LYCEE/EX CEM I DE DAHRA
GOREE DANS LA TRAITE NEGRIERE
NOMS DES EXPOSANTS
SIDI FALL
KHOUDIA GUEYE
NDEYE TENING GUEYE
BIGUE NDIAYE
MAGUETTE NDIAYE
MATY NIANG
GANA SECK
MARAME SYLLA
Sous la direction de : M. SY
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PLAN
INTRODUCTION
I°) Histoire de L’Ile de Gorée
II°) La Maison des exclaves
III°) Le Rôle de Gorée dans la traite Négrière
CONCLUSION
INTRODUCTION
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L'île de Gorée, ou simplement Gorée, est à la fois une île de l'Océan Atlantique nord situés dans la
baie de Dakar et l'une des 19 communes d'arrondissement de la capitale du Sénégal. C'est un lieu
symbolique de la mémoire de la traite négrière en Afrique, reconnu officiellement par
l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1978. Gorée, « île-mémoire » de cette tragédie, fut
ainsi l’un des tous premiers lieux à être portés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
I°) Histoire de L’Ile de Gorée
Le navigateur portugais Denis Dias atteint l'île de Gorée en 1444, qu'il baptise « Palma ». Les
Hollandais s’emparent de Gorée en 1588 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du
nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île le 1er novembre 1677, mais les Anglais leur disputent
cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802. L'île fut occupée par les Anglais de 1804 à 1817 puis
rendue à la France.
La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du
Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour
l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence du commerce triangulaire.
À Gorée, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d'Anne Pépin), connue dans le
monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique.
Cependant, l'île de Gorée reste une place qui a joué un rôle non négligeable dans la traite, par la
présence de captiveries françaises et le nombre d'esclaves déportés (environ 500 par an entre 1726 et
1755 et 15 476 entre 1761 et 1848). L'historien américain Philip Curtin (en) estime ce nombre entre
900 et 1 500 personnes.
Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois
Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal. L'on trouve aux Archives
nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu'à la Bibliothèque Nationale François
Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce
commerce.
II°) La Maison des exclaves
La maison des Esclaves ne se présente plus, ses murs rouges et les chaînes des caves ont été montrés
dans tous les livres d'histoire. L'ancien conservateur Boubacar Joseph Ndiaye (décédé en 2009) était
une institution. Grâce à lui, cette bâtisse construite par les Hollandais au XVIIe siècle a été rénovée
avec l'aide de l'UNESCO en 1990. C'est l'une des dernières maisons d’esclaves encore debout, d'une
capacité de 150 à 200 esclaves, et elle est devenue le symbole de l’horreur de la traite négrière,
depuis la vente d’esclaves africains par les Africains eux-mêmes, jusqu’à la commercialisation
d’êtres humains envoyés aux Amériques par millions par les colonisateurs portugais, puis hollandais
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et français. Leur pays de destination dépendait du besoin des acquéreurs, le père pouvait partir aux
USA, la mère au Brésil et l'enfant aux Antilles. Ils partaient de Gorée sous des numéros de matricule.
On visite à gauche en entrant la salle des pesées – les esclaves faisant moins de 60 kg étant mis en
attente et gavés jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids. A côté, la salle où les hommes aptes à partir
attendaient leur tour, puis la salle des enfants, des jeunes filles vierges, et enfin des femmes. Sous les
escaliers, des cachots pour les récalcitrants. Au bout du couloir, la « porte du non-retour » puis la
mer, dernier passage avant les Amériques. A l'étage, une salle d'exposition revient sur le commerce
triangulaire à travers des panneaux explicatifs, intégrant les dernières recherches. Une visite
incontournable.
Sur l’île de Gorée, la Maison des Esclaves, fondée en 1776, est le monument le plus célèbre. Lieu
plus symbolique qu’historique, cette maison constitue une terre de pèlerinage pour la population
africaine. Beaucoup de voyageurs qui y sont passés vous diront que cette maison ne se visite pas, elle
se vit.
Dans les minuscules cellules, les esclaves étaient séparés de leurs familles, entassés et enchaînés, en
attendant d’être vendus ou de mourir. La porte dite du « voyage sans retour » ne pourra pas vous
laisser de marbre. C’est cette porte que les esclaves empruntaient pour embarquer sur un bateau les
menant loin des leurs, vers une vie de souffrances.
III°) Le Rôle de Gorée dans la traite Négrière
La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du
Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour
l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-
musulmane et européenne.
À Gorée, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d'Anne Pépin), connue dans le
monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En
effet, le passage des esclaves par Gorée fut très minoritaire : entre 900 et 1 500 personnes d'après
l'historien américain Philip Curtin. Cependant, l'île de Gorée reste une place qui a joué un rôle
important dans la traite, par la présence de captifs français et le nombre d'esclaves déportés (environ
500 par an entre 1726 et 1755 et 15 476 entre 1761 et 1848).
Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois
Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal. L'on trouve aux Archives
nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu'à la Bibliothèque Nationale François
Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce
commerce.
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CONCLUSION
En s’imposant comme le point le plus à l’ouest de l’Afrique, à une vingtaine de minutes de Dakar,
l’île de Gorée constituait en effet une escale idéale pour tous les navigateurs. Mais elle est
aujourd’hui principalement connue pour avoir été un centre de commerce d’esclaves de la côte
africaine du XVe au XIXe siècle.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978, l’endroit est le symbole de l’exploitation
humaine et de l’esclavage. Non seulement l’île vous invite à découvrir une partie de l’histoire du
Sénégal, mais elle vous met également face à un pan sombre de l’Histoire. Apprêtez-vous à vivre une
visite riche en émotions en mettant le cap sur cette île si particulière.