0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues22 pages

Chap 1

Le document traite des séries et des suites numériques réelles, en abordant des concepts tels que la convergence, la divergence et les types de séries (arithmétiques, géométriques, harmoniques, etc.). Il présente également des méthodes pour analyser la nature des séries, ainsi que des théorèmes et propositions concernant les opérations sur les séries et leur somme. Enfin, des exercices pratiques sont inclus pour illustrer les concepts discutés.

Transféré par

kimiman1992
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues22 pages

Chap 1

Le document traite des séries et des suites numériques réelles, en abordant des concepts tels que la convergence, la divergence et les types de séries (arithmétiques, géométriques, harmoniques, etc.). Il présente également des méthodes pour analyser la nature des séries, ainsi que des théorèmes et propositions concernant les opérations sur les séries et leur somme. Enfin, des exercices pratiques sont inclus pour illustrer les concepts discutés.

Transféré par

kimiman1992
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Analyse 2: Les séries

Aissam Hadri

2025/2026
1
Les séries

Contents
1.1 Rappels : Suites numériques réelles 1
1.2 Généralités 2
1.3 Nature et somme d’une série 3
1.3.1 Méthode Changement d’indice 4
1.3.2 Opérations sur les séries 4
1.3.3 Divergence grossière 5
1.3.4 Séries usuelles 5
1.3.5 Reste d’une série convergente 6
1.4 Comparaison à une intégrale 6
1.5 Séries à termes positifs 8
1.5.1 Absolue convergence 9
1.6 Règles usuelles de convergence 9
1.6.1 Séries alternées 12
1.7 Suites et séries de fonctions 13
1.7.1 Suites de fonctions. 13
1.7.2 Différents types de convergence pour les suites de fonctions. 13
1.8 Différents types de convergence pour les séries de fonctions. 14
1.9 Série de Fourier 15
1.9.1 Séries trigonométriques 15
1.9.2 Calcul des coefficients de la série trigonométrique. Cas réel 16
1.9.3 Développement d’une fonction en série de Fourier 18

1.1 Rappels : Suites numériques réelles


Récapitulons brièvement les principales définitions et propriétés vues dans l’analyse 1 sur les suites réelles.
Si (un ) est une suite réelle, un réel l est appelé limite de la suite (un ) (quand n −→ +∞) si et seulement
si, pour tout  > 0, il existe N ∈ N tel que |un − l| ≤  dès que n ≥ N . On dit alors que (un ) converge vers
l et on écrit lim un = l.
n→+∞
Une suite qui ne converge pas est dite divergente. Il est clair que si une suite converge alors elle est
bornée (la réciproque étant fausse) ; et que toute suite stationnaire est convergente. Si la suite réelle (un )
converge vers l, alors |un | −→ |l|, la réciproque étant encore fausse.
–1–
Analyse 2

Les suites convergentes forment un sous-ev du R-ev de toutes les suites réelles. Si (un ) est une suite à
1 1
valeurs dans R∗+ , et si elle converge vers un réel l > 0, alors lim = .
n→+∞ un l
Rappelons également qu’une suite réelle (un ) converge si et seulement si, elle est de Cauchy, c’est à dire
vérifie le Critère de Cauchy suivant :

(∀ > 0) ∃N ∈ N | (∀n ∈ N, ∀p ∈ N) (N ≤ n < p) ⇒ |up − un | ≤ .

Ces résultats seront utiles dans l’étude des séries.

Théorème 1.1.1

Toute suite croissante majorée ⇒ convergente.

Toute suite décroissante minorée ⇒ convergente.

Suites adjacentes : (un ) %, (vn ) &, vn − un −→ 0 ⇒ lim un = lim vn .


n→+∞ n→+∞

1.2 Généralités
K désigne le corps R ou C.

Définition 1.2.1
Soit (un )n≥n0 une suite numérique (i.e. à valeurs dans K ). On appelle série de terme général un la suite
(Sn )n≥n0 où
n
X
∀n ≥ n0 , Sn = uk
k=n0
X X
Cette série est noté un ou plus simplement un s’il n’y a pas ambiguïté sur le premier terme.
n≥n0
Pour n ≥ n0 , Sn est appelée somme partielle de rang n de cette série.

Remarque 1.2.1
Une série est donc un cas particulier de suite.

Exemple 1.2.1
— On appelle série arithmétique toute série dont le terme général est le terme général d’une suite arith-
n est une série arithmétique. Sa somme partielle de rang n est n(n+1)
X
métique. Par exemple, 2 .
n≥0
— On appelle série géométrique toute série dont le terme général est le terme général d’une suite géomé-
X
trique. Par exemple, 2n est une série géométrique. Sa somme partielle de rang n est 2n − 1.
n≥0
X 1
— On appelle série harmonique la série .
n≥1
n
— On appelle série télescopique toute série dont le terme général est de la forme un = vn+1− vn . La
X
somme partielle de rang n de la série un est vn+1−v0 .
n≥1

page 2
Analyse 2

Remarque 1.2.2
X
La suite des sommes partielles de la série un est croissante (resp. décroissante) si et seulement si la
n≥n0
suite (un )n≥n0 +1 est positive (resp. négative).

1.3 Nature et somme d’une série

Définition 1.3.1
On dit qu’une série converge (resp. diverge) si la suite de ses sommes partielles converge (resp. diverge).
X X
Remarque. La convergence d’une série ne dépend pas du premier rang i.e. les séries un et un
n≥n0 n≥n1
sont de même nature.

Définition 1.3.2
X
Si la série un converge, la limite de la suite des sommes partielles est appelée somme de la série et
n≥n0
+∞
X
est notée un .
n=n0

Remarque 1.3.1
+∞
X n
X
On a donc un = lim uk .
n→+∞
n=n0 k=n0

Remarque 1.3.2
Aussi surprenant cela puisse-t-il parâtre, une somme infinie de termes, fussent-ils tous positifs, peut se
révéler être finie.
+∞
X X
Attention ! La notation un n’a de sens que si la série un converge. Il faut donc prouver la
n=n0 n≥n
convergence de la série avant d’employer cette notation.

Proposition 1.3.1
X
La série télescopique (un − un−1 ) et la suite (un ) sont de même nature (i.e. elles convergent toutes
les deux ou elles divergent toutes les deux).
+∞
X
De plus, si (un ) converge vers une limite e, un+1−un = ` − un0
n=n0

Exercice
X 1
Nature et somme de la série .
n≥1
n(n + 1)

Remarque 1.3.3
X f (n) (a)
On appelle série de Taylor une série de la forme (x − a)n . On ne peut a priori rien dire sur
n∈N
n!
ce type de série mais dans le cas où elle converge vers f (x) (attention, ce n’est pas toujours le cas), on
peut éventuellement le montrer grâce à l’inégalité de Taylor-Lagrange.

page 3
Analyse 2

Exercice A l’aide de l’inégalité de Taylor-Lagrange prouver la convergence et déterminer la somme des


séries suivantes :
X xn
1. pour x ∈ R ;
n≥0
n!
X (−1)n x2n X (−1)n x2n+1
2. et pour x ∈ R.
n∈N
(2n)! n∈N
(2n + 1)!
X (−1)n−1 xn
3. pour x ∈ [0, 1].
n≥1
n

1.3.1 Méthode Changement d’indice

Il est possible d’effectuer des changements d’indices dans la somme d’une série. C’est même plus simple
X
que pour une somme finie. Par exemple, supposons que la série un converge. Effectuons par exemple le
n∈N
changement d’indice p = n + 1.

+∞
X N
X N+1
X +∞
X
un = lim un = lim up−1 = up−1
N→+∞ N→+∞
n=0 n=0 p=1 p=1

+∞
X +∞
X
En pratique, on ne passe pas par la limite des sommes partielles et on écrit directement un = up−1 .
n=0 p=1

1.3.2 Opérations sur les séries

La proposition suivante n’est qu’une conséquence de la linéarité de la limite.

Proposition 1.3.2
X X
Soient un et vn deux séries numériques convergentes et (λ, µ) ∈ K2 . Alors la série
n≥n0 n≥n0
X
(λun + µvn ) converge et
n≥n0
+∞
X +∞
X +∞
X
(λun + µvn ) = λ un + µ vn
n≥n0 n≥n0 n≥n0

Remarque 1.3.4
En termes plus savants, les séries numériques convergentes forment un K-espace vectoriel et l’application
qui à une série convergente associe sa somme est une forme linéaire sur cet espace vectoriel.
X
Attention ! La réciproque est fausse en général. Par exemple, si (un + vn ) converge, on ne peut rien
X X
dire de un et vn (prendre par exemple, un = −vn = 2n ).
+∞
X +∞
X +∞
X
On évitera à tout prix d’écrire des égalités du type (un + vn ) = un + vn avant d’avoir prouvé
n=n0 n=n0 n=n0
X X
la convergence des séries un et vn .
n≥n0 n≥n0
Exercice
page 4
Analyse 2

X (ix)n
Soit x ∈ R. Montrer que la série converge et a pour somme eix . En déduire la convergence des
n∈N
n!
X (−1)n x2n X (−1)n x2n+1
séries et et leurs sommes.
n∈N
(2n)! n∈N
(2n + 1)!

Proposition 1.3.3
X X X
Soit un une série numérique. Alors les séries un et un sont de même nature.
n≥n0 n≥n0 n≥n0
+∞
X +∞
X
En cas de convergence, un = un .
n=n0 n=n0

1.3.3 Divergence grossière

Proposition 1.3.4
X
Soit un une série convergente. Alors la suite (un ) converge vers 0 .

1
Attention ! La réciproque est absolument fausse. Par exemple, la suite de terme général n converge
vers 0 tandis que la série harmonique diverge.

Définition 1.3.3
X
Une série un est dite grossièrement divergente lorsque la suite (un ) ne converge pas vers 0 .

Exemple 1.3.1
X
— Si |q| ≥ 1, la série q n diverge grossièrement.
X1
— La série ne diverge pas grossièrement.
n

1.3.4 Séries usuelles

Proposition 1.3.5
X
Soit q ∈ C. La série géométrique q n converge si et seulement si |q| < 1.
+∞
X 1
Dans ce cas, qn =
n=0
1−q

X
Exercice Nature et somme de la série nq n .
n∈N

Proposition 1.3.6
X xn +∞
X xn
Soit x ∈ R. La série converge et = ex .
n! n=0
n!

page 5
Analyse 2

1.3.5 Reste d’une série convergente

Définition 1.3.4
X X
Soit un une série convergente. Pour tout n ≥ n0 , la série uk est convergente et on appelle sa
n≥n0 k≥n+1
X X
somme le reste de rang n de la série un . Autrement dit, le reste de rang n de la série un est
n≥n0 n≥n0
+∞
X
uk .
k=n+1

Proposition 1.3.7
X
Soit un une série convergente. Alors pour tout n ≥ n0
n≥n0
+∞
X n
X +∞
X
uk = uk + uk
k=n0 k=n0 k=n+1

Remarque 1.3.5
Si on note Sn la somme partielle de rang n, Rn le reste de rang n et S la somme de la série, on a donc
Sn + Rn = S pour tout n ≥ n0 .

Exemple 1.3.2
q n+1
X
Lorsque |q| < 1, le reste de rang n de la série q n est 1−q .
n∈N

Corolaire 1.3.1
La suite des restes d’une série convergente converge vers 0.

1.4 Comparaison à une intégrale


X
On considère une série f (n) où f est une fonction continue et monotone sur R+ . On peut comparer les
n≥0
sommes partielles Sn à une intégrale pour déterminer la nature de la série. Si , par exemple, f est croissante,
on en déduit que pour tout k ∈ N et t ∈ [k, k + 1] :

f (k) ≤ f (t) ≤ f (k + 1)

Puis par intégration sur [k, k + 1]


Z k+1
f (k) ≤ f (t)dt ≤ f (k + 1)
k

Enfin, en sommant l’inégalité de gauche pour 0 ≤ k ≤ n et celle de droite pour 0 ≤ k ≤ n − 1, on obtient


via la relation de Chasles
Z n Z n+1
f (t)dt + f (0) ≤ Sn ≤ f (t)dt
0 0
page 6
Analyse 2

On a des résultats analogues lorsque f est décroissante.


Les encadrements obtenus permettent éventuellement de déterminer un équivalent de la suite des sommes
partielles.
En modifiant légèrement la technique, on peut également obtenir un équivalent de la suite des restes (en cas
de convergence).
Graphiquement, la méthode correspond à encadrer l’intégrale de f sur un intervalle par une somme d’aires
de rectangles d’où le nom de méthode des rectangles.
Cas d’une fonction croissante
Cas d’une fonction décroissante.

Exemple 1.4.1
La fonction t 7→ 1
t est décroissante sur R∗+ . On en déduit que pour tout k ∈ N∗ et tout t ∈ [k, k + 1],

1 1 1
≤ ≤
k+1 t k
Par intégration,
Z k+1
1 dt 1
≤ ≤
k+1 k t k
En sommant convenablement, on obtient pour tout n ∈ N∗
Z n+1 n Z n
dt X 1 dt
≤ ≤1+
1 t k=1
k 1 t
ou encore
n
X 1
ln(n + 1) ≤ ≤ 1 + ln(n)
k=1
k
X1
L’inégalité de gauche permet de conclure que la série harmonique diverge.
n n
X 1
L’encadrement permet même d’affirmer que donner un équivalent des sommes partielles ∼ ln n.
k=1
k

Proposition 1.4.1
X 1
Soit α ∈ R. La série converge si et seulement si α > 1.
n≥1

X 1
Remarque. Si α ≤ 0, la série diverge grossièrement.
n≥1

+∞
X 1
Remarque. Pour α > 1, on note ζ(α) = . La fonction ζ est appelée fonction ζ de Riemann.
n=1

Exemple 1.4.2
X 1
Équivalent du reste de la série
n2
La fonction t 7→ 1
t2
est décroissante sur R∗+ . On en déduit que pour tout k ∈ N∗ et tout t ∈ [k, k + 1],
page 7
Analyse 2

1 1 1
2
≤ 2 ≤ 2
(k + 1) t k
Par intégration,
Z k+1
1 dt 1
≤ ≤
(k + 1)2 k t2 k2
Mais en sommant l’encadrement précédent, on a également pour N > n ≥ 1

Z N+1 N Z N
dt X 1 dt
≤ ≤
n+1 t2 k=n+1
k 2
n t2
ou encore

N
1 1 X 1 1 1
− ≤ ≤ −
n+1 N + 1 k=n+1 k 2 n N

Par passage à la limite

+∞
1 X 1 1
≤ 2

n + 1 k=n+1 k n
X 1
On obtient ainsi un équivalent de la suite des restes de la série .
n2
+∞
X 1 1

k=n+1
k2 n→+∞ n

Exercice
X 1
Déterminer un équivalent de la somme partielle de la série lorsque α < 1 et un équivalent de son
n≥1

reste lorsque α > 1.

1.5 Séries à termes positifs


X
Une série un est dite à termes positifs si les un sont positifs.

Résultats généraux
Le théorème de la limite monotone permet d’énoncer le résultat suivant.

Proposition 1.5.1
Une série à termes positifs converge si et seulement si la suite de ses sommes partielles est majorée.
Dans le cas contraire, elle diverge vers +∞.

Corolaire 1.5.1
X X
Soit un et vn deux séries réelles telles que 0 ≤ un ≤ vn à partir d’un certain rang.
X X
(i) Si vn converge, alors un converge.

page 8
Analyse 2

X X
(ii) Si un diverge, alors vn diverge.

Remarque 1.5.1
+∞
X +∞
X
En cas de convergence et si un ≤ vn pour n ≥ N, alors un ≤ vn .
n=N n=N

Exemple 1.5.1
X arctan n
— La série converge.
n2
X ln n
— La série diverge.
n

1.5.1 Absolue convergence

Définition 1.5.1
X X
Une série numérique (réelle ou complexe) un est dite absolument convergente si |un | converge.

Théorème 1.5.1
+∞
X +∞
X
Une série absolument convergente est convergente. Dans ce cas, un ≤ |un |.
n=0 n=0

X (−1)n+1 X 1
Attention ! La réciproque est fausse. La série converge tandis que la série diverge.
n≥1
n n≥1
n

Exemple 1.5.2
X sin n
La série converge absolument.
n2

1.6 Règles usuelles de convergence


Dans cette section les séries considérées sont à termes positifs.

Proposition 1.6.1
(Sèrie de Riemann)
Si α > 1=⇒ La série Σ n1α est convergente,

Et si α ≤ 1=⇒ La série Σ n1α est divergente.

Preuve :
1 1
— Si α ≤ 1, alors n ≤ nα , or la série harmonique est divergente, donc il en est de même pour la série Σ n1α .
— Si α > 1, soit β = α − 1 > 0, on a :

1 1 1 1 1 β α−1
− = β (1 − (1 + )−β ) ∼ β × = .
nβ (n + 1)β n n n n nα
page 9
Analyse 2

X 1 1

De plus la série téléscopique − est convergente. Par la propriété des séries positives
n≥1
nβ (n + 1)β
équivalentes, on en déduit que pour tout α > 1, la série de Riemann Σ n1α est convergente.
La simplicité des
séries de Riemann et la lenteur de leur convergence lorsque α > 1, en font d’excellente série-étalon. Pour
comparer une série Σun à termes positifs à la série de Riemann, on forme le rapport u1n = nα un , s’il existe

α > 1 tel que la suite (nα un ) soit majorée, alors Σun converge. De même, s’il existe α ≤ 1 tel que la suite
(nα un ) soit minorée par un réel > 0, alors Σun diverge Ces énoncés restent aussi valides pour un indice qui
tend vers l’infini, et c’est ce qu’on appelle parfois lla règle de Riemann ou de nα un m.

Proposition 1.6.2
(Règle de Riemann)
1. Si ∃ α > 1 tel que (nα un ) −→ 0, alors Σun converge.
2. Si ∃ α ≤ 1 tel que (nα un ) −→ +∞, alors Σun diverge.

Preuve :
1. Pour α > 1, la série de Riemann Σ n1α converge, or :

1
nα un −→ 0 ⇐⇒ un = o( ).

Par suite Σun converge.
1
2. Le second cas : nα un −→ +∞ ⇐⇒ nα = o(un ). Et puisque la série de Riemann Σ n1α diverge pour
α ≤ 1, à fortiori Σun diverge.

Exemple 1.6.1
√ √
La série Σe−2 n est convergente, car n2 e−2 n −→ 0. Et plus généralement, discutons la nature de la série de
λ
terme général un = e−an pour a > 0 et λ > 0.
1. Si λ ≥ 1, on a un ≤ (e−a )n , or e−a ∈]0, 1[, alors Σ(e−a )n est une série géométrique de raison < 1, donc
elle converge. Par suite il en est de même pour Σun .
2. Si λ < 1, soit α > 0, il vient que :
αln(n)

α αln(n) −anλ −anλ 1−
n un = e e =e anλ ,

or αln(n)
anλ
−→ 0, alors nα un −→ 0. La règle nα un (où l’on choisit à volonté un α > 1) montre donc que
Σun converge.

Proposition 1.6.3
un+1 un+1
(Règle de D’Alembert ou de un ) : Soit (un ) une suite à termes strictement positifs avec un −→
L ∈ R+ . Alors :
— Si L < 1, Σun est convergente.

page 10
Analyse 2

— Si L > 1, Σun est divergente.

un+1
Preuve : Si L < 1 : soit M = 1+L 2 < 1, il existe un indice n0 tel que ∀n ≥ n0 , on ait 0 < un < M,
donc un+1 < M un , en itérant jusqu’à l’indice n0 : un ≤ un0 M n−n0 . Donc pour n ≥ n0 ,

n n−n
X0
X un0
Sn ≤ Sn0 −1 + un0 M k−n0 = Sn0 −1 + un0 M k ≤ Sn0 −1 + .
k=n0 k=0
1−M

C’est une borne indépendante de n. Ainsi les sommes partielles sont majorées et la série Σun est convergente.
Si L > 1, soit m = 1+L
2 > 1, il existe n0 ∈ N tel que pour tout n ≥ n0 , on ait uun+1 n
> m, alors
un+1 > mun > un . Donc (un ) est strictement croissante, alors elle ne peut donc tendre vers 0, et la série est
trivialement divergente.

Exemple 1.6.2
n
Étudier la nature de Σ xn! et Σ nn!n .

Relations de comparaison

Proposition 1.6.4
X X X
Soient un et vn deux séries numériques. On suppose vn à termes positifs à partir d’un certain
X X
rang. Si un = O (vn ) et si vn converge, alors un converge (absolument).

Remarque 1.6.1
Les résultats restent vrais si on remplace le O par un o puisque la négligabilité implique la domination.
X
1
Attention ! Encore une fois, il est essentielle que la série vn soit à termes positifs. Posons un = n et
(−1) n
vn = √ .
nX X
La série vn converge et un = O (vn ) mais un diverge.

Proposition 1.6.5
X X
Soient un et vn deux séries numériques dont l’une des deux est à termes positifs à partir d’un
X X
certain rang. Si un ∼ vn , alors un et vn sont de même nature.

Remarque 1.6.2
Si (un ) et (vn ) sont des suites réelles telles que un ∼ vn , alors un et vn sont de même signe à partir d’un
certain rang.

Exemple 1.6.3
P − √n
— La série e converge.
√ 1
P
— La série n ln n
diverge.
P1 1
— La série n sin n est convergente.

page 11
Analyse 2

Attention ! Il est essentiel que les des deux séries soit à termes positifs (du moins à partir d’un certain
rang).
n n
Par exemple, en posant un = (−1) et vn = (−1) + n1 , on a bien un ∼ vn mais
P

n

n
un converge tandis que
P
vn diverge.
P
Exercice Soit n∈N un une série à termes strictement positifs.
un+1 P
1. Montrer que si la suite de terme général un admet une limite l < 1, alors n∈N un converge.
un+1 P
2. Montrer que si la suite de terme général un admet une limite l > 1, alors n∈N un diverge.
un+1
3. Montrer à l’aide de deux exemples que l’on ne peut pas conclure si la suite de terme général un admet
1 pour limite.
P n!
4. Étudier la nature de la série n∈N∗ nn .

1.6.1 Séries alternées


Proposition 1.6.6
(−1)n un
P
Soit (un ) une suite monotone (à partir d’un certain rang) et de limite nulle. Alors la série
converge.

Remarque 1.6.3
Ce critère est utile pour montrer la convergence de série non absolument convergente. Il serait par
P (−1)n
exemple ridicule d’invoquer ce résultat pour justifier la convergence de la série n∈N∗
n2
. Il suffit en
(−1)n
 
1
effet de constater que =
n2 n→+∞
O n2

Exemple 1.6.4
P (−1)n
La série n∈N∗ n est convergente.

Proposition 1.6.7
Soit (un )n≥n0 une suite monotone de limite nulle. On note Rn le reste d’ordre n de la série
P nu
n≥n0 (−1) n
i.e. Rn = +∞ k
k=n+1 (−1) uk . Alors pour tout n ≥ n0 − 1
P

— Rn est du signe de (−1)n+1 un+1


— |Rn | ≤ |un+1 |.

Remarque 1.6.4
Le reste d’une série vérifiant le critère des séries alternées est du même signe que son premier terme et
est majoré en valeur absolue par la valeur absolue de ce premier terme.

Exemple 1.6.5
P (−1) n−1
Considérons la série n∈N∗ un avec un = √
n
. D’après le critère spécial des séries alternées, cette série
P+∞
converge. Notons S sa somme et Rn = k=n+1 uk .

— Alors S = R0 donc S est du signe de u1 et |S| ≤ |u1 |. On en déduit que 0 ≤ S ≤ u1 = 1.


— On peut affiner l’encadrement. En effet, R1 est du signe de u2 et |R1 | ≤ |u2 | donc − √12 ≤ R1 ≤ 0.
Comme S = u1 + R1 , 1 − √1 ≤S≤1
2
page 12
Analyse 2

— On peut encore aller plus loin. R2 est du signe de u3 et |R2 | ≤ |u3 | donc 0 ≤ R2 ≤ √1 . Comme
3
S = u1 + u2 + R2 , 1 − √1 ≤S≤1− √1 + √1
2 2 3

1.7 Suites et séries de fonctions

1.7.1 Suites de fonctions.


Définition 1.7.1
Soit A un ensemble si pour tout n ∈ N, on a une fonction

fn : A −→ K

alors (fn )n∈N est appelée suite de fonctions.

1.7.2 Différents types de convergence pour les suites de fonctions.

Définition 1.7.2
Soit (fn )n une suite de fonctions définie sur un ensemble non vide A.
1. On dit que (fn )n converge simplement, sur A, vers f : A → K si pour tout x ∈ A fixe, la suite
(fn (x))n converge vers f (x).
2. On dit que (fn )n converge uniformément sur A vers f : A → K, si

∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ≥ N, ∀x ∈ A, |f (x) − fn (x)| < ε

Remarque 1.7.1
1. Si (fn )n converge uniformément vers f sur A, alors elle converge simplement sur A, vers f .
2. Si (fn )n est une suite de fonctions qui converge (simplement ou uniformément), alors sa limite est
unique.
3. (fn )n converge uniformément sur A vers f , si et seulement si, (supx∈A |fn (x) − f (x)|)n converge
vers zéro, si et seulement si, il existe une suite (λn )n converge vers zéro et il existe N ∈ N tels que
pour tout n ≥ N et tout x ∈ A, |fn (x) − f (x)| ≤ λn .

Exemple 1.7.1

Soit pour tout n ∈ N,

fn : 0, 1 −→ K; x 7→ xn

On a (fn )n converge simplement vers

f : 0, 1 −→ K; f (1) = 1, f (x) = 0, si x ∈ [0, 1[

mais elle ne converge pas uniformément vers 0. En effet, supx∈[0,1] |fn (x) − 0| ≥ supx∈[0,1[ |xn − 0| = 1,
ne converge pas vers zéro.

page 13
Analyse 2

Définition 1.7.3
Soit (fn )n une suite de fonctions définie sur un ensemble non vide A. On dit que (fn )n est uniformément
de Cauchy si elle vérifie le critère de Cauchy uniforme suivant :

∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ≥ N, ∀p ∈ N, ∀x ∈ A, |fn+p (x) − fn (x)| < ε.

Proposition 1.7.1
Une suite de fonctions définie sur un ensemble A, non vide, est uniformément convergente sur A, si et
seulement si, elle est uniformément de Cauchy.

1.8 Différents types de convergence pour les séries de fonctions.


Définition 1.8.1
Soit (fn )n une suite de fonctions définie sur un ensemble non vide A. La suite de fonctions (Sn )n , où
Sn = f0 + f1 + · · · + fn , est appelée série de fonctions et elle est notée n fn .
P

Définition 1.8.2
Soit (fn )n une suite de fonctions définie sur un ensemble non vide A.
1. On dit que la série de fonctions n fn converge simplement sur A, si pour tout x ∈ A, la série
P
P
numérique n fn (x) est convergente.
Pn
2. On dit que n fn converge uniformément sur A, si elle converge simplement et on a

∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n ≥ N

X n
X
∀x ∈ A, |Rn (x)| = fk (x) − fk (x) < ε
k=0 k=0

Remarque 1.8.1
P
n fn
converge uniformément sur A, si et seulement si, la suite formée par le sup sur A du reste d’ordre
n, (supx∈A |Rn (x)|)n converge vers zéro, si et seulement si, il existe une suite (λn )n converge vers zéro
telle que pour tout x ∈ A et tout entier n, |Rn (x)| ≤ λn .

Proposition 1.8.1
P P
Soit n fn une série de fonctions définie sur un ensemble non vide A. Alors n fn converge uniformément
P
si, et seulement si, n fn est uniformément de Cauchy, c’est à dire elle vérifie le critère de la convergence
uniforme :

∀ε > 0,∃N ∈ N, ∀n ≥ N, ∀p ∈ N
∀x ∈ A, |fn+1 (x) + fn+2 + · · · + fn+p (x)| < ε

Proposition 1.8.2
P
Soit n fn une série de fonctions continues en un point a d’une partie A de K, supposons de plus que

page 14
Analyse 2

P P∞
n fn converge uniformément sur A, alors n=0 fn est continue en a.

Corolaire 1.8.1
P
Soit n fn une série de fonctions continues sur une partie non vide A de K, supposons de plus que (fn )n
converge uniformément sur A, alors ∞
P
n=0 fn est continue sur A.

1.9 Série de Fourier

1.9.1 Séries trigonométriques

Définition 1.9.1
On appelle série trigonométrique, toute série de la forme :

X
(an cos(nωx) + bn sin(nωx)) (2.1)
k=0

avec x ∈ R, ω > 0, an , bn ∈ R pour tout n ∈ N.

Remarque 1.9.1
1. Le terme générale Sn = an cos(nωx) + bn sin(nωx) de la série trigonométrique est périodique de

période T = nω .

2. Si la série ? ? converge vers S(x), la fonction S(x) est périodique de période T = ω

Notons que pour tout x ∈ R, on a la majoration

|an cos(nωx) + bn sin(nωx)| 6 |an | + |bn |

et on déduit alors le résultat suivant.

Proposition 1.9.1
∞ ∞
n=0 |an | et n=0 |bn | convergent, alors la série trigonométrique
P P
Si les séries numériques
P∞
k=0 (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) est absolument convergente pour tout x ∈ R et la fonction somme
est continue sur R.

Exemple 1.9.1
P∞ cos(nωx) 1
On considère la série n=1 n2
. Donc, an = n2
et bn = 0. On alors :

1
|an cos(nωx) + bn sin(nωx)| 6 |an | + |bn | =
n2
P∞ 1
Or, n=1 n2 est une série de Riemann convergente car α = 2 > 1,donc, la série trigonométrique
P∞ cos(nωx)
n=1 n2
est absolument convergente sur R.

On a la proposition suivante.
page 15
Analyse 2

Proposition 1.9.2
Si les suites numériques (an )n et (bn )n sont positives est décroissantes vers 0, alors la série trigonomé-

X
2kπ
trique (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) est convergente pour tout x 6= ω (k ∈ Z).
k=0

1.9.2 Calcul des coefficients de la série trigonométrique. Cas réel

Mettons nous dans les conditions de convergence uniforme de la série trigonométrique ( ? ?) vers S(x).
Calcul de a0
Supposons que la série est intégrable terme à terme sur tout intervalle ∆ = [α, α + T ], on aura :
Z α+T Z α+T ∞ Z α+T
X
S(x)dx = a0 dx + (an cos(nωx) + bn sin(nωx))
α α n=1 α

Z α+T " Z α+T Z α+T #
X
= a0 dx + an cos(nωx)dx + bn sin(nωxdx)
α n=1 α α


Sachant que ω = T , pour tout n = 1, 2, . . . on a :
Z α+T α+T
T 2π
  
cos(nωx)dx = sin n x
α 2πn T α
T 2π 2π
    
= sin n (α + T ) − sin n α
2πn T T
T 2π 2π
    
= sin n α − sin n α
2πn T T
=0

De la même manière, on montre que


Z α+T
sin(nωx)dx = 0, pour tout n = 1, 2, . . .
α
R α+T
Puisque α a0 dx = T a0 on en déduit que :
Z α+T
1
a0 = S(x)dx
T α

Calcul des autres coefficients.


On a


X
S(x) cos(nωx) = a0 cos(nωx) + [ak cos(kωx) cos(nωx) + bk sin(kωx) cos(nωx)]
k=1

et


X
S(x) sin(nωx) = a0 sin ωx) + [ak cos(kωx) sin(nωx) + bk sin(kωx) sin(nωx)]
k=1

La convergence uniforme nous permet d’avoir :


page 16
Analyse 2

Z α+T Z α+T ∞
X Z α+T
S(x) cos(nωx)dx = a0 cos(nωx)dx + ak cos(kωx) cos(nωx)dx
α α k=1 α

X Z α+T
+ bk sin(kωx) cos(nωx)dx
k=1 α
Z α+T Z α+T ∞
X Z α+T
S(x) sin(nωx)dx = a0 sin(nωx)dx + ak cos(kωx) sin(nωx)dx
α α k=1 α

X Z α+T
+ bk sin(kωx) sin(nωx)dx
k=1 α

Pour obtenir les autres coefficients de la série, on calcule d’abord les intégrales auxiliaires suivantes, dans
lesquelles n et k sont des entiers strictement positifs.
On a (À faire à titre d’exercice.)

si k 6= n
Z α+T 0
cos(kωx) cos(nωx)dx =
α T si k = n
2

si k 6= n
Z α+T 0
sin(kωx) sin(nωx)dx =
α T si k = n
2
Z α+T
cos(kωx) sin(nωx)dx = 0
α

On déduit alors les coefficients par les expressions suivantes :

Z α+T Z α+T
2 2
an = S(x) cos(nωx)dx et bn = S(x) sin(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T α T α

Conclusion : ∀α ∈ R, on a :

Z α+T
1
a0 = S(x)dx
T α
2 α+T
Z
an = S(x) cos(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T α
2 α+T
Z
bn = S(x) sin(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T α
En particulier pour α = −π, on a le résultat suivant.
Corolaire 1.9.1
Si la fonction S est de période T = 2π et donc ω = 1, alors :
Z π
1
a0 = S(x)dx
2π −π
1 π
Z
an = S(x) cos(nx)dx, n = 1, 2, . . .
π −π
1 π
Z
bn = S(x) sin(nx)dx, n = 1, 2, . . .
π −π

page 17
Analyse 2

1.9.3 Développement d’une fonction en série de Fourier

Soit f une fonction périodique de période T , intégrable sur toute intervalle fermé de R.

Définition 1.9.2
On appelle série de Fourier associée à f , la série trigonométrique suivante :

X
a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx))
k=1

où les coefficients sont donnés par :


Z α+T
1
a0 = f (x)dx
T α
2 α+T
Z
an = f (x) cos(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T α
2 α+T
Z
bn = f (x) sin(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T α

Définition 1.9.3
— Une fonction f de domaine de définition Df est dite paire si pour tout x ∈ Df , −x ∈ Df et
f (−x) = f (x).
— f est dite impaire si pour tout x ∈ Df , on a −x ∈ Df et f (−x) = −f (x).
La parité de la fonction f requiert la symétrie du domaine de définition Df par rapport à l’origine.

Remarque 1.9.2
— Si la fonction f est paire, on a :
Z T /2
2
a0 = f (x)dx
T 0
Z T /2
4
an = f (x) cos(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T 0
bn = 0, n = 1, 2, . . .

— Si la fonction f est impaire, on a :

a0 = 0
an = 0, n = 1, 2, . . .
4 T /2
Z
bn = f (x) sin(nωx)dx, n = 1, 2, . . .
T 0

En particulier, si la fonction f est 2π-périodique, alors :


i- Si f est paire, on a

page 18
Analyse 2

Z π
1
a0 = f (x)dx
π 0
Z π
2
an = f (x) cos(nx)dx, n = 1, 2, . . .
π 0
bn = 0, n = 1, 2, . . .

ii- Si f est impaire, alors :

a0 = 0
an = 0, n = 1, 2, . . .
2 π
Z
bn = f (x) sin(nx)dx, n = 1, 2, . . .
π 0

Cette remarque est très utile dont la mesure où le nombre de coefficients à calculer est divisé par 2.

Exemple 1.9.2

Déterminer la série de Fourier associée à la fonction périodique (T = 2π) définie par :

f (x) = x pour − π 6 x 6 π

Solution

X
Soit a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) la série de Fourier associée à f . Comme f est impaire alors
k=1
an = 0 pour tout n et les coefficients bn sont donnés par

Z T /2 Z π
4 2
bn = f (x) sin(nωx)dx = x sin(nx)dx, car T = 2π et donc ω = 1
T 0 π 0

Pour calculer bn , on fait une intégration par parties en prenant u(x) = x et v 0 (x) = sin(nx) :
Z π
2
bn = x sin(nx)dx
π
0 π
2 1 2 π 1
 Z
= −x cos(nx) − − cos(nx)dx
π n 0 π 0 n
Z π
2 1 2
 
= −π cos(nπ) − 0 + cos(nx)dx
π n nπ 0

2 2 1

= − cos(nπ) + sin(nx)
n nπ n 0

Comme cos(nπ) = (−1)n et sin(nπ) = 0, on obtient

2
bn = (−1)n+1
n
D’où la série de Fourier associée à f est donnée par :

∞ ∞
X X (−1)n+1
Sf (x) = a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) = 2 sin(nx)
k=1 n=1
n
page 19
Analyse 2

Théorème 1.9.1
Soit (fn ) une suite de fonctions définies sur un intervalle I. Plusieurs types de convergence de (fn ) vers
une fonction f peuvent être considérés, par exemple :
— La convergence ponctuelle (ou simple) :

lim (fn (x) − f (x)) = 0, ∀x ∈ I


n→+∞

— La convergence uniforme :
lim sup |fn (x) − f (x)| = 0
n→+∞ x∈I

Soient f une fonction périodique de période T et


X
Sf (x) = a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx))
n=1

sa série de Fourier associée. Il n’est pas évident que Sf converge, et même si c’est le cas, il n’est pas
évident que la somme soit f . En effet, d’après l’exemple 2.2.5, on voit que Sf (x) 6= f (x) pour x = −π et
x = π.
Problème : Étant donné une fonction périodique f , on se demande pour quelles conditions imposées à
f on aura :


X
f (x) = a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx))?
n=1

La réponse à cette question est donnée par le théorème de Dirichlet suivant.

Théorème 1.9.2

(de Dirichlet). Soit f une fonction périodique de période T = ω vérifiant :
i) f est continue sur tout intervalle ∆ = [a, a + T ] sauf éventuellement en un nombre fini de points
en lesquels elle possède une limite à droite f (x + 0) et une limite à gauche f (x − 0) ;

ii) f est dérivable sur tout intervalle ∆ =]a, a + T [ sauf éventuellement en un nombre fini de points
en lesquels elle possède une dérivée à droite et une dérivée à gauche.
Alors, la série de Fourier associée à f est telle que :


X
a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) = f (x) en tout point de continuité de f
n=1

X f (x + 0) + f (x − 0)
a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) = en tout point de discontinuité de f .
n=1
2

Remarque 1.9.3
Si f est continue en tout point et satisfait les conditions du théorème de Dirichlet, alors

page 20
Analyse 2


X
f (x) = a0 + (an cos(nωx) + bn sin(nωx)) pour tout x ∈ Df oùDf est le domaine de définition de
n=1
f.

page 21

Vous aimerez peut-être aussi