GOITA - Rapport1
GOITA - Rapport1
INTRODUCTION :
Tout pays aspirant au développement durable et harmonieux doit nécessairement se doter d’un
réseau routier convenable qui permet, naturellement de faciliter le déplacement des personnes
et de leurs biens entre les cités favorisant le développement socio-économique.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement du Mali a toujours accordé une attention particulière
à l’aménagement et au développement des infrastructures de transport en vue d’assurer le
désenclavement intérieur et extérieur du pays.
À l’instar des principaux cercles du Mali, Kati connait une très forte croissance démographique
qui occasionne une importante concentration de population et entraine une pression démesurée
sur l’ensemble des infrastructures existantes. En outre, dans le cercle de Kati les infrastructures
routières en particulier souffrent d’un important retard de mise à niveau, d’entretien et
d’assainissement entrainant la dégradation rapide des voies. Aussi, le réseau de voirie comprend
d’une part importante de routes latéritiques qui nécessitent un suivi et une intervention
régulière.
La construction des routes constitue un levier incontournable, de développement de tous les
pays en général et ceux dits continentaux comme le nôtre (pays n’ayant pas de débouchés à
la mer) en particulier.
Cette situation a incité le Gouvernement Malien avec l’aide de ses Partenaires Techniques et
Financiers (P.T.F) à mettre en œuvre un important programme pour la modernisation de voiries
des centres urbains. Le présent projet s’inscrit dans le Schéma Directeur d’Aménagement et
d’Urbanisme du cercle de Kati.
C’est ainsi que le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de logement social à travers l’Office
Malien de l’Habitat (O.M.H) a confié à l’Entreprise et Commerce Général Fodé Coulibaly
(E.C.G.F) la réalisation des travaux d’aménagements des voies du site des 20 000 logements
sociaux de N’tabacoro.
C’est dans le cadre de ces travaux que j’ai eu à effectuer mon stage de fin de cycle afin de
préparer mon Projet de Fin d’Etude (P.F.E) auprès de l’E.C.G.F avec comme thème :
« TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO ».
Le thème de ce présent projet sera traité en deux grandes parties qui sont :
PREMIERE PARTIE : Présentations et généralités;
DEUXIEME PARTIE : Cadre du stage.
1
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
2
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
3
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
4
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
1.4.3. Végétation :
Les formations et couvertures végétales dans la zone sont constituées des ligneux (karité, néré,
acacia) et les herbacées. Cependant il faut noter que ces ressources ont connu ces dernières
années une importante régression suite à la poussée démographique et le phénomène
d’urbanisation.
A présent, sur l’état actuel de la voie nous n’observons la présence d’aucune végétation sur
l’emprise mais on aperçoit quelques herbes poussant au bord de la voie.
1.4.4. Pluviométrie :
Les dernières décennies de désertification ont eu pour conséquence une diminution
considérable de la pluviométrie.
A Bamako, les précipitations généralement de fortes intensités et de courtes durées sont
mesurées dans les stations pluviométriques notamment celle de l’aéroport de Hamdallaye
(longitude 8°01’, Latitude 12°37’) et celle de l’aéroport international de Bamako-Sénou
(longitude 7°55’, Latitude 12° 32’).
La pluviométrie annuelle oscillant de 720 à 1500 mm de 1936 à 1991, dépasse rarement les 900
mm de nos jours (voir relevé de la station de Bamako-Sénou).
La température moyenne annuelle est de 27,7 °C avec des moyennes extrêmes de 34 °C et 21°C.
Tableau n°1: Relevé météorologique de (aéroport de Bamako-Sénou), altitude: 381 m
Mois jan. fév. mar. avr. mai. juin juil. aout. sept. oct. nov. déc. ann.
Température
minimale 17.3 20.0 23.1 25.2 25.3 23.4 22.0 21.6 21.6 21.5 19.2 17.4 21.5
moyenne
(°C)
Température
moyenne 25.1 27.8 30.2 31.6 31.4 29.1 26.8 26.1 26.6 27.7 26.5 24.8 27.8
(°C)
Température
Maximale
moyenne 32.7 35.9 37.9 38.7 37.8 34.8 31.6 30.8 31.9 34.4 34.7 32.5 34.5
(°C)
Précipitation
(mm) 0.2 0.1 1.9 25.1 46.2 121.2 217.7 234.0 164.6 65.4 2.4 0.0 878.
8
5
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
6
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
7
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
DIRECTEUR
GENERAL
SECRETAIRE
DIRECTEUR DIRECTEUR
ADMINISTRATIF
TECHNIQUE /FINANCIER
8
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
9
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
2.2 ROUTE :
2.2.1 Définition :
La route est une bande de terre aménagée suivant les normes techniques internationales pour la
libre circulation des personnes et des biens.
Dans la pratique, la route est définie par un ensemble de trois présentations :
Le tracé en plan : C’est la projection verticale de la route sur un plan
horizontale imaginaire ;
Le profil en long : C’est le développement de l’intersection de la route avec
une surface courbe à génératrice verticale passant par l’axe de la route ;
Le profil en travers : C’est une coupe transversale perpendiculaire à l’axe de
la route.
2.2.2 Différentes parties d’une route :
Il convient de définir un certain nombre de termes techniques du vocabulaire relatif aux
différentes parties d’une route.
Emprise: Est la surface du terrain juridiquement affecté à la route ainsi qu’à ses dépendances.
Assiette: Est la surface du terrain naturel des talus de déblai et de remblai et de la surface
extérieure des ouvrages indispensables à la route.
Plate-forme: Est la surface de la route qui comprend les chaussées, les accotements et
éventuellement le T.P.C, sans les fossés et les talus (déblais ou remblais).
Chaussée : Surface aménagée qui supporte la circulation des véhicules. Son rôle est de
transmettre au sol de fondation les efforts résultant de la circulation :
Efforts verticaux dû à la charge des véhicules ;
Effort horizontaux dû au freinage et à l’accélération des véhicules.
Il existe différentes types de chaussées :
Chaussée souple : Chaussée dont le corps est réalisé avec des matériaux ne contenant
pas de liant plutôt destinée à des trafics légers.
Chaussée semi-rigide : Elle comporte une couche de surface bitumineuse reposant
sur une assise en matériaux traités de liants traités aussi de liants hydrauliques
disposés en une couche (base) ou deux couches (base et fondation).
Chaussée rigide : Une chaussée rigide est constituée d’un revêtement en béton de
ciment pervibré ou fluide. En règle générale une chaussée en béton comporte à partir
du sol les couches suivantes :
Une couche de forme ;
Une couche de fondation ;
10
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
11
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
12
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Vitesse de 130,110
référence 90 ou (110) 90 ou 110 à 130
(km/h) moins
La catégorie L 120 est réservée aux travaux complémentaires sur les tronçons d’autoroute
initialement conçus pour une vitesse de référence variant suivant la catégorie de l’autoroute et
le relief du terrain (voir tableau ci-dessous).
Tableau n°3 : Vitesse de l’autoroute
Description Voies rapides urbaines Autres voies rapides
à caractère routier urbaines
Catégorie A80 A100 U60 U80
Cas d’emploi Relief Peu vallonné Relief Peu vallonné
vallonné vallonné
Nombre de chaussées 2 2 2 2
Nombre de voies 2 2 2 2
Vitesse de référence 90 km/h 70 km/h
13
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la
région ;
Les routes d’intérêt local (RL) dont la construction et l’entretien sont assurés par le
cercle;
Les routes d’intérêt communal (RC) dont la construction et l’entretien sont assurés par
la commune.
En 2005 la situation se présente comme suit :
Tableau n°4 : Classification du réseau routier au Mali
N/D Classement Nombre de routes Longueur (km)
14
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
15
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Mais aussi pendant l’exécution du projet, la population locale pourra voir marcher ses petits
commerces, car les ouvriers ne manqueront pas d’acheter de la nourriture et d’autres choses,
la jeunesse pourra être sollicitée pour le renforcement de la main d’œuvre, donc création
d’emploi.
3.1.2 Mesures d’atténuations des impacts:
Pour atténuer les impacts il faut :
Une plantation des arbres et des activités d’entretiens ;
Une mise en place d’un plan de signification pendant les travaux ;
Une maintenance des véhicules de transport et une machinerie en bon état de
fonctionnement afin minimiser les émissions de poussières et de bruit ;
Une réduction au minimum de la durée des travaux de construction ;
Un encouragement à l’emploi de la main d’œuvre locale et une attribution de certains
contrats aux entreprises locales.
3.1.3 Contraintes d’ordres fonctionnelles:
C’est l’ensemble des caractéristiques permettant à la route d’assurer sa fonction de liaison des
zones desservies tout en tenant compte des trois qualités de la route qui sont : l’économie, la
commodité et la sécurité. Une route est définie par son tracé en plan, son profil en long et
son profil en travers.
3.1.4 Choix d’un tracé routier :
Pour aller d’un point A (origine) à un point B (extrémité), on peut être amené :
Soit à créer une voie nouvelle ;
Soit à améliorer les caractéristiques d’une route existante.
Le tracé doit être aussi direct que possible afin de réduire les distances de parcours tout en
respectant les impératifs suivants (points de passage obligés, obstacles à éviter, coût minimum).
Il est composé de lignes droites raccordées par des courbes à grands rayons de courbures pour
éviter l’effet des forces centrifuges sur le véhicule.
Un bon tracé en plan doit :
Eviter de très longs alignements droits favorables à l’éblouissement par les phares et
créent chez les conducteurs une certaine torpeur. La longueur maximale admissible
d’un alignement droit est de 3000m .II est recommandé d’alterner les alignements
droits et les courbes de grands rayons ;
Minimiser les terrassements dans la mesure du possible pour permettre d’équilibrer les
déblais et remblais ;
Minimiser la longueur entre le début et la fin du tracé en plan.
16
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
17
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
18
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
19
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
20
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
21
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
22
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
L’entreprise : Elle est adjudicataire du marché après l’appel d’offre. Il est chargé
d’exécuter les travaux conformément aux clauses du marché. Il est le seul
responsable de la qualité des travaux.
Pour des raisons pratiques, la désignation du titulaire du marché ne déclenche pas l’exécution
matérielle immédiate des prestations. Même pour des travaux de faible importance, il est
nécessaire de prévoir une phase de préparation du chantier. Le début de la phase de préparation
des travaux est fixé à la date de la notification du marché qui est l’acte par lequel le maître
d’ouvrage signifie officiellement au titulaire l’engagement de l’administration. En principe,
cette notification vaut en même temps l’ordre de commencement des travaux. Ainsi il incombe
au maître d’ouvrage de prendre toutes mesures pour mettre à la disposition de l’entrepreneur
les terrains nécessaires et il doit à cette occasion, lui délivrer un plan général d’implantation de
l’ouvrage.
D’une manière générale, le marché de travaux publics étant fondamentalement une convention,
le titulaire est tenu d’exécuté les prestations dans les conditions définies par les stipulations
contractuelles. A ce titre, un certain nombre d’obligations particulières pèsent sur lui. Ainsi
l’entrepreneur doit assurer une exécution conforme des prestations. De même encore
l’entrepreneur doit exécuter les travaux dans le délai prévu (voir cahier des clauses
administratives générales). Le délai d’exécution des travaux est un élément fondamental de
l’économie du contrat puisqu’il détermine au moins partiellement le coût global de l’opération.
Le délai d’exécution des travaux part en principe de la date de notification du marché et expire
à la date d’achèvement des travaux fixés par le maître de l’ouvrage à l’occasion des opérations
de réception.
A l’issue de cette étape s’effectue la réception des travaux. L’entrepreneur avise le maître
d’ouvrage de la fin des travaux. Le maître d’œuvre assure le contrôle des opérations de
réception. Dès l’achèvement des travaux par le titulaire, le maître d’ouvrage doit prendre
possession des ouvrages et il lui incombe donc de vérifier que les prestations ont été bien
exécutées conformément aux pièces contractuelles. C’est ce qui répond les opérations de
réception des travaux et le mécanisme de garantie mis en place à cette date. Il appartient enfin
au maître d’ouvrage d’accepter ou de refuser la réception.
Les partenaires :
Il peut s'agir de co-financeurs, mais aussi de personnes publiques concernées par le projet
(administrations, collectivités locales...).
Les usagers :
Ce sont les bénéficiaires du projet, lorsqu'il s'agit d'un ouvrage public.
23
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Le public :
C'est l'ensemble des personnes qui constituent l'environnement humain du projet.
3.3 Étude des éléments de tracé d’une route :
Notion sur les normes géométriques d’une route : la vitesse de référence
La cohérence des paramètres fondamentaux décrivant les caractéristiques d’une route s’obtient
en considérant une vitesse « vitesse de référence ».
Cette vitesse de référence est définie comme :
Le paramètre qui permet de définir les caractéristiques minimales
d’aménagement des points particuliers d’une section de route de telle sorte que
la sécurité du véhicule isolé soit assurée ;
Les points particuliers d’une section de route sont ceux de caractéristiques
géométriques les plus contraignantes ;
Pour un projet envisagé, il faudra donc fixer quelle vitesse de référence qu’on
va associer au projet. Cette vitesse de référence correspondra en fait à un niveau
d’aménagement de la route.
La vitesse de référence présente trois caractères :
Global : Elle est définie que pour une certaine longueur de route dont elle caractérise
les points particuliers ;
Homogène : Elle implique une cohérence interne entre les devers maxima ou minima
qui s’y rattachent et qu’elle résume (rayons en plan, rayon en crête, rampe …) ;
Indicatif : Elle donne une idée de la vitesse permise aux véhicules, en ses points
particuliers, dans la plupart des conditions d’adhérence rencontrées.
La vitesse de référence correspond en fait à un niveau d’aménagement de la route.
Suivant les normes, les routes sont classées en 5 catégories : 40, 60, 80,100 et 120
Km/h.
La vitesse de référence est toujours un multiple de 20.
Sur les autoroutes : 100 km/h < Vr < 120 km/h ;
Sur les voie interurbaines : 80 km/h < Vr < 100 km/h ;
Sur les voies urbaines : 40 km/h < Vr < 80 km/h.
24
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
25
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
26
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
L’introduction progressive du dévers commence sur l’alignement droit avant la courbe à une
distance de 2/3*Ls (longueur du raccordement progressif) du point de tangence et atteint
linéairement le devers maximal dans la courbe à une distance de 1/3*Ls après le point de
tangence et à la sortie de la courbe, on procède inversement.
3.3.2 Raccordements :
L'alignement horizontal d'une route est constitué d'une succession de lignes droites reliées par
des lignes courbes. En raison des inconvénients liés aux petits rayons de courbure, on utilise
des raccordements à courbures progressives, entre la courbe circulaire et les alignements
droits pour assurer une introduction progressive de la force centrifuge.
a. Raccordement circulaire :
27
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Symboles:
TC : Point de raccordement de la tangente avec l'arc de cercle (ou commencement de la
courbe) ;
CT : Point de raccordement de l'arc de cercle et de la tangente (ou fin de courbe);
R : Rayon de la courbe circulaire
PI : Point d'intersection des tangentes
𝑫 = 𝜷 : Angle de déflection entre les tangentes (angle au centre);
T: Longueur de la tangente ;
L: Longueur de la courbe (développé) ;
C: Corde principale reliant les points TC et CT;
c: Corde intermédiaire;
a: Longueur d'un arc intermédiaire;
f: Flèche principale;
cf : Contre-flèche principale;
𝜹 : Angle de déviation entre la tangente et la corde intermédiaire;
O : Centre de courbure de la courbe circulaire;
Relations entre les éléments géométriques :
200 gr angle au sommet (si le virage est à droite)
angle au sommet 200 gr (si le virage est à gauche)
T R tan( / 2)
f R (1 cos( / 2))
cf R (sec( / 2) 1)
C 2 R sin( / 2)
2 R R
L = ( en grade)
400 200
c 2 R sin
a /(2 L) arcsin(C /(2 R))
a 2 L ( / )
b. Raccordement progressif: Clothoïde
De façon général la clothoïde est un élément de raccordement entre un alignement droit et un
arc de cercle extérieurs l’un à l’autre.
Formule de la clothoïde :
28
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
L k ( p1 p2 )
A partir de l'origine des abscisses au point de tangence amont courbe-alignement droit,
l'équation de la courbe s'écrit:
p1 p2
Z X2
2L
D’où on déduit les coordonnées des sommets (haut ou bas) de la courbe :
29
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
30
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
31
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
chaque point, on abaisse à l’aide d’une équerre optique des perpendiculaires sur une ligne
d’opérations.
Levé par rayonnement :
Cette technique s’apparente au levé de détails effectué avec les stations totales: on utilise un
théodolite ou un niveau équipé d’un cercle horizontal pour lever la position angulaire de chaque
point. La distance horizontale du point de station au point levé est mesurée au ruban, ou, moins
précisément, par stadimétrie sur une mire.
Il est également possible d’obtenir l’altitude du point visé par nivellement direct (niveau) ou
indirect (théodolite). Chaque point est alors connu :
En planimétrie par ses coordonnées polaires par rapport au point de station et à
la référence angulaire choisie ;
En altimétrie par rapport à un point de référence connu en altitude.
Le levé s’effectue par rayonnement autour du point de station de l’appareil. L’orientation du
zéro du cercle horizontal de l’appareil peut être réalisée de manière approximative avec une
boussole pour se rapprocher du nord magnétique et donc du nord Lambert.
Les méthodes actuelles :
Elles sont basées sur l’emploi des stations totales et du GPS différentiel :
Levé tachéométrique avec la station totale :
La station totale est l’instrument idéal pour le levé précis d’un grand nombre de points, équipée
d’un distance mètre, elle permet de mesurer et d’enregistrer des distances et des angles en une
seule manipulation. Ces données peuvent être enregistrées sur un support informatique en vue
d’un traitement par ordinateur.
Le principe du levé tachéométrique avec la station totale :
Mise en station :
Le procédé est le même que celui des appareils optico-mécaniques c’est-à-dire coïncidé l’axe
principal à la verticale passant par le point de station la seule différence est qu’ici, il faut définir
un fichier de travail « job » dans lequel on introduit :
Le nom de la station ;
Coordonnées du point de station notées E (abscisse), N (ordonnée) et H
(altitude). Si ces coordonnées sont inconnues (levé local non rattaché), on peut
les fixer arbitrairement à des valeurs entières de manière à éviter les
coordonnées négatives. Par exemple : 1 000, 5 000 (pour bien distinguer les
abscisses des ordonnées) ;
Le nom de la référence et ses coordonnées ;
32
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
33
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
minutes (parfois plusieurs heures) est que cela permet de tirer avantage du changement de la
géométrie qui survient au fur et à mesure que les satellites poursuivent leur course dans le ciel.
C'est ce changement de la géométrie qui contribue à résoudre les ambiguïtés et à améliorer la
qualité des solutions.
Statique rapide :
Basé sur le même principe que le mode statique mais en limitant la portée, en mesurant avec
des configurations favorables des satellites, GDOP et PDOP optimaux, et en utilisant plutôt des
récepteurs bi fréquences.
Un premier récepteur est en permanence sur une station de référence ; un second est itinérant
et se déplace d’un point à l’autre dans un rayon de 10 à 20 km autour de la station de référence.
Cinématique :
Un récepteur fixe étant en A, point connu ou inconnu, un récepteur mobile, généralement une
antenne montée sur une canne télescopique, est positionné en B proche de A. Après une
première phase d’initialisation statique sur un point connu ou inconnu, le récepteur mobile
possède suffisamment de données pour résoudre les ambiguïtés et donc calculer sa position par
rapport au récepteur fixe ; pour le calcul final des coordonnées WGS84.
Il suffit qu’à un moment donné de la chaîne cinématique le récepteur mobile passe sur un point
connu, ou qu’un des points A ou B soit connu.
Si l’on passe à moins de quatre satellites, il faut reprendre l’initialisation statique et commencer
une nouvelle chaîne ; l’opérateur est informé de cette interruption par son terminal de contrôle
de l’antenne (message du type : loss of lock ou perte de connexion).
Cinématique en temps réel (real time cinematic ou RTK) :
La cinématique en temps réel permet de connaître immédiatement les coordonnées du récepteur
mobile, ce qui permet de faire de l’implantation en GPS, de vérifier à tout instant la qualité des
mesures effectuées et de se rendre compte d’une rupture de faisceau. Cette technique a permis
aux techniciens Leica de se rendre compte que deux minutes de mesures peuvent parfois être
suffisantes à la résolution des ambiguïtés en statique rapide (bi fréquence, lignes de base
inférieures à 10 km).
Pratiquement, le récepteur fixe stationné sur un point connu émet en permanence par liaison
radio des informations au récepteur mobile qui, en les recoupant avec ses propres acquisitions,
recalcule sa position à chaque instant.
34
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
35
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
36
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Le plan d’implantation :
C’est un plan de masse reporté sur un relevé topographique, il peut être accompagné par des
pièces graphiques telles que :
Plan d’implantation des plates-formes ;
Plan de situation des profils ;
Les plans détaillés de profils en long et en travers (cotes de niveau
et cotes projet).
4.2.2 Les éléments de base :
Pour réaliser correctement une implantation d’ouvrage, il est nécessaire de disposer d’un certain
nombre d’éléments de base.
Alignement de référence :
Toute construction doit impérativement s’intégrer dans le bâti existant. Ceci est souvent
caractérisé par un choix préalable d’un alignement particulier. Cet alignement pouvant être par
rapport :
A un axe de voirie (route) ;
Bordure de trottoir ;
Alignement par rapport à des édifices existants.
Son utilisation tend à disparaître grâce à la nouvelle technologie.
Repères de nivellements :
Une exigence altimétrique ou nivellement est obligatoire mais cette dernières pourra être
effectuée grâce à :
Un point déterminé d’un niveau supérieur de la bordure d’un
trottoir ;
Le tampon d’une bouche d’égout en vue de l’évacuation des eaux
pluviales.
4.2.3 Les opérations :
L’implantation passe par un certain nombre d’opération préparatoires qui sont :
Le piquetage :
Cette opération vise à matérialiser au moins deux axes généralement orthogonaux, ces deux
axes sont généralement reportés hors de l’emprise de la construction dont l’un est parallèle à
l’axe longitudinal de l’ouvrage. Ces deux axes serviront ensuite de base pour autre besoin.
Le nivellement :
Comme son nom l’indique, le nivellement cherche à repérer les différents niveaux en vue de
procéder à tous les travaux de fouille ou de terrassement.
37
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
4.3 Le nivellement :
Le nivellement est l’ensemble des opérations qui permettent de déterminer des altitudes et des
dénivelées (différences d’altitudes).On distingue :
Le nivellement direct ;
Le nivellement indirect ;
Et le nivellement barométrique (cité à titre d’information).
4.3.1 Nivellement direct :
Principe :
Le nivellement direct, appelé aussi nivellement géométrique consiste à déterminer la dénivelée
∆HAB entre deux points A et B à l’aide d’un appareil : le niveau et d’une échelle verticale
appelée mire. Le niveau est constitué d’une optique de visée tournant autour d’un axe vertical
qui lui permet de définir un plan de visée horizontal.
La mire est placée successivement sur les deux points. L’opérateur lit la valeur ma sur la mire
posée en A et la valeur mb sur la mire posée en B.
La différence des lectures sur mire est égale à la dénivelée entre A et B. Cette dénivelée est une
valeur algébrique dont le signe indique si B est plus haut ou plus bas que A (si ∆HAB est négative
alors B est plus bas que A).
La dénivelée de A vers B est : ∆HAB=ma-mb
La dénivelée de B vers A est : ∆HBA=mb-ma
L’altitude HA d’un point A est la distance comptée suivant la verticale qui le sépare du géoïde
(surface de niveau zéro). Si l’altitude du point A est connue, on peut en déduire celle du point
B par :
HB= HA+∆HAB
38
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Cheminement :
Lorsque les points A et B sont situés de sorte qu’une seule station du niveau ne suffit pas à
déterminer leur dénivelée (éloignement, masque, dénivelée trop importante, etc.), il faut
décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires à l’aide de points intermédiaires (I1,
I2, ...). L’ensemble de ces décompositions est appelé nivellement par cheminement.
Un cheminement encadré part d’un « point origine » connu en altitude, passe par un certain
nombre de points intermédiaires et se referme sur un « point extrémité » différent du point
d’origine et également connu en altitude. Le cheminement de la fig. 8 est encadré entre A et B.
Cheminement aller-retour, lorsque l’on cherche à déterminer l’altitude d’un point extrémité
B à partir de celle connue d’un repère A, on effectue généralement un cheminement aller-retour
de A vers A en passant par B. Ceci permet de calculer l’altitude de B et de vérifier la validité
des mesures en retrouvant l’altitude de A.
Cheminement fermé, lorsqu’un cheminement constitue une boucle retournant à son point de
départ A.
Principe du nivellement par cheminement :
Il s’effectue de la manière suivante :
La mire étant sur le point origine A, l’opérateur stationne le niveau en S1 dont il
détermine l’éloignement en comptant le nombre de pas séparant A de S1, de manière à
ne pas dépasser la portée maximale de 60 m. L’opérateur fait une lecture arrière, c’est-
à-dire dans le sens de parcours choisi sur le point A, notée marA ;
Le porte-mire se déplace pour venir sur le premier point intermédiaire I1 le plus stable
possible (pierre, socle métallique appelé « crapaud », piquet etc.) et dont il détermine
l’éloignement en comptant lui-même le nombre de pas séparant A de S1 afin de
pouvoir reproduire ce nombre de pas de S1 à I1 ;
Toujours stationné en S1, l’opérateur lit sur la mire la lecture avant sur Il notée mavl1,
il est alors possible de calculer la dénivelée de A à I1 de la manière suivante :
∆H1 = marA– mavl1 = lecture arrière sur A – lecture avant sur I1.
L’opérateur doit lire les fils stadimétriques et vérifier que m ≈ (m1 + m2)/2,
l’opérateur se déplace pour choisir une station S2 et ainsi de suite ;
Les dénivelées partielles sont les suivantes :
mar A-mav L1= ∆H1 , dénivelée de A vers I1
mar l (n-1) –mav B= ∆Hn , dénivelée de l (n–1) vers B
39
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
La dénivelée totale ∆HAB de A vers B est égale à la somme des lectures arrières diminuée de
la somme des lectures avant.
4.3.2 Nivellement indirect :
Le nivellement indirect trigonométrique permet de déterminer la dénivelée ∆H entre la station
T d’un théodolite et un point P visé.
Ceci est fait par la mesure de la distance inclinée suivant la ligne de visée Di et de l’angle
zénithal (noté V).
40
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
hv est la hauteur de voyant ou plus généralement la hauteur visée au-dessus du point cherché
(on peut aussi poser une mire en P).
41
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
42
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
43
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
1.3.3 Personnels :
Le levé tachéométrique est exécuté par une équipe appelée brigade constituée par :
Un ingénieur : chef de brigade ;
Un opérateur ;
Un croquiseur ;
Deux portes cannes ;
44
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Deux aides.
La composition de cette équipe est un maximum mais suivant l’importance du levé elle peut
être réduite au minimum :
Un chef de brigade, croquiseur,
Un opérateur, teneur de carnet,
Une porte-canne.
Le chef de brigade :
Il organise l’ensemble du travail dont il est le responsable. Il choisit les méthodes à employer
et choisit les points à lever. Pour plus de rentabilité il joue le rôle du croquiseur en même temps.
Le croquiseur :
Il fait un plan d’ensemble de la zone à lever, positionne les porte-cannes sur les stations (arrière
et avant) puis les dirige sur les points de détails.
Il complète son croquis, numérote ses points et prend lui-même certaines mesures
complémentaires. Il doit être en liaison constante avec l’opérateur et lui signaler toute opération
particulière.
L’opérateur :
Il lève les points de détails désignés par le croquiseur.
La vérification d’un point résulte soit qu’il a été pris de stations différentes soit qu’on a
chainé les distances par rapport à certains détails.
En fin de journée, le travail est arrêté sur une station soigneusement repérée avec une visée de
référence sur un point connu.
1.3.4 Le levé de détails :
Le levé de détails est l’ensemble des opérations intervenant dans un levé topographique et
consistant à déterminer à partir des points du canevas d’ensemble polygonal, la position des
différents objets d’origine naturel ou artificiel existant sur le terrain.
Avant de commencer le travail un canevas de base doit être établi, mais dans notre cas le bureau
d’étude avait déjà établi un canevas, sur lequel on a fait un cheminement pour vérifier et on a
trouvé que les coordonnées sont bonnes.
Les fautes :
En topographie les fautes sont dus soient :
Au calage : oubli de caler la bulle, compensateur bloqué ;
A la lecture : confusion du trait niveleur avec un trait stadimétrique,
confusion de graduation ou d’unité ;
A la transcription sur le carnet : mauvaise retranscription de la
valeur lue.
45
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Les erreurs :
Les erreurs sont des inexactitudes plus ou moins importantes sur les mesures provenant de
l’imperfection de nos sens, des instruments utilisés, des conditions atmosphériques etc…
Elles sont absolument inévitables mais on peut en diminuer l’effet par le choix des instruments
et des méthodes. Elles sont de deux types : les erreurs systématiques et les erreurs accidentelles
Les erreurs systématiques :
En générale leurs provenances se trouvent sur des défauts de construction ou de réglage des
instruments. Elles sont constantes en grandeur et en signe dans les mêmes conditions de mesures
et s’ajoutent systématiquement les unes aux autres.
Les erreurs d’étalonnage de la mire ;
De verticalité de la mire: Bulle déréglée ;
D’inclinaison de l’axe optique: Axe optique non perpendiculaire à
l’axe principal ;
De fonctionnement du compensateur ;
De construction (de rectitude de la lunette, de graduation de limbe,
d’excentricité de la lunette) ;
De collimation horizontale et verticale.
Les erreurs accidentelles :
Il s’agit des erreurs non calculables d’avance, ni éliminables par mode opératoire, ni constantes
en signe et dont les causes sont fortuites (par hasard ou de manière imprévue).
De parallaxe, qui est une mauvaise mise au point de la lunette ;
Centrage sur le point de station ;
Un mauvais calage de la bulle ;
L’erreur de lecture sur la mire due à l’estimation du millimètre ;
Un mauvais choix d’un point intermédiaire : Point non stable ;
Le flamboiement de l’air : Il faut éviter les visées en bas de mire près
du sol lorsqu’il fait chaud ;
L’erreur de pointé de l’objet ;
Mise en place du signal ;
De phase : Pour réduire son influence on effectue ; le matin les
observations sur les stations situées à l’est ; à midi sur celles qui sont
au sud.
46
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
47
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Compensation angulaire :
C’est l’opération qui consiste à répartir l'écart de fermeture angulaire sur tous les angles
observés. On ne peut compenser angulairement un cheminement que si l'écart de fermeture
angulaire est inférieur à la tolérance réglementaire. Si ce n’est pas le cas, il doit être repris en
entier car il s’agit d’une faute.
La compensation angulaire est la quantité à répartir sur les différentes mesures ; c’est donc
l’opposé de la fermeture angulaire :
Ca = – fa
Les côtés des 2 différents polygonales étant homogènes, nous avons choisi la compensation
proportionnelle au nombre de station qui permet de répartir l’écart de fermeture fa de manière
égale sur chaque station. Donc, pour un cheminement de n côtés, la compensation angulaire
Cj sur chaque lecture est :
𝐶𝑎
Cj=
𝑛+1
Coordonnées rectangulaires des sommets :
Connaissant le gisement et la longueur de chaque côté du cheminement, on calcule à partir des
coordonnées du point de départ les coordonnées des autres sommets par rayonnements
successifs :
48
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
X1=XB+Dr1.SinGB1; Y1=YB+Dr1.CosGB1
X2=X1+Dr2.SinG1-2; Y2=Y1+Dr2.CosG1-2
On obtient ainsi les coordonnées observées du point d’arrivée C.
Fermeture planimétrique :
Les coordonnées du point d'arrivée du cheminement point C, étant connues, on peut en
déduire une erreur de fermeture planimétrique du cheminement due au cumul des erreurs de
lectures angulaires et des erreurs de mesures de distances.
L’erreur de fermeture en X est :
fx = X’C – XC = XB + ∑ΔX) – XC
L’erreur de fermeture en Y est :
fY = Y’C – YC = YB + ∑ (ΔY) – YC
f P ( f X2 fY2 )
Tolérance sur la fermeture planimétrique :
La tolérance de fermeture en longueur est :
TL 2, 7 L n
σL est l’écart type sur la mesure de longueur d’un côté.
La tolérance de fermeture en direction est :
TD 2,7 (rd ) L (n 1)
Avec σα l’écart type par station.
La tolérance planimétrique est alors :
TP (TL2 TD2 )
Compensation planimétrique :
La compensation planimétrique est le calcul qui consiste à répartir les fermetures
planimétriques sur les mesures du cheminement. On ne peut procéder à cet ajustement que si la
longueur du vecteur de fermeture est inférieure à la tolérance réglementaire.
49
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Cx Cy
CXJ = et CYJ =
n n
Calcul du cheminement altimétrique :
A partir du point de départ du cheminement, on a calculé les dénivelées partielles entre les
points intermédiaires afin de calculer leurs altitudes jusqu’à la fin du cheminement.
mar A-mav L1= ∆H1 dénivelée de A vers 1
mar l (n-1) –mav C=∆Hn dénivelée de l (n–1) vers C
Après on fait la somme des dénivelées pour vérifier si l’écart de fermeture est admissible.
Fermeture du cheminement :
fH = HC obs - HC
La tolérance:
T=2,7emq√L (km)
Compensation du cheminement :
Elle dépend de l’état du terrain :
Au vu de dénivelées calculées, si le terrain est jugé plat, les erreurs sont donc dues aux longueurs
des portés. Alors il est recommandé d’utiliser la méthode de compensation proportionnelle
aux longueurs des côtés du cheminement.
50
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Si le terrain est jugé accidenté, les erreurs sont donc dues aux dénivelés. C’est pourquoi les
corrections sont portées par la méthode proportionnelle aux dénivelées partielles.
51
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Mode opératoire :
Au bureau, avant de se rendre sur le terrain nous avons préparé un fichier d’implantation sur le
logiciel « Excel » dans lequel on a saisi tous les coordonnées de l’axe sous extension TXT puis
IDX qu’on transfère en bloc dans le dossier de travail de l’appareil « job » sous un nom.
Arrivé sur le terrain nous nous sommes basés sur les points de la polygonale (points d’appuis)
déjà mis en place au moment des études ; nous avons stationné notre appareil sur un point (S1
par exemple) qui a été mis en place lors du levé topographique et qui est proche de l’axe à
implanter, puis entrons les coordonnées de la station et celles de la référence (S2 par exemple).
Nous visons le plus bas possible de la canne pour prendre la référence et on procède à
l’implantation par coordonnées rectangulaires.
Une fois les coordonnées du point à implanter entrées on procède au calage de l’angle horizontal
qui doit être de 0,00 grade avant d’observer la distance recommandée par l’appareil. Ensuite
nous répétons l’action en fonction des distances que donne l’appareil. L’opérateur, en fonction
de la direction du point donnée par l’appareil dirige le porte canne en lui donnant des positions
à gauche et à droite. Une fois le porte canne entre dans sa visée, il mesure la distance du porte
canne à la position du point et en fonction de l’écart en distance donné par l’appareil il déplace
le porte canne en avant ou en arrière ou fait matérialiser (implanter) le point si l’écart sur
l’appareil est de 0,00m ou de l’ordre de 1à 3mm.
Implantation de courbe circulaire au PK0+652 :
1erCas : On stationne l’appareil sur l’une des tangentes, prendre la référence sur le profil
précédent ou sur le sommet de la courbe si possible.
Connaissant le rayon R ; on calcule les angles d’implantations qui sont fonctions de distances
au point de station, le principe utilisé est le suivant:
𝟏𝟎𝟎
On met cette valeur au mémoire de la calculatrice qui est égale à : .
𝐑𝐱𝛑
Soit un point i à implanter sur la courbe distant de D du point de station, on calcule l’angle
𝟏𝟎𝟎
d’ouverture ou d’implantation : £i = D x et c’est sur la direction de cette ouverture qu’on
𝐑𝐱𝛑
mesure D enfin le point i est implanté sur la courbe ainsi de suite.
2emeCas : Il consiste à identifier un certain nombre de points sur la courbe et extraire leurs
coordonnées (X, Y), la procédure d’implantation est la même que celle de l’axe.
1.4.2. Implantation des profils en travers :
Il peut se faire séparément ou conjointement avec l’implantation de l’axe mais dans notre cas
on n’a pas implanté les profils en travers.
52
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
53
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Fig. n°12 : Approvisionnement Fig. n°13 : Malaxage et nivelage Fig. n°14 : Arrosage
Le compactage :
Il consiste à compacter la couche de manière en la rendant solide, j’ai constaté que le
compacteur passe un certain nombre de fois sur la même couche pour s’assurer qu’elle est bien
54
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
compactée et après on fait appel aux géotechniciens qui viennent faire des prélèvements pour
des tests afin de confirmer qu’elle est bien faite mais dans le cas contraire on est obligé de
refaire la couche jusqu’à ce qu’elle sera bonne.
2.2 Exécution des différentes couches successives :
La chaussée de la route doit être capable de résister aux poids des engins. Les travaux de
réalisations des différentes couches successives vont s’effectuer en plusieurs étapes :
La première étape consiste à la mise en place de la plateforme ou couche de forme
(surface qui sera prête à recevoir les différentes couches).
La seconde étape est la mise en place de la couche de fondation (latérite) d’épaisseur
20 cm ; et celle de la couche de base de même épaisseur.
La troisième étape est la mise en place de la couche de roulement (enrobé)
d’épaisseur 5 cm, il est à noter que cette dernière couche corresponde à la cote projet
ou cote finale de notre projet.
La couche de forme ou plate-forme :
Cette première étape consiste après le nettoyage à décaper certaines parties dont leurs cotes sont
supérieures à la cote demandée pour venir remblayer d’autres parties qui ont les cotes
inferieures afin d’obtenir une plate-forme et c’est seulement dans cette étape qu’on parle de
déblai et de remblai mais ici généralement on n’approvisionne pas.
Elle représente la surface de la route qui comprend la chaussée et les accotements. Elle a pour
rôle de recevoir toutes les autres couches de la chaussée.
La couche de fondation :
Elle forme avec la couche de base le corps de la chaussée. Son rôle est de mieux résister
aux efforts verticaux et de repartir sur le terrain les pressions qui en résultent. On réimplante
l’axe de la route grâce aux piquets déportés à 16 m de part et d’autre de l’axe du projet et le
report des altitudes se réalise de la façon suivante : on stationne le niveau à égale distance entre
un repère de nivellement( point connu en altitude) et le profil à implanter pour ensuite effectuer
une lecture arrière(LAR) sur le repère de nivellement et on détermine la côte bleue .
Cote bleue = AltR + LAR sur repère
A partir de la cote bleue, on détermine la lecture avant à effectuer sur le piquet à implanter :
LAV = Cote bleue – Cote projet du point à implanter
Après l’implantation du piquet et sa mise à niveau, on entoure celui-ci avec du poudre de
plâtre pour que le conducteur de la niveleuse puisse voir en étalant les matériaux.
Après les camions bennes y déposent en tas sur le long de la voie de latérite, la
niveleuse étale et règle les matériaux déposés de façon à ce que les cotes finies indiquées par
55
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
les piquets soient approchées les mieux possibles, en suite le rouleau compresseur lisse
et compacte la couche étalée après arrosage ; à l’aide du niveau et de la mire on vérifie si
le niveau est atteint sur chaque profil. Si l’erreur est inférieure à la tolérance ; soit ±2cm
alors on réceptionne la couche de fondation.
La couche de base :
La couche de base a pour rôle essentiel de reprendre les efforts verticaux et de repartir les
contraintes normales qui en résultent sur les couches en dessous; l’exécution de cette couche
doit faire l’objet d’une attention toute spéciale car le matériau utilisé pour cette couche doit
pouvoir résister aux contraintes résultant du trafic. Son exécution est la même que la couche de
fondation .Avant et au cours de la mise en œuvre de la couche de base, le laboratoire de
l’entreprise sous contrôle de celui de la mission de contrôle effectue des prélèvements de
matériau retenu à la carrière et sur le terrain afin de vérifier la conformité de ce matériau avec
les prescriptions du T.D.R. Après son compactage, on procède au contrôle par le nivellement
géométrique et si les cotes obtenues correspondent aux cotes projets de la couche de base dans
la tolérance de ±1,5 cm alors on procède à la réception de la couche de base.
La couche de roulement :
Elle permet d’encaisser les efforts de cisaillement provoqués par la circulation et d’assurer
l’imperméabilisation de la chaussée.
On la réalisée généralement en une seule couche d’un même matériau. Elle est en contact direct
avec les roues des véhicules. Son exécution est assurée par les engins finisseurs qui étalent
le matériau (enrobé) à l’épaisseur correspondant. Ensuite on procède au nivellement direct
sur le long de la chaussée et si le niveau est atteint donc la tolérance doit être de ±1cm alors
on procède à la réception de la couche de roulement.
Ces images illustrent les étapes topographiques d’exécution des différentes couches.
56
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
57
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
- semi-circulaire.
La forme couramment réalisée dans les villes africaines et dans notre projet, est la forme
rectangulaire pour les avantages suivants qu’elle présente :
Facilité de la mise en œuvre par la main d’œuvre locale, surtout en cas de réalisation
en maçonnerie ;
Limité la largeur occupée par l’emprise de l’ouvrage ;
Possibilité de fermeture ou d’ouverture selon les besoins, rendant plus aisée les
opérations d’entretien ;
Diminué le coût de réalisation ;
[Link] Choix des matériaux :
Il existe plusieurs matériaux utilisables pour la construction des caniveaux :
Le béton, qui est un matériau composé d’un liant (ciment), des granulats (gravier et
sable) et d’eau ; sa mise en œuvre est assez maîtrisée par la main d’œuvre locale, mais
il peut présenter des fissures dues aux fluctuations de températures;
La maçonnerie de moellons est faite de matériaux locaux très courants (moellons) et
d’un peu de béton. Il présente une grande rugosité des surfaces des ouvrages finis et se
comporte bien vis-à-vis de la fluctuation des températures. Les moellons existent dans
des carrières aux environs de Bamako ;
Le métal, très cher, car généralement importé. Il est sensible à la corrosion. En plus les
constructions métalliques demandent une main d’œuvre qualifiée ;
Les matériaux synthétiques (par exemple le PVC…), de dimensions limitées et non
conforme à la forme choisie ci-dessus.
Pour disposer des avantages de l’un ou l’autre des différents matériaux cité ci haut
nous allons faire une combinaison de matériaux pour aboutir à un choix judicieux,
meilleur comportement et coût abordable.
Ainsi, nous avons retenus pour ce projet de réaliser les caniveaux avec les matériaux suivants :
Le radier (fond du caniveau) en béton ordinaire dosé à 250 Kg/m3 de ciment ;
Les bajoyers (parois), en maçonnerie de moellons de bonne qualité ;
Les dalles de franchissement seront exécutées en béton armé dosé à 350 Kg/m3 de
ciment.
58
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Fig.n°18 : Coupe d’une section d’un caniveau Fig. n° 19: Cas de notre projet
[Link] Les dalles de traversées :
La construction d’ouvrages de franchissement est indispensable pour permettre la traversée des
voies de circulation empiétées par les caniveaux. Ces ouvrages ne sont autres que des dalles en
béton armé prenant appui sur les bajoyers.
2.3.2. Réalisation des caniveaux :
[Link] Implantation de l’axe des caniveaux :
L’implantation de l’axe du caniveau permet de connaitre l’emplacement exact de l’ouvrage tout
au long de la route. Elle est réalisée par l’équipe topographique. Nous avons plusieurs méthodes
d’implantation d’axe mais il est à noter que le tout résulte des données et des appareils
disponibles en tenant comptent des difficultés du terrain.
Mode opératoire
Au bureau, avant de se rendre comme d’habitude sur le terrain nous avons préparé un fichier
d’implantation sur le logiciel « Excel » dans lequel on a saisi tous les coordonnées de l’axe sous
extension TXT puis IDX qu’on transfère ce fichier sous bloc dans le dossier de travail de
l’appareil « job » sous un nom ; sur le terrain le processus d’implantation est la même que celle
de l’axe de la voie.
[Link] Fouille des caniveaux :
La fouille consiste à creuser l’assise des ouvrages, elles se faisaient manuellement avec les
piques et pelles ou avec de pelles mécaniques. A partir de l’axe nous avons pris 1.10m de part
et d’autre de cet axe ce qui nous donne la largeur des fouilles de 2.20m puis avec cette largeur
nous avons creusé à des profondeurs variables suivant la nature du terrain en moyenne 1.50m.
59
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
Fig. n°20 : Fond de fouille Fig. n° 21: Vérification Fig.n°22 : Vue d’un
des fouilles caniveau
60
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
61
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
62
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
63
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
64
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
65
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
- Le passage d’une pente négative à une pente positive soit accompagné par une courbe
verticale.
On distingue les angles saillant et les angles rentrant pour le raccordement des déclivités. Les
rayons des cercles de raccordement du profil sont calculés en tenant compte des éléments
ci-après : la vitesse de référence de la voie, la visibilité aux sommets des cotes, la distance
de visibilité du dépassement, les déclivités des lignes droites à raccorder… Au niveau des
points les plus bas (altitudes basses), on doit prévoir des ouvrages d’art pour permettre le
drainage des eaux. Le premier ennemi de la route est l’eau, si celle-ci l’atteint, elle ravine et
affaiblie les différentes couches de la route.
Combinaison tracé en plan-profil en long :
Le respect de bonnes conditions de visibilité et de garantie d’une bonne lisibilité de l’itinéraire
par l’usager imposent, de veiller à une bonne coordination des éléments du tracé en plan et
du profil en long. C’est la combinaison de ces deux éléments qui conditionnent l’image
offerte réellement à l’usager et de ce fait le paramètre déterminant vis-à-vis de son
comportement. En fait les objectifs d’intégration du site, cette coordination vise également en
termes de sécurité à assurer pour l’usager :
- La perception des points singuliers de l’itinéraire ;
- La prévision anticipée des évolutions du tracé ;
- L’appréciation de l’adaptation au terrain sans être gêné par des brisures ou des
discontinuités.
La perte du tracé, si elle n’est pas gênante pour l’usager, peut parfois engendrer une
perception erronée du tracé routier. En effet, il est nécessaire d’assurer la visibilité d’une
longueur de route compatible avec la distance d’accommodation moyenne pour la vitesse
pratiquée. En cas d’impossibilité, on évitera la réapparition de la route à une distance
inférieure à cette longueur.
Le profil fictif :
Le profil fictif c’est le point de terrassement nul ; il est situé au point de rencontre de
la ligne de terrain naturel et de la ligne projet. On l’indique par le P.F et est placé en longueur
par rapport aux deux profils réels voisins.
66
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
67
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
68
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
69
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
70
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
CONCLUSION ET SUGGESTIONS :
Le projet de fin d’étude auquel est soumis tout élève ingénieur à la fin de son cycle de
formation est en réalité un exercice intellectuel qui lui est soumis afin de le confronter aux
réalités de la vie professionnelle avec les problématiques qu’elle soulève afin qu’il puisse
proposer des solutions les plus adéquates. A travers ce projet, nous nous sommes confrontés
aux réalités du métier de topographe : du terrain au traitement informatique des données. Ce
projet constituera une solution idéale pour l’assainissement de cette cité dont sa population croit
de façon exponentielle surtout pour la libre circulation en toute saison.
Mon stage de fin de cycle à l’E.C.G.F m’a permis non seulement de lier la théorie à la pratique
mais aussi d’augmenter mon niveau de connaissance dans le domaine de la topographie routière
et du génie civil.
En plus ce stage a été une occasion pour moi, d’une part de tirer profit de l’expérience des
personnes du domaine et d’autre part d’apprendre une méthodologie rationnelle à suivre pour
élaborer un projet des travaux publics.
Je suggère à :
L’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT) d’aider les
étudiants à la recherche des lieux de stage de fin de cycle, pour qu’ils puissent
commencer très tôt les stages afin de leur permettre de voir, de connaitre, de participer
et de finir l’essentielle du travail débuter dans les lieux de stage.
L’entreprise E.C.G.F d’augmenter les personnels techniques qualifiés dans ces
chantiers et d’équipement topographiques modernes.
Au gouvernement malien et aux différents bailleurs de fonds d’investir encore plus
dans les aménagements des infrastructures routières.
71
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
BIBLIOGRAPHIE
1. Serge Milles Jean Logofun, Topographie et topométrie modernes (Tome 1)
Collection EYROLLES, 534 pages.
2. Serge Milles Jean Logofun, Topographie et topométrie modernes (Tome 2)
Collection EYROLLES, 338 pages.
3. Lucien LAPOINTE et Jules MEYER, Topographie Appliquée aux Travaux
Publics, Bâtiment et Lever Urbains, Collection EYROLLES, Edition 1991.
4. Michel BRABANT, Topographie Opérationnelle, Collection EYROLLES, Edition
2014, Pages : 226 à 234.
5. Monsieur Georges KEITA, Cours de génie civil, 2eme Année Géodésie ENI-ABT.
6. Monsieur Ibrahim COULIBALY, Cours de Levé à grande échelle, 2eme Année
Géodésie ENI-ABT.
7. Idrissa KODIO, Projet de fin d’étude « Travaux topographiques d’aménagement en
2*2 voies de la section Ségou-San sur 7 kms de la route Nationale RN°6 » 96 pages ;
8. Hamidou GOITA et Mamadou K DIARRA, Projet de fin d’étude « travaux
topographiques de la jonction aéroport de Sénou-Campus de Kabala » 109 pages ;
9. Ahamadou TANDINA, Projet de fin d’étude « Travaux topographiques pour le
contrôle et la surveillance du pont de KAYO et ses voies d’accès »,130 pages.
10. Youcef MADOURI et abdelhafid ZAROUALI, Projet de fin d’étude « Etude
technique d’un tronçon d’une route évitement de la ville SFISEF sur 7 km » 92 pages.
11. Conception intégrée des opérations routières en milieu urbain « Manager la
conception des projets routiers intégrés en milieu urbain ».
<[Link] consulté le 14 Juin 2019.
12. Méthodologie du rapport de stage.
<[Link] consulté le 09 Aout 2019.
72
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
73
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
74
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
75
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
76
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
77
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
78
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
ANNEXE 3 :
TRACE EN PLAN, PLANCHE N°1 PK0+000 AU PK0+677
79
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
ANNEXE 4 :
TRACE EN PLAN, PLANCHE FINALE PK3+377 AU PK3+925
80
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
ANNEXE 5 :
PROFIL EN LONG, PLANCHE N°1 PK0+000 AU PK0+677
81
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
ANNEXE 6 :
PROFIL EN LONG, PLANCHE FINALE PK3+377 AU PK3+925
82
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA
TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES D’AMENAGEMENT DE LA VOIE D’ACCES
PRINCIPALE DES 20 000 LOGEMENTS SOCIAUX DE N’TABACORO
ANNEXE 7 :
PROFIL EN TRAVERS -TYPE DU PROJET
83
Projet de Fin d’Etude présenté et soutenu par Soungalo GOITA