Cours Microcontrôleur
Cours Microcontrôleur
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Année : 2023/2024
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Sommaire
INTRODUCTION
I- Le PIC16F84A
I.1 Aspect externe du 16F84
I.2 La mémoire programme (flash)
I.3 La mémoire RAM – Registres
I.4 L'ALU et le registre W
I.5 L'Horloge
I.6 Le port d' E/S PORTA
I.7 Le port d' E/S PORTB
I.8 Le Timer TMR0
I.9 Le Watchdog Timer WDT (Chien de garde)
I.10 Le mode SLEEP
I.11 La mémoire EEPROM de configuration
I.12 La mémoire EEPROM de données
I.12.1 Procédure de lecture dans l'EEPROM de données
I.12.2 Procédure d'écriture dans l'EEPROM de données
I.13 Les interruptions
I.13.1 Déroulement d'une interruption
I.13.2 L'interruption INT (Entrée RB0 du port B)
I.13.3 L'interruption RBI (RB4 A RB7 du port B)
I.13.4 L'interruption T0I : Débordement du Timer TMR0
I.13.5 L'interruption EEI : Fin d'écriture dans l'EEPROM
I.14 L'adressage indirect
I.15 Le conteur programme
I.15.1 GOTO calculé
I.16 Les indicateurs
I.17 Les instructions du 16F84
I.17.1 Les instructions « orientées octet » (adressage direct)
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I.17.2 Les instructions « orientées bits »
I.17.3 Les instructions opérant sur une donnée (adressage immédiat)
I.17.4 Les instructions de saut et appel de procédures
I.17.5 Exemples d'instruction
I.17.6 Le jeu d'instructions
X- Le Convertisseur
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INTRODUCTION
Donc, un 16F84-04 est un PIC Mid-Range donc la mémoire programme est de type FLASH de
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référence 84 et capable d’accepter une fréquence d’horloge de 4MHz.
Notez que les PICs sont des composants STATIQUES, c’est à dire que la fréquence d’horloge
peut être abaissée jusque l’arrêt complet sans perte de données et sans dysfonctionnement. Une
version –10 peut donc toujours être employée sans problème en lieu et place d’une –04. Pas
l’inverse, naturellement.
I- Le PIC16F84A
Cette mémoire de 1024 mots stocke le programme. Elle est non volatile et reprogrammable à
souhait. Chaque position de 14 bits contient une instruction. L'emplacement du programme peut se
situer à n'importe quel endroit de la mémoire. Cependant il faut savoir que suite à un RESET ou
lors de la mise sous tension, le PIC commence l'exécution à l'adresse 0000H. De plus, lorsqu'il y a
une interruption, le PIC va à l'adresse 0004H. Il est donc conseillé de placer le début du programme
après l'adresse 0004H et de mettre un branchement au début du programme à l'adresse 0000H et
un branchement au début de la routine d'interruption s'il y en a une à l'adresse 0004H. Le
programme est implanté dans la flash à l'aide d'un programmateur (hard+soft) sur lequel nous
reviendrons dans la suite de ce document.
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La mémoire RAM est constituée de deux parties :
• Les registres SFR (Special Function Register), ce sont les registres de fonctionnement du PIC.
L'ensemble de ces registres est souvent appelé fichier des registres. Nous reviendrons sur ces
registres tout le long de ce document.
• Les registres GPR (General Propose Register) sont des positions mémoire que l'utilisateur peut
utiliser pour stocker ses variables et ces données. On remarquera donc que, indépendamment de
leur nature, les position de la RAM sont toujours appelé registres La mémoire RAM est organisée
en deux banks, pour accéder à un registre, il faut d'abord se placer dans le bank où il se trouve.
Ceci est réalisé en positionnant le bit RP0 du registre STATUS. (RP0 = 0 → Bank 0, RP0 = 1 →
Bank 1).
Registre STATUS
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IRP RP1 RP0 TO PD Z DC C
Pour la mémoire utilisateur, l'utilisation des pages (Bank ) n'est pas nécessaire puisque le Bank 1
est "mapped" avec le Bank0. Cela signifie qu'écrire une donnée à l'adresse 0CH ou à l'adresse 8CH
revient au même.
C'est une ALU 8 Bits qui réalise les opérations arithmétique et logique entre l'accumulateur W et
n'importe quel autre registre 'F' ou constante K. L'accumulateur W est un registre de travail 8 bits,
il n'a pas d'adresse comme les autres SFR. Pour les instructions à deux opérandes, c'est toujours lui
qui contient un des deux opérandes. Pour les instructions à un opérande, celui-ci peut être soit W
soit n'importe quel registre F. Le résultat de l'opération peut être placé soit dans le registre de travail
W soit dans le registre F.
I.5 L'Horloge
L'horloge peut être soit interne soit externe. L'horloge interne est constituée d'un oscillateur à quartz
ou d'un oscillateur RC. Avec l'oscillateur à Quartz, on peut avoir des fréquences allant jusqu'à 4,
10 ou 20 MHz selon le type de µC. Le filtre passe bas RS, C2 limite les harmoniques dus à
l’écrêtage et Réduit l’amplitude de l’oscillation. (il n'est pas obligatoire). Avec un oscillateur RC,
la fréquence de l'oscillation est fixée par Vdd, Rext et Cext. Elle peut varier légèrement d'un circuit
à l'autre. Dans certains cas, une horloge externe au microcontrôleur peut être utilisée pour
synchroniser le PIC sur un processus particulier. Quelque soit l'oscillateur utilisé, l'horloge système
dite aussi horloge instruction est obtenue en divisant la fréquence par 4. Dans la suite de ce
document on utilisera le terme Fosc/4 pour désigner l'horloge système. Avec un quartz de 4 MHz,
on obtient une horloge instruction de 1 MHz, soit le temps pour exécuter une instruction de 1µs.
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I.6 Le port d' E/S PORTA
Le port A désigné par PORTA est un port de 5 bits (RA0 à RA4). Chaque E/S est compatible TTL.
La configuration de direction pour chaque bit du port est déterminée avec le registre TRISA.
La broche RA4 est multiplexée avec l'entrée horloge du timer TMR0, elle peut donc être utilisée
soit comme E/S normale du port A, soit comme entrée horloge pour le Timer TMR0, le choix se
fait à l'aide du bit T0CS du registre OPTION_REG.
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RA4 est une E/S à drain ouvert, si on veut l'utiliser comme sortie (pour allumer une LED par
exemple), il ne faut pas oublier de mettre une résistance externe vers Vdd. Le schéma ci contre
illustre (pour les non électronicien) le principe d'une sortie drain ouvert (ou collecteur ouvert) : si
RA4 est positionnée à 0, l'interrupteur est fermé, la sortie est reliée à la masse. Si RA4 est placée à
1, l'interrupteur est ouvert, la sortie est déconnectée d'où la nécessite de la résistance externe pour
amener le courant de l'alimentation vers la LED. (la valeur de 1k est donnée à titre
indicatif, à vous d'ajuster selon votre application)
Registre OPTION_REG
RBPU INTEDG TOCS TOSE PSA PS2 PS1 PS0
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Le port port B désigné par PORTB est un port bidirectionnel de 8 bits (RB0 à RB7). Toutes les
broches sont compatibles TTL. La configuration de direction se fait à l'aide du registre TRISB.
En entrée, la ligne RB0 appelée aussi INT peut déclencher l’interruption externe INT. En entrée,
une quelconque des lignes RB4 à RB7 peut déclencher l'interruption RBI. Nous reviendrons là-
dessus dans le paragraphe réservé aux interruptions.
• Dans le cas de l'horloge externe, on peut choisir le front sur lequel le TIMER s'incrémente.
o TOSE = 0 incrémentation sur fronts montants
o TOSE = 1 incrémentation sur fronts descendants
• Quelque soit l'horloge choisie, on peut la passer dans un diviseur de fréquence programmable (
prescaler) dont le rapport est fixés par les bits PS0, PS1 et PS2 du registre OPTION_REG (tableau
ci-contre). L'affectation ou non du prédiviseur se fait à l'aide du bit PSA du registre
OPTION_REG.
• Le contenu du timer TMR0 est accessible par le registre qui porte le même nom. Il peut être lu
ou écrit à n'importe quel moment. Après une écriture, l'incrémentation est inhibée pendant deux
cycles instruction
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• Au débordement de TMR0 (FF → 00), le drapeau T0IF est placé à 1. Ceci peut déclencher
l'interruption T0I si celle-ci est validée.
Registre OPTION_REG :
RBPU INTEDG TOCS TOSE PSA PS2 PS1 PS0
C’est un compteur 8 bits incrémenté en permanence (même si le µC est en mode sleep) par une
horloge RC intégrée indépendante de l'horloge système. Lorsqu’il déborde, (WDT TimeOut), deux
situations sont possibles :
• Inhiber le WDT d'une façon permanente en mettant à 0 le bit WDTE dans l'EEPROM de
configuration
• Remettre le WDT à 0 périodiquement dans le programme à l'aide de l'instruction CLRWDT pour
éviter qu'il ne déborde
Le PIC peut être placé en mode faible consommation à l'aide de l'instruction SLEEP. Dans ce
mode, l'horloge système est arrêtée ce qui arrête l'exécution du programme.
Pour sortir du mode SLEEP, il faut provoquer un WAKE-UP, pour cela il y a 3 possibilités :
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l'instruction SLEEP, l'interruption n'est pas prise en compte
o GIE = 1, Le PIC exécute l'instruction qui se trouve juste après l'instruction SLEEP puis se
branche à l'adresse 0004 pour exécuter la procédure d'interruption. Dans le cas où
l'instruction suivant SLEEP n'est pas désirée, il faut utiliser l'instruction NOP.
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0 : temporisation validée
• Bit 13:4 CP (Protection en lecture du code programme)
1 : pas de protection
0 : protection activée
La mémoire EEPROM de données est constituée de 64 octets commençant à l'adresse 0x2100 que
l'on peut lire et écrire depuis un programme. Ces octets sont conservés après une coupure de
courant et sont très utiles pour conserver des paramètres semi permanents.
On y accède à l'aide des registres EEADR et EEDATA : toute lecture écriture dans le registre
EEDATA se fait dans la position mémoire pointée par EEADR. En fait EEADR contient l'adresse
relative par rapport à la page qui commence en 0x2100, autrement dit, l'adresse va de 0 à 63.
Deux registres de contrôle (EECON1 et EECON2) sont associés à la mémoire EEMROM.
La durée d’écriture d’un octet est de l’ordre de 10 ms, la fin de chaque écriture réussie est annoncé
par le drapeau EEIF et la remise à zéro du bit RW du registre EECON1. Le drapeau EEIF peut
déclencher l'interruption EEI si elle a été validée.
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5. Placer 0xAA dans EECON2
6. Démarrer l'écriture en positionnant le bit WR
7. Attendre la fin de l'écriture, (10 ms) (EEIF=1 ou WR=0)
8. recommencer au point 2 si on a d'autres données à écrire
Le drapeau WRERR est positionné si une erreur d'écriture intervient
EECON2 n’en est pas véritablement un Registre. Microchip l’utilise en tant que registre de
commande. L’écriture de valeurs spécifiques dans EECON2 provoque l’exécution d’une
commande spécifique dans l’électronique interne du PIC.
Une interruption provoque l’arrêt du programme principal pour aller exécuter une procédure
d'interruption. A la fin de cette procédure, le microcontrôleur reprend le programme à l’endroit où
il s’était arrêté. Le PIC16F84 possède 4 sources d'interruption. A chaque interruption sont associés
deux bits: un bit de validation et un drapeau. Le premier permet d'autoriser ou non l'interruption,
le second permet au programmeur de savoir de quelle interruption il s'agit. Tous ces bits sont dans
le registre INTCON à part le drapeau EEIF de l'interruption EEI qui se trouve dans le registre
EECON1.
Lorsque l'événement déclencheur d'une interruption intervient, alors son drapeau est
positionné à un (levé). Si l'interruption correspondante a été validée, elle est alors déclenchée : le
programme arrête ce qu'il est en train de faire et va exécuter la procédure d'interruption qui se
trouve à l'adresse 4 en exécutant les étapes suivantes :
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• l'adresse contenue dans le PC (Program Counter) est sauvegardée dans la pile, puis remplacée
par la valeur 0004 (adresse de la routine d'interruption).
• Le bit GIE est placé "0" pour inhiber toutes les interruptions (afin qu'on ne soit pas dérangés
pendant l'exécution de la procédure d'interruption).
• A la fin de la procédure d'interruption (instruction RETFIE) :
o le bit GIE est replacé à l'état haut (autorisant ainsi un autre événement)
o le contenu du PC est rechargé à partir de la pile ce qui permet au programme de reprendre
là où il s'est arrêté
➢ Le drapeau reste à l’état haut même après le traitement de l’interruption. Par conséquent, il
faut toujours le remettre à "0" à la fin de la routine d'interruption sinon l'interruption sera
déclenchée de nouveau juste après l'instruction RETFI
➢ Seul le PC est empilé automatiquement. Si cela est nécessaire, les registres W et STATUS
doivent être sauvegardés en RAM puis restaurés à la fin de la routine pour que le
microcontrôleur puisse reprendre le programme dans les mêmes conditions où il l'a laissé.
Cette interruption est provoquée par un changement d'état sur l'entrée RB0 du port B quand
elle est programmée en entrée. Elle est gérée par les bits :
- INTE : bit de validation (1=oui, 0=non)
- INTF : drapeau
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- INTEDG : front de déclenchement, 1=montant, 0=descendant (registre OPTION_REG)
Cette interruption est provoquée par un changement d'état sur l'une des entrées RB4 à RB7 du
port B, Le front n'a pas d'importance. Les bits associés sont RBIE (validation) et RBIF (drapeau)
Cette interruption est provoquée par le débordement du timer TMR0. Les bits associés sont
T0IE (validation) et T0IF (drapeau)
Cette interruption est déclenchée à la fin d'une écriture réussie dans l'EEPROM.
Les bits associés sont EEIE (validation) et EEIF (drapeau).
L'adressage indirect se fait par l'intermédiaire des registres FSR et INDF. Le registre INDF n'est
pas un vrai registre mais représente la case mémoire pointée par le registre d'index FSR. Pour lire
ou écrire dans une case mémoire en utilisant l'adressage indirect, on commence par placer
l'adresse dans le registre FSR, ensuite on lit/écrit dans le registre INDF
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l'exécution du programme. On peut toutefois le modifier par programme pour réaliser ce qu'on
appelle un goto calculé. On y accède par les registres PCL et PCLATH
• PCL (8 bits) est la partie basse de PC, il est accessible en lecture écriture
• PCH (5 bits) est la partie haute de PC, il n'est pas accessible directement. On peut toutefois le
modifier indirectement à l'aide du registre PCLATH qui est une registre SFR accessible en
lecture écriture et où seuls 5 bits sont utilisés.
Si on veut modifier le Program Counter pour réaliser un saut, il faut d'abord placer la partie
haute dans le registre PCLATH, ensuite on écrit la partie basse dans PCL. Au moment de l'écriture
dans PCL, le contenu de PCLATH est recopié automatiquement dans PCH
11 bits venant de l'instruction PCLATH
Dans les instructions de branchement, l'adresse de destination est codée sur 11 bits. Lors de
l'exécution de telles instruction, les 11 bits sont copiés dans PC les deux bits manquants sont pris
dans PCLATH. Pour le 16F84, On n'aura pas besoin de ces bits car pour adresser 1024 lignes de
programme, seuls 10 bits du Programme Counter sont utilisés.
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I.16 Les indicateurs
Les indicateurs C, DC, et Z sont des bits qui nous informent sur le résultat d'une instruction. Ils
sont situés dans le registre STATUS :
• C (Carry) : ce bit Il passe à "1" lorsque le résultat d'une opération dépasse la valeur FF ou si
le résultat est négatif.
• DC (Digital Carry) : ce bit passe à "1" lorsque une retenue s'est produite entre les bit 3 et 4.
• Z (Zero) : Ce bit passe à "1", pour indiquer que le résultat de l'opération est nul.
Tous les PICs Mid-Range ont un jeu de 35 instructions. Chaque instruction est codée sur un mot
de 14 bits qui contient le code opération (OC) ainsi que l'opérande. A part les instructions de saut,
toutes les instructions sont exécutées en un cycle d'horloge. Sachant que l’horloge fournie au PIC
est prédivisée par 4, si on utilise par exemple un quartz de 4MHz, on obtient donc 1000000
cycles/seconde, cela nous donne une puissance de l’ordre de 1MIPS (1 Million d’ Instructions Par
Seconde). Avec une horloge de 20MHz, on obtient une vitesse de traitement plus qu’honorable.
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Ce sont des instructions qui manipulent les données sous forme d’octets. Elles sont codées de
la manière suivante :
- 6 bits pour l’instruction : logique, car comme il y a 35 instructions, il faut 6 bits pour pouvoir
les coder toutes
- 1 bit (d) pour indiquer si le résultat obtenu doit être conservé dans le registre de travail
(accumulateur) W de l’unité de calcul (W pour Work) ou sauvé dans un registre F (F pour File).
Problème ! 7 bits ne donnent pas accès à la mémoire RAM totale, donc voici l’explication de la
division de la RAM en deux banks. Pour remplacer le bit manquant, on utilise le bit RP0 du registre
STATUS.
Bien qu'on ne l'utilise pas sur le 16F84, le bit RP1 est aussi réservé pour le changement de
bank, le 16F876 par exemple possède 4 banks.
Ce sont des instructions destinées à manipuler directement les bits d’un registre d'une case
mémoire. Elles sont codées de la manière suivante :
Ce sont les instructions qui manipulent des données qui sont codées dans l’instruction
directement. Elles sont codées de la manière suivante :
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- L’instruction est codée sur 6 bits
- Elle est suivie d’une valeur IMMEDIATE codée sur 8 bits (donc de 0 à 255).
Ce sont les instructions qui provoquent une rupture dans la séquence de déroulement du
programme. Elles sont codées de la manière suivante :
Nous pouvons déjà en déduire que les sauts ne donnent accès qu’à 2K de mémoire
programme (211). Pas de problème pour le 16F84 qui ne possède que 1k de mémoire programme.
MOVF F,d ; recopie le registre F soit dans W soit dans lui-même Recopier un registre sur lui-même
peut paraître sans intérêt, mais comme l'instruction positionne les indicateurs, cela peut s'avérer
intéressant
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I.17.6 Le jeu d'instructions
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II- Le registre STATUS
Le registre STATUS est principalement utilisé pour tout ce qui concerne les tests.
b1 : DC Digit Carry
Ce bit est utilisé principalement lorsque l’on travaille avec nombres BCD. Il indique un report du
bit 3 vers le bit 4.
b2 : Z Zero
b3 : PD Power down
Indique quel événement a entraîner le dernier arrêt de la PIC (instruction sleep ou dépassement
du temps du watchdog). Il est actif à l’état bas. Donc que 0 = bit validé.
b4 : TO Time-Out bit
Ce bit indique (si 0), que la mise en service suit un arrêt provoqué par un dépassement de temps
ou une mise en sommeil. Dans ce cas, PD effectue la distinction.
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b6 : RP1 Register Bank Select1
Permet la sélection des banques 2 et 3. Inutilisé pour la 16F84, doit être laissé à 0.
B7 : IRP Indirect RP
Permet de décider quelle banque on adresse dans le cas de l’adressage indirect.
Ce registre se situe à l’adresse 0x0B, dans les 2 banques. Il est donc toujours accessible.
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Valide les interruptions si on a changement de niveau sur une des entrées RB4 à RB7.
Signale une transition sur la pin RB0 dans le sens déterminé par INTEDG du registre OPTION
(b6)
Remarque :
Rappelez-vous que les flags ne se remettent pas à 0 tout seuls. C’est votre programme qui doit
s’en charger, sous peine de rester indéfiniment bloqué dans une routine d’interruption. Le bit
EEIF se trouve dans le registre EECON1.
Ce registre se trouve à l’adresse 0x81, donc dans la banque1. Dans les fichiers include de
MPLAB, ce registre est déclaré avec le nom OPTION_REG.
b7 : RBPU
Quand ce bit est mis à 0 (actif niveau bas en italique), une résistance de rappel au +5 volt
est placée sur chaque pin du PORTB.
La résistance interne force la pin RB0 à 1 lorsque le bouton n’est pas pressé. Notez que
cette option valide les résistance sur toutes les pins du PORTB. Il n’est donc pas possible de
choisir certaines résistances en particulier. De même cette fonction n’existe que pour le PORTB.
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b6 : INTEDG Interrupt Edge Select Bit
Donne, dans le cas où on utilise les interruptions sur RB0, le sens de déclenchement de
l’interruption.
Si b6 = 1, on a interruption si le niveau sur RB0 passe de 0 vers 1.
Si b6 = 0, l’interruption s’effectuera lors de la transition de 1 vers 0.
Ce bit détermine le fonctionnement du timer0. Retenez que le timer0 est incrémenté soit
en fonction de l’horloge interne (synchronisé au programme), dans ce cas b5 = 0, soit il compte
les impulsions reçues sur la pin RA4, dans ce cas b5=1.
Donne, pour le cas ou le bit 5 serait 1, le sens de la transition qui détermine le comptage
de tmr0. Si b4 = 1, on a comptage si le signal passe de 5V à 0V sur RA4.
Si on a b4 = 0, ce sera le contraire.
Un prédiviseur indique le nombre de pulses qui devra être reçu pour provoquer une
incrémentation de la destination.
Il effectue une prédivision au niveau du timer du watchdog (b3 = 1), soit il effectue une
prédivision au niveau du tmr0 (timer0) (b3=0).
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b2, b1,b0 : PS2,PS1,PS0
V- Le registre EEDATA
C’est dans ce registre que va transiter la donnée à écrire vers ou la donnée lue en provenance
de l’eeprom. Ce registre est situé à l’adresse 0x08 banque0.
Dans ce registre, situé à l’adresse 0x09 banque0, nous allons préciser sur 8 bits l’adresse
concernée par l’opération de lecture ou d’écriture en eeprom. Nous voyons déjà que pour cette
famille de PICs, nous ne pourrons pas dépasser 256 emplacements d’eeprom. Pour la 16F84, la
zone admissible va de 0x00 à 0x3F, soit 64 emplacements.
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C’est le flag qui est en liaison avec l’interruption EEPROM. Il passe à 1 une fois l’écriture en
eeprom terminée. Si le bit EEIE du registre INTCON est à 1, une interruption sera générée
C’est un bit d’erreur. Il passe à 1 si une opération d’écriture en eeprom a été interrompue, par
exemple par un reset.
bit 1 : WR WRite
bit 0 : RD ReaD
Démarrage d’un cycle de lecture. Reste à 1 durant un cycle, puis est remis à 0 automatiquement
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IX- LCD
Ports du LCD :
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IX-2 Initialisation du LCD
Avant de pouvoir utiliser le LCD, nous devons le configurer après chaque mise sous tension.
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a) Configuration 8 ports de données
D=display
D=0 -> éteindre le LCD
D=1 -> allumer le LCD
C = curseur
C=0-> ne pas afficher le curseur
C=1-> afficher le curseur
B=blinking
1/D=0-> décrémenter
1/D=1-> incrémenter
S=0-> the display is not shifted
S=1-> the display is shifted
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b) Configuration 4 ports de données
D=display
D=0 -> éteindre le LCD
D=1 -> allumer le LCD
C = curseur
C=0-> ne pas afficher le curseur
C=1-> afficher le curseur
B=blinking
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Indication du sens d’écriture
RS R/W DB7 DB6 DB5 DB4
0 0 0 0 0 0
0 0 0 1 1/D S
1/D=0-> décrémenter
1/D=1-> incrémenter
S=0-> the display is not shifted (non souligné)
S=1-> the display is shifted (souligné)
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On/off control 40µs
RS R/W DB7 DB6 DB5 DB4 DB3 DB2 DB1 DB0
0 0 0 0 0 0 1 D C B
D=1 : display on
C=1 : curseur affiché
B=1 : encadre le caractère à la position du curseur
Cursor/shift 40µs
Write Data to CG or DD RAM ( 46µs pour afficher dans DD RAM, 120µs pour écrire dans CG RAM)
La donnée est écrite dans la position actuelle du curseur en (DD/CG) RAM (Cela dépend de la
dernière commande d’adressage de la RAM (CG/DD)).
L’adresse de la RAM en question est incrémentée ou décrémenté ensuite.
dddd dddd : indique le caractère en mémoire CG RAM à écrire en mémoire DD RAM ou permet
de créer un caractère en mémoire CG RAM
Exemple :
Ecrire "A" sur la première ligne et au premier caractère (DD RAM 00)
La mémoire CG RAM comporte une zone réservée pour créer des caractères.
Pendant l’initialisation du LCD, nous choisissons la résolution du caractère ( 5*7 ou 5*11 pour
le LCD). Le caractère sera donc issu d’une matrice de 7 ou 11 octets qui contiennent 5 bits utiles
de résolution 5*7
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Adresse CG donnée CG affichage LCD
A+0 xxx11100 ***
A+1 xxx10000 *
A+2 xxx11100 ***
A+3 xxx10100 **
A+4 xxx11100 ***
A+5 xxx00000
A+6 xxx00001 * (ligne du curseur)
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b) Les instructions de lecture (R/W=1)
IX-4 l’émission
L’émission est effectuée en position les ports DB0-7 ou DB4-7 du LCD à l’état voulu. La
validation des bits est réalisée par le passage de l’état 1 à l’état 0 de E. Une suite de messages doit
être espacé de 0,5 µs minimum.
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No. Instruction Hex
1 Function Set: Mode 8-bit, 1 Line, 5x7 Dots 0x30
2 Function Set: Mode 8-bit, 2 Line, 5x7 Dots 0x38
3 Function Set: Mode 4-bit, 1 Line, 5x7 Dots 0x20
4 Function Set: Mode 4-bit, 2 Line, 5x7 Dots 0x28
5 Entry Mode 0x06
Display off Cursor off
6 0x08
(clearing display without clearing DDRAM content)
7 Display on Cursor on 0x0E
8 Display on Cursor off 0x0C
9 Display on Cursor blinking 0x0F
10 Shift entire display left 0x18
12 Shift entire display right 0x1C
13 Move cursor left by one character 0x10
14 Move cursor right by one character 0x14
15 Clear Display (also clear DDRAM content) 0x01
16 Set DDRAM address or coursor position on display 0x80+add
17 Set CGRAM address or set pointer to CGRAM location 0x40+add
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[Link] 42
X- Le Convertisseur
REGISTRE ADCON0
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Sélection fréquence d’horloge du C.A.N. :
Le bit GO/DONE lance la conversion lorsqu’il est positionné à “1”. Il passe à “0” lorsque la
conversion est terminé. Il est nommé ADGO dans le langage C HI-TECH .
Activation du C.A.N. :
Le positionnement à “1” du bit ADON active le convertisseur A/N. Dans le cas contraire le C.A.N.
Est inopérant.
REGISTRE ADCON1
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