Projecteurs principaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.5.2
Valeurs principales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.5.3
Vecteurs principaux associés à une valeur propre simple 54
2.5.4
Composantes principales associées à une valeur propre
simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
2.5.5 Composantes principales réduites associées à une
valeur propre simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
2.6 Applications inférentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
2.6.1 Estimations et tests . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
2.6.2 Coecients d'une droite de régression orthogonale . . . . . 66
2.7 A.C.P. réduite d'une v.a.e. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
2.7.1 Dénitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
2.7.2 Étude asymptotique de l'A.C.P. réduite d'une v.a.e. . . . 73
A Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265
A.1 Opérateurs, espaces euclidiens, décomposition spectrale, ... . . . . 265
A.1.1 Opérateurs, opérateurs continus, opérateurs de rang ni 265
A.1.2 Espaces de Hilbert, espaces euclidiens . . . . . . . . . . . . . . . . 266
A.1.3 Théorème de Riesz et adjoint d'un opérateur . . . . . . . . . . 267
A.1.4 Bases orthonormales, produit tensoriel de vecteurs, trace267
A.1.5 Décomposition spectrale d'un opérateur . . . . . . . . . . . . . . 269
A.1.6 Changement de métrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 270
A.1.7 Produit tensoriel d'opérateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271
A.1.8 Sommes hilbertiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271
A.2 Produits tensoriels et opérateur de commutation . . . . . . . . . . . . 273
A.2.1 Produits tensoriels. Dénitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273
A.2.2 Produits tensoriels. Propriétés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
A.2.3 Opérateur de commutation et produit tensoriel . . . . . . . . 275
A.3 Variable aléatoire euclidienne (v.a.e.), espérance
mathématique, opérateur de covariance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276
A.3.1 Variable aléatoire euclidienne (v.a.e.) . . . . . . . . . . . . . . . . 276
A.3.2 Espérance mathématique d'une v.a.e. . . . . . . . . . . . . . . . . 276
A.3.3 Espérance mathématique d'un opérateur aléatoire
euclidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 277
A.3.4 Opérateur de covariance d'une v.a.e. . . . . . . . . . . . . . . . . . 277
A.3.5 L'espace des variables aléatoires euclidiennes . . . . . . . . . . 278
XIV Table des matières
Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 321
Avant Propos
Partie 1
Études asymptotiques des analyses factorielles
La première synthèse de ces travaux, qui fut aussi un point de départ pour
des travaux ultérieurs, est sans conteste le livre de Cailliez et Pagès (1976).
Deux types de méthodes sont présentées : d'une part, les analyses factorielles
(Analyse en Composantes Principales (A.C.P.), Analyse Canonique (A.C.),
Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C.), Analyse Factorielle Discri-
minante (A.F.D.),...), d'autre part, les méthodes de classication. Seules les
méthodes factorielles sont envisagées dans notre ouvrage.
Pour une présentation des "analyses de données" et des travaux qui ont
suivi, on pourra consulter Lebart, Morineau et Piron (1995), ou, en anglais,
un ouvrage plus ancien, Lebart, Morineau et Warwick (1984).
Le cadre algébrique proposé est trop restrictif pour réaliser les études de
stabilité externe. Il est trop restrictif aussi pour des études portant sur des
unités statistiques complexes comme des courbes ou des unités spatiales. Il
s'agit donc de reprendre un cadre probabiliste léger (sans hypothèse sur la
distribution des variables dont on fait l'analyse), de remplacer un vecteur
aléatoire p-dimensionnel par une variable aléatoire à valeurs dans un espace
de Hilbert et de travailler avec des espaces de fonctions. Le cadre de "l'analyse
fonctionnelle" permettra ces généralisations.
Nous n'avons pas repris dans cet ouvrage les études asymptotiques réalisées
sur la méthode de segmentation : Baccini (1975), Baccini et Pousse (1975a,b)
ni celles réalisées sur une matrice de fréquences aléatoires dont l'espérance est
de rang réduit (Fekri et Fine, 1995).
C'est au l des années qu'ont émergé et se sont améliorés les outils ma-
thématiques nécessaires pour poser le cadre de travail et obtenir des résultats
d'une grande généralité : pas d'hypothèse sur les lois des variables autre que
l'existence de moments d'ordre 4, valeurs propres multiples et projecteurs
propres associés, ... L'étude asymptotique de l'Analyse Canonique n'a ainsi
été publiée qu'en 2000. Les outils usuels, matrices, développements de Taylor,
sont mal adaptés pour ces études. C'est malgré tout avec ces outils que T.W.
Anderson publie, en 1999, l'étude asymptotique de l'Analyse Canonique, pour
des variables gaussiennes et dans le cas de valeurs propres simples, 36 ans après
l'étude asymptotique de l'A.C.P. (Anderson, 1963) qui a initié ce type d'étude.
simples.
Partie 2
Études asymptotiques des modèles associés
dans la même unité de mesure), c'est une A.C.P. sur les variables réduites
qu'il sera préférable d'eectuer. Si V désigne la matrice p × p des covariances
des p variables, alors la matrice n × p des données réduites est obtenue en
1
post-multipliant la matrice n × p des données initiales par (diagV )− 2 . On
montre alors que réaliser l'A.C.P. des données réduites dans l'espace euclidien
(IRp , Ip ) est équivalent à réaliser l'A.C.P. des données initiales dans l'espace
euclidien (IRp ,(diagV )−1 ) (changement de "métrique").
Plus généralement, il est possible de montrer que les résultats d'une analyse
canonique de deux vecteurs quantitatifs de dimension p et q respectivement
peuvent être obtenus par une A.C.P. sur le vecteur de dimension p + q obtenu
en concaténant les deux vecteurs, l'espace IRp+q étant muni d'une métrique
particulière ; il en est de même des résultats d'une analyse factorielle des cor-
respondances de deux variables qualitatives à p et q modalités respectivement
(Cf. par exemple, Cailliez et Pagès, 1976). Les choix de métriques euclidiennes
sont au coeur de la présentation algébrique et géométrique des analyses fac-
torielles.
On montre alors (Besse, Caussinus, Ferré, Fine, 1986, 1987, 1988) que
l'espace F et les vecteurs µi de F rendant minimum la somme des carrés des
Introduction générale 9
Pn
erreurs d'estimation : i=1 kxi − µi k2M sont l'espace principal d'ordre s de
l'A.C.P., noté F̂ , et les projections sur F̂ des xi : µ̂i = ΠF̂ xi .
Il s'agit bien d'un modèle pour l'A.C.P. Dans le cas s = 2, le premier plan
principal de l'A.C.P. des données est une estimation F̂ de l'espace ane F et
les représentations des unités statistiques sont des estimations des moyennes
dont on cherche à interpréter les congurations.
Les hypothèses sur les moyennes (les eets xes) sont bien diciles à véri-
er. Il est plus naturel de considérer le modèle à eets aléatoires (appelé aussi
modèle structurel). Dans ce cadre, on montre (chapitre 6) que les estimateurs
sont consistants pour toute métrique M sur IRp mais qu'ils vérient une pro-
priété d'ecacité asymptotique lorsque la métrique M sur IRp est Γ −1 (à une
constante multiplicative strictement positive près).
Xi = xi + ei , i = 1, · · · , n
où (ei ) est une suite de v.a. centrées i.i.d. appelées erreurs et (xi ) une suite
de vecteurs appelés eets.
Les eets peuvent être aléatoires (modèles structurels, la suite (xi ) est alors
supposée i.i.d. et indépendante de la suite (ei )) ou xes (modèles fonctionnels,
on a alors : xi = IE(Xi )). Les eets sont supposés appartenir à un sous-espace
vectoriel (modèles linéaires) ou ane (modèles anes) de dimension q de IRp
(presque sûrement dans le cas structurel).
Il existe alors une matrice Λ(p, q) et des vecteurs fi (q, 1) tels que xi = Λ fi
(modèles linéaires ) ou xi = Λ fi +µ, µ ∈ IRp (modèles anes), égalités presque
sûres dans le cas structurel.
Pq Si on note λk , k = 1, · · · , q les vecteurs
Pq colonnes
k k k k
de Λ, on a : xi = f
k=1 i λ (modèles linéaires) ou xi = k=1 fi λ +
µ (modèles anes), presque sûrement dans le cas structurel. Les vecteurs
f k , k = 1, · · · , q sont appelés facteurs.
Les composantes des vecteurs Xi sont appelées variables observables, celles
des vecteurs ei (des vecteurs ei , xi et fi dans le cas structurel) sont appelées
variables latentes ; ces modèles font donc partie des modèles avec variables
latentes.
Lorsque l'on introduit les facteurs et que la matrice de covariance des
erreurs Ψ est supposée diagonale et inconnue, les modèles considérés sont les
Analyses en Facteurs Communs et Spéciques, proposées pour un seul facteur
par Spearman en 1904 et généralisées à plusieurs facteurs par Thurstone en
1947.
La plus grande partie des travaux concernant les modèles fonctionnels et
structurels ont été réalisés sur l'Analyse en Facteurs et développés par les
psychomètres.
Une autre partie importante des travaux concerne les modèles à erreurs
sur les variables, qui sont une généralisation des modèles de régression linéaire
Introduction générale 11
lyse théorique sont distinctes. Nous réalisons l'étude sans ces hypothèses, sup-
posant seulement l'existence de moments d'ordre 4 pour le couple de v.a.e.
dont nous faisons l'A.C. Nous explicitons ensuite les opérateurs de covariance
asymptotiques dans le cas elliptique. Dans le cas gaussien et lorsque toutes
les valeurs propres sont distinctes, nous retrouvons les résultats d'Anderson,
à deux d'entre eux près avec lesquels nous sommes en désaccord. Comme
pour l'A.C.P., nous étudions également le comportement asymptotique des
éléments aléatoires de l'analyse, c'est-à-dire, en particulier, des variables ca-
noniques.
nous appelons par la suite A.C.P. optimale. Nous étudions ensuite la conver-
gence en loi de la suite des opérateurs de covariance d'échantillonnage et des
suites d'éléments propres et explicitons les opérateurs de covariance asymp-
totiques dans le cas elliptique (ou gaussien). Nous terminons le chapitre par
un test d'hypothèse sur l'identication du sous-espace des eets.
Nous considérons ici un modèle à eets xes (linéaire ou ane) pour lequel
nous disposons d'un nombre ni K de sous-populations et de plusieurs obser-
vations pour chacune d'elles (réplications d'observations). Nous qualions ces
modèles de mixtes car nous montrons que l'eet, introduit comme eet xe,
peut être également considéré comme aléatoire (de loi discrète). Dans les ar-
ticles concernant ces modèles, l'échantillonnage implicitement utilisé est un
échantillonnage stratié proportionnel. Nous préférons utiliser l'échantillon-
nage aléatoire simple car il nous semble mieux adapté au cadre de l'Analyse
Exploratoire des Données. Nous montrons que les estimateurs sont consistants
quelle que soit la métrique utilisée sur E mais qu'ils vérient une propriété
d'ecacité asymptotique lorsque la métrique est l'inverse de l'opérateur de co-
variance des erreurs. Il n'est plus nécessaire de supposer connu cet opérateur
car il est possible ici de l'estimer. L'A.C.P. centrée d'ordre q, avec la métrique
optimale estimée est alors tout simplement une A.F.D. pour laquelle l'opéra-
teur de covariance expliqué par la partition est de rang q. Nous sommes ainsi
ramenés à l'étude asymptotique réalisée au chapitre 4.
Nous terminons cet ouvrage par une présentation succincte, dans un cadre
matriciel selon l'usage, de l'Analyse en Facteurs (Communs et Spéciques)
et une comparaison de l'Analyse en Facteurs et de l'A.C.P. L'Analyse en
Facteurs repose sur un modèle à eets aléatoires pour lequel la matrice de co-
variance des erreurs est supposée diagonale et inversible. Ce modèle présente
trois problèmes d'identication et d'indétermination qui ont fait couler beau-
coup d'encre : le problème de rotation des facteurs communs, le problème
d'identication du modèle de structure de covariance et le problème d'indé-
termination des facteurs. Nous les présentons en détail dans ce chapitre. C'est
le dernier qui pose problème et rend impossible tout espoir de prédire les
facteurs. Nous montrons alors que les nombreuses approximations propo-
sées sont toutes équivalentes à un facteur multiplicatif près et équivalentes
aux composantes principales de l'A.C.P. optimale.
Annexes
1.1 Introduction
Nous présentons ensuite ( 1.3.) les diérentes étapes d'une étude asymp-
totique par échantillonnage.
Cette question revient à s'interroger sur la loi forte des grands nombres en
statistique inférentielle classique. Soit X une variable aléatoire réelle (v.a.r.)
dénie sur un espace probabilisé (Ω, A, P ) et (Xi )i∈IN∗ une suite de v.a.r.
indépendantes et de même loi de probabilité que X (on dira indépendantes
et identiquement distribuées (i.i.d.) comme X ). Si X admet une espérance
mathématique µ, alors la Ploi forte des grands nombres s'énonce : la suite de
n
terme général X̄n := n1 i=1 Xi converge presque sûrement, lorsque n tend
vers l'inni, vers µ. Pour tout i et pour tout n, Xi et X̄n sont des v.a.r. dénies
sur l'espace probabilisé produit inni, qui peut s'écrire, avec des notations
usuelles :
∗ ∗ ∗ ∗
(Ω 0 , A0 , P 0 ) := (Ω, A, P )⊗IN = (Ω IN , A⊗IN , P ⊗IN ).
Si (Ω, A, P ) est l'espace probabilisé lié à une épreuve aléatoire, alors l'es-
pace produit inni modélise la répétition indépendamment et indéniment de
l'épreuve aléatoire. Il est construit de telle façon que, pour tout n de IN∗ , la pro-
babilité d'un événement lié aux n premières épreuves coïncide avec celle que
l'on aurait obtenue dans le cadre de l'espace probabilisé produit ni d'ordre
n, ou d'ordre m pour m entier supérieur à n.
est à probabilités égales, alors l'ensemble Ω des résultats possibles lors d'un
tirage n'est autre que la population dans laquelle on extrait l'échantillon, et
on a équiprobabilité sur cet ensemble. La loi de probabilité de X est alors la
distribution de fréquence du caractère quantitatif étudié sur la population. Si
le tirage est avec remise, c'est bien l'espace probabilisé produit qui modélise
cet échantillonnage.
Cette approche qui vient en fait de la théorie des sondages (échantillons
tirés selon des procédures aléatoires dans des populations nies) permet de
distinguer deux types d'aléatoires :
- l'aléatoire qui vient de l'échantillonnage et qui apparaît même lorsque l'on
ne fait aucune hypothèse sur les caractères étudiés sur la population,
- l'aléatoire du modèle (X est une variable aléatoire, que l'on peut supposer
gaussienne (ou elliptique)).
Le modèle d'échantillonnage i.i.d. détaillé ici (Dauxois, Fine et Pousse,
1979, a et b) sera utilisé dans toutes les études asymptotiques. Son écriture ri-
goureuse, qui distingue l'aléatoire qui vient du modèle et l'aléatoire qui vient
de l'échantillonnage, permet étudier le comportement asymptotique, lorsque
la taille de l'échantillon tend vers l'inni, des éléments aléatoires des analyses
(composantes principales en A.C.P., variables canoniques en A.C.,...), études
encore jamais réalisées à notre connaissance.
Le choix de l'équiprobabilité µω
n :
n
1X
∀B ⊂ Ωnω , µω
n (B) = δ(j,ωj ) (B).
n j=1
sur (Ωnω , P(Ωnω )) nous conduit à munir (Ω, A) de la probabilité νnω , image de
µω ω
n par Ψn , dénie par :
n
1X
∀A ∈ A, νnω (A) = µω ω −1
n [(Ψn ) (A)] = δ(j,ωj ) [(Ψnω )−1 (A)]
n j=1
soit encore :
n
1X
∀A ∈ A, νnω (A) = 11A ◦ πj (ω),
n j=1
puisque les termes des deux sommes sont égaux à 0 ou 1 et que l'on a :
Soit X une v.a.e. dénie sur (Ω, A, P ) et à valeurs dans un espace eucli-
dien E muni de la tribu de ses boréliens BE . En posant, pour tout i de IN∗ ,
∗
Xi = X ◦ πi , on dénit une suite (Xi )i∈IN∗ de v.a. dénies sur (Ω, A, P )⊗IN ,
à valeurs dans (E, BE ), indépendantes et de même loi PX que X, vériant,
pour tout i de IN∗ , Xi (ω) = X(ωi ).
Convergence en loi
24 Chap. 1. Méthodologie et perturbation
Applications inférentielles
On peut alors proposer, dans une dernière partie, des applications. En
eet, tous les éléments sont en place pour répondre à des questions de type
inférentiel, estimation par intervalle de conance et tests d'hypothèses.
série de Taylor à l'origine (perturbation analytique). Dans les deux cas, no-
tons que (U (ε))ε∈]0,1[ converge vers un opérateur U quand ε tend vers 0.
Alors, il existe ε0 ∈]0, 1[, tel que pour ε < ε0 , il existe exactement m va-
leurs propres de V (ε) dans l'intervalle ]λ − ε0 ; λ + ε0 [, notées (λi (ε))i=1,...,m
et rangées dans l'ordre décroissant.
λj (ε) = λ + εµj (ε) + O(ε2 ) où µj (ε) est la j ème valeur propre dans l'ordre
décroissant de l'opérateur P U (ε)P de rang m,
Cela est possible en utilisant la loi du logarithme itéré qui précise la vitesse
de convergence du théorème central limite. Cette loi a été généralisée à des
v.a. hilbertiennes (donc aussi euclidiennes) (cf. Kuelbs, 1975) :
kUn k 1
lim sup √ = kKk∞
2
.
n→∞ 2 ln ln n
q
On pose ε(n) = 2 lnnln n et Un0 = √ 1 U
2 ln ln n n
;
on a alors, pour presque tout ω,
et (Un0 (ω)) est une suite non aléatoire bornée par 1 à partir d'un certain rang
(qui dépend de ω ).
a) Notations et hypothèses
b) Décomposition spectrale de V
où (λ0j )j∈J est la suite pleine décroissante des valeurs propres de V (c'est-à-
dire répétée autant de fois que leur ordre de multiplicité l'indique) et (vj )j∈J
une suite de vecteurs propres unitaires associés.
c) Décomposition spectrale de Vn
∗
Soit ω ∈ Ω 0 sous-ensemble de probabilité 1 de (Ω, A, P )⊗IN sur lequel est
vériée l'hypothèse (H3) et Vn (ω) l'opérateur de covariance d'échantillonnage,
qui ne dépend que des n premières composantes de ω .
d) Développements
q
2 ln ln n
On pose ε(n) = n . A partir d'un certain rang, on a, pour i ∈ I :
λnj (ω) = λi + √1n µnj (ω) + O(ε2 (n)) où µnj (ω) est la j ème valeur propre dans
l'ordre décroissant de l'opérateur Pi Un (ω)Pi de rang mi ,
Après avoir vérié que les éléments propres d'échantillonnage sont des
variables aléatoires, on déduit des développements précédents les résultats li-
mites suivants (cf. Tome 1) :
n
la suite
√ (Pi n) converge p.s. vers Pi dans σ2 (E) et
la suite ( n(Pi − Pi )) converge en loi vers (Pi U Si + Si U Pi ), v.a. de σ2 (E)
gaussienne centrée,
n
la suite
√ (λin) converge p.s. vers λi dans IR et
la suite ( n(λj − λi )) converge en loi vers tr(Pi U ) v.a.r. gaussienne centrée et
n
la suite
√ (vin) converge p.s. vers vi dans E et
la suite ( n(vi −vi )) converge en loi vers Si U vi , v.a. gaussienne centrée de E.
Contenu : A.C.P. d'une v.a.e.. A.C.P. d'échantillonnage pour le modèle i.i.d. Convergence
presque sûre des opérateurs de covariance et des éléments principaux. Convergence en loi des
éléments principaux et des composantes principales. Opérateurs de covariance asymptotiques.
Applications inférentielles.
Nous présentons, dans le paragraphe 2.1., l'A.C.P. d'une v.a.e. (que nous
appellerons A.C.P. théorique ) puis, en exploitant le schéma général d'échan-
tillonnage exposé dans le chapitre précédent, nous dénissons, dans le para-
graphe 2.2., l'A.C.P. d'échantillonnage pour le modèle i.i.d..
Dans l'expression IE(f X), f et X sont des v.a. dénies sur le même espace
probabilisé (Ω, A, P ) et à valeurs dans IR et E respectivement. Le produit f X
est donc la multiplication externe d'un vecteur de E par un scalaire.
On pose V = Φ∗ ◦ Φ et W = Φ ◦ Φ∗ .
On a alors : V = IE(X ⊗ X) et W = hIE(·X), Xi.
En eet, V est l'opérateur de E dans lui-même qui à u associe
E ←−−∗−− L (P )2
Φ
x x
I
y
V
W I
y
E −−−→ L2 (P )
Φ
Nous utilisons les notations indiquées au chapitre 1. Ainsi, la suite (λi )i∈I
est la suite strictement décroissante des©valeurs propres de V. Pour ª chaque i
de I, le cardinal mi de l'ensemble Ji := j ∈ {1, · · · , p} ; λ0j = λi est l'ordre
de multiplicité de la valeur propre λi . Le projecteur orthogonal Pi sur le sous-
espace propre Ei de l'opérateur V associé à la valeur propre λi P est de rang mi ,
qui est appelé projecteur principal associé à λi , s'écrit : Pi = j∈Ji uj ⊗ uj .
E −−−−→ L2n
Φn
36 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
N∗
Soit Vnc l'opérateur de covariance d'échantillonnage, déni sur (Ω, A, P )⊗
∗
et à valeurs dans (σ2 (E), Bσ2(E) ), qui à ω appartenant à Ω N associe :
n
1X
Vnc (ω) = ( (Xk − X̄ n ) ⊗ (Xk − X̄ n ))(ω)
n
k=1
et on écrit alors :
n
1X
Vnc = (Xk − X̄ n ) ⊗ (Xk − X̄ n ).
n
k=1
Vnc = Vn − X̄ n ⊗ X̄ n .
Enn, posant : Wnc = Φcn Φ∗n , on peut écrire le schéma de dualité associé
qui est similaire à celui de l'A.C.P. non centrée.
Remarque 2.2.1.
La dénition de l'A.C.P. d'échantillonnage avec l'espace L2n permet d'étu-
dier le comportement asymptotique des éléments aléatoires de l'analyse. En
analyse des données, cet espace est remplacé par l'espace euclidien (IRn , D),
où D est la métrique des poids n1 In . Précisons alors le lien existant entre
l'A.C.P. d'échantillonnage dénie précédemment et l'A.C.P. de l'analyse des
données.
L'opérateur Wnc est l'opérateur de L2n dans lui-même qui à g associe :
n
1X
h=h g(ωk ) (X(ωk ) − X̄ n ), X − X̄ n i.
n
k=1
On peut donc associer à Wnc , l'opérateur linéaire de IRn dans lui-même qui
à (g1 , · · · , gn ) associe le vecteur (h1 , · · · , hn ) de `e composante :
n
1X
h` = h gk (X(ωk ) − X̄ n ), X(ω` ) − X̄ n i.
n
k=1
Démonstration.
1) Puisque la suite (Xk )k∈IN∗ est une suite de v.a.e. i.i.d., d'espérance nulle et
admettant un moment d'ordre supérieur à 2, la loi forte des grands nombres
dans E permet de conclure à la convergence presque sûre de la suite (X̄ n )
vers 0 dans E.
2) Puisque la suite (Xk ⊗ Xk )k∈IR∗ est une suite de v.a.e. i.i.d. comme X ⊗ X,
d'espérance V et admettant un moment d'ordre 2, la loi forte des grands
nombres dans σ2 (E) permet de conclure à la convergence p.s. de la suite (Vn )
vers V dans σ2 (E).
(λ0n
j (ω))j=1,··· ,p .
1 X 0n
λni := λj .
mi
j∈Ji
Dans le cas où λi est simple, Ji est un singleton et l'unique valeur propre λ0n
j
pour j ∈ Ji est notée λni , ce qui est cohérent avec la notation ci-dessus.
Les premieres propriétés asymptotiques des valeurs principales et projec-
teur principaux sont indiquées dans la
Proposition 2.3.2
1. Pour tout i de I, la suite (Pin )) converge p.s. dans σ2 (E) vers Pi .
mi
2. Pour tout i de I, la suite (λ0n j )j∈Ji converge p.s. dans IR vers le vecteur
dont les composantes sont toutes égales à λi et la suite (λni ) converge p.s. vers
λi dans IR.
3. Pour tout i de I tel que λi soit simple et ui un vecteur propre unitaire
associé, il existe une suite (uni ), où uni est vecteur propre unitaire de Vn (resp.
Vnc ) associé à λni , qui converge p.s. vers ui dans E.
Démonstration. Ces propriétés sont des conséquences directes de la proposi-
tion CVps du 15.6.3, en prenant la troisième, la suite (uni ) est dénie par :
−1
uni = kPin ui k Pin ui .
40 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
Proposition 2.3.3
1. La suite (cni )n converge pour presque tout ω vers ci dans L2 (P ).
2. La suite (fin )n converge pour presque tout ω vers fi dans L2 (P ).
A.C.P. centrée
La suite (X̄ n ) converge p.s. vers 0 dans E et la suite (uni ) converge p.s.
vers ui dans E ; on en déduit que la suite (huni , X̄ n i) converge p.s. vers 0 et,
en utilisant les résultats obtenus pour l'A.C.P. non centrée, les suites cni ) et
(fin ) convergent p.s. vers ci et fi respectivement dans L2 (P ).
Proposition 2.3.4
1. La suite (Φn )n converge p.s. vers Φ dans l'espace des opérateurs de E dans
L2 (P ).
2. Pour tout f de L2 (P ), la suite (Φ∗n (f ))n converge p.s. vers Φ∗ (f ) dans E.
3. Pour tout f de L2 (P ), la suite (Wn (f ))n converge p.s. vers W (f ) dans
L2 (P ).
Les résultats sont identiques dans le cas de l'A.C.P. centrée pour les opé-
rateurs centrés correspondants.
42 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
il vient, en posant fk = f ◦ πk , :
n
1X
Φ∗n (f ) = ( fk Xk )(ω).
n
k=1
La loi forte des grands nombres permet donc de conclure que, pour tout f
de L2 (P ), la suite (Φ∗n (f )) converge p.s. vers IE(f X) dans E. Enn, comme la
suite (Φn ) est constante et que l'on a : Wn (f ) = hΦ∗n (f ), Xi, la suite (Wn (f ))
converge p.s. dans L2 (P ) vers hIE(f X), Xi (:= W (f )).
A.C.P. centrée
®
Dans le cas de l'A.C.P. centrée, l'opérateur Φn est l'opérateur ·, X − X̄ n .
Comme la suite (X̄ n )n converge p.s. vers 0, la suite (X − X̄ n )n converge
p.s. vers X, et (Φn )n converge p.s. donc vers Φ = h·, Xi dans l'espace des
opérateurs de E dans L2 (P ). Comme on a par ailleurs :
n
1X
Φ∗n (f ) = ( fk (Xk − X̄ n ))(ω),
n
k=1
Démonstration.
Cas de l'A.C.P. non centrée
On a vu que la suite (Xk ⊗ Xk )k∈IR∗ est une suite de v.a.e. i.i.d. comme
X ⊗ X, d'espérance V et d'ordre 2. Posant
e
K = IE((X ⊗ X − V )⊗(X ⊗ X − V )),
Si = (V − λi I)− ,
Ui1 := Pi U Si + Si U Pi .
44 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
√ 0
2. Pour tout i de I, la suite des valeurs principales ( n (λjn −λi ))j∈Ji converge
en loi dans IRmi vers√∆mi (Ui2 ), où Ui2 := Pi U Pi est une v.a.e. gaussienne
centrée, et la suite ( n (λni − λi )) converge en loi vers la v.a.e. gaussienne
centrée :
m−1
i tr (Pi U Pi ).
3.√Pour tout i de I tel que λi ) soit simple, la suite des vecteurs principaux
( n (uni − ui ))n converge en loi dans E vers la v.a.e. gaussienne centrée :
Ui3 := Si ◦ U ui .
√
4. Pour tout i de I tel que λi soit simple et non nulle, la suite ( n(cni − ci ))n
converge en loi dans L2 (P ) vers la v.a.e. gaussienne centrée :
Ui4 := hSi ◦ U ui , Xi .
√
5. Pour tout i de I tel que λi soit simple et non nulle, la suite ( n (fin − fi ))
converge en loi dans L2 (P ) vers la v.a.e. gaussienne centrée :
− 21 1
Ui5 := λi hSi ◦ U ui , Xi + λ−1 tr (Pi U )fi .
2 i
Démonstration. Que l'on considère l'A.C.P. centrée ou non centrée, les trois
premiers résultats, excepté celui concernant (λni ), proviennent directement de
la proposition de convergence en loi des éléments propres (cf. annexe 2).
Comme on a :
1 1
Vn = V + √ Un et Pin = Pi − √ (Pi Un Si + Si Un Pi ) + O(ε2 (n))
n n
et que l'opérateur Pin Vn Pin s'écrit donc
1 1 1
(Pi − √ (Pi Un Si +Si Un Pi ))(V + √ Un )(Pi − √ (Pi Un Si +Si Un Pi ))+O(ε2 (n)),
n n n
nous pouvons donc utiliser pour la suite de terme général :
λni = m−1
i tr (Pin Vn Pin ).
√
d'où il résulte que la suite ( n (λni −λi )) converge en loi vers m−1
i tr (Pi U Pi ).
Convergence en loi 45
Pour les résultats 4 et 5, nous considérons tout d'abord le cas de l'A.C.P. non
centrée, puis le cas de l'A.C.P. centrée.
donc aussi :
1 −1
1 −3
(λni )− 2 = λi 2 − 2 √ λ 2 tr (Pi Un ) + O(ε2 (n))
n i
1
et ui = ui − √n Si Un ui + O(ε2 (n)).
n
On en déduit :
− 12 1 −3 1
fin = (λi √ λi 2 tr (Pi Un ))hui − √ Si Un ui , Xi + O(ε2 (n))
−
2 n n
1 − 21 1 −1
= fi − √ (λi hSi Un ui , Xi + λi tr (Pi Un )fi ) + O(ε2 (n)).
n 2
√
La suite ( n (fin − fi )) converge donc en loi vers la v.a. gaussienne centrée :
− 12 1 −1
λi hSi U ui , Xi + λ tr (Pi U )fi .
2 i
A.C.P. centrée
On a dans ce cas :
√ √
n (cni − ci ) = h n (uni − ui ), X − X̄ n i
√ √
= h n (uni − ui ), Xi − h n (uni − ui ), X̄ n i.
√
Comme la suite (X̄ n ) converge p.s.√ vers 0 et que la suite ( n (uni − ui ))
converge en loi vers√Si U ui , la suite h n (uni −ui ), X̄ n i converge en probabilité
vers 0 et la suite ( n (cni − ci )) converge en loi dans L2 (P ) vers hSi U ui , Xi.
Le reste de la preuve est alors inchangé.
46 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
hIE(f X), GX i.
Démonstration.
A.C.P. non centrée
La suite (Φn ) est constante (par rapport à l'aléatoire de l'échantillonnage)
égale à Φ ; en revanche, l'adjoint dépend du produit scalaire qui est aléatoire.
On a vu que, pour tout f de L2 (P ), l'on pouvait écrire :
n
1X
Φ∗n (f ) = fk Xk
n
k=1
A.C.P. centrée
Dans le cas de l'A.C.P. centrée, l'égalité Φcn = h·, X − X̄ n i montre que la
suite (Φcn ) converge p.s. vers Φ = h·, Xi dans l'espace des opérateurs de E
dans L2 (P ). √
On sait que ( n X̄ n ) converge en loi dans E vers une v.a.e. GX , gaussienne
centrée ayant pour opérateur de covariance celui de X, c'est-à-dire : V :=
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 47
la suite(Φc∗
n (f )) converge p.s. vers IE(f X) (= Φ∗ (f )) dans E.
Utilisant le théorème de la limite
√ centrée dans E, on peut conclure que la
suite de terme général Af2 n := n (Φc∗ ∗
n (f ) − Φ (f )) converge en loi vers une
f
v.a.e. A2 := Gf X , gaussienne centrée dont l'opérateur de covariance Kf X est
celui de f X.
Enn, conjointement, la suite de terme général Af n := (An1 , Af2 n ) converge
en loi vers Af := (A1 , Af2 ) et les trois suites vérient la loi du logarithme itéré.
On peut alors écrire :
1 1 fn
Φcn Φc∗ n ∗
n (f ) = (Φ + √ A1 ) (Φ (f ) + √ A2 )
n n
1 1
= Φ Φ∗ (f ) + √ (An1 Φ∗ (f ) + Φ Af2 n ) + An1 Af2 n
n n
et
√ fn 1 2
n (Φcn Φc∗ ∗ n ∗
n (f ) − Φ Φ (f )) = A1 Φ (f ) + Φ A2 + O( √ ε (n)).
n
On en déduit que la suite de terme général :
√ √
n (Wnc (f ) − W (f )) (= n (Φcn Φc∗ ∗
n (f ) − Φ Φ (f )))
K(T ) = (1 + κ) V (T + T ∗ ) V + κ tr (T V ) V.
On en déduit :
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 49
r X
X r
1
K= λ0j λ0k [ (1 + κ)(uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj )
j=1 k=1
2
e k ⊗ uk )],
+κ(uj ⊗ uj )⊗(u
soit encore, en séparant les termes pour lesquels on a j = k de ceux pour
lesquels on a j 6= k :
r
X
K = (2 + 3κ) λ02 e
j (uj ⊗ uj )⊗(uj ⊗ uj )
j=1
X
+ λ0j λ0k [(1 + κ) (uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj )
j<k
e k ⊗ uk )].
+2 κ (uj ⊗ uj )⊗(u
Bien évidemment, on pouvait retrouver directement cette expression à
partir de (4.5.1)??. Les moments d'ordre 4 d'une loi elliptique vérient :
IE(Xi Xj Xk X` ) = (1 + κ)(IE(Xi Xj ) IE(Xk X` )
+IE(Xi Xk ) IE(Xj X` ) + IE(Xi X` ) IE(Xj Xk )),
et on a, pour les composantes principales réduites :
IE(fi fj fk f` ) = (1 + κ) (δij δk` + δik δj` + δi` δjk )
et le résultat.
Nous avons vu dans le paragraphe 2.4 que toutes ces suites convergent
en loi vers des gaussiennes qui s'écrivent comme fonction linéaire de la v.a.e.
U. Nous pouvons donc écrire les diérents opérateurs de covariance asymp-
totiques en fonction de l'opérateur de covariance K de U. C'est ce que nous
faisons dans le cas général puis dans le cas où X suit une loi elliptique.
Dans le cas elliptique, comme nous l'avons fait pour l'opérateur K , il est
possible de donner l'expression des opérateurs de covariance asymptotiques
sous deux formes : une forme synthétique utilisant les produits tensoriels et
une forme développée par rapport aux bases construites à partir de la base de
vecteurs principaux.
Tous les résultats sont donnés dans le cas où λi est non nulle. Nous ren-
voyons au paragraphe 2.6.4 l'étude pour une valeur propre nulle.
50 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
Démonstration. 1) Il est aisé de vérier que l'on a Ui1 = Ψi1 (U ) d'où l'ex-
pression de l'opérateur de covariance Ki1 de Ui1 et celle de l'opérateur de
covariance croisée Kii0 1 . On vérie aussi aisément que Ψi1 est autoadjoint.
que le second terme de Ki1 est nul et,d'autre part, des égalités :
Si V Si = V Si2 et V Pi = λi Pi
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 51
on obtient :
` `
Kii0 1 = −(1 + κ) λi λi0 (λi − λi0 )−2 (Pi ⊗ Pi0 + Pi0 ⊗ Pi ) ◦ (I + C)
et le résultat annoncé.
En fonction de la base de vecteurs principaux, on peut écrire :
Pr
V = j=1 λ0j uj ⊗ uj ,
P 0 −1
P
/ i (λj − λi )
Si = j ∈J uj ⊗ uj et Pi = k∈Ji uk ⊗ uk .
Il faut préciser que, pour Si , la somme porte sur les éléments de {1, · · · , p}
n'appartenant pas à Ji et non sur les éléments de {1, · · · , r} n'appartenant
pas à Ji puisque l'on a posé : Si = (V − λi I)− .
On peut donc écrire :
X X `
Ki1 = (1 + κ) λi λ0j (λ0j − λi )−2 (I + C) ◦ (uj ⊗ uj ) ⊗ (uk ⊗ uk ) ◦ (I + C)
/ i k∈Ji
j ∈J
X X
= (1 + κ) λi λ0j (λ0j − λi )−2 (uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj ).
/ i k∈Ji
j ∈J
et le résultat.
Le résultat pour Kii0 1 se déduit des égalités :
` X X ` X X
Pi ⊗ Pi0 = (uk ⊗ uk ) ⊗ (uj ⊗ uj ) = e k ⊗ uj ) et
(uk ⊗ uj )⊗(u
j∈Ji0 k∈Ji j∈Ji0 k∈Ji
e (I + C) = (A + A∗ )⊗(B
(I + C) (A⊗B) e + B ∗ ).
52 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
d'opérateur de covariance :
`
∗
Ki2 = Ψi2 ◦ K ◦ Ψi2 avec Ψi2 = Pi ⊗ Pi .
√
Pour tout i de I tel que λi soit non nulle, la suite ( n (λni − λi )) converge
en loi dans IR vers la v.a. gaussienne centrée
m−1
i tr (Pi U Pi ),
de variance :
ki2 := m−2 ∗ ∗
i tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi2 ◦ tr .
Pour tout i et√tout i0 tels que λ√i et λi0 soient non nulles, la covariance
asymptotique de ( n (λni − λi )) et ( n (λni0 − λi0 )) est :
kii0 2 = m−1 −1 ∗ ∗
i mi0 tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi0 2 ◦ tr .
kii0 2 = κ λi λi0 .
ki2 = m−2 ∗ −2 ∗
i tr ◦ Ki2 ◦ tr = mi tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi2 ◦ tr .
∗
√ √
De façon analogue, la covariance asymptotique de ( n (λni −λi )) et ( n (λni0 −
λi0 )), pour λi et λi0 deux valeurs propres non nulles distinctes de V, est :
kii0 2 = m−1 −1 ∗ ∗
i mi0 tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi0 2 ◦ tr .
en utilisant l'égalité :
Pi V Pi = λi Pi .
L'écriture de Ki2 en fonction de la base de vecteurs principaux s'obtient
en utilisant les décompositions :
P
Pi = j∈Ji uj ⊗ uj
` P P
et (Pi ⊗ Pi ) ◦ (I + C) = 1
j∈Ji k∈Ji (uj
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj ).
⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
2
√
Pour la variance asymptotique de la suite ( n(λni − λi )) on a :
X X 1
ki2 = m−2 2
i λi tr ◦
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj )
[ (1 + κ)(uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
2
j∈Ji k∈Ji
e k ⊗ uk )] ◦ tr∗
+κ(uj ⊗ uj )⊗(u
= m−2 2 2
i λi [(2 + 2κ)mi + κmi ]
e ⊗ t) ◦ tr ∗
tr ◦ (x ⊗ y)⊗(z = tr (x ⊗ y) tr (z ⊗ t) = hx, yi hz, ti.
√ √
Enn, la covariance asymptotique de ( n (λni − λi )) et ( n (λni0 − λi0 ))
est :
`
kii0 2 = m−1 −1 ∗ ∗ −1 −1
i mi0 tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi0 2 ◦ tr = mi mi0 κ λi λi0 tr ◦ Pi0 ⊗ Pi ◦ tr
∗
= m−1 −1
i mi0 κ λi λi0 tr (Pi0 ) tr (Pi ) = κ λi λi0 .
Remarque 2.5.2.
Des résultats plus généraux peuvent évidemment être obtenus. Par exemple,
la suite de terme
√ général le vecteur (λni )i∈I converge p.s. vers le vecteur (λi )i∈I
n
et la suite ( n (λi − λi ))i∈I converge en loi vers une gaussienne centrée dont
54 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
Ki3 = (1 + κ) λi V Si2
Démonstration.
` `
1) La nullité de l'opérateur ξui ◦(Si ⊗ Pi ) entraîne les égalités Ψi3 = ξui ◦(Pi ⊗
Si ) et Ui3 = Ψi3 (U ). On en déduit, d'une part, l'expression de l'opérateur de
covariance Ki3 et de l'opérateur de covariance croisée Kii0 3 en fonction de
K, d'autre part, l'expression de ces opérateurs en fonction de Ki1 et de Kii0 1
respectivement :
amène à :
`
Ki3 = (1 + κ) λi ξui ◦ (I + C) ◦ (V Si2 ⊗ Pi ) ◦ (I + C) ◦ ξu∗i
= (1 + κ) λi [V Si2 (·) ⊗ ui + ui ⊗ V Si2 (·)]ui = (1 + κ) λi V Si2 (·)
il vient :
Kii0 3 = −(1 + κ) λi λi0 (λi − λi0 )−2 ui ⊗ ui0
Ui4 := hSi ◦ U ui , Xi
d'opérateur de covariance :
∗
Ki4 = Ψi4 ◦ K ◦ Ψi4 en posant Ψi4 = Φ ◦ Ψi3 .
Démonstration.
1) On déduit des égalités : Φ = h·, Xi et Ψi3 = Si ◦U ui , on déduit Ψi4 = Φ◦Ψi3
et Ui4 = Ψi4 (U ) d'où on tire l'expression de l'opérateur de covariance Ki4 et
l'opérateur de covariance Kii0 4 en fonction de K.
2) Dans le cas particulier où X est elliptique, on a :
∗
Ki4 = Ψi4 ◦ K ◦ Ψi4 = Φ ◦ Ki3 ◦ Φ∗
avec Φ∗ = IE(.X) et Ki3 = (1 + κ)λi V Si2 ,
On obtient ainsi :
Kii0 4 = Φ ◦ Kii0 3 ◦ Φ∗ = −(1 + κ) λi λi0 (λi − λi0 )−2 Φ (ui ⊗ ui0 ) Φ∗
1 1
et Φ(ui ⊗ ui0 )Φ∗ = Φui ⊗ Φui0 = ci ⊗ ci0 = λi2 λi20 fi ⊗ fi0 .
− 12 1
Ui5 := λi hSi ◦ U ui , Xi + λ−1 tr (Pi U )fi ,
2 i
d'opérateur de covariance :
∗
Ki5 = Ψi5 ◦ K ◦ Ψi5 , avec
−1 ` 1 −3
e i ).
Ψi5 = λi 2 Φ ◦ ξui ◦ (Pi ⊗ Si ) + λi 2 Φ ◦ ξui ◦ (Pi ⊗P
2
Pour tous i et i0 distincts de I tels que λi et λi0 soient√simples et non
nulles,
√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(fin − fi )) et
( n(fi0 − fi0 )) est :
n
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 57
− 12 1 − 32
Ψi5 (U ) = λi Φ ◦ ξui (Si U Pi ) + λ Φ ◦ ξui [tr (Pi U ) Pi ]
2 i
− 12 1 − 32
= λi Φ(Si U ui ) + λ tr (Pi U )Φ(ui )
2 i
− 12 1 −3
= λi hSi U ui , Xi + λi 2 tr (Pi U )ci
2
− 12 1
= λi hSi U ui , Xi + λ−1 tr (Pi U )fi
2 i
= Ui5 .
∗ − 12 ` 1 − 23
Ψi5 = λi (Pi ⊗ Si ) ◦ ξui ∗ ◦Φ∗ + e i ) ◦ ξu∗i ◦ Φ∗ .
λ (Pi ⊗P
2 i
2) Cas elliptique.
On pose :
0 −1 ` 1 −3 0 0 0∗
Ψi5 e i et Ki5
= λi 2 Pi ⊗ Si + λi 2 Pi ⊗P = Ψi5 ◦ K ◦ Ψi5 ,
2
d'où l'on déduit :
0 0
Ψi5 = Φ ◦ ξui ◦ Ψi5 et Ki5 = Φ ◦ ξui ◦ Ki5 ◦ ξu∗i ◦ Φ∗ .
0
Comme Ψi5 est autoadjoint, on peut écrire :
0 0 0
Ki5 = Ψi5 KΨi5
` ` 1 −2 `
= λ−1 e
i (Pi ⊗ Si ) ◦ K ◦ (Pi ⊗ Si ) + λi (Pi ⊗ Si ) ◦ K ◦ (Pi ⊗Pi )
2
1 ` 1
+ λi−2 (Pi ⊗P
e i ) ◦ K ◦ (Pi ⊗ Si ) + λ−3 e i ) ◦ K ◦ (Pi ⊗P
(Pi ⊗P e i ).
2 4 i
Rappelons enn que, dans le cas elliptique, l'opérateur K s'écrit :
58 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
`
e ).
K = (1 + κ (V ⊗ V ) ◦ (I + C) + κ (V ⊗V
(v)
` `
e ) ◦ (Pi ⊗ Si ) = 0,
(Pi ⊗ Si ) ◦ (V ⊗V
(vi)
`
e ) ◦ (Pi ⊗P
(Pi ⊗ Si ) ◦ (V ⊗V e i ) = 0,
(vii)
`
e i ) ◦ (V ⊗V
Pi ⊗P e ) ◦ (Pi ⊗ Si ) = 0,
(viii)
e i ) ◦ (V ⊗V
(Pi ⊗P e ) ◦ (Pi ⊗P
e i)
e e e i = λ2i Pi ⊗P
= tr (V Pi ) (V ⊗Pi ) ◦ (Pi ⊗Pi ) = [tr (V Pi )]2 Pi ⊗P e i.
on peut écrire :
0
Ki5 = Φ ◦ ξui ◦ Ki5 ◦ ξu∗i ◦ Φ∗
1
= (1 + κ) Φ ◦ V Si2 ◦ Φ∗ + (2 + 3κ) λ−1
i Φ ◦ (ui ⊗ ui ) ◦ Φ
∗
4
1
= (1 + κ) hV Si2 IE(·X), Xi + (2 + 3 κ) fi ⊗ fi .
4
L'expression en fonction des bases de composantes principales s'obtient en
tenant compte de ce que l'on a :,
X
V Si2 = λ0j (λ0j − λi )−2 uj ⊗ uj .
j ∈J
/ i
√ Considérons maintenant
√ l'opérateur de covariance asymptotique Kii0 5 de
( n (fin − fi )) et ( n (fin0 − fi0 )), on peut écrire :
avec :
`
e
K = (1 + κ) (V ⊗ V ) ◦ (I + C) + V ⊗V et
0 − 1 ` 1 − 3
0∗
Ψi5 e i = Ψi5
= λi 2 Pi ⊗ Si + λi 2 Pi ⊗P .
2
Il vient donc :
−1 −1 ` `
Kii0 0 5 = λi 2 λi0 2 (Pi ⊗ Si ) ◦ K ◦ (Pi0 ⊗ Si0 )
1 −3 −1 `
e i ) ◦ K ◦ (Pi0 ⊗ Si0 )
+ λi 2 λi0 2 (Pi ⊗P
2
1 − 21 − 32 `
+ λi λi0 (Pi ⊗ Si ) ◦ K ◦ (Pi0 ⊗P e i0 )
2
1 −3 −3
e i ) ◦ K ◦ (Pi0 ⊗P
+ λi 2 λi0 2 (Pi ⊗P e i0 ).
4
(ii)
` `
e i0 ) = 0
(Pi ⊗ Si ) ◦ (V ⊗ V ) ◦ (I + C) ◦ (Pi0 ⊗P
(iii)
` `
e i ) ◦ (V ⊗ V ) ◦ (I + C) ◦ (Pi0 ⊗ Si0 )
(Pi ⊗P
` ` `
e i ) ◦ (V ⊗ V ) ◦ (Pi0 ⊗ Si0 + Si0 ⊗ Pi0 ◦ C)
= (Pi ⊗P
` `
e i ) ◦ (Pi0 ⊗ V Si0 + V Si0 ⊗ Pi0 ◦ C) = 0
= λi0 (Pi ⊗P
(iv)
`
e i ) ◦ (V ⊗ V ) ◦ (I + C) ◦ (Pi0 ⊗P
(Pi ⊗P e i0 )
e e e i=0
= 2 (Pi ⊗Pi ) ◦ (Pi ⊗V Pi V ) = 2 tr (Pi V Pi V ) Pi0 ⊗P
0 0 0
(v)
` `
e ) ◦ (Pi0 ⊗ Si0 ) = Si0 V Pi0 ⊗S
(Pi ⊗ Si ) ◦ (V ⊗V e i V Pi = 0
(vi)
`
e ) ◦ (Pi0 ⊗P
(Pi ⊗ Si ) ◦ (V ⊗V e i0 ) = 0
(vii)
`
e i ) ◦ (V ⊗V
(Pi ⊗P e ) ◦ (Pi0 ⊗ Si0 ) = 0
(viii)
e i ) ◦ (V ⊗V
(Pi ⊗P e ) ◦ (Pi0 ⊗P
e i0 ) = tr (V Pi )(V ⊗P
e i ) ◦ (Pi0 ⊗P
e i0 )
e i = λi λi0 Pi0 ⊗P
= tr (V Pi ) tr (V Pi0 ) Pi0 ⊗P e i.
et
e i ) ◦ ξu∗ 0 = [Pi0 ⊗P
ξui ◦ (Pi0 ⊗P e i (ui0 ⊗ ·)]ui = hPi0 , ui0 ⊗ ·i2 Pi ui = ui0 ⊗ ui , il
i
vient :
1 1 ` − 21 −1
Kii0 0 5 = −λi2 λi20 (λi − λi0 )−2 (1 + κ) (Pi ⊗ Pi0 ) ◦ C + 1
4 λi e i ),
λi0 2 κ(Pi0 ⊗P
1 1
ξui ◦ Kii0 0 5 ◦ ξu∗i0 = −λi2 λi20 (λi − λi0 )−2 (1 + κ) ui ⊗ ui0
− 12 −1
+ 14 λi λi0 2 κ, ui0 ⊗ ui .
On obtient enn :
1
Kii0 5 = Φ◦ξui ◦Kii0 0 5 ◦ξu∗i0 ◦Φ∗ = −λi λi0 (λi −λi0 )−2 (1+κ), fi ⊗fi0 + κ fi0 ⊗fi .
4
Applications inférentielles 61
Tous les résultats reposent sur les lois asymptotiques. Dans Pnle cas où la
v.a.e. X est supposée gaussienne centrée, l'opérateur n Vn = i=1 Xi ⊗ Xi
suit une loi de Wishart à n degrés de liberté associée à la loi gaussienne
centrée d'opérateur de covariance V et des applications inférentielles peuvent
être envisagées à taille d'échantillon xée à partir de cette loi.
µk4 = 3 (1 + κ) (µk2 )2 .
62 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
Estimations ponctuelles
Cette partie est illustrée en reprenant en fait quelques résultats obtenus
dans le paragraphe 6.2.3..
Démonstration. Les résultats (i), (ii), (iii) et (v) ont déjà été établis dans le
paragraphe 4.4. La propriété (iv) résulte de la continuité de l'application de
IR∗+ × IR∗+ dans IR∗+ qui à 0 x, y) associe x/y.
Tests d'hypothèses
Test de nullité des dernières valeurs propres de V
Les égalités suivantes (où rg représente le rang d'un opérateur) sont va-
lables pour tout n à partir d'un certain rang :
Lorsque (Xi )i∈IR∗ est une suite de v.a.e. i.i.d. ayant pour loi celle de X,
on a, pour tout i de IR∗ et tout k de {r + 1, · · · , p}, huk , Xi i = 0 p.s.
Pn Pn Pn
Comme on a X̄ n = n1 i=1 Xi , Vn = n1 i=1 Xi ⊗Xi et Vnc = n1 i=1 Xi ⊗
Xi − X̄ n ⊗ X̄ n , on en déduit, pour tout k de {r + 1, · · · , p}, huk , X̄ n i = 0 p.s.,
Vn uk = 0 et Vnc uk = 0.
P2 \ H0k,β .
En posant : X
A= mi λi − β tr V,
i≤k
H0k,β = {P ∈ P2 /A ≥ 0}.
P
La suite An de des v.a.r. dénies par An = i≤k mi λni − β tr Vn converge
√
p.s. vers A et on a : n (An − A) = ank − β an , où l'on rappelle que l'on a
posé :
Applications inférentielles 65
√ X √
ank = n mi (λni − λi ) et an = n (tr Vn − tr V ).
i≤k
On sait que la suite (ank , an ) converge en loi vers un couple gaussien centré
(ak , a) dont on a calculé dans le paragraphe précédent la variance de chaque
composante :
P P
var (ak ) = (2 + 2 κ) i≤k mi λ2i + κ ( i≤k mi λi )2
et var (a) = (2 + 2κ) tr (V 2 ) + κ (tr V )2 .
On a par ailleurs :
XX
cov (ak , a) = var (ak ) + κ mi mi0 λi λi0
i≤k i0 >k
X X
= (2 + 2 κ) mi λ2i + κ ( mi λi ) tr V.
i≤k i≤k
√
La suite de terme général n (An − A) converge donc en loi vers une loi
gaussienne centrée de variance :
H0 = {P ∈ P3 /ui = u0 }
H1 = P 3 \ H0 .
66 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
Lorsque n est susamment grand, αkn est non nul et (Tn ) converge [Link] T.
Sous l'hypothèse H0 , la statistique yin converge en loi vers yi , de loi gaus-
sienne centrée d'opérateur de covariance
X
αk−2 uk ⊗ uk
k6=i
et, par conséquent, d'une part, la suite (Tn yin ) converge en loi vers T yi , dont
la loi est gaussienne centrée d'opérateur de covariance IE − ui ⊗ ui et, d'autre
part, (Zn ) converge en loi vers kT yi k2 , qui est de loi de χ2 à p − 1 degrés de
liberté.
Étudions maintenant sous l'hypothèse H1 la suite (Zn ). Pour ce faire, on
pose :
P P
An = k6=i ((αkn )2 − αk2 )hu0 , unk i2 , Bn = k6=i αk2 (hu0 , unk i2 − hu0 , uk i2 ),
P
C = k6=i αk2 hu0 , uk i2 .
Il vient :
X
n (An + Bn + C) = n (αkn )2 hu0 , unk i2 = kTn yin k2E = Zn .
k6=i
Puisque C est constant non nul, quelle que soit la vitesse de convergence de
(αkn ) vers αk et de (unk ) vers uk , la suite (Zn ) converge p.s. vers ∞. Il en résulte
que le test déterministe de région critique [Zn > χ2α,p−1 ] est consistant pour
tester l'hypothèse H0 contre l'hypothèse H1 au niveau asymptotique α.
Nous pouvons supposer, sans perte de généralité, que les vecteurs propres
v et w vérient : ¯ ¯
¯ v1 w1 ¯
v1 > 0 et ¯ ¯ ¯ = 1.
v2 w2 ¯
Les coecients a et b de la droite de régression orthogonale de X2 en X1
s'écrivent :
v2
a= et b = µ2 − aµ1 .
v1
Soit (X n )n∈N ∗ une suite de v.a.e. i.i.d. de même loi que X, dont on note
X̄ et Vnc la moyenne d'échantillonnage et l'opérateur de covariance d'échan-
n
K = IE((X c ⊗ X c )⊗(X
e c ⊗ X c )).
V c = λ1 v ⊗ v + λ2 w ⊗ w,
On a alors :
hK(v ⊗ w), v ⊗ wi2 = (1 + κ) λ1 λ2
et nous pouvons énoncer la
Applications inférentielles 69
√
Proposition 2.6.5 La suite (vn )n converge p.s. vers v et la suite ( n (vn −
v))n converge en loi vers la v.a. gaussienne centrée S U v, d'opérateur de co-
λ2 2
variance : (1 + κ) (λλ21−λ 1)
w ⊗ w.
IE(u ⊗ u) = V c = λ1 v ⊗ v + λ2 w ⊗ w ;
2
hv ⊗ v, va ⊗ va i2 = hv, va i = (v2 − av1 )2 = 0 ;
2 1
hw ⊗ w, va ⊗ va i2 = hw, va i = (w2 − a w1 )2 = ,
v12
donc aussi :
λ2
IE(hu ⊗ u, va ⊗ va i2 ) = ,
v12
et d'autre part :
1
IE((S U v) ⊗ u) = IE( hU v, wi (w ⊗ u))
λ2 − λ1
1
= IE(hU, v ⊗ wi2 (w ⊗ u))
λ2 − λ1
1
= e ⊗ u))(v ⊗ w) = 0
IE(U ⊗(w
λ2 − λ1
puisque les moments d'ordre 3 sont nuls.
Enn, comme on a vu précédemment que l'on :
IE(S U v ⊗ S U v) = (1 + κ) (λ2λ−λ
1 λ2
1)
2 w ⊗ w
et hw ⊗ w, va ⊗ va i2 hw, va i2 = v12 ,
1
il vient :
µ1 λ2 µ1 λ1 λ2 1
IE(hu − SU v, va i2 ) = 2 + ( )2 (1 + κ)
v1 v1 v1 (λ2 − λ1 ) v12
2
R = IE(Z ⊗ Z) = D ◦ V ◦ D.
1
Dn = [diag Vn ]− 2 et Rn = Dn ◦ Vn ◦ Dn .
Puisque diag (V ) est inversible, l'opérateur Dn existe bien à partir d'un certain
rang.
L'A.C.P. réduite par échantillonnage se ramène à la diagonalisation de Rn .
diag Vn = diag V + ε(n) diag Un0 = (diag V ) [I + ε(n) (diag V )−1 diag Un0 ]
et
1
Dn = D [I − ε(n) (diag V )−1 diag Un0 + O(ε2 (n)]
2
1
=D− ε(n) D3 diag Un0 + O(ε2 (n)).
2
On en déduit :
Rn = Dn Vn Dn
1 1
= (D − ε(n) D3 diag Un0 ) (V + ε(n) Un0 ) (D − ε(n) D3 diag Un0 )
2 2
+O(ε2 (n))
1
= D V D + ε(n) D Un0 D − ε(n)D3 diag Un0 V D
2
1
− ε(n) D V D3 diag Un0 + O(ε2 (n)).
2
Remarquant que D et diag Un0 commutent et que l'on a :
On obtient alors :
√
Un := n(Rn − R)
1 1
= D Un D − diag (D Un D) R − R diag (D Un D) + O(ε(n)).
2 2
A.C.P. réduite d'une v.a.e. 75
X 1
IL = K̄ikj` − (rik K̄kkj` + rki K̄iij` + rjl K̄ik`` + r`j K̄ikjj )
2
i,k,j,`
1 e i ⊗ ek ).
+ rik rj` (K̄kk`` + K̄kkjj + K̄ii`` + K̄iijj )(ej ⊗ e` )⊗(e (2.7)
4
Démonstration. Posons :
¯ = (D ⊗ D) ◦ IK ◦ (D ⊗ D) et A = − 1 (R ⊗ I + I ⊗ R) ◦ diag.
` ` ` `
IK
2
L'opérateur A s'écrit encore :
1 X
A=− e i ⊗ ek + ek ⊗ ei )
rik (ek ⊗ ek )⊗(e
2
i,k
1 X
= − (IF + C) ◦ e i ⊗ ek )
rik (ek ⊗ ek )⊗(e
2
i,k
P
e i ⊗ ek ) que
et on déduit aisément de l'égalité IK = i,j,k,` Kikj` (ej ⊗ e` )⊗(e
l'on a : X
¯ =
IK e i ⊗ ek ).
K̄ikj` (ej ⊗ e` )⊗(e
i,j,k,`
puis
X
¯ ◦ A∗ = − 1
IK e j ⊗ e` ),
(rik K̄kkj` + rki K̄iij` ) (ei ⊗ ek )⊗(e
2
i,k,j,`
et enn :
X
¯ ◦ A∗ = 1 (IF + C) ◦
A ◦ IK e i ⊗ ek )
rik (rj` K̄kk`` + r`j K̄kkjj ) (ej ⊗ e` )⊗(e
4
i,k,j,`
1 X e i ⊗ ek ).
= rik rj` (K̄kk`` + K̄kkjj + K̄ii`` + K̄iijj ) (ej ⊗ e` )⊗(e
4
i,k,j,`
où l'on a posé :
1
Likj` = K̄ikj` − (rik K̄kkj` + rki K̄iij` + rj` K̄ik`` + r`j K̄ikjj )
2
1
+ rik rj` (K̄kk`` + K̄kkjj + K̄ii`` + K̄iijj ),
4
ce qui donne bien le résultat indiqué en (5.7).
En eet, on a :
` ` ` ` `
¯ = (1+κ) (D ⊗D)◦(V ⊗V )◦(D ⊗D)◦(IF +C)+κ (D ⊗D)◦(V ⊗V
IK e )◦(D ⊗D)
car
` `
(D ⊗ D) ◦ (IF + C) = (IF + C) ◦ (D ⊗ D),
c'est-à-dire :
`
¯ = (1 + κ) (D V D ⊗ D V D) ◦ (IF + C) + κ (D V D⊗D
IK e V D)
et l'égalité indiquée.
On obtient alors :
Likj` = (1 + κ) [rij rk` + ri` rjk − (rik rjk r`k + rik rij ri`
1 2 2
+rj l ri l rkl + rj ` rij rkj ) + rik rj` (rk` + rkj + ri2l + rij
2
)]
2
et le résultat.
Remarque 2.7.1. Si l'on introduit la notation : ri`· k = ri` − rik r`k , alors on
peut vérier l'égalité :
1
Likj` = (1 + κ) (ri`· k rkj· ` + rij· k rk`· j + rk`· i rij· ` + rkj· i r` i· j ).
2
C'est sous cette forme que Konishi (1979) donne le résultat, qu'il est possible
de retrouver en Fine (1981) ou Fine et Romain (1984).
78 Chap. 2 - Étude asymptotique de l'Analyse en Composantes Principales
On a donc :
l l
e a ⊗ ua )
P ⊗ P = (ua ⊗ ua ) ⊗ (ua ⊗ ua ) = (ua ⊗ ua )⊗(u
Pp
et, si l'on pose ua = i=1 uia , alors :
X
ILa = (1 + κ) [rij rk` + ri` rjk
i,k,j,`
−(rik rjk r`k + rik rij ri` + rj` ri` rk` + rj` rij rkj )
1
+ rik rj` (rk2 l + rkj
2 2
+ ril 2
+ rij e i ⊗ ek ),
)] uja u`a (ua ⊗ ua )⊗(e
2
soit encore, relativement à la base (ej ⊗ e` )⊗(e e i ⊗ ek ) , :
P P
ILa = (1 + κ) i,k,j,` j 0 ,`0 [rij 0 rk`0 + ri`0 rj 0 k
−(rik rj 0 k r`0 k + rik rij 0 ri`0 + rj`0 ri`0 rk`0 + rj 0 `0 rij 0 rkj 0 )
+ 12 rik rj 0 `0 (rk`
2 2 2 2 e i ⊗ ek ).
0 + rkj 0 + ri`0 + rij 0 )] uj 0 a u`0 a uja u`a (ej ⊗ e` )⊗(e
Contenu : A.C. linéaire d'un couple de v.a.e.. A.C. d'échantillonnage pour le modèle i.i.d.
Convergence presque sûre et convergence en loi des éléments canoniques. Opérateurs de cova-
riance asymptotiques. Applications inférentielles.
et vérie :
On pose :
VXY = Φ∗X ΦY = E(Y ⊗ X) et VY X = Φ∗Y ΦX = E(X ⊗ Y ).
En identiant chacun des espaces (L2 (P ), E), X et Y à son dual, on obtient le
schéma de dualité suivant :
X ←−−−− (L2 (P ), E) −−−∗−→ Y
Φ∗X ΦY
x x x
VX−1 VX I VY−1
y y y VY
σXY = ΠX ΠY ΠX (resp. σY X = ΠY ΠX ΠY ) et
KX = VX−1 VXY (resp. KY = VY−1 VY X ).
s
X s
X
σXY = λi ΠXi et σY X = λi ΠY i avec
i=1 i=1
X −1 −1
ΠXi = fj ⊗ fj = ΦX QXi VX−1 Φ∗X = ΦX VX 2 PXi VX 2 Φ∗X et
j∈Ji
X − 12 − 12
ΠY i = gj ⊗ gj = ΦY QY i VY−1 Φ∗Y = ΦY VY P Y i VY Φ∗Y .
j∈Ji
1
On pose, pour i ∈ {1, ..., s}, ρi = λi2 , HXi = Im(ΠXi ) et HY i = Im(ΠY i ).
La partie principale de l'A.C. est aussi (cf. [Link].) :
s s
((ρi )i=1,...,s , ⊕ HXi , ⊕ HY i ) (2)
i=1 i=1
Si nous utilisons sur X (resp. Y) la métrique VX−1 (resp. VY−1 ), les écritures se
simplient considérablement ; les opérateurs de covariance de X et de Y sont
alors l'identité de X et de Y respectivement et on a :
RX = KX KY = VXY VY X et RY = KY KX = VY X VXY .
Dans toute la suite de cette étude, nous supposons que les opérateurs de
covariance de X et de Y sont l'identité de X et de Y respectivement. Nous
reviendrons en conclusion sur cette hypothèse.
Le schéma de dualité est alors le suivant :
X ←−−−− (L2 (P ), E) −−−∗−→ Y
Φ∗X ΦY
x x x
IX I IY
y y y
Soit (xj )j>r (resp. (yj )j>r ) une base orthonormée de l'espace propre associé
à la valeur propre nulle de RX (resp. RY ).
Pour j > r, on pose : fj = hxj , XiX et gj = hyj , Y iY , on peut encore écrire :
p
X q
X
X= xj fj , Y = yj gj ,
j=1 j=1
p
X Xq
IX = xj ⊗ xj et IY = yj ⊗ yj .
j=1 j=1
On vérie alors :
n n
1X 1X n
Eνnω (X) = X(ωk ) = Xk (ω) = X (ω)
n n
k=1 k=1
n n
resp. E ω
νn (Y ) = Y (ω), resp. E ω
νn (Z) = Z (ω)).
n
On note HX (resp. HYn ) le sous-espace vectoriel HX (resp. HY ) de L2 (P ),
considéré comme sous-espace euclidien de (L2 (P ), Eνnω ). L'A.C. linéaire d'échan-
n
tillonnage de taille n est dénie par l'A.C. du couple de sous-espaces (HX , HYn )
et dépend donc de (ω1 , ..., ωn ).
Soit : D E
n
ΦnX = ., X − X ,
X
l'adjoint vérie :
n
1X n
∀f ∈ L2 (P ), Φn∗
X (f ) = f (ωk )(X(ωk ) − X )
n
k=1
et on a :
n
1X n n
VXn = Φn∗ n
X ΦX = (X(ωk ) − X ) ⊗ (X(ωk ) − X ).
n
k=1
86 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
∗
En tant qu'opérateur aléatoire déni sur (Ω, A, P )⊗N , à valeurs dans (σ2 (X ), Bσ2 (X ) ),
l'opérateur de covariance s'écrit :
n
1X n n
VXn = (Xk − X ) ⊗ (Xk − X ).
n
k=1
Les opérateurs :
n
ΠX = ΦnX (VXn )−1 Φn∗
X et ΠYn = ΦnY (VYn )−1 Φn∗
Y
Soit (λ0n
j )j=1,...,r la suite pleine décroissante des r premières valeurs propres de
n
RX (et donc aussi de RYn ) et (unj )j=1,...,r un système orthonormé de vecteurs
propres associés, donc de norme 1 pour la norme associée au produit scalaire
de X (c'est-à-dire, celui permettant d'écrire que l'opérateur de covariance de
X est l'identité de X ).
Ces r valeurs propres sont supposées non nulles (on verra que ceci est vrai à
partir d'un certain rang) et on pose :
Convergence presque sûre 87
q 1 1
ρ0n
j := λ0n
j et vjn := (ρ0n
j )
−1
(VYn )− 2 VYnX (VXn )− 2 unj ;
1 1
Le vecteur xnj := (VXn )− 2 unj (resp. yjn := (VYn )− 2 vjn ) est vecteur propre de
n n® D 1 1
E ®
uj , uj 0 X = (VXn ) 2 xnj , (VXn ) 2 xnj0 = xnj , xnj0 V n = δjj 0
n n® D EX ®
X
n 12 n n 12 n n n
(resp. vj , vj 0 Y = (VY ) yj , (VY ) yj 0 = yj , yj 0 V n = δjj 0 ).
Y Y
Soit :
X 1 1
QnXi := xnj ⊗n xnj = (VXn )− 2 PXi
n
(VXn ) 2 et
VX
j∈Ji
X 1 1
QnY i := yjn ⊗n yjn = (VYn )− 2 PYni (VYn ) 2 ,
VY
j∈Ji
enn :
Lorsque λi est simple, il faut préciser le vecteur propre unitaire associé (parmi
les deux possibles) de façon à dénir une suite convergente de vecteurs propres.
−1 n
On convient de prendre hnXi = kPXi n
xi k PXi xi , et, comme indiqué précédem-
ment, on pose :
1 1 1
vin := (λni )− 2 (VYn )− 2 VYnX (VXn )− 2 uni .
l'A.C. ( 5.3.3.). An d'alléger les notations, on note (An ) au lieu de (An )n
une suite indexée par la taille de l'échantillon.
Auparavant, nous précisons encore quelques notations permettant de passer
de l'espace Z =X × Y à chacun des espaces X et Y .
Le produit scalaire de Z est déni par : ∀z = (x, y) ∈ Z, ∀z 0 = (x0 , y 0 ) ∈ Z,
n n
On pose RZ = (RX , RY ) et, à partir d'un certain rang n0 , RZ = (RX , RYn ).
Proposition 3.3.1 La suite d'opérateurs (RZn ) converge p.s. vers RZ dans
σ2 (X ) × σ2 (Y).
Démonstration. La suite (Zk )k∈N∗ est une suite de v.a.e. i.i.d. comme Z, à
valeurs dans Z. La suite (Zk ⊗ Zk )k∈N∗ est donc une suite de v.a.e. i.i.d.
comme Z ⊗ Z, d'espérance VZ , à valeurs dans σ2 (Z).
La loi forte des grands nombres dans Z permet de conclure que la suite
n
(Z ) converge p.s. vers 0, puisque Z est centrée. De même, la Pnloi forte des
grands nombres dans σ2 (Z) permet de conclure que la suite ( n1 k=1 Zk ⊗Zk )
converge p.s. vers VZ . Comme on a :
n
1X n n
VZn = Zk ⊗ Zk − Z ⊗ Z ,
n
k=1
1 1
ΠYn i g = ΦnY (VYn )− 2 PYni (VYn )− 2 Φn∗
Y (g).
On pose :
n
√ n
√
UX = n(RX − RX ), UYn = n(RYn − RY )
√
et UZn = n(RZ
n
− RZ ) = (UXn
, UYn ).
On suppose désormais que la v.a.e. Z est d'ordre 4 (donc aussi les v.a.e. X et
Y ).
La variable Z ⊗ Z est alors d'ordre 2 (donc aussi les v.a.e. X ⊗ X, X ⊗ Y,
Y ⊗ X et Y ⊗ Y ).
On pose : √
WZn := n(VZn − VZ ).
Le théorème central limite dans σ2 (Z) permet de conclure que (WZn ) converge
en loi vers une gaussienne centrée WZ , d'opérateur de covariance KZ celui de
Z ⊗ Z.
La loi du logarithme itéré dans σ2 (Z) permet de conclure :
kW n k 1
lim sup √ Z 2 = kKZ k∞
2
.
n→∞ 2lnlnn
Les résultats sur les perturbations sont donc justiés pour cette suite
d'opérateurs à partir d'un certain rang qui dépend du spectre de VZ et de
kKZ k∞ .
Enn on pose :
Démonstration. L'opérateur RX
n
s'écrit :
1 1
n
RX = (VXn )− 2 VXY
n
(VYn )−1 VYnX (VXn )− 2
1 n − 12 1 n 1
= (IX + √ WX ) (VXY + √ WXY )(IY + √ WYn )−1
n n n
1 n 1 n − 12
(VY X + √ WY X )(IX + √ WX ) .
n n
n 1 1 n n 1
RX = RX + √ (− WX RX +WXY VY X −VXY WYn VY X +VXY WYnX − RX WX
n
)+O(ε2 (n))
n 2 2
n
√ n 2 ln ln n
UX = n(RX − RX ) = ΨX (WZn ) + rn avec rn = O( √ ). (3.2)
n
Comme la suite (WZn ) converge en loi vers WZ dans σ2 (Z) et la suite (rn )
n
converge p.s. vers 0 dans σ2 (X ), on en déduit que la suite (UX ) converge en
loi dans σ2 (X ), vers :
1
UX = ΨX (WZ ) = − (WX RX +RX WX )+WXY VXY +VXY WY X −VXY WY VY X .
2
On obtient des résultats analogues pour Y en échangeant les rôles de X et Y
et on en déduit que le couple ΨZn (WZn ) = (ΨX
n
(WZn ), ΨYn (WZn )) a pour loi limite
le couple gaussien centré ΨZ (WZ ) = (ΨX (WZ ), ΨY (WZ )).
vers :
∆(UXi1 ) avec UXi1 := PXi UX PXi ,
gaussienne centrée et, √
si λi est simple, la suite ( n(λni − λi )) converge en loi dans R vers la v.a.r.
gaussienne centrée
tr (PXi UX PXi ).
√ √
2. La suite (( n(PXin
− PXi ), n(PYni − PY i ))) converge en loi dans σ2 (X ) ×
σ2 (Y) vers le couple gaussien centré (UXi2 , UY i2 ) avec
UXi2 := PXi UX SXi + SXi UX PXi
et l'analogue pour UY i2 en remplaçant
√ X par√ Y.
3. Si λi est simple, la suite (( n(uni − xi ), n(vin − yi ))) converge en loi dans
X ×Y vers le couple gaussien centré (UXi3 , UY i3 ) avec
UXi3 := SXi UX xi
et l'analogue pour UY i3 en remplaçant X par Y.
vers :
1 −1
∆(UXi4 ) avec UXi4 := λi 2 PXi UX PXi ,
2
gaussienne centrée et,
94 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
√
si λi est simple, la suite ( n(ρni − ρi )) converge en loi dans R vers la v.a.r.
gaussienne centrée
1 − 12
λ tr (PXi UX PXi ).
2 i
√ √
2. La suite (( n(QnXi − PXi ), n(QnXi − PXi ))) converge en loi dans σ2 (X ) ×
σ2 (Y) vers le couple gaussien centré : (UXi5 , UY i5 ) avec :
1 1
UXi5 := WX PXi − PXi WX + PXi UX SXi + SXi UX PXi ,
2 2
et l'analogue pour UY i5 en remplaçant X par Y. √ √
3. Pour tout (f, g) de L2 (P )×L2 (P ), la suite (( n(ΠXi
n
f −ΠXi f ), n(ΠYn i g−
ΠY i g))) converge en loi dans L2 (P ) × L2 (P ) vers le couple gaussien centré
f
(UXi6 , UYf i6 ), avec :
f
UXi6 := hPXi E(f X), GX iX + hPXi Gf X , XiX
¿ À
1 1
− ( WX PXi + PXi WX + PXi UX SXi + SXi UX PXi )E(f X), X ,
2 2 X
Démonstration. 1) Pour i ∈ Ji , on a :
√ √ 1 1
0n 12 1 √
n(ρ0n
j − ρi ) = n((λ0n 2 −1 [
j ) − (λi ) ) = ((λj ) + (λi ) )
2 2 n(λ0n
j − λi )].
1 1 1 −1
Comme
√ la suite ((λ0n 2 −1 converge p.s. vers
j ) + (λi ) )
2
2 λi
2
et que la suite
( n(λ0n
j − λ ))
i j∈Ji converge en loi dans Rmi
vers ∆(P Xi X Xi ), on en déduit
U P
√ 1 −2
1
que la suite ( n(ρ0n
j − ρi ))j∈Ji converge en loi vers ∆( 2 λi PXi UX PXi ) et
1
1 −2
2 λi PXi UX PXi est une gaussienne centrée.
Dans le cas où λi est simple, l'unique valeur propre d'un opérateur de rang 1
est égale à la trace de cet opérateur.
2) On a, en utilisant les résultats des perturbations :
Convergence en loi 95
− 12 1
QnXi = (VXn ) n
PXi (VXn ) 2
1 n 1 n n 1 n
= (IX − √ WX )(PXi − √ (PXi UX SXi + SXi UX PXi ))(IX + √ WX )
2 n n 2 n
+O(ε2 (n))
1 1 n 1 n n n
= PXi + √ (− WX PXi + PXi WX − PXi UX SXi − SXi UX PXi )
n 2 2
+O(ε2 (n))
et on rappelle :
n 2 ln ln n
UX = ΨX (WZn ) + rn avec rn = O( √ ). (3.3)
n
n
Soit ΨXi l'application linéaire de σ2 (Z) dans σ2 (X ) qui à T associe :
n 1 1
ΨXi (T ) = − PX T PX∗ PXi + PXi PX T PX∗ − PXi ΨX (T )SXi − SXi ΨX (T )PXi .
2 2
√
On déduit du développement précédent que la suite ( n(QnXi −PXi )) converge
en loi dans σ2 (X ) vers la variable gaussienne centrée :
1 1
ΨXi (WZ ) = − WX PXi + PXi WX − PXi UX SXi − SXi UX PXi .
2 2
Puisqu'il s'agit d'une gaussienne centrée, on peut prendre l'opposée pour sim-
plier les écritures.
On a évidemment un résultat identique en remplaçant X par Y et donc le
résultat annoncé dans la proposition.
3) On pose : √
AnX1 = n(ΦnX − ΦX ) et AX1 = h., GX iX ,
et, pour tout f de L2 (P√
) :
AnX2 = n(Φ∗n ∗
X (f ) − ΦX (f )) et AX2 = Gf X .
De l'égalité :
n 2 ln ln n
UX = ΨX (WZn ) + rn avec rn = O( √ ); (3.4)
n
on déduit :
96 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
n 1
ΠXi f = ΦX PXi Φ∗X (f ) + √ [AnX1 PXi Φ∗X (f ) + ΦX PXi AnX2
n
1 n 1
−ΦX ( WX PXi + PXi WX + PXi ΨX (WZn )PXi )Φ∗X (f )] + O(ε2 (n)).
n
2 2
Les théorèmes limites dans l'espace produit approprié permettent d'écrire que
la suite de t.g. :
Bn := (ΦnX , ΦnY , Φ∗n ∗n n
X , ΦY , VZ )
(AX1 , AY 1 , AX2 , AY 2 , WZ ).
c'est-à-dire,
1 1
AX1 PXi Φ∗X (f )+ΦX PXi AX2 −ΦX ( WX PXi + PXi WX +PXi UX PXi )Φ∗X (f ),
2 2
ou encore :
hPXi E(f X), GX iX + hPXi Gf X , XiX
¿ À
1 1
− ( WX PXi + PXi WX + PXi UX SXi + SXi UX PXi )E(f X), X .
2 2 X
√
On obtient le même résultat pour la loi limite de ( n(ΠYn i g − ΠY i g)) en
remplaçant X par Y et f par g, d'où le résultat pour le couple :
√ n
√
( n(ΠXi f − ΠXi f ), n(ΠYn i g − ΠY i g)).
L'écriture de l'opérateur est d'abord présentée dans le cas général puis dans
le cas où la variable Z est d'ordre 4 et suit une loi elliptique.
Dans le cas elliptique, l'opérateur de covariance est d'abord écrit sous forme
synthétique à l'aide de produits tensoriels d'opérateurs puis sous forme dé-
veloppée par rapport aux bases des espaces d'opérateurs construites à partir
des bases de facteurs canoniques.
Tous les résultats qui suivent sont présentés selon le même plan : l'opérateur
de covariance asymptotique de la suite des valeurs propres ( 3.5.3), de la suite
des couples de projecteurs propres associés ( 3.5.4), de la suite des couples
de vecteurs propres associés à une valeur propre simple ( 3.5.5), de la suite
des coecients canoniques ( 3.5.6), de la suite des couples de facteurs cano-
niques associés à une valeur propre simple ( 3.5.7) et de la suite des couples
de variables canoniques associées à une valeur propre simple ( 3.5.8).
On pose alors :
Z = X ⊕ Y.
Le produit scalaire de Z est déni par :
98 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
On pose alors :
Z = X + Y.
L'opérateur de covariance VZ de Z s'écrit alors :
` ` ` `
VZ = PX ⊗ PX (VZ ) + PY ⊗ PX (VZ ) + PX ⊗ PY (VZ ) + PY ⊗ PY (VZ ),
c'est-à-dire, terme à terme :
VZ = VX + VXY + VY X + VY .
` `˜ ` ` `
Kαβ,γδ = (Pδ ⊗ Pγ ) ⊗ (Pβ ⊗ Pα )(KZ ) = (Pβ ⊗ Pα ) ◦ KZ ◦ (Pδ ⊗ Pγ ),
ce qui correspond à la décomposition de l'identité de σ2 (σ2 (Z)) :
X ` `˜ `
Iσ2 (σ2 (Z)) = (Pδ ⊗ Pγ ) ⊗ (Pβ ⊗ Pα ).
(α,β,γ,δ)∈{X,Y }4
` X
AXY = PX ⊗ PX KZ ΨY∗ = KXX,γδ AYγδ∗ .
(γ,δ)∈{X,Y }2
Cas général
Les v.a.e. X et Y sont centrées et d'opérateurs de covariance IX et IY respec-
tivement. L'opérateur de covariance VZ de Z = X + Y est donc E(Z ⊗ Z) et
l'opérateur de covariance KZ de Z ⊗ Z est :
KZ = E((Z ⊗ Z − VZ )⊗(Ze ⊗ Z − VZ )) = E((Z ⊗ Z)⊗(Z e ⊗ Z)) − VZ ⊗V e Z.
Cas elliptique
Dans le cas où Z est d'ordre 4 et elliptique, les v.a.e. X et Y sont d'ordre 4
et elliptiques et l'opérateur de covariance KZ de Z s'écrit :
`
e Z,
KZ = (1 + κ)(VZ ⊗ VZ )(I + C) + κVZ ⊗V
où I désigne l'identité de σ2 (Z).
Des égalités :
` ` ` ` `
(Pβ ⊗ Pα ) ◦ (VZ ⊗ VZ ) ◦ (Pδ ⊗ Pγ ) = (Pβ VZ Pδ ⊗ Pα VZ Pγ ) = Vβδ ⊗ Vαγ ,
` `
e Z ) ◦ (Pδ ⊗ Pγ ) = (Pγ VZ Pδ ⊗P
(Pβ ⊗ Pα ) ◦ (VZ ⊗V e α VZ Pβ ) = Vγδ ⊗V
e αβ , et
` `
C ◦ (A ⊗ B) = (B ⊗ A) ◦ C,
on déduit : X
KZ = Kαβ,γδ avec
(α,β,γ,δ)∈{X,Y }4
` `
e αβ .
Kαβ,γδ = (1 + κ)(Vβδ ⊗ Vαγ + Vβγ ⊗ Vαδ ◦ C) + κVγδ ⊗V
On vérie aisément que, dans le cas elliptique, on a :
1 ` `
AXX = (1 + κ)(I + C)[RX ⊗ IX − RX ⊗ RX ](I + C) = (AXX )∗ et
2
1 ` `
AXY = (1 + κ)(I + C)[−RX VXY ⊗ VXY + VXY ⊗ VXY ](I + C) = (AY X )∗ .
2
100 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
Cas général √
La suite de terme général UZn (:= n(RZ n
− RZ )) converge en loi vers UZ =
ΨZ (WZ ) où WZ est une v.a.e. gaussienne centrée d'opérateur de covariance
KZ celui de Z ⊗ Z et ΨZ := ΨX + ΨY .
La v.a. UZ est donc gaussienne centrée d'opérateur de covariance :
`˜ X
LZ = ΨZ ⊗ ΨZ (KZ ) = Lµν , avec :
(µ,ν)∈{X,Y }2
`˜ X `˜ X
Lµν = (Ψν ⊗ Ψµ )(KZ ) = [ Aνγδ ] ⊗ [ Aµαβ ] (KZ )
2 2
(γ,δ)∈{X,Y } (α,β)∈{X,Y }
X
= Aµαβ ◦ Kαβ,γδ ◦ (Aνγδ )∗ .
(α,β,γ,δ)∈{X,Y }4
Bien qu'il ne s'agisse pas ici de la décomposition de Lµν dans σ2 (σ2 (Z)), il
est commode de poser : Lαβ,γδ
µν = Aµαβ ◦ Kαβ,γδ ◦ (Aνγδ )∗ .
Il sut de calculer LXX et LXY , et, en échangeant les rôles de X et Y, on
obtiendra LY Y et LY X respectivement.
et
q
r X
X 1
ΨY (Z ⊗ Z) = (− ρ02 gi gk + ρ0i fi gk )(yi ⊗ yk + yk ⊗ yi )
i=1 k=1
2 i
r X
X r
1
+ (− ρ0i ρ0k fi fk )(yi ⊗ yk + yk ⊗ yi ),
i=1 k=1
2
r XX
X r X
LXY = e j ⊗ yh + yh ⊗ yj ).
E(Fik Gjh )(xi ⊗ xk + xk ⊗ xi )⊗(y
i=1 k j=1 h
Cas elliptique
Démonstration. De l'égalité :
Lαβ,γδ
XX = AX X∗
αβ ◦ Kαβ,γδ ◦ Aγδ ,
on déduit :
· ¸
` `
Lαβ,γδ
XX = (1 + κ) A X
αβ ◦ (V βδ ⊗ V αγ ) ◦ A X∗
γδ + A X
αβ ◦ (V βγ ⊗ V αδ ) ◦ C ◦ A X∗
γδ
+ κAX e X∗
αβ ◦ (Vγδ ⊗Vαβ ) ◦ Aγδ .
on obtient :
· ¸
` `
Lαβ,γδ
XX = (1 + κ) A X
αβ ◦ (V βδ ⊗ V αγ ) ◦ A X∗
γδ + A X
αβ ◦ (V βγ ⊗ V αδ ) ◦ A X∗
δγ ◦ C
+ κAX e X∗
αβ ◦ (Vγδ ⊗Vαβ ) ◦ Aγδ .
En eet, la somme ne porte que sur les deux couples (X, Y ) et (Y, X) et on
a:
` `
(VβY ⊗ VαX ) ◦ AX∗ X∗
XY + (VβX ⊗ VαY ) ◦ AY X ◦ C
` `
+(VβX ⊗ VαY ) ◦ AX∗ X∗
Y X + (VβY ⊗ VαX ) ◦ AXY ◦ C
` `
= (VβY ⊗ VαX ) ◦ AX∗ X∗
XY ◦ (I + C) + (VβX ⊗ VαY ) ◦ AY X ◦ (I + C).
On en déduit : X
LXX = Lαβ,γδ
XX , avec :
(α,β,γ,δ)∈{X,Y }4
`
Lαβ,γδ
XX = (1 + κ)AX X∗ X e X∗
αβ ◦ (Vβδ ⊗ Vαγ ) ◦ Aγδ ◦ (I + C) + κAαβ ◦ (Vγδ ⊗Vαβ ) ◦ Aγδ .
il vient : X
AX e X∗
αβ ◦ (Vγδ ⊗Vαβ ) ◦ Aγδ = 0.
(α,β,γ,δ)∈{X,Y }4
r X
X r
1 01 01 1 1 3
LXY = (1 + κ) λj2 λk2 ( λ02 + λ02 − 2λ0j − 2λ0k + 2 + λ0j λ0k )
j=1 k=1
2 4 j 4 k 2
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ).
(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj )⊗(x
L'égalité :
` ` `
(I+C)((xj ⊗xj ) ⊗ (xk ⊗xk ))(I+C) = ((xj ⊗xj ) ⊗ (xk ⊗xk )+(xk ⊗xk ) ⊗ (xj ⊗xj ))(I+C),
On obtient de même :
r X
X r
01 01 1 1 02 3 0 0 `
LXY = (1+κ) λj2 λk2 ( λ02 0 0
j + λk −2λj −2λk +2+ λj λk )((yj ⊗xj ) ⊗ (yk ⊗xk ))(I+C).
j=1 k=1
4 4 2
3 04 5 02 02 3 04 02 1 02 04
Ljk 02
XX = − ρj − ρj ρk + ρj ρk + ρj + ρj ρk
4 4 4 4
et
r X
X r
LXY = (1 + κ) Ljk e
XY (xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj ) avec
j=1 k=1
0 0 1 04 3 02 02 5 02 3 02
Ljk
XY = ρj ρk [ ρj + ρj ρk − ρj − ρk + 4].
4 4 4 4
En remplaçant les carrés des coecients canoniques par les valeurs propres
correspondantes et en remarquant que les expressions peuvent être symétri-
sées :
X p Xp
1
LXX = (1+κ) (Ljk kj e
XX +LXX )(xj ⊗xk +xk ⊗xj )⊗(xj ⊗xk +xk ⊗xj ) et
2 j=1 k=1
r X
X r
1
LXY = (1 + κ) (Ljk kj e
XY + LXY )(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj ),
2 j=1 k=1
on retrouve bien les résultats obtenus précédemment.
2) Toujours parce que les expressions sont symétriques en j et k, on peut
décomposer la somme et obtenir, par exemple pour LXX :
p
X
LXX = (1 + κ) 4λ0j (1 − λ0j )2 (xj ⊗ xj )⊗(x
e j ⊗ xj )
j=1
X 3 02 3 02 5 0 0
+ (λ0j λ02 0 02 0 0
k + λk λj − λj − λk + λj + λk − λj λk )
4 4 2
1≤j<k≤p
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj )
(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(x
C'est le résultat obtenu par Arconte (1980). Dans son étude asymptotique de
l'A.C. il travaille directement par rapport à la base de facteurs canoniques et
nous retrouvons ici l'opérateur LXX qu'il avait obtenu.
106 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
Cas général √
On a vu, proposition 5.4.2, que la suite ( n(λ0n
j − λi ))j∈Ji converge en loi
dans Rmi vers 4(UXi1 ) où UXi1 := PXi UX PXi est une gaussienne centrée.
On note LXi1 son opérateur de covariance.
`
∗
On a UXi1 = ΨXi1 (UX ) avec ΨXi1 = PXi ⊗ PXi (= ΨXi1 ) mais aussi UXi1 =
ΨZi1 (WZ ) avec ΨZi1 = ΨXi1 ◦ ΨX car UX = ΨX (WZ ).
On en déduit :
∗
LXi1 = ΨZi1 KZ ΨZi1 = ΨXi1 LXX ΨXi1 .
Dans
√ le cas où λi est simple, l'opérateur de covariance asymptotique de
( n(λni − λi )) est tr ◦ LZi1 ◦ tr∗ .
C'est un opérateur linéaire de R dans R ; il existe donc un réel α tel que,
∀β ∈ R, tr ◦ LZi1 ◦ tr ∗ (β) = αβ. √
Le réel α est alors la variance asymptotique de la suite ( n(λni − λi )).
Cas elliptique
√
Proposition 3.5.3 Dans le cas elliptique, ( n(λ0n
j − λi ))j∈Ji converge en loi
dans Rmi vers ∆(UXi1 ) où UXi1 est une gaussienne centrée d'opérateur de
covariance :
`
LXi1 = (1 + κ)λi (1 − λi )2 (I + C)(PXi ⊗ PXi )(I + C).
√
Dans le cas elliptique et dans le cas où λi est simple, ( n(λni − λi )) converge
en loi vers une v.a.r. gaussienne centrée de variance :
(1 + κ)4λi (1 − λi )2 .
Démonstration. De l'égalité :
on déduit :
` `
LXi1 = ΨXi1 LXX ΨXi1 = (1 + κ)(I + C)[− 34 PXi RX
2 2
⊗ PXi + PXi RX ⊗ RX PXi
` `
+ PXi RX ⊗ PXi − 54 PXi RX ⊗ RX PXi ](I + C).
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 107
En utilisant :
RX PXi = PXi RX = λi PXi ,
et donc aussi :
2 2
RX PXi = PXi RX = λ2i PXi ,
on obtient :
`
LXi1 = (1 + κ)(λ3i − 2λ2i + λi )(I + C)(PXi ⊗ PXi )(I + C).
on déduit le résultat.
Dans le cas d'une valeur propre simple, l'opérateur de covariance asymptotique
est :
tr ◦ LXi1 ◦ tr ∗ .
Comme on a : ∀β ∈ R, tr∗ (β) = βI et tr(xi ⊗ xi ) = 1, il s'agit de l'opérateur
de R dans R qui à β associe
(1 + κ)4λi (1 − λi )2 β ;
on en déduit le résultat.
Cas général
n n
Soit : PZi = PXi + PYni et PZi = PXi + P√Y i .
n
On a vu, proposition 5.4.2, que la suite ( n(PZi − PZi )) converge en loi dans
σ2 (Z) vers la v.a.e. gaussienne centrée :
ΨZi2 = ΨXi2 ◦ ΨX + ΨY i2 ◦ ΨY ,
` `
∗
ΨXi2 = SXi ⊗ PXi + PXi ⊗ SXi (= ΨXi2 )
108 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
Il sut de calculer :
LXXi2 := ΨXi2 ◦ LXX ◦ ΨXi2 et LXY i2 := ΨXi2 ◦ LXY ◦ ΨY i2 .
On obtient alors, en échangeant les rôles de X et de Y :
LY Y i2 := ΨY i2 ◦ LY Y ◦ ΨY i2 et LY Xi2 := ΨY i2 ◦ LY X ◦ ΨXi2 .
Cas elliptique
Proposition√ 3.5.4 Dans le cas elliptique, l'opérateur de covariance asymp-
totique de ( n(PXi
n
− PXi )) est :
`
LXXi2 = (1 + κ)(I + C)(RXXi SXi
2
⊗ PXi )(I + C) avec
3 2 5 3
RXXi = (λi − )RX + (λ2i − λi + 1)RX + (− λ2i + λi )IX ,
4 2 4
√
et√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(PXi
n
− PXi )) et
( n(PY i − PY i )) est :
n
`
LXY i2 = (1 + κ)(I + C)(RXY i VXY SY2 i ⊗ VXY PY i )(I + C) avec
1 2 3 1
R + ( λi − 2)RX + ( λ2i − 2λi + 2)IX .
RXY i =
4 X 2 4
Démonstration. Après avoir vérié :
(I + C) ◦ ΨXi2 = ΨXi2 ◦ (I + C) et (I + C) ◦ ΨY i2 = ΨY i2 ◦ (I + C)
et en utilisant les égalités :
RX SXi = SXi RX et PXi SXi = SXi PXi = 0,
on obtient :
3 2 2 ` 2 2
`
LXXi2 = (1 + κ)(I + C)[− RX SXi ⊗ PXi + RX SXi ⊗ RX PXi
4
2
` 5 2
` 3 2 `
2
+ RX SXi ⊗ PXi − RX SXi ⊗ RX PXi − RX PXi ⊗ SXi
4 4
2
`
2
`
2 5 `
2
+ RX PXi ⊗ RX SXi RX PXi ⊗ SXi − RX PXi ⊗ RX SXi ](I + C)
4
3 2 5 2
`
= (1 + κ)(I + C)[((λi − )RX + (− λi + 1)RX )SXi ⊗ PXi
4 4
` 5 3
+ PXi ⊗ ((λ2i − λi )RX + (− λ2i + λi )IX )SXi2
](I + C)
4 4
` `
= (1 + κ)(RXXi SXi
2
⊗ PXi + PXi ⊗ RXXi SXi
2
)(I + C), avec
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 109
3 2 5 3
RXXi = (λi − )RX + (λ2i − λi + 1)RX + (− λ2i + λi )IX ,
4 2 4
d'où le résultat.
Pour l'opérateur de covariance croisée, on a :
` `
LXY i2 = (1 + κ)(I + C) ◦ (SXi ⊗ PXi + PXi ⊗ SXi ) ◦
1 2 ` ` `
[ RX VXY ⊗ VXY − 2RX VXY ⊗ VXY + VXY ⊗ VXY
4
3 ` ` `
+ RX VXY ⊗ RX VXY ] ◦ (SY i ⊗ PY i + PY i ⊗ SY i ) ◦ (I + C)
4
1 2
= (1 + κ)(I + C)[ SXi RX VXY SY i ⊗ PXi VXY PY i
4
` `
− 2SXi RX VXY SY i ⊗ PXi VXY PY i + SXi VXY SY i ⊗ PXi VXY PY i
3 ` 1 2
`
+ SXi RX VXY SY i ⊗ PXi RX VXY PY i + PXi RX VXY PY i ⊗ SXi VXY SY i
4 4
` `
− 2PXi RX VXY PY i ⊗ SXi VXY SY i + PXi VXY PY i ⊗ SXi VXY SY i
3 `
+ PXi RX VXY PY i ⊗ SXi RX VXY SY i ](I + C) ;
4
et les huit autres termes sont nuls vu l'égalité :
VXY PY i = PXi VXY.
On a donc :
1 2 3 `
LXY i2 = (1 + κ)(I + C)[( RX + ( λi − 2)RX + IX )VXY SY2 i ⊗ VXY PY i
4 4
` 3 1 2
+ VXY PY i ⊗ ( λi RX + ( λi − 2λi + 1)IX )VXY SY2 i ](I + C)
4 4
` `
= (1 + κ)[RXY i VXY SY2 i ⊗ VXY PY i + VXY PY i ⊗ RXY i VXY SY2 i ](I + C)
avec :
1 2 3 1
RXY i = R + ( λi − 2)RX + ( λ2i − 2λi + 2)IX
4 X 2 4
d'où le résultat.
X X 3 2 3 02 5
LXXi2 = (1 + κ) (λi λ02 0 2 0 0 0
j + λj λi − λi − λj + λi + λj − λi λj )(λj − λi )
−2
4 4 2
/ k∈Ji
j ∈Ji
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj )
(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(x
√
et√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(PXi n
− PXi )) et
( n(PY i − PY i )) est :
n
X X 01 1 1 1 3
LXY i2 = (1 + κ) λj2 λi2 ( λ2i + λ02 − 2λi − 2λ0j + 2 + λi λ0j )(λ0j − λi )−2
4 4 j 2
/ k∈Ji
j ∈Ji
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ).
(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj )⊗(x
d'où le résultat.
On procède de même pour LXY i2 .
Cas général
UZi3 := SXi UX xi + SY i UY yi .
Comme on a aussi :
UX = ΨX (WZ ) et UY = ΨY (WZ ),
si on pose :
ΨXi3 = ξxi ◦ ΨXi2 , ΨY i3 = ξyi ◦ ΨY i2 et ΨZi3 = ΨXi3 ◦ ΨX + ΨY i3 ◦ ΨY .
on vérie :
UZi3 = ΨZi3 (WZ ).
On en déduit que l'opérateurXde covariance LZi3 de UZi3 s'écrit :
∗
LZi3 = ΨZi3 KZ ΨZi3 = Lµνi3 , avec Lµνi3 = Ψµi3 ◦ Lµν ◦ Ψνi3 .
(µ,ν)∈{X,Y }2
Il sut de calculer :
∗
LXXi3 := ΨXi3 ◦ LXX ◦ ΨXi3 et LXY i3 := ΨXi3 ◦ LXY ◦ ΨY∗ i3 .
Cas elliptique
On rappelle les notations introduites dans la proposition 3.5.4 :
3 2 5 3
RXXi = (λi − )RX + (λ2i − λi + 1)RX + (− λ2i + λi )IX et
4 2 4
1 3 1
RXY i = RX2
+ ( λi − 2)RX + ( λ2i − 2λi + 2)IX .
4 2 4
Proposition 3.5.6 Dans le cas elliptique et dans le cas où λi est simple,
√
l'opérateur de covariance asymptotique de la suite des vecteurs propres ( n(ui −
n
xi )) est :
LXXi3 = (1 + κ)RXXi SXi 2
√ √
et l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(uni −xi )) et ( n(vin −
yi )) est :
1
LXY i3 = (1 + κ)λi2 RXY i VXY SY2 i .
Démonstration. On peut écrire :
∗ ∗
LXXi3 (x) = ΨXi3 ◦ LXX ◦ ΨXi3 (x) = ξxi ◦ LXXi2 ◦ ξxi (x)
l `
= (1 + κ)(RXXi SXi
2
⊗ PXi + PXi ⊗ RXXi SXi
2
)(xi ⊗ x + x ⊗ xi )xi
= (1 + κ)(xi ⊗ RXXi SXi
2
(x) + RXXi SXi2
(x) ⊗ xi )xi
XXi 2 XXi 2
= (1 + κ)(R SXi (x) + (xi ⊗ xi )R SXi (x))
= (1 + κ)RXXi SXi
2
(x)
112 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
en utilisant l'égalité :
On en déduit :
car on a :
(xi ⊗ xi )RXY i VXY SY2 i (y) = 0.
√ √
et l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(uni −xi )) et ( n(vin −
yi )) s'écrit :
X 01 1 1 1 3
LXY i3 = (1+κ) λj2 λi2 ( λ2i + λ02 −2λi −2λ0j +2+ λi λ0j )(λ0j −λi )−2 yj ⊗xj .
4 4 j 2
j ∈Ji
/
Cas général
√
On a vu que la suite de coecients canoniques ( n(ρ0n
j − ρi ))j∈Ji converge en
−1
loi dans Rmi vers ∆(UXi4 ) où UXi4 (= 21 λi 2 UXi1 ) est une gaussienne centrée.
Son opérateur de covariance LXi4 s'écrit donc :
1 −1
LXi4 = λ LXi1 .
4 i
Dans
√ le cas où λi est simple, l'opérateur de covariance asymptotique de
( n(ρni − ρi )) est :
tr ◦ LXi4 ◦ tr ∗ .
Cas elliptique
Proposition
√ 3.5.8 Dans le cas elliptique, la suite de coecients canoniques
j − ρi ))j∈Ji converge en loi dans R
( n(ρ0n vers ∆(UXi4 ) où UXi4 est une
mi
√
Dans le cas elliptique et dans le cas où λi est simple, ( n(ρni − ρi )) converge
en loi vers une v.a.r. gaussienne centrée de variance :
(1 + κ)(1 − λi )2 .
Remarque 3.3.
Nous retrouvons le résultat d'Arconte (1980). Dans le cas gaussien (κ = 0)
et lorsque toutes les valeurs propres sont simples, Anderson (1999) fournit ce
résultat (il s'agit de l'élément (1,1) de la matrice carrée d'ordre 3 de label
(3.22) dans l'article cité).
114 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
Cas général
Cas elliptique
Proposition 3.5.9 Dans le cas elliptique et le cas où λi est simple,√l'opéra-
teur de covariance asymptotique de la suite des facteurs canoniques ( n(xni −
xi )) est :
1
LXXi7 = (1 + 2κ)xi ⊗ xi
4
1 1 1
+ (1 + κ)[RXXi SXi
2
+ ((−λi + )RX + λi IX )SXi + IX ]
2 2 4
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 115
√
et√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(xni − xi )) et de
( n(yin − yi )) est :
1
LXY i7 = ((1 + κ)λi
4
1 1 1 1
+ κ)yi ⊗ xi + (1 + κ)λi2 [RXY i VXY SY2 i + (− RX + (− λi + 1)IX )VXY SY i + VXY ].
2 2 4
Démonstration. Le premier terme de LXXi7 conduit aux égalités :
1 ∗ 1 1
ξxi KXX,XX ξxi (x) = (1 + κ)(xi ⊗ x + x ⊗ xi )xi + κ hxi , xiX xi
4 4 4
1 1
= (1 + 2κ)xi ⊗ xi (x) + (1 + κ)x.
4 4
Pour le deuxième terme de LXXi7 , on a :
1 ` 1
ξxi AXX PXi ⊗ SXi ξxi
∗
(x) = (1 + κ)(I + C)[RX xi ⊗ SXi (x) + RX SXi (x) ⊗ xi
2 4
− RX xi ⊗ RX SXi (x) − RX SXi (x) ⊗ RX xi ]xi
1
= (1 + κ)((1 − 2λi )RX + λi IX )SXi (x).
4
Le troisième terme est l'adjoint du second et égal car il s'agit d'un opérateur
autoadjoint (SXi et RX sont autoadjoints et commutent). On obtient donc le
résultat annoncé.
Le premier terme de l'opérateur de covariance croisée LXY i7 conduit aux
égalités :
1 ∗ 1 ` 1
ξxi KXX,Y Y ξyi (y) = (1 + κ)[VXY ⊗ VXY (yi ⊗ y + y ⊗ yi )]xi + κ hyi , yiY xi
4 4 4
1 1 1
= ((1 + κ)λi + κ)yi ⊗ xi (y) + (1 + κ)λi VXY (y).
2
4 4
Pour le deuxième terme de LXY i7 , on a :
1 ` 1
ξxi AXY PY i ⊗ SY i ξyi
∗
(y) = (1 + κ)[(I + C)(−RX VXY yi ⊗ VXY SY i (y)
2 4
+VXY yi ⊗ VXY SY i (y) − RX VXY SY i (y) ⊗ VXY yi + VXY SY i (y) ⊗ VXY yi )]xi ,
et, en utilisant les égalités :
1 1
VXY (yi ) = λi2 xi et VY X (xi ) = λi2 yi ,
on en déduit :
1
SXi VXY (yi ) = 0, xi ⊗ xi VXY = VY X (xi ) ⊗ xi = λi2 yi ⊗ xi et
1
xi ⊗ xi VXY SY i = λi2 SY i (yi ) ⊗ xi = 0.
116 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
On obtient alors :
1 ` 1 1
ξxi AXY PY i ⊗ SY i ξyi
∗
= (1 + κ)λi2 (−RX + (2 − λi )IX )VXY Syi .
2 4
Le troisième terme est l'adjoint du précédent après avoir échangé les rôles de
X et Y . On vérie qu'il est alors égal au deuxième terme. On obtient donc le
résultat annoncé.
√
et√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(xni − xi )) et de
( n(yin − yi )) s'écrit :
1 X 1 01
LXY i7 = (κ+2(1+κ)λi )yi ⊗xi −(1+κ) λi2 λj2 (1−λi )(λi +λ0j −2)(λ0j −λi )−2 yj ⊗xj .
4
j ∈Ji
/
on déduit :
1 1 1
RXXi SXi2
+ ((−λi + )RX + λi IX )SXi + IX =
2 2 4
1 X 3 02 5 3 2
xi ⊗ xi + {[(λi − )λj + (λi − λi + 1)λj + (− λi + λi )](λ0j − λi )−2
2 0
4 4 2 4
j ∈J
/ i
1 1 1
+((−λi + )λ0j + λi )((λ0j − λi )−1 + }xj ⊗ xj
2 2 4
et le résultat pour LXXi7 .
De la décomposition :
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 117
r
X
VXY = λ0j yj ⊗ xj ,
j=1
on déduit :
1 1 1
RXY i VXY SY2 i + (− RX + (− λi + 1)IX )VXY SY i + VXY
2 2 4
1 12 X 01 1 3 1
= λi yi ⊗ xi + λj2 ( λ02 + ( λi − 2)λ0j + ( λ2i − 2λi + 2))
4 4 j 2 4
j ∈J
/ i
1 1 1
+(− λ0j − λi + 1)(λ0j − λi ) + (λ0j − λi )2 ](λ0j − λi )−2 yj ⊗ xj
2 2 4
et le résultat pour LXY i7 .
Remarque 3.4.
Dans le cas où toutes les valeurs propres sont distinctes, on peut remplacer
λ0j par λj et sommer sur j 6= i.
On obtient alors :
1 X
LXXi7 = (2 + 3κ)xi ⊗ xi + (1 + κ) (1 − λi )(λi
4
j6=i
−2
+ λj − 2λi λj )(λi − λj ) xj ⊗ xj et
1
LXY i7 = (κ + 2(1 + κ)λi )yi ⊗ xi
4
X 1 1
− (1 + κ) λi2 λj2 (1 − λi )(λi + λj − 2)(λi − λj )−2 yj ⊗ xj .
j6=i
En remplaçant les valeurs propres par les carrés des coecients canoniques,
on obtient alors :
1 X
LXXi7 = xi ⊗ xi + (1 − ρ2i )(ρ2i + ρ2j − 2ρ2i ρ2j )(ρ2i − ρ2j )−2 xj ⊗ xj et
2
j6=i
1 X
LXY i7 = ρ2i yi ⊗ xi − ρi ρj (1 − ρ2i )(ρ2i + ρ2j − 2)(ρ2i − ρ2j )−2 yj ⊗ xj .
2
j6=i
En comparant avec les résultats fournis dans le cas gaussien par Anderson
(1999), on retrouve les éléments (2,2) et (3,3) de la matrice carrée d'ordre 3
de label (3.22) dans l'article ainsi que les éléments (2,3) et (3,2) de la même
matrice.
Cas elliptique
√ et cas où λ√i est simple ; opérateur de covariance asymp-
totique de ( n(ρi − ρi )) et ( n(xi − xi ))
n n
1 1
LXi47 = − (1 + κ)λi2 (1 − λi )h., xi i.
2
Démonstration. En reprenant√ la proposition √ du 5.4.3, on peut montrer que,
conjointement, les suites ( n(ρni − ρi )) et ( n(xni − xi )) convergent en loi vers
respectivement :
1 − 12 1
λi tr(PXi UX PXi ) − WX xi − SXi UX xi ,
2 2
c'est-à-dire, respectivement :
1 − 21 ` 1 ` `
λi tr ◦(PXi ⊗ PXi )◦ΨX (WZ ) et (− ξxi ◦PX ⊗ PX −ξxi ◦PXi ⊗ SXi ◦ΨX )(WZ ).
2 2
√ √
L'opérateur de covariance croisée asymptotique de ( n(ρni − ρi )) et ( n(xni −
xi )) est donc :
1 −1 ` `
∗
LXi47 = − λi 2 tr ◦ (PXi ⊗ PXi ) ◦ ΨX ◦ KZ ◦ (PX ⊗ PX ) ◦ ξxi
4
1 −1 `
∗
`
∗
− λi 2 tr ◦ (PXi ⊗ PXi ) ◦ ΨX ◦ KZ ◦ ΨX ◦ (PXi ⊗ SXi ) ◦ ξxi .
2
On rappelle :
∗
ΨX ◦ KZ ◦ ΨX = LXX
3 2 ` 2
` ` 5 `
= (1 + κ)(I + C)[− RX ⊗ IX + R X ⊗ RX + RX ⊗ IX − RX ⊗ RX ](I + C),
4 4
et de l'égalité :
` `
(PXi ⊗ PXi )(I + C) = (I + C)(PXi ⊗ PXi ),
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 119
on déduit :
` 3 2 `
(PXi ⊗ PXi ) ◦ LXX = (1 + κ)(I + C)[− RX PXi ⊗ PXi
4
2
` ` 5 `
+RX PXi ⊗ RX PXi + RX PXi ⊗ PXi − RX PXi ⊗ RX PXi ](I + C) et
4
`
∗
(PXi ⊗ PXi ) ◦ LXX ◦ SXi ◦ ξxi = 0;
le deuxième terme de l'opérateur de covariance est donc nul.
On rappelle aussi :
` 1 ` `
ΨX KZ (PX ⊗ PX ) = AXX = (1 + κ)(I + C)(RX ⊗ IX − RX ⊗ RX )(I + C),
2
ce qui permet d'écrire :
` ` 1 ` `
(PXi ⊗ PXi )ΨX KZ (PX ⊗ PX ) = (1+κ)(I+C)(RX PXi ⊗ PXi −RX PXi ⊗ RX PXi )(I+C)
2
1 ` `
= (1+κ)(λi −λ2i )(I+C)(PXi ⊗ PXi )(I+C) = (1+κ)(λi −λ2i )(PXi ⊗ PXi )(I+C).
2
Le premier terme de l'opérateur de covariance est donc :
1 1 `
∗
− (1 + κ)λi2 (1 − λi ) tr ◦ (PXi ⊗ PXi ) ◦ (I + C) ◦ ξxi ,
4
et, pour tout x de X :
`
tr ◦ (PXi ⊗ PXi )(xi ⊗ x + x ⊗ xi ) = tr (xi ⊗ PXi (x) + PXi (x) ⊗ xi )
= 2hx, xi itr (xi ⊗ xi ) = 2hx, xi i,
d'où le résultat.
Remarque 3.5.
Dans le cas gaussien (κ = 0) et en remplaçant λi par ρ2i , on obtient les
éléments (1,2), (1,3), (2,1) et (3,1) de la matrice carrée d'ordre 3 de label
(3.22) de l'article d'Anderson (1999).
1 ∗ 1 `
LXXik7 = ξxi KXX,XX ξxk + ξxi AXX PXk ⊗ SXk ξxk
∗
4 2
1 `
+ ξxi PXi ⊗ SXi (AXX )∗ ξxk
∗
2
` `
∗
+ ξxi PXi ⊗ SXi LXX PXk ⊗ SXk ξxk .
xk (x)
= −(1 + κ)[λk λ2i + λ2k λi − 43 λ2i − 34 λ2k − 25 λk λi + λi + λk ](λi − λk )−2 xi ⊗ xk (x).
On en déduit :
1 1 3 3
LXXik7 = κ(xk ⊗ xi ) + (1 + κ)[ (λi − λk )2 − (λk λ2i + λ2k λi − λ2i − λ2k
4 4 4 4
5
− λk λi + λi + λk )](λi − λk )−2 xi ⊗ xk
2
et le résultat.
Remarque 3.6.
On retrouve dans le cas gaussien (κ = 0), les résultats donnés par Anderson
(1999) : éléments (1,2) et (2,1) de la matrice carrée d'ordre 2 de label (3.18)
dans l'article.
et :
1 ` `
(− ξyk ◦ PY ⊗ PY − ξyk ◦ PY k ⊗ SY k ◦ ΨY )(WZ ).
2
√ √
L'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(xni − xi )) et ( n(ykn −
yk )) est donc :
1 ∗ 1 ` 1 `
LXY ik7 = ξxi KXX,Y Y ξyk ∗
+ ξxi AXY PY k ⊗ SY k ξyk + ξxi PXi ⊗ SXi (AY X )∗ ξyk
∗
4 2 2
` `
∗
+ξxi PXi ⊗ SXi LXY PY k ⊗ SY k ξyk .
On développe chaque terme.
On a pour le premier terme :
1 ∗
4 ξxi KXX,Y Y ξyk (y)
` `
= 14 ξxi [(1 + κ)(VXY ⊗ VXY ) ◦ (I + C) + κIY ⊗ IX ]ξyk
∗
(y)
1
= 41 κyk ⊗ xi + 41 (1 + κ)λk2 (xk ⊗ VXY (y) + VXY (y) ⊗ yk )xi
1
= 14 κyk ⊗ xi + 41 (1 + κ)λk2 (xi ⊗ xk )VXY (y)
1 1
= 41 κyk ⊗ xi + 41 (1 + κ)λk2 λi2 yi ⊗ xk (y)
en utilisant l'égalité :
1
(xi ⊗ xk )VXY = λi2 yi ⊗ xk ,
et pour le deuxième terme :
`
1 XY ∗
2 ξxi A PY k ⊗ SY k ξyk (y)
`
= 14 (1 + κ)ξxi (I + C)(−RX VXY ⊗ VXY
`
+VXY ⊗ VXY )(yk ⊗ SY k (y) + SY k (y) ⊗ yk )
`
= 41 (1 + κ){(I + C)[−RX VXY yk ⊗ VXY SY k (y) + VXY yk ⊗ VXY SY k (y)
`
−RX VXY SY k (y) ⊗ VXY yk + VXY SY k (y) ⊗ VXY yk ]}xi
3 1 `
= 41 (1 + κ){(I + C)[−λk2 xk ⊗ VXY SY k (y) + λk2 xk ⊗ VXY SY k (y)
1 1 `
−λk2 RX VXY SY k (y) ⊗ xk + λk2 VXY SY k (y) ⊗ xk ]}xi
1
= 41 (1 + κ)λk2 [−λk SY k VY X (xi ) ⊗ xk + SY k VY X (xi ) ⊗ xk
−SY k VY X RX (xi ) ⊗ xk + SY k VY X (xi ) ⊗ xk ](y)
1 1
= − 14 (1 + κ)λk2 λi2 (λi + λk − 2)(λi − λk )−1 yi ⊗ xk .
Le troisième terme de l'opérateur est l'adjoint du second après avoir échangé
les rôles de X et Y et de i et k ; ce troisième terme est donc égal au second au
signe près et, ici aussi, la somme des deuxième et troisième termes est donc
nulle.
Enn, pour le quatrième terme, on a :
` `
∗
ξxi PXi ⊗ SXi LXY PY k ⊗ SY k ξyk (y)
` ` `
= ξxi SXi (1 + κ)(I + C)[ 41 RX
2
VXY ⊗ VXY −2RX VXY ⊗ VXY + VXY ⊗ VXY
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 123
`
+ 34 RX VXY ⊗ RX VXY ](yk ⊗ SY k (y) + SY k (y) ⊗ yk )
= (1+κ)SXi {(I +C)[ 14 RX2
VXY (yk )⊗VXY SY k (y) −2RX VXY (yk )⊗VXY SY k (y)
+VXY (yk ) ⊗ VXY SY k (y) + 43 RX VXY (yk ) ⊗ RX VXY SY k (y)
+ 41 RX
2
VXY SY k (y) ⊗ VXY (yk ) −2RX VXY SY k (y) ⊗ VXY (yk )
+VXY SY k (y) ⊗ VXY (yk ) + 34 RX VXY SY k (y) ⊗ RX VXY (yk )]}xi
1
= (1 + κ)SXi {(I + C)λk2 [ 14 λ2k xk ⊗ VXY SY k (y) −2λk xk ⊗ VXY SY k (y)
+xk ⊗ VXY SY k (y) + 43 λk xk ⊗ RX VXY SY k (y) + 14 RX 2
VXY SY k (y) ⊗ xk
3
−2RX VXY SY k (y) ⊗ xk +VXY SY k (y) ⊗ xk + 4 λk RX VXY SY k (y) ⊗ xk ]}xi
1
= (1 + κ)SXi λk2 [ 41 λ2k SY k VY X (xi ) ⊗ xk −2λk SY k VY X (xi ) ⊗ xk
+SY k VY X (xi ) ⊗ xk + 34 λk SY k VY X RX (xi ) ⊗ xk + 14 SY k VY X RX2
(xi ) ⊗ xk
3
−2SY k VY X RX (xi ) ⊗ xk +SY k VY X (xi ) ⊗ xk + 4 λk SY k VY X RX (xi ) ⊗ xk ](y).
On en déduit :
` `
∗
ξxi PXi ⊗ SXi LXY PY k ⊗ SY k ξyk
1 1
= (1+κ)λk2 λi2 [ 14 λ2k −2λk +1+ 34 λk λi + 14 λ2i −2λi +1+ 34 λk λi ]SY k (yi )⊗SXi (xk ),
et des égalités :
on déduit :
1 1
∗
ξxi SXi LXY SY k ξyk = −(1 + κ)λk2 λi2 (λi − λk )−2
1 3 1 3
[ λ2k − 2λk + 1 + λk λi + λ2i − 2λi + 1 + λk λi ] yi ⊗ xk ,
4 4 4 4
et :
1 1 1 1
LXY ik7 = κyk ⊗ xi + (1 + κ)λk2 λi2 [(λi − λk )2
4 4
1 2 1 2 3
− ( λi + λk + λk λi − 2λi − 2λk + 2)](λi − λk )−2 yi ⊗ xk ,
4 4 2
d'où le résultat.
Remarque 3.7.
Dans le cas gaussien (κ = 0), en remplaçant λi et λk par ρ2i et ρ2k respective-
ment, Anderson (1999) fournit le résultat :
Cas général
√
On √ a vu que, si λi est simple, la suite des variables canoniques ( n(fin −
fi ), n(gin − gi )) converge en loi dans L2 (P ) × L2 (P ) vers le couple gaussien
centré :
¿ À ¿ À
1 1
(UXi8 , UY i8 ) := ( WX xi + SXi UX xi , X , WY yi + SY i UY yi , Y ).
2 X 2 Y
2
On pose, pour (µ, ν) ∈ {X, Y } :
et on en déduit :
Cas elliptique
Proposition
√ 3.5.14 Dans le cas elliptique, l'opérateur de covariance asymp-
totique de ( n(fin − fi )) est :
1
LXXi8 = (1 + 2κ)fi ⊗ fi + (1 + κ)h[RXXi SXi
2
4
1 1 1
+((−λi + )RX + λi )SXi + ]E(.X), XiX
2 2 4
√ √
et l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(fin −fi )) et ( n(gin −
gi )) est :
1 1
LXY i8 = ((1 + κ)λi + κ)gi ⊗ fi + (1 + κ)λi2 h[RXY i VXY SY2 i
4
1 1 1
+(− RX + (− λi + 1)IX )VXY SY i + VXY ]E(.Y ), XiX .
2 2 4
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 125
Remarque
√
et√ l'opérateur de covariance asymptotique croisée de ( n(fin − fi )) et de
( n(gi − gi )) s'écrit :
n
1 X 1 01
LXY i8 = (κ+2(1+κ)λi )gi ⊗fi −(1+κ) λi2 λj2 (1−λi )(λi +λ0j −2)(λ0j −λi )−2 gj ⊗fj .
4
j ∈Ji
/
1 1 1
LXY ik8 = κgk ⊗ fi − 2(1 + κ)λi2 λk2 (1 − λi )(1 − λk )(λi − λk )−2 fi ⊗ gk .
4
126 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
Introduction
PX RX = RX PX = 0, PX VXY = 0 et VY X PX = 0,
on déduit :
PX UX PX = 0.
Pp
Étude en loi de la suite (n j=r+1 λ0n
j )
√ n n n
Puisque ( n(PX RX PX )) converge en loi vers 0, étudions la convergence en
n n n
loi de (n(PX RX PX )).
Si on pose :
1 1
n
An = PX (VXn )− 2 VXY
n
(VYn )− 2 (= PX
n n
NXY ),
on peut écrire : √ √
n n n
n(PX RX PX ) = ( nAn )( nA∗n ).
En utilisant les développements des perturbations :
n 1 n n
PX = PX − √ (SX UX PX + PX UX SX ) + O(ε2 (n)),
n
avec :
n 2 ln ln n
UX = ΨX (WZn ) + O( √ ),
n
n 1 n
VXY = VXY + √ WXY ,
n
1 1
(VXn )− 2 = IX − √ WX
n
+ O(ε2 (n)),
2 n
1
et une écriture analogue pour (VYn )− 2 ,
on obtient :
1 1
n
An = PX n
(VXn )− 2 VXY (VYn )− 2
1
= PX VXY + √ (−SX ΨX (WZn )PX VXY − PX ΨX (WZn )SX VXY
n
1 n n 1
− PX WX VXY + PX WXY − PX VXY WYn ) + O(ε2 (n))
2 2
On a : PX VXY = 0, ΨX (WZ√) = UX et la suite (WZn ) converge en loi vers WZ ;
on en déduit que la suite ( nAn ) converge en loi vers :
1
−PX UX SX VXY − PX WX VXY + PX WXY .
2
En reprenant l'expression de UX et les égalités PX VXY = 0 et PX RX = 0, on
obtient :
1
PX UX = − PX WX RX + PX WXY VY X .
2
128 Chap. 3 - Étude Asymptotique de l'Analyse Canonique
−
On rappelle : SX = RX , donc aussi : SX RX = RX SX = IX − PX .
On en déduit :
1
PX UX SX VXY = − PX WX (IX − PX )VXY + PX WXY VY X SX VXY .
2
Si on note PY le projecteur orthogonal sur le noyau de RY , on vérie aisément
l'égalité : VY X SX VXY = IY − PY , d'où l'on déduit :
1
PX UX SX VXY = − PX WX VXY + PX WXY (IY − PY )
2
√
et la limite en loi de ( nAn ) devient :
1 1
PX WX VXY − PX WXY + PX WXY PY − PX WX VXY + PX WXY ,
2 2
c'est-à-dire :
PX WXY PY .
On a donc montré la :
√
Proposition 3.6.1 La suite ( nAn ) converge en loi vers PX WXY PY . .
Remarque
Par rapport aux bases de facteurs canoniques, si on pose :
p X
X q
WXY = ηjk yk ⊗ xj ,
j=1 k=1
on a :
p
X q
X
PX WXY PY = ηjk yk ⊗ xj
j=r+1 k=r+1
Pp Pp Pq
Proposition 3.6.2 La suite (n j=r+1 j ) converge en loi vers
λ0n j=r+1 k=r+1
2
ηjk .
Démonstration. En eet, on a :
p
X
n λ0n n n n
j = tr (nPX RX PX )
j=r+1
X q
p X r
X
E(Y ⊗ X) = VXY = E(fj gk )yk ⊗ xj = ρ0i yi ⊗ xi et
j=1 k=1 i=1
X q
p X p
X q
X
e
E((Y ⊗ X)⊗(Y ⊗ X)) = e k0 ⊗ xj 0 ).
E(fj gk fj 0 gk0 )(yk ⊗ xj )⊗(y
j=1 k=1 j 0 =1 k0 =1
de liberté. P
2) Dans le cas où (X, Y ) suit une loi gaussienne, la suite (n pj=r+1 λ0n j )
converge en loi vers un χ2 à (p − r)(q − r) degrés de liberté.
3) Dans le cas où (X, Y ) suit une loi elliptique de kurtosis κ, soit
P (κn ) une
suite d'estimateurs convergents de κ, alors la suite ((1 + κn )−1 n pj=r+1 λ0n
j )
converge en loi vers un χ à (p − r)(q − r) degrés de liberté.
2
1
et les variables ((1 + κ)− 2 ηjk ) sont gaussiennes centrées réduites et indépen-
dantes d'où le résultat annoncé.
3.7 Conclusion
Bien sûr, de nombreuses autres applications inférentielles peuvent être pro-
posées. Nous renvoyons à la bibliographie annoncée en introduction. Nous
concluons sur un commentaire important pour la mise en pratique des résul-
tats asymptotiques.
Pour réaliser l'étude asymptotique de l'A.C. du couple (X, Y ) nous avons
supposé VX = E(X ⊗ X) = IX et VY = E(Y ⊗ Y ) = IY , plus exactement,
Conclusion 131
nous avons muni les espaces X et Y des produits scalaires associés à VX−1 et
VY−1 respectivement.
Ceci est équivalent à eectuer un changement de variables et à conserver les
produits scalaires initiaux de X et Y. En eet, pour réaliser l'étude asymp-
totique de l'A.C. d'un couple (X 0 , Y 0 ) centré, on pose VX 0 = E(X 0 ⊗ X 0 ),
−1 −1
VY 0 = E(Y 0 ⊗ Y 0 ), X = VX 0 2 X 0 et Y = VY 0 2 Y 0 et on réalise l'A.C. du couple
(X, Y ). Comme on a : VX = E(X ⊗ X) = IX et VY = E(Y ⊗ Y ) = IY , il s'agit
de l'étude que nous avons réalisée.
Les diérents éléments de l'A.C. s'obtiennent à partir de la décomposition
spectrale de RX et RY (et on a RX 0 = RX et RY 0 = RY ).
Soit (λ0j )j=1,...,r la suite pleine décroissante des valeurs propres non nulles
de RX (et RY ), (xj )j=1,...,r (resp. (yj )j=1,...,r ) une suite de vecteurs propres
unitaires associés de RX (resp. RY ).
Les variables canoniques s'écrivent alors fj = hxj , XiX et gj = hyj , Y iY et la
q
partie principale de l'A.C. de (X, Y ) est (ρ0j , fj , gj )j=1,...,r avec ρ0j = λ0j .
Comme l'A.C. de (X, Y ) est identique à l'A.C. de (X 0 , Y 0 ) (mêmes espaces
engendrés), on obtient les variables canoniques à partir de :
−1 −1
x0j = VX 0 2 xj et yj0 = VY 0 2 yj
respectivement.
On a en eet :
D E D E
−1 −1
fj = hxj , XiX = xj , VX 0 2 X 0 = VX 0 2 x j , X 0
X X
et de même pour gj .
On déduit des résultats asymptotiques obtenus précédemment pour xj et yj
ceux concernant x0j et yj0 pour j = 1, ..., r.
4
Études asymptotiques de l'Analyse Factorielle
Discriminante (A.F.D.) et de l'Analyse
Factorielle des Correspondances (A.F.C.)
VZ = IE((X c + Y c ) ⊗ (X c + Y c )),
l'opérateur d'échantillonnage étant alors :
n
1 X n n n n
VZn = (Xk − X + Yk − Y ) ⊗ (Xk − X + Yk − Y ),
n
k=1
c) l'A.C. mixte : centrée sur X, non centrée sur Y, conduisant à utiliser l'opé-
rateur :
Nous verrons que l'A.C. mixte ne se ramène pas aussi simplement à l'une
de ces congurations.
A.C. centrée
On a alors :
VZ = IE((X c + Y c ) ⊗ (X c + Y c )
1
Pn n n n n
et VZn = n k=1 (Xk − X + Yk − Y ) ⊗ (Xk − X + Yk − Y ).
et on déduit de la loi forte des grands nombres que le premier terme converge
p.s. vers VZ et le deuxième vers 0. On en déduit que la suite (VZn ) converge
p.s. vers VZ .
0n
La loi forte des grands nombres montre que la suite √ (V0nZ ) converge p.s.
vers VZ et d'après le théorème central limite la suite ( n (VZ −VZ0 )) converge
0
136 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
en loi vers une v.a.e. WZ0 gaussienne centrée d'opérateur de covariance celui
de (X + Y ) ⊗ (X + Y ).
Par la loi forte des grands nombres, les trois derniers termes convergent
p.s. vers 0 et le premier converge p.s. vers VZ00 .
probabilité vers 0.
Si l'on
√ note TX (resp. TY ) la limite
√ en loi de la suite de terme général
n n n n
TX := n √ (X − µ X ) (resp. TY := n (Y − µY )), nous allons montrer que
la suite ( n (VZ00n − VZ00 )) converge en loi vers :
fZ00 = WZ00 − µY ⊗ TX − TX ⊗ µY .
W
On peut écrire :
Trois A.C. : centrée, non centrée, mixte 137
1 1 1 n
VZ00n = (VZ00 + √ W n ) − (µY + √ TYn ) ⊗ ( √ TX )
n n n
1 n 1 1 n 1 n
( √ TX ) ⊗ (µY + √ TYn ) − ( √ TX ) ⊗ ( √ TX )
n n n n
1
= VZ00 + √ (W n − µY ⊗ TX n n
− TX ⊗ µY )
n
1
− (TYn ⊗ TX n n
+ TX ⊗ TYn + TX
n
⊗ TX n
),
n
donc aussi :
√ 1
n (VZ00n − VZ00 ) = W n − µY ⊗ TX
n n
− TX ⊗ µY + O( √ ε2 (n)).
n
Ψ = π2 − ϕµY ◦ π1 − ϕ0µY ◦ π1 .
fZ00 = WZ00 − µY ⊗ TX − TX ⊗ µY .
W
En conclusion,
√ les suites√(V n ) et (VZ00n ) convergent p.s. vers VZ00 mais les
suites ( n (V − VZ00 )) et ( n (VZ00n − VZ00 )) ont des limites en loi diérentes,
n
f 00 respectivement.
WZ00 et W Z
On pose :
00 00
RX = VXY VY00X ,
1 1
00n
RX = (VX00n )− 2 VXY
00n
(VY00n )−1 VY00n 00n − 2
X (VX ) ,
00n
√ 00n
UX = n (RX − RX ).
eX00 1 f 00 00 00 f 00 00 f 00 f 00 00 00 f 00 00
U = − (W X RX + RX WX ) + VXY WY X + WXY VY X − VXY WY VY X .
2
Posant :
00 1 00 00 00 00 00
UX = − (WX RX + RX WX ) + VXY WY00 X + WXY
00
VY00X − VXY
00
WY00 VY00X ,
2
et tenant compte des égalités :
f 00 = W 00 , W
W f 00 = W 00 , Wf 00 = W 00 − µY ⊗ TX
X X Y Y XY XY
f 00 00
et WY X = WY X − TX ⊗ µY ,
on déduit :
Étude asymptotique de l'A.F.D. 139
eX
U 00 00
= UX 00
− TX ⊗ VXY 00
(µY ) − VXY (µY ) ⊗ TX .
Comme on l'a fait dans le cadre de l'A.C., on utilise sur X (resp. sur Y)
le produit scalaire VX−1 (resp. VY−1 ). Ce choix revient à supposer que la v.a.e.
X (resp. Y ) a pour opérateur de covariance (resp. de Gram) IX (resp. IY ).
On pose :
En eet, soit (εa )a=1,··· ,p et (ε0e )e=1,··· ,q les bases de X et de Y telles que
les matrices des opérateurs VX et VY (opérateurs identités de X et de Y res-
pectivement) soient précisément les matrices identités d'ordre p et q.
On en déduit :
p X
X q
VY X = IE(X ⊗ Y ) = IE(X a Y e )εa ⊗ ε0e
a=1 e=1
avec :
Z Z Z
1 1 √
IE(X a Y e ) = X a √ 11Ωe dP = √ X a dP = pe X a dPe
Ω pe pe Ωe Ωe
On obtient alors :
Pp Pq √ e 0
VY X = a=1 Pp pP
Pp e=1 e µa εa ⊗ εe
q e e
et R = VXY VY X = a=1 b=1 e=1 pe µa µb εb ⊗ εa .
Si, pour j ∈ {1, · · · , r}, on pose : fj = hxj , XiX , alors fj est une v.a.r. cen-
0
trée réduite, appelée variable discriminante et λj , appelé pouvoir discriminant
de la variable discriminante fj , est égal au carré du rapport de corrélation,
142 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
0
que l'on note ρj , de la v.a.r. fj avec la variable catégorielle Y 0 .
yj = ρ0−1
j VY X xj et gj = hyj , Y iY .
Bien souvent
Pql'échantillon utilisé est stratié proportionnel, c'est-à-dire, si
l'on pose n = e=1 ne , les tailles échantillons des diérentes strates vérient
ne = npe , pour e ∈ {1, · · · , q}.
Soit (L2 (P ), IEνnω ) l'espace des v.a.r. d'ordre 2 dénies sur (Ω, A, P ) muni
du produit scalaire, dépendant de ω déni par :
n
2 2 1 X
∀ (f, g) ∈ L (P ) × L (P ), IE ω
νn (f g) = f (ωk ) g(ωk ).
n
k=1
On vérie :
Étude asymptotique de l'A.F.D. 143
n n
1 X 1 X n
IEνnω (X) = X(ωk ) = Xk (ω) = X (ω)
n n
k=1 k=1
n n
(resp. IEνnω (Y ) = Y (ω), resp. IEνnω (Z) = Z (ω)). On peut écrire :
n 1n qn en ne
Y = (Y ,··· ,Y ) avec ∀ e ∈ {1, · · · , q}, Y = ,
n
où (n1 , · · · , nq ) est un vecteur aléatoire multinomial de paramètres n et
(p1 , · · · , pq ).
On vérie :
n
IE(Y ) = (p1 , · · · , pq )
et on déduit de l'égalité (Y e )2 = Y e que l'opérateur aléatoire :
n
1 X
VYn = Yk ⊗ Yk
n
k=1
n
On sait que la suite (Y ) converge p.s. vers le vecteur (p1 , · · · , pq ) dans
Y = IRq et que la suite (VYn ) converge p.s. vers VY dans σ2 (Y). À partir d'un
certain rang, l'opérateur VYn est donc inversible.
Si on pose :
n
1 X n n
VXn = (Xk − X ) ⊗ (Xk − X ),
n
k=1
on sait que la suite (VXn ) converge p.s. vers IX dans σ2 (X ) et donc à partir
d'un certain rang, l'opérateur VXn est donc inversible. On pose enn :
Pn n Pn n
n
VXY = n1 n
k=1 Yk ⊗ (Xk − X ), VY X = n
1
k=1 (Xk − X ) ⊗ Yk et
n
KXY = (VXn )−1 VXY
n
(VYn )−1 VYnX .
Ωen = {k ∈ {1, · · · , n} ; ωk ∈ Ωe }
n 1
P n
Pq ne , n n n n
Xe = ne k∈Ωen Xk et VE = e=1 n (X e − X ) ⊗ (X e − X ),
Soit (λ0n
j )j=1,··· ,r la suite pleine décroissante des r premières valeurs
n
propres de RX , supposées non nulles (on verra que c'est vrai à partir d'un
certain rang) et (unj )j=1,··· ,r un système orthonormé de vecteurs propres as-
sociés.
1
Pour j de {1, · · · , r}, on pose : xnj = (VXn )− 2 unj ; le système (xnj )j=1,··· ,r
est alors un système de vecteurs propres VXn -orthonormés de KXY n
associés
respectivement aux mêmes valeurs propres, appelés facteurs discriminants
d'échantillonnage.
On pose :
q
ρ0n
j = λ0n
j (rapports de corrélation d'échantillonnage)
et fjn = hxnj , XiX (variables discriminantes d'échantillonnage).
on a alors :
1 1
Qni = (VXn )− 2 Pin (VXn ) 2 .
Lorsque λi est simple et ui un vecteur propre unitaire de R associé, soit
λni et uni la valeur propre et le vecteur propre unitaire de Rn associés. On
convient de prendre : uni = kPin ui k−1 Pin ui .
Si = (R − λi IX )− .
146 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
√
Proposition 4.2.5 (i) La suite ( n (λ0n
j −λi ))j∈Ji converge en loi dans IR
mi
vers la v.a. :
∆mi (UXi1 ) avec UXi1 := Pi U Pi
√
gaussienne centrée et, lorsque λi est de plus simple, la suite ( n (λni − λi ))
converge en loi dans IR vers la v.a.r. gaussienne centrée :
tr(Pi U ).
√
(ii) La suite ( n (Pin − Pi )) converge en loi dans σ2 (X ) vers la v.a.e. gaus-
sienne centrée :
Ui2 := Pi U Si + Si U Pi .
√
(iii) Lorsque la valeur propre λi est simple, la suite ( n (uni − xi )) converge
en loi dans X )vers la v.a.e. gaussienne centrée :
Ui3 := Si U xi .
√ mi
(iv) La suite ( n (ρ0n
j − ρi ))j∈Ji converge en loi dans IR vers la v.a. :
1 − 21
∆(Ui4 ) avec Ui4 := λ Pi U Pi
2 i
√
gaussienne centrée et, lorsque λi est simple, la suite ( n (ρni − ρi )) converge
en loi dans IR vers la v.a.r. gaussienne centrée :
1 − 12
λ tr (Pi U Pi ).
2 i
(v) Lorsque
√ λi est simple,
la suite ( n (xni − xi )) converge en loi dans X vers la v.a.e. gaussienne cen-
trée :
1
Ui5 := WX xi + Si U xi .
2
√
(vi). Toujours lorsque λi est simple, la suite ( n (fin − fi )) converge en loi
dans L2 (P ) vers la v.a.e. gaussienne centrée :
1
UXi6 := h WX xi + Si U xi , XiX .
2
avec :
1 1
Fik = − ρ02 fi fk + ρ0i gi fk − ρ0i ρ0k gi gk
2 i 2
P P Pp Pp
et la convention que k (resp. h ) désigne k=1 (resp. P h=1 ) sauf
Prdans
r
le cas où ρ0k (resp. ρ0h ) est en facteur auquel cas il désigne k=1 (resp. h=1 ).
Pour cela, nous utilisons les coordonnées des facteurs discriminants par
rapport aux bases (εa )a=1,··· ,p et (ε0e )e=1,··· ,q respectivement de X et Y.
On a :
p
X q
X 1
X= X a εa et Y = Y e ε0e avec Y e = √ 11Ωe ,
a=1 e=1
pe
On obtient :
Pp Pp Pp Pp
IE(fi fk fj fh ) = Pa=1 Pb=1 Pc=1 Pd=1 xai xbk xcj xdh IE(X a X b X c X d ),
p p p q
IE(fi fk fj gh ) = Pa=1 Pb=1 Pc=1 e=1 xai xbk xcj yhe IE(X a X b X c Y e ),
p p q
IE(fi fk gj gh ) = Pa=1 Pb=1 e=1 xi xk yj yh IE(X a X b Y e Y e )
a b e e
p q
IE(fi gk gj gh ) = Pa=1 e=1 xai yke yje yhe IE(X a Y e Y e Y e ),
q
IE(gi gk gj gh ) = e=1 yie yke yje yhe IE(Y e Y e Y e Y e ).
et posons
µa b c d = IE(X a X b X c X d ).
On a alors les relations suivantes :
a b c d
R a b c d
µa b c d = IE(X
Pp RX, X aX b) =c Ω dX X XPpX dP e
= e=1 Ωe X X X X dP = e=1 pe µa b c d ,
148 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
R √
IE(X a X b X c Y e ) = √1pe Ωe X a X b X c dP = pe µeabc ,
R
IE(X a X b Y e Y e ) = p1e Ωe X a X b dP = µea b ,
1
R
IE(X a Y e Y e Y e ) = pe √ a √1 µe
peR Ωe X dP = pe a ,
e e e e 1 1
IE(Y Y Y Y ) = (pe )2 Ωe dP = pe .
P P Pp
En
Pp utilisant toujours la convention que k (resp. h ) désigne k=1 (resp.
0 0
Ph=1 ) sauf dans
Pr le cas où ρk (resp. ρh ) est en facteur auquel cas il désigne
r
k=1 (resp. h=1 ), on obtient la :
Remarques 4.2.
2) Revenons au cas général. Nous avons obtenu les lois limites des éléments de
l'A.F.D., nous pouvons donc théoriquement expliciter les opérateurs de cova-
riance asymptotiques en fonction des coordonnées de L par rapport à la base
de facteurs discriminants. Vu la lourdeur des écritures, nous ne développons
que le cas le plus simple, c'est-à-dire celui de l'opérateur de covariance asymp-
totique de la suite des valeurs propres associées à une valeur propre simple de
R.
Étude asymptotique de l'A.F.D. 149
√
et la variance asymptotique de ( n (ρni − ρi )) s'écrit :
1
β= α.
4 ρ2i
√ `
Démonstration. La suite ( n (λni − λi )) converge en loi vers Pi U Pi (= Pi ⊗
Pi (U )) où Pi est l'opérateur
√ xi ⊗ xi . L'opérateur de covariance asymptotique
L1 de rang 1 de la suite ( n (λni − λi )) s'écrit donc :
` `
L1 = (Pi ⊗ Pi ) ◦ L ◦ (Pi ⊗ Pi ).
et
` ` `
(xi ⊗ xi ⊗ xi ⊗ xi ) ◦ (xl ⊗ xj ⊗ xk ⊗ xh ) ◦ (xi ⊗ xi ⊗ xi ⊗ xi )
`
= (xi ⊗ xi ◦ xl ⊗ xj ◦ xi ⊗ xi ) ⊗ (xi ⊗ xi ◦ xk ⊗ xh ◦ xi ⊗ xi )
`
= hxi , xl ihxi , xj ihxi , xk ihxi , xh i(xi ⊗ xi ⊗ xi ⊗ xi )
= δil δij δik δih (xi ⊗ xi ⊗x e i ⊗ xi ),
L'hypothèse d'égalité des moyennes de classes, que l'on note H0 , s'écrit donc :
∀ e ∈ {1, · · · , q}, µe = 0.
Comme R n'est autre que l'opérateur de covariance des moyennes par classes,
cette hypothèse s'écrit aussi : R = 0, c'est-à-dire,
On en déduit :
p
X p
X
VY X = ρ0j xj ⊗ yj = 0 et VXY = ρ0j yj ⊗ xj = 0.
j=1 j=1
Rappelons la notation :
Étude asymptotique de l'A.F.D. 151
n
n 1 X n
VXY = Yk ⊗ (Xk − X )
n
k=1
Pn n n
0n
et posons : VXY = n1 n 0n
k=1 Yk ⊗ Xk . On a alors : VXY = VXY − Y ⊗ X .
Puisque VXY est un opérateur nul et que X est centrée, la loi des grands
0n n
nombres permet de conclure que les suites (VXY ) et (VXY ) convergent en
probabilité vers 0. √
Si on pose de plus : Tn0 = n VXY 0n
, le théorème central limite permet
0
d'ajouter que la suite (Tn )) converge en loi vers une gaussienne centrée d'opé-
rateur de covariance :
K 0 = IE((Y ⊗ X)⊗(Y
e ⊗ X)).
Explicitons l'opérateur K 0 .
il vient :
Pp Pq
Y ⊗ X = a=1 e=1 X a Y e ε0e ⊗ εa et
P p Pp Pq Pq 0
e 0e ⊗ εa ).
K 0 = a=1 b=1 e=1 e0 =1 IE(X a X b Y e Y e ) (ε0e0 ⊗ εb )⊗(ε
on obtient donc :
X p X
p X q
0
K = e 0e ⊗ εa ).
µea b (ε0e ⊗ εb )⊗(ε
a=1 b=1 e=1
On peut écrire :
K = K 0 −IE((m⊗X)⊗(Y
e ⊗X))−IE((Y ⊗X)⊗(m⊗X))+IE((m⊗X)
e e
⊗(m⊗X)).
on obtient, sous H0 :
e
IE((m ⊗ X)⊗(Y e
⊗ X)) = IE((Y ⊗ X)⊗(m e
⊗ X)) = IE((m ⊗ X)⊗(m ⊗ X))
Xp
= e
(m ⊗ εa )⊗(m ⊗ εa ).
a=1
Étude asymptotique de l'A.F.D. 153
où les v.a. ξae , pour (a, e) de {1, · · · , p} × {2, ·, q}, sont des variables réelles
gaussiennes centrées réduites et indépendantes.
√ n
Montrons enn que les suites ( n NXY ) et (Tn ) ont même limite en loi ;
ceci provient du fait que l'on peut écrire :
√ n 1 1 1
n NXY = ((VXn )− 2 − IX ) Tn (VYn )− 2 + Tn ((VYn )− 2 − IY ) + Tn
1 1
et, comme les suites ((VXn )− 2 ) et ((VYn )− 2 ) convergent en probabilité respecti-
vement
√ vers IX et IY , la somme des deux premiers termes de la décomposition
n
de n NXY converge en probabilité vers 0.
On peut alors conclure que, sous H0 , la suite (tr (n Rn )) converge en loi
vers la v.a.r. tr (T T ∗ ), de loi de χ2 à p (q − 1) degrés de liberté.
4.2.8 Conclusion
Comme dans le cas de l'A.C. nous avons utilisé sur X la métrique VX−1 ,
−1
ce qui est équivalent à utiliser le changement de variable X = VX 0 2 X 0 , où X 0
est la v.a.e. initiale centrée d'opérateur de covariance VX 0 .
Les variables discriminantes s'écrivent :
−1 −1
fj = hxj , XiX = hxj , VX 0 2 X 0 iX = hVX 0 2 xj , X 0 iX
154 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
Cette étude asymptotique a été réalisée en 1983 par Ghomari ; nous ren-
voyons à cette thèse pour plus de détails.
et {1, · · · , q}.
= P ([X 0 = i] ∩ [Y 0 = j]),
pij P Pp
q
pi · = P ([X 0 = i]) = j=1 pij et p.j = P ([Y 0 = j]) = i=1 pij
Comme on l'a fait dans le cadre de l'A.C., on utilise sur X (resp. sur Y) la
métrique VX−1 (resp. VY−1 ). Ce choix revient à réduire les variables. Désormais
X et Y sont les v.a.e. dont les ie et j e composantes sont respectivement :
1 1
X i = √ 11i , i ∈ {1, · · · , p}, et Y j = √ 110j , j ∈ {1, · · · , q}.
pi · p· j
VX = I X , V Y = I Y .
On pose :
VXY = IE(Y ⊗ X), VY X = IE(X ⊗ Y ),
RX = VXY VY X et RY X = VY X VXY .
On a donc relativement aux bases orthonormées (εi )i=1,··· ,p et (ε0j )j=1,··· ,q
de X et Y ;
156 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
Pp Pq
X = i=1 √p1i · 11i εi , Y = j=1 √p· 1
j
110j ε0j ,
Pp Pq
V = i=1 εi ⊗ εi , VY = j=1 εj ⊗ ε0j , 0
Pp PqX p Pp Pq p
VXY = i=1 j=1 √pi ij· p· j ε0j ⊗ εi , VY X = i=1 j=1 √pi ij· p· j εi ⊗ ε0j ,
Pp Pp Pq p p
RX = i=1 k=1 j=1 √piij· [Link] · j εk ⊗ εi
Pq Pq Pp p p
et RY = j=1 l=1 i=1 √p·ijj [Link] · ε0l ⊗ ε0j .
On note (λi )i∈{1,··· ,s} la suite strictement décroissante des valeurs propres
non nulles de RX et de RY , (PXi , PY i ) le ie couple de projecteurs canoniques
dans σ2 (X ) × σ2 (Y) et (ΠXi , ΠY i ) le ie couple de projecteurs canoniques dans
σ2 (L2 (P )) × σ2 (L2 (P )).
Dans toute la suite, ici encore an d'avoir des notations homogènes, chaque
fois que la valeur propre λi est simple, l'unique élément j de Ji est noté i ;
tous les éléments propres associés à λi sont donc indexés par i. On peut alors
écrire :
s
X X
RX = λi PXi , avec PXi = xj ⊗ xj ,
i=1 j∈Ji
s
X X
RY = λi PY i , avec PY i = yj ⊗ yj ,
i=1 j∈Ji
X X
ΠXi = fj ⊗ fj et ΠY i = gj ⊗ gj ,
j∈Ji j∈Ji
et
Étude asymptotique de l'A.F.C. 157
r
X s
X X
VXY = ρ0j yj ⊗ xj = ρi PXY i , avec PXY i = yj ⊗ xj ,
j=1 i=1 j∈Ji
r
X s
X X
VY X = ρ0j xj ⊗ yj = ρi PY Xi , avec PY Xi = xj ⊗ yj .
j=1 i=1 j∈Ji
Comme on a :
p
X q
X
√ √
pi · X i = 11Ω et p· j Y j = 11Ω ,
i=1 j=1
Toutes les autres variables canoniques sont donc des variables centrées et
réduites.
Notant, pour i ∈ {1, · · · , p}, j ∈ {1, · · · , q}, pnij la fréquence observée pour
Pq Pp
les modalités i de X 0 et j de Y 0 et posant : pni· = j=1 pnij , pn· j = i=1 pnij ,
on peut écrire :
Pp pn Pq pn
VXn = i=1 pii ·· εi ⊗ εi , VYn = j=1 p·· jj ε0j ⊗ ε0j ,
n
Pp Pq pn Pp Pq pn
VXY = i=1 j=1 √pi ij· p· j ε0j ⊗ εi , VYnX = i=1 j=1 √pi ij· p· j εi ⊗ ε0j
et Pp Pq n
n
NXY = i=1 j=1
√ pnij ε0j ⊗ εi ,
pi · pn
·j
Pp Pq pn
NYn X = i=1 j=1 √pn pn εi ⊗ ε0j ij
i· ·j
Pp Pp Pq pn n
ij pkj
RXn
= i=1 k=1 j=1 pn √ p n pn
εi ⊗ εk
·j i· k·
Pq P q P p p n n
p
et RYn = j=1 `=1 i=1 pn √ ij i`
pn pn j
ε0 ⊗ ε0` .
i· ·j ·`
on peut écrire :
n n
1 X 1 X
VXn (ω) = Xk (ω) ⊗ Xk (ω) = X(ωk ) ⊗ X(ωk )
n n
k=1 k=1
X p
p X n
1 1 X i 0
= √ ( 11 (ωk ) 11i (ωk )) εi0 ⊗ εi ,
i=1 i0 =1
pi · pi0 · n
k=1
on déduit :
p
X pn i·
VXn = εi ⊗ εi .
i=1
pi ·
On obtient de même l'expression de VYn ; celle de VXY
n
(et de VYnX ) s'obtient
en remarquant que l'on a :
n
1 X i
11 (ωk ) 110j (ωk ) = pn
ij .
n
k=1
Étude asymptotique de l'A.F.C. 159
n
On en déduit les expressions de NXY et NYn X et enn celles de RX
n
et RYn .
On pose :
q 1 1
ρ0n
j = λ0n
j et vjn = (ρ0n
j )
−1
(VYn )− 2 VYnX (VXn )− 2 unj ;
1 1
Le vecteur xnj := (VXn )− 2 unj (resp. yjn := (VYn )− 2 vjn ) est vecteur propre de
(VXn )−1 VXY
n
(VYn )−1 VYnX (resp. (VYn )−1 VYnX (VXn )−1 VXY n
) associé à la valeur
0n
propre λj et vérie :
1 1
hunj , unj0 iX = h(VXn ) 2 xnj , (VXn ) 2 xnj0 iX = hxnj , xnj0 iVXn = δjj 0
1 1
(resp. hvjn , vjn0 iY = h(VYn ) 2 yjn , (VYn ) 2 yjn0 iY = hyjn , yjn0 iVYn = δjj 0 ).
Enn, on pose :
P P
QnXi = n n n
j∈Ji xj ⊗ xj , QY i =
n
j∈Ji yj ⊗ yjn
n n n n n n
fj = ΦX (xj ), gj = ΦY (yj ),
1 1
n n − 12 1
ΠXi = ΦnX (VXn )− 2 n
PXi (VXn )− 2 Φn∗ n n
X et ΠY i = ΦY (VY ) PYni ( VYn )− 2 Φn∗
Y .
hnXi = kPXi
n
xi k−1 PXi
n
xi ,
Dans le cas de l'A.C. d'échantillonnage non centrée (cf. 6.2. pour l'A.C.
d'échantillonnage centrée), on a :
et, WZ étant une v.a.e. gaussienne centrée ayant pour opérateur de covariance
KZ celui de Z ⊗ Z :
Proposition 4.3.4 La suite (UZn )(:= (UXn , UYn )) converge en loi dans σ2 (X )×
σ2 (Y) vers le couple gaussien centré UZ = (UX , UY ) où l'où pose :
1
UX = − (WX RX + RX WX ) + WXY VY X + VXY WY X − VXY WY VY X
2
et où UY s'obtient en échangeant dans UX les rôles de X et Y.
On note ∆ l'application qui à un opérateur autoadjoint positif associe le
vecteur de ses valeurs propres rangées dans l'ordre décroissant. Pour i de
{1, · · · , s} ; on pose SXi = (RX − λi IX )− et SY i = (RY − λi IY )− . on a alors
les propriétés suivantes :
√
Proposition 4.3.5 (i) La suite ( n (λ0n j −λi ))j∈Ji converge en loi dans IR
mi
tr(PXi UX PXi ).
√ √
(ii) La suite (( n (PXi
n
−PXi ), n (PYni −PY i ))) converge en loi dans σ2 (X )×
σ2 (Y) vers le couple gaussien centré (UXi2 , UY i2 ), où l'on a posé : UXi2 :=
PXi UX SXi + SXi UX PXi et où la v.a. UY i2 s'obtient en permutant les rôles
de X et Y.
√ √
(iii) Lorsque λi est simple, la suite (( n (uni − xi ), n (vin − yi ))) converge en
loi dans X × Y vers le couple gaussien centré (UXi3 , UY i3 ) avec :
UXi3 := SXi UX xi ,
f 1
UXi6 := hPXi IE(f X), GX i − h (WX PXi + PXi WX ) IE(f X)
2
+(PXi UX SXi + SXi UX PXi ) IE(f X) + PXi Gf X , Xi.
√ √
(vii) Lorsque λi est simple, la suite (( n (xni − xi ), n (yin − yi ))) converge
en loi dans X × Y vers le couple gaussien centré (UXi7 , UY i7 ) où l'on :
1
UXi7 := WX xi + SXi UX xi
2
la v.a. UY i7 s'en déduisant en remplaçant X par Y. √ √
(viii) Lorsque λi est une valeur propre simple, la suite (( n (fin −fi ), n (gin −
gi ))) converge en loi dans L2 (P ) × L2 (P ) vers le couple gaussien centré :
1 1
(UXi8 , UY i8 ) := (h WX xi + SXi UX xi , Xi, h WY yi + SY i UY yi , Y i).
2 2
où l'on a :
Fik = − 12 ρ02 0 1 0 0
i fi fk + ρi gi fk − 2 ρi ρk gi gk
et Gjh = − 2 ρj gj gh + ρj fj gh − 12 ρ0j ρ0h fj fh .
1 02 0
P P
Pp Utilisons Ptoujours la convention
p P q
selon laquelle k (resp.
0
h ) désigne
0
k=1 (resp. h=1 pour L XX ,
Pr h=1 L XY )
Pr sauf lorsque ρ k (resp.ρ h ) est en
facteur auquel cas il s'agit de k=1 (resp. h=1 ).
IE(fi fk fj fh ), IE(fi fk fj gh ),
IE(fi fk gj gh ), IE(fi gk gj gh ) et IE(gi gk gj gh ).
Pour cela, on utilise les coordonnées des facteurs canoniques par rapport aux
bases (εa )a=1,··· ,p et (ε0e )e=1,··· ,q respectivement de X et Y.
et, pour j de {1, · · · , p} et k de {1, · · · , q}, on peut écrire avec des notations
évidentes :
Pp Pq
Pxj = a=1 xaj εa et yk = b=1 ykb ε0b P
p q
fj = hX, xj iX = a=1 √p1a · 11a xaj et gk = hY, yk iX = b=1 √p1· b 110b ykb .
On obtient :
Xp
1 a a a a
IE(fi fk fj fh ) = xi xk xj xh ,
p
a=1 a ·
p X
X q
pab
IE(fi fk fj gh ) = √ xa xa xa y b ,
a=1 b=1
pa · pa · p· b i k j h
Xp X q
pab
IE(fi fk gj gh ) = xa xa y b y b ,
a=1 b=1
pa · p· b i k j h
Xp X q
pab
IE(fi gk gj gh ) = √ xa y b y b y b ,
a=1 b=1
pa · p· b p· b i k j h
Xq
1 b b b b
IE(gi gk gj gh ) = y y y y ,
p· b i k j h
b=1
164 Chap. 4 - Étude asymptotique de l'A.F.D. et de l'A.F.C.
et
r XX
X r X Xp
1 1 a a a a
LXY = ρ0i ρ0j [ρ0i ρ0h xi xk xj xh
i=1
4 p
a=1 a ·
k j=1 h
p X
X q Xp Xq
pab pab
− 2 ρ0i √ xai xak xaj yhb + ρ0i ρ0j xai xak yjb yhb
a=1 b=1
pa · pa · p· b a=1
pa · p· b
b=1
Xp X q Xp Xq
pab pab b a a b
− 2 ρ0h √ b a a a
yi xk xj xh + 4 yi xk xj yh
a=1 b=1
pa · pa · p· b a=1
p a. p.b
b=1
X q
p X Xp Xq
pab pab b b a a
− 2 ρ0j √ yib xak yjb yhb + ρ0k ρ0h y y x x
a=1 b=1
pa · p· b p· b a=1
p a. p.b i k j h
b=1
Xp X q q
X
pab 1 b b b b
− 2 ρ0k √ b b a b 0 0
yi yk xj yh + ρk ρj y y y y ]
a=1 b=1
pa.· p· b p· b p.b i k j h
b=1
e j ⊗ yh + yh ⊗ yj ).
(xi ⊗ xk + xk ⊗ xi )⊗(y
Xp Xp Xq
1 pab
α = ρ4i (xai )4 − 4 ρ3i √ (xai )3 yib
a=1
pa · a=1
pa · pa · p· b
b=1
p X
X q
pab
+ (2ρ4i + 4ρ2i ) (xa )2 (yib )2
a=1 b=1
pa · p· b i
p X
X q q
X
pab 1
− 4ρ3i √ a b 3 4
x (y ) + ρi (y b )4
a=1 b=1
pa · p· b p· b i i p· b i
b=1
√
et la variance asymptotique de ( n (ρni − ρi )) est, :
1
β= α.
4 ρ2i
n
où PX est la somme des projecteurs propres associés aux p−r dernières valeurs
n
propres (distinctes ou confondues) de RX . Nous avons vu de plus que, lorsque
PX (resp. PY ) désigne le projecteur orthogonal sur le noyau de RX (resp.
RY ), on peut écrire :
n n n
√ √
n PX RX PX = ( n An )( n An )∗
√
et montrer que ( n An ) converge en loi vers PX WXY PY , où WXY a pour
opérateur de covariance KXY celui de Y ⊗ X. Si l'on pose :
p X
X q
WXY = ηjk yk ⊗ xj ,
j=1 k=1
b) Par rapport aux bases canoniques (εa )a=1,··· ,p et (ε0b )b=1,··· ,q respecti-
vement de IRp et IRq , utilisant les égalités :
0 0
11a 11a = δaa0 11a et 110b 110b = δbb0 110b ,
on peut écrire :
Pp Pq
X = a=1 √p1a · 11a εa , Y = b=1 √p1· b 110b ε0b ,
Pp Pq
Y ⊗ X = a=1 b=1 √pa1· p· b 11a 110b ε0b ⊗ εa
Pp Pq
e
(Y ⊗ X)⊗(Y e 0b ⊗ εa )
⊗ X) = a=1 b=1 pa ·1p· b 11a 110b (ε0b ⊗ εa )⊗(ε
dont on déduit :
Pp Pq
IE(Y ⊗ X) = VXY = a=1 b=1 √ppaab · p· b
ε0b ⊗ εa
Pp Pq p
e
et IE[(Y ⊗ X)⊗(Y 0
⊗ X)] = a=1 b=1 pa · p· b (εb ⊗ εa )⊗(ε
ab e 0b ⊗ εa ).
En eet, comme on a :
` `
e XY ) ◦ (PY ⊗ PX ) = (PX VXY PY )⊗(P
(PY ⊗ PX ) ◦ (VXY ⊗V e X VXY PY ) = 0,
Remarques 4.5.
Pp √
1) Dans le cas de l'indépendance, on a RX = x1 ⊗ x1 , avec x1 = i=1 pi · εi .
L'opérateur RX est donc un opérateur de rang 1 et son unique valeur propre
est 1 ; le vecteur canonique associé est x1 et la variable canonique associée f1
est 11Ω .
Or, on a : λ0n
1 = 1 et on en déduit que, dans le cas de l'indépendance, on a :
r
X X p X q
(pnij )2
n λ0n
k = n[ − 1] ;
pn pn
i=1 j=1 i · · j
k=2
Contenu : Le modèle à eets xes comme modèle pour l'A.C.P. Estimation par
les moindres carrés. Étude asymptotique des modèles à eets xes et choix optimal
de métrique en A.C.P. Test sur l'espace des paramètres.
On pose :
Pn Pn
X n = n1 P
i=1 Xi , Wn = n1 i=1 Xi ⊗ Xi ,
1 n
V
Pn n = n i=1 (X i − X n
P ) ⊗ (X i − X n)
n
wn = n1 µ
i=1 i ⊗ µ i et v n = n
1
i=1 i − µn ) ⊗ (µi − µn )
(µ
IE(Wn ) Γ −1 = wn Γ −1 + σ 2 IE
et Eq = Im(wn ) = Im(wn Γ −1 ) = [IE(Wn ) Γ −1 ]q .
plus grandes valeurs propres de IE(Wn ) Γ −1 . Cet espace est bien déni puisque
wn est de rang q donc aussi IE(Wn ) Γ −1 .
IE(Vn ) Γ −1 = vn Γ −1 + (1 − n1 ) σ 2 IE
et Eq = Im(vn ) = Im(vn Γ −1 ) = [IE(Vn ) Γ −1 ]q .
L'espace vectoriel Eq est donc l'espace engendré par les vecteurs propres
associés aux q plus grandes valeurs propres de IE(Vn ) Γ −1 . Cet espace est bien
déni puisque vn est de rang q donc aussi IE(Vn ) Γ −1 .
Le minimum par rapport à P et à la famille (µi )i∈{1,··· ,n} est atteint lorsque
le second terme s'annule et lorsque le premier est minimum, ce qui donne pour
solution le projecteur orthogonal P n sur [Wn ]q et µni = P n Xi , i = 1, · · · , n.
Or, on a :
dont on déduit :
Pn Pn
i=1 kXi − ΠXi k2 = k(IE − P )(Xi − X n )k2
i=1
Posant :
W = w + σ 2 Γ et V = v + σ 2 Γ,
on montre alors aisément que l'on a :
Enn, on pose :
p
X p
X
λ = (p − q)−1 λk (resp. λn = (p − q)−1 λnk ),
k=q+1 k=q+1
Démonstration.
Cas du modèle linéaire
Dans le cas du modèle linéaire, on a :
n n
1 X 1 X
Wn = Xi ⊗ Xi = (µi ⊗ µi + ei ⊗ µi + µi ⊗ ei + ei ⊗ ei )
n i=1 n i=1
Les variables (ei )i∈IN∗ admettant même moment d'ordre 4, les variables
(ei ⊗ei )i∈IN∗ sont indépendantes, d'espérance mathématique σ 2 Γ et admettent
même moment d'ordre 2. D'après la loi forte des grands nombres dans σ2 (E),
on a :
n
1 X
lim ei ⊗ ei = IE(ei ⊗ ei ) = σ 2 Γ p.s.
n→∞ n
i=1
On a de plus :
n
1X
IE(µi ⊗ ei ) = µi ⊗ IE(ei ) = 0, d0 ou IE( µi ⊗ ei ) = 0.
n i=1
1
Pn
Montrons que la suite de terme général Tn := n i=1 µi ⊗ ei converge p.s.
vers 0 dans σ2 (E).
`
On a IE(Tn ) = 0 et IE(Tn ⊗ Tn ) = n1 C ◦ σ 2 Γ ⊗ wn ◦ C.
Les v.a.e. sont indépendantes mais pas de même loi. On ne peut donc pas
appliquer directement la loi des grands nombres classiques. Comme la suite
(wn ) est convergente, une loi généralisée permet de conclure. C'est l'objet de
la démonstration qui suit.
On peut écrire :
n n n
1 X 1 XX
k µi ⊗ ei k22 = 2 hµi ⊗ ei , µj ⊗ ej i2
n i=1 n i=1 j=1
n n
1 XX
= hµi , µj ihei , ej i.
n2 i=1 j=1
Puisque l'on a supposé les eets (µi ) bornés, il existe donc un réel stricte-
ment positif k tel que, pour tout (i, j) de (IN∗ )2 on ait :
1 1
|hµi , µj i| ≤ kµi k 2 kµj k 2 ≤ k,
178 Chap. 5 - Modèles à eets xes et A.C.P. optimale
ce qui entraîne :
n
1X
k µi ⊗ ei k22 ≤ k 2 ken k2 .
n i=1
et par conséquent :
lim Wn = w + σ 2 Γ = W p.s.
n→∞
Pn X n = µn + en
1
et Vn = n i=1 [(µi − µn ) ⊗ (µi − µn ) + (µi − µn ) ⊗ (ei − en )
+(ei − en ) ⊗ (µi − µn ) + (ei − en ) ⊗ (ei − en )].
On a par hypothèse :
lim µn = µ
n→∞
n
1 X
et lim (µi − µn ) ⊗ (µi − µn ) = lim vn = v dans σ2 (IRP ) ;
n→∞ n n→∞
i=1
de plus :
n n
1X 1X
(ei − en ) ⊗ (ei − en ) = ei ⊗ ei − en ⊗ en .
n i=1 n i=1
Comme la suite (en ) converge p.s. vers zéro, la suite (en ⊗ en ) converge p.s.
vers zéro. Pn
D'après le résultat obtenu dans le cas linéaire, la P suite ( n1 i=1 ei ⊗ ei )
n
converge p.s. vers σ 2 Γ. On en déduit que la suite ( n1 (e
i=1 i − e n ) ⊗ (ei − en ))
converge p.s. vers σ 2 Γ.
Par ailleurs, comme on peut écrire :
n n
1 X 1X
(µi − µn ) ⊗ (ei − en ) = µi ⊗ ei − µn ⊗ en ,
n i=1 n i=1
que la suite (µn ) converge vers µ par hypothèse et que la suite (en ) converge
p.s. vers 0, on obtient, par continuité,
Convergence presque sûre des estimateurs 179
lim µn ⊗ en = 0 p.s..
n→∞
Le résultat
Pn obtenu dans le cas linéaire Pn montre la convergence p.s. vers 0 de
la suite ( n1 µ
i=1 i ⊗ e i ) ; la suite ( 1
n n ) ⊗ (ei − en )) converge donc
i=1 (µi − µP
n
p.s. vers 0 et il en est de même pour la suite ( n1 i=1 (ei − en ) ⊗ (µi − µn )),
formée des adjoints des opérateurs précédents.
On en déduit :
lim Vn = v + σ 2 Γ = V p.s.
n→∞
Nous pouvons alors dire, par dénition, que la suite de sous-espaces (Eqn )
converge vers Eq .
Proposition 5.3.3 Pour chaque i de IN∗ , la suite (µni ) converge p.s. dans
E :
(i) vers QXi dans le cas linéaire et on a : IE(QXi ) = Qµi ,
(ii) vers = Q(Xi − µ) + µ dans le cas ane et on a IE(Q(Xi − µ) + µ) =
Q(µi − µ) + µ.
Γ (Eq ) = Eq . (5.1)
On a :
q
X q
X
(v + σ 2 Γ ) h = αi (v + σ 2 Γ ) hi = αi λi hi .
i=1 i=1
Remarque 5.1.
Dans le cas où σ 2 est petit, il est montré en Besse et al (1986) (cf. aussi,
1987, 1988) que, lorsque E est muni de P la métrique Γ −1 , alors le premier terme
n
du développement limité en σ de IE[ i=1 kµni − µi k2A ] (obtenu en utilisant
2
la théorie des perturbations), est minimum, ceci pour toute métrique A sur
E utilisée pour la représentation des Xi et pour tout n.
Nous étudions dans le paragraphe 5.5.2, pour une métrique √ quelconque, puis
lorsque E est muni de la métrique Γ −1 , les lois limites de n (Wn −wn −σ 2 Γ )
f √ 1 2 e
√ Wn ) et de n (V
(:= √n − vn − (1 − n σ Γ ) (:= Vn ), puis les lois limites de
n (Wn − W ) et de n (Vn − V ).
Soit e une v.a.e. admettant les mêmes moments jusqu'à l'ordre 8 que cha-
cun des ei .
Convergence en loi des estimateurs 183
On pose :
e
C ◦ (A⊗B) e ∗ , (A⊗B)
= A⊗B e e
◦ C = A∗ ⊗B, e
C ◦ (A⊗B) e ∗,
◦ C = A∗ ⊗B
e
C ◦ (A⊗B) ∗ e , (A⊗B)
= B ⊗A ∗ e ∗ ∗ e
◦ C = B ⊗A,
e ∗ ◦ C = B ∗ ⊗A
C ◦ (A⊗B) e ∗ = (A∗ ⊗Be ∗ )∗ .
On obtient donc :
(a1 ) e i ⊗ µi )) = ζi ,
IE((ei ⊗ ei )⊗(e
(a2 ) e i ⊗ ei )) = ζi∗ ,
IE((ei ⊗ µi )⊗(e
(a3 ) e i ⊗ ei )) = ζi∗ ◦ C,
IE((µi ⊗ ei )⊗(e
(a4 ) e i ⊗ ei )) = C ◦ ζi .
IE((ei ⊗ ei )⊗(µ
et donc :
`
( a5 ) e i ⊗ µi )) = σ 2 Γ ⊗ (µi ⊗ µi ),
IE((ei ⊗ µi )⊗(e
`
( a6 ) e i ⊗ ei )) = C ◦ σ 2 Γ ⊗ (µi ⊗ µi ),
IE((ei ⊗ µi )⊗(µ
`
( a7 ) e i ⊗ ei )) = C ◦ σ 2 Γ ⊗ (µi ⊗ µi ) ◦ C,
IE((µi ⊗ ei )⊗(µ
`
( a8 ) e i ⊗ µi )) = [σ 2 Γ ⊗ (µi ⊗ µi )] ◦ C.
IE((µi ⊗ ei )⊗(e
184 Chap. 5 - Modèles à eets xes et A.C.P. optimale
Démonstration. On a posé :
√
fn =
W n (Wn − wn − σ 2 Γ ) ;
avec :
Ui = µi ⊗ ei + ei ⊗ µi + ei ⊗ ei .
Les Ui sont des opérateurs aléatoires indépendants, d'espérance mathéma-
tique σ 2 Γ et d'opérateur de covariance Ki vériant :
e i ) − σ 4 Γ ⊗Γ
Ki = IE(Ui ⊗U e
e i ⊗ ei ) + (ei ⊗ µi ) + (ei ⊗ ei )]}
= IE{[(µi ⊗ ei ) + (ei ⊗ µi ) + (ei ⊗ ei )]⊗[(µ
− σ 4 Γ ⊗Γ.
e
`
Ki = σ 2 (I + C) ◦ Γ ⊗ (µi ⊗ µi ) ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζi + ζi∗ ◦ (I + C) + Θ,
On en déduit :
n
1X ` ∗
Ki = σ 2 (I + C) ◦ Γ ⊗ wn ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ n + ζ n ◦ (I + C) + Θ
n i=1
et
Convergence en loi des estimateurs 185
n
1X `
lim Ki = K = σ 2 (I + C) ◦ Γ ⊗ w ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ + ζ ∗ ◦ (I + C) + Θ
n→∞ n
i=1
Comme la suite ( √1n σ 2 Γ ) converge vers zéro, la suite (Ven ) a la même loi
f0 n ), dénie par :
limite que la suite (W
√
f0 n := W
W fn − n (µ ⊗ en + en ⊗ µ).
et on en déduit :
Xn
f0 n = √1
W (Ui − σ 2 Γ − µ ⊗ ei − ei ⊗ µ)
n i=1
n
1 X
= √ (Vi − σ 2 Γ )
n i=1
avec Vi = ei ⊗ (µi − µ) + (µi − µ) ⊗ ei + ei ⊗ ei .
et, f
√ comme la suite (Wn ) converge en loi vers U dans σ2 (E) et la suite
( n (wn − w)) converge vers L, constante de σ2 (E), on obtient le résultat
annoncé.
√
Proposition √ 5.5.4 Si la suite ( n (vn − v))n converge dans σ2 (E) vers L0 ,
alors la suite ( n (Vn −V ))n converge en loi dans σ2 (E) vers la v.a. gaussienne
U 0 + L0 , d'espérance mathématique L0 et d'opérateur de covariance K 0 .
Démonstration. En eet, on a :
√ √
n (Vn − V ) = n (Vn − v − σ 2 Γ )
√ 1 √ 1
= n (Vn − vn − (1 − ) σ 2 Γ ) + n (vn − v) − √ σ 2 Γ
n n
√ 1
= Ven + n (vn − v) − √ σ 2 Γ.
n
√
Or, puisque la suite (Ven ) converge en loi vers U 0 dans σ2 (E), la suite ( n (vn −
v)) converge vers L0 , constante de σ2 (E), et que la suite ( √1n σ 2 Γ ) converge
vers zéro, on obtient bien le résultat voulu.
Convergence en loi des estimateurs 187
√
Remarque√ 5.2. L'hypothèse la suite ( n (wn − w)) converge vers L” (resp.
la suite ( n (vn − v)) converge vers L0 ”) peut paraître contraignante. En
fait, il n'est pas utile de connaître la limite car les résultats asymptotiques
concernant les estimateurs ne dépendent pas de L (resp. de L0 ), en raison de
la propriété suivante
Bien que les résultats ne dépendent pas de la limite, il faut cependant que
la limite, éventuellement nulle, existe. Il s'agit donc d'une hypothèse sur la
vitesse de convergence d'une suite de paramètres. La forme même de l'hy-
pothèse montre qu'il semble plus naturel de considérer des modèles à eets
aléatoires plutôt que xes. Nous verrons que les résultats sont très proches.
On pose de plus :
Ψ3 (U ) = S U (h)
Ψ3 (U ) = S U (h).
On a alors :
Θ = σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]
où I désigne l'identité de σ2 (E).
et celui K 0 de Vn s'écrit :
`
K 0 = σ 2 (I + C) ◦ (v ⊗ IE ) ◦ (I + C) + σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]
∀ i = 1, · · · , n, e i ⊗ z)] = 0,
ζi = IE[(ei ⊗ ei )⊗(e
d'où aussi
n
1 X
ζi = 0 et ζ = ζ ∗ = 0
n i=1
et on obtient le résultat indiqué.
K2 = [(p − q)−1 2 σ 4 (1 + κ) + σ 4 κ] IE ,
` `
Ψ1 = (P0 ⊗ S) + (S ⊗ P0 )
`
e E + (1 + κ) (I + C)].
et K = σ 2 (I + C) ◦ (IE ⊗ w) ◦ (I + C) + σ 4 [κ IE ⊗I
Ψ1 Θ Ψ1∗ = Ψ1 ◦ (σ 4 [κIE ⊗I
e E + (1 + κ)(I + C)]) ◦ Ψ1∗
` `
= (1 + κ)σ 4 (S 2 ⊗ P0 + P0 ⊗ S 2 ) ◦ (I + C)
`
= (1 + κ)σ 4 (I + C) ◦ P0 ⊗ S 2 ◦ (I + C).
puisque l'on a : w P0 = P0 w = 0, S w S = S.
On obtient ainsi le résultat pour K1 .
Ψ2 Θ Ψ2∗ = Ψ2 ◦ (σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]) ◦ Ψ2∗
= [(p − q)−1 2σ 4 (1 + κ) + σ 4 κ] IE .
Ψ3 Θ Ψ3∗ = Ψ3 ◦ (σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]) ◦ Ψ3∗ = σ 4 (1 + κ) S 2 .
Ce résultat a été obtenu par Gedler (1986), et, dans le cas gaussien, par
Malinvaud (1981).
Nous déterminons ici ce test dans le cadre plus général où q est quelconque.
√
alors (Tn ◦ P n )n converge p.s. vers T P et (Tn ◦ n (P n − P ))n converge en
loi dans σ2 (E) vers la v.a. gaussienne centrée :
`
T S U P0 (= P0 ⊗ T S)(U ))
d'opérateur de covariance :
` `
IK = σ 2 (P0 ⊗ T 2 S) + σ 4 (1 + κ) (P0 ⊗ (T S )2 .
√
Démonstration. On sait que la suite ( n (Wn − W )) converge en loi dans
σ2 (E) vers une v.a. U, gaussienne d'espérance L et d'opérateur de covariance :
`
K = σ 2 (I + C) ◦ (IE ⊗ w) ◦ (I + C) + σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]
√
et que la suite ( n(P n − P )) converge
√ en loi dans σ2 (E) vers S U P0 + P0 U S.
On en déduit que la suite (Tn ◦ n (P n −P )) converge en loi dans σ2 (E) vers
T S U P0 , qui est une v.a. centrée puisque l'on a L P0 = P0 L = 0, d'opérateur
de covariance :
` `
IK = (P0 ⊗ T S) ◦ K ◦ (P0 ⊗ T S )
` ` `
= (P0 ⊗ T S) ◦ (σ 2 [(IE ⊗ w) + (w ⊗ IE )] ◦ (I + C)
`
+σ 4 [κ IE ⊗I
e E + (1 + κ) (I + C)]) ◦ (P0 ⊗ T S)
` `
= σ 2 P0 ⊗ (T S w T S) + σ 4 (1 + κ) P0 ⊗ (T S)2 ,
w S = S w = P et T P = P T = T.
On en déduit :
aµ = µ (σ 2 µ + σ 4 (1 + κ))−1/2
et donc :
1 1
T = w ◦ (σ 2 w + σ 4 (1 + κ) IE )− 2 = σ −1 (W − σ 2 IE ) ◦ (W + σ 2 κ IE )− 2 .
Prenant :
T1 = x1 ⊗ x2 , T2 = x3 ⊗ x4 , T3 = x5 ⊗ x6 et T4 = x7 ⊗ x8 ,
T1 = x1 ⊗ x2 , T2 = x3 ⊗ x4 , T3 = x5 ⊗ x6 et T4 = x7 ⊗ x8 ,
donc pour tout (T1 , T2 , T3 , T4 ) de [σ2 (E)]4 puisque la famille d'opérateurs de
la forme (x1 ⊗ x2 ) est dense dans σ2 (E).
Contenu : Modèles à eets aléatoires. Étude asymptotique des modèles à eets aléatoires et
choix optimal de métrique en A.C.P.
6.1 Introduction
Nous avons fait la remarque, lors de l'étude des modèles à eets xes, que
le type d'hypothèses faites sur ces eets xes semblerait mieux convenir à
des eets aléatoires. De plus, l'Analyse en Facteurs que nous étudions au
chapitre 8 est le plus souvent présenté comme un modèle à eets aléatoires.
La présentation des modèles à eets aléatoires, linéaire et ane, est donc
l'objet de ce chapitre.
Nous dénissons tout d'abord les modèles (linéaire et ane) à eets aléatoires
et les estimateurs et prédicteurs par les moindres carrés des paramètres et des
eets dans le paragraphe 6.2.
Dans le paragraphe 6.3. sont présentés les résultats concernant la convergence
presque sûre de la suite des opérateurs de covariance dont on réalise la décom-
position spectrale et la convergence presque sûre des suites de leurs éléments
propres. Nous montrons, dans le paragraphe 6.4. que les estimateurs sont
consistants pour un certain choix de métrique sur l'espace des individus.
Dans le paragraphe 6.5., sont présentés les résultats concernant les conver-
gences en loi des suites d'opérateurs de covariance d'échantillonnage et de
leurs éléments propres et dans le paragraphe 6.6., tous les opérateurs de co-
variance asymptotiques sont écrits sous forme explicite dans le cas où les
variables sont supposées elliptiques (ou gaussiennes).
Bien que de nombreuses preuves soient très semblables à celles vues dans le
chapitre précédent, nous les reproduisons intégralement pour que la lecture
de cette partie soit indépendante de celle de la partie précédente.
198 Chap. 6 - Modèles à eets aléatoires et A.C.P. optimale
IE(xi ) = µ,
IE(xi ⊗ xi ) = w, E((xi − µ) ⊗ (xi − µ)) = v, et
IE(ei ⊗ ei ) = σ 2 Γ,
Proposition 6.2.2 Les v.a. (Xi )i=1,...,n sont des v.a. indépendantes véri-
ant, pour tout i de {1, ..., n} :
IE(Xi ) = µ,
IE(Xi ⊗ Xi ) = w + σ 2 Γ (:= W ),
IE((Xi − µ) ⊗ (Xi − µ)) = v + σ 2 Γ (:= V ).
Démonstration. Les suites (xi )i=1,...,n et (ei )i=1,...,n sont indépendantes entre
elles et chacune composée de v.a. indépendantes. On en déduit que la suite
(Xi )i=1,...,n est constituée de v.a. indépendantes.
On a de façon évidente, pour tout i de {1, ..., n} :
IE(Xi ) = µ puisque ei est centrée,
IE(Xi ⊗ Xi ) = w + σ 2 Γ puisque xi et ei sont indépendantes, enn,
IE((Xi − µ) ⊗ (Xi − µ)) = IE(Xi ⊗ Xi ) − µ ⊗ µ = v + σ 2 Γ.
Modèles à eets aléatoires 199
Notations
Nous rappelons la notation déjà utilisée dans le paragraphe sur les modèles à
eets xes. Pour tout opérateur A de E admettant une décomposition spec-
trale, on note [A]q l'espace vectoriel engendré par les vecteurs propres associés
aux q plus grandes valeurs propres de A, et on le désigne par q -espace principal
de A.
L'espace [A]q n'est identié de façon unique que si, dans la suite pleine dé-
croissante (λj )j=1,...,p des valeurs propres de A, on a : λq > λq+1 .
On pose :
n n n
1X 1X 1X
Xn = Xi , Wn = Xi ⊗ Xi, Vn = (Xi − X n ) ⊗ (Xi − X n )
n i=1 n i=1 n i=1
Fq = µ + Eq avec Eq = [IE(Vn )Γ −1 ]q .
Démonstration. Dans le modèle linéaire (resp. ane), les v.a. (xi )i=1,...,n sont
supposées appartenir à un sous-espace vectoriel Eq (resp. ane Fq ) de dimen-
sion q de E. Dans le cas linéaire, on en déduit que le rang de w est inférieur
ou égal à q . Dans le cas ane, on en déduit que µ appartient à Fq et que le
rang de v est inférieur ou égal à q. Sans perte de généralité, nous supposons
que le rang de w (resp. de v) est égal à q. Par économie de notation, dans le
cas ane, nous notons également Eq l'espace vectoriel parallèle à Fq .
On a alors, dans le modèle linéaire (resp. ane)
Notation
Proposition 6.2.4 Dans le cas linéaire, les estimateurs et prédicteurs par les
moindres carrés de Eq et des xi , i = 1, ..., n, sont :
Or, on a :
dont on déduit :
n
X n
X ° ° ° °
kXi − ΠXi k =
2 °(IE − P )(Xi − X n )°2 + n °(IE − P )(X n − µ)°2
i=1 i=1
et donc :
n
X Xn
2 2
kXi − µi k = n tr (Vn (IE −P ))+n tr ((X n −µ)⊗(X n −µ))+ kΠXi − xi k
i=1 i=1
1) Comme dans le cadre des modèles à eets xes, on peut noter que les es-
timateurs et les prédicteurs par les moindres carrés de Eq (resp. de Fq ) et
des xi , i = 1, ..., n, sont indépendants de la valeur de σ 2 . En ce qui concerne
l'estimation de σ 2 , nous montrerons ( 8.3.) que chacune des p − q dernières
valeurs propres de Wn Γ −1 (resp. de Vn Γ −1 ) converge vers σ 2 , nous estimerons
alors σ 2 par la moyenne de ces p − q dernières valeurs propres.
202 Chap. 6 - Modèles à eets aléatoires et A.C.P. optimale
IE(ei ⊗Γ −1 ei ) = IE(ei ⊗ ei ) ◦ Γ −1 = σ 2 IE
Ω1 e (xi ⊗ xi )) − w⊗w
= IE((xi ⊗ xi ) ⊗ e
ζ e (ei ⊗ µ))
= IE((ei ⊗ ei ) ⊗
Θ e (ei ⊗ ei )) − σ 4 Γ ⊗
= IE((ei ⊗ ei ) ⊗ eΓ
Ω10 = IE(((xi − µ) ⊗ (xi − µ)) ⊗ e ((xi − µ) ⊗ (xi − µ))) − v ⊗v
e
Ces diérents moments ne dépendent pas de i car les v.a. (xi )i=1,...,n (resp.
(ei )i=1,...,n ) ont mêmes moments jusqu'à l'ordre 4.
alors on a :
`
K = Ω1 + σ 2 (I + C) ◦ w ⊗ Γ ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ + ζ ∗ ◦ (I + C) + Θ et
`
K 0 = Ω10 + σ 2 (I + C) ◦ v ⊗ Γ ◦ (I + C) + Θ.
Modèles à eets aléatoires 203
On a donc :
e (Xi ⊗ Xi )) = Ω1 + w⊗w
IE((Xi ⊗ Xi ) ⊗ e + Ω2 + Ω3 + Ω4
e (xi ⊗ xi )) − w⊗w
Ω1 = IE((xi ⊗ xi ) ⊗ e
et où l'on pose :
car IE(ei ) = 0.
D'après la propriété A2 de cette même annexe, on a :
e (xi ⊗ xi )) = IE(ei ⊗ ei )⊗IE(
IE((ei ⊗ ei ) ⊗ e xi ⊗ xi ) = σ 2 Γ ⊗w.
e
d'où :
`
e (xi ⊗ ei )) = w ⊗ σ 2 Γ.
IE((xi ⊗ ei ) ⊗
204 Chap. 6 - Modèles à eets aléatoires et A.C.P. optimale
On a de plus :
`
e (xi ⊗ ei ))] = C ◦ w ⊗ σ 2 Γ
e (ei ⊗ xi )) = IE[C ◦ ((xi ⊗ ei ) ⊗
IE((xi ⊗ ei ) ⊗
e ∗ = C ◦ A⊗B
car A⊗B e et IE(C ◦ U ) = IE(C ◦ U ),
`
e (xi ⊗ ei )) ◦ C] = w ⊗ σ 2 Γ ◦ C
e (xi ⊗ ei )) = IE[((xi ⊗ ei ) ⊗
IE((ei ⊗ xi ) ⊗
e = A⊗B
car A∗ ⊗B e ◦ C et IE(U ◦ C) = IE(U ) ◦ C,
`
e (xi ⊗ ei )) ◦ C] = C ◦ w ⊗ σ 2 Γ ◦ C
e (ei ⊗ xi )) = IE[C ◦ ((xi ⊗ ei ) ⊗
IE((ei ⊗ xi ) ⊗
e ∗ = C ◦ A⊗B
car A∗ ⊗B e ◦ C et IE(C ◦ U ◦ C) = C ◦ IE(U ) ◦ C.
on en déduit :
`
Ω4 = σ 2 (I + C) ◦ w ⊗ Γ ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ + ζ ∗ ◦ (I + C) + Θ + σ 4 Γ ⊗Γ.
e
Comme on a :
e = (w + σ 2 Γ )⊗(w
W ⊗W e + σ 2 Γ ) = w⊗w
e + σ 2 (Γ ⊗w e ) + σ 4 Γ ⊗Γ,
e + w⊗Γ e
on en déduit :
`
K = Ω1 + σ 2 (I + C) ◦ w ⊗ Γ ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ + ζ ∗ ◦ (I + C) + Θ
On obtient donc :
`
K 0 = Ω10 + σ 2 (I + C) ◦ v ⊗ Γ ◦ (I + C) + Θ,
expression indépendante de i.
Dans les modèles à eets aléatoires linéaire et ane dont la dénition vient
d'être rappelée, on considère désormais que i appartient à IN∗ .
0 0
On pose : Eq = [W ]q dans le cas linéaire, Eq = [V ]q dans le cas ane, et on
0
note Q le projecteur orthogonal sur Eq .
Enn, on pose :
p
X p
X
λ = (p − q)−1 λk (resp. λn = (p − q)−1 λnk ),
k=q+1 k=q+1
Proposition 6.3.1 Dans le cas linéaire, la suite (Wn ) converge p.s. vers W
dans σ2 (E).
Dans le cas ane, la suite (X n ) converge p.s. vers µ dans E et la suite (Vn )
converge p.s. vers V dans σ2 (E).
Les v.a. (Xi ⊗ Xi )i∈IN∗ sont indépendantes, d'ordre 2, et ont mêmes moments
d'ordre 1 et 2 :
206 Chap. 6 - Modèles à eets aléatoires et A.C.P. optimale
e (Xi ⊗ Xi )) − W ⊗W
IE(Xi ⊗ Xi ) = W et IE((Xi ⊗ Xi ) ⊗ e = K.
Les v.a. (Xi )i∈IN∗ sont indépendantes et ont mêmes moments d'ordre 1 et 2,
IE(Xi ) = µ et IE(Xi ⊗ Xi ) = W.
On peut alors dire, par dénition, que la suite de sous-espaces (Eqn ) converge
vers Eq .
Proposition 6.3.4 Pour tout i de IN∗ , la suite (xni ) converge p.s. dans E :
1) vers QXi dans le cas linéaire et on a : IE(QXi ) = Qµ,
2) vers Q(Xi − µ) + µ dans le cas ane et on a IE(Q(Xi − µ) + µ) = µ.
C'est à partir de l'A.C.P. que l'on obtient les estimations et prédictions par les
moindres carrés des paramètres et des eets aléatoires des modèles. Bien que
peu d'hypothèses soient posées, il est possible de dénir des critères de qualité
des estimateurs, par exemple la consistance. D'où une notion d'optimalité
en terme de consistance.
Nous montrons que les estimateurs et prédicteurs sont consistants si, et seule-
ment si, on choisit comme métrique sur E l'inverse de la matrice de covariance
des erreurs. Il s'agit d'une propriété analogue au théorème de Gauss-Markov
pour le modèle de régression linéaire.
√
Proposition 6.5.1 La suite ( n(Wn − W )) converge en loi dans σ2 (E) vers
U, opérateur aléatoire gaussien centré et d'opérateur de covariance :
`
K = Ω1 + σ 2 (I + C) ◦ w ⊗ Γ ◦ (I + C) + (I + C) ◦ ζ + ζ ∗ ◦ (I + C) + Θ.
Dans le cas où le produit scalaire est associé à Γ −1 on remplace Γ par IE .
Convergence en loi des estimateurs 209
Démonstration. Nous avons vu proposition 8.2.5 que les v.a. (Xi ⊗ Xi )i∈IN∗
sont indépendantes, d'ordre 2, et ont mêmes moments d'ordre 1 et 2,
e (Xi ⊗ Xi )) − W ⊗W
IE(Xi ⊗ Xi ) = W et IE((Xi ⊗ Xi ) ⊗ e = K.
Comme
√ on sait que la suite (X n ) converge p.s. vers µ dans E et que
√ la suite
( n(X n − µ)) converge en loi dans E, on en déduit que la suite √ ( n(X n −
µ) ⊗ (X n − µ)) converge en probabilité vers 0 et que la suite ( n(Vn − V )) a
√
même limite en loi que la suite ( n(Ven − V )).
Ψ1 (U ) = P0 U S + SU P0 ,
Ψ2 (U ) = (p − q)−1 tr(P0 U ),
Ψ3 (U ) = SU (h),
Ψ1 (U ) = P0 U S + SU P0 .
√
(ii) De même, la suite ( n(λn − σ 2 )) converge en loi dans R vers :
Ψ2 (U ) = (p − q)−1 tr (P0 U ).
√
(iii) Enn, la suite ( n(hn − h)) converge en loi dans E vers :
Explicitation des opérateurs de covariance asymptotique 211
Ψ3 (U ) = SU (h).
Démonstration. Comme la loi des ei est elliptique centrée, les moments d'ordre
3 sont nuls, et on a donc :
e i ⊗ µ)] = 0
ζ = IE[(ei ⊗ ei )⊗(e
d'où le résultat.
212 Chap. 6 - Modèles à eets aléatoires et A.C.P. optimale
K3 = (1 + κ)σ 4 S 2 + σ 2 S.
wP0 = P0 w = 0, P0 S = SP0 = 0, xi ⊗ xi P0 = P0 xi ⊗ xi = 0.
` `
(i) L'opérateur Ψ1 := P0 ⊗ S + S ⊗ P0 est autoadjoint, d'où :
Ω1 Ψ1∗ (T ) = [IE((xi ⊗ xi )⊗(x
e i ⊗ xi )) − w⊗w](ST
e P0 + P0 T S) = 0.
En eet, on a :
e i ⊗xi ))(ST P0 ) = IE[hxi ⊗ xi , ST P0 i2 xi ⊗xi ]= IE(tr(ST P0 (xi ⊗
IE((xi ⊗xi )⊗(x
xi ))xi ⊗ xi ) = 0.
e i ⊗ xi ))(P0 T S) = 0,
De même, IE((xi ⊗ xi )⊗(x
e
w⊗w(ST P0 ) = tr (ST P0 w)w = 0 et w⊗w(P e 0 T S) = 0.
On en déduit :
Ψ1 Ω1 Ψ1∗ = 0.
`
(ii) L'opérateur Ψ2 := P0 ⊗ P0 est autoadjoint, d'où :
Ω1 Ψ2∗ (T ) = [IE((xi ⊗ xi )⊗(x
e i ⊗ xi )) − w⊗w](P
e 0 T P0 ) = 0.
On a donc :
Ψ2 Ω1 Ψ2∗ = 0.
(iii) Enn, on a, pour tout T de σ2 (E), Ψ3 (T ) = ST h et, pour tout x de E,
Ψ3∗ (x) = h ⊗ S(x), donc :
Deuxième étape
On reprend textuellement la démonstration faite dans le cadre des modèles à
eets xes.
(i) On a posé :
` `
K1 = Ψ1 KΨ1∗ avec Ψ1 = (P0 ⊗ S) + (S ⊗ P0 ) et
`
K = Ω1 + σ 2 (I + C) ◦ (IE ⊗ w) ◦ (I + C) + σ 4 [κIE ⊗I
e E + (1 + κ)(I + C)],
et déjà explicité, dans le cas de l'A.C.P. :
Ψ1 ΘΨ1∗ = Ψ1 ◦ (σ 4 [κIE ⊗I
e E + (1 + κ)(I + C)]) ◦ Ψ1∗
` `
= (1 + κ)σ 4 (S 2 ⊗ P0 + P0 ⊗ S 2 ) ◦ (I + C).
(ii) On a posé :
`
K2 = Ψ2 KΨ2∗ avec Ψ2 = P0 ⊗ P0 et
` `
K = Ω1 + σ 2 [(IE ⊗ w) + (w ⊗ IE )] ◦ (I + C) + σ 4 [κIE ⊗I
e E + (1 + κ)(I + C)],
et déjà explicité, dans le cas de l'A.C.P. :
Ψ2 ΘΨ2∗ = Ψ2 ◦ (σ 4 [κIE ⊗I
e E + (1 + κ)(I + C)]) ◦ Ψ2∗
= [(p − q)−1 2σ 4 (1 + κ) + σ 4 κ]IE .
6.7 Conclusion
Il est maintenant possible d'envisager des applications inférentielles : estima-
tion par intervalle de conance, tests d'hypothèses. Nous ne le ferons pas ici.
Les résultats que nous avons obtenus dans le cadre des modèles à eets aléa-
toires sont très proches de ceux obtenus dans le cadre des modèles à eets
xes.
Les hypothèses faites sur les eets xes paraissaient diciles à contrôler. À ce
titre, les modèles à eets aléatoires semblent plus naturels.
Néanmoins, l'introduction des modèles à eets xes a permis de justier
l'étude des structures pouvant exister dans la représentation des individus
en A.C.P.. Le fait que les eets aléatoires aient les mêmes moments jusqu'à
l'ordre 8, ou aient même loi, ne répond plus à cet objectif.
Nous proposons dans le chapitre suivant une modication des hypothèses
du modèle à eets xes. Plutôt que d'avoir autant de moyennes distinctes
que d'observations, nous allons supposer qu'il y a un nombre ni de sous-
populations sous-jacentes.
expression indépendante de i.
Enn, on procède de façon analogue pour M8Xi (u1 , ..., u8 ), somme de 256
termes (= 28 ).
7.1 Introduction
C'est parce que le modèle d'échantillonnage i.i.d. était inadapté pour
rendre compte de certaines situations dans la pratique de l'A.C.P. que nous
avons introduit le modèle à eets xes.
Les variables aléatoires euclidiennes représentant les individus sont alors
supposées avoir des espérances mathématiques propres à chaque individu ; ceci
revient à envisager autant de sous-populations que d'individus, ce qui conduit
à des hypothèses impossibles à vérier pour mener l'étude asymptotique d'un
tel modèle.
À ce titre, le modèle à eets aléatoires traduit mieux une telle situation et
nous avons vu que nous obtenions des résultats analogues en ce qui concerne
un choix optimal de métrique pour l'A.C.P.
Nous considérons ici un modèle à eets xes (cas linéaire et cas ane) pour
lequel nous disposons d'un nombre ni K de sous-populations (ou classes) et
de plusieurs observations pour chacune d'elles (réplications d'observations).
Nous appelons ces modèles modèles mixtes car nous verrons ( 7.2.3) que
les eets peuvent être considérés comme xes ou aléatoires.
Dans les articles concernant ces modèles (par exemple Dolby (1976), Nuss-
baum (1977), Healy (1980)), le modèle d'échantillonnage implicitement utilisé
est un échantillon stratié proportionnel. En eet, tout d'abord, le nombre nk
d'observations pour la k -ème classe est supposé xe, ce qui revient donc à
considérer un échantillon stratié, c'est-à-dire K échantillons (un par classe)
PK
indépendants et de tailles xes n1 , · · · , nk (de somme k=1 nk valant n).
218 Chap. 7 - Modèles mixtes. Retour sur l'A.F.D.
les moindres carrés dans E. Dans le cas ane, l'espace ane Fq est estimé par
Fqn = X̄ n + Eqn , où Eqn est l'espace vectoriel engendré par q vecteurs propres
associés aux q plus grandes valeurs propres de VEn ; la moyenne µk de X sur
la k -ème sous-population est estimée par la projection orthogonale de X̄kn sur
Fqn .
Dans le cadre ainsi précisé, nous montrons que ces estimateurs sont consis-
tants quelle que soit la métrique utilisée sur E.
√ En nécrivant explicitement l'opérateur de covariance asymptotique L de
n (P − P ), où P n (resp. P ) est le projecteur orthogonal sur Eqn (resp. Eq ),
nous montrons que le minimum de la trace de L, opérateur qui dépend de la
métrique sur E, sur l'ensemble des métriques sur E vériant tr(Γ ) = p, est
atteint lorsque la métrique est Γ −1 , et que, pour ce choix de métrique, on a
ainsi une propriété de type ecacité asymptotique.
Dans le cas où Γ est inconnue, nous l'estimons par VRn , ce qui nous conduit,
dans le cas ane, à la diagonalisation de VEn (VRn )−1 ou encore VEn (V n )−1
puisque ces opérateurs ont les mêmes vecteurs propres correspondant à des
valeurs propres rangées dans le même ordre.
Le modèle ane correspond donc à une Analyse Factorielle Discriminante
pour laquelle l'opérateur VE de covariance de la population expliquée par la
partition est de rang q. Nous sommes ainsi ramenés à l'étude asymptotique
de l'Analyse Factorielle Discriminante.
dont on déduit les propriétés suivantes dont les quatre premières sont évi-
dentes :
1. Les xi sont des variables aléatoires indépendantes,
PK
2. IE(xi ) = k=1 pk µk = µ (= IE(Xi )) et IE(ei ) = 0,
PK
3. IE(xi ⊗ xi ) = k=1 pk µk ⊗ µk , noté WE ,
PK
4. IE((xi − µ) ⊗ (xi − µ)) = k=1 pk (µk − µ) ⊗ (µk − µ), noté VE ,
5. IE(xi ⊗ ei ) = 0,
6. W = WE + Γ et V = VE + Γ.
La cinquième propriété provient de ce que l'on a :
K
X
IE(xi ⊗ Xi ) = µk ⊗ IE(11[Yik =1] Xi )
k=1
K
X
= pk µk ⊗ IE(Xi | [Yik = 1])
k=1
K
X
= pk µk ⊗ µk = IE(xi ⊗ xi ).
k=1
et :
Eq = Im (WE ) et Fq = µ + Im (VE ).
Pour i appartenant à Ck , on a :
Xi = µk + ei avec µk xe.
Xi = xi + ei avec xi aléatoire.
Les xi sont des variables aléatoires de même loi et non corrélées avec les
ei . On obtient ainsi un modèle à eets aléatoires pour lesquels, contrairement
aux modèles à eets aléatoires habituels (cf. par exemple Anderson (1984)),
les eets xi sont des variables aléatoires discrètes.
D'après la loi forte des grands nombres, nnk converge presque sûrement vers
pk ; aussi, à partir d'un certain rang n0 , l'entier nk est presque sûrement
strictement positif, pour tout k de {1, · · · , K}. On se place désormais dans ce
cas ; pour tout n ≥ n0 et sur l'ensemble de convergence de probabilité 1 de
nk
n vers pk , on pose :
K
1 X X nk
X̄kn = Xi , WEn = X̄kn ⊗ X̄kn .
nk n
n
i∈Ck k=1
V n = VEn + VRn
Comme on a :
il vient :
K
1 XX
F = tr ( (Xi − µk ) ⊗ (Xi − µk ))
n
k=1 i∈Cn
k
K
X nk
= tr (VRn ) + tr ( (X̄kn − µk ) ⊗ (X̄kn − µk )).
n
k=1
Cas linéaire
L'égalité
Estimation par les moindres carrés 223
K
X nk
tr ( (X̄kn − µk ) ⊗ (X̄kn − µk )) = tr (WEn (I − P ))
n
k=1
K
X nk
+ tr ( (P X̄kn − µk ) ⊗ (P X̄kn − µk ),
n
k=1
Dans cette dernière égalité, le premier terme est xe, le deuxième est négatif
et le dernier positif. Le minimum sur P et µk sera atteint si l'on peut rendre
le dernier terme nul et tr (WEn P ) maximum, ce qui est le cas lorsque P est
le projecteur orthogonal P n sur l'espace vectoriel Eqn engendré par q vecteurs
propres associés aux q plus grandes valeurs propres de WEn et pour µnk =
P n X̄kn .
Cas ane
PK nk
Posant µ̄n = k=1 n µk , il vient :
PK nk
tr ( k=1 n (X̄kn − µk ) ⊗ (X̄kn − µk )) = tr (VEn (IE − P ))
+tr ((X̄ n − µ̄n ) ⊗ (X̄ n − µ̄n ) (IE − P )) ,
PK
+tr ( k=1 nnk (Π X̄kn − µk ) ⊗ (Π X̄kn − µk )),
F = tr (VRn ) − tr (VEn P )
K
X nk
+ tr ((X̄ n − µ̄n ) ⊗ (X̄ n − µ̄n )(IE − P ) + kΠ X̄kn − µk k2 .
n
k=1
Le premier terme est xe, le deuxième est négatif et les deux derniers sont
positifs. Le minimum sur P, µk et µ̄n sera atteint si l'on peut rendre les deux
derniers termes nuls et tr (VEn P ) maximum. C'est le cas pour le projecteur
orthogonal P n sur l'espace vectoriel Eqn engendré par q vecteurs propres as-
sociés aux q plus grandes valeurs propres de VEn , pour Fqn = X̄ n + Eqn et, si
Π n est le projecteur orthogonal sur l'espace vectoriel Fqn , pour µnk = Π n X̄kn .
PK
L'estimateur µ̄nn de µ̄n est alors k=1 nnk µnk et vérie bien µ̄nn = X̄n .
224 Chap. 7 - Modèles mixtes. Retour sur l'A.F.D.
Démonstration. Puisque (Xi )i∈IN∗ (resp. ((Xi ⊗ Xi )i∈IN∗ )) est une suite de
variables aléatoires à valeurs dans E (resp. σ2 (E)) indépendantes, de même
loi, admettant des moments d'ordre 2 et d'espérance µ (resp. W ), la loi forte
des grands nombres donne P la convergence presque sûre de (X̄ n )n∈IN∗ vers µ
n 1 n
dans E (resp. de W = n i=1 Xi ⊗ Xi vers W dans σ2 (E)). On en déduit
que la suite de terme général :
n
1 X
Vn = (Xi − X̄ n ) ⊗ (Xi − X̄ n ) = W n − X̄ n ⊗ X̄ n ,
n i=1
IE(Xi 11[Yik =1] ) = IE(IEYi (Xi 11[Yik =1] )) = IE(µk 11[Yik =1] ) = µk pk .
En utilisant la loi forte des grands nombres pour la suite des variables in-
dépendantes (Xi 11[Yik =1] )i∈IN∗ , on on obtient, pour chaque k, la convergence
Pn nk
presque sûre de n1 i=1 Xi 11[Yik =1] vers µk pk et, puisque n converge presque
P n
sûrement vers pk (6= 0), celle de n1k i=1 Xi 11[Yik =1] vers µk .
somme des projecteurs orthogonaux sur les espaces propres associés aux va-
leurs propres non nulles de WE (resp. VE ; ) l'opérateur Q = I − P est le
projecteur orthogonal sur l'espace propre associé à la valeur propre nulle de
WE (resp. VE ).
On pose :
Xp
1
λn = λn ,
p − q j=q+1 j
(iii) Puisque chacune des (p − q) dernières valeurs propres de WEn (resp. VEn )
converge presque sûrement vers 0, il en est de même pour λn , d'où le troisième
résultat
.
Les estimateurs sont donc consistants quelle que soit la métrique sur E.
Les familles :
{ej ⊗ ei ; i = 1, · · · , p, j = 1, · · · , p} {ej ⊗ fi ; i = 1, · · · , K, j = 1, · · · , p}
{fj ⊗ ei , ; i = 1, · · · , p, j = 1, · · · , K} {fj ⊗ fi ; i = 1, · · · , K, j = 1, · · · , K}
sont respectivement une base des espaces σ2 (E), σ2 (E, IRK ), σ2 (IRK , E) et
σ2 (IRK , IRK ).
Notant sans distinction, puisqu'il n'y a pas d'ambiguïté possible, les pro-
duits tensoriels associés aux produits scalaires de H, E et IRK , et posant :
X4
W = IE((X + Y ) ⊗ (X + Y )) (= ui (W)),
i=1
∗
on peut identier W1 = IE(X ⊗ X) à u1 (W) (resp. W21 = W12 = IE(X ⊗ Y ) à
u2 (W), resp. W2 = IE(Y ⊗ Y ) à u4 (W)). L'opérateur W1 n'est autre bien sûr
que l'opérateur W considéré ci-dessus.
De même, si on pose :
4
X
V = IE((X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y )) (= ui (V)).
i=1
le réel u1 (V) (resp. u2 (V), u3 (V), u4 (V)) est identié à V1 = IE((X −µ)⊗(X −
∗
µ)) (resp. V21 = IE((X −µ)⊗Y ), V12 = IE(Y ⊗(X −µ)) = V21 , V2 = IE(Y ⊗Y )
et on a :
V1 = V et V2 = W2 .
On a par ailleurs :
K
X K
X K
X
Y = 11[Y k =1] fk , IE(Y ) = pk fk et W2 = IE(Y ⊗ Y ) = pk fk ⊗ fk .
k=1 k=1 k=1
Lois asymptotiques des opérateurs de covariance 227
La loi forte des grands nombres dans σ2 (H), montre que la suite (W n )
(resp. (V 0n )) converge presque-sûrement vers W (resp. V) et, comme on a :
et que les trois derniers termes convergent presque-sûrement vers zéro, la suite
(V n ) converge aussi presque sûrement vers V.
Posant :
W1n = u1 (W n ), W21
n
= u2 (W n ), W12
n
= u3 (W n ) et W2n = u4 (W n )
WEn = W12
n
(W2n )−1 W21
n
et VEn = V12
n
(V2n )−1 V21
n
.
228 Chap. 7 - Modèles mixtes. Retour sur l'A.F.D.
PK
Comme on a : W2 = V2 = k=1 pk fk ⊗ fk avec pk > 0, pour k = 1, · · · , K,
l'opérateur W2n (= V2n ) est inversible à partir d'un certain rang et la suite
((W2n )−1 ) converge presque sûrement vers W2−1 . On retrouve ainsi les résultats
établis précédemment :
les suites (W n ) et (WEn ) (resp. (V n ) et (VEn )) convergent presque sû-
rement respectivement vers W et WE (resp. V et VE ).
(X + Y ) ⊗ (X + Y ).
√
(ii) La suite ( n (V 0n − V))n converge en loi vers une variable gaussienne G
centrée dont l'opérateur de covariance est celui de :
(X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y ).
√
(iii) La suite ( n (V n − V)) converge en loi vers une variable gaussienne HV
centrée dont l'opérateur de covariance est celui de
(X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y ) − (X − µ) ⊗ µ − µ ⊗ (X − µ).
Démonstration. Posant :
n
√ √ √
HW = n (W n − W), Gn = n (V 0n − V) et HVn = n (V n − V),
n
le théorème de la limite centrale dans σ2 (H) implique que (HW ) (resp. (Gn ))
converge en loi vers une variable gaussienne centrée HW (resp. G) dont
l'opérateur de covariance est celui de (X + Y ) ⊗ (X + Y ) (resp. celui de
(X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y )).
n
√ 1 X
n( [(Xi − µ + Yi ) ⊗ (Xi − µ + Yi ) − (Xi − µ) ⊗ y − y ⊗ (Xi − µ)] − V)
n i=1
(X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y ) − (X − µ) ⊗ y − y ⊗ (X − µ).
Proposition√7.5.2
(i) La suite ( n (WEn − WE ))n converge en loi vers la variable aléatoire gaus-
sienne centrée UW admettant pour opérateur de covariance celui de
On obtient alors :
et le résultat.
(ii) Si, pour i = 2, 3, 4, on dénit les applications Bin et Bi comme ci-dessus
en remplaçant W par V, on a alors :
4
X
√
UVn = n (VEn − VE ) = Bin ◦ ui (HVn )
i=2
qui prouve que UV est une v.a. gaussienne centrée et qu'elle admet le même
opérateur de covariance que celui de la v.a. ŨV dénie par :
4
X
ŨV = Bi ◦ ui ((X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y ))
i=2
= V12 V2−1 ((X − µ) ⊗ Y ) + (Y ⊗ (X − µ)) V2−1 V21
−V12 V2 −1 (Y ⊗ Y ) V2−1 V21 ,
d'où le résultat.
ILT = S (T + T ∗ ) Q Γ Q + Q Γ Q (T + T ∗ ) S
et sa trace vérie :
tr (IL) = 2 tr (Q Γ ) tr (S).
¡ ¢
Démonstration. Posant : A = (QX)⊗ SW1 2 W2−1 Y , on a, d'après le résultat
précédent : ³ ´ ¡ ¢
IL = E Ue⊗˜Ue = E (A + A∗ ) ⊗ ˜ (A + A∗ ) .
˜ (u ⊗ v) = hAu, viA
ϕ (X, Y ) = A⊗A
= hQX, ui hSW1 2 W2−1 Y, vi QX ⊗ SW1 2 W2−1 Y.
On a : ¡ ¢
IE (ϕ (X, Y )) = IE IEY (ϕ (X, Y )) .
L'opérateur :
¡ ¢
IE[Y =ξ] (ϕ (X, Y )) = hSW1 2 W2−1 ξ, vi IE[Y =ξ] hQX, ui QX ⊗ SW1 2 W2−1 ξ
associe à chaque x de E :
il vient :
et donc :
IE[Y =1] (QX ⊗ QX) = QΓ Q.
k
Il en résulte :
®
IEY (ϕ (X, Y )) = SW1 2 W2−1 Y, v QΓ Qu ⊗ SW1 2 W2−1 Y,
On en déduit :
ILT = S T Q Γ Q + Q Γ Q T ∗ S + S T ∗ Q Γ Q + Q Γ Q T S,
et le résultat.
Montrons que l'on a :
tr (IL) = 2 tr (Q Γ ) tr (S).
En eet, ce résultat provient des égalités
p X
X p
tr (IL) = hILei ⊗ ej , ei ⊗ ej i
i=1 j=1
Xp X p
= {hQ Γ Qei , ei i hSej , ej i + hQΓ Qej , ej i hSei , ei i
i=1 j=1
+2 hQ Γ Qei , ej ihSej , ei i}
Xp Xp
= 2 tr (Q Γ Q) tr (S) + 2 hS( ei ⊗ ej ) Q Γ Q, ( ei ⊗ ei )i,
i=1 i=1
Pp
du fait que l'opérateur i=1 ei ⊗ ei est l'identité et de ce que Q S est l'opé-
rateur nul.
Ecacité et choix de métrique sur l'espace euclidien 235
Proposition 7.7.1 On a :
µ ¶
1 K
IE (W n ) = W, IE (V n ) = 1− V, IE (WEn ) = WE +
Γ,
n n
µ ¶ µ ¶
n 1 K −1 n 1
IE (VE ) = 1 − VE + Γ et IE (VR ) = 1 − Γ.
n n n
Démonstration. On a :
n n
1X 1 X¡ ¢ ¡ ¢
Wn = Xi ⊗ Xi , Vn = Xi − X̄ n ⊗ Xi − X̄ n ,
n i=1 n i=1
K
X nk
WEn = X̄ n ⊗ X̄kn , VRn = Wn − VEn et VEn = V n − VRn .
n
k=1
Puisque les v.a. Xi ⊗ Xi ont même loi et ont pour espérance W , il vient :
IE (W n ) = IE (Xi ⊗ Xi ) = W et
µ ¶
n n
¡¡ n ¢ ¡ n ¢¢ 1
IE (V ) = IE (W ) − IE X̄ − µ ⊗ X̄ − µ = 1 − V.
n
On a par ailleurs :
ÃK !
¡ Y ¢ X nk ¡ n ¢
Y
IE (WEn ) n
= IE E (WE ) = IE n
IE X̄k ⊗ X̄k .
n
k=1
On a enn :
µ ¶
K
IE (VRn ) = IE (W n ) − IE (WEn ) = 1− Γ
n
et µ ¶
1 K −1
IE (VEn ) n
= IE (V ) − IE (VRn ) = 1− VE + Γ.
n n
Remarque
Proposition 7.7.2 Dans le cas où Γ est connu et les lois conditionnelles des
variables aléatoires gaussiennes, l'estimateur de maximum de vraisemblance
de Eq est l'espace vectoriel Eqn engendré par les vecteurs propres associés aux
q plus grandes valeurs propres de WEn Γ −1 dans le cas linéaire, de VEn Γ −1
dans le cas ane.
Si on pose :
K
1X X
T = (xi − µk ) ⊗Γ −1 (xi − µk ) ,
n n
k=1 i∈Ck
Remarque
C'est la même expression que, lorsque les nk sont xes. La solution est la
suivante (cf. Anderson, 1951, Healy, 1980) : dans le cas linéaire (resp. ane)
Eqn est engendré par les vecteurs propres associés aux q plus grandes valeurs
propres de WEn (VRn )−1 (resp. VEn (VRn )−1 ).
Proposition 7.7.3 Parmi les métriques sur E vériant tr(Γ ) = p celle ren-
dant minimum tr(IL) est Γ −1 .
et on a :
p
X
(p − q) tr (SΓ −1 ) = (p − q) mk et
k=p−q+1
p−q
X
tr (QΓ ) tr (S) = mj q.
j=1
Comme tr (Γ ) = p et Γ 6= IE , on a :
p−q
X p
X
mj > p − q, mk < q et (p − q) tr (SΓ −1 ) < tr (QΓ ) tr (S)
j=1 k=p−q+1
et le résultat.
7.7.4 Remarques
Lorsque l'opérateur Γ est inconnu nous l'estimons par VRn , Eqn est alors
dans le cas linéaire (resp. ane), l'espace engendré par les vecteurs propres
−1 −1
associés aux q plus grandes valeurs propres de VEn (VRn ) (resp. VEn (VRn ) ).
Nous pouvons remarquer que Eqn est aussi l'espace engendré par les vec-
teurs propres associés aux q plus grandes valeurs propres de WEn Wn−1 (resp.
VEn (V n )−1 ) ; en eet, par exemple dans le cas ane, soit λ et u une valeur
−1
propre et un vecteur propre associé de VEn (VRn ) ; on a :
Cas de l'A.F.D. avec opérateur de covariance expliquée de rang réduit 239
Il s'ensuit que, pour tout j de {1, · · · , p}, le vecteur propre associé à la j -ème
plus grande valeur propre de VEn (V n )−1 est aussi un vecteur propre associé
à la j -ème plus grande valeur propre de VEn (VRn )−1 . La démonstration est
analogue dans le cas linéaire.
Nous sommes alors, dans le cas ane, dans la cadre de l'Analyse Facto-
rielle Discriminante, cadre dans lequel l'opérateur VEn est supposé de rang q .
Nous nous proposons d'étudier maintenant les propriétés asymptotiques des
estimateurs dans ce cadre. Comme précédemment nous omettrons l'indice V .
On peut écrire :
−1 −1
VEn (V n )−1 − VE V −1 = V1n2 (V2n ) V2n1 (V1n ) − V1 2 V2−1 V1−1
240 Chap. 7 - Modèles mixtes. Retour sur l'A.F.D.
−1 −1 −1 −1
= (V1n2 − V1 2 ) (V2n ) V2n1 (V1n ) − V1 2 (V2n ) (V2n − V2 ) V2−1 V2n1 (V1n )
−1 −1
+V1 2 V2−1 (V2n1 − V2 1 ) (V1n ) − V1 2 V2−1 V2 1 (V1n ) (V1n − V1 ) V1−1 .
Introduisant les applications linéaires suivantes :
C1n : σ2 (E) → σ2 (E) C1 : σ2 (E) → σ2 (E)
−1 n −1 −1 −1 −1 −1
¡ −V1K2¢V2 V2 1 (V1 ) T V1
T 7→ ¡ −V1K2¢V2 V2 1 V1 T V1
T 7→
n
C2 : σ2 E, IR → σ2 (E) C2 : σ2 E, IR → σ2 (E)
−1 n −1 −1 −1
T 7→
¡ V 1 2 2¢ T (V1 )
V T 7→
¡ K1 2 2¢ T V1
V V
C3n : σ2 IRK , E → σ2 (E) C3 : σ2 IR , E → σ2 (E)
n −1 n n −1 −1 −1
T 7→
¡ TK(V¢ 2 ) V2 1 (V1 ) T 7→
¡ TKV¢2 V2 1 V1
n
C4 : σ2 IR → σ2 (E) C4 : σ2 IR → σ2 (E)
−1 −1
T 7→ −V1 2 (V2n ) T V2−1 V2n1 (V1n ) T 7→ −V1 2 V2−1 T V2−1 V2 1 V1−1
on obtient :
4
√ ¡ n n −1 ¢ X
Un = n VE (V ) − VE V −1 = Cin ◦ ui (H n ) .
i=1
(Cin ◦ui ) n
converge p.s. vers Ci ◦ui et (H ) converge en loi vers H, la proposition
de transport de convergence en loi permet de conclure que (Un ) converge en
loi vers :
X4 X4
U := Ci ◦ ui (H) = Ci ◦ ui (G) ,
i=1 i=1
variable aléatoire gaussienne centrée d'opérateur de covariance L égal à celui
de la variable centrée :
4
X
Ũ = Ci ◦ ui (X − µ + Y ) ⊗ (X − µ + Y ) ,
i=1
d'où le résultat.
Remarque
Remarques
1) On déduit de la convergence presque sûre de (X̄kn ), (X̄ n ) et (P n ) respecti-
vement vers µk , µ et P et des égalités :
8.1 Introduction
Nous terminons cet ouvrage par une présentation succincte de l'Analyse
en Facteurs et une comparaison de l'Analyse en Facteurs et de l'A.C.P.,
deux méthodes couramment employées pour le traitement statistique de p
variables réelles observées sur n individus : l'Analyse en Composantes Princi-
pales (A.C.P.) et l'Analyse en Facteurs (A.F.).
Nous avons vu, dans les chapitres 5, 6 et 7, que, lorsque l'on place l'A.C.P.
dans le cadre d'un modèle à eets xes ou aléatoires, le meilleur choix de
métrique sur l'espace des individus est l'inverse de la matrice de covariance
des erreurs, et nous avons nommé A.C.P. optimale l'A.C.P. ainsi réalisée.
244 Chap. 8 - Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
Dans le cas d'un seul facteur commun, l'A.F. consiste à chercher la variable,
appelée facteur commun, combinaison linéaire des variables observables, qui
explique au mieux les corrélations entre les variables initiales, c'est-à-dire,
telle que conditionnellement à ce facteur, les variables initiales soient le moins
corrélées possibles.
L'A.F. repose sur un modèle que nous présentons dans le paragraphe 8.2.
Ce modèle présente des problèmes d'identication et d'indétermination qui
ont fait couler beaucoup d'encre et que nous présentons dans les paragraphes
8.3, 8.4 et 8.5.
Nous présentons dans le paragraphe 8.6 les approximations usuelles des fac-
teurs.
y = Λf + µ + e. (8.1)
On a alors :
IE(y) = µ.
On pose :
diag(Σ) = diag(ΛΦΛ0 ) + Ψ et
Si on pose :
facteurs communs.
Comme on a :
Σ = Θ + Ψ,
et donc aussi :
ΣΨ −1 = ΘΨ −1 + I,
il est aisé de voir que l'on a :
£ ¤
Fq = µ + Eq avecEq = Im(Θ) = ΣΨ −1 q .
L'existence d'une solution (Λ, Φ, Ψ ) du modèle (8.2) est une condition néces-
saire de l'existence d'une solution (Λ, f, e) du modèle (equa), aussi, la dé-
marche consiste-t-elle à étudier d'abord le modèle (8.2) puis le modèle (8.1).
L'A.F. a une propriété souvent mise en avant pour la préférer à l'A.C.P. : son
invariance par changement d'échelle des variables.
En eet, soit D une matrice diagonale, on déduit du modèle (8.2) que l'on a :
Les éléments de Λ étant les coordonnées des variables observables sur les fac-
teurs communs, si Λ contient de nombreux éléments nuls (structure simple
pour Λ), l'interprétation des facteurs communs devient plus facile.
Des algorithmes sont implémentés sur les logiciels usuels de statistique tels
que bmdp, spss, sas. Les plus connus sont varimax (Kaiser 1958) ou quarti-
max pour les transformations orthogonales, quartimin, oblimin (Caroll 1953,
1957), oblimax (Saunders 1961), promax (Hendrickson et White, 1964), direct
oblimin(Jennrich et Sampson, 1966) pour les autres transformations, dites
obliques. Cf. Clarkson et Jennrich, 1988, pour une revue.
248 Chap. 8 Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
Il faut noter que les trois références citées concernent le problème d'indéter-
mination des facteurs qui sera étudié au 8.5. et non le problème de rotation
des facteurs communs.
Dans la mesure où, pour Ψ xé, à partir d'une solution (Λ, f ) de (8.1), on
peut, grâce à des transformations A, obtenir toutes les solutions (ΛA, A−1 f ),
on choisit dans la suite, sans perte de généralité, de chercher une solution
(Λ, f ) de (8.1) vériant :
IE(f f 0 ) = I, (8.3)
0 −1
ΛΨ Λ diagonale (:= Γ ). (8.4)
Ceci peut encore être traduit de la façon suivante.
Si l'on pose :
alors, on a :
L'hypothèse (8.4) est souvent mal acceptée, considérée comme une facilité
d'ordre mathématique. Elle est pourtant du même type que l'hypothèse (8.1).
L'hypothèse (8.1) revient à choisir, dans l'espace des facteur communs, une
base orthonormée pour le produit scalaire de L2 , l'hypothèse (8.4) revient à
choisir dans Eq une base orthogonale pour la métrique Ψ −1 de Rp .
Problème d'identication du modèle de structure de covariance 249
Remarque
Pour Ψ xé, la matrice Λ peut donc être obtenue de façon unique à partir de
la diagonalisation de ΣΨ −1 , à l'orientation des vecteurs propres près et sous
réserve que les valeurs propres diérentes de 1 soient distinctes.
Il faut noter que l'hypothèse Ψ diagonale n'intervient pas dans cette re-
marque.
On a :
r = [(p − q)2 − (p + q)]/2.
On suppose qu'il n'existe pas de relation entre les paramètres ni entre les
équations.
250 Chap. 8 - Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
De plus, pour des raisons de parcimonie, il est conseillé d'utiliser peu de pa-
ramètres et donc de se placer dans cette situation. Il est alors nécessaire de
chercher des solutions approchées.
F (Σ1 , Σ2 ) ≥ 0,
Les exemples les plus utiles sont des fonctions construites à partir de critères
d'estimation.
En eet, soit (ΛbF , ΨbF ) la solution minimisant F (S, ΛΛ0 + Ψ ). Browne (1984)
montre, sous certaines conditions de régularité, que c'est un estimateur consis-
tant. L'ecacité asymptotique est étudiée dans des articles ultérieurs (cf. par
exemple, Browne, 1987).
Aussi, les problèmes d'estimation, qui ne font que rendre plus obscures les
dicultés inhérentes au modèle lui-même ne sont pas exposés. De plus, la
distinction entre modèle et estimation n'est pas toujours clairement faite.
Les développements qui suivent peuvent alors être appliqués à condition d'ad-
mettre que la diérence entre Σ et ΛF Λ0F + ΨF est négligeable.
Bien que (Λ, Ψ ) soit déni de façon unique, le modèle de l'A.F. (10.2.1.) admet
une innité de solutions.
f = Λ0 Σ −1 x + P s et e = Ψ Σ −1 x − ΛP s,
pour tout q -vecteur aléatoire s vériant IE(s) = 0, IE(xs0 ) = 0 et IE(ss0 ) = I.
(Kestelman, 1952, Guttman, 1955).
Le vecteur f des facteurs communs est donc déni comme la somme d'un vec-
teur de composantes (i.e. de combinaisons linéaires de variables observables)
252 Chap. 8 - Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
L'ensemble des solutions est sur un cône multidimensionnel dont l'axe (mul-
tidimensionnel aussi !) est le support du vecteur de composantes Cf . Pour
q = 1, cf. gure 1.
L'eet z étant supposé aléatoire, on peut dire aussi qu'il n'est pas possible, vu
les hypothèses du modèle, de le distinguer totalement du vecteur aléatoire e
des facteurs spéciques. En eet, le problème d'indétermination n'existe pas
dans le cadre du modèle à eets xes.
Historique
En 1928, Wilson, ayant eu à reviewer le livre, montre par des exemples que le
modèle n'admet pas une solution unique pour le facteur commun g.
En plus des articles cités, on peut indiquer aussi Wilson 1929, Piaggio 1931,
1933, Camp 1932, 1934, Thompson 1934, 1935, Lederman 1938.
À tel point que Wolfe en 1940, dans le cadre d'une revue historique, présente
de nombreux développements de l'A.F. incluant les limitations de l'analyse
sans mentionner l'existence de l'indétermination des facteurs.
Le sujet est aussi débattu dans les articles récents opposant les avantages et
les inconvénients de l'A.C.P. et de l'A.F. : Borgotta, Kercher et Stull 1986,
Hubbard et Allenn 1987, Snook et Gorsuch 1989, Wilkinson 1989, Velicer et
Jackson 1990, Schönemann 1990.
Bien plus nombreux sont les articles et les livres, mêmes récents, ne mention-
nant pas le problème.
Parmi les livres, on peut évidemment citer Thurstone 1935, 1947, mais aussi
Mardia et al (1979), Srivastava et Carter (1983), Anderson (1984b), Krza-
nowski (1988), Everitt et Dunn (1991).
Bartholomew (1984, 1985a, 1987) développe une étude intitulée les fonde-
ments de l'A.F.. Cf. aussi les commentaires d'Aitkin 1985, Bentler 1985,
Browne 1985, McDonald 1985b et la réponse de l'auteur Bartholomew 1985b.
Tout d'abord, les facteurs étant aléatoires, il serait plus correct de parler de
prédicteurs que d'estimateurs. Mais là n'est pas le principal reproche fait à
l'usage de cette expression.
Il réside dans le fait que cette expression sous-tend qu'il est possible d'estimer
(ou de prédire) les facteurs. Or, on a vu qu'il y a une innité de solutions. Il
faudrait donc proposer une innité d'estimateurs (ou de prédicteurs), un pour
chaque solution. De fait, il est proposé un seul estimateur pour l'ensemble des
solutions.
Évidemment, on peut arguer que le modèle postule l'existence d'une seule so-
lution. Le problème d'indétermination réside alors dans le fait que la position
de cette unique solution sur le cône est inconnue.
En tout état de cause, la critique essentielle faite à l'A.F. repose sur l'innité
de solutions du modèle (ou sur l'innité de positions de la solution du mo-
dèle) et donc sur un arbitraire de la part de l'utilisateur quant au choix de la
solution (ou de la position sur le cône de la solution).
Nous verrons plus loin que l'arbitraire est, en pratique, considérablement ré-
duit car tous les auteurs s'accordent à penser qu'on ne peut estimer les facteurs
qu'à partir d'un vecteur de composantes.
Cf = Λ0 Σ −1 x.
CB = Bx = (Λ0 Ψ −1 Λ)−1 Λ0 Ψ −1 x.
CT = (I + Λ0 Ψ −1 Λ)−1 Λ0 Ψ −1 x.
6) Dans son étude sur les fondements de l'A.F., Bartholomew (1984, 1985a,
1987) utilise également une approche bayésienne et aboutit, pour approcher
f, à :
CW = Λ0 Ψ −1 x.
258 Chap. 8 - Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
On considère le modèle :
On pose :
Γ = Λ0 Ψ −1 Λ.
Dans tout ce paragraphe, Ψ et Γ ne sont pas supposées diagonales.
(i) ΣΨ −1 = ΛΛ0 Ψ −1 + I
(ii) ΣΨ −1 Λ = Λ(Γ + I)
(iv) Λ0 Ψ −1 ΣΨ −1 Λ = Γ (Γ + I)
(v) (Γ + I)(I − Λ0 Σ −1 Λ) = I
(vi) Λ0 Σ −1 Λ = Γ (Γ + I)−1
IE(Cf f 0 ) = Γ (Γ + I)−1 ,
IE(Cf / f ) = Γ (Γ + I)−1 f,
IE(Cf Cf0 ) = Γ (Γ + I)−1 ,
IE((Cf − f )(Cf − f )0 ) = (Γ + I)−1 .
Équivalence des approximations usuelles des facteurs 259
Propriétés de CW :
IE(CW f 0 ) = Γ,
IE(CW / f ) = Γ f,
0
IE(CW CW ) = Γ (Γ + I),
IE((CW − f )(CW − f )0 ) = Γ 2 − Γ + I.
Propriétés de CB et donc de CS :
IE(CB f 0 ) = I,
IE(CB / f ) = f,
0
IE(CB CB ) = Γ −1 (Γ + I),
IE((CB − f )(CB − f )0 ) = Γ −1 .
Propriétés de CA :
1 1
IE(CA f 0 ) = Γ 2 (Γ + I)− 2 ,
1 1
IE(CA / f ) = Γ 2 (Γ + I)− 2 f,
0
IE(CA CA ) = I,
1 1
IE((CA − f )(CA − f )0 ) = 2I − 2Γ 2 (Γ + I)− 2 .
Propriétés de CP :
1
IE(CP f 0 ) = Γ 2 ,
1
IE(CP / f ) = Γ 2 f,
IE(CP CP0 ) = Γ + I,
1
IE((CP − f )(CP − f )0 ) = Γ − 2Γ 2 + 2I.
Équivalence des approximations
Si l'on considère que la variance des facteurs communs (ou de leurs prédic-
teurs) est arbitraire, elle peut donc être posée égale à un et toutes les approxi-
mations sont équivalentes dans ce sens.
Bien que toutes les approximations soient équivalentes, elles sont toutes mau-
vaises. En eet, rappelons que le modèle s'écrit : y = Λf + e, avec IE(e) = 0
et IE(ee0 ) diagonale régulière.
Si l'on veut réduire l'indétermination des facteurs, il faut choisir q assez pe-
tit. Ce choix est malheureusement contradictoire avec la nécessité d'obtenir
un bon ajustement du modèle ; l'ajustement est d'autant meilleur que q aug-
mente.
Nous ne présenterons pas les nombreuses propositions qui sont faites dans la
littérature sur le sujet.
Pratique de l'A.F.
Dans une seconde étape, si on note (Λ,b Ψb) cette estimation, l'estimation des
facteurs du modèle (8.2) est alors donnée par les q premières composantes
principales réduites de l'A.C.P. centrée de Y dans l'espace IRp muni de la
métrique Ψb−1 .
262 Chap. 8 - Analyse en Facteurs et A.C.P. optimale
Ces objectifs sont clairement exprimés pour l'A.C.P. lorsque l'on fait ressortir
la dualité entre les individus et les variables.
Pour l'A.F., certains considèrent que son objectif est uniquement la reconsti-
tution des corrélations entre les variables (Kruskal, 1978 par exemple).
C'est en fait le premier objectif de l'A.F. Ceux qui considèrent qu'un objec-
tif important est aussi d'estimer les facteurs s'intéressent de fait aux individus.
Les deux méthodes ont donc a priori des objectifs assez comparablables.
De plus, nous n'avons pas abordé ici les problèmes d'estimation des para-
mètres du modèle de l'A.F., les nombreuses méthodes existant, les nombreux
Comparaison de l'A.C.P. et de l'A.F. 263
algorithmes, les diérents choix pour la solution initiale, les problèmes de so-
lutions impropres (Heywood cases). En particulier, les estimations vériant
la contrainte Λ0 Ψ −1 Λ diagonale sont diérentes des estimations vériant la
contrainte Λ0 Λ diagonale.
Cependant, nous avons vu que le modèle à eets xes (ou à eets aléa-
toires) permet d'apporter des réponses à certaines questions qui se posent dans
la pratique de l'A.C.P. Nous avons déni l'A.C.P. optimale comme l'A.C.P.
avec métrique Ψ −1 sur IRp et cette analyse fournit les estimateurs des para-
mètres du modèle. Dans ce modèle, n'apparaît pas de problème d'indétermi-
nation ; c'est un modèle plus léger que le modèle à eets aléatoires de l'A.F.
qui suppose Ψ diagonale.
On montre que l'opérateur A est continu (pour les topologies associées aux
normes) si, et seulement si, ∃α ∈ IR+ , kA(x)kY ≤ αkxkX , c'est-à-dire, si, et
seulement si, l'application A est bornée sur la sphère unité de X . Un opéra-
teur continu est aussi appelé opérateur borné bien qu'il ne soit évidemment
pas borné sur tout l'espace.
266 Annexe
La norme associée au produit scalaire, notée k.|X , est alors dénie par :
p
∀x ∈ X , kxkX = hx, xiX
et la distance associée dX par :
∀(x, x0 ) ∈ X 2 , dX (x, x0 ) = kx − x0 kX .
Le produit scalaire permet de dénir la notion d'orthogonalité. Deux vecteurs
x et x0 sont dits orthogonaux si leur produit scalaire est nul. Deux sous en-
sembles E et F de X sont orthogonaux si, pour tout x de E et tout x0 de F ,
x et x0 sont orthogonaux.
L'espace vectoriel des variables aléatoires réelles (v.a.r.) dénies sur un espace
probabilisé (Ω, A, P ) et admettant un moment d'ordre 2 est (après identi-
cation des v.a.r. presque sûrement égales) un espace de Hilbert, noté L2 (P ),
pour le produit scalaire :
Z
2 2
∀(f, g) ∈ (L (P )) , hf, giL2 (P ) = f gdP.
Ω
267
A∗ = A.
∀x ∈ X , hA(x), xiX ≥ 0.
Soit Y un autre espace euclidien, de dimension q, (fi )i=1,...,q une base ortho-
normale de Y, et A un opérateur de X vers Y ; on a :
p X
X q
∀x ∈ X , A(x) = hA(ej ), fi iY hx, ej iX fi . (∗)
j=1 i=1
Bien qu'elle puisse être dénie sans référence à une base (cf. Tome I), on
appelle trace d'un opérateur A d'un espace euclidien X de dimension p dans
lui-même le réel :
Xp
tr(A) = hA(ej ), ej iX
j=1
où (ej )j=1,...,p est une base orthonormale de X . Bien sûr, ce nombre ne dépend
pas de la base orthonormale choisie.
Espace euclidien σ2 (X , Y)
L'espace euclidien ainsi déni est alors noté σ2 (X , Y). La notation précise
seulement la norme utilisée car, en dimension nie, les normes sont équiva-
lentes (c'est-à-dire, si une suite converge (resp. diverge) pour une norme, alors
elle converge (resp. diverge) pour tout autre norme.)
(x ⊗ y)∗ = y ⊗ x.
c'est-à-dire encore,
p X
X q
A= aij ej ⊗ fi .
j=1 i=1
269
On vérie :
On en déduit :
∀(j, `) ∈ {1, ..., p}2 , ∀(i, k) ∈ {1, ..., q}2 , hej ⊗fi , e` ×fk i2 = hej , e` iX hfi , fk iY = δj,` δi,k .
Ces réels sont appelés valeurs propres de V et les vecteurs, vecteurs propres
associés.
On pose J = {1, ..., p}. Soit (λ0j )j∈J la suite pleine décroissante des valeurs
propres de V (c'est-à-dire répétée autant de fois que leur ordre de multiplicité
l'indique) et (vj )j∈J une suite de vecteurs propres unitaires associés, formant
une base orthonormale de X . On a la décomposition spectrale suivante (ap-
pelée aussi décomposition de Hilbert-Schmidt ou diagonalisation) :
X
V = λ0j vj ⊗ vj
j∈J
où (xj )j=1,...,p (resp. (yj )j=1,...,p ) sont les coordonnées de x (resp. y ) sur la
base B.
alors M dénit un nouveau produit scalaire sur X et donc une nouvelle norme
et distance associée.
Une métrique est associée à la notion de distance. Ici, les distances consi-
dérées sont euclidiennes, c'est-à-dire, associées à des produits scalaires. Aussi,
on appelle métrique tout opérateur symétrique déni positif.
e : T ∈ σ2 (X , Y) −→ hT, Ai2 B
A⊗B ∈ σ2 (Z, T )
et l'ensemble des vecteurs {(ej , 0), j = 1, ..., p, (0, fi ), i = 1, ..., q} forme une
base de Z de dimension p + q.
Z := X ⊕ Y.
T = PX ◦ T ◦ PX + PX ◦ T ◦ PY + PY ◦ T ◦ PX + PY ◦ T ◦ PY ,
Les dénitions et propriétés sont données dans un cadre général, mais elles
sont souvent utilisées dans ce livre dans le cas particulier où tous les espaces
euclidiens envisagés X , Y , Z , T , X 0 , Y 0 , Z 0 et T 0 sont le même espace euclidien
(noté alors E ).
On note F l'espace σ2 (X , Y), espace euclidien dont le produit scalaire est
déni par :
`˜
4. Produit tensoriel ⊗ d'opérateurs
Notations : K ∈ σ2 (σ2 (X , Y), σ2 (X 0 , Y 0 )) et L ∈ σ2 (σ2 (Z, T ), σ2 (Z 0 , T 0 )),
`˜
K ⊗ L : M ∈ σ2 (σ2 (X , Y), σ2 (Z, T )) → L M K ∗ ∈ σ2 (σ2 (X 0 , Y 0 ), σ2 (Z 0 , T 0 ))
274 Annexe
(x ⊗ y) ◦ (z ⊗ t) = ht, xiX z ⊗ y, si X = T
˜
(A⊗B) ˜ )
◦ (U ⊗V ˜
= hV, Ai2 U ⊗B, si X = Z 0 et Y = T 0
` ` `
(U ⊗ V ) ◦ (X ⊗ Y ) = (U X) ⊗ (V Z)
`
(A ⊗ B)(x ⊗ z) = B ◦ (x ⊗ z) ◦ A∗ = A(x) ⊗ B(z)
`˜
e
(K ⊗ L)(A⊗B) e
= L ◦ (A⊗B) ◦ K∗ e
= K(A)⊗L(B)
` ` ` `
e
(T ⊗ Z) ◦ (A⊗B) e
◦ (X ⊗ Y )∗ = [(X ⊗ Y )(A)]⊗[(T e
⊗ Z)(B)] = (Y AX ∗ )⊗(ZBT ∗
)
kx ⊗ yk2 = kxkkyk
`
e G = kA ⊗ BkH = kAk2 kBk2
kA⊗Bk
`
e et ⊗
[Link] entre ⊗
`
e ⊗ t)
(x ⊗ y) ⊗ (z ⊗ t) = (x ⊗ z)⊗(y
Dénition
C : T ∈ σ2 (E) → T ∗ ∈ σ2 (E)
Propriétés
1. C 2 = I et C ∗ = C
` ` ` `
2. C ◦ (A ⊗ B) = (B ⊗ A) ◦ C et C ◦ (A ⊗ B) ◦ C = (B ⊗ A)
` `
3. (I + C) ◦ (A ⊗ A) = (A ⊗ A) ◦ (I + C)
` ` ` `
4. (I + C) ◦ ((A ⊗ B) + (B ⊗ A)) = ((A ⊗ B) + (B ⊗ A)) ◦ (I + C)
`
= (I + C) ◦ (A ⊗ B) ◦ (I + C)
e
5. C ◦ (A⊗B) = A⊗Be ∗ et (A⊗B)
e e
◦ C = A∗ ⊗B
e
6. (I + C) ◦ (A⊗B) e
= A⊗(B e
+ B ∗ ) et (A⊗B) e
◦ (I + C) = (A + A∗ )⊗B
e ∗ e
7. (I + C) ◦ (A⊗B) ◦ (I + C) = (A + A )⊗(B + B ) ∗
276 Annexe
kIE(X)k ≤ IE(kXk).
On en déduit que si IE(kXk) est ni, alors X admet une espérance mathé-
matique et on montre aisément, en se rapportant à une base et à la dénition
de l'espérance mathématique d'une v.a.e., que la réciproque est vraie.
277
Lorsque E est muni d'une base (uj )j=1,...,p , les composantes Xj = hX, uj i
de la v.a. X sont des v.a.r. ayant une espérance mathématique. Inversement,
si toutes les composantes Xj de la v.a.e. X ont une espérance mathématique,
alors X admet une espérance mathématique et la j ème composante de IE(X)
n'est autre que IE(Xj ).
On a :
IE(tr(U )) = tr(IE(U )) et IE(U )∗ = (IE(U ))∗ .
On vérie :
d'où l'égalité : X c = X − µ) :
IE(X c ⊗ X c ) = IE(X ⊗ X) − µ ⊗ µ.
K = IE([X c ⊗ X c − V ]⊗[X
e c ⊗ X c − V ])
et il vérie :
K = IE((X c ⊗ X c )⊗(X
e c ⊗ X c ) − V ⊗V.
e
Démonstration. 1. On a en eet :
IE(hX, Y i) = IE(tr X ⊗Y ) = tr IE(X ⊗Y ) = tr IE(X)⊗IE(Y ) = hIE(X), IE(Y )i.
3. Soit t un élément de X . On a :
hIE(U (X)), ti = IE(hU (X), ti) = IE(hU, X ⊗ ti2 ) = hIE(U ), IE(X ⊗ t)i2
= hIE(U ), IE(X) ⊗ ti2 = hIE(U )(IE(X)), ti.
hIE(U ◦ V )(y), ti = IE(h(U ◦ V )(y), ti) = IE(hV (y), U ∗ (t)i) = hIE(V )(y), IE(U ∗ )(t)i
= hIE(V )(y), [IE(U )]∗ (t)i = hIE(U ) ◦ IE(V )(y), ti.
IE[(X⊗Y c )⊗(X⊗X)(x⊗y)]
˜ = IE(hY c , yihX, xiX⊗X) = IE(hY c , yi) IE(hX, xiX⊗X) = 0,
1
Pn
Xn = n i=1 Xi , moyenne d'échantillonnage à valeurs dans E
Pn
Vn = n1 i=1 (Xi − X n ) ⊗ (Xi − X n ), opérateur de covariance d'échan-
tillonnage à valeurs dans σ2 (E) et
√
Un = n(Vn − V ) à valeurs dans σ2 (E).
On a alors le corollaire :
Corollaire A.5.3 Les trois théorèmes suivants sont vériés :
p.s. p.s.
(1) (X n ) −→ µ dans E et (Vn ) −→ V dans σ2 (E)
L
(2) (Un ) −→ N (0, K) dans σ2 (E),
1
kU k
(3) lim sup √ n 2 = kKk∞
2
p.s.
n→∞ 2 ln ln n
Pn
Démonstration. On pose : Yi = (Xi − µ) ⊗ (Xi − µ), Ven = 1
n i=1 (Xi − µ) ⊗
en = √n(Ven − V ).
(Xi − µ) et U
∗
Les v.a. Yi , i ∈ N∗ , sont dénies sur (Ω, A, P )IN , à valeurs dans σ2 (E) et sont
de norme carré intégrable car :
On en déduit :
p.s. p.s.
(1) (X n )n −→ µ dans E et (Ven )n −→ V dans σ2 (E)
L
en )n −→ N (0, K) dans σ2 (E),
(2) (U
e k 1
kU
(3) lim sup √ n 2
2 ln ln n
= kKk∞
2
p.s.
n→∞
Comme on a :
√ √
en k2 +k n(X n −µ)kk(X n −µ)k et kU
kUn k2 ≤ kU en k2 ≤ kUn k2 +k n(X n −µ)kk(X n −µ)k,
et les limites :
√
n(X n − µ) 1
lim sup √ = kV k∞
2
et lim kX n − µk = 0 p.s.
n→∞ 2 ln ln n n→∞
on en déduit :
kUn k2 kUen k2 1
lim sup √ = lim sup √ = kKk∞
2
.
n→∞ 2 ln ln n n→∞ 2 ln ln n
Démonstration. On a :
Remarque
Nous avons bien longtemps utilisé et cité cette proposition comme étant
un résultat de Rubin mentionné par Billingsley dans son ouvrage de 1968 (cf.
p. 34). Ce n'est qu'en 2001 que nous avons réalisé que le résultat de Rubin se
référait à une suite d'applications (Φn ) non aléatoires.
Dans la première décomposition, (λ0j )j∈J (avec J = {1, ..., p}) est la suite
pleine décroissante des valeurs propres de V et (vj )j∈J une suite de vecteurs
propres unitaires associés.
Dans la deuxième écriture, (λi )i∈I (avec I = {1, ..., s}) est la suite stricte-
ment décroissante des valeurs propres non nulle de V et (Pi )i∈I la suite des
projecteurs propres associés.
où (λ0nj (ω))j∈J est la suite pleine décroissante des valeurs propres de Vn (ω) et
(vjn (ω))j∈J une suite de vecteurs propres unitaires associés formant une base
de E et vériant hvjn (ω), vj i > 0 à partir d'un certain rang.
P q
Pour i ∈ I on pose : Pin (ω) = j∈Ji vjn (ω) ⊗ vjn (ω), et ε(n) = 2 lnnln n .
286 Annexe
λ0n √1 n 2 n ème
j = λi + n µj +O(ε (n)) où µj (ω) est la j valeur propre dans l'ordre
décroissant de l'opérateur Pi Un Pi de rang mi ,
n
la suite
√ (Pi n) converge p.s. vers Pi dans σ2 (E) et
la suite ( n(Pi − Pi )) converge en loi vers (Pi U Si + Si U Pi ), v.a. de σ2 (E)
gaussienne centrée,
n
la suite
√ (λin) converge p.s. vers λi dans IR et
la suite ( n(λj − λi )) converge en loi vers tr(Pi U ) v.a.r. gaussienne centrée et
n
la suite
√ (vin) converge p.s. vers vi dans E et
la suite ( n(vi −vi )) converge en loi vers Si U vi , v.a. gaussienne centrée de E.
287
E −−−→ (L2 (P ), E)
Φ
Soit (λi )i∈{1,...,s} la suite strictement décroissante des valeurs propres non
nulles de V (et W ). Si V admet une valeur propre nulle, on pose λs+1 = 0 et on
a λ0j = 0 pour j > r. On pose I = {1, ..., s} (le cas échéant I+ = {1, ..., s + 1}).
© ª
Pour i ∈ I+ , le cardinal mi de Ji := j ∈ {1, ..., p} ; λ0j = λi est l'ordre de
multiplicité de λi .
On note Pi le projecteur orthogonal sur Ei , appelé projecteur principal associé
à λi .
On a donc aussi les décompositions :
s
X X
V = λi Pi , avec Pi = uj ⊗ uj et
i=1 j∈Ji
s
X X
W = λi Πi , avec Πi = fj ⊗ fj .
i=1 j∈Ji
∗
∀k ∈ N∗ , πk est la projection de Ω N dans Ω qui à ω = (ωj )j∈N∗ associe ωk .
On pose : Xk = X ◦ πk et ∀(f, g) ∈ L2 (P ) × L2 (P ), fk = f ◦ πk , gk = g ◦ πk ,
∗
alors (Xk , fk , gk )k∈N ∗ est une suite de v.a., dénies sur (Ω, A, P )⊗N à valeurs
dans (E × R × R, BE × BR × BR ) indépendantes et de même loi que (X, f, g).
∗
∀ω ∈ Ω N et ∀n ∈ N∗ , on note (L2 (P ), Eνnω ) l'espace des v.a.r. d'ordre 2 muni
du produit scalaire :
n
1X
∀(f, g) ∈ L2 (P ) × L2 (P ), hf, gin = fk gk := Eνnω (f g).
n
k=1
1
Pn n
On a alors : hX, 1in = Eνnω (X) = n k=1 Xk = X .
E ←−−−− (L2 (P ), Eν ω )
Φc∗
n
n
x x
I
Vn
Wn
I
y y
E −−−− → (L2 (P ), Eν ω )
Φcn n
avec
D n
E n 1X
n
n
Φcn = ., X − X , ∀f ∈ L2 (P ), Φc∗
n (f ) = E ω
νn (f (X−X )) = fk (Xk −X ),
n
k=1
n
1X n n
Vnc = Φc∗ c
n ◦ Φn = (Xk − X ) ⊗ (Xk − X ) et Wnc = Φcn ◦ Φc∗
n .
n
k=1
Résultats asymptotiques
Nous présentons de façon condensée les résultats des convergences p. s. et
en loi des diérents éléments de l'A.C.P., opérateurs de covariance, projecteurs
principaux, valeurs principales, vecteurs principaux associés à une valeur prin-
cipale simple, mais aussi composantes principales, composantes principales ré-
duites et projecteurs aléatoires de l'A.C.P. Nous explicitons les opérateurs de
covariance asymptotiques dans le cas général puis dans le cas où la v.a.e. X
dont on étudie l'A.C.P. est elliptique, en utilisant une écriture formelle puis
en utilisant les décompositions par rapport aux bases construites à partir de
la base de vecteurs principaux de l'espace euclidien.
1. Opérateurs de l'A.C.P
p. s.
(Vnc ) −→ V dans σ2 (E).
290 Annexe
√ L
( n(Vnc − V )) −→ U ∼ N (0, K) dans σ2 (E) avec :
e
K = E((X ⊗ X − V )⊗(X ⊗ X − V ))
XXXXq 0 0 0 0
r r r r
= e j ⊗ ul ).
λi λj λk λl [E(fi fj fk fl ) − δik δjl ](ui ⊗ uk )⊗(u
i=1 j=1 k=1 l=1
Cas elliptique :
`
K = (1 + κ)(V ⊗ V ) ◦ (I + C) + κ(V ⊗Ve )
Xr X r
1
= λ0j λ0k [ (1 + κ)(uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
e j ⊗ uk + uk ⊗ uj ) + κ(uj ⊗ uj )⊗(u
e k ⊗ uk )].
j=1
2
k=1
2. Projecteurs principaux
`
Kii0 1 = −(1 + κ)λi λi0 (λi − λi0 )−2 (I + C) ◦ (Pi ⊗ Pi0 ) ◦ (I + C)
X X
= −(1 + κ)λi λi0 (λi − λi0 )−2 e j ⊗ uk + uk ⊗ uj ).
(uj ⊗ uk + uk ⊗ uj )⊗(u
j∈Ji0 k∈Ji
3. Valeurs principales
e i2 ) = Ψi2 ◦ K ◦ Ψi∗0 2 .
Kii0 2 := E(Ui0 2 ⊗U
√ L
( n(λni − λi )) −→ ui2 := m−1i tr (Pi U Pi ) gaussienne centrée dans R avec :
ki2 := E(u2i2 ) = m−2 ∗ ∗
i tr ◦ Ψi2 ◦ K ◦ Ψi2 ◦ tr ,
Cas elliptique :
`
Ki2 = λ2i [(1 + κ)(Pi ⊗ Pi ) ◦ (I + C) + κPi ⊗P
e i ],
X X 1
Ki2 = λ2i [ (1+κ)(uj ⊗uk +uk ⊗uj )⊗(u e j ⊗uk +uk ⊗uj )+κ(uj ⊗uj )⊗(u
e k ⊗uk )],
2
j∈Ji k∈Ji
−2 1
Kii0 5 = −(1 + κ)λi λi0 (λi − λi0 ) fi ⊗ fi0 + κfi0 ⊗ fi .
4
293
7. Opérateurs aléatoires
p. s.
(Φcn ) −→ Φ dans L(E, L2 (P )),
√ L
( n(Φcn − Φ) −→ h., GX i dans L(E, L2 (P )) où GX ∼ N (0, K).
Pour tout f de L2 (P ),
p. s. ∗
(Φc∗
n (f )) −→Φ (f ) dans E,
√ L
( n(Φc∗ ∗
n (f ) − Φ (f ))) −→ Gf X dans E où Gf X ∼ N (0, E(f X ⊗ f X) −
E(f X) ⊗ E(f X)).
Pour tout f de L2 (P ),
p. s.
(Wnc (f )) −→ W (f ) dans L2 (P ),
√ L
( n(Wnc (f ) − W (f ))) −→ hGf X , Xi + hE(f X), GX i dans L2 (P ).
294 Annexe
avec :
D n
E n 1X
n
ΦnX = ., X − X et X = Xk ,
X n
k=1
n
X
1 n
∀f ∈ L2 (P ), Φn∗
X (f ) = fk (Xk − X ),
n
k=1
n
X
1 n n
VXn = Φn∗ n
X ◦ ΦX = (Xk − X ) ⊗ (Xk − X ),
n
k=1
1 1 1 1
n
ΠXi := ΦnX (VXn )− 2 PXi
n
(VXn )− 2 Φn∗ n n n −2 n
X et ΠY i := ΦY (VY ) PY i (VYn )− 2 Φn∗
Y .
Résultats asymptotiques
Nous présentons de façon condensée les résultats des convergences p. s. et
en loi des diérents éléments de l'A.C., opérateurs de l'A.C., valeurs propres,
projecteurs propres, vecteurs propres associés à une valeur propre simple, puis
coecients canoniques, projecteurs canoniques, projecteurs canoniques aléa-
toires, enn, facteurs canoniques et variables canoniques associés à une valeur
propre simple. Nous explicitons les opérateurs de covariance asymptotiques
dans le cas général puis dans le cas où le couple de v.a.e. Z = (X, Y ) dont on
étudie l'A.C. est elliptique, en utilisant une écriture formelle puis en utilisant
les décompositions par rapport aux bases construites à partir des bases de
facteurs canoniques des espaces euclidiens.
297
1. Opérateurs de l'A.C
n
√ n n
√
On pose : UX √= n(R X − RX ) et UY = n(RYn − RY ) et on note WZ la
n
limite en loi de ( n(VZ − VZ )).
n p. s.
(RX , RYn ) −→ (RX , RY ) dans σ2 (X ) × σ2 (Y).
n L
(UX , UYn ) −→ (UX , UY ), couple gaussien centré dans σ2 (X ) × σ2 (Y)
avec
1
UX = − (WX RX + RX WX ) + WXY VY X + VXY WY X − VXY WY VY X ,
2
et UY analogue à UX en échangeant les rôles de X et Y.
r XX
X r X
e X) =
LXX := E(UX ⊗U e j ⊗ xh + xh ⊗ xj )
E(Fik Fjh )(xi ⊗ xk + xk ⊗ xi )⊗(x
i=1 k j=1 h
Xr XX r X
e X) =
LXY := E(UY ⊗U e j ⊗ yh + yh ⊗ yj ) avec
E(Fik Gjh )(xi ⊗ xk + xk ⊗ xi )⊗(y
i=1 k j=1 h
1 1 0 0
Fik = − ρ02 fi fk + ρ0i gi fk − ρ ρ gi gk et
2 i 2 i k
1 1 0 0
Gik = − ρ02 gi gk + ρ0i fi gk − ρ ρ fi fk .
2 i 2 i k
Cas elliptique :
298 Annexe
3 2 ` 2
` ` 5 `
LXX = (1 + κ)(I + C)[− RX ⊗ IX + RX ⊗ RX + RX ⊗ IX − RX ⊗ RX ](I + C),
4 4
Xp Xp
1 0 02 3 3 5 0 0
= (1 + κ) (λj λk + λ0k λ02 02 02 0 0
j − λj − λk + λj + λk − λj λk )
j=1
2 4 4 2
k=1
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ), et
(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(x
1 2 ` `
LXY = (1 + κ)(I + C)[ RX VXY ⊗ VXY − 2RX VXY ⊗ VXY
4
` 3 `
+ VXY ⊗ VXY + RX VXY ⊗ RX VXY ](I + C),
4
Xr Xr
1 0 12 0 12 1 02 1 02 3
= (1 + κ) λj λk ( λj + λk − 2λ0j − 2λ0k + 2 + λ0j λ0k )
j=1
2 4 4 2
k=1
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ).
(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj )⊗(x
2. Valeurs propres
p. s.
(λ0n
j )j∈Ji −→ λi Imi dans R
mi
.
√ L
( n(λj − λi ))j∈Ji −→ ∆(UXi1 ) dans Rmi avec UXi1 := PXi UX PXi , gaus-
0n
3. Projecteurs propres
n p. s .
((PXi , PYni )) −→ (PXi , PY i ) dans σ2 (X ) × σ2 (Y).
√ n
√ L
(( n(PXi − PXi ), n(PYni − PY i ))) −→ (UXi2 , UY i2 ), gaussien centré dans
σ2 (X ) × σ2 (Y) avec
299
`
LXXi2 = (1 + κ)(I + C)(RXXi SXi2
⊗ PXi )(I + C)
X X 3 2 3 02 5
= (1 + κ) (λi λ02 0 2 0 0 0
j + λj λi − λi − λj + λi + λj − λi λj )(λj − λi )
−2
4 4 2
/ k∈Ji
j ∈Ji
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj )
(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(x
`
LXY i2 = (1 + κ)(I + C)(RXY i VXY SY2 i ⊗ VXY PY i )(I + C)
X X 01 1 1 1 3
= (1 + κ) λj2 λi2 ( λ2i + λ02 0 0 0
j − 2λi − 2λj + 2 + λi λj )(λj − λi )
−2
4 4 2
/ k∈Ji
j ∈Ji
e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ).
(yj ⊗ yk + yk ⊗ yj )⊗(x
p. s.
((uni , vin )) −→ (xi , yi ) dans X × Y .
√ √ L
(( n(uni − xi ), n(vin − yi ))) −→ (UXi3 , UY i3 ), couple gaussien centré dans
X ×Y avec
UXi3 := SXi UX xi
et l'analogue pour UY i3 en remplaçant X par Y.
∗
LXXi3 := E(UXi3 ⊗ UXi3 ) = ΨXi3 ◦ LXX ◦ ΨXi3 et
LXY i3 := E(UY i3 ⊗ UXi3 ) = ΨXi3 ◦ LXY ◦ ΨY∗ i3 , avec
300 Annexe
5. Coecients canoniques
p. s.
(ρ0n
j )j∈Ji −→ ρi Imi dans R
mi
.
√ L −1
( n(ρ0nj − ρi ))j∈Ji −→ ∆(UXi4 ) dans R
mi
avec UXi4 := 21 λi 2 PXi UX PXi ,
gaussienne centrée.
√ L −1
Si λi est simple, ( n(ρni − ρi )) −→ 12 λi 2 tr (PXi UX PXi ), gaussienne centrée
dans R.
1
e Xi4 ) = λ−1
LXi4 := E(UXi4 ⊗U LXi1 .
4 i
∗
Si λi est simple, LXi4 = tr ◦ LXi4 ◦ tr .
Cas elliptique :
1 `
LXi4 = (1 + κ)(1 − λi )2 (I + C)(PXi ⊗ PXi )(I + C)
4
1 X X
= (1 + κ)(1 − λi )2 e j ⊗ xk + xk ⊗ xj ).
(xj ⊗ xk + xk ⊗ xj )⊗(x
4
j∈Ji k∈Ji
6. Projecteurs canoniques
p. s.
((QnXi , QnY i )) −→ (PXi , PY i ) dans σ2 (X ) × σ2 (Y).
√ √ L
(( n(QnXi − PXi ), n(QnXi − PXi ))) −→ (UXi5 , UY i5 ), couple gaussien centré
dans σ2 (X ) × σ2 (Y) avec :
1 1
UXi5 := WX PXi − PXi WX + PXi UX SXi + SXi UX PXi ,
2 2
et l'analogue pour UY i5 en remplaçant X par Y.
301
∀(f, g) ∈ L2 (P ) × L2 (P ),
n p. s.
((ΠXi f, ΠYn i g)) −→ (ΠXi f, ΠY i g) dans L2 (P ) × L2 (P ).
√ √ L f
(( n(ΠXi n
f − ΠXi f ), n(ΠYn i g − ΠY i g))) −→ (UXi6 , UYf i6 ), couple gaus-
2 2
sien centré dans L (P ) × L (P ) avec
f
UXi6 := hPXi E(f X), GX iX + hPXi Gf X , XiX
¿ À
1 1
− ( WX PXi + PXi WX + PXi UX SXi + SXi UX PXi )E(f X), X ,
2 2 X
p. s.
((xni , yin )) −→ (xi , yi ) dans X × Y.
√ √ L
(( n(xni − xi ), n(yin − yi ))) −→ (UXi7 , UY i7 ), couple gaussien centré dans
X ×Y avec :
1
UXi7 := WX xi + SXi UX xi
2
et l'analogue pour UY i7 en remplaçant X par Y.
1 ∗ 1 `
LXXi7 := E(UXi7 ⊗ UXi7 ) = ξxi KXX,XX ξxi + ξxi AXX PXi ⊗ SXi ξxi
∗
4 2
1 `
+ ξxi PXi ⊗ SXi (AXX )∗ ξxi
∗
+ LXXi3
2
1 ∗ 1 `
LXY i7 := E(UY i7 ⊗ UXi7 ) = ξxi KXX,Y Y ξyi + ξxi AXY PY i ⊗ SY i ξyi
∗
4 2
1 `
+ ξxi PXi ⊗ SXi (AY X )∗ ξyi
∗
+ LXY i3 ,
2
` `
avec ΨXi7 = 12 ξxi ◦ PX ⊗ PX + ξxi ◦ PXi ⊗ SXi ◦ ΨX , une expression analogue
pour ΨY i7 pour changeant X en Y et xi en yi .
302 Annexe
Cas elliptique :
1
LXXi7 = (1 + 2κ)xi ⊗ xi
4
1 1 1
+ (1 + κ)[RXXi SXi
2
+ ((−λi + )RX + λi IX )SXi + IX ]
2 2 4
1
= (2 + 3κ)xi ⊗ xi
4 X
+ (1 + κ) (1 − λi )(λi + λ0j − 2λi λ0j )(λ0j − λi )−2 xj ⊗ xj et
j ∈Ji
/
1
LXY i7 = ((1 + κ)λi + κ)yi ⊗ xi
4
1 1 1 1
+ (1 + κ)λi2 [RXY i VXY SY2 i + (− RX + (− λi + 1)IX )VXY SY i + VXY ]
2 2 4
1
= (κ + 2(1 + κ)λi )yi ⊗ xi
4
X 1 01
− (1 + κ) λi2 λj2 (1 − λi )(λi + λ0j − 2)(λ0j − λi )−2 yj ⊗ xj .
j ∈Ji
/
1 1
LXi47 := E(UXi7 ⊗ UXi4 ) = − (1 + κ)λi2 (1 − λi )h., xi i.
2
1
LXXik7 := E(UXk7 ⊗UXi7 ) = κxk ⊗xi −(1+κ)(1−λi )(1−λk )(λi +λk )(λi −λk )−2 xi ⊗xk .
4
1 1 1
LXY ik7 := E(UY k7 ⊗UXi7 ) = κyk ⊗xi −2(1+κ)λi2 λk2 (1−λi )(1−λk )(λi −λk )−2 yi ⊗xk .
4
p. s.
((fin , gin )) −→ (fi , gi ) dans L2 (P ) × L2 (P ).
√ √ L
(( n(fin − fi ), n(gin − gi ))) −→
¿ À ¿ À
1 1
(UXi8 , UY i8 ) = ( WX xi + SXi UX xi , X , WY yi + SY i UY yi , Y ),
2 X 2 Y
1 1
LXY i8 = ((1 + κ)λi + κ)gi ⊗ fi + (1 + κ)λi2 h[RXY i VXY SY2 i
4
1 1 1
+(− RX + (− λi + 1)IX )VXY SY i + VXY ]E(.Y ), XiX
2 2 4
1 X 1 01
= (κ + 2(1 + κ)λi )gi ⊗ fi − (1 + κ) λi2 λj2 (1 − λi )(λi + λ0j − 2)(λ0j − λi )−2 gj ⊗ fj .
4
j ∈Ji
/
1
LXXik8 := E(UXk8 ⊗UXi8 ) = κfk ⊗fi −(1+κ)(1−λi )(1−λk )(λi +λk )(λi −λk )−2 fi ⊗fk
4
1 1 1
LXY ik8 := E(UY k8 ⊗UXi8 ) = κyk ⊗xi −2(1+κ)λi2 λk2 (1−λi )(1−λk )(λi −λk )−2 fi ⊗fk .
4
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Abréviations
Eet, 10 de covariance
Erreur, 10 expliqué, 218
Espace résiduel, 218
principal, 173
Pouvoir discriminant, 141
Modèle
à eets xes, 172
Rapport
fonctionnel, 10
de corrélation d'échantillonnage, 144
linéaire, 10
structurel, 10
Modèle ane, 10 Variable
discriminantes
Opérateur d'échantillonnage, 144
d'échantillonnage latente, 10
inter-classes, 144 observable, 10