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SVT Projet

La pollution de l'air, causée par des substances chimiques et des particules, représente un risque majeur pour la santé humaine, entraînant environ sept millions de morts prématurées chaque année. Les pays à revenus faibles et intermédiaires, notamment en Asie, sont les plus touchés, avec des impacts significatifs sur les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Des efforts mondiaux sont nécessaires pour réduire la pollution, améliorer la qualité de l'air et augmenter l'espérance de vie.

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La pollution de l'air, causée par des substances chimiques et des particules, représente un risque majeur pour la santé humaine, entraînant environ sept millions de morts prématurées chaque année. Les pays à revenus faibles et intermédiaires, notamment en Asie, sont les plus touchés, avec des impacts significatifs sur les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Des efforts mondiaux sont nécessaires pour réduire la pollution, améliorer la qualité de l'air et augmenter l'espérance de vie.

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Pollution de l'air

I.définition
La pollution de l'air est un mélange de substances chimiques, de
particules et d'autres éléments présents
dans l'air en quantités susceptibles de
causer du tort à l'environnement ou de
nuire à la santé ou au confort des humains,
des animaux et des plantes
Les polluants peuvent être d'origine
naturelle ou anthropique et concerner l'air atmosphérique ou l'air
intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils
constituent généralement des cocktails de polluants tels que
des particules en suspension, ou autres substances dont la
concentration et les durées de présence suffisent à produire un
effet toxique ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière
(pollution photochimique). On peut distinguer les polluants rejetés
directement par l'homme (dioxyde de carbone, dioxyde de
soufre, métaux lourds…), ou polluants primaires, de ceux qui se
forment par la réaction des polluants entre eux dans l'atmosphère,
soit les polluants secondaires.
Dans le monde, pour la période 1990-2016, la pollution de l'air est le
cinquième facteur de risque pour la santé (après la malnutrition, les
risques alimentaires, l'hypertension artérielle et le tabagisme). Elle
provoque la mort prématurée de sept millions de personnes chaque
année.

1
[Link] sur la santé humaine
En 1979, l'Organisation des
Nations unies (ONU) encadre la
mise en place d'une Convention
sur la pollution atmosphérique
transfrontière à longue distance.
À titre d'exemple : en 2005, aux États-Unis, environ
130 000 morts étaient liées aux particules fines PM2,5 et 4 700 à
la pollution à l'ozone troposphérique (O3).
En 2014, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à
près de sept millions le nombre de morts prématurées dues à la
pollution de l'air en 2012. Les pays à revenus faibles et
intermédiaires sont davantage
touchés, particulièrement
en [Link] de la moitié des
cas sont dus à la pollution
intérieure (en particulier à la
cuisine sur des réchauds
à charbon, à bois ou
à combustibles de la biomasse). Les maladies
cardiovasculaires causent 80 % des décès liés à la pollution
extérieure (40 % d'accident vasculaire cérébral et 40 %
de cardiopathies ischémiques) ainsi que 60 % de ceux dus à la
pollution intérieure (34 % d'AVC et 26 % de cardiopathies
ischémiques), suivis par les bronchopneumopathies chroniques
obstructives (pollution extérieur : 11 %, intérieure : 22 %).
Cette même année 2015, en France, une commission
d'enquête parlementaire évalue le coût annuel de la pollution de
l'air en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises et
impacts indirects et non sanitaires à au moins 100
milliards d'euros.

2
En 2017, selon le rapport State of Global Air 2017 du Health
Effects Institute de Boston, plus de 90 % de la population
mondiale respire un air.
Une étude parue en mars 2019 dans la revue de
cardiologie Européen Herat Journal (en) estime à 8,8 millions le
nombre de morts prématurées chaque année dans le monde[13].
Cette nouvelle évaluation est deux fois plus élevée que les
précédentes ; elle dépasse l'estimation de la mortalité due au
tabac, chiffrée à 7,2 millions de décès en 2015 par l'OMS.
L'étude estime à 790 000 le nombre de morts dues à la
pollution de l'air en 2015 dans l'ensemble de l'Europe, dont
67 000 en France. Cette estimation est nettement supérieure à
celle de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
La Chine paie le plus lourd tribut, avec 2,8 millions de morts. En
moyenne, la surmortalité mondiale attribuée à la pollution de
l'air est de 120 décès par an pour 100 000 habitants ; ce taux
est supérieur en Europe (133), bien que les contrôles y soient
plus stricts que dans d'autres régions. L'Europe de l'Est est
particulièrement touchée, avec 36 000 morts/an pour
la Roumanie ou 76 000 pour l'Ukraine, soit des taux supérieurs
à 200 décès pour 100 000 habitants. Le professeur Jos
Lelieveld, rattaché à l'institut Max-Planck de
chimie de Mayence et l'un des auteurs de l'étude,
conclut : « Dans la mesure où la plupart des particules fines et
des autres polluants de l'air en Europe proviennent de la
combustion des énergies fossiles, il est urgent de passer à
d'autres sources d'énergie ».

3
En juillet 2020, l'Energy Institute de l'université de
Chicago publie un rapport sur la perte d'espérance de vie due à
la pollution de l'air. Il estime que l'espérance de vie des
humains augmenterait de près de deux ans si tous les pays se
conformaient aux directives de qualité de l'air édictées par
l'Organisation mondiale de la santé. Cette perte est très
inégalement répartie : en 2018, les plus gros perdants, avec
cinq années de longévité potentielle en moins en moyenne,
sont les habitants du Bangladesh (6,2 ans), de l'Inde (5,2 ans),
du Népal et du Pakistan. Dans cette
partie du sud de l'Asie, les niveaux de
pollution de l'air ont augmenté de 44 %
en vingt ans. À l'inverse, la Chine a
réussi à réduire la pollution de l'air de
près de 40 % en cinq ans alors que les
États-Unis et l'Europe ont mis plusieurs
décennies pour atteindre les mêmes
taux de dépollution.

[Link] de pollutions
atmosphériques
Pollution de l'air.
On compte aujourd'hui des dizaines de milliers de molécules
différentes, polluants avérés ou suspectés qui, pour beaucoup,
agissent en synergie entre eux et avec d'autres paramètres
(ultraviolets solaires, hygrométrie, acides, etc.). Les effets de
ces synergies sont encore mal connus.
Cette pollution atmosphérique
(ou intérieure) est un enjeu de santé
publique, au niveau mondial comme
individuel.
Cette pollution peut revêtir de multiples
formes et être :

 brève ou chronique ;

4
 visible (fumée) ou invisible (pesticides dans l'air, benzène de
l'essence) ;
 émise massivement ou en
faible dose ;
 émise en quantité dispersée
(exemple : pollution émise
par les centaines de
millions de pots
d'échappement) ;
 locale et émise par une
source fixe
(exemple : cheminée, usine), ou émise par des sources
mobiles (épandeurs de pesticides, transport
routier, maritime ou aérien) ;
 naturelle (exemple : feux de forêt) ou d'origine anthropique.
L'ensemble de ces sources contribuant à une pollution globale
intérieure ou extérieure (exemple : augmentation de l'effet de
serre due au dioxyde de carbone ou composés organiques
volatils dans l'espace domestique).

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