RÉSEAUX LOCAUX ET
TÉLÉCOMMUNICATION
I. Notion de réseau informatique
■ Un réseau informatique est un ensemble d’équipements (ordinateurs portables ou
fixes, routeur, switch, etc.), situes a distance les uns des autres et relies entre eux
par des liaisons filaires (câbles) ou sans fils permettant aux utilisateurs de partager
des ressources matérielles et logicielles.
1. Pourquoi l'utilisation d'un réseau
informatique est-elle bénéfique?
■ L'utilisation d'un réseau informatique supprime la nécessité d'une saisie manuelle
des données, ce qui se traduit par une augmentation de la productivité et une
accélération des flux de travail. En outre, il permet d'économiser de l'argent en
donnant accès à des ressources (telles que des imprimantes partagées) au lieu
d'avoir à acheter plusieurs équipements pour chaque appareil. Il est également plus
facile de sécuriser vos données grâce à des pare-feu et à d'autres mesures de
sécurité qui vous protègent contre les attaques malveillantes.
■ L'utilisation des réseaux d'ordinateurs permet de connecter des appareils pour
partager des ressources (fichiers, imprimantes, internet), améliorer la
communication (e-mail, visioconférence) et centraliser la gestion des données,
augmentant ainsi la productivité et réduisant les coûts. Ils fonctionnent via des
câbles (Ethernet) ou sans fil (WiFi) en utilisant des protocoles IP.
■ Partage de ressources : Accès commun à des périphériques (imprimantes,
scanners) ou des serveurs de stockage, évitant l'achat d'équipements pour chaque
utilisateur.
■ Partage de données et de fichiers : Transfert facile et rapide de documents entre
ordinateurs ou via un serveur central.
■ Communication : Messagerie électronique, messagerie instantanée et
visioconférence.
■ Stockage et sauvegarde centralisés : Les données sont stockées sur des serveurs
centraux, ce qui facilite les sauvegardes et sécurise les informations avec des pare-
feux.
■ Accès Internet : Partage d'une même connexion internet haut débit pour tous les
ordinateurs du réseau.
2. Les composants de base d'un réseau
La mise en œuvre d'une communication entre deux ou plusieurs nœuds dans un
réseau nécessite la mise en place de 3 types de composants :
1. Les supports de transmission : sont tout moyen permettant de transporter des
données sous forme de signaux de leur source vers leur destination .
2. Les équipements d'interconnexion : servent a connecter plusieurs machines entre
elles, comme : les cartes réseaux, les switchs, les routeurs, les modems, etc.
II. Classes de réseaux
■ Différentes catégories de réseaux peuvent être dénombrées et les critères de
classification de réseaux abondent. Généralement, les réseaux sont classés selon
les domaines d’application, les distances couvertes, les débits ou la mobilité.
1. Classement selon les domaines
d’application
■ La prise en compte des grands domaines d’utilisation des réseaux, permet de distinguer les catégories de réseaux
suivants :
Réseaux bureautiques : utilisés pour la communication de données au sein d’une entreprise, d’une université ou
d’une administration pour l’échange d’informations, de documents, etc.
Réseaux industriels : utilisés pour l’échange de données entre systèmes de commande d’une installation
industrielle (un complexe pétrochimique, un laminoir ou une usine de montage de véhicules par exemple).
Réseaux embarqués : utilisés dans les robots, les voitures, les trains, les avions, les engins spatiaux, etc.
Réseaux militaires : utilisés par les systèmes de commandement militaire.
Réseaux de télécommunications : utilisés pour la communication de la voix (réseaux téléphoniques).
Réseaux domotiques : utilisés pour la communication dans les maisons et appartements (pour raccorder, par
exemple, des appareils électroménagers, la centrale d’alarme, le système de chauffage, la télévision et le système
d’éclairage).
Réseaux pour le bâtiment : utilisés essentiellement pour la vidéosurveillance de bâtiments, la distribution de
chaînes de télévision ou de radio, le relevé à distance des compteurs d’électricité et du gaz, etc.
Réseaux personnels: utilisés par une personne pour le raccordement de plusieurs appareils appartenant à un
même individu, famille ou groupe.
Réseaux de corps/vêtement (body/wear) : réseaux portés par des personnes (raccordement d’appareils
téléphoniques, de musique, RFID (Radio frequency Identification), implants…)
2. Classement selon les distances
Les réseaux peuvent interconnecter des équipements distants de quelques centimètres (ou
moins) à quelques milliers de kilomètres (voire plus). Ainsi, on distingue les cinq classes de
réseaux suivantes :
■ Bus de calculateur : la communication entre l’unité centrale d’un calculateur et ses
différents organes (clavier, imprimante, etc.) se fait via un bus. Même si le bus d’un
calculateur n’est pas un réseau au sens communément utilisé pour parler de réseaux, c’est
un moyen de communication avec ses propres protocoles.
■ Réseaux d’interconnexion dans les multiprocesseurs : dans une architecture
multiprocesseur, les différents processeurs (dont le nombre peut dépasser le millier) sont
reliés les uns aux autres et aux blocs de mémoire par un réseau d’interconnexion. Même si
leur longueur est relativement faible, les réseaux d’interconnexion s’apparentent (par leurs
structures et leurs protocoles) aux autres réseaux.
■ Réseaux personnels (appelés aussi PAN : Personal Area Networks) : ils permettent
l’interconnexion d’un nombre réduit d’équipements appartenant à un même utilisateur. Un
PAN (comme Bluetooth) permet le raccordement d’imprimante, unité de stockage... sur
une distance de quelques mètres et permet ainsi d’éviter d’avoir des câbles partout.
■ Réseaux locaux (appelés aussi LAN (“Local Area Networks”) : ils permettent d’assurer
l’interconnexion d’équipements au sein d’un site géographiquement limité à quelques
kilomètres (un campus universitaire, un hôpital, une usine ou un laboratoire, par exemple).
■ Réseaux métropolitains MAN : utilisés pour l’interconnexion au sein d’une agglomération
urbaine (interconnexion de sites universitaires ou d’une entreprise par exemple).
■ Réseaux longue distance WAN : comme leur nom l’indique, ces réseaux permettent de
transporter des données sur de longues distances, entre pays ou entre continents. Ces
réseaux utilisent des infrastructures au niveau du sol et des satellites.
Pour permettre à un équipement raccordé physiquement à un réseau d’accéder à des
équipements raccordés à d’autres réseaux, on utilise des équipements d’interconnexion (que
l’on appelle des ponts, des routeurs ou des passerelles selon le type de service qu’ils offrent).
Ainsi, aux yeux de l’utilisateur, un réseau peut avoir des limites qui dépassent de très loin le
contexte de son réseau physique. L’exemple typique aujourd’hui est le réseau Internet où l’on
peut accéder de n’importe où à un nombre quasi-infini d’informations. En réalité, Internet est
un réseau de réseaux.
3. Classement selon les débits
Le débit d’un réseau désigne le nombre de bits qu’un équipement peut transmettre au
maximum par seconde. Il est exprimé kb/s (kilo bits par seconde), Mb/s (méga bits par
seconde) ou Gb/s (giga bits par seconde).
Comme pour la vitesse des processeurs, le débit des réseaux ne cesse d’augmenter. Il était
de quelques centaines de bits/s fin des années 1960. Aujourd’hui, le débit de certains
réseaux se chiffre en Gb/s.
Pour tenir compte du débit offert, les réseaux sont regroupés en trois catégories :
■ Réseaux à faible débit (ou basse vitesse) : leur débit est de quelques dizaines ou
centaines de kb/s. De tels réseaux tendent à disparaître, étant donné les exigences de
plus en plus fortes en termes de débit dans tous les domaines.
■ Réseaux haut débit : leur débit varie de quelques Mb/s à 100 Mb/s. Des réseaux comme
FDDI, DQBD, Fast Ethernet font partie de cette classe.
■ Réseaux très haut débit : leur débit dépasse la centaine de Mb/s et peut atteindre
aujourd’hui des Gb/s. Ces réseaux sont essentiellement destinés à l’interconnexion
d’agglomérations, à la distribution de chaînes de télévision et radio, à l’accès rapide à
Internet. Des réseaux comme ATM entrent dans cette catégorie.
4. Classement selon la mobilité
La technologie du mobile a envahi le domaine des télécommunications et s’impose
comme moyen performant pour la téléphonie. Elle s’installe petit à petit pour remplacer
le câblage filaire dans les systèmes informatiques.
Ce qui conduit à distinguer aujourd’hui deux classes de technologie de réseaux :
■ Réseaux filaires : ils utilisent des câbles pour raccorder les équipements au réseau.
La mobilité des équipements est extrêmement limitée, voire impossible.
■ Réseaux sans fil : les équipements émettent et reçoivent en utilisant des antennes,
ce qui leur permet de se déplacer (ou d’être déplacés), sans interruption de la
communication. L’étendue de la mobilité dépend de l’infrastructure utilisée (types
d’ondes utilisées, nombre de relais, puissance des relais, etc.). Dans les réseaux
sans fil on distingue deux classes :
- Les réseaux avec infrastructure (ceux sont les réseaux utilisant des points d’accès).
- Les réseaux ad hoc ou sans infrastructure.
4.1 Les supports filaires
4.1.1 La paire torsadée
Le Câble a paires torsadées est actuellement le support physique le plus utilise. Il est constitué
de plusieurs fils de cuivre, torsades par paires, ces paires sont eux même torsadées entre elles.
Un câble peut regrouper de une a plusieurs paires torsadées.
4.1.2 Le câble coaxial
Constitue une amélioration de la paire torsadée. C'est un câble électrique constitue de deux
conducteurs a symétrie cylindrique de même axe, sépares .
4.1.3 Fibre optique
C'est un fil dont l'âme (cœur) est en verre ou en plastique très n (silicium) et qui a la propriété
de conduire la lumière. Les bits sont codes sur la fibre sous forme d'impulsions lumineuses. Le
câble a fibre optique sert a guider les ondes qui transmettent dans le centre de la fibre appelé
cœur, Les rayons entrants dans la fibre subissent des réflexions et se propagent jusqu'a l'autre
extrémité. Une fibre optique transmet les données dans un seul sens, ainsi, deux fibres sont
nécessaire : une pour la transmission et l'autre pour la réception.
4.2 Les supports sans fils
Certains milieux comme l'aire et le vide permettent la transmission des ondes
électromagnétiques, ces dernières sont utilisées par les réseaux sans ls comme supports de
transmissions. Les caractéristiques principales d’une onde électromagnétique sont :
La fréquence : mesurée Hertz (Hz).
La longueur d'onde (portée) : mesurée en mètre.
Le débit : mesure en bits/s.
Ainsi, les supports sans ls sont classes en plusieurs familles selon la fréquence et la longueur
d'onde qui les caractérisent.
La technologie Wi-Fi (IEEE 802.11x) ou x désigne les différentes variantes comme : 802.11a,
802.11b, 802.11g,etc. Elle s’opère dans la bande de fréquences de 2,4 ou 5 GHz et permet
de relier des équipements informatiques dans un réseau sans l haut débit. Les vitesses de
connexion varient selon la norme 802.11 utilisée avec des portes de communication de
plusieurs centaines de mètres.
La technologie de la téléphonie mobile ou cellulaire(GSM, 5G) emploi des fréquences
autour de 900 MHz et permettent des communications a plusieurs dizaines de
kilomètres en plus de la 4G et 5G qui sont des technologies cellulaires employées de
nos jours.
Nous ajoutons a ces exemples les technologies de courte portée telles que :
■ Bluetooth, permet les transmissions a faible distance ;
■ Zigbee est utilisée par certains capteurs tels que les détecteurs de fumée ;
■ Near Field Communication (NFC) pour les objets équipes d'une puce électronique
RFID.
5. Nature des trafics et équipements
connectés
Il y a quelques années, l’essentiel du trafic réseau était des données informatiques (des fichiers ou des mails).
De nos jours, différents types de trafics cohabitent dans les réseaux. De plus en plus, dans un même réseau,
il y a de l’audio, de la vidéo et des données informatiques. Ces trois types de trafic n’ont pas les mêmes besoins
en termes de qualité de service (c’est-à-dire qu’ils exigent des débits, temps de transfert et taux d’erreur
différents). Le réseau devra intégrer les mécanismes nécessaires pour supporter ces flux et répondre à leurs
Exigences
III. TOPOLOGIE DES RÉSEAUX DE TYPE LAN
1. TOPOLOGIE EN BUS
■ Le bus est un segment central où circulent les informations. Il s’étend sur toute la longueur
du réseau et les machines viennent s’y accrocher. Lorsqu’une station émet des données,
elles circulent sur toute la longueur du bus et la station destinatrice peut les récupérer. Une
seule station peut émettre à la fois. En bout de bus, un « bouchon » permet de supprimer
définitivement les informations pour qu’une autre station puisse émettre.
■ L’avantage du bus réside dans la simplicité de sa mise en œuvre. Par contre, en cas de
rupture du bus, le réseau devient inutilisable. Notons également que le signal n’est jamais
régénéré, ce qui limite la longueur des câbles.
2. TOPOLOGIE EN ANNEAU
■ Développée par IBM, cette architecture est principalement utilisée par les réseaux Token
Ring. Elle utilise la technique d’accès par «jeton». Les informations circulent de station en
station, en suivant l’anneau. Un jeton circule autour de l’anneau. La station qui a le jeton
émet des données qui font le tour de l’anneau. Lorsque les données reviennent, la station
qui les a envoyées les élimine du réseau et passe le jeton à son voisin, et ainsi de suite…
■ Cette topologie permet d’avoir un débit proche de 90% de la bande passante. De plus, le
signal qui circule est régénéré par chaque station. En réalité les ordinateurs d'un réseau en
anneau ne sont pas reliés en boucle, mais sont reliés à un répartiteur (appelé MAU,
Multistation Access Unit) qui va gérer la communication entre les ordinateurs qui lui sont
reliés en impartissant à chacun d'entre eux un temps de parole.
3. TOPOLOGIE EN ÉTOILE
■ C’est la topologie la plus courante. Toutes les stations sont reliées à un unique composant
central : le concentrateur. Quand une station émet vers le concentrateur, celui-ci envoie les
données à celle qui en est le destinataire (switch) ou à toutes les autres machines (hub).
■ Ce type de réseau est facile à mettre en place et à surveiller. La panne d’une station ne met
pas en cause l’ensemble du réseau. Par contre, il faut plus de câbles que pour les autres
topologies, et si le concentrateur tombe en panne, tout le réseau est hors d’état de
fonctionner. De plus, le débit pratique est moins bon que pour les autres topologies