Memoire Ruth Fin
Memoire Ruth Fin
DEDICACE
EPIGRAPHE
II
Victor Hugo
REMERCIEMENTS
En préalable, béni soit Seigneur, qui n’a pas rejeté ma prière, et qui
ne m’a pas retiré sa bonté.
Avant d’’entrer dans le vif de notre TFE, nous allons nous acquitter
d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui nous ont aidés
de loin tout comme de près et qui ont contribués à l’élaboration de ce
travail ainsi qu’à la réussite de cette formidable année académique.
III
INTRODUCTION
Ayant à l’esprit que la nécessité d’accorder une protection spéciale à l’enfant a été
énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et dans la
Déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale le 20 novembre 1959, et
qu’elle a été reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (en particulier aux articles 23 et 24), dans le
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (en particulier à
l’article 10) et dans les statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées et des
organisations internationales qui se préoccupent du bien-être de l’enfant.1
approfondie et pertinence. Des fois, il existe un groupe d’enfants qui sont recrutés
officieusement par un adulte qui les utilise en suite pour vendre sa marchandise.
Malheureusement ces enfants sont victimes de mauvais traitements et d’exploitation
économique de la part de ces adultes sous l’œil impuissant des inspecteurs du droit de travail.
Au regard des textes juridiques dans le souci de trouver une solution durable à cet
épineux problème, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté, le 20 Novembre 1989
la Convention relative aux droits de l’enfant. Elle a ensuite fait une déclaration mondiale en
faveur de la survie, de la protection, du développement de l’enfant au sommet lui consacré
tenu à New York du 28 au 30 septembre 1990.
Les Etats africains pour leur part, ont adopté en juillet 1990 la Charte africaine des
droits et du bien-être de l’enfant pour assurer une protection et porter un regard particulier sur
la situation critique de nombreux enfant à travers tout le continent.
La question des enfants dans son aspect dit de l’exploitation économique dans
l’activité commerciale a été traitée par plusieurs psychologues, sociologues, organisations non
Gouvernementales mais quand à nous, étant Juriste, nous allons proposer les voies et moyens
pour la mise au point des mécanismes cohérents et contraignants pouvant permettre
l’élimination des enfants dans l’activité commerciale de marchand ambulant dans la ville de
Lubumbashi. D’où, nous nous sommes dit qu’il est impérieux de parler sur ce sujet.
Le choix de notre sujet traduit bien notre volonté de traiter un problème qui demeure
d’actualité et qui cadre avec notre formation que nous avons acquise en général. Ce sujet
traité n’est pas choisi ou ramasser du hasard, mais il nous est inspiré pour compléter une idée
qui a déjà été vue, afin de montrer et d’éclairer avec certitude.
Ce travail pourra éveiller la conscience des uns et des autres attributions la charge
des enfants, à intervenir d’une manière responsable, rationnelle dans l’exploitation
économique des enfants afin de sensibiliser les enfants sur l’interdiction formelle dans
l’activité commerciale par une collaboration étroite entre les associations des enfants et les
parents ainsi que tous les responsables.
3
Tout fait est toujours étudié dans un espace et dans un temps précis. La ville de
Lubumbashi a été choisie comme cadre de cette étude pour plusieurs raisons. Etant donné que
toute recherche commence toujours par un constat, le plus souvent fruit d’une observation, la
présente recherche a été portée sur la Ville de Lubumbashi parce que marqué par un
phénomène dont la persistance a réveillé notre esprit scientifique : le travail des enfants. Ce
constat pourrait ne pas faire l’objet d’une recherche s’il se limitait seulement à quelques
enfants. Mais sa généralisation pose sans aucun doute un certain nombre de problèmes. Le
travail des enfants, tel qu’il se présente touche toutes les communes de ladite ville.
L’intérêt que revêt cette étude est de plusieurs ordres notamment : personnel, social
et scientifique.
En tant que chercheur dans le domaine de Droit et plus précisément dans le cadre du
Droit pénal constitutionnel, l’analyse que nous allons faire dans cette problématique nous
permettra de mieux faire une mise au point sur la notion relative de l’exploitation des enfants
dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit congolais.
a. Problématique
La problématique selon Jean Baechler « demeure une sorte d’angoisse qui provoque
chez le chercheur une curiosité, un désir de comprendre, d’expliquer ou d’interpréter les faits
qui se présentent comme un problème à résoudre 3. De ce fait, la problématique participe à une
meilleure formulation de la question et à une articulation des axes autour desquels viendront
s’organiser les matériaux. 4
3
Baechler Jean., Les phénomènes révolutionnaires, Paris, éd. Presses Universitaires françaises, 1971, p.21.
4
Baechler Jean., idem, p. 25
4
Par rapport à notre travail, nous allons réfléchir sur « de l’exploitation économique des
enfants dans l’activité commerciale de marchand ambulant en droit Congolais, cas de la
ville de Lubumbashi ».
La tension économique est telle que plus en plus des enfants sont gagés au mépris de ce qui
est prescrit par la loi. Toujours est-il que l’intérêt supérieur de l’enfant demeure affirmé par le
législateur lorsqu’il proclame le droit de poursuivre les études jusqu’à la majorité légale mais
parallèlement, ces derniers continuent de vendre jusque tard dans la nuit pour gagner de quoi
survivre.
A savoir la question principale autour de laquelle gravitent nos réflexions est celle de savoir :
comment l’exploitation des enfants dans l’activité commerciale des marchands
ambulants est-elle réprimée en droit congolais ?
D. HYPOTHESES
Selon Admed Silem et Jean-Marie Albertin, « l’hypothèse est une fonction d’une
supposition liée à un problème donné : on se propose d’en réifier la pertinence à travers la
mise en œuvre des diverses méthodes de recherche ».6
Le code de commerce ne régit pas seulement les actes de commerce, il s’applique aussi aux
personnes qui les accomplissent.
Par capacité d’exercer le commerce, il sied de noter que les incapables aux yeux de la loi, tels
que les mineurs, ne peuvent pas exercer le petit commerce en République démocratique du
Congo. En Droit civil, la capacité juridique d’exercice est l’aptitude qu’a une personne de
poser des actes juridiques valables. En matière de petit commerce, l’ordonnance-loi du 8 août
1990 ne détermine pas expressément ceux qui n’ont guère la capacité d’exercer le petit
5
Campenhoudt Van Luc et Quivy Raymond., Manuel de recherche en Sciences Sociales, Paris, 2e éd Dunod,
2003, p.85.
6
SILEM Adem, Alebrtin et Jean-Mari, lexique d’économie, éd. Dalloz, Paris, 1974, p.300
5
commerce en République démocratique du Congo, nous nous référons au droit des affaires
OHADA pour déterminer ceux qui ont la capacité d’exercer le petit commerce.
La pratique du petit commerce par des adolescents dans la ville de Lubumbashi est devenue
un phénomène inquiétant pour cette catégorie de personne appelées à fréquenter l’école ou de
se mettre très tôt à la recherche de l’argent. D’où les enfants se trouvent toujours dans les
rues, les marchés et les artères principales de grandes agglomérations du pays en s’exposant
aux dangers multiple.
En effet, l’enfant jouit de droit qui lui sont reconnus par les instruments juridiques autant qu’il
est soumis à des obligations-devoir également consacrés dans des textes juridiques.
1.1. Méthodes
D’après le petit Robert, est un ensemble pour parvenir à un but, assurer la pertinence
d’une méthode, c’est ajuster aux questions posées et aux informations accueillies. De ce fait,
au cours même de celle-ci découvrant les informations ou obstacles non prévus dont certains
précédant directement la mise en œuvre des méthodes et qui suscitent une nécessité
d’orientation. 7
Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt distinguent les démarches des méthodes
de la manière suivante : « une démarche est une manière de progresser vers un but. Exposer la
démarche scientifique consiste donc à décrire les principes fondamentaux à mettre en œuvre
dans tout travail scientifique. Les méthodes ne sont que des mises en forme particulières de la
démarche, des cheminements différents conçus pour être mieux adaptés aux phénomènes ou
domaines étudiés. Mais cette adaptation ne dispense pas le chercheur de rester fidèle aux
7
Dictionnaire Petit Robert, Paris, p.1396
6
principes fondamentaux de la démarche scientifique » 8. C’est un ainsi que, dans notre travail
scientifique, nous ferons appel aux méthodes ci-après :
a. Méthode juridique : c’est celle qui se base ou qu’on utilise pour élaborer les textes
des lois et autres. Cette méthode est essentielle pour étudier l’exploitation des enfants
dans le commerce ambulant à Lubumbashi. Dans le cadre de notre thématique, elle
permet une compréhension approfondie du cadre légal, de son application et de ses
limites, tout en offrant des pistes pour renforcer la protection des droits des enfants
dans ce contexte spécifique.
b. Méthode sociologique : elle définit rigoureusement comme un phénomène à étudier
et à chercher les causes dans les faits socio-économique (pauvreté, accès limité à
l’éducation) qui favorisent l’implication des enfants dans le commerce ambulant. Ce
choix est dû au mauvai condition de vie, pas d’encadrement nécessaire pour les
enfants en termes d’éducation, etc.
Les techniques de recherche sont des outils ou des instruments de recherche dont se servent
les chercheurs pour recueillir les données. Ce sont des moyens précis pour atteindre un
résultat partiel à un niveau et à un moment précis de la recherche. Cette atteinte de résultat est
directe et révèle du concret, du fait observé, de l’étape pratique et limitée. Elle est en ce sens,
l’ensemble des moyens, des outils, des instruments dont on se sert pour ouvrir les étapes
d’opinions limitées.
Pinto et Gratwitz, la définissent comme étant un moyen utilisé pour atteindre un but
mais elle se situe au niveau des étapes pratiques.9
Dans le cadre de cette étude, nous faisons appel aux techniques suivantes :
a. La technique documentaire
Cette technique est indispensable pour tout chercheur, car elle consiste à étudier et à
analyser les documents pour enrichir la question de recherche. Elle valorise les écrits. La
8
Quivy Raymond. et Campenhoudt L. Van, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunold, 1988,
p.13.
9
Pinto et Grawitz, [Link]., p.15
7
technique documentaire met le chercheur en présence des documents supposés contenir les
informations recherchées.
Dans le cas sous examen, cette technique nous permet de compiler le plus des documents
possibles pour en recueillir les éléments nécessaires lors de l’élaboration de notre travail.
L’observation directe est celle qui met l’enquêteur en face de son informateur sans
passer par un intermédiaire. Elle est basée sur une observation visuelle qui consiste à recueillir
les comportements au moment où ils sont produits. Dans l’observation directe, le chercheur
observe le groupe en train de vivre, l’action qui naît, les processus pendant qu’il se déroule.
Cette dernière peut être libre soit encore participante.
c. La technique d’interview
L’interview est l’interrogation orale directe d’une personne par une autre. Dans cette
technique, il y a un contact entre l’enquêteur et l’enquêté. L’interview peut être dirigée à
questions fermées ou à questions ouvertes. Il peut également ne pas être dirigé.
Cette technique nous a permis d’entrer en contact avec les différentes personnes et
organisations non gouvernementales.
Dans les lignes qui suivent, nous parlerons des apports et limites de l’étude.
a. Apports de l’étude
b. Limites de l’étude
Etant rétrospective, le cadre temporel de notre travail va de l’an de 2009 étant seule
de l’entrée en vigueur de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en
République Démocratique du Congo jusqu’à nos jours.
G. Structure du texte
Hormis, l’introduction et la conclusion, notre travail portera sur trois chapitres, qui seront
reparties aussi en sections et section en paragraphes : Chapitre premier aborde sur la cadre
théorique, le second chapitre parlera sur le cadre empirique et le troisième chapitre abordera
sur les résultats de la recherche.
9
Il sied de signaler que ce chapitre porte sur une mise au point de base faisant corps de notre
travail, laquelle mise au point permettra à nos lecteurs et à tous les amoureux de la science
d’avoir une compréhension globale et globalisant du sujet, nous passerons en revue de
quelques points en rapport avec notre sujet.
Tout au long de cette section, nous parlerons de trois paragraphes essentiels dont : la
définition de l’enfant, la conception selon les normes nationales et enfin l’histoire de droit de
la protection de l’enfant comme dernier paragraphes.
Du point de vue biologique, « l’enfant désigne une personne qui n’a pas encore atteint l’âge
reproductif.
Selon le dictionnaire pratique du Droit Humanitaire 11, « l’enfant est un individu qui ne dispose
pas d’une personnalité juridique individuelle. Il est protégé par sa famille ou, en cas de
défaillance de sa famille, par la société.
Dans la présente étude, la définition de l’enfant qui est retenue est celle de la Charte africaine
puisque le présent travail s’inscrit dans le contexte socioculturel africain. Cependant, dans le
cadre du travail des enfants, les statistiques disponibles font état de 5ans d’âge pour l’âge
minimum de mise au travail des enfants.
10
Https://[Link]/[Link] consulté le 10 février 2025
11
Françoise Bouchet-Saulnier., Dictionnaire pratique du droit humanitaire, Ed. 2013 actualisée et enrichie
10
Pour la Convention relative aux droits de l’enfant, l’enfant est tout individu âgé de moins de
18 ans sauf si la majorité est attente plutôt en vertu de la législation qui lui est applicable. 12
La Charte africaine des droits et de bien-être de l’enfant déclare que l’enfant est un
individu âgé de moins de 18 ans, ainsi que nous pouvons remarquer la définition de l’enfant
donnée par la Charte africaine ne laisse aucune possibilité aux états membres de prévoir de
seuil de la majorité intermédiaire. 13
- La non-discrimination ;
- L’intérêt supérieur de l’enfant ;
12
Article 1 de la convention relative au droit de l’enfant.
13
Frédéric Turpin., La France et la francophonie politique : histoire d’un ralliement difficile, Paris, les Indes
savantes, 2018, p222.
14
« Historique de la convention internationale des droits de l’enfant (C.I.D.E) archive », sur l’association
française Janusz Korczak (AFJK). Consulté le 05 décembre 2012
11
Tout enfant a droit à la protection et aux soins de ses parents et si possible, réside avec ces
derniers. Aucun enfant ne peut être séparé de ses parents contre son gré sauf si l’autorité
judiciaire décide conformément aux lois applicables en la matière, que cette séparation est
dans l’intérêt même de l’enfant.
15
Frédéric Turpin., [Link]., p232.
12
a) Caractère
Le premier caractère qui dégage de la lecture de la Charte africaine des droits et du bien-être
de l’enfant est l’imprécision de son champ d’application (ratione personae) dans la mesure où
par « enfant » elle entend « tout être humain âgé de moins de 18 ans »16.
Troisième caractère de la Charte se présente enfin comme ne voulant pas porter atteinte aux
lois et convention qui contiendraient des dispositions.
II. L’organe
16
La Charte Africaine des droits de bien-être de l’enfant
17
Bennouna M., « La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant », annuaire français de Droit
International, 1989, p.437 et note 16
13
Il faut noter cependant que sur le plan de la capacité de contracter le mariage, le code de la
famille de 1987 fixait la majorité à 15 ans pour la jeune fille et 18 ans pour le garçon. Cette
définition semble dépassée au regard de l’article 48 de la nouvelle loi sur la protection de
l’enfant. Cette disposition du code de la famille de 1987 est déjà corrigée par le législateur
congolais, toujours dans le souci de se conformer aux instruments juridiques internationaux et
de la vision de la république démocratique du Congo qui fait actuellement de la défense des
droits de l’enfant son cheval de bataille.
18
Voir les activités de promotion de la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples telles que
décrites dans ses rapports, 11 Human Rights Law journal, 397-399, (1990= et 12.59-60
14
Or, au sens de la présente loi, il faut en entendre par enfant en situation difficile comme
dispose l’article 2 point 4 « l’enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n’a pas
accès aux services sociaux de base tels que : la santé, le logement, l’alimentation et
l’éducation »19.
En effet, il ressort de l’article 63 alinéas 1ers de cette loi que « la protection spéciale se réalise
à travers les mécanismes de tutelle de l’Etat tels que prévus par la loi, le placement social et
autres mécanismes de prise en charge appropriés »20. Et dans le cadre de notre recherche,
après avoir interrogé certains de ces enfants qui s’exposent à la vente, les réponses qui nous
ont été données sur les raisons qui les poussent nous ont conduits à réaliser que plus souvent
c’est le contexte de précarité de leurs parents ou autres personnes responsables d’eux qui les
entraines dans ce mode de vie. Pourtant l’article 69 de la loi portant protection de l’enfant
dispose que « les parents incapables d’assurer la survie de leur enfant bénéficient d’une
assistance matérielle ou financière de l’Etat. Un arrêté interministériel des ministres ayant
dans leurs attributions, la famille, l’enfant et les affaires sociales fixe les conditions
d’intervention de l’Etat ».
Il est évident de signaler qu’un enfant qui s’expose à la mendicité en tant qu’enfant en
situation difficile, comme tout autre enfant, il a des droits fondamentaux parmi lesquels nous
pouvons citer :
19
Article 2.4 de la loi portant protection de l’enfant.
20
Article 63 al. 1er la loi portant protection de l’enfant.
15
Une première déclaration sur les droits de l’enfant adoptée en 1924 par la Société des Nations
(ONU) énonce cinq principes fondamentaux qui mettent l’accent sur protection légale et
sociale des enfants. L’enfant doit notamment être protégée contre toute exploitation et il doit
être le premier à recevoir des secours en temps des stresses. Une deuxième déclaration
adoptée en 1948 reprend les cinq principes de 1924 en ajoutant deux nouveaux : les droits de
l’enfant doivent être protégés en dehors de toute considération de race, des nationalités et des
croyances. Onze ans plus tard, la déclaration des droits de l’enfant proclamé le 20 novembre
1959 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, à souligner que l’enfant a besoin d’une
protection spéciale et des soins spéciaux et notamment à l’une protection juridique appropriée.
Ces besoins découlent suivant les préambules de la déclaration du manque de maturité
physique et intellectuelle de l’enfant.
d’encadrement des enfants marginalisés et victimes des violences pendant la mise en œuvre
dudit projet, ou a constaté que les enfants en milieux ruraux sont soumis aux tortures et à des
peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants.
Ceci met fin à notre section, dans les lignes qui suivent, nous parleront de l’état de la question
comme deuxième section.
22
Wenu Becker, Recherche scientifique : théorie pratique, édition, Pul, Lubumbashi, 2009, p.29
23
Kadyamb Mfumu Ngoy i. Cours de Droit de l’Enfant, G3 Droit, 2018-2019, p.16
17
Cependant, l’application de certaines dispositions appelle à réflexion lorsqu’on sait que dans
la pratique ; elle passera difficilement surtout dans le contexte qui nous est cher, celui de la
RD Congo gangrené par une crise des services publics, depuis plusieurs décennies, et qui se
conclut en une démission totale de l’Etat dans sa mission providentielle. La tension
économique est telle que de plus en plus des enfants sont engagés au mépris de ce qui est
prescrit par la loi mais parallèlement ces dernier continuent de vendre jusque tard dans la nuit
pour gagner de quoi survivre, ils sont nombreux dans des magasins à exécuter des travaux très
lourds et parfois dans des conditions insalubres et ce, sous l’œil impuissant sinon complice de
l’inspection du travail.
Il convient de noter qu’ils ne sont pas toujours de victime car la vie dans la rue, les a façonnés
différemment ayant un but immigré malgré tout cela les rendent insaisissable à la souffrance
des autres sans pitié et même quelques fois sans scrupule, ils sont aussi porteur des actes
infractionnelle.
L’originalité de ce travail réside donc dans sa capacité à allier une analyse juridique
approfondie du cadre législatif et une étude de terrain spécifique à la ville de Lubumbashi. Il
fait une distinction claire entre les différentes formes d’exploitation des enfants et met
l’accent sur le secteur du commerce ambulant, tout en s’appuyant sur des théories et des
travaux académiques existants.
24
Gérard Cornu, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et protection de l’enfant, 3 e éd. Mon
Chrétien, 1978, p; 45
18
D’après les démarches effectuées sur notre sujet qui est l’exploitation économique
des enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en droit Congolais : cas de
la ville de Lubumbashi.
Dans la déclaration universelle des droits de l’homme, les Nations Unies ont
proclamé que l’enfant a droit à une aide et a une assistance spéciale. Selon la convention
relative aux droits des enfants, la famille unité fondamentale de la société et milieu naturelle
pour la croissance et le bien-être des enfants, doit recevoir la protection et l’assistance
nécessaire pour jouer pleinement son rôle dans la communauté.
Tous les instruments juridiques de portée internationale ont toujours affirmé que
toute question relative à l’enfant devait être guidée par la notion de l’intérêt supérieur de ce
dernier. L’enfant, on le sait par cœur est défini par la Charte africaine des droits et du bien-
être comme étant un être humain de l’âge de moins de 18 ans. Les autres textes de portée
internationale ou nationale ne s’en sort pas largement écartés même si il faut le reconnaitre,
quelques instruments juridiques internationaux ont renvoyé la question au législateur national.
Cependant, l’application de certaines dispositions appelle à réflexion lorsqu’on sait que dans
la pratique elle posera difficilement surtout dans le contexte qui nous est cher, celui de la
République Démocratique du Congo gangrené par une crise des services publics, depuis
plusieurs décennies, et qui se conclut en une démission totale de l’Etat dans sa mission
providentielle.
25
Article 20, alinéa 1, La déclaration universelle des Droits de l’Homme
19
54 du même texte n’autorise le maintien en service et l’engagement des enfants âgés de seize
ans à moins de dix-huit ans que pour des travaux légers et salubres.
L’enfant de moins de seize ans est sans conteste juridiquement dans l’incapacité de contracter
un quelconque contrat de travail. Et l’interdiction s’étend, à lire les dispositions de l’article 52
du même texte jusqu’à la conclusion d’un contrat d’apprentissage. Cependant, la lecture
croisée de l’article 50, alinéa 2 e et de l’article 6.a du code du travail apporte une dérogation
concernant les enfants âgés de quinze ans qui peuvent être engagés mais moyennant une
dérogation expresse du juge pour enfants, après avis psycho-médical d’un expert et de
l’inspection de travail26.
La tension économique est telle que de plus en plus des enfants sont engagés au
mépris de ce qui est prescrit par la loi. Toujours est-il que l’intérêt supérieur de l’enfant
demeure affirmé par le législateur lorsqu’il proclame le droit de poursuivre les études jusqu’à
la majorité légale, mais parallèlement ces derniers continuent de rendre et être exploité jusque
tard dans la nuit pour gagner de quoi survivre.
l’application absolue de la disposition. L’enfant est protégé contre toutes les formes
d’exploitation économique.
Dans les lignes qui suivent, nous analyserons la question de recherche et démarche
suivie comme quatrième section.
La province de Kinshasa
La province de l’équateur
La province de Tanganyika
La province du Sud-Kivu
La province du Nord-Ubangi
La province de Haut-Lomami
La province de Lualaba
La province du Haut-Katanga
La province du Manièma
La province du Sud-Kivu
La province du Nord-Kivu
La province de Lomami
La province de Kasai Central
La province de Kasai Oriental
La province de Tshopo
La province de Tshikapa
22
La province de Kwango
La province de Kwilu
La province de Mai-Ndombe
La province d’Ituri
La province de Haut-Uélé
La province de Bas-Uélé
La province Mungala
La province de Kongo Central
La province de Kasaï
D’après notre étude, on s’est basé dans la province du Haut-Katanga précisément sur la ville
de Lubumbashi. Elle occupe la deuxième position après la ville de Kinshasa du point de vue
de la superficie et de l’infrastructure localisée dans la partie Australe de la République
Démocratique du Congo. Elle compte sept communes.
De part son nom, Lubumbashi provient du nom de la rivière qui baigne cette ville qui
était créé en 1910 au moment de l’entrée de venant du Sud auparavant. C’est-à-dire à partir de
1907, le CSK au nom de l’Etat indépendant du Congo et de la Compagnie du Katanga, se
rendant compte du progrès de l’industrie (UMHK) dont l’existence d’un centre administratif
et commercial à proximité des mines et des Usines confia à monsieur EMILE WAGEMEE
qui était son représentent de procéder au transfert du siège du comité spécial du Katanga de
LUKONZOLWA (Lac Moero) aux environs de la mine de l’Etoile (Kalukuluku) avant 1906.
Lubumbashi c’est un plateau caractérisé par une savane infinie dominé des métaux à la terre
ocre et à maigre végétation savane verte en saison de pluie et rouge en saison sèche, fut
habités depuis 1906. A partir de ce moment, cette ville s’appellera Elisabethville, baptisée du
nom de la reine Elisabeth épouse du roi Albert 1 er des Belges. Cette ville subissant multiples
mutations sera baptisée et appelée « Lubumbashi » aura son statut de la ville par l’ordonnance
n°28/aimo du 25/199.27
27
Bureau du Maire de la Ville, rapport annuel affaires interières, 1998, p.21
23
2.1. Superficie
Située à 1230m d’altitude, la ville de Lubumbashi s’étend sur une superficie de 747km carré
et constituée d’un plateau légèrement vallonnée et limitée par 11°30 d’altitude sud 27829
longitudes ouest.
2.2. Hydrographie
Du Nord au Nord-Ouest vers Sud-Est, la ville de Lubumbashi est traversée par des grandes
rivières : Kafubu, Kimilolo, Kiswishi et naviundu.
1.2. Relief
1.3. Le climat
La ville de Lubumbashi est sous un climat sec avec deux saisons qui sont :
Il faudra noter qu’il y a une forte chaleur pendant le mois d’Août, de septembre et Octobre.
Alors qu’il fait froid au mois de juin et juillet.
Partant de l’ordre d’idée, il est important de ressortir notre champ d’investigation d’étude
pour approuver l’idée de la réalité sur terrain, sur ce nous nous trouvons dans la ville de
Lubumbashi, suivant le sujet, l’objet de notre réflexion de l’exploitation économique des
enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit Congolais. Nous avons
comme cible d’étude, la ville de Lubumbashi située dans la province du Haut-Katanga.
Commune de Lubumbashi
24
Commune Kenya
Commune Kampemba
Commune Katuba
Commune Kamalondo
Commune Rushi
Commune Annexe.
Deux points essentiels seront analyser dans les lignes qui suivent dont : lé méthode de collecte
et d’analyse des données comme premier paragraphe, technique de collecte et analyse des
données comme deuxième paragraphe.
A. Méthode juridique : on utilise cette méthode pour élaborer les textes des lois et
autres. Cette méthode nous permet d’établir l’écart entre les dispositions légales impératives
qui prévoient ce qui doit être et la réalisation sociale qui décrit ce qui est.
La méthode nous sera utile en ce sens que nous ferons plus souvent recours aux dispositions
légales ou à l’interprétations des différents textes juridiques en vigueur dans notre pays et
lesquels instruments juridiques ont trait à notre sujet d’étude ou objet d’étude, le cadre
juridique régional et mondial, le gouvernement de la République Démocratique du Congo
clarifie les principaux instruments relatifs aux droits de l’enfant qui accorde une place
importante sur la protection de l’enfant notamment : la convention relative aux Droits de
l’enfant ; en 1990, le protocole de paterne visant à prévenir, réprimer et punir la traite des
personnes ; en 2005, ce protocole peut-être utile pour protéger les enfants à l’exploitation
économique à travailler pour d’autres, y compris sous la menace, la contrainte et la tromperie.
25
Le cadre juridique national de l’Etat par sa Constitution et ses lois à l’obligation de fournir
une protection aux enfants. La constitution et les lois de la République Démocratique du
Congo montrent de façon tout à fait explicite, l’obligation de l’Etat de protéger de tels
adolescents. Comme renseigne ci-dessus, deux références majeures sont de mise en
république démocratique du Congo à savoir, la Constitution de la République et la loi 09/001
DU 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant.
B. Méthode sociologique
Cette méthode consiste quant à elle à définir rigoureusement les phénomènes étudiés
et à chercher les causes dans les faits sociaux antérieur [Link] nous sera utile pour confronter
les données obtenues dans nos investigations à la réalité sociale en vue d’éclairer l’opinion sur
les causes et conséquences de l’exploitation économique des enfants dans la société
congolaise en générale et dans la ville de Lubumbashi en particulier.
La technique est un moyen qui permet au chercheur d’acquérir et traiter les données
dont il a besoin pour comprendre ou expliquer un phénomène 29. Tout travail scientifique pour
être bien réaliser doit comporter à son sein des techniques réalisées par son rédacteur. C’est
pour cette raison que nous utiliserons quelques techniques pour donner sens à notre travail.
A. Technique d’interview
B. Technique documentaire
Elle consiste en un parcours soigneux des documents soit sous sein privé ou
authentique, elle nous permettra de consulter des ouvrages, des notes de cours, des articles et
revues y compris les différents travaux scientifiques ayant trait à notre sujet.
28
Durkheim., Les règles de la méthode sociologique, Coll. Petite bibliothèque payot, payot, Paris, p.23
29
MULUMBATI NGASHA A., Introduction à la Sciences Politique, Ed. Africa, Kinshasa, 1977, p.27
26
C’est celle qui met l’enquêteur en face de son information sans passé par intermédiaire. Elle
est basée sur une observation visuelle qui consiste à recueillir les comportements au moment
où ils sont produits. Dans l’observation directe, le chercheur observe le groupe en train de
vivre, l’action qui naît, les processus pendant qu’il se déroule. Cette dernière peut être libre,
soit participante.
Incapacité pour certaines autorités à livrer les informations, face à cette situation, nous
avons sollicité et obtenu la contribution d’autres instances qui nous en fait certaines
informations en rapport avec l’exploitation économique des enfants dans l’activité
commerciale ;
La plus grande difficulté que nous avons eu au cours de ce travail est, la mauvaise foi
de nos enquêtés qui parfois négligé de répondre à nos questionnaires d’enquêtes.
La pauvreté qui oblige les parents à envoyer leurs enfants travaillé pour subvenir aux
besoins de toute la famille ;
L’absence de certificat de naissance des enfants, qui ne peuvent ainsi prouver leurs
identités et leurs âges face à une situation d’exploitation illégale ;
L’accès difficile à la scolarité, violence à l’école ou sur le chemin de l’école,
éloignement géographique, … sont autant d’obstacles à l’éducation et de facteurs
aggravants au travail des enfants ;
Le faible niveau d’éducation et d’information des parents, qui ne connaissent pas
l’impact négatif du travail sur leurs enfants mais aussi la législation sur le travail
infantile en vigueur et l’impact positif de l’éducatif ;
L’intérêt de l’employeur : les enfants sont une main d’œuvre « bon marché ». ils
peuvent également répondre à des exigences spécifiques pour effectuer certaines
tâches ;
Les crises humanitaires liées à une catastrophe naturelle ou un conflit.
27
Le terme « travail des enfants » revêt plusieurs sens tout dépend du contexte dans lequel il est
employé. Il indique dans un sens restrictif, le travail auquel les enfants sont astreints en dehors
des normes établies par l’organisation internationale du Travail, c’est-à-dire une activité
économique qu’elle soit exercée par un enfant de moins de 15 ans 30. Le travail des enfants
pris dans ce sens restreint est condamnable de la part des défenseurs de droit de l’enfant et est
même considéré comme pire forme de travail lorsqu’il est exécuté par des enfants de moins de
12 ans. D’un autre côté, le travail des enfants pourrait désigner toute activité économique
exercée par des êtres humains âgés de moins de 18 ans. Là, il n’est pas condamnable en lui-
même, tout dépend de la situation en présence, il peut être agréable pour l’enfant comme il
peut être destructeur. Car, les enfants exercent, selon l’UNICEF, des activités diverses dans
des conditions différentes que l’on pourrait représenter sur une ligne continue. 31 A une
extrémité de cette ligne, le travail pourrait être bénéfique renforçant ou favorisant le
développement physique, mental, spirituel, moral ou social de l’enfant sans compromettre sa
scolarité, ses loisirs et repos.
Le travail des enfants est un des principaux obstacles à leur éducation et leur développement.
Employés domestiques ou dans des mines, enfants soldats, ouvriers agricoles, trieurs de
déchets, victimes de prostitution,…
A. La pauvreté
La pauvreté est le premier facteur qui explique l’exploitation économique des enfants. La
participation au travail familial (travail domestique et travaux des champs) est souvent une
question de suivi pour les familles. La pauvreté ne diminue pas, elle augmente même dans
certains pays.
D’après le programme des nations unies pour le développement (PNUD), 165 millions de
personnes ont basculés dans la pauvreté entre 2020-2023 à cause de la pandémie de Covid 19,
30
OIT/BIT, combattre les formes, les intolérables du travail des enfants : un défi universel, Genèse, 1997, pp.3-4
31
UNICEF, La situation des enfants dans le monde en 1997, Genèse, 1997, p.25
28
des conflits et des chocs météorologiques. Entre 691 et 783 millions de personnes ont souffert
de la faim en 2022, soit 122 millions de personnes supplémentaires depuis 2019.
Suite à un système éducatif défaillant, frais de scolarité, violence à l’école ou sur le chemin de
l’école, éloignement géographiques, … sont autant les obstacles à l’éducation et des facteurs
aggravant au travail des enfants.
E. Intérêt des employeurs et les crises humanitaires liées a une catastrophe naturelle ou
un conflit, exacerbent la vulnérabilité des enfants et la transgression des législations en
vigueur.
F. Facteurs socioculturels : la valeur attribuée à l’éducation par rapport à
l’apprentissage ou au travail n’est pas le même selon les cultures.
2.2. Conséquence
Education : les enfants travailleurs ne peuvent pas suivre une scolarité normale.
Déscolarisés, ils sont privés de leur liberté de choisir leur avenir.
Violences : maltraitances, violences physiques et morales, agression voir exploitation
sexuelle, les enfants sont vulnérables et sont exposés à de multiples formes de
violences sur leur lieu de travail ;
Santé : presque 73 millions d’enfants sont soumis à des travaux dangereux, d’après
l’Organisation International du Travail (O.I.T). les conditions y sont néfastes pour
leur santé, ils peuvent aussi se blesser avec des outils inadaptés à leur âge qui nuisent
à leur développement physique ;
Développement de travail des enfants : est une barrière au développement
économique et social de leurs communautés et de leur pays tout entier.
En République Démocratique du Congo, le petit commerce est resté pendant longtemps sous
la dépendance de la législation national relative comme prévue par le décret du 2 août 1913
relatif aux commerçants et à la preuve des engagements commerciaux. 33 Ce qui n’a pas
permis à ce secteur de se développer de manière autonome de sorte, en dépit de multiples
régimes institutionnels qu’a connu la République Démocratique du Congo mais
malheureusement il est regrettable de constater qu’il y a existence de deux phénomènes par
rapport à l’exercice de petit commerce dans la ville de Lubumbashi.
Premièrement ; il y a les étrangers appelé les Masaïs et autres qui exercent le petit
commerce dans la ville de Lubumbashi en violation de la réglementation en vigueur
sous les yeux impuissants des autorités administratives.
Deuxièmement ; des mineurs ou des jeunes filles et garçons en âge de puberté ou
encore des enfants qui ont droit à l’éducation et a un milieu familial pour leur
33
Décret du 2 août 1913 relatif aux commerçants.
30
épanouissement sont privés de leurs droits civils en exerçant le petit commerce sous
les yeux impuissants des autorités administratives de ladite ville.
1.1. Exploitation économique des enfants
Il nous revint à nous poser plusieurs questions entre autres ; sous quelles conditions
un mineur peut-travaillé ? Que faut-il faire pour décourager l’utilisation des enfants pour des
économiques ? La loi fixe l’âge minimum d’accession à l’emploi à 16 ans révolus. Les
enfants âgés de 16 ans et de moins de 18 ans ne sont pas autorisé à travailler plus de 8 heures
par jour et l’enfant âgé de quinze ans ne peut être engagé ou maintenu en service, comme
apprenti, que moyennant dérogation expresse du juge pour enfant, après avis psycho-médical
d’un expert et l’inspecteur du travail. Toutefois, les enfants de 14 à 16 ans pourront-être
occupés aux travaux légers et salubres et des travaux qui n’affectent pas à leur santé ou ne
portent pas préjudice à leur assiduité à l’école ou leur faculté de bénéficier de l’instruction qui
y est donnée. Les enfants ne peuvent être employés dans une entreprise même comme
apprentis avant l’âge de 15 ans sauf dérogation expresse de l’inspection parentale ou titulaire.
Une liste exhaustive des travaux lèges autorisés pour les enfants de moins de 18 ans est
prévue dans l’arrêté ministériel n°12/[Link]/TPS/045/08 du 08 août 200834.
L’âge minimum pour les travaux dangereux est fixé à 18 ans. Le code du travail dispose que
les enfants de moins de 18 ans et les personnes avec handicap ne peuvent pas travailler la nuit
dans les établissements industriels publics ou privés. Le travail de nuit et de dimanche est
34
Arrêté ministériel n°12/[Link]/TPS/045/08 du 08 août 2008
31
également interdit pour les enfants de moins de 18 ans. En vertu de l’arrêté ministériel 68/13
et de l’article 125 du code du travail, il établit une liste des travaux interdits pour les enfants
de moins de 18 ans ; ils font de deux sortes les travaux pouvant excéder les forces des enfants
et les travaux dangereux ou insalubres.35
35
Arrêté ministériel 68/13 du 17 mai 1968 relatifs aux conditions de travail des femmes et des enfants et l’article
125 du code de travail.
32
Le phénomène de l’exploitation économique des enfants est sujet qui préoccupe les
chercheurs et les organisations internationales et nationales. Bien que plusieurs travaux aient
été réalisés sur cette problématique, peu d’études se sont intéressées à la réalité vécue par les
enfants exploités dans les activités commerciales dans les marchands ambulants en
République Démocratique du Congo du Congo, précisément dans la ville de Lubumbashi.
Partant de l’exploitation « action d’exploiter, de faire valoir une chose en vue d’en tirer un
profit »36. Plus largement le problème de l’exploitation économique des enfants peut se vivre
lorsqu’un enfant est mis sous un travail dans une activité pour des raisons économiques.
Ce mémoire va chercher à faire ressortir les différents savoirs pratiques sur l’exploitation
économique des enfants.
L’article 58 de la loi portant protection de l’enfant dispose « l’enfant est protégé contre toutes
les formes d’exploitation économique. L’exploitation économique s’entend de toute forme
d’utilisation abusive de l’enfant à des fins économiques, l’abus concerne notamment le poids
du travail par rapport à l’âge de l’enfant, le temps et la durée du travail, l’insuffisance ou
l’absence de la rémunération, l’entrave du travail par rapport à l’accès à l’éducation, au
développement physique, mental, moral, spirituel et social de l’enfant ».
Voici les grandes lignes qui seront analysé dans cette section : notions générales sur la
protection de l’enfant, la protection ordinaire et spéciale de l’enfant et enfin la protection
exceptionnelle, juridique et dans le droit international humain (DIH).
36
Gerard Cornu, Dictionnaire juridique, Paris, Dalloz, 5e Ed, Collection Paradigme, 2005, p.461s
37
Arrêté SC/0135/BGV/CD/FAM du 13 août 1998 portant création et organisation du secrétariat permanant du
conseil provincial de l’enfant dans la ville de Kinshasa, in les codes Larcier, droit privé et judiciaire, T1n Ed.
33
NB : Notons qu’il n’est pas nécessairement séparé d’autres membres de sa famille élargie.
8) L’enfant en conflit avec la loi : c’est tout enfant âgé de 14 à moins de 18 ans qui
commet un manquement qualifié d’infraction à la loi.38
On entend par la protection ordinaire, une attitude ou un comportement qui consiste à mettre à
l’abri quelqu’un ou quelque chose contre un danger imminent ou réel, contre les influences
mauvaises de la société. Cette protection peut se comprendre par les éléments suivants :
2. Protection ordinaire de l’enfant en famille : par famille, il faut entendre l’ensemble des
parents et alliés d’un individu. Rappelons que le code civil congolais avait réduit la
famille à sa simple expression. Il ne connait que la famille biologique composée du
père, mère et les enfants. L’enfant étant une partie intégrante de la famille, cellule de
base de la communauté humaine, doit avoir son domicile selon le cas chez son père et
mère ou chez la personne qui assume l’autorité parentale sur lui.
Il doit avoir et connaître sers parents et être élevé dans la mesure du possible par eux.
Précisions que nul n’a le droit d’ignorer ou rejeter son enfant, qu’il soit né dans ou hors
mariage. Les fiançailles et les mariages d’enfant ne sont pas autorisés. Les pratiques, les
traditions, les coutumes qui portent atteintes au développement et à la santé, voir à la vie de
l’enfant sont interdite par la loi.39
La protection ordinaire de l’enfant au travail : l’enfant ne peut être employé avant l’âge de 16
ans révolus sauf si moyennant une dérogation expresse du juge de l’enfant après avis psycho-
médical d’un expert et de l’inspecteur du travail. Le juge doit être saisi à la demande des
parents ou toute personne exerçant l’autorité parentale ou tutélaire sur l’enfant, par
l’inspecteur du travail ou personne intéressée. L’enfant conserve les droits de poursuivre les
études jusqu’à l’âge de 18 ans sans préjudice pour son travail. Quelques pires formes de
travail de l’enfant sont strictement interdites.
Il s’agit de :
Les travaux qui, par leur nature et les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont
susceptibles de nuire à la santé, à la croissance, à la sécurité, à l’épanouissement, à la
dignité ou à la moralité de l’enfant ;
39
Idem
35
Les parents, les tuteurs et les responsables légales doivent assurer les soins médicaux
préventifs et particulièrement les vaccinations, les gestionnaires de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel public ne doivent exiger que les frais prévus par les textes légaux
et règlementaires. Tout responsable légal doit nécessairement envoyer son enfant à l’école,
ainsi la loi puni toute personne qui enfreint à ce droit capital de l’enfant.
Les institutions spéciales des nations Unies (HCR, OMS, UNICEF, OIT) dans
les missions leur assignées interviennent énormément en matière de protection spéciale de
l’enfant contre une série des problèmes sociaux. Ainsi, la protection spéciale est bénéfique à
une certaine catégorie d’enfant notamment, l’enfant rejeté, abandonner, exposer à la
négligence, au vagabondage ou qui se livre habituellement à la mendicité. L’enfant qui, par sa
mauvaise conduite ou son indiscipline donne des graves sujets de mécontentement à ses
parents, tuteurs ou à son entourage, l’enfant qui se livre à la débauche ou cherche ses
ressources dans les jeux, trafics ou occupations l’exposant à la prostitution, à la mendicité ou
à la criminalité, l’enfant exploité économiquement ou sexuellement, l’enfant accusé de la
sorcellerie, l’enfant porteur d’une grossesse et qui est devenu objet de maltraitance de la part
de ses parents ou tuteurs, l’enfant sans soutien familial suite à la perte de ses parents, etc. 40
40
La Convention relative aux Droits de l’enfant de 1989
36
En effet, la protection spéciale doit se réaliser à travers les mécanismes de tutelle de l’Etat tel
que prévu par la loi, le placement social et autres mécanismes de prise en charge appropriés.
La famille d’accueil est une structure à caractère familial qui prend en charge de façon
temporaire au maximum des enfants sauf cas de fraters. Le foyer autonome est aussi une
structure composée et entretenue par un groupe d’enfants placés sous la supervision d’une
institution publique ou privée à caractère social.
1. La protection exceptionnelle
2. La protection juridique
La protection juridique de l’enfant signifie faire intervenir le droit pour protéger l’enfant
contre tout danger imminent ou réel qui le guette ou contre les influences mauvaises de la
société. La protection et l’encadrement de l’enfant ont intéressé l’autorité législative depuis
l’époque fort reculée à travers certains instruments juridiques.
En effet, le législateur colonial sous cette triste période est intervenu par le biais du décret du
06 décembre 1950 sur l’enfance délinquance. Sous la première république, il a été constaté
une forte révolution dans presque tous les domaines. Aussi, la réforme juridique a affecté les
droits de l’enfant, le législateur de la deuxième république a maintenu la juridiction
spécialisée aux termes de l’ordonnance loi n°82/020 du 30 mars 1982 portant code de
41
Carbonnier J., Traité élémentaire des droits civils belges, T2, les personnes, 4 e Ed, Bruyant, Bruxelles, 1990.
37
Sous la troisième république, il est utile de préciser que les dispositions légales
relatives à la nationalité reste en vigueur. Concernant la constitution du 18 février 2006, le
pouvoir constituant épanouit le domaine de protection de l’enfant en tenant compte des abus
sexuels de la maltraitance et des effets de guerre, les faits sociaux, sources réelles de la règle
de Droit. En effet, conformément à l’article 41 de la constitution, outre les droits reconnus à
42
MASUDI K., Les motifs exonérations dans le crime de Génocide en RDC, Mémoire, Faculté de Droit,
UNIKIN, Kinshasa, 2001, Inédit
38
Toutes les autres formes d’exploitations d’enfant sont punies par la loi.43
C’est après la deuxième guerre mondiale que la protection juridique a trouvé sa place dans le
droit international humanitaire. Les expériences de ce conflit avaient démontré de façon
impérieuse la nécessité d’élaborer un instrument de droit international destiné à protéger en
temps de guerre la population civil, les effets du CICR dans ce domaine aboutissent à
l’adoption de la convention de Genève 1949 relative à la protection des personnes civiles en
temps de guerre44.
Les enfants en tant que membres de la population civile étaient dès lors mis au bénéfice de
cette convention. D’où ils doivent aussi être protégés comme toutes autres personnes qui ne
participent pas aux hostilités.
scientifique, nous avons compulsé quelques travaux relevant du domaine de recherche dans
lequel s’inscrit la présente étude. De ce fait, nous nous limiterons à circonscrire les constats,
les problématiques soulevées, les hypothèses émises ainsi que les résultats obtenus par
certains auteurs dans lignes qui suivent.
GERARD CORNU dans son ouvrage intitulé : « formation aux notions de droit de la famille
et protection de l’enfant »45. Quant à lui, la protection de l’enfant en mission de sa
vulnérabilité est un besoin nécessaire qui tout le monde devra participer afin d’obtenir une
meilleure stabilité sociale. Il convient de noter qu’ils ne sont pas toujours de victime car la vir
dans la rue, les a façonnés différemment ayant un but immigré malgré tout cela les rendent
insaisissable à la souffrance des autres sans pitié et même quelques fois sans scrupule, ils sont
aussi porteur des actes infractionnels. Il propose le rétablissement des droits fondamentaux
45
Gérard Cornu., [Link]., 1973, p.55
40
des enfants et la réduction du taux d’enfant exploiter en mettant accent sur les mesures qui,
suite à certain facteur criminogène se trouve dans la rue et deviennent délinquant. 46
Après avoir effectué notre enquête, nous avons constaté une présence massive des
enfants dans la rue de la ville de Lubumbashi, précisément au centre-ville. Malgré l’existence
des lois interdisant le travail et l’exploitation des enfants constituent une atteinte grave aux
droits humains en violation du code de travail, du code portant protection de l’enfant d’une
part et des conventions internationales de l’organisation Internationale du Travail, la
Convention Internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 d’autres part.
Manque des structures d’encadrement des enfants disséminé à travers la ville pour lutter
contre le travail des enfants sous toutes ses formes.
§1. Propositions
46
GERARD CORNU, Formation aux notions élémentaires de droit de la famille et protection de l’enfant, 3 e Ed.,
mon chrétien, 1978, p.45
47
FWAMBA F. et MUTEBA Jean-Pierre, L’artisan minier du Katanga, in Lubumbashi, Katanga, 2011 ;
41
2. Vulgariser les textes légaux et règlementaires auprès de tous les acteurs publics
sociaux et du grand public en les traduisant en langues nationales et en élaborant un
calendrier des campagnes de vulgarisation dans toutes les zones d’exploitation.
3. Sensibiliser les populations sur les questions relatives aux droits de l’enfant et sur la
problématique du travail des enfants en créant ou renforçant des réseaux d’animateurs
pour informer les communautés locales de s’interdire d’exploiter économiquement les
enfants ;
4. Mettre en œuvre un programme de réinsertion scolaire pour les enfants soustrait de
leur famille ;
5. Mettre en place un programme d’alphabétisation, de formation professionnelle ;
6. Mettre en œuvre une politique visant à la création d’emploi et à l’amélioration des
conditions de vie en vue de réduire la vulnérabilité des parents ;
7. Sensibiliser les ménages sur la planification familiale afin de réduire leur vulnérabilité.
§2. Solutions
Voici quelques solutions pour y remédier efficacement, une approche multisectorielle est
indispensable.
1. Intensification des inspecteurs du travail sur les lieux de commerce ambulant pour
identifier et sanctionner les cas d’exploitation des enfants ;
2. Renforcer les capacités des magistrats, policiers et travailleurs sociaux en matière de
protection de l’enfant ;
3. Organiser des sessions d’informations sur les droits de l’enfant et les dangers du
travail précoce, ciblant les parents et les enfants ;
4. Diffuser des messages de sensibilisation à travers la radio, la télévision et les réseaux
sociaux pour atteindre un public plus large ;
5. Mobiliser les Chefs traditionnels et religieux pour qu’ils jouent un rôle actif dans la
lutte contre l’exploitation des enfants ;
6. Etablir des structures d’accueil pour les enfants retirés du commerce ambulant, offrant
un hébergement, un soutien psychosocial et une réintégration scolaire ;
7. Elaborer des bases de données pour suivre les enfants vulnérables et prévenir leur
retour à des activités commerciales dangereuses ;
8. Favoriser la collaboration entre les ministères concernés, les ONG et les communautés
locales pour une réponse cohérente et efficace
42
9. Offrir des formations et des microcrédits aux parents pour les aider à développer des
activités génératrices de revenus alternatives ;
10. S’inspirer des initiatives réussies dans d’autres secteurs, comme les programmes de
réinsertion des enfants travailleurs dans les mines, pour développer des modèles
adaptés au commerce ambulant ;
11. Encourager les commerçants et les entreprises à adopter des pratiques responsables et
à soutenir les efforts de lutte contre le travail des enfants ;
12. Assurer la gratuité effective de l’enseignement primaire et secondaire pour réduire les
barrières économiques à la scolarisation, etc.
Fin de notre deuxième chapitre, dans les lignes qui suivent nous analyseront l’exploitation
économique des enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants comme dernier
chapitre de cette étude.
43
CONCLUSION GENERALE
Au terme de nos recherches qui ont porté sur le sujet intitulé : « De l’exploitation des
enfants dans l’activité commerciale des marchands ambulants en Droit congolais, cas de la
ville de Lubumbashi ». Nous avons pu dire l’essentiel car ce domaine est complexe, et qu’il
est vrai que prétendre avoir tout dit c’est exagéré. L’objet de notre étude était de faire une
étude sur la question d’exploitation des enfants dans l’activité économique avec comme
problématique : comment l’exploitation des enfants dans l’activité commerciale des
marchands ambulants est-elle réprimée en Droit congolais ? Ce problématique auquel nous
avons tenté d’y répondre dans notre hypothèse au regard du Droit congolais ; c’est ainsi que,
nous répondons provisoirement à notre question de départ en disant ceci : en matière de petit
commerce, l’ordonnance-loi du 8 août 1990 ne détermine pas expressément ceux qui n’ont
guère la capacité d’exercer le petit commerce en République démocratique du Congo, nous
nous référons au droit des affaires OHADA pour déterminer ceux qui ont la capacité
d’exercer le petit commerce.
Différentes méthodes et techniques nous ont permis de récolter des données nécessaires et
essentielles, l’élaboration du présent travail. Il s’agit notamment des méthodes juridiques et
méthode sociologique en passant par les techniques documentaire, la technique d’observation
directe et enfin la technique d’interview.
Il a été démontré que la loi prévoit des mesures de protection pour les enfants en matière de
travail et les conditions dans lesquelles cela doit être mise en œuvre pour une bonne
application. Mais sur le terrain, il a été constaté que les lois pour la protection des enfants
n’est pas respecte et pas mise dans son entière application, nous trouvons des enfants dans les
différents lieux de négoces entrain d’exécuter le petit commerce alors que la législation sur le
commerce considère les enfants en général , le mineur en particulier comme étant incapable
44
en matière commerciale. Après les résultats obtenus, nous avons essayé de constituer notre
travail qui dans son ensemble a été subdivisé en trois chapitres dont : le premier a porté sur le
cadre théorique, le deuxième sur les résultats de la recherche et enfin pour chuter avec le
dernier chapitre qui a parlé sur l’exploitation économique des enfants dans l’activité
commerciale des marchands ambulants en Droit congolais
45
BIBLIOGRAPHIE
[Link]
48
DEDICACE..........................................................................................................................................I
EPIGRAPHE......................................................................................................................................II
REMERCIEMENTS.........................................................................................................................III
A. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE DE RECHERCHE.............................................1
B. OBJECTIFS VISES PAR LA RECHERCHE............................................................................3
C. PROBLEMATIQUE ET LA QUESTION DE RECHERCHE................................................3
a. Problématique...........................................................................................................................3
D. HYPOTHESES.............................................................................................................................4
E. METHODES ET TECHNIQUES DE RECUEIL ET ANALYSE DES DONNEES...................5
1.1. Méthodes....................................................................................................................................5
1.2. Techniques de recueil et analyse des données..........................................................................6
F. Apports et limites de l’étude........................................................................................................7
a. Apports de l’étude....................................................................................................................7
b. Limites de l’étude.....................................................................................................................8
G. Structure du texte.....................................................................................................................8
CHAPITRE I. CADRE THEORIQUE...............................................................................................9
SECTION 1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE DE L’ENFANT......................................................9
§1. Définition de l’enfant..................................................................................................................9
1.1. Notions de l’enfant..........................................................................................................10
I. La protection par les normes..................................................................................................12
§2. La conception selon les normes nationales..........................................................................13
§3. L’histoire de droit de la protection de l’enfant...................................................................15
SECTION II. ETAT DE LA QUESTION....................................................................................16
SECTION III. THEORIE EXPLICATIVE DE LA RECHERCHE..........................................18
§1. Lecture faite en Droit congolais et Droit africain..............................................................19
SECTION IV. QUESTIONS DE RECHERCHE ET DEMARCHE SUIVIE............................20
CHAPITRE II. CADRE EMPIRIQUE.............................................................................................21
SECTION I. DESCRIPTION DU CHAMP D’ETUDE...............................................................21
§1. Présentation et situation géographique de la République Démocratique du Congo.......21
§2. Situation géographique de la ville de Lubumbashi............................................................23
SECTION II. JUSTIFICATION DES METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE ET
D’ANALYSE DES DONNEES..........................................................................................................24
§1. Méthode de collecte et d’analyse des données.....................................................................24
49