Conte
Conte
Tome I
08/05/2026
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TRADITION ET COUTUME DES ANCÊTRES
Il y a très longtemps, nos ancêtres vivaient dans une terre lointaine, où le soleil se
lève sur les montagnes et se couche sur les plaines. Ils étaient des chasseurs et des
guerriers, des hommes et des femmes forts et courageux. Ils vivaient en harmonie avec
la nature, respectant les animaux et les plantes, les rivières et les forêts.
Mais ils ne se laissèrent pas abattre. Ils se regroupèrent, ils se soutinrent et ils se
battirent pour leur liberté. Ils utilisèrent leurs connaissances et leurs compétences pour
survivre, pour chasser et pour cultiver la terre.
Kwame écoutait avec attention, les yeux évidés de curiosité. Il demanda : "Grand-
mère, qu'est-ce que c'est que ces traditions et ces coutumes ?
La grand-mère sourit et répondit : "Nos traditions et nos coutumes sont les valeurs
et les principes qui nous guident dans la vie. Elles nous enseignent à respecter la nature,
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à honorer nos ancêtres et à prendre soin de notre communauté. Elles nous enseignent à
être forts et courageux, à être justes et équitables."
Leçon du conte
- Les traditions et les coutumes sont importantes pour notre identité et notre culture.
- Nous devons transmettre nos traditions et nos coutumes à nos enfants et à nos petits-
enfants.
Morale
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LA VOLONTÉ
Un jour, un célèbre musicien vint au village pour donner un concert. Kofi fut choisi
pour être le chanteur d'ouverture, et il chanta avec une telle passion et une telle émotion
que le musicien fut impressionné. Il offrit à Kofi une bourse pour étudier la musique à la
ville.
Kofi fut transporté de joie. Il avait réussi à réaliser son rêve grâce à sa volonté et
à sa détermination. Il devint un grand musicien, connu et respecté dans tout le pays.
Mais Kofi ne oublia jamais ses racines et les difficultés qu'il avait rencontrées. Il
retourna au village et créa un centre de musique pour les jeunes, où il enseignait la
musique et les encourageait à poursuivre leurs rêves.
Leçon du conte
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- Il est important de croire en soi et en ses capacités.
Morale
Le conte de Kofi nous enseigne que la volonté est la clé pour atteindre ses
objectifs. Il nous montre que la détermination et la persévérance sont essentielles pour
surmonter les obstacles et qu’il est important de croire en soi et en ses capacités. Il nous
encourage à poursuivre nos rêves et à ne jamais abandonner, même face aux difficultés.
La volonté est comme un feu qui brûle en nous, elle nous pousse à avancer,
à lutter et à atteindre nos objectifs. Mais il faut l'entretenir, la nourrir et la protéger
pour qu'elle ne s'éteigne jamais.
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LE CHANGEMENT
Aké sourit et dit : "Kola, mon jeune ami, le changement est la seule constante dans
la vie. Tout ce qui existe est en constante évolution. Les saisons changent, les jours et
les nuits se succèdent, et les êtres vivants naissent, grandissent et meurent."
Kola demanda : "Mais pourquoi doit-il en être ainsi, maître ? Pourquoi ne pouvons-
nous pas rester dans un état de permanence et de stabilité ?"
Aké répondit : "Kola, imagine que tu es un arbre qui ne change jamais. Tu serais
un arbre stérile, incapable de produire des fruits ou des fleurs. Tu serais un arbre mort,
même si tu es encore debout. Le changement est nécessaire pour la croissance et la
vie."
Kola réfléchit à ces paroles et demanda : "Mais alors, comment pouvons-nous faire
face au changement, maître ? Comment pouvons-nous nous adapter à ces changements
constants ?"
Aké dit : "Kola, la clé est de trouver l'équilibre dans le changement. Il faut
apprendre à lâcher prise et à accepter ce qui est. Il faut être flexible comme le bambou
qui se plie dans le vent, mais qui ne se brise pas."
Kola comprit alors que le changement était une partie naturelle de la vie, et qu'il
était possible de trouver la paix et la sérénité dans le changement.
*Leçon du conte*
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- Le changement est la seule constante dans la vie.
- Il faut apprendre à lâcher prise et à accepter ce qui est pour trouver l'équilibre dans le
changement.
*Morale*
Le conte d'Aké et Kola nous enseigne que le changement est une partie naturelle
de la vie, et qu'il est possible de trouver la paix et la sérénité dans le changement. Il nous
encourage à être flexibles et à accepter ce qui est, plutôt que de résister au changement.
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MIS À L'ÉPREUVE
Ayuba fut profondément blessé par ces accusations, mais il ne se laissa pas
abattre. Il continua à aider les villageois, même si cela signifiait qu'il devait sacrifier ses
propres besoins.
Les récoltes furent sauvées, et les villageois se réjouirent. Ils réalisèrent qu'ils
avaient été injustes envers Ayuba et lui demandèrent pardon.
Ayuba les pardonna et continua à aider les villageois. Il avait prouvé qu'il était un
véritable leader et un homme de grande sagesse.
*Leçon du conte*
- La véritable sagesse et la générosité sont mises à l'épreuve dans les moments difficiles.
- Il est important de rester calme et de continuer à aider les autres, même si l'on est
injustement traité.
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LE TOURNANT DU DESTIN
Tinga fut intrigué par ces paroles et demanda au vieux sage de lui expliquer. Le
vieux sage lui dit : "Le chemin de la facilité est le chemin que beaucoup de gens prennent.
Il est facile de suivre la foule et de faire ce que les autres font. Mais le chemin de la
difficulté est le chemin que peu de gens prennent. Il est difficile de se démarquer et de
suivre son propre chemin, mais c'est le seul moyen de réaliser ses rêves."
Les années passèrent et Tinga devint un grand guerrier. Il protégea son village
des dangers qui le menaçaient et devint un héros pour son peuple. Il réalisa que le vieux
sage avait raison : le chemin de la difficulté était le chemin qui l'avait mené à la grandeur.
*Leçon du conte*
- Il faut être prêt à prendre des risques et à faire des sacrifices pour réaliser ses rêves.
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*Morale*
Le conte de Tinga nous enseigne que le destin est entre nos mains et que nous
avons le pouvoir de choisir notre propre chemin. Il nous montre que le chemin de la
difficulté est souvent le chemin qui mène à la grandeur et que nous devons être prêts à
prendre des risques et à faire des sacrifices pour réaliser nos rêves.
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LA PRISE DU PAUVRE PÊCHEUR
Soudain, l'eau a violemment ondulée. Une ombre énorme se déplaçait sous son
canoë - plus grande que tout ce qu'il n'avait jamais vu. Son cœur a martelé comme un
tambour. C'était un poisson géant, brillant comme un éclair argenté.
Mais pour l'attraper, il faudrait qu'il jette son seul filet dans les profondeurs. Si le
courant l'emportait, il reviendrait chez lui sans rien - même pas les moyens de pêcher à
nouveau.
Avec une profonde respiration, Obinna sauta à ses pieds et jeta son filet avec
chaque once de force qu'il avait.
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La mer rugit. Le canoë a déchiré. Le filet a coulé hors de vue.
Silence.
Puis l'eau monta vers le haut comme si l'océan lui-même expirait. Obinna a tiré
avec les mains tremblantes. Le poids était énorme. Ses bras ont brûlé. Son dos a crié.
Le filet était rempli de pièces d'or scintillantes, scintillant comme un tas de soleils
capturés. Le poids a presque fait basculer le canoë.
Des larmes coulaient sur son visage. Le risque qu'il craignait de prendre avait
ouvert la porte pour laquelle il avait prié toute sa vie.
Obinna a pataugé chez elle avec une joie tremblante, l'homme le plus riche que le
village n'ait jamais vu. Et à partir de ce jour, il a dit à tous les jeunes pêcheurs qui sont
venus à lui :
« Le risque est le pont entre pauvreté et prospérité. Ceux qui osent dépasser la
peur trouvent souvent les trésors cachés de l'autre côté. »
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LE CULTIVATEUR ET LA HOUE EN FER
Kofi lui expliqua la situation et le vieil homme sourit. "Je vais te raconter une
histoire, Kofi. Il y a très longtemps, nos ancêtres vivaient dans une terre où la nourriture
était abondante et les récoltes étaient riches. Mais avec le temps, la terre commença à
s'appauvrir et les récoltes diminuèrent. Les cultivateurs se plaignaient et se
décourageaient, mais un jour, un jeune homme nommé Akoto décida de chercher une
solution.
"Akoto alla voir le chef du village et lui demanda : 'Père, pourquoi nos récoltes
sont-elles si pauvres ?' Le chef répondit : 'C'est parce que nous n'utilisons pas les bons
outils. Nous avons besoin d'une houe en fer pour labourer la terre.' Akoto demanda : 'Où
puis-je trouver une telle houe ?' Le chef répondit : 'Il faut aller la chercher dans la forêt
sacrée.'
"Akoto se mit en route et après plusieurs jours de marche, il arriva à la forêt sacrée.
Il y rencontra un esprit de la forêt qui lui demanda : 'Que cherches-tu, Akoto ?' Akoto
expliqua la situation et l'esprit lui donna une houe en fer en lui disant : 'Cette houe te
permettra de labourer la terre et de récolter des fruits abondants. Mais n'oublie pas de
prendre soin de la terre et de respecter les esprits de la forêt.'
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"Et maintenant, Kofi, c'est à toi de jouer. Prends cette houe en fer et cultive la terre
avec amour et respect. N'oublie pas de prendre soin de la terre et de respecter les esprits
de la forêt."
Kofi prit la houe en fer et se mit au travail. Il laboura la terre avec amour et respect,
et les récoltes furent abondantes. Il partagea ses connaissances avec les autres
cultivateurs et le village prospéra.
Et depuis ce jour, les cultivateurs africains utilisent la houe en fer pour labourer la
terre et récolter des fruits abondants, en respectant la terre et les esprits de la forêt.
Leçon du conte
- Il est important de partager ses connaissances avec les autres pour le bien de la
communauté.
Morale
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Pourquoi l’épervier attrape les poussins
Chaque matin, ses enfants le conduisaient sous le grand arbre derrière le village,
là où l’ombre apaise les douleurs. Puis ils repartaient vaquer à leurs occupations.
Le vieil homme, pris entre deux promesses, resta indécis. Il appela ses femmes et
ses enfants. Une grande discussion s’engagea : les uns voulaient livrer le margouillat
pour rendre la vue au père, les autres préféraient le garder pour guérir son mal caché.
Alors arriva le benjamin, fils de la seconde épouse. Petit par l’âge, mais grand par
l’esprit, il dit doucement à sa mère : — « Maman, dis à papa de demander à l’épervier un
poussin à la place du margouillat. Ainsi, papa sera guéri des deux maux. »
La mère transmit les paroles à son mari. Le vieil homme supplia l’épervier, qui
accepta avec joie — car jamais encore il n’avait goûté à un poussin. On apporta un gros
poussin bien dodu. L’épervier vola autour du vieil homme, frappant ses yeux de ses ailes
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une première fois… puis une deuxième… puis une troisième. À la quatrième, la vue
revint, claire comme l’eau du fleuve. Alors seulement, l’épervier saisit le poussin et
s’envola.
Morale :
La sagesse ne se loge pas toujours chez les plus âgés ni chez les plus forts. Elle
peut naître dans la bouche du plus jeune, de celui qu’on écoute à peine, mais dont le
regard n’est pas encore troublé par l’orgueil.
Ce conte nous enseigne que mépriser une petite voix, c’est parfois refuser la
solution à un grand problème. Dans nos traditions africaines, chaque enfant porte une
part de l’intelligence du monde, car la vérité ne choisit ni l’âge ni le rang pour se
manifester.
Il nous rappelle aussi que toute victoire a un prix, et que chaque choix laisse une trace :
le poussin donné à l’épervier est devenu une dette transmise aux générations, preuve
que les décisions d’hier façonnent les réalités d’aujourd’hui.
Enfin, il affirme ceci : un peuple qui sait écouter ses enfants, respecter la parole
juste et honorer la sagesse sous toutes ses formes, se donne les moyens de guérir ses
blessures sans perdre son âme.
Écoutons nos enfants. Écoutons les voix discrètes. Préservons nos contes, car
ils portent des vérités que les livres oublient.
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LE ROCHER MYSTIQUE
Kwame écouta les conseils du vieux sage et continua son chemin. Il rencontra un
lion qui lui barra la route, mais Kwame lui parla avec respect et le lion s'écarta. Il rencontra
un serpent qui lui fit peur, mais Kwame resta calme et le serpent s'enroula autour de son
bras.
Enfin, Kwame arriva au rocher mystique. Il le toucha et sentit une énergie étrange
l'envahir. Le rocher lui apparut en vision et lui dit : "Kwame, je suis le gardien de la
sagesse et de la connaissance. Je peux t'accorder un vœu, mais tu dois d'abord prouver
ta sagesse et ta générosité."
Kwame réfléchit et demanda : "Je veux que mon village soit prospère et que tous
ses habitants soient heureux." Le rocher lui répondit : "Ton vœu est noble, mais il est
également égoïste. Tu demandes le bonheur pour ton village, mais qu'en est-il des autres
villages ? Qu'en est-il de la planète entière ?"
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Kwame comprit son erreur et demanda : "Je veux que la planète entière soit
prospère et que tous les êtres vivants soient heureux." Le rocher lui répondit : "Ton vœu
est généreux et sage. Je l'accorde."
Leçon du conte :
- La connaissance et la compréhension sont les clés pour prendre des décisions sages.
Morale :
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Le tam-tam qui refusait de se taire
Un soir, découragé, Komi alla s’asseoir près du vieux Maître Soba, le plus ancien
joueur de tam-tam du village. Le vieil homme l’observa longuement puis lui dit : — «
Pourquoi reviens-tu chaque jour jouer, alors que tout le monde se moque de toi ? »
Komi répondit d’une voix tremblante : — « Parce que mon cœur n’abandonne pas,
même quand mes mains échouent. »
À partir de ce jour, Komi s’entraîna chaque matin avant le lever du soleil et chaque
soir après le coucher. Ses mains saignaient parfois, son dos faisait mal, mais il revenait
toujours. Quand il échouait, il recommençait. Quand il tombait, il se relevait. Quand
personne ne croyait en lui, il croyait encore.
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Un jour, une grande fête fut organisée au village. Tous les joueurs de tam-tam
étaient présents. Mais au moment crucial, le tambour principal se déchira. Panique
générale. Le silence tomba sur la foule.
Le vieux Maître Soba déclara alors : — « Ce garçon n’a pas gagné parce qu’il était
doué, mais parce qu’il n’a jamais abandonné. »
Morale du conte
Celui qui persévère va plus loin que celui qui commence bien mais abandonne.
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La calebasse brisée et le cœur fidèle
Chaque jour, la jeune fille parcourait de longues distances pour aller chercher de l’eau au
marigot, à l’aide d’une vieille calebasse fissurée.
Mais Awa ne répondait jamais. Elle souriait simplement… et continuait son chemin.
« À quoi bon tous mes efforts si je n’arrive même pas à ramener de l’eau correctement ?
»
C’est alors qu’une vieille femme apparut, comme sortie de nulle part.
Elle avait le regard profond, comme si elle connaissait tous les secrets du monde.
Tout le long du chemin qu’elle empruntait chaque jour, des fleurs magnifiques avaient
poussé.
« C’est l’eau que ta calebasse perd qui a donné vie à ces fleurs.
Peu à peu, ce chemin devint un lieu de passage, puis un lieu de repos… puis un symbole
de paix.
« Ma fille, ce n’est pas ce que tu possèdes qui te rend précieuse… c’est ce que tu donnes
au monde. ».
Morale du conte
Fridaos AKLE
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La vieille femme et le secret du vent
Il était une fois, dans un village paisible
entouré de collines , une vieille femme
appelée Maman Sika. Elle vivait seule dans
une petite case , avec pour seule
compagnie le vent qui soufflait doucement
chaque soir .
La vieille femme ferma les yeux, leva les mains vers le ciel et murmura quelque
chose que personne ne comprit .
Le vent se leva soudainement … doux au début, puis de plus en plus fort. Les
nuages arrivèrent , et bientôt, la pluie tomba , abondante et bienfaisante.
Les habitants, reconnaissants, voulurent lui offrir des cadeaux . Mais Maman Sika
secoua la tête.
— “Je n’ai rien fait… j’ai seulement écouté ce que le vent avait à dire.”
Depuis ce jour, plus personne ne la trouva étrange. Au contraire, on venait la voir pour
apprendre à écouter… non seulement le vent , mais aussi leur propre cœur .
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Le tambour fendu et la voix du village
Il y a longtemps, dans un village du royaume de
Danxomè, vivait un jeune garçon nommé Kofi.
Il n’était ni fort, ni riche, ni particulièrement habile
aux yeux des autres. Mais il avait une chose rare :
il aimait écouter et observer le monde.
Kofi ne répondit pas. Il continuait simplement à s’entraîner chaque soir, seul, sous le
grand fromager.
Le jour du concours arriva.
À la fin, le chef se leva et dit : « Ce jeune garçon n’a pas seulement joué du tambour… il
a fait parler le cœur du village. »
Les autres jeunes comprirent alors une grande vérité : ce qui est cassé n’est pas toujours
inutile… parfois, cela donne une voix unique au monde.
Morale du conte :
Nos imperfections peuvent devenir notre plus grande force. Ce que les autres rejettent
peut cacher un talent unique.
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La calebasse qui refusait de se
casser
Dans un petit village du sud du Bénin, vivait un
vieux potier nommé Kpeto.
— Essaie de la casser.
Sènan, sûr de lui, la lança contre le sol. Rien. Pas une fissure. Il la jeta contre un mur.
Toujours rien. Il la frappa avec une pierre. Elle resta intacte.
Fatigué, il demanda :
— Cette calebasse a été cuite dans le feu de la patience et trempée dans l’eau de la
persévérance. Elle a appris à supporter les chocs sans se détruire.Sènan repartit chez
lui, pensif.
Quelques jours plus tard, il commença à remarquer quelque chose : chaque fois qu’il se
fâchait ou échouait, il abandonnait facilement. Il se souvenait alors de la calebasse.
Petit à petit, il apprit à résister aux difficultés, à ne plus “se casser” face aux problèmes.
Il devenait plus calme, plus fort.
Des années plus tard, Sènan devint un chef respecté du village. Et chaque fois qu’un
jeune abandonnait trop vite, il racontait l’histoire de la calebasse invincible.
Morale du conte :
Fridaos AKLE
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Le tambour qui ne sonnait pas
Dans le village de Zogbodomey vivait Koffi, un garçon de 16
ans. Chaque année, pour la fête des ignames, le chef
choisissait un jeune pour battre le grand tambour sacré qui
lançait les danses.
Les autres coururent vers les cascades, les oiseaux, les vents dans les bambous. Koffi,
lui, s’assit près de la termitière du vieux sage Agbo. Il posa sa main sur le sol.
Et il sentit.
Il sentit les pas des antilopes au loin. Les vers qui creusaient. Le cœur de la terre qui
battait, lent, profond, régulier. Boum... boum... boum...
Il rentra au village sans aucun son enregistré. Les autres rirent. Mais quand vint son tour,
Koffi ferma les yeux, posa sa baguette sur le tambour sacré... et ne frappa pas.
Il attendit. Sentit le boum... boum... de la terre sous ses pieds. Puis il frappa.
Une fois.
Le silence se fit. Puis la terre répondit. Un écho sourd monta du sol, fit vibrer les cases,
les calebasses, les poitrines. Même les sourds du village sentirent le son dans leurs os.
Le chef se leva.
— « Nous écoutions avec les oreilles. Lui, il a écouté avec le corps. Koffi jouera. »
Cette nuit-là, personne ne dansa sur le rythme. Tout le monde dansa dans le rythme.
Morale : Ce que le monde appelle ton handicap est parfois la seule façon d’entendre ce
que personne d’autre
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Ce que l’on ne retrouve jamais.
Un homme vivait heureux auprès de la femme qu’il
aimait profondément. Chaque jour, il goûtait à la
douceur de sa présence sans toujours mesurer la
valeur de ces instants simples : un sourire, une
parole tendre, une étreinte silencieuse.
En avançant, il aperçut un petit garçon en pleurs devant les restes d’un cerf-volant brisé.
Plus tard, il repassa au même endroit et vit l’enfant rire de nouveau, son jouet réparé
entre les mains.
Le voyageur continua sa route et observa partout la même scène : des objets perdus puis
retrouvés, des choses cassées puis réparées, des difficultés surmontées avec patience.
Le vent emportait les feuilles mortes, puis les ramenait parfois au sol. La nature elle-
même semblait enseigner que bien des choses finissent par revenir.
Le cœur plus léger, il se dit alors qu’il rentrerait vite embrasser celle qu’il aimait.
L’homme s’effondra.
Alors seulement, il comprit la leçon que la vie avait placée sur sa route ce jour-là : on peut
retrouver un objet perdu, reconstruire une maison détruite, regagner de l’argent disparu…
mais certaines absences ne reviennent jamais.
« Aimez pendant qu’il est encore temps. Serrez vos proches dans vos bras tant
qu’ils respirent encore. Car tout se remplace… sauf une vie. »
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Le singe et le fruit de minuit
Au fond de la jungle brumeuse d'Isale, caché au-delà du dernier
virage de la rivière émeraude, se tenait un arbre mystérieux qui
ne portait ses fruits qu'à minuit. Son tronc brillait légèrement au
clair de lune, et ses branches murmuraient des secrets quand le
vent passait.
Les villageois l'appelaient Igbako, l'arbre de la vérité.
Il a été dit : « Cet arbre ne donne des fruits qu'à ceux qui disent
la vérité dans les ténèbres. Un mensonge, et les fruits
disparaissent à jamais. ”
Mais la plupart craignaient l'arbre - parce que la vérité, lorsqu'elle est dite à haute voix,
peut piquer.
Maintenant, vivait un singe intelligent nommé Tantu, qui n'avait jamais raconté une
histoire honnête de sa vie. Il pouvait imiter les oiseaux, tromper les crocodiles, et même
parler pour sortir des pièges à hyènes. Mais quand une sécheresse frappe la terre et que
la faim pliait même la plus grande girafe, les jeux de Tantu ne le nourrissaient plus.
Une nuit, affamé et désespéré, il s'est aventuré à Igbako.
La voix de l'arbre gronde bas et ancienne :
« Dis ta vérité, Tantu. Et seulement ta vérité. ”
Tantu a avalé fort.
« J'ai volé », dit-il, la voix tremblante. « J'ai menti à des amis et je me suis moqué de ceux
qui m'ont nourri. Je... Une fois j'ai reproché au vent d'avoir volé des mangues que j'ai
prises moi- ”
L'arbre était silencieux.
Puis, un seul fruit doré éclore devant lui - brillant, pulsant, vivant.
Tantu l'a pris... mais fait une pause.
« J'ai fait semblant d'être un oiseau mourant pour attirer l'attention, » a-t-il rapidement «
Ça... ça aussi était un mensonge. ”
Les fruits scintillaient plus fort.
Il l'a plumé et a mangé.
Depuis cette nuit-là, Tantu a changé. Il est devenu le conteur de la forêt - non pas des
astuces, mais des vérités. Ses mots nourrissaient les esprits, pas seulement les ventres.
Et à chaque pleine lune, un nouveau fruit fleurit pour lui.
Leçon de morale :
La vérité est peut-être amère à dire, mais elle porte les fruits les plus doux. Quand nous
assumons nos erreurs, même la nuit la plus sombre peut nous récompenser.
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Le garçon qui voulait devenir riche
Il y avait une fois, dans un petit quartier de
Cotonou, un jeune garçon nommé Koffi. Il
n’avait pas beaucoup d’argent, mais il avait
un grand rêve : devenir riche pour changer la
vie de sa famille.
Un soir, en marchant seul, il rencontra un vieil homme assis sous un arbre. Le vieil homme
lui demanda :
Koffi répondit :
Koffi, un peu déçu, pensait qu’on allait lui donner un secret magique. Mais il prit quand
même la graine et la planta derrière leur maison.
1 semaine… rien.
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Après plusieurs mois, une petite pousse sortit enfin de la terre. Koffi était rempli de joie.
Il continua à en prendre soin, sans abandonner.
Koffi répondit :
— “J’ai appris que pour réussir, il faut de la patience, du travail et ne jamais abandonner.”
Koffi comprit alors que ce n’était pas seulement l’argent qui rend riche, mais la discipline,
la persévérance et la foi en soi.
Et grâce à cette mentalité, quelques années plus tard… il réussit réellement dans la vie.
Morale :
Tu peux commencer avec rien… mais si tu ne lâches pas, tu peux tout construire
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La concession aux trois lunes
Il y a très longtemps, dans une grande concession du
royaume d'Abomey, vivait un chef nommé kokou. Sa
maison était vaste, entourée de murs en terre rouge, et il
avait trois épouses :
Les anciens disaient : « Une maison à plusieurs femmes tient debout grâce à la justice
de l’homme. »
Avec le temps, Sohoun, la plus jeune, devint la préférée du chef. Il passait plus de temps
chez elle, lui offrait plus de présents et écoutait davantage ses paroles.
Peu à peu :
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Un jour, une grande querelle opposa les enfants des différentes épouses. Le chef comprit
alors que quelque chose était brisé.
« Dans les anciens temps, la polygamie n’était pas un jeu de préférence, mais un devoir
d’équilibre.
Celui qui favorise une épouse détruit toutes les autres… et sa propre maison. »
Il rassembla toute la famille et dit : « Une seule femme divisée, c’est une maison fragile.
Plusieurs femmes unies, c’est une force. »
et les épouses apprirent à vivre non comme rivales, mais comme piliers d’une même
maison.
Morale du conte
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Le Mont qui buvait les nuages
Très loin d’ici, là où la terre monte toucher le ciel, se dresse le Mont Cameroun, Mongo
ma Ndemi. Les anciens de Buea disent qu’il n’est pas une montagne. C’est un géant
couché, qui dort depuis que le monde est monde.
Dans les temps anciens, quand les pirogues remontaient encore le Wouri jusqu’à Douala,
vivait une fillette nommée Ngo. Elle était njanga, danseuse des eaux. Ses pieds ne
faisaient aucun bruit sur le sol. On disait qu’elle avait appris à marcher sur la brume.
Une année, la pluie cessa de tomber sur le Littoral. Le Moungo devint un fil. Les marchés
de Mboppi étaient pleins de poussière et vides de poissons. Les vieux disaient : « Mongo
ma Ndemi a soif. Il a bu tous les nuages. »
Ngo décida de monter le réveiller. Elle prit trois choses : une calebasse vide, une plume
de perroquet gris du Mbam, et le nom de sa grand-mère qu’elle n’avait jamais dit à voix
haute.
Elle marcha sept jours. La forêt devint froide. Les arbres devinrent petits. Au sommet, elle
trouva le cratère. Ce n’était pas du feu. C’était une bouche. Immense, ouverte vers le ciel,
qui aspirait les nuages et les avalait. Fouop... fouop... Le bruit que fait une jarre qu’on
vide.
« Grand Mongo, » cria Ngo, « rends-nous la pluie. Les enfants toussent et les poissons
rêvent de nager. »
Ngo se souvint de ce que sa grand-mère lui avait dit : « Pour réveiller un géant, il ne faut
pas crier. Il faut lui rappeler un rêve. »
Alors Ngo dansa. Pieds nus sur la lave froide. Elle dansa la bikutsi de la première goutte.
Elle dansa l’assayiko des pêcheurs de Youpwé. Elle dansa le silence juste avant que
l’orage gronde.
À chaque pas, la plume de perroquet battait. À chaque tour, elle murmurait le nom de sa
grand-mère : « Akwa. »
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Le nom tomba dans le cratère. La bouche du géant s’arrêta de boire. Un grondement
monta des profondeurs. Pas de la colère. Un ronflement qui se change en parole.
« Parce que tu as bu tous les nuages, Grand-Père. Et sans nuage, il n’y a pas d’histoire
à raconter au bord du feu. »
Mongo ma Ndemi rit. La terre trembla jusqu’à Limbé. « Je n’ai pas bu. Je garde. Les
nuages d’en bas étaient tristes. Les hommes ne levaient plus les yeux. Alors je les ai
cueillis pour qu’ils ne meurent pas de chagrin. »
Il ouvrit sa bouche plus grande. À l’intérieur, Ngo vit des milliers de nuages roulés en
boule, comme du coton. Chacun brillait un peu. Dans chacun, il y avait un reflet : un
enfant qui attend la pluie, une femme qui lave le ndolé, un piroguier sur le Wouri.
« Choisis-en un, » dit le Mont. « Souffle dessus. Il retournera au ciel et tous ses frères le
suivront. »
Ngo plongea la main et prit le plus petit. Il était tiède et sentait la mangue. Elle souffla. Le
nuage s’envola, puis deux, puis dix, puis tous. Le ciel devint noir de nuages. Puis il se
déchira.
La pluie tomba. D’abord sur le Mont. Puis sur Buea. Puis sur Douala, sur Edéa, sur Kribi.
Elle tomba pendant sept jours. Le Moungo redevint large. Les poissons revinrent. Les
marchés chantèrent.
Avant de partir, Mongo ma Ndemi donna la calebasse vide à Ngo. « Quand ton peuple
aura encore soif d’histoires, remplis-la de pluie et verse-la sur le feu. Les flammes
raconteront. »
Ngo redescendit. Elle est devenue la première conteuse de pluie. Quand elle verse l’eau
sur le feu, la vapeur dessine des images : des montagnes qui dorment, des géants qui
gardent les nuages, des petites filles qui dansent pour réveiller le monde.
On dit que si tu vas au Mont Cameroun un matin de brume et que tu danses sans faire
de bruit, tu entendras le géant ronfler. Et si tu tends ta calebasse, une goutte tombera
dedans. Elle aura le goût du nom qu’on n’a jamais osé dire tout.
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La Calebasse qui voulait voir la mer
Il était une fois, dans un village accroché au flanc du Mont Cameroun, une calebasse qui
en avait marre.
Elle s’appelait Ewolo. Depuis 7 saisons, elle servait le sha aux vieux, elle portait l’eau,
elle gardait les secrets. Mais elle n’avait jamais vu la mer. Elle entendait juste les histoires
: « La mer est salée comme la sueur. La mer chante quand elle est fâchée. La mer rend
les gens petits. »
Un matin, Ewolo a roulé toute seule hors de la case. Kpò-kpò-kpò sur la terre rouge.
Elles sont parties ensemble. Ngo avec sa plume de perroquet gris, Ewolo sur sa tête.
La balance n’a pas bougé. Samba a secoué la tête. « L’envie toute seule ne voyage pas.
Il faut le courage. »
La nuit tombait. Tonton Paul a dit : « Pour passer, donnez un mot doux au feu. »
Alors Ewolo a fait glou-glou avec l’air. Le feu a compris. Fwoup. Il s’est allumé bleu.
Tonton Paul a chuchoté : « Même le vide peut remercier. » Il leur a donné un charbon
dans une boîte d’allumettes. « Si la mer est trop froide, soufflez dessus. »
Arrivée à la mer.
La première vague a léché Ewolo. Elle a eu le goût du sel, des pirogues, des pleurs des
pêcheurs et de leurs rires.
La deuxième vague est entrée dedans. Ewolo ne s’est pas fendue. Elle a chanté. Un son
grave, comme quand tu souffles dans le goulot.
Hooooouuuuuum.
Elles se sont parlé toute la nuit, la calebasse et la mer. Une vide, une pleine. Une qui
garde, une qui donne.
Au matin, Ewolo était lourde. Pleine d’eau salée, de sable, et d’un petit crabe qui dormait
dedans.
« Je rentre au village, » a-t-elle dit à Ngo. « Dis-leur que la mer n’est pas méchante. Elle
est juste grande. Et quand tu es petit devant elle, tu comprends ta taille. Ça fait du bien.
»
Ngo est remontée vers le Mont Cameroun avec Ewolo sur la tête. Plus lourde, mais
contente.
Au village, les vieux ont bu l’eau de mer dans Ewolo. Ils ont fait la grimace. « C’est salé !
»
Ewolo a ri, glou-glou. « C’est le goût des choses qu’on est allé chercher loin. »
Depuis, dans ce village, quand un enfant dit « je veux voir », on ne dit plus « tu es trop
petit ».
On lui donne une calebasse vide, un morceau de viande pour le courage, et un charbon
pour la route.
On dit : « Va. Reviens plein. Ou reviens fendu. Mais reviens avec une histoire. »
Et Ewolo ? Elle est posée à l’entrée de la case de Ngo. Quand le vent du mont souffle
dedans, elle chante Hooooouuuuuum. Les enfants croient que c’est la mer qui appelle.
En vrai, c’est juste une calebasse qui se souvient qu’elle a eu assez de courage pour
aller goûter son rêve.
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Les ancêtres de Douala et le secret du fleuve
Il y a très longtemps, bien avant que la ville de Douala ne
devienne animée, les ancêtres vivaient paisiblement le
long du fleuve Wouri . Ils étaient pêcheurs,
commerçants et gardiens des traditions. Chaque geste,
chaque parole avait un sens, car ils croyaient que les
esprits des anciens vivaient encore parmi eux .
Une nuit, alors que tout le village dormait, il se leva doucement et se dirigea vers le fleuve
. Le vent soufflait lentement, et l’eau brillait sous la lune . Son cœur battait fort ,
mais il continua d’avancer.
Arrivé au bord de l’eau, un silence profond s’installa… puis soudain, le fleuve commença
à bouger . Une lumière douce apparut, et peu à peu, des silhouettes se formèrent.
— “Je veux comprendre… je veux vous voir… savoir si vous existez vraiment.”
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— “Nous existons à travers vous. Dans vos actes, dans votre respect, dans vos traditions.
Si vous oubliez qui vous êtes, alors nous disparaissons…”
À ces mots, Eboa sentit une chaleur dans son cœur . Il comprit que les ancêtres
n’étaient pas seulement des esprits visibles… mais une force invisible qui guide les
vivants.
enseigna aux enfants l’importance des traditions, du respect des anciens et de l’unité .
Et depuis ce jour, on dit que lorsque le vent souffle sur le fleuve Wouri , ce sont les
ancêtres qui murmurent encore… rappelant à chacun de ne jamais oublier d’où il vient
.
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L’histoire des frères de sang
Dans un village, il existait un seul
puits. Ce puits faisait la fierté de tout le
village. Il ne tarissait jamais et son eau
était toujours potable claire et
limpide... Pendant la sécheresse, les
gens quittaient des villages
environnant pour venir à la recherche
de l'eau.
Le jeune réplique : c'est ma seule condition, sans sa présence je ne rentrerai jamais dans
le puits* *Le lendemain les jeunes du village partirent à la recherche de ce frère. Et ce fut
avec beaucoup de plaisir que Jean décide de rentrer dans le puits. Les jeunes attachèrent
une corde sur lui et il descend lentement mais sûrement.
Arrivé au fond il découvre la présence d'un singe. Donc c'est cet animal qui empêchait
les gens de puiser de l'eau. Alors il combat le singe, le tue. Il le met sur sa tête et il remue
la corde. Les jeunes tirent la corde, ils tirent, et quand ils voient la tête du singe en
premier, tous laissèrent la corde et s'enfuient sauf son frère de sang. Le frère prit la corde
et s'éloigna progressivement du puits. De toutes ses forces, il tirait seul et c'est là il
remarque que Jean avait mis le singe sur sa tête.
C'est un moment fort. Jean se jeta dans les bras de son petit frère qui venait de lui sauver
la vie.
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Morale :
De nos jours, il est fréquent de voir des différends et des conflits surgir au sein des
familles, affaiblissant les liens qui devraient pourtant être les plus solides. Cette histoire
nous rappelle que, malgré les disputes et les désaccords, la famille demeure un pilier
essentiel. Lorsque les épreuves surviennent, ce sont souvent nos proches qui se tiennent
à nos côtés, prêts à nous soutenir. Plutôt que de laisser l’orgueil ou les malentendus nous
éloigner, il est important de faire preuve de pardon et de compréhension. À tous ceux qui
traversent des conflits familiaux, il est encore temps de tendre la main, d’apaiser les
rancœurs et de reconstruire ces liens précieux. Car rien ne vaut l’amour et la solidarité
d’une famille unie.
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La parole du feu sacré
Il y a bien longtemps, dans un village
caché au cœur de la savane, vivait un
jeune garçon nommé N'Goma. Curieux,
intelligent, mais aussi très impatient,
N'Goma voulait tout savoir, tout
comprendre… sans jamais écouter les
anciens.
Mais N’Goma, ce soir-là, cacha son impatience derrière un sourire rusé. Il s’était faufilé
dans les herbes hautes, tout près du feu. Il voulait entendre le secret.
Le vieux Baba Kébé, doyen du village, se leva. Sa voix était grave, comme le tonnerre
des ancêtres.
— Cette histoire, enfants de la terre, est une vérité qu’on ne raconte qu’une fois. Si tu
entends sans être prêt… le feu que tu verras ne brûlera pas ton corps, mais ton cœur.
L’histoire commença :
> Il y a eu un roi qui possédait tout, mais ignorait la douleur des autres. Un jour, une vieille
femme mendiante lui demanda un simple morceau de pain. Il rit, et lui lança les restes
d’un festin. La nuit venue, le roi fit un rêve : son palais en flammes, son peuple en larmes,
et lui seul, affamé dans le froid…
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> — Tu n’étais pas prêt, mon fils. Tu voulais savoir, sans comprendre. Tu voulais la vérité,
sans te préparer au feu qu’elle porte.
À cet instant, le feu sacré s’éteignit d’un coup. Le silence fut total. Et dans le cœur de
N’Goma, quelque chose se brisa. Il ne put plus parler… plus jamais.
On raconte qu’il erra des années, dans d’autres villages, à écouter les anciens, à
ramasser des paroles comme des perles perdues. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’il retrouva
sa voix. Mais cette voix n’était plus la sienne : c’était celle des sages.
Morale :
> La connaissance est une flamme. Elle éclaire ceux qui attendent patiemment, mais
brûle ceux qui veulent la saisir sans se préparer.
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L'Antilope roi de la vitesse
Dans la large savane où l'herbe se penchait au
vent, les antilopes vivaient selon une loi : courir
plus vite que la peur. À leur tête se trouvait le roi
Sirocco, l'antilope la plus rapide jamais née. Ses
jambes étaient éclairs, son souffle infatigable, sa
fierté énorme. Parce qu'il pouvait dépasser tous
les prédateurs, il croyait que la vitesse était la plus
haute forme de sagesse.
Le troupeau suivait aveuglément, pensant que la vitesse du roi était suffisante pour les
sauver tous.
Une saison, les chuchotements d'inquiétude se sont montés parmi les aînés. La tortue,
lente mais observatrice, a averti : « Tous les dangers ne sont pas derrière nous. Certains
sont allongés devant, attendent. »
Le roi a ri. « Seul celui qui est lent s'arrêt pour réfléchir. La vitesse c'est la vie. »
Un après-midi sec, le roi a repéré des vautours en rond au loin. Sans étude ni conseil, il
a supposé qu'un prédateur se cachait derrière et s'est enfui en avant à pleine force. Le
troupeau a tonné après lui, des sabots battant la terre.
Mais devant se trouvait une vallée ouverte : nue, large et silencieuse. Des chasseurs et
des lions cachés dans les hautes herbes des deux côtés avaient étudié les habitudes des
antilopes. Alors que le troupeau se précipitait à découvert, ils se sont retrouvés piégés,
sans couverture ni voies d'évasion.
Le roi Sirocco a couru plus vite que jamais et s'est échappé seul. Beaucoup du troupeau
ne l'ont pas fait.
Quand les survivants se sont regroupés au crépuscule, leur nombre était mince. Le roi
se tenait à l'écart, sa poitrine soulagée, sa vitesse intacte, mais sa couronne semblait
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lourde. La tortue s'est approchée et a dit silencieusement : « La vitesse peut en sauver
un. La sagesse sauve beaucoup. »
À partir de ce jour-là, les antilopes ont choisi des dirigeants qui pouvaient voir avant de
courir : ceux qui écoutaient, planifiaient et savaient quand bouger et quand attendre. Le
roi Sirocco est resté le plus rapide d'entre eux, mais plus jamais leur guide.
LEÇON DE MORALE :
La rapidité et l'urgence peuvent créer l'illusion du leadership, mais la sagesse est ce qui
préserve les vies et l'avenir. Les décisions prises à la hâte, sans réflexion ni conseil,
conduisent souvent les autres dans un danger évitable. Un leader avisé s'arrête pour
comprendre la situation avant d'agir, sachant qu'une action imprudente peut causer plus
de mal que de retarder. Le véritable leadership ne se mesure pas à la vitesse à laquelle
on bouge, mais à la façon dont on pense bien - car la sagesse guide beaucoup en toute
sécurité, tandis que la précipitation ne protège que quelques-uns d'impulsifs.
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Le Lièvre et la Trahison
Il était une fois, dans une grande savane où les
animaux vivaient en communauté, un lièvre très
rusé. Tout le monde le connaissait pour son
intelligence, mais aussi pour son impatience
d’obtenir toujours plus que ce qu’il méritait.
Mais le lièvre, lui, fit semblant d’être malade. Il toussotait, gémissait, et restait couché à
l’ombre d’un baobab. Les autres, compatissants, ne se doutèrent pas de sa ruse.
Quand enfin, après des jours d’effort, l’eau jaillit du puits, tous poussèrent un cri de joie.
Mais à peine eurent-ils fini de se réjouir que le lièvre bondît, le premier, et s’empara de
l’eau. Il buvait sans pitié, renversant même une partie au sol.
— « Vous avez travaillé, moi j’ai réfléchi. Et dans ce monde, c’est le plus malin qui doit
profiter le premier ! »
Les animaux, choqués par sa trahison, décidèrent de lui donner une leçon. Un soir,
pendant que le lièvre dormait profondément, ils couvrirent l’entrée de sa tanière avec
des branches épineuses et des pierres lourdes.
Le lendemain, assoiffé et prisonnier, le lièvre comprit que sa ruse l’avait piégé lui-
même. Il cria au secours, mais aucun animal ne vint l’aider. Après de longues heures,
affamé et faible, il reconnut sa faute :
— « J’ai trahi mes frères et sœurs. J’ai bu seul ce qui devait nourrir tous. Je comprends
maintenant que l’intelligence sans solidarité n’est qu’une malédiction. »
Touchés par sa sincérité, les animaux finirent par lui pardonner. Mais ils ne lui firent
jamais plus confiance comme avant. Et le lièvre, humilié, garda à jamais la réputation
de celui qui avait trahi ses compagnons pour un peu d’eau.
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Moralité :
La trahison détruit la confiance plus vite que la sécheresse n’assèche une rivière. Celui
qui pense gagner seul en trahissant les siens finit toujours par perdre plus qu’il n’a
gagné.
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Les gardiens endormis
Dans le village d'Udo, les habitants ont mis en place un
grand grenier sur la colline. C'était un symbole de leur
travail. Chaque fermier avait contribué une partie de sa
récolte. Le mil, le riz et le maïs y étaient entreposés afin
que personne n'ait faim pendant la longue saison sèche.
Bientôt, des dizaines de rats rampaient dans le grenier chaque soir. Ils ont emporté le
grain petit à petit. Certains dans leur bouche, d'autres traînant des grains sur le sol.
Un matin, quand les villageois ont ouvert le grenier pour préparer la saison sèche, ils ont
gelé dans l'incrédulité.
Les gens regardaient les gardiens, qui se tenaient silencieusement la tête baissée. Leurs
uniformes étaient encore brillants, leur personnel toujours poli, mais les grains étaient
partis.
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Un vieux fermier s'est avancé et a dit tranquillement :
« Un garde qui dort invite le voleur. Un garde qui fait semblant de regarder est pire que
le voleur lui-même. »
Les villageois ont compris ce jour-là qu'un grenier n'est pas protégé par des uniformes,
des promesses ou des discours bruyants, mais par la vigilance.
Et ils n'ont plus jamais confié leur récolte à des hommes qui dormaient en service.
LEÇON DE MORALE
L'histoire des veilleurs endormis enseigne qu'une société peut perdre ses richesses non
seulement par le vol ouvert mais par la négligence silencieuse. Lorsque ceux qui ont la
responsabilité deviennent négligents, complaisants ou distraits, les actes répréhensibles
trouvent un chemin facile.
Les gardiens de l'histoire n'ont pas emporté les grains eux-mêmes, pourtant leur
incapacité à rester vigilants a permis aux rats de vider le grenier. De la même façon, les
dirigeants, les fonctionnaires et les institutions qui ne protègent pas les ressources
publiques peuvent causer autant de mal que ceux qui les volent délibérément. La
négligence peut être aussi destructrice que la corruption.
Une autre leçon est que l'autorité sans responsabilité est dangereuse. Les gardiens
portaient des uniformes et portaient des bâtons qui symbolisaient le pouvoir et la
confiance. Mais les symboles seuls ne peuvent pas protéger une communauté. Une vraie
protection nécessite discipline, intégrité et vigilance constante. Lorsque les dirigeants
profitent des privilèges de leur poste mais abandonnent les devoirs qui l'accompagnent,
les gens qu'ils servent finissent par en subir les conséquences.
L'histoire met également en garde les citoyens contre la confiance aveugle. Les villageois
ont cru aux promesses bruyantes des gardiens et ont supposé que le grenier était en
sécurité. Pourtant, une bonne gouvernance nécessite plus que des promesses - elle
nécessite de la transparence, de la surveillance et de la participation. Une communauté
doit rester attentive à ceux qui gèrent ses ressources communes.
Enfin, le conte nous rappelle que les petits actes de négligence entraînent souvent de
grandes pertes. Les rats n'ont pas vider le grenier en une seule nuit ; ils ont emporté les
grains n lentement, un grain à la fois. De même, le déclin des institutions, des économies
ou des nations se produit souvent graduellement lorsque les petits échecs sont ignorés.
Une société prospère quand ceux qui ont la responsabilité restent vigilants et
responsables, mais elle souffre quand ses gardiens s'endorment.
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L’Homme qui refusait de pardonner
Dans un village paisible entouré de baobabs et de rivières
chantantes vivait un homme nommé Kossou. On disait de
lui qu’il était travailleur, courageux… mais son cœur était
fermé comme une calebasse scellée.
Malgré les excuses, malgré les années qui passaient, Kossou garda sa rancune comme
on garde un trésor. Son frère quitta le village, honteux et brisé.
Le temps passa… et Kossou devint riche, mais seul. Les rires évitaient sa cour, les
enfants fuyaient son regard, et même les anciens murmuraient :
Un jour, une grande sécheresse frappa le village. Les récoltes moururent, les greniers
se vidèrent. Désespéré, Kossou partit chercher de l’aide dans une contrée lointaine.
Devenu prospère, celui-ci n’hésita pas une seconde. Il releva Kossou, le nourrit, le
soigna… sans poser de questions.
Honteux, Kossou baissa les yeux et murmura :
Ces mots frappèrent Kossou plus fort qu’un coup de tonnerre. Ce jour-là, il comprit que
sa rancune n’avait puni que lui-même.
Il pleura… longtemps.
Morale :
Celui qui refuse de pardonner s’enchaîne lui-même à sa douleur. Le pardon libère plus
celui qui pardonne que celui qui est pardonné.
OTHNIEL YERIMA
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LE CŒUR QUI S’ÉVEILLE
Daniel était un jeune homme extrêmement
cruel envers les animaux de ses voisins. Il
possédait une bête féroce qu’il emmenait
souvent chasser dans les environs.
Ensemble, ils s’attaquaient aux animaux du
village, des petites poules jusqu’aux grands
cygnes.
Lorsque les habitants voyaient Daniel et sa
bête approcher, ils criaient au secours. Tout le monde avait peur pour ses animaux, car
personne ne pouvait contrôler la situation. Avec ses griffes acérées, la bête terrorisait ses
proies pendant que Daniel se délectait du spectacle de leur peur et de leur souffrance.
Un jour, alors qu’il chassait comme à son habitude, Daniel trouva un œuf abandonné sur
le sol. Par curiosité, il le ramassa et le ramena chez lui.
Quelques jours plus tard, l’œuf éclot et un petit cygne en sortit. Daniel, contre toute
attente, s’attacha rapidement au petit animal. Jour après jour, le cygne grandissait et leur
lien devenait de plus en plus fort. Pourtant, Daniel continuait d’être cruel envers les autres
animaux.
Un matin, il partit encore chasser avec sa bête. Soudain, l’animal féroce aperçut un cygne
et se lança à sa poursuite. Daniel reconnut aussitôt, avec effroi, qu’il s’agissait de son
propre cygne.
La bête bondit et arracha des plumes de sa queue. Daniel se précipita pour sauver son
ami tandis que la bête continuait d’attaquer. Heureusement, le cygne réussit à s’envoler
à temps et échappa de justesse à la mort.
À cet instant, Daniel éclata en sanglots. Pour la première fois, il ressentit la douleur qu’il
avait si souvent infligée aux autres.
« C’était trop près… Il n’est pas juste de faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas qu’ils
nous fassent. »
Morale :
On comprend rarement la douleur que l’on inflige aux autres tant qu’elle ne touche pas
ce que l’on aime. Celui qui fait souffrir les autres finit un jour par rencontrer la même
souffrance. La véritable sagesse consiste à traiter chaque être avec compassion, car la
vie nous apprend tôt ou tard que la cruauté revient toujours vers celui qui la sème.
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Le tam-tam qui refusait de se taire
Il était une fois, dans un village niché entre la savane et
la forêt, un jeune garçon nommé Komi. Il n’était ni le plus
fort, ni le plus rapide, ni le plus intelligent. Mais Komi
avait un rêve : devenir le meilleur joueur de tam-tam du
village, celui dont le rythme fait danser les cœurs et
parler les ancêtres.
Un soir, découragé, Komi alla s’asseoir près du vieux Maître Soba, le plus ancien joueur
de tam-tam du village. Le vieil homme l’observa longuement puis lui dit : — « Pourquoi
reviens-tu chaque jour jouer, alors que tout le monde se moque de toi ? »
Komi répondit d’une voix tremblante : — « Parce que mon cœur n’abandonne pas, même
quand mes mains échouent. »
À partir de ce jour, Komi s’entraîna chaque matin avant le lever du soleil et chaque soir
après le coucher. Ses mains saignaient parfois, son dos faisait mal, mais il revenait
toujours. Quand il échouait, il recommençait. Quand il tombait, il se relevait. Quand
personne ne croyait en lui, il croyait encore.
Un jour, une grande fête fut organisée au village. Tous les joueurs de tam-tam étaient
présents. Mais au moment crucial, le tambour principal se déchira. Panique générale. Le
silence tomba sur la foule.
Alors Komi s’avança doucement. — « Laissez-moi essayer », dit-il.
Un rythme profond, régulier et puissant s’éleva. Le silence devint admiration. Les pieds
commencèrent à danser, les mains à applaudir, les cœurs à vibrer. Ce n’était pas
seulement un son : c’était la voix de la persévérance.
Le vieux Maître Soba déclara alors : — « Ce garçon n’a pas gagné parce qu’il était doué,
mais parce qu’il n’a jamais abandonné. »
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Depuis ce jour, on enseigne aux enfants du village que la persévérance transforme les
échecs en chemins et les moqueries en victoires.
Morale du conte
Celui qui persévère va plus loin que celui qui commence bien mais abandonne.
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