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Memoire Ruth Fin

Ce document est un travail de fin d'études de Ruth Mwepu Ngoy, qui aborde l'exploitation des enfants dans le commerce ambulant à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo. Il souligne la nécessité d'une protection spéciale pour les enfants, en lien avec les lois nationales et internationales, tout en mettant en lumière les défis de l'application de ces lois. L'étude vise à proposer des solutions concrètes pour lutter contre ce phénomène complexe en combinant des approches juridiques et sociologiques.

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Memoire Ruth Fin

Ce document est un travail de fin d'études de Ruth Mwepu Ngoy, qui aborde l'exploitation des enfants dans le commerce ambulant à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo. Il souligne la nécessité d'une protection spéciale pour les enfants, en lien avec les lois nationales et internationales, tout en mettant en lumière les défis de l'application de ces lois. L'étude vise à proposer des solutions concrètes pour lutter contre ce phénomène complexe en combinant des approches juridiques et sociologiques.

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I

DEDICACE

A mes deux familles.

MWEPU NGOY Ruth

EPIGRAPHE
II

Le Droit de l’enfant, c’est d’être un homme : c’est qui l’homme, c’est la


lumière ; ce qui fait la lumière c’est l’instruction.

Victor Hugo

REMERCIEMENTS
En préalable, béni soit Seigneur, qui n’a pas rejeté ma prière, et qui
ne m’a pas retiré sa bonté.

Avant d’’entrer dans le vif de notre TFE, nous allons nous acquitter
d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui nous ont aidés
de loin tout comme de près et qui ont contribués à l’élaboration de ce
travail ainsi qu’à la réussite de cette formidable année académique.
III

J’adresse mes profonds remerciements et profondes


reconnaissances au Professeur KAZADI MPIANA Joseph et au Chef des
travaux ADOLPHE qui ont bien accepté de diriger ce travail. Ses
remarques, ses précieux conseils et ses corrections nous ont été d’une
grande utilité tout au long de cette année.

Vous avez accepté de guider nos premiers pas dans la recherche


scientifique. Vous vous montrez disponible pour répondre à nos
sollicitations. Nous avons l’occasion d’admirer vos éminentes qualités
humaines et pédagogiques ainsi que votre dévouement à transmettre les
connaissances que vous avez accumulées durant de longues années de
recherche. Soyez rassuré cher directeur de notre profonde gratitude.

A mes parents : NKULU KONGWA Erick et KALENGA KASONGO


Sarah.

Mes remerciements s’adressent à mes frères et sœurs biologiques,


les mots me manquent pour exprimer ma profonde reconnaissance à ma
tendre famille dont l’amour, la patience et le sacrifice s’inscrivent à
chaque page de ce document notamment : BRUNO THEBA KASONGO et
son épouse GRACIA NYOTA, ORIANE KAYENGA, VANOUTH KILUBA, KALALA
DIABONDO BERGER, EMMANUEL NKULU, BRUCIA THEBA, ANGE KALUNGA,
DIMERCIA BWALYA et DEBORAH KASONGO.

Je voulais exprimer ma reconnaissance envers les proches amis et


collègues, qui m’ont apporté leur soutien moral et intellectuel tout au long
de la réalisation de ce mémoire, notamment : PIERRE KAPEND, JOELLE
BANZA, PASCAL, RAPHAEL KALONDA, ADOPLHE, ELIE, GEDEON, BANZA
ARIANE, CLELIE MAKOBO, GOLDEN KASONGO, JEAN-MARI KONGOLO,
MIANYOTA et GRACIELLA NYOTA, etc…

A toutes les personnes dont les noms ne figurent pas dans ce


travers, et que nous portons au fond du cœur, nous disons sincèrement
merci.
IV

MWEPU NGOY Ruth


1

INTRODUCTION

A. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE DE RECHERCHE

Ayant à l’esprit que la nécessité d’accorder une protection spéciale à l’enfant a été
énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et dans la
Déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale le 20 novembre 1959, et
qu’elle a été reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (en particulier aux articles 23 et 24), dans le
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (en particulier à
l’article 10) et dans les statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées et des
organisations internationales qui se préoccupent du bien-être de l’enfant.1

Dans la Ville de Lubumbashi, capitale économique de la République Démocratique


du Congo (RDC), le phénomène du commerce ambulant est en pleine expansion. Parmi les
acteurs de ce secteur informel, une présence notable d’enfants est observée. Ces mineurs,
souvent âgés de 8-17 ans, s’engagent ; dans des activités commerciales de rue, vendant divers
produits pour subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille. Cette situation soulève des
préoccupations majeures en matière de droits de l’enfant, de protection sociale et de respect
des normes juridiques nationales et internationales.

La législation congolaise, notamment le Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant


protection de l’enfant, interdit l’exploitation économique des enfants et fixe les conditions de
travail pour les mineurs. Malgré ce cadre juridique, l’application effective de ces normes reste
insuffisante, comme en témoigne la persistance du travail des enfants dans le secteur informel
à Lubumbashi2.

L’étude de l’exploitation des enfants dans le commerce ambulant à Lubumbashi


présente un intérêt scientifique indéniable, en raison de sa pertinence sociale, de la
disponibilité d’une approche interdisciplinaire. Cependant, elle comporte également des défis
méthodologiques et analytiques, liés à la nature informelle du phénomène, à la complexité des
facteurs en jeu et aux difficultés d’application des lois existantes. Une approche rigoureuse,
combinant des méthodes qualitatives et quantitatives, ainsi qu’une collaboration avec des
acteurs locaux, sera essentielle pour surmonter ces obstacles et produire une recherche
1
Préambule de la convention internationale des droits de l’enfant, ONU, 20 novembre 1989
2
L’article 58 de la Loi portant protection de l’enfant du 10 janvier 209
2

approfondie et pertinence. Des fois, il existe un groupe d’enfants qui sont recrutés
officieusement par un adulte qui les utilise en suite pour vendre sa marchandise.
Malheureusement ces enfants sont victimes de mauvais traitements et d’exploitation
économique de la part de ces adultes sous l’œil impuissant des inspecteurs du droit de travail.

Au regard des textes juridiques dans le souci de trouver une solution durable à cet
épineux problème, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté, le 20 Novembre 1989
la Convention relative aux droits de l’enfant. Elle a ensuite fait une déclaration mondiale en
faveur de la survie, de la protection, du développement de l’enfant au sommet lui consacré
tenu à New York du 28 au 30 septembre 1990.

Les Etats africains pour leur part, ont adopté en juillet 1990 la Charte africaine des
droits et du bien-être de l’enfant pour assurer une protection et porter un regard particulier sur
la situation critique de nombreux enfant à travers tout le continent.

La question des enfants dans son aspect dit de l’exploitation économique dans
l’activité commerciale a été traitée par plusieurs psychologues, sociologues, organisations non
Gouvernementales mais quand à nous, étant Juriste, nous allons proposer les voies et moyens
pour la mise au point des mécanismes cohérents et contraignants pouvant permettre
l’élimination des enfants dans l’activité commerciale de marchand ambulant dans la ville de
Lubumbashi. D’où, nous nous sommes dit qu’il est impérieux de parler sur ce sujet.

Le choix de notre sujet traduit bien notre volonté de traiter un problème qui demeure
d’actualité et qui cadre avec notre formation que nous avons acquise en général. Ce sujet
traité n’est pas choisi ou ramasser du hasard, mais il nous est inspiré pour compléter une idée
qui a déjà été vue, afin de montrer et d’éclairer avec certitude.

Ce travail pourra éveiller la conscience des uns et des autres attributions la charge
des enfants, à intervenir d’une manière responsable, rationnelle dans l’exploitation
économique des enfants afin de sensibiliser les enfants sur l’interdiction formelle dans
l’activité commerciale par une collaboration étroite entre les associations des enfants et les
parents ainsi que tous les responsables.
3

B. OBJECTIFS VISES PAR LA RECHERCHE

L’exploitation des enfants dans le commerce ambulant dans la ville de Lubumbashi


est une problématique complexe qui nécessite une approche multidimensionnelle, alliant
analyses socio-économiques, juridiques et institutionnelles. Cette étude ambitionne de
contribuer à la lutte contre ce fléau en mettant en lumière les mécanismes qui le perpétuent et
en proposant des solutions concrètes pour y remédier.

Tout fait est toujours étudié dans un espace et dans un temps précis. La ville de
Lubumbashi a été choisie comme cadre de cette étude pour plusieurs raisons. Etant donné que
toute recherche commence toujours par un constat, le plus souvent fruit d’une observation, la
présente recherche a été portée sur la Ville de Lubumbashi parce que marqué par un
phénomène dont la persistance a réveillé notre esprit scientifique : le travail des enfants. Ce
constat pourrait ne pas faire l’objet d’une recherche s’il se limitait seulement à quelques
enfants. Mais sa généralisation pose sans aucun doute un certain nombre de problèmes. Le
travail des enfants, tel qu’il se présente touche toutes les communes de ladite ville.

L’intérêt que revêt cette étude est de plusieurs ordres notamment : personnel, social
et scientifique.

En tant que chercheur dans le domaine de Droit et plus précisément dans le cadre du
Droit pénal constitutionnel, l’analyse que nous allons faire dans cette problématique nous
permettra de mieux faire une mise au point sur la notion relative de l’exploitation des enfants
dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit congolais.

La partie suivante présente un aperçu de la problématique et question de la recherche

C. PROBLEMATIQUE ET LA QUESTION DE RECHERCHE

a. Problématique

La problématique selon Jean Baechler « demeure une sorte d’angoisse qui provoque
chez le chercheur une curiosité, un désir de comprendre, d’expliquer ou d’interpréter les faits
qui se présentent comme un problème à résoudre 3. De ce fait, la problématique participe à une
meilleure formulation de la question et à une articulation des axes autour desquels viendront
s’organiser les matériaux. 4
3
Baechler Jean., Les phénomènes révolutionnaires, Paris, éd. Presses Universitaires françaises, 1971, p.21.
4
Baechler Jean., idem, p. 25
4

Selon Quivy Raymond et Campenhoudt Van luc, la problématique est l’approche ou


la perspective théorique qu’on décide d’adopter pour traiter le problème posé par la gestion de
départ. 5

Par rapport à notre travail, nous allons réfléchir sur « de l’exploitation économique des
enfants dans l’activité commerciale de marchand ambulant en droit Congolais, cas de la
ville de Lubumbashi ».

La tension économique est telle que plus en plus des enfants sont gagés au mépris de ce qui
est prescrit par la loi. Toujours est-il que l’intérêt supérieur de l’enfant demeure affirmé par le
législateur lorsqu’il proclame le droit de poursuivre les études jusqu’à la majorité légale mais
parallèlement, ces derniers continuent de vendre jusque tard dans la nuit pour gagner de quoi
survivre.

A savoir la question principale autour de laquelle gravitent nos réflexions est celle de savoir :
comment l’exploitation des enfants dans l’activité commerciale des marchands
ambulants est-elle réprimée en droit congolais ?

D. HYPOTHESES

Selon Admed Silem et Jean-Marie Albertin, « l’hypothèse est une fonction d’une
supposition liée à un problème donné : on se propose d’en réifier la pertinence à travers la
mise en œuvre des diverses méthodes de recherche ».6

Nous répondons provisoirement à la problématique formulée ci-haut :

Le code de commerce ne régit pas seulement les actes de commerce, il s’applique aussi aux
personnes qui les accomplissent.

Par capacité d’exercer le commerce, il sied de noter que les incapables aux yeux de la loi, tels
que les mineurs, ne peuvent pas exercer le petit commerce en République démocratique du
Congo. En Droit civil, la capacité juridique d’exercice est l’aptitude qu’a une personne de
poser des actes juridiques valables. En matière de petit commerce, l’ordonnance-loi du 8 août
1990 ne détermine pas expressément ceux qui n’ont guère la capacité d’exercer le petit

5
Campenhoudt Van Luc et Quivy Raymond., Manuel de recherche en Sciences Sociales, Paris, 2e éd Dunod,
2003, p.85.
6
SILEM Adem, Alebrtin et Jean-Mari, lexique d’économie, éd. Dalloz, Paris, 1974, p.300
5

commerce en République démocratique du Congo, nous nous référons au droit des affaires
OHADA pour déterminer ceux qui ont la capacité d’exercer le petit commerce.

L’article 6 de l’Acte uniforme de l’OHADA du 15 décembre 2010 relatif au Droit commercial


général dispose nul ne peut accomplir des actes de commerce à titre de profession, s’il n’est
juridiquement capable d’exercer le commerce. A en croire les prescrits de cet article, le droit
OHADA renvoi au droit interne pour détermination des incapables aux yeux de la loi même si
son article continue « le mineur, sauf s’il est émancipé, ne peut avoir la qualité de
commerçant que s’il accomplit des autres visés aux articles 3 et 4 ci-dessus, à titre de
profession et séparément de ceux de l’article conjoint ».

La pratique du petit commerce par des adolescents dans la ville de Lubumbashi est devenue
un phénomène inquiétant pour cette catégorie de personne appelées à fréquenter l’école ou de
se mettre très tôt à la recherche de l’argent. D’où les enfants se trouvent toujours dans les
rues, les marchés et les artères principales de grandes agglomérations du pays en s’exposant
aux dangers multiple.

En effet, l’enfant jouit de droit qui lui sont reconnus par les instruments juridiques autant qu’il
est soumis à des obligations-devoir également consacrés dans des textes juridiques.

E. METHODES ET TECHNIQUES DE RECUEIL ET ANALYSE DES DONNEES

1.1. Méthodes

D’après le petit Robert, est un ensemble pour parvenir à un but, assurer la pertinence
d’une méthode, c’est ajuster aux questions posées et aux informations accueillies. De ce fait,
au cours même de celle-ci découvrant les informations ou obstacles non prévus dont certains
précédant directement la mise en œuvre des méthodes et qui suscitent une nécessité
d’orientation. 7

Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt distinguent les démarches des méthodes
de la manière suivante : « une démarche est une manière de progresser vers un but. Exposer la
démarche scientifique consiste donc à décrire les principes fondamentaux à mettre en œuvre
dans tout travail scientifique. Les méthodes ne sont que des mises en forme particulières de la
démarche, des cheminements différents conçus pour être mieux adaptés aux phénomènes ou
domaines étudiés. Mais cette adaptation ne dispense pas le chercheur de rester fidèle aux
7
Dictionnaire Petit Robert, Paris, p.1396
6

principes fondamentaux de la démarche scientifique » 8. C’est un ainsi que, dans notre travail
scientifique, nous ferons appel aux méthodes ci-après :

a. Méthode juridique : c’est celle qui se base ou qu’on utilise pour élaborer les textes
des lois et autres. Cette méthode est essentielle pour étudier l’exploitation des enfants
dans le commerce ambulant à Lubumbashi. Dans le cadre de notre thématique, elle
permet une compréhension approfondie du cadre légal, de son application et de ses
limites, tout en offrant des pistes pour renforcer la protection des droits des enfants
dans ce contexte spécifique.
b. Méthode sociologique : elle définit rigoureusement comme un phénomène à étudier
et à chercher les causes dans les faits socio-économique (pauvreté, accès limité à
l’éducation) qui favorisent l’implication des enfants dans le commerce ambulant. Ce
choix est dû au mauvai condition de vie, pas d’encadrement nécessaire pour les
enfants en termes d’éducation, etc.

1.2. Techniques de recueil et analyse des données

Les techniques de recherche sont des outils ou des instruments de recherche dont se servent
les chercheurs pour recueillir les données. Ce sont des moyens précis pour atteindre un
résultat partiel à un niveau et à un moment précis de la recherche. Cette atteinte de résultat est
directe et révèle du concret, du fait observé, de l’étape pratique et limitée. Elle est en ce sens,
l’ensemble des moyens, des outils, des instruments dont on se sert pour ouvrir les étapes
d’opinions limitées.

Pinto et Gratwitz, la définissent comme étant un moyen utilisé pour atteindre un but
mais elle se situe au niveau des étapes pratiques.9

Dans le cadre de cette étude, nous faisons appel aux techniques suivantes :

a. La technique documentaire

Cette technique est indispensable pour tout chercheur, car elle consiste à étudier et à
analyser les documents pour enrichir la question de recherche. Elle valorise les écrits. La

8
Quivy Raymond. et Campenhoudt L. Van, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunold, 1988,
p.13.
9
Pinto et Grawitz, [Link]., p.15
7

technique documentaire met le chercheur en présence des documents supposés contenir les
informations recherchées.

Dans le cas sous examen, cette technique nous permet de compiler le plus des documents
possibles pour en recueillir les éléments nécessaires lors de l’élaboration de notre travail.

b. La technique d’observation directe

L’observation directe est celle qui met l’enquêteur en face de son informateur sans
passer par un intermédiaire. Elle est basée sur une observation visuelle qui consiste à recueillir
les comportements au moment où ils sont produits. Dans l’observation directe, le chercheur
observe le groupe en train de vivre, l’action qui naît, les processus pendant qu’il se déroule.
Cette dernière peut être libre soit encore participante.

c. La technique d’interview

L’interview est l’interrogation orale directe d’une personne par une autre. Dans cette
technique, il y a un contact entre l’enquêteur et l’enquêté. L’interview peut être dirigée à
questions fermées ou à questions ouvertes. Il peut également ne pas être dirigé.

Cette technique nous a permis d’entrer en contact avec les différentes personnes et
organisations non gouvernementales.

Dans les lignes qui suivent, nous parlerons des apports et limites de l’étude.

F. Apports et limites de l’étude

a. Apports de l’étude

Dans le cadre scientifique, ce travail enrichit la littérature sur la protection juridique de


l’enfant, en explorant un aspect peu documenté : l’implication des enfants dans le commerce
ambulant dans un contexte urbain congolais. Il examine les forces et lacunes des textes
juridiques nationaux (code du travail, loi portant protection de l’enfant, Code pénal) face à la
réalité sociale de terrain.
8

b. Limites de l’étude

Etant rétrospective, le cadre temporel de notre travail va de l’an de 2009 étant seule
de l’entrée en vigueur de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en
République Démocratique du Congo jusqu’à nos jours.

Du point de vue spatial, cette étude a pour champs d’investigation le territoire de la


République démocratique du Congo, précisément la ville de Lubumbashi.

G. Structure du texte

Hormis, l’introduction et la conclusion, notre travail portera sur trois chapitres, qui seront
reparties aussi en sections et section en paragraphes : Chapitre premier aborde sur la cadre
théorique, le second chapitre parlera sur le cadre empirique et le troisième chapitre abordera
sur les résultats de la recherche.
9

CHAPITRE I. CADRE THEORIQUE

Il sied de signaler que ce chapitre porte sur une mise au point de base faisant corps de notre
travail, laquelle mise au point permettra à nos lecteurs et à tous les amoureux de la science
d’avoir une compréhension globale et globalisant du sujet, nous passerons en revue de
quelques points en rapport avec notre sujet.

SECTION 1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE DE L’ENFANT

Tout au long de cette section, nous parlerons de trois paragraphes essentiels dont : la
définition de l’enfant, la conception selon les normes nationales et enfin l’histoire de droit de
la protection de l’enfant comme dernier paragraphes.

§1. Définition de l’enfant

Selon le dictionnaire de l’Académie française, étymologiquement, le mot enfant


vient du latin « infans » et signifiait chez les Romains, « celui qui ne parle pas ».10

Du point de vue biologique, « l’enfant désigne une personne qui n’a pas encore atteint l’âge
reproductif.

Sur le plan légal, plusieurs définitions de l’enfant existent dans la littérature.

Selon le dictionnaire pratique du Droit Humanitaire 11, « l’enfant est un individu qui ne dispose
pas d’une personnalité juridique individuelle. Il est protégé par sa famille ou, en cas de
défaillance de sa famille, par la société.

Dans la présente étude, la définition de l’enfant qui est retenue est celle de la Charte africaine
puisque le présent travail s’inscrit dans le contexte socioculturel africain. Cependant, dans le
cadre du travail des enfants, les statistiques disponibles font état de 5ans d’âge pour l’âge
minimum de mise au travail des enfants.

10
Https://[Link]/[Link] consulté le 10 février 2025
11
Françoise Bouchet-Saulnier., Dictionnaire pratique du droit humanitaire, Ed. 2013 actualisée et enrichie
10

1.1. Notions de l’enfant

Il existe plusieurs instruments juridiques internationaux qui traitent de la question de


l’enfant mais nous retenons ici la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte
Africaine des droits et de bien-être de l’enfant.

Pour la Convention relative aux droits de l’enfant, l’enfant est tout individu âgé de moins de
18 ans sauf si la majorité est attente plutôt en vertu de la législation qui lui est applicable. 12

La Charte africaine des droits et de bien-être de l’enfant déclare que l’enfant est un
individu âgé de moins de 18 ans, ainsi que nous pouvons remarquer la définition de l’enfant
donnée par la Charte africaine ne laisse aucune possibilité aux états membres de prévoir de
seuil de la majorité intermédiaire. 13

1.1.2. L’enfant selon la Convention relative aux droits de l’enfant

La Convention internationale de droit de l’enfant (CIDE) ou convention relative aux droits de


l’enfant est un traité international adopté par l’assemblée générale de l’organisation des
Nations Unies le 20 novembre 1989 dans le but de reconnaitre et protéger les droits
spécifiques des enfants. Elargissant aux enfants le concept de droit de l’homme tel que prévu
par la déclaration universelle des droits de l’homme, elle introduit le concept d’intérêt
supérieur relevant du droit international privé et consacrant le passage de l’enfant d’objet de
droit au sujet de droit. Elle constitue l’aboutissement d’un long processus international engagé
en 1923 par l’union internationale de secours aux enfants, qui adopte la déclaration de Genève
ensuite adoptée en 1924 par la Société des Nations. C’est en 1959, onze ans après l’adoption
de la déclaration universelle des droits de l’homme que l’assemblée générale des Nations
Unies adopte la première déclaration des droits de l’enfant qui donneront lieu, trente ans plus
tard en 1989 au texte actuel14.

Quatre principes directeurs :

- La non-discrimination ;
- L’intérêt supérieur de l’enfant ;

12
Article 1 de la convention relative au droit de l’enfant.
13
Frédéric Turpin., La France et la francophonie politique : histoire d’un ralliement difficile, Paris, les Indes
savantes, 2018, p222.
14
« Historique de la convention internationale des droits de l’enfant (C.I.D.E) archive », sur l’association
française Janusz Korczak (AFJK). Consulté le 05 décembre 2012
11

- Le droit de vivre, survivre et se développer ;


- Le respect des opinions de l’enfant.

Les 54 articles de la convention énoncent que chaque enfant à :

- Le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité ;


- Le droit d’être soigné, protégé des maladies d’avoir une alimentation suffisant et
équilibrée ;
- Le droit d’aller à l’école ;
- Le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et
d’exploitation ;
- Le droit d’être protégé contre toutes formes de discrimination ;
- Le droit de ne pas faire la guerre ni la subir ;
- Le droit d’avoir un refuge, d’être secouru et d’avoir des conditions de vie décentes
- Le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation ;
- Le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé.

1.1.3. L’enfant selon la Charte africaine des droits et de bien-être de l’enfant

Tout enfant a droit à la protection et aux soins de ses parents et si possible, réside avec ces
derniers. Aucun enfant ne peut être séparé de ses parents contre son gré sauf si l’autorité
judiciaire décide conformément aux lois applicables en la matière, que cette séparation est
dans l’intérêt même de l’enfant.

Ainsi, au sens de la Charte, toute coutume, tradition, pratique culturelle ou religieuse


incompatible avec les droits, devoirs et obligations énoncés dans la présente charte doit être
découragé dans la mesure de cette incompatibilité. Aux termes de la présente Charte ou
entend par « enfant » tout être humain âgé de moins de 18 ans15.

15
Frédéric Turpin., [Link]., p232.
12

I. La protection par les normes

a) Caractère

Le premier caractère qui dégage de la lecture de la Charte africaine des droits et du bien-être
de l’enfant est l’imprécision de son champ d’application (ratione personae) dans la mesure où
par « enfant » elle entend « tout être humain âgé de moins de 18 ans »16.

Le premier critère de reconnaissance de la catégorie « enfant » est donc l’âge maximal de 18


ans et, ce faisant la Charte africaine reprend partiellement la définition de la convention des
Nations Unies relative aux droits de l’enfant17. A partir de quel moment a-t-on affaire à un
enfant ? C’est à partir de la naissance ou de la conception, A ce second dilemme ? La Charte
n’apporte aucune réponse claire.

Le deuxième caractère peut-on parler de Charte proprement africaine à propos de droits de


l’enfant, cela d’autant plus que nombre de droits découlent de la personnalité humaine des
enfants que l’on entend protéger. La Charte africaine doit beaucoup et c’est peu dire à la
convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant à laquelle on l’a déjà dit, son
préambule renvoie expressément.

Troisième caractère de la Charte se présente enfin comme ne voulant pas porter atteinte aux
lois et convention qui contiendraient des dispositions.

II. L’organe

Il s’agit du « comité » organe collégial de 11 membres (un au maximum par Etat


partie) siégeant à titre individuel et ressortissants d’Etats parties à la Charte, crée auprès de
l’OUA avec pour but de promouvoir et protéger les droits et le bien-être de l’enfant art. 32.
Ses règles de composition et de fonctionnement rappellent celles de la commission africaine
des droits de l’homme et des peuples instituée par la convention du même nom et sont
imprégnées de la recherche d’une certaine indépendance.

La fonction du comité sont multiples et variées. Elles consistent, en premier lieu à la


promotion des droits de l’enfant qui, aux termes de l’article 42, prend diverses formes :
collecte d’informations, évaluations, organisation de réunion, encouragement des organismes

16
La Charte Africaine des droits de bien-être de l’enfant
17
Bennouna M., « La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant », annuaire français de Droit
International, 1989, p.437 et note 16
13

nationaux compétents et coopération avec les institutions régionales et internationales


intervenant dans ce même domaine18.

§2. La conception selon les normes nationales

I.1. Selon la Constitution


a. Définition : la définition de l’enfant selon la Constitution du 18 février 2006 modifiée
par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 énonce que l’enfant mineur est « toute
personne, sans distinction de sexe, qui n’a pas atteint l’âge de 18 ans ».
b. Selon la loi électorale : la loi électorale en vigueur dans notre pays fixe à 18 ans
révolus la majorité politique qui permet à tout citoyen d’élire et d’être éligible. Ce qui
signifie que sur le plan politique, l’enfant est donc toute personne qui n’a pas encore
atteint 18 ans.
c. Le code de la famille : l’article 219 du code de la famille considère comme mineur
l’individu de l’un ou l’autre sexe qui n’a pas encore l’âge de 18 ans accomplis, il s’agit
de la capacité de tout individu de poser valablement des actes de la vie civile. Cette
majorité dite civile correspond avec cette politique prévue par la constitution et la loi
électorale, et donc elle est fixée à 18 ans.

Il faut noter cependant que sur le plan de la capacité de contracter le mariage, le code de la
famille de 1987 fixait la majorité à 15 ans pour la jeune fille et 18 ans pour le garçon. Cette
définition semble dépassée au regard de l’article 48 de la nouvelle loi sur la protection de
l’enfant. Cette disposition du code de la famille de 1987 est déjà corrigée par le législateur
congolais, toujours dans le souci de se conformer aux instruments juridiques internationaux et
de la vision de la république démocratique du Congo qui fait actuellement de la défense des
droits de l’enfant son cheval de bataille.

d. La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant

Au regard de l’article 62 point 1 de la loi n°09/001 du janvier 2005 portant protection de


l’enfant nous fait voir ce qui est disposé « est considérée comme en situation difficile et
bénéficie d’une protection spéciale, notamment :

18
Voir les activités de promotion de la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples telles que
décrites dans ses rapports, 11 Human Rights Law journal, 397-399, (1990= et 12.59-60
14

1. L’enfant rejeté, abandonné, exposé à la négligence, au vagabondage et à la mendicité


ou trouvé mendiant, vagabond ou qui se livre habituellement au vagabondage ou à la
mendicité » ;

Or, au sens de la présente loi, il faut en entendre par enfant en situation difficile comme
dispose l’article 2 point 4 « l’enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n’a pas
accès aux services sociaux de base tels que : la santé, le logement, l’alimentation et
l’éducation »19.

En effet, il ressort de l’article 63 alinéas 1ers de cette loi que « la protection spéciale se réalise
à travers les mécanismes de tutelle de l’Etat tels que prévus par la loi, le placement social et
autres mécanismes de prise en charge appropriés »20. Et dans le cadre de notre recherche,
après avoir interrogé certains de ces enfants qui s’exposent à la vente, les réponses qui nous
ont été données sur les raisons qui les poussent nous ont conduits à réaliser que plus souvent
c’est le contexte de précarité de leurs parents ou autres personnes responsables d’eux qui les
entraines dans ce mode de vie. Pourtant l’article 69 de la loi portant protection de l’enfant
dispose que « les parents incapables d’assurer la survie de leur enfant bénéficient d’une
assistance matérielle ou financière de l’Etat. Un arrêté interministériel des ministres ayant
dans leurs attributions, la famille, l’enfant et les affaires sociales fixe les conditions
d’intervention de l’Etat ».

Il est évident de signaler qu’un enfant qui s’expose à la mendicité en tant qu’enfant en
situation difficile, comme tout autre enfant, il a des droits fondamentaux parmi lesquels nous
pouvons citer :

1. Le droit à la vie de l’enfant ;


2. Le droit de l’enfant à un milieu familial ;
3. Le droit de l’enfant à jouir du meilleur état de santé possible ;
4. Le droit de l’enfant de bénéficier de la sécurité sociale ;
5. Le droit de l’enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement
intégral ;
6. Le droit de l’enfant à l’éducation ;
7. Le droit de l’enfant à la pension alimentaire.

19
Article 2.4 de la loi portant protection de l’enfant.
20
Article 63 al. 1er la loi portant protection de l’enfant.
15

§3. L’histoire de droit de la protection de l’enfant

L’arrestation protectionniste à commencer à se manifester à la fin du siècle dernier,


suite à l’adoption de la loi relative aux conditions de travail à la scolarité obligatoire et à la
protection de l’enfance en retirant son statut de mini-adulte à l’enfant. Ces mesures
législatives, revendiquées par les CHILD SAVERS lui conféraient des droits spécifiques.

Cependant, si elles ont eu le mérite d’octroyer un statut particulier à l’enfant, elles se


fondaient sur une vision empreinte de paternalisme en insistant sur les caractères vulnérables
de l’enfant, elles ont imprégné les documents internationaux qui ont précédé la convention de
New York dans l’affirmation des droits de l’enfant21.

Une première déclaration sur les droits de l’enfant adoptée en 1924 par la Société des Nations
(ONU) énonce cinq principes fondamentaux qui mettent l’accent sur protection légale et
sociale des enfants. L’enfant doit notamment être protégée contre toute exploitation et il doit
être le premier à recevoir des secours en temps des stresses. Une deuxième déclaration
adoptée en 1948 reprend les cinq principes de 1924 en ajoutant deux nouveaux : les droits de
l’enfant doivent être protégés en dehors de toute considération de race, des nationalités et des
croyances. Onze ans plus tard, la déclaration des droits de l’enfant proclamé le 20 novembre
1959 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, à souligner que l’enfant a besoin d’une
protection spéciale et des soins spéciaux et notamment à l’une protection juridique appropriée.
Ces besoins découlent suivant les préambules de la déclaration du manque de maturité
physique et intellectuelle de l’enfant.

a. Les droits des enfants en République Démocratique du Congo

La loi n°09/001 portant protection de l’enfant en République Démocratique du Congo est


entrée en vigueur le 10 janvier 2009. Bien que lacunaire à certaines égards, elle gagne en
vigueur des lois qu’elle traduit dans l’ordre juridique national le minimum standard
international sur la protection et la promotion des droits de l’enfant. En outre, elle consacre
plusieurs droits dont l’interdiction de le soumettre à une quelconque forme de torture ou des
peines ou traitement cruels inhumains et dégradants (article 9), punissable d’un an à cinq de
servitude pénale et une amende où la perpétuité si de la torture est survenue la mort de
l’enfant (l’article 151 et 152) soucieuse de contribuer au respect, à la protection et à la
réalisation des droits de l’enfant, a mis en œuvre un projet d’appui aux initiatives locales
21
Convention relative aux Droits de l’Enfant, [Link]., art.1
16

d’encadrement des enfants marginalisés et victimes des violences pendant la mise en œuvre
dudit projet, ou a constaté que les enfants en milieux ruraux sont soumis aux tortures et à des
peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants.

Ceci met fin à notre section, dans les lignes qui suivent, nous parleront de l’état de la question
comme deuxième section.

SECTION II. ETAT DE LA QUESTION

A l’élaboration d’un travail scientifique, il est le plus souvent recommandé au


chercheur de passer en revue un bon nombre de travaux antérieur pour se rendre compte si le
sujet que l’on veut aborder a déjà fait l’objet d’une quelconque étude.

D’après l’auteur WENU BECKER, il définit l’état de la question comme une


invention de publication qui existe dans le domaine et qui permet au chercheur de situer son
apport par rapport à ses travaux. 22

De ce fait, nous ne sommes pas soustraits à cette exigence scientifique. Ainsi, il


serait superflu et scientifiquement malhonnête de prendre l’originalité de cette étude.
Quelques-uns des hommes de science bien avant nous, ont essayé d’aborder quelques aspects
de ce thème qui fait l’objet de notre étude à ce jour.

L’état de la question se définit comme un relevé de publications antérieures qui, de


manière directe ou indirecte, ont porté sur le même thème et non sur le même sujet que celui
abordé par l’auteur.

MFUMU NGOY KADYAMBI distinguant deux types « d’enfant », l’enfant de la


rue qui vie et habite dans la rue, l’enfant dans la rue travaille dans la rue mais a une famille et
un domicile, les enfants de la rue mènent toute leur vie dans la rue sans l’innervation des
parents ou de la personne exerçant l’autorité parental à cette dernier, ils sont sans abri. 23

ASSANI MUTENTU dans article intitulé : «l’Exploitation économique de l’enfant


en République Démocratique du Congo ». Il dit que, tous les instruments juridiques de portée
internationale ont toujours affirmé que toute question relative à l’enfant devrait être guidée
par la notion de l’intérêt supérieur de ce dernier.

22
Wenu Becker, Recherche scientifique : théorie pratique, édition, Pul, Lubumbashi, 2009, p.29
23
Kadyamb Mfumu Ngoy i. Cours de Droit de l’Enfant, G3 Droit, 2018-2019, p.16
17

Cependant, l’application de certaines dispositions appelle à réflexion lorsqu’on sait que dans
la pratique ; elle passera difficilement surtout dans le contexte qui nous est cher, celui de la
RD Congo gangrené par une crise des services publics, depuis plusieurs décennies, et qui se
conclut en une démission totale de l’Etat dans sa mission providentielle. La tension
économique est telle que de plus en plus des enfants sont engagés au mépris de ce qui est
prescrit par la loi mais parallèlement ces dernier continuent de vendre jusque tard dans la nuit
pour gagner de quoi survivre, ils sont nombreux dans des magasins à exécuter des travaux très
lourds et parfois dans des conditions insalubres et ce, sous l’œil impuissant sinon complice de
l’inspection du travail.

GERARD CORNU24, formation aux notions de droit de la famille et protection de


l’enfant, quand à lui la protection de l’enfant en raison de sa vulnérabilité est un besoin
nécessaire qui tout le monde devra participer afin d’obtenir une meilleurs stabilité sociale.

Il convient de noter qu’ils ne sont pas toujours de victime car la vie dans la rue, les a façonnés
différemment ayant un but immigré malgré tout cela les rendent insaisissable à la souffrance
des autres sans pitié et même quelques fois sans scrupule, ils sont aussi porteur des actes
infractionnelle.

Il propose le rétablissement des droit fondamentaux des enfants et la réduction du taux


d’enfant exploiter en mettant accent sur les mesures qui suite à certain facteur criminogène se
trouve dans la rue et deviennent délinquants.

L’originalité de ce travail réside donc dans sa capacité à allier une analyse juridique
approfondie du cadre législatif et une étude de terrain spécifique à la ville de Lubumbashi. Il
fait une distinction claire entre les différentes formes d’exploitation des enfants et met
l’accent sur le secteur du commerce ambulant, tout en s’appuyant sur des théories et des
travaux académiques existants.

Les lignes qui suivent, nous analyserons la théorie explicative de la recherche.

24
Gérard Cornu, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et protection de l’enfant, 3 e éd. Mon
Chrétien, 1978, p; 45
18

SECTION III. THEORIE EXPLICATIVE DE LA RECHERCHE

D’après les démarches effectuées sur notre sujet qui est l’exploitation économique
des enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en droit Congolais : cas de
la ville de Lubumbashi.

Dans la déclaration universelle des droits de l’homme, les Nations Unies ont
proclamé que l’enfant a droit à une aide et a une assistance spéciale. Selon la convention
relative aux droits des enfants, la famille unité fondamentale de la société et milieu naturelle
pour la croissance et le bien-être des enfants, doit recevoir la protection et l’assistance
nécessaire pour jouer pleinement son rôle dans la communauté.

La même convention prévoit que « tout enfant qui est temporairement ou


définitivement privé de son milieu familial ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé
dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciale de l’Etat (article 20, alinéa 1).
Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme de placement dans une
famille, de l’adoption ou en cas de nécessité, du déplacement dans un établissement pour
enfant approprié25.

Tous les instruments juridiques de portée internationale ont toujours affirmé que
toute question relative à l’enfant devait être guidée par la notion de l’intérêt supérieur de ce
dernier. L’enfant, on le sait par cœur est défini par la Charte africaine des droits et du bien-
être comme étant un être humain de l’âge de moins de 18 ans. Les autres textes de portée
internationale ou nationale ne s’en sort pas largement écartés même si il faut le reconnaitre,
quelques instruments juridiques internationaux ont renvoyé la question au législateur national.

Cependant, l’application de certaines dispositions appelle à réflexion lorsqu’on sait que dans
la pratique elle posera difficilement surtout dans le contexte qui nous est cher, celui de la
République Démocratique du Congo gangrené par une crise des services publics, depuis
plusieurs décennies, et qui se conclut en une démission totale de l’Etat dans sa mission
providentielle.

En outre, l’article 50 de la loi portant protection de l’enfant à son alinéa premier et


pris dans l’esprit de l’article 15.2.a du protocole de la Charte africaine des droits et du bien-
être de l’enfant, fixé à seize ans l’âge en dessous duquel l’enfant ne peut travailler et l’article

25
Article 20, alinéa 1, La déclaration universelle des Droits de l’Homme
19

54 du même texte n’autorise le maintien en service et l’engagement des enfants âgés de seize
ans à moins de dix-huit ans que pour des travaux légers et salubres.

§1. Lecture faite en Droit congolais et Droit africain

Avant d’élaborer la question, il convient de distinguer les deux régimes juridiques


prévus dans la loi portant protection de l’enfant du suivant que l’enfant est âgé de moins de
seize ans révolu ou âgé de moins de seize.

L’enfant de moins de seize ans est sans conteste juridiquement dans l’incapacité de contracter
un quelconque contrat de travail. Et l’interdiction s’étend, à lire les dispositions de l’article 52
du même texte jusqu’à la conclusion d’un contrat d’apprentissage. Cependant, la lecture
croisée de l’article 50, alinéa 2 e et de l’article 6.a du code du travail apporte une dérogation
concernant les enfants âgés de quinze ans qui peuvent être engagés mais moyennant une
dérogation expresse du juge pour enfants, après avis psycho-médical d’un expert et de
l’inspection de travail26.

La tension économique est telle que de plus en plus des enfants sont engagés au
mépris de ce qui est prescrit par la loi. Toujours est-il que l’intérêt supérieur de l’enfant
demeure affirmé par le législateur lorsqu’il proclame le droit de poursuivre les études jusqu’à
la majorité légale, mais parallèlement ces derniers continuent de rendre et être exploité jusque
tard dans la nuit pour gagner de quoi survivre.

1.1. La position du Droit communautaire Africain

Le Droit communautaire africain, et très précisément la Charte africaine des droits et


du bien-être de l’enfant a aussi abordé la question. Nous allons examiner avec minutie les
dispositions de l’article 15 en faisant un recours utile, s’il faut, à des organes de protection et
de promotion des droits garantis dans ledit instrument juridique international.

Le principe posé est celui de la protection de l’enfant contre toute forme


d’exploitation économique et de l’exercice d’un travail comportant probablement de danger
ou risque de perturber son éducation ou de compromettre sa santé et même son
développement dans tous ses aspects. Le législateur de la Charte a renvoyé, après avoir
dégagé un principe, toutes les questions aux Etats parties qui ont une certaine obligation de
prendre non seulement les mesures législatives mais surtout administratives pour assurer
26
Article 50 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant.
20

l’application absolue de la disposition. L’enfant est protégé contre toutes les formes
d’exploitation économique.

Dans les lignes qui suivent, nous analyserons la question de recherche et démarche
suivie comme quatrième section.

SECTION IV. QUESTIONS DE RECHERCHE ET DEMARCHE SUIVIE

L’exploitation des enfants dans le commerce ambulant à Lubumbashi est un


problème complexe qui résulte de l’interaction entre des facteurs juridiques, sociaux et
politiques. Si des cadres juridiques existent pour protéger les droits des enfants, leur
application reste faible, notamment en raison de la corruption, de l’absence de ressources et
de la faiblesse des institutions. Socialement, le travail des enfants est souvent perçu comme
une nécessité pour les familles pauvres, mais il comporte de lourdes conséquences pour le
bien-être et le développement des enfants. Enfin, politiquement, les efforts de la République
démocratique du Congo sont entravés par des enjeux de gouvernance, un secteur informel
difficile à réguler et un manque d’engagement à l’échelle nationale. L’enjeu majeur est donc
de mettre en œuvre des politiques plus robustes et mieux adaptées à la réalité du terrain, tout
en favorisant une coopération efficace entre les acteurs nationaux et internationaux.
21

CHAPITRE II. CADRE EMPIRIQUE

En ce qui concerne le troisième chapitre de notre travail, il sera question


d’examiner les différents points faisant preuve d’une vue d’ensemble sur le cadre empirique
de notre travail dont la première s’articulera sur la description du champ d’étude suivit de la
deuxième section qui justifiera des méthodes et techniques de collecte et analyse des données
ainsi que les difficultés rencontrées.

SECTION I. DESCRIPTION DU CHAMP D’ETUDE

§1. Présentation et situation géographique de la République Démocratique du Congo

Partant de la présentation du travail, il est demandé de données une description du


champ d’étude, sans oublier de présenter notre pays la République Démocratique du Congo
où nos recherches scientifiques se sont effectuées dans la loi portant protection de l’enfant
face à l’exploitation économique des enfants dans l’activité commerciale des marchands
ambulants.

La République Démocratique du Congo compte 26 provinces que sont :

 La province de Kinshasa
 La province de l’équateur
 La province de Tanganyika
 La province du Sud-Kivu
 La province du Nord-Ubangi
 La province de Haut-Lomami
 La province de Lualaba
 La province du Haut-Katanga
 La province du Manièma
 La province du Sud-Kivu
 La province du Nord-Kivu
 La province de Lomami
 La province de Kasai Central
 La province de Kasai Oriental
 La province de Tshopo
 La province de Tshikapa
22

 La province de Kwango
 La province de Kwilu
 La province de Mai-Ndombe
 La province d’Ituri
 La province de Haut-Uélé
 La province de Bas-Uélé
 La province Mungala
 La province de Kongo Central
 La province de Kasaï

D’après notre étude, on s’est basé dans la province du Haut-Katanga précisément sur la ville
de Lubumbashi. Elle occupe la deuxième position après la ville de Kinshasa du point de vue
de la superficie et de l’infrastructure localisée dans la partie Australe de la République
Démocratique du Congo. Elle compte sept communes.

1.1. Historique de la ville de Lubumbashi

De part son nom, Lubumbashi provient du nom de la rivière qui baigne cette ville qui
était créé en 1910 au moment de l’entrée de venant du Sud auparavant. C’est-à-dire à partir de
1907, le CSK au nom de l’Etat indépendant du Congo et de la Compagnie du Katanga, se
rendant compte du progrès de l’industrie (UMHK) dont l’existence d’un centre administratif
et commercial à proximité des mines et des Usines confia à monsieur EMILE WAGEMEE
qui était son représentent de procéder au transfert du siège du comité spécial du Katanga de
LUKONZOLWA (Lac Moero) aux environs de la mine de l’Etoile (Kalukuluku) avant 1906.
Lubumbashi c’est un plateau caractérisé par une savane infinie dominé des métaux à la terre
ocre et à maigre végétation savane verte en saison de pluie et rouge en saison sèche, fut
habités depuis 1906. A partir de ce moment, cette ville s’appellera Elisabethville, baptisée du
nom de la reine Elisabeth épouse du roi Albert 1 er des Belges. Cette ville subissant multiples
mutations sera baptisée et appelée « Lubumbashi » aura son statut de la ville par l’ordonnance
n°28/aimo du 25/199.27

Elle s’étendait de l’avenue limitée au Sud à l’avenu drogmaqn au Nord, du rail de


chemin de fer et l’Est au boulevard Inera (actuelle Kamanyola) à l’Ouest, elle grouillait d’une
population cosmopolite.

27
Bureau du Maire de la Ville, rapport annuel affaires interières, 1998, p.21
23

§2. Situation géographique de la ville de Lubumbashi

2.1. Superficie

Située à 1230m d’altitude, la ville de Lubumbashi s’étend sur une superficie de 747km carré
et constituée d’un plateau légèrement vallonnée et limitée par 11°30 d’altitude sud 27829
longitudes ouest.

2.2. Hydrographie

Du Nord au Nord-Ouest vers Sud-Est, la ville de Lubumbashi est traversée par des grandes
rivières : Kafubu, Kimilolo, Kiswishi et naviundu.

1.2. Relief

Le relief de la ville de Lubumbashi est caractèrise par :

 Le plateau incliné du Nord vers le sud-Est


 Plusieurs vallons ou sont implantées des fermes agropastorales
 Un sol sèche alluvionnaire et sablo argileux.

1.3. Le climat

La ville de Lubumbashi est sous un climat sec avec deux saisons qui sont :

 La saison de pluie allant de fin octobre à mi-avril


 La saison sèche allant de fin avril à mi-octobre

Il faudra noter qu’il y a une forte chaleur pendant le mois d’Août, de septembre et Octobre.
Alors qu’il fait froid au mois de juin et juillet.

Partant de l’ordre d’idée, il est important de ressortir notre champ d’investigation d’étude
pour approuver l’idée de la réalité sur terrain, sur ce nous nous trouvons dans la ville de
Lubumbashi, suivant le sujet, l’objet de notre réflexion de l’exploitation économique des
enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit Congolais. Nous avons
comme cible d’étude, la ville de Lubumbashi située dans la province du Haut-Katanga.

Cette ville compte sept communes qui sont le suivant :

 Commune de Lubumbashi
24

 Commune Kenya
 Commune Kampemba
 Commune Katuba
 Commune Kamalondo
 Commune Rushi
 Commune Annexe.

SECTION II. JUSTIFICATION DES METHODES ET TECHNIQUES DE


COLLECTE ET D’ANALYSE DES DONNEES

Deux points essentiels seront analyser dans les lignes qui suivent dont : lé méthode de collecte
et d’analyse des données comme premier paragraphe, technique de collecte et analyse des
données comme deuxième paragraphe.

§1. Méthode de collecte et d’analyse des données

Dans le souci de parvenir à élaborer un travail scientifique, il est indispensable au


chercheur de recourir à des méthodes et techniques qui lui permettrons de mieux appréhender
son sujet d’étude et aboutir à des résultats véritables. C’est dans ce cadre que nous avons jugé
bon de faire recours à des différentes méthodes telles que : méthode juridique et méthode
sociologique.

A. Méthode juridique : on utilise cette méthode pour élaborer les textes des lois et
autres. Cette méthode nous permet d’établir l’écart entre les dispositions légales impératives
qui prévoient ce qui doit être et la réalisation sociale qui décrit ce qui est.

La méthode nous sera utile en ce sens que nous ferons plus souvent recours aux dispositions
légales ou à l’interprétations des différents textes juridiques en vigueur dans notre pays et
lesquels instruments juridiques ont trait à notre sujet d’étude ou objet d’étude, le cadre
juridique régional et mondial, le gouvernement de la République Démocratique du Congo
clarifie les principaux instruments relatifs aux droits de l’enfant qui accorde une place
importante sur la protection de l’enfant notamment : la convention relative aux Droits de
l’enfant ; en 1990, le protocole de paterne visant à prévenir, réprimer et punir la traite des
personnes ; en 2005, ce protocole peut-être utile pour protéger les enfants à l’exploitation
économique à travailler pour d’autres, y compris sous la menace, la contrainte et la tromperie.
25

Le cadre juridique national de l’Etat par sa Constitution et ses lois à l’obligation de fournir
une protection aux enfants. La constitution et les lois de la République Démocratique du
Congo montrent de façon tout à fait explicite, l’obligation de l’Etat de protéger de tels
adolescents. Comme renseigne ci-dessus, deux références majeures sont de mise en
république démocratique du Congo à savoir, la Constitution de la République et la loi 09/001
DU 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant.

B. Méthode sociologique

Cette méthode consiste quant à elle à définir rigoureusement les phénomènes étudiés
et à chercher les causes dans les faits sociaux antérieur [Link] nous sera utile pour confronter
les données obtenues dans nos investigations à la réalité sociale en vue d’éclairer l’opinion sur
les causes et conséquences de l’exploitation économique des enfants dans la société
congolaise en générale et dans la ville de Lubumbashi en particulier.

§2. Technique de collecte et analyse des données

La technique est un moyen qui permet au chercheur d’acquérir et traiter les données
dont il a besoin pour comprendre ou expliquer un phénomène 29. Tout travail scientifique pour
être bien réaliser doit comporter à son sein des techniques réalisées par son rédacteur. C’est
pour cette raison que nous utiliserons quelques techniques pour donner sens à notre travail.

A. Technique d’interview

Cette technique est un discours oral entre l’enquêteur et l’enquêté consistant à la


récolte des renseignements sur un sujet donné. Elle nous permettra d’ouvrir un débat dans les
milieux scientifiques, dans les quartiers et avenues et autres endroits appropriés où les gens
ont des connaissances sur l’exploitation économique des enfants.

B. Technique documentaire

Elle consiste en un parcours soigneux des documents soit sous sein privé ou
authentique, elle nous permettra de consulter des ouvrages, des notes de cours, des articles et
revues y compris les différents travaux scientifiques ayant trait à notre sujet.

C. La technique d’observation directe

28
Durkheim., Les règles de la méthode sociologique, Coll. Petite bibliothèque payot, payot, Paris, p.23
29
MULUMBATI NGASHA A., Introduction à la Sciences Politique, Ed. Africa, Kinshasa, 1977, p.27
26

C’est celle qui met l’enquêteur en face de son information sans passé par intermédiaire. Elle
est basée sur une observation visuelle qui consiste à recueillir les comportements au moment
où ils sont produits. Dans l’observation directe, le chercheur observe le groupe en train de
vivre, l’action qui naît, les processus pendant qu’il se déroule. Cette dernière peut être libre,
soit participante.

SECTION III. DIFFICULTES RENCONTREES

Concernant le phénomène de l’exploitation, il semble que certains facteurs


augmenteraient. Nous nous sommes heurtés à plusieurs difficultés dans les majeurs sont :

 Incapacité pour certaines autorités à livrer les informations, face à cette situation, nous
avons sollicité et obtenu la contribution d’autres instances qui nous en fait certaines
informations en rapport avec l’exploitation économique des enfants dans l’activité
commerciale ;
 La plus grande difficulté que nous avons eu au cours de ce travail est, la mauvaise foi
de nos enquêtés qui parfois négligé de répondre à nos questionnaires d’enquêtes.

Concernant le phénomène de l’exploitation, il semble que certains facteurs augmenteraient et


ces facteurs du travail des enfants sont multiples :

 La pauvreté qui oblige les parents à envoyer leurs enfants travaillé pour subvenir aux
besoins de toute la famille ;
 L’absence de certificat de naissance des enfants, qui ne peuvent ainsi prouver leurs
identités et leurs âges face à une situation d’exploitation illégale ;
 L’accès difficile à la scolarité, violence à l’école ou sur le chemin de l’école,
éloignement géographique, … sont autant d’obstacles à l’éducation et de facteurs
aggravants au travail des enfants ;
 Le faible niveau d’éducation et d’information des parents, qui ne connaissent pas
l’impact négatif du travail sur leurs enfants mais aussi la législation sur le travail
infantile en vigueur et l’impact positif de l’éducatif ;
 L’intérêt de l’employeur : les enfants sont une main d’œuvre « bon marché ». ils
peuvent également répondre à des exigences spécifiques pour effectuer certaines
tâches ;
 Les crises humanitaires liées à une catastrophe naturelle ou un conflit.
27

§1. Travail des enfants

Le terme « travail des enfants » revêt plusieurs sens tout dépend du contexte dans lequel il est
employé. Il indique dans un sens restrictif, le travail auquel les enfants sont astreints en dehors
des normes établies par l’organisation internationale du Travail, c’est-à-dire une activité
économique qu’elle soit exercée par un enfant de moins de 15 ans 30. Le travail des enfants
pris dans ce sens restreint est condamnable de la part des défenseurs de droit de l’enfant et est
même considéré comme pire forme de travail lorsqu’il est exécuté par des enfants de moins de
12 ans. D’un autre côté, le travail des enfants pourrait désigner toute activité économique
exercée par des êtres humains âgés de moins de 18 ans. Là, il n’est pas condamnable en lui-
même, tout dépend de la situation en présence, il peut être agréable pour l’enfant comme il
peut être destructeur. Car, les enfants exercent, selon l’UNICEF, des activités diverses dans
des conditions différentes que l’on pourrait représenter sur une ligne continue. 31 A une
extrémité de cette ligne, le travail pourrait être bénéfique renforçant ou favorisant le
développement physique, mental, spirituel, moral ou social de l’enfant sans compromettre sa
scolarité, ses loisirs et repos.

§2. Les facteurs du travail des enfants

Le travail des enfants est un des principaux obstacles à leur éducation et leur développement.
Employés domestiques ou dans des mines, enfants soldats, ouvriers agricoles, trieurs de
déchets, victimes de prostitution,…

Comme facteurs, nous avons :

A. La pauvreté

La pauvreté est le premier facteur qui explique l’exploitation économique des enfants. La
participation au travail familial (travail domestique et travaux des champs) est souvent une
question de suivi pour les familles. La pauvreté ne diminue pas, elle augmente même dans
certains pays.

D’après le programme des nations unies pour le développement (PNUD), 165 millions de
personnes ont basculés dans la pauvreté entre 2020-2023 à cause de la pandémie de Covid 19,

30
OIT/BIT, combattre les formes, les intolérables du travail des enfants : un défi universel, Genèse, 1997, pp.3-4
31
UNICEF, La situation des enfants dans le monde en 1997, Genèse, 1997, p.25
28

des conflits et des chocs météorologiques. Entre 691 et 783 millions de personnes ont souffert
de la faim en 2022, soit 122 millions de personnes supplémentaires depuis 2019.

Dans un contexte de crise économique, de chômage et de bouleversement politiques ou


climatiques, tous les facteurs sont réunis pour que des millions de personnes ne trouvent pas
de travail fixe, aient recours au secteur informel et faisant travailler leurs enfants pour
apporter un complément de revenu nécessaire au foyer. Malgré les législations officielles qui
interdisent l’exploitation économique des enfants, les Etats eux-mêmes s’accommodent
parfois de cette réalité économique, souvent difficile à contrôler du fait que le travail
s’effectue dans le cadre familial ou dans le secteur informel.

B. L’absence de certificat de naissance des enfants

Suite à l’absence de certificat de naissance qui ne peuvent ainsi prouver leurs


identités et leurs âges face à une situation d’exploitation illégale. Le droit à l’identité est un
droit pour chaque individu. Etre reconnu officiellement par un Etat à travers l’enregistrement
à l’état civil dès la naissance est une étape primordiale qui garantit l’accès à d’autres droits
essentiels (nationalité, santé, éducation, protection,…) sans identité officielle, les enfants sont
plus vulnérables aux abus et à l’exploitation y compris le travail des enfants et le mariage
forcé.

C. L’accès difficile à la scolarité et le système éducatif.

L’article 58 de la loi portant protection de l’enfant dispose « l’enfant est protégé


conte toutes les formes d’exploitation économique/ l’exploitation économique s’entend de
toute forme d’utilisation abusive de l’enfant à des fins économiques. L’abus concerne
notamment le poids du travail par rapport à l’âge de l’enfant, le temps et la durée à l’accès, à
l’éducation, au développement mental, moral, spirituel et social de l’enfant ».32

Suite à un système éducatif défaillant, frais de scolarité, violence à l’école ou sur le chemin de
l’école, éloignement géographiques, … sont autant les obstacles à l’éducation et des facteurs
aggravant au travail des enfants.

D. Le faible niveau d’éducation et d’information des parents qui ne connaissent pas


l’impact négatif du travail sur leurs enfants mais aussi la législation sur le travail
infantile en vigueur et l’impact positif de l’éducation.
32
Article 58 de la loi portant protection de l’enfant
29

E. Intérêt des employeurs et les crises humanitaires liées a une catastrophe naturelle ou
un conflit, exacerbent la vulnérabilité des enfants et la transgression des législations en
vigueur.
F. Facteurs socioculturels : la valeur attribuée à l’éducation par rapport à
l’apprentissage ou au travail n’est pas le même selon les cultures.

2.2. Conséquence

 Education : les enfants travailleurs ne peuvent pas suivre une scolarité normale.
Déscolarisés, ils sont privés de leur liberté de choisir leur avenir.
 Violences : maltraitances, violences physiques et morales, agression voir exploitation
sexuelle, les enfants sont vulnérables et sont exposés à de multiples formes de
violences sur leur lieu de travail ;
 Santé : presque 73 millions d’enfants sont soumis à des travaux dangereux, d’après
l’Organisation International du Travail (O.I.T). les conditions y sont néfastes pour
leur santé, ils peuvent aussi se blesser avec des outils inadaptés à leur âge qui nuisent
à leur développement physique ;
 Développement de travail des enfants : est une barrière au développement
économique et social de leurs communautés et de leur pays tout entier.

§3. Petit commerce

En République Démocratique du Congo, le petit commerce est resté pendant longtemps sous
la dépendance de la législation national relative comme prévue par le décret du 2 août 1913
relatif aux commerçants et à la preuve des engagements commerciaux. 33 Ce qui n’a pas
permis à ce secteur de se développer de manière autonome de sorte, en dépit de multiples
régimes institutionnels qu’a connu la République Démocratique du Congo mais
malheureusement il est regrettable de constater qu’il y a existence de deux phénomènes par
rapport à l’exercice de petit commerce dans la ville de Lubumbashi.

 Premièrement ; il y a les étrangers appelé les Masaïs et autres qui exercent le petit
commerce dans la ville de Lubumbashi en violation de la réglementation en vigueur
sous les yeux impuissants des autorités administratives.
 Deuxièmement ; des mineurs ou des jeunes filles et garçons en âge de puberté ou
encore des enfants qui ont droit à l’éducation et a un milieu familial pour leur
33
Décret du 2 août 1913 relatif aux commerçants.
30

épanouissement sont privés de leurs droits civils en exerçant le petit commerce sous
les yeux impuissants des autorités administratives de ladite ville.
1.1. Exploitation économique des enfants

Bon nombre d’enfants de la République Démocratique du Congo sont exploités pour


des raisons économiques. Ce phénomène s’enracine de plus en plus durant les grandes
vacances scolaires au point qu’il est rare de circuler sans croiser des enfants qui trainent et
s’activent dans la rue en s’adonnant aux activités génératrices de revenus. Certains vendent de
l’eau, du pain, des papiers mouchoirs, etc… tandis que d’autres exercent de petites métiers
comme laveurs de véhicules, motos ou cireurs des chaussures. Plusieurs enfants exercent ces
métiers, pas par leur volonté, de subvenir aux besoins de leurs familles. Et pourtant la loi
portant protection de l’enfant en vigueur interdit le travail des enfants de moins de 18 ans.

1.1. Conditions de travail d’un mineur

Il nous revint à nous poser plusieurs questions entre autres ; sous quelles conditions
un mineur peut-travaillé ? Que faut-il faire pour décourager l’utilisation des enfants pour des
économiques ? La loi fixe l’âge minimum d’accession à l’emploi à 16 ans révolus. Les
enfants âgés de 16 ans et de moins de 18 ans ne sont pas autorisé à travailler plus de 8 heures
par jour et l’enfant âgé de quinze ans ne peut être engagé ou maintenu en service, comme
apprenti, que moyennant dérogation expresse du juge pour enfant, après avis psycho-médical
d’un expert et l’inspecteur du travail. Toutefois, les enfants de 14 à 16 ans pourront-être
occupés aux travaux légers et salubres et des travaux qui n’affectent pas à leur santé ou ne
portent pas préjudice à leur assiduité à l’école ou leur faculté de bénéficier de l’instruction qui
y est donnée. Les enfants ne peuvent être employés dans une entreprise même comme
apprentis avant l’âge de 15 ans sauf dérogation expresse de l’inspection parentale ou titulaire.

Une liste exhaustive des travaux lèges autorisés pour les enfants de moins de 18 ans est
prévue dans l’arrêté ministériel n°12/[Link]/TPS/045/08 du 08 août 200834.

1.2. AGE MINIMUM POUR LE TRAVAIL DANGEREUX ET PENIBLE

L’âge minimum pour les travaux dangereux est fixé à 18 ans. Le code du travail dispose que
les enfants de moins de 18 ans et les personnes avec handicap ne peuvent pas travailler la nuit
dans les établissements industriels publics ou privés. Le travail de nuit et de dimanche est

34
Arrêté ministériel n°12/[Link]/TPS/045/08 du 08 août 2008
31

également interdit pour les enfants de moins de 18 ans. En vertu de l’arrêté ministériel 68/13
et de l’article 125 du code du travail, il établit une liste des travaux interdits pour les enfants
de moins de 18 ans ; ils font de deux sortes les travaux pouvant excéder les forces des enfants
et les travaux dangereux ou insalubres.35

CHAPITRE III. RESULTAT DE LA RECHERCHE

Au regard de notre travail, il est très important de soulever la question de résultat de la


recherche comme facteur majeur dans le sens qu’il permet à tout amoureux de la lecture
d’avoir une vision de marque et objectif par rapport à notre recherche, ainsi nous avons
comme première section, présentation et analyse de résultats et la seconde sur la discussion et
l’interprétation des résulta au regard de l’état de la question et enfin montré des propositions
des solutions.

35
Arrêté ministériel 68/13 du 17 mai 1968 relatifs aux conditions de travail des femmes et des enfants et l’article
125 du code de travail.
32

SECTION I. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

Le phénomène de l’exploitation économique des enfants est sujet qui préoccupe les
chercheurs et les organisations internationales et nationales. Bien que plusieurs travaux aient
été réalisés sur cette problématique, peu d’études se sont intéressées à la réalité vécue par les
enfants exploités dans les activités commerciales dans les marchands ambulants en
République Démocratique du Congo du Congo, précisément dans la ville de Lubumbashi.

Partant de l’exploitation « action d’exploiter, de faire valoir une chose en vue d’en tirer un
profit »36. Plus largement le problème de l’exploitation économique des enfants peut se vivre
lorsqu’un enfant est mis sous un travail dans une activité pour des raisons économiques.

Ce mémoire va chercher à faire ressortir les différents savoirs pratiques sur l’exploitation
économique des enfants.

L’article 58 de la loi portant protection de l’enfant dispose « l’enfant est protégé contre toutes
les formes d’exploitation économique. L’exploitation économique s’entend de toute forme
d’utilisation abusive de l’enfant à des fins économiques, l’abus concerne notamment le poids
du travail par rapport à l’âge de l’enfant, le temps et la durée du travail, l’insuffisance ou
l’absence de la rémunération, l’entrave du travail par rapport à l’accès à l’éducation, au
développement physique, mental, moral, spirituel et social de l’enfant ».

Voici les grandes lignes qui seront analysé dans cette section : notions générales sur la
protection de l’enfant, la protection ordinaire et spéciale de l’enfant et enfin la protection
exceptionnelle, juridique et dans le droit international humain (DIH).

§1. Notions générales sur la protection de l’enfant

Certaines notions intéressent dans le cadre de cette sous-section. Il sera premièrement


question de parler sur la définition de quelques concepts, en deuxième lieu nous ferons un
aperçu sur la protection ordinaire et spéciale de l’enfant et enfin nous étudierons la protection
exceptionnelle, juridique ainsi que la protection de l’enfant dans les Droit International
Humanitaire. 37

36
Gerard Cornu, Dictionnaire juridique, Paris, Dalloz, 5e Ed, Collection Paradigme, 2005, p.461s
37
Arrêté SC/0135/BGV/CD/FAM du 13 août 1998 portant création et organisation du secrétariat permanant du
conseil provincial de l’enfant dans la ville de Kinshasa, in les codes Larcier, droit privé et judiciaire, T1n Ed.
33

1.1. Définition de quelques concepts


1) L’enfant : au terme de l’article 1 er de la convention des droits de l’enfant de 1989,
l’enfant est tout humain jusqu’à l’âge de 18 ans accomplis sauf si la législation
nationale accorde la majorité avant cet âge ;
2) L’enfant déplacé : c’est celui qui est non accompagné de ses parents ou tuteurs qui a
été contraint de quitter son milieu de vie par suite de la guerre, des catastrophes
naturels ou d’autres évènements graves et s’est installé dans un autre endroit à
l’interieur du pays où il réside.
3) L’enfant réfugié : est tout enfant qui a été contraient de fuir son pays en franchissant
une frontière internationale ;
4) L’enfant en situation difficile : c’est tout enfant qui ne jouit pas de ses droits
fondamentaux et n’a pas accès aux services sociaux de base telsque : la santé, le
logement, l’alimentation, …
5) L’enfant exceptionnelle : c’est l’enfant en situation des conflits armés des tensions ou
des troubles civils, des catastrophes naturels ou des dégradations sensibles et
prolongées des conditions socio-économiques ;
6) L’enfant vivant avec handicap physique ou moral : c’est tout enfant se trouvant
dans une situation qui peut constituer l’obstacle ou une difficulté à l’expression
normale de toutes ses facultés physiques ou morales notamment les fonctions
intellectuelles et cognitives, le langage, la motricité et toute autre performance sociale.
7) L’enfant séparé : celui qui est séparé de son père, sa mère ou de la personne qui était
initialement chargée selon la loi ou la coutume de subvenir à ses besoins.

NB : Notons qu’il n’est pas nécessairement séparé d’autres membres de sa famille élargie.

8) L’enfant en conflit avec la loi : c’est tout enfant âgé de 14 à moins de 18 ans qui
commet un manquement qualifié d’infraction à la loi.38

Africa, Bruxelles, 2003


38
La loi n°009/001/09 de la 10/01/2009 portante protection de l’enfant.
34

§2. La protection ordinaire et spéciale de l’enfant

2.1. La protection ordinaire de l’enfant

On entend par la protection ordinaire, une attitude ou un comportement qui consiste à mettre à
l’abri quelqu’un ou quelque chose contre un danger imminent ou réel, contre les influences
mauvaises de la société. Cette protection peut se comprendre par les éléments suivants :

2. Protection ordinaire de l’enfant en famille : par famille, il faut entendre l’ensemble des
parents et alliés d’un individu. Rappelons que le code civil congolais avait réduit la
famille à sa simple expression. Il ne connait que la famille biologique composée du
père, mère et les enfants. L’enfant étant une partie intégrante de la famille, cellule de
base de la communauté humaine, doit avoir son domicile selon le cas chez son père et
mère ou chez la personne qui assume l’autorité parentale sur lui.

Il doit avoir et connaître sers parents et être élevé dans la mesure du possible par eux.

Précisions que nul n’a le droit d’ignorer ou rejeter son enfant, qu’il soit né dans ou hors
mariage. Les fiançailles et les mariages d’enfant ne sont pas autorisés. Les pratiques, les
traditions, les coutumes qui portent atteintes au développement et à la santé, voir à la vie de
l’enfant sont interdite par la loi.39

La protection ordinaire de l’enfant au travail : l’enfant ne peut être employé avant l’âge de 16
ans révolus sauf si moyennant une dérogation expresse du juge de l’enfant après avis psycho-
médical d’un expert et de l’inspecteur du travail. Le juge doit être saisi à la demande des
parents ou toute personne exerçant l’autorité parentale ou tutélaire sur l’enfant, par
l’inspecteur du travail ou personne intéressée. L’enfant conserve les droits de poursuivre les
études jusqu’à l’âge de 18 ans sans préjudice pour son travail. Quelques pires formes de
travail de l’enfant sont strictement interdites.

Il s’agit de :

 Les travaux qui, par leur nature et les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont
susceptibles de nuire à la santé, à la croissance, à la sécurité, à l’épanouissement, à la
dignité ou à la moralité de l’enfant ;
39
Idem
35

 L’utilisation, le recrutement forcé ou obligatoire des enfants en vue de leur utilisation


dans les conflits armés ;
 L’utilisation, le recrutement ou l’offre d’un enfant à des fins de prostitution, de
production des matériels ou des spectacles pornographiques ;
 Toutes les formes d’esclavage ou pratiques analogues telles que la vente et la traite
des enfants, la servitude pour dettes, le servage ainsi que le travail forcé ou
obligatoire.
3. Protection ordinaire de l’enfant à l’école : il s’avère que les institutions des
établissements sanitaires, publics ou privés, intégrés dans un système de soins de santé
doivent se conformer à la politique sanitaire et sans préservatifs requis à l’enfant.

Les parents, les tuteurs et les responsables légales doivent assurer les soins médicaux
préventifs et particulièrement les vaccinations, les gestionnaires de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel public ne doivent exiger que les frais prévus par les textes légaux
et règlementaires. Tout responsable légal doit nécessairement envoyer son enfant à l’école,
ainsi la loi puni toute personne qui enfreint à ce droit capital de l’enfant.

Cependant, étant responsable, chacun de son institution chargé d’assurer l’éducation à


l’enfant, ils doivent aussi répondre à tous les actes commis par les enfants à l’école, d’où ce
dernier doivent accorder une attention et une protection partielle de l’enfant à l’école.

3.2. Protection spéciale de l’enfant

Les institutions spéciales des nations Unies (HCR, OMS, UNICEF, OIT) dans
les missions leur assignées interviennent énormément en matière de protection spéciale de
l’enfant contre une série des problèmes sociaux. Ainsi, la protection spéciale est bénéfique à
une certaine catégorie d’enfant notamment, l’enfant rejeté, abandonner, exposer à la
négligence, au vagabondage ou qui se livre habituellement à la mendicité. L’enfant qui, par sa
mauvaise conduite ou son indiscipline donne des graves sujets de mécontentement à ses
parents, tuteurs ou à son entourage, l’enfant qui se livre à la débauche ou cherche ses
ressources dans les jeux, trafics ou occupations l’exposant à la prostitution, à la mendicité ou
à la criminalité, l’enfant exploité économiquement ou sexuellement, l’enfant accusé de la
sorcellerie, l’enfant porteur d’une grossesse et qui est devenu objet de maltraitance de la part
de ses parents ou tuteurs, l’enfant sans soutien familial suite à la perte de ses parents, etc. 40

40
La Convention relative aux Droits de l’enfant de 1989
36

En effet, la protection spéciale doit se réaliser à travers les mécanismes de tutelle de l’Etat tel
que prévu par la loi, le placement social et autres mécanismes de prise en charge appropriés.
La famille d’accueil est une structure à caractère familial qui prend en charge de façon
temporaire au maximum des enfants sauf cas de fraters. Le foyer autonome est aussi une
structure composée et entretenue par un groupe d’enfants placés sous la supervision d’une
institution publique ou privée à caractère social.

§3. La protection exceptionnelle, juridique et dans le droit international humain (DIH)

1. La protection exceptionnelle

La protection exceptionnelle de l’enfant signifie réprimer l’enrôlement et l’utilisation


de l’enfant dans les forces et groupes armés ainsi que dans la police. L’Etat doit tout faire en
vue d’assurer la sortie de nous les enfants qui sont victimes de telles pratiques. Il doit en plus
assurer la réinsertion immédiate dans leurs familles ou communautés ou encore les orienter
vers les structures d’encadrement transitoire. Les enfants dont on n’a pas encore retrouvé la
famille ou dont la réunification n’est pas possible sont dirigés vers le milieu alternatif de vie
notamment familles d’accueil, foyers autonomes (individuels ou en groupes). L’Etat est dans
l’obligation de garantir l’éducation et les soins nécessaires aux enfants affectés par les conflits
armés, les tensions ou troubles civils, spécialement à ceux trouvés et non identifiés par rapport
à leur milieu familial. L’enfant déplacé par suite d’une catastrophe naturelle doit aussi
bénéficier de cette protection41.

2. La protection juridique

La protection juridique de l’enfant signifie faire intervenir le droit pour protéger l’enfant
contre tout danger imminent ou réel qui le guette ou contre les influences mauvaises de la
société. La protection et l’encadrement de l’enfant ont intéressé l’autorité législative depuis
l’époque fort reculée à travers certains instruments juridiques.

En effet, le législateur colonial sous cette triste période est intervenu par le biais du décret du
06 décembre 1950 sur l’enfance délinquance. Sous la première république, il a été constaté
une forte révolution dans presque tous les domaines. Aussi, la réforme juridique a affecté les
droits de l’enfant, le législateur de la deuxième république a maintenu la juridiction
spécialisée aux termes de l’ordonnance loi n°82/020 du 30 mars 1982 portant code de

41
Carbonnier J., Traité élémentaire des droits civils belges, T2, les personnes, 4 e Ed, Bruyant, Bruxelles, 1990.
37

l’organisation et de la compétence judiciaire : le juge de l’enfant mineur conformément à


l’article 90 et le juge du tribunal de paix siégeant avec le concours d’un OMP magistrat de
carrière. Il est seul compétent pour connaitre des faits consommés par les mineurs. Mais dans
la pratique, à l’absence d’un tribunal de paix, c’est le juge le plus ancien qui est compétent.
Cette compétence était tempérée au temps de la Cour d’ordre militaire en ce sens que les
mineurs ressortissants des pays voisins étaient justiciables devant celle-ci. La question qui se
pose au temps actuel dit MASUDI KADOGO consiste à savoir si le caractère d’étranger à
42
d’effet sur le mental de l’enfant. Sous la transition (1990-2005), l’acte constitutionnel de la
transition du 04 avril 1994 protège les enfants en ce sens qu’il dispose que les soins et
l’éducation à donner aux enfants est un droit et un devoir que les parents exercent avec l’aide
de l’Etat.

Sous l’AFDL, l’autorité soucieuse de l’éducation de l’enfant a pris certaines dispositions


visant à protéger l’enfant. C’est ce qui justifie la prise de l’arrêté
n°11/CAB/UB/[Link].F/98 du 13/mai/1998 portant sur la création et organisation du conseil
national de l’enfant (CNE). En plus de l’arrêté sous examen, il existe deux autres
notamment : l’arrêté SC/0135/BGV/CDFAM du 13 août 1998 portant création et organisation
du secrétariat permanent du conseil provincial de l’enfant dans la ville de Kinshasa.

Il convient de préciser que le législateur de récente transition à travers la loi relative à la


nationalité congolaise est intervenu pour protéger la situation de l’enfant congolaise. En effet,
l’un des parents est congolais, l’enfant né en République démocratique du Congo par les
inconnus, l’enfant nouveau-né, l’enfant trouvé sur le territoire de la République démocratique
du Congo dont les parents sont inconnus et l’enfant né en République démocratique du Congo
par les parents apatrides ou des parents étrangers dont la nationalité ne se transmet pas à
l’enfant du fait de la législation de l’Etat est congolais. Il en est de même pour l’acquisition
de la nationalité par le fait de l’option, par le fait de l’adoption ou par le fait de la naissance.

Sous la troisième république, il est utile de préciser que les dispositions légales
relatives à la nationalité reste en vigueur. Concernant la constitution du 18 février 2006, le
pouvoir constituant épanouit le domaine de protection de l’enfant en tenant compte des abus
sexuels de la maltraitance et des effets de guerre, les faits sociaux, sources réelles de la règle
de Droit. En effet, conformément à l’article 41 de la constitution, outre les droits reconnus à

42
MASUDI K., Les motifs exonérations dans le crime de Génocide en RDC, Mémoire, Faculté de Droit,
UNIKIN, Kinshasa, 2001, Inédit
38

l’enfant de connaître les noms de ses parents, de la jouissance de la protection familiale,


sociale et étatique, les trois derniers alinéas disposent : « l’abandon et la maltraitance de
l’enfant notamment la pédophilie, les abus sexuels ainsi que l’accusation de sorcellerie sont
prohibés et punis par la loi, les parents ont le devoir de prendre soin de leurs enfants et
d’assurer leur protection contre tout acte de violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du
foyer ; le pouvoir public à l’obligation d’assurer une protection aux enfants en situation
difficile et les déférer devant la justice les auteurs et complices des actes de violence à l’égard
des enfants.

Toutes les autres formes d’exploitations d’enfant sont punies par la loi.43

3. La protection de l’enfant dans le DIH

C’est après la deuxième guerre mondiale que la protection juridique a trouvé sa place dans le
droit international humanitaire. Les expériences de ce conflit avaient démontré de façon
impérieuse la nécessité d’élaborer un instrument de droit international destiné à protéger en
temps de guerre la population civil, les effets du CICR dans ce domaine aboutissent à
l’adoption de la convention de Genève 1949 relative à la protection des personnes civiles en
temps de guerre44.

Les enfants en tant que membres de la population civile étaient dès lors mis au bénéfice de
cette convention. D’où ils doivent aussi être protégés comme toutes autres personnes qui ne
participent pas aux hostilités.

Ceci met à notre section, discussion et interprétation de résultats au regard de l’état de la


question sera notre troisième section.

SECTION II. DISCUSSION ET INTERPRETATION DE RESULTATS AU REGARD


DE L’ETAT DE LA QUESTION

Tout chercheur débute son investigation par une lecture de la littérature


spécialisée tant sur les considérations théoriques du thème retenu que sur les recherches
empiriques menées antérieurement par ses prédécesseurs. Cela lui permet de se faire une idée
sur la valeur de la dissertation et sur les opinions des autres afin de dégager sa modeste
contribution à la roue de la recherche scientifique. Ainsi, nous conformant à cette exigence
43
Revue UNICEF, sortir tous les enfants des forces et groupes armés, c’est la responsabilité de tous, publié par
la CONADER, RDC, 2006
44
Gillien et Vincent J., Lexiques des termes juridiques, 13e Ed., Dalloz, Paris, 2001
39

scientifique, nous avons compulsé quelques travaux relevant du domaine de recherche dans
lequel s’inscrit la présente étude. De ce fait, nous nous limiterons à circonscrire les constats,
les problématiques soulevées, les hypothèses émises ainsi que les résultats obtenus par
certains auteurs dans lignes qui suivent.

A l’élaboration d’un travail scientifique, il est le plus souvent recommandé au chercheur de


passer en revue un bon nombre de travaux antérieur pour se rendre compte si le sujet que l’on
veut aborder a déjà fait l’objet d’une quelconque étude.

De ce fait, nous ne sommes pas soustraits à cette exigence scientifique. Ainsi, il


serait superflu et scientifiquement malhonnête de prendre l’originalité de cette étude.
Quelques-uns des hommes de science bien avant nous, ont essayé d’aborder quelques aspects
de ce thème qui fait l’objet de notre étude.

ASSANI MUTENTU, dans son article intitulé : « Exploitation économique de l’enfant en


République Démocratique du Congo ». L’auteur dit que, tous les instruments juridiques de
portée internationale ont toujours affirmé que toute question relative à l’enfant devrait être
guidée par la notion de l’intérêt supérieur de ce dernier.

Cependant, l’application de certaines dispositions appelle à la réflexion lorsqu’on sait que


dans la pratique, elle passera difficilement surtout dans le contexte qui nous est cher, celui de
la RD Congo gangrené par une crise de services publics, depuis plusieurs décennies et qui se
conclut en une démission totale de l’Etat dans sa mission providentielle. La tension
économique est telle que de plus en plus des enfants sont engagés au mépris de ce qui est
prescrit par la loi mais parallèlement ce dernier continuent de rendre jusque tard dans la nuit
pour gagner de qui survivre, ils sont nombreux dans des magasins à exécuter des travaux très
lourds et parfois dans des conditions insalubres et ce sous l’œil impuissant de l’Etat.

GERARD CORNU dans son ouvrage intitulé : « formation aux notions de droit de la famille
et protection de l’enfant »45. Quant à lui, la protection de l’enfant en mission de sa
vulnérabilité est un besoin nécessaire qui tout le monde devra participer afin d’obtenir une
meilleure stabilité sociale. Il convient de noter qu’ils ne sont pas toujours de victime car la vir
dans la rue, les a façonnés différemment ayant un but immigré malgré tout cela les rendent
insaisissable à la souffrance des autres sans pitié et même quelques fois sans scrupule, ils sont
aussi porteur des actes infractionnels. Il propose le rétablissement des droits fondamentaux
45
Gérard Cornu., [Link]., 1973, p.55
40

des enfants et la réduction du taux d’enfant exploiter en mettant accent sur les mesures qui,
suite à certain facteur criminogène se trouve dans la rue et deviennent délinquant. 46

FWAMBA F. et MUTEBA JEAN-PIERRE, dans leur ouvrage, l’artisanat minier du Katanga.


L’auteur estiment que les autorités nationales, provinciales, les organisations non
gouvernementales et des entreprises extractives ont conjugués beaucoup d’effort qui ont
permis d’éradiquer le travail des enfants dans les carrières et que les grandes entreprises
commencent à acheter les minerais auprès des entreprises négociantes et non acheter des
minerais provenant de travail des enfants et des femmes.47

SECTION III. PROPOSITON DES SOLUTIONS

Après avoir effectué notre enquête, nous avons constaté une présence massive des
enfants dans la rue de la ville de Lubumbashi, précisément au centre-ville. Malgré l’existence
des lois interdisant le travail et l’exploitation des enfants constituent une atteinte grave aux
droits humains en violation du code de travail, du code portant protection de l’enfant d’une
part et des conventions internationales de l’organisation Internationale du Travail, la
Convention Internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 d’autres part.

Manque des structures d’encadrement des enfants disséminé à travers la ville pour lutter
contre le travail des enfants sous toutes ses formes.

§1. Propositions

L’exploitation économique des enfants est un phénomène préoccupant qui va croissant en


République Démocratique du Congo. Pour combattre, il est urgent de mobiliser toutes les
forces de la société, en première l’Etat mais aussi les partenaires sociaux, les médias, les
Organisations non Gouvernementales etc.

A cet effet, nous proposons ce qui suit :

1. La mise en place des solutions alternatives et durables pour assurer, au mieux la


réinsertion scolaire, sociale et/ou professionnelle des enfants ;

46
GERARD CORNU, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et protection de l’enfant, 3 e Ed.,
mon chrétien, 1978, p.45
47
FWAMBA F. et MUTEBA Jean-Pierre, L’artisan minier du Katanga, in Lubumbashi, Katanga, 2011 ;
41

2. Vulgariser les textes légaux et règlementaires auprès de tous les acteurs publics
sociaux et du grand public en les traduisant en langues nationales et en élaborant un
calendrier des campagnes de vulgarisation dans toutes les zones d’exploitation.
3. Sensibiliser les populations sur les questions relatives aux droits de l’enfant et sur la
problématique du travail des enfants en créant ou renforçant des réseaux d’animateurs
pour informer les communautés locales de s’interdire d’exploiter économiquement les
enfants ;
4. Mettre en œuvre un programme de réinsertion scolaire pour les enfants soustrait de
leur famille ;
5. Mettre en place un programme d’alphabétisation, de formation professionnelle ;
6. Mettre en œuvre une politique visant à la création d’emploi et à l’amélioration des
conditions de vie en vue de réduire la vulnérabilité des parents ;
7. Sensibiliser les ménages sur la planification familiale afin de réduire leur vulnérabilité.

§2. Solutions

Voici quelques solutions pour y remédier efficacement, une approche multisectorielle est
indispensable.

1. Intensification des inspecteurs du travail sur les lieux de commerce ambulant pour
identifier et sanctionner les cas d’exploitation des enfants ;
2. Renforcer les capacités des magistrats, policiers et travailleurs sociaux en matière de
protection de l’enfant ;
3. Organiser des sessions d’informations sur les droits de l’enfant et les dangers du
travail précoce, ciblant les parents et les enfants ;
4. Diffuser des messages de sensibilisation à travers la radio, la télévision et les réseaux
sociaux pour atteindre un public plus large ;
5. Mobiliser les Chefs traditionnels et religieux pour qu’ils jouent un rôle actif dans la
lutte contre l’exploitation des enfants ;
6. Etablir des structures d’accueil pour les enfants retirés du commerce ambulant, offrant
un hébergement, un soutien psychosocial et une réintégration scolaire ;
7. Elaborer des bases de données pour suivre les enfants vulnérables et prévenir leur
retour à des activités commerciales dangereuses ;
8. Favoriser la collaboration entre les ministères concernés, les ONG et les communautés
locales pour une réponse cohérente et efficace
42

9. Offrir des formations et des microcrédits aux parents pour les aider à développer des
activités génératrices de revenus alternatives ;
10. S’inspirer des initiatives réussies dans d’autres secteurs, comme les programmes de
réinsertion des enfants travailleurs dans les mines, pour développer des modèles
adaptés au commerce ambulant ;
11. Encourager les commerçants et les entreprises à adopter des pratiques responsables et
à soutenir les efforts de lutte contre le travail des enfants ;
12. Assurer la gratuité effective de l’enseignement primaire et secondaire pour réduire les
barrières économiques à la scolarisation, etc.

Fin de notre deuxième chapitre, dans les lignes qui suivent nous analyseront l’exploitation
économique des enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants comme dernier
chapitre de cette étude.
43

CONCLUSION GENERALE

Au terme de nos recherches qui ont porté sur le sujet intitulé : « De l’exploitation des
enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit congolais, cas de la
ville de Lubumbashi ». Nous avons pu dire l’essentiel car ce domaine est complexe, et qu’il
est vrai que prétendre avoir tout dit c’est exagéré. L’objet de notre étude était de faire une
étude sur la question d’exploitation des enfants dans l’activité économique avec comme
problématique : comment l’exploitation des enfants dans l’activité commerciale des
marchands ambulants est-elle réprimée en Droit congolais ? Ce problématique auquel nous
avons tenté d’y répondre dans notre hypothèse au regard du Droit congolais ; c’est ainsi que,
nous répondons provisoirement à notre question de départ en disant ceci : en matière de petit
commerce, l’ordonnance-loi du 8 août 1990 ne détermine pas expressément ceux qui n’ont
guère la capacité d’exercer le petit commerce en République démocratique du Congo, nous
nous référons au droit des affaires OHADA pour déterminer ceux qui ont la capacité
d’exercer le petit commerce.

L’article 6 de l’Acte uniforme de l’OHADA du 15 décembre 2010 relatif au Droit commercial


général dispose nul ne peut accomplir des actes de commerce à titre de profession, s’il n’est
juridiquement capable d’exercer le commerce. A en croire les prescrits de cet article, le droit
OHADA renvoi au droit interne pour détermination des incapables aux yeux de la loi même si
son article continue « le mineur, sauf s’il est émancipé, ne peut avoir la qualité de
commerçant que s’il accomplit des autres visés aux articles 3 et 4 ci-dessus, à titre de
profession et séparément de ceux de l’article conjoint ».

Différentes méthodes et techniques nous ont permis de récolter des données nécessaires et
essentielles, l’élaboration du présent travail. Il s’agit notamment des méthodes juridiques et
méthode sociologique en passant par les techniques documentaire, la technique d’observation
directe et enfin la technique d’interview.

Il a été démontré que la loi prévoit des mesures de protection pour les enfants en matière de
travail et les conditions dans lesquelles cela doit être mise en œuvre pour une bonne
application. Mais sur le terrain, il a été constaté que les lois pour la protection des enfants
n’est pas respecte et pas mise dans son entière application, nous trouvons des enfants dans les
différents lieux de négoces entrain d’exécuter le petit commerce alors que la législation sur le
commerce considère les enfants en général , le mineur en particulier comme étant incapable
44

en matière commerciale. Après les résultats obtenus, nous avons essayé de constituer notre
travail qui dans son ensemble a été subdivisé en trois chapitres dont : le premier a porté sur le
cadre théorique, le deuxième sur les résultats de la recherche et enfin pour chuter avec le
dernier chapitre qui a parlé sur l’exploitation économique des enfants dans l’activité
commerciale des marchands ambulants en Droit congolais
45

BIBLIOGRAPHIE

I. TRAIES ET TEXTES LEGAUX


A. INTERNATIONAUX
1. Convention n°138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi adoptée le
26 Juin 1973, entrée en vigueur le 19 Juin 1976
2. La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989,
3. Convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants adoptée le
17 Juin 1999, entrée en vigueur le 19 Novembre 2000
4. La Charte africaine des droits du bien-être de l’enfant
5. La Déclaration Universelle des droits de l’homme
B. NATIONAL
1. La Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006
modifiée et complétée par la loi n°11-002 du 20 Janvier 2011
2. La loi n°015/2002 du 16 Octobre 2007 portant code du travail
3. La loi n°09/001 du 10 Janvier 2009 portant protection de l’enfant
4. Décret du 2 août 1913 relatifs aux commerçants
5. Arrêté Ministériel 68/13 du 17 mai 1968 relatifs aux conditions de travail des
femmes et des enfants
6. Arrêté ministériel n°12/CAB. Min/TPS/045/08 du 08 août 2008
7. Arrêté portant création et organisation du secrétariat permanant du Conseil de
l’enfant dans la ville de Kinshasa.
II. Ouvrages
1) Baechler Jean., Les phénomènes révolutionnaires, Paris, éd. Presses Universitaires
françaises, 1971
2) Bennouna M., « La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant »,
annuaire français de Droit International, 1989, p.437 et note 16
3) Campenhoudt Van Luc et Quivy Raymond., Manuel de recherche en Sciences
Sociales, Paris, 2e éd Dunod, 2003
4) Carbonnier J., Traité élémentaire des droits civils belges, T2, les personnes, 4e Ed,
Bruyant, Bruxelles, 1990.
5) Durkheim., Les règles de la méthode sociologique, Coll. Petite bibliothèque payot,
payot, Paris
46

6) Frédéric Turpin., La France et la francophonie politique : histoire d’un ralliement


difficile, Paris, les Indes savantes, 2018
7) FWAMBA F. et MUTEBA Jean-Pierre, L’artisan minier du Katanga, in Lubumbashi,
Katanga, 2011 ;
8) GERARD CORNU, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et
protection de l’enfant, 3e Ed., mon chrétien, 1978, p.45
9) Gérard Cornu, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et protection
de l’enfant, 3e éd. Mon Chrétien, 1978, p; 45
10) MULUMBATI NGASHA A., Introduction à la Sciences Politique, Ed. Africa,
Kinshasa, 1977
11) SILEM Adem, Alebrtin et Jean-Mari, lexique d’économie, éd. Dalloz, Paris, 1974
12) Wenu Becker, Recherche scientifique : théorie pratique, édition, Pul, Lubumbashi,
2009
ARTICLES
 Revue UNICEF, sortir tous les enfants des forces et groupes armés, c’est la
responsabilité de tous, publié par la CONADER, RDC, 2006
 CIHUNDA HENGELELA J., « Acteurs de la bonne gouvernance de la RDC post-
électorale », in Congo-Afrique, n°423, mars 2008.
 LAMY P., « La gouvernance, utopie ou chimère ? », in Etudes, n°4022, février, 2005
THESE ET MEMOIRE
 MASUDI K., Les motifs exonérations dans le crime de Génocide en RDC, Mémoire,
Faculté de Droit, UNIKIN, Kinshasa, 2001, Inédit
COURS
 Kadyamb Mfumu Ngoy i. Cours de Droit de l’Enfant, G3 Droit, 2018-2019, p.16
DICTIONNAIRES
 Gérard Cornu, Dictionnaire juridique, Paris, Dalloz, 5e Ed, Collection Paradigme,
2005, p.461
 Gillien et Vincent J., Lexiques des termes juridiques, 13e Ed., Dalloz, Paris, 2001
 Françoise Bouchet-Saulnier., Dictionnaire pratique du droit humanitaire, Ed. 2013
actualisée et enrichie
 Dictionnaire Petit Robert, Paris, p.1396
WEBOGRAPHIE
 Https://[Link]/[Link] consulté le 10 février 2025
 [Link]/fodeminfo/[Link]
47

 [Link]
48

TABLE DES MATIERES

DEDICACE..........................................................................................................................................I
EPIGRAPHE......................................................................................................................................II
REMERCIEMENTS.........................................................................................................................III
A. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE DE RECHERCHE.............................................1
B. OBJECTIFS VISES PAR LA RECHERCHE............................................................................3
C. PROBLEMATIQUE ET LA QUESTION DE RECHERCHE................................................3
a. Problématique...........................................................................................................................3
D. HYPOTHESES.............................................................................................................................4
E. METHODES ET TECHNIQUES DE RECUEIL ET ANALYSE DES DONNEES...................5
1.1. Méthodes....................................................................................................................................5
1.2. Techniques de recueil et analyse des données..........................................................................6
F. Apports et limites de l’étude........................................................................................................7
a. Apports de l’étude....................................................................................................................7
b. Limites de l’étude.....................................................................................................................8
G. Structure du texte.....................................................................................................................8
CHAPITRE I. CADRE THEORIQUE...............................................................................................9
SECTION 1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE DE L’ENFANT......................................................9
§1. Définition de l’enfant..................................................................................................................9
1.1. Notions de l’enfant..........................................................................................................10
I. La protection par les normes..................................................................................................12
§2. La conception selon les normes nationales..........................................................................13
§3. L’histoire de droit de la protection de l’enfant...................................................................15
SECTION II. ETAT DE LA QUESTION....................................................................................16
SECTION III. THEORIE EXPLICATIVE DE LA RECHERCHE..........................................18
§1. Lecture faite en Droit congolais et Droit africain..............................................................19
SECTION IV. QUESTIONS DE RECHERCHE ET DEMARCHE SUIVIE............................20
CHAPITRE II. CADRE EMPIRIQUE.............................................................................................21
SECTION I. DESCRIPTION DU CHAMP D’ETUDE...............................................................21
§1. Présentation et situation géographique de la République Démocratique du Congo.......21
§2. Situation géographique de la ville de Lubumbashi............................................................23
SECTION II. JUSTIFICATION DES METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE ET
D’ANALYSE DES DONNEES..........................................................................................................24
§1. Méthode de collecte et d’analyse des données.....................................................................24
49

§2. Technique de collecte et analyse des données....................................................................25


SECTION III. DIFFICULTES RENCONTREES.......................................................................26
§1. Travail des enfants................................................................................................................27
§2. Les facteurs du travail des enfants......................................................................................27
§3. Petit commerce......................................................................................................................29
CHAPITRE III. RESULTAT DE LA RECHERCHE.....................................................................32
SECTION I. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS.........................................32
§1. Notions générales sur la protection de l’enfant..................................................................33
§2. La protection ordinaire et spéciale de l’enfant...................................................................34
§3. La protection exceptionnelle, juridique et dans le droit international humain (DIH).....36
SECTION II. DISCUSSION ET INTERPRETATION DE RESULTATS AU REGARD DE
L’ETAT DE LA QUESTION........................................................................................................38
SECTION III. PROPOSITON DES SOLUTIONS......................................................................40
§1. Propositions...........................................................................................................................40
§2. Solutions................................................................................................................................41
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................43
BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................................45
TABLE DES MATIERES.................................................................................................................48

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