Première partie : LES NOTIONS SUR LE PRINCIPE DE LA
LEGALITE
L’exercice de la fonction administrative est dominé par le principe fondamental
de la légalité. La légalité est la qualité de ce qui est conforme à la « loi », ce
terme devant être entendu en son sens le plus large qui est celui de « droit ».
Le principe de légalité qui domine toute la théorie des actes
administratifs, signifie que l’administration est soumise au droit. La Loi,
incarnation de la volonté générale, s’impose à l’administration comme elle
s’impose aux individus : « Nul n’est censé ignorer la loi ».
La soumission de l’administration au droit est une garantie des citoyens contre
l’arbitraire, l’incohérence ou l’inefficacité de l’action administrative.
Le principe de légalité constitue donc une limitation du pouvoir administratif.
En cela il est un principe libéral. Les administrés disposent de voies de droit
pour faire contrôler son observation par l’administration.
La légalité se définit comme un ensemble de règles de droit et d’actes
juridiques qui s’imposent à l’administration. Cet ensemble est hiérarchisé ; les
règles inférieures doivent respecter les règles supérieures. L’ensemble de
règles de droit qui s’imposent aux autorités administratives forme, le « bloc de
la légalité ».
Les règles de droit qui s’imposent à l’administration procèdent de
sources écrites et de sources non écrites.
I-1- Les sources écrites de la légalité
1
Les normes écrites que l’administration est tenue d’appliquer ou du
moins de respecter pour chacune de ses actions sont : la constitution, les
normes internationales, les lois et les normes administratives.
I-1-1- Les sources constitutionnelles
La constitution est formée par l’ensemble des dispositions qui occupent
le sommet de la hiérarchie des normes dans l’ordre interne. Elle est l’acte le
plus solennel et fait partir des sources de la légalité administrative.
La constitution s’impose à l’administration et il revient au juge administratif de
contrôler la constitutionnalité des actes administratifs. Il faut toutefois
souligner que la constitution ne comprend que peu de dispositions s’appliquent
directement à l’action administrative :
- elle fixe des règles de compétence et de procédure qui s’imposent aux
organes constitutionnels en tant qu’ils sont des autorités
administratives : ex. règles relatives au pouvoir réglementaire du
Président de la République et du Premier Ministre ; à la nomination
des fonctionnaires de l’Etat ; au contreseing ministériel des actes du
Président de la République ; ex. des règles répartissant les
compétences entre le domaine du règlement et celui de la loi.
- La constitution fixe aussi certaines règles de fond s’imposant aux
autorités administratives : ex : les principes contenus dans le titre 1 de
la constitution (droits et libertés reconnus aux citoyens) ; la
supériorité des traités internationaux sur la loi interne ; le principe de
libre administration des collectivités territoriales. Ces principes
2
s’imposent tant au législateur qu’aux autorités administratives
centrales et locales.
L’acte administratif n’est annulé pour inconstitutionnalité que s’il viole
directement et par lui-même la constitution. Le juge administratif ne se
reconnaît pas le pouvoir de contrôler la constitutionnalité des lois. Et il se
refuse en conséquence à apprécier la constitutionnalité d’un acte administratif
puis en application d’une loi elle-même contraire à la constitution. La loi
constitue ainsi pour le juge un écran infranchissable. Si l’acte administratif,
contraire par hypothèse à la constitution, trouve son fondement direct dans
une loi s’interposant entre lui et la constitution, son illégalité ne pourra pas
être invoquée devant le juge parce que la loi fera «écran ».
Le préambule de la constitution et les déclarations de droits auquel il
renvoie sont également importants ; il s’agit de dispositions générales figurant
en tête de la constitution, avant l’énumération des articles ; elles sont
généralement consacrées à l’exposé des grands principes qui constituent la
philosophie politique de l’Etat. Elles affirment également l’attachement du pays
à des déclarations solennelles de droits. Ainsi la déclaration universelle des
droits de l’homme du 10 décembre 1948 ; la Déclaration africaine des droits de
l’homme et des peuples de 1981. Les termes utilisés sont souvent à la fois
vagues et pompeux. Le problème est en effet de savoir si ces dispositions ont
valeur de source constitutionnelle de droit. La question de savoir si le
préambule et les déclarations de droits auxquelles il renvoie ont force de textes
juridiques et plus spécialement si la violation de leurs dispositions par un acte
administratif constitue une illégalité entraînant annulation dudit acte par le
juge est nettement résolue dans le sens de l’affirmative : CE 12 février 1960, Sté
3
Eky : le CE évoque les dispositions de la déclaration des droits de 1780 «à
laquelle se réfère le préambule de la constitution de 1958 ».
Mais cela n’est vrai qu’en ce qui concerne les dispositions suffisamment
précises pour avoir immédiatement valeur de droit positif.
I-1-2- Les sources internationales
Les sources internationales proviennent des conventions, accords et
traités internationaux et des règlements communautaires.
Depuis que la constitution reconnaît aux traités ou accords régulièrement
ratifiés ou approuvés une «autorité supérieure à celle des lois»., la
jurisprudence les considère comme des sources de la légalité Ainsi, les actes
administratifs doivent être conformes aux traités internationaux, à condition
que ceux-ci :
- soient régulièrement incorporés dans le droit interne, c’est-à-dire
ratifiés (ou approuvés) et publiés ;
- soient appliqués par l’autre partie ; cette règle de réciprocité connaît
des exceptions ; elle est écartée dans certaines conventions
humanitaires.
Introduits dans l’ordre interne, les traités y ont une autorité supérieure à
celle des lois. Ils s’imposent donc aux actes administratifs. La jurisprudence,
tant administrative que judiciaire, admet clairement la primauté du traité aussi
bien sur la loi postérieure que sur la loi antérieure.
4
Le droit conventionnel international s’impose aux autorités nationales selon le
principe de supériorité des traités posé par la constitution. Cette règle
concerne les actes administratifs comme les lois.
La question de la primauté du droit international connaît un
développement particulier avec le droit communautaire dérivé : règlements
communautaires, c’est-à-dire les normes qui sont prises dans le cadre
communautaire (UEMOA, CEDEAO). Les mesures ainsi prises par les organes
communautaires (Conseil des ministres, commission de l’UEMOA) entrent
directement en vigueur dans les ordres internes nationaux et y constituent par
conséquent des sources immédiates de légalité sans qu’il y ait lieu de procéder
aux formalités habituelles. Et à cet titre, elles s’imposent aux autorités
administratives comme d’ailleurs au législateur.
I-1-3- La source législative
Les sources de légalité administrative comprennent naturellement les
lois dont le respect s’impose dans tous les cas à l’administration. La loi est
l’acte des organes législatifs élaboré selon la procédure législative prévue par la
constitution. A cet égard, on distingue plusieurs catégories de lois : loi
organique, loi référendaire, loi de finances, loi ordinaire… mais toutes ont la
même force obligatoire pour les autorités administratives.
La constitution a opéré une délimitation des domaines respectifs de la loi
et du règlement ; le domaine de la loi étant défini de façon limitative et le
législateur ne peut légiférer que sur les matières comprises dans ce domaine.
5
Le domaine de la loi est défini au moyen d’une énumération qui présente les
caractéristiques suivantes : une distinction est faite entre les matières dont la
loi «fixe les règles » et qui, par suite relève d’elle dans leur intégralité et des
matières dont la loi «détermine les principes fondamentaux » et qui, par suite,
ne relèvent d’elle que pour ces principes.
A cette double énumération doivent être ajoutées diverses dispositions
constitutionnelles qui prévoient l’intervention obligatoire du Parlement :
matières exigeant l’intervention des «lois organiques», déclaration de guerre,
prorogation de l’état de siège, ratification ou approbation des traités ou
accords.
I-1-4- Les sources administratives de la légalité
Les actes pris par l’administration s’imposent à elle-même. Ils constituent
en effet une source de légalité. Cette situation s’explique par le principe de
l’autorité de la chose décidée
Elles sont nombreuses car tous les actes juridiques de l’administration
sont sources de droit. Leur portée diffère selon les cas. C’est ainsi que l’acte
réglementaire est la source la plus importante. Il crée des règles générales et
impersonnelles. Il est fréquemment utilisé par l’administration.
L’acte individuel fait également partie des sources. Il crée une règle qui
modifie la situation de son destinataire. Il peut s’agir d’une autorisation, d’une
sanction ou d’une nomination. L’administration est tenue de le respecter et de
l’exécuter si nécessaire. Elle est aussi liée à l’acte individuel dans ses décisions
ultérieures.
6
C’est le principe de l’intangibilité des effets individuels des actes
administratifs. La violation de cette obligation entraîne l’illégalité de la nouvelle
décision.
L’autorité est liée à un principe fondamental (tu soufreras de la loi que tu
as faite) ; elle est également fonction de la hiérarchie des actes administratifs.
L’administration est tenue de respecter ses propres règles. De ce principe
découlent 3 conséquences :
- L’administration doit appliquer les règles qu’elle pose. Il s’agit d’une
obligation générale qui impose aux autorités administratives de tirer
les conséquences des règles édictées et ce, en prenant les mesures
d’application nécessaires ou en exécutant matériellement les
décisions ;
- En second lieu, l’administration ne doit contrevenir aux règles qu’elle
a édictées ;
- Enfin, l’administration peut modifier ou abroger ses décisions en
application du principe de l’adaptation de l’action administrative. Les
décisions administratives ne sont donc jamais définitives. Mais cette
prérogative trouve ses limites dans l’obligation de respecter des droits
acquis.
Les autorités administratives sont strictement hiérarchisées. Il s’agit là d’un
principe fondamental de l’organisation administrative qui a des effets sur la
légalité. En effet, les actes administratifs sont d’abord hiérarchiquement classés
suivant la nature de leur auteur.
7
Ainsi chaque autorité administrative, en édictant un acte, doit respecter
les règles adoptées par l’autorité supérieure. Dans ses décisions, le Ministre
doit tenir compte des décrets gouvernementaux, le préfet doit veiller au
respect des arrêts ministériels, etc.
A un même échelon, une hiérarchie des actes peut également être
imposée. Elle repose sur la différence des procédures ou des formes adoptées :
il en va ainsi de la hiérarchie entre décret simple et décret délibéré en conseil
des ministres.
I-2- Les sources non écrites de la légalité
Il faut distinguer entre deux séries de règles, les principes généraux du
droit d’une part, les décisions revêtues de l’autorité de la chose jugée d’autre
part.
I-2-1 Les principes généraux du droit (PGD)
Ils sont nés à partir du rôle normatif et supplétif du juge administratif. Ce
sont des principes non écrits qui s’imposent à l’autorité réglementaires en
l’absence de toute disposition législative.
On pourrait dénombrer 4 catégories ne principes généraux du droit, mais
cette liste n’est pas limitative.
- Les P.G.D. qui résultent du principe de l’égalité : égalité devant la loi,
devant le service public, devant l’impôt etc…
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- Les principes qui ont pour objet la sauvegarde des droits et libertés
des citoyens : principe de la liberté du commerce et de l’industrie,
principe des droits de la défense.
- Les principes généraux relatifs à la sécurité des relations juridiques :
principes de la non rétroactivité des actes administratifs, principes des
droits acquis.
- Les principes relatifs à l’organisation et au fonctionnement de
l’administration : principe de la continuité du service public, existence
du pouvoir hiérarchique.
Progressivement est née une deuxième génération de P.G.D. relatif aux droits
économiques et sociaux : c’est le cas par exemple du droit à une vie familiale
normale.
Du point de vue de leur valeur juridique les P.G.D. ont, selon le
professeur CHAPUS, une valeur infra législative et supra décrétale, une valeur
infra législative et supra décrétale. Les P.G.D. sont donc placés entre la loi et le
décret.
Selon la doctrine, les P.D.G. ne sont en principe crées par le juge : celui-ci ne
fait que les découvrir :
- Soit en généralisant une règle contenue dans un texte (principe de la
liberté de l’enseignement, principe du droit de la défense) ;
- Soit en dégageant la règle de l’esprit d’un texte ou d’un ensemble de
textes, (principe du double degré de juridiction, principe de l’autorité
judiciaire gardienne de la propriété privée) ;
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- Soit en dégageant le principe de l’essence, de la nature d’une
institution (principe de la continuité du service public) ;
- Soit en étendant au domaine de l’activité administrative une règle
écrite applicable à d’autres domaines (principe de l’interdiction de
licencier une femme enceinte).
Ces principes sont considérés comme le fondement du droit public. La violation
des P.G.D. entraîne, comme celle de la loi, l’annulation des actes administratifs
irréguliers.
I-2-2- Les décisions de justice
Pas plus que le juge judiciaire, le juge administratif ne tient de la
Constitution le pouvoir de poser des règles générales. Son rôle se borne à
trancher les litiges particuliers qui lui sont soumis, c’est à dire, dans chaque cas
concret, où est le droit ; sa décision ne statue que sur l’espèce qui la suscite.
Mais la décision suppose nécessairement une règle préexistante. L’acte
juridictionnel implique la confrontation à la règle de droit des prétentions
opposées des parties. Le juge déduit, de cette confrontation, laquelle de ces
prétentions est conforme au droit.
Or, étant donné les caractères particuliers sur le plan administratif, il
était très fréquent, qu’aucun texte n’eut prévu le litige soumis au juge. Celui -
ci, pourtant, ne peut s’abstenir de juger : il se considère comme lié par l’article
10
4 du Code civil, qui défend au juge de se retrancher, pour refuser de statuer,
derrière « le silence ou l’obscurité de la loi ».
Dès lors, le juge administratif n’avait qu’une ressource : formuler lui-même la
règle générale qui lui permettrait de statuer. C’est ce qu’il a fait, et les règles
élaborées par lui (droit de la responsabilité, droit des contrats, contrôle des
décisions administratives par le recours pour excès de pouvoir) constituent la
Jurisprudence.
La jurisprudence s’attache au dispositif des décisions rendues par les
différentes juridictions et qui sont devenus définitives, il s’agit là d’une source
de la légalité administrative ; les décisions contenues dans le dispositif
s’imposent à l’autorité administrative lorsqu’elles sont devenues définitives.
Une décision de justice acquiert l’autorité de la chose jugée lorsqu’elle
est devenue définitive c’est-à-dire qu’elle n’est plus susceptible de recours,
soit par épuisement des vois de recours, soit par expiration des délais de
recours.
DEUXIEME PARTIE : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE
PUBLIQUE
Cette partie sera consacrée au commentaire de la LOI N°2022-34 du 11
juillet 2022déterminant les Principes Fondamentaux de la Santé et de l’Hygiène
Publique.
TITRE PREMIER : DES DISPOSITIONS GENERALES
CHAPITRE PREMIER : DE L’OBJET ET DU CHAMP
D’APPLICATION
11
Article premier : La présente loi détermine les règles essentielles relatives à la santé
publique et à l’hygiène publique en République du Niger.
La santé publique est une prise en charge par les pouvoirs publics de la santé physique
et morale des populations, sous tous ses aspects curatifs, préventifs, éducatifs et
sociaux, aussi bien à l’échelle locale que nationale.
L’Hygiène publique est l’ensemble des actions déployées par l’Etat et les collectivités
publiques ou par tout organisme public ou privé doté des prérogatives en vue de
sauvegarder la santé publique.
La pharmacie est l’ensemble des activités de fabrication, de contrôle qualité, de
stockage, de distribution, de détention, de dispensation, de représentation,
d’importation et d’exportation de médicaments et autres produits de santé.
Article 2 : La dimension santé et hygiène publique doit être prise en compte dans la
conception des politiques et documents de stratégie, programmes et projets publics de
développement conformément à l’éthique et à la morale.
CHAPITRE II : DES DEFINITIONS
Article 3 : Au sens de la présente loi, on entend par :
- Accouchement sécurisé : accouchement fait par un prestataire qualifié dans un
environnement habilitant.
- Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) : document délivré par l’autorité
compétente aux fins de commercialisation ou de distribution gratuite d’un produit,
après évaluation de sa sécurité, de son efficacité et de sa qualité.
- Autres produits de santé à usage humain : produits de santé comprenant :
- les matières premières à usage pharmaceutique, les dispositifs médicaux, les
réactifs et autres produits de laboratoire ;
- les produits cosmétiques ;
- les compléments nutritionnels et tout autre produit jugé comme produit de
santé par la législation en vigueur.
12
- Carte sanitaire : répartition spatiale des ressources déployées dans un pays pour
améliorer l’accès aux soins par la correction des déséquilibres observés pour la
population d’une part et pour permettre aux responsables sanitaires d’assurer une
planification efficiente d’autre part.
- Contrôle qualité : toutes les mesures prises, à savoir, la définition des
spécifications, l’échantillonnage, les tests, le contrôle analytique, pour faire en
sorte que les matières premières, les produits intermédiaires, les matériaux de
conditionnement et les produits pharmaceutiques finis soient conformes aux
spécifications fixées pour l’identification, le dosage, la pureté et d’autres
caractéristiques.
- Couple : homme et femme légalement mariés.
- Couverture Sanitaire Universelle : accès de la population aux services préventifs,
curatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin, ces services
étant de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n’entraine des
difficultés financières pour les usagers.
- Déchet : tout résidu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation de toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien
meuble destiné à l’abandon ou abandonné.
- Déchets biomédicaux : résidus issus des activités de diagnostic, de suivi et
traitement préventif, curatif ou palliatif dans le domaine de la médecine humaine et
vétérinaire.
- Déchets hospitaliers : ensemble des détritus produits dans un établissement
hospitalier. Ces détritus proviennent des activités de soins, de ménage, de
construction et de démolition, de jardinage ainsi que tous les autres détritus
assimilés.
- Dispensation : acte pharmaceutique qui consiste en la délivrance au patient d’un
médicament ou d’un produit de santé, après analyse de l’ordonnance et la mise à
disposition des informations nécessaires au bon usage des médicaments.
- Essai clinique : étude systématique des médicaments et autres produits de santé sur
des sujets humains, que ce soit des volontaires sains ou des patients, afin de
découvrir ou de vérifier les effets ou d’identifier tout effet indésirable des produits
13
de recherche ou d’étudier l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion
des produits dans le but de s’assurer de leur efficacité et de leur sécurité.
- Etablissement de santé et d’hygiène publique : toute structure qui mène des
activités dans le domaine des soins de santé, des laboratoires, de la pharmacie et de
l’hygiène publique.
- Homologation : ensemble des processus conduisant à l’obtention d’une
Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) à savoir l’enregistrement, le
renouvellement et les variations.
- Hygiène du milieu : action visant à l’amélioration de toutes les conditions qui,
dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles
d’influencer défavorablement sur le bien-être physique, mental et social
conformément à l’éthique et à la morale.
- Médecine traditionnelle : ensemble des connaissances, des pratiques et des
méthodes en usage, explicables ou non à l’état actuel de la science, basées sur les
fondements socio-culturels et religieux de la communauté pour diagnostiquer,
prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental, social ou
spirituel.
- Médicament : substance, composition ou préparation présentée comme possédant
des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou
animales ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal en
vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, de corriger ou de modifier leurs
fonctions organiques.
- Médicament à usage humain : toute substance, composition ou préparation
présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des
maladies humaines ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme en
vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, de corriger ou de modifier ses
fonctions organiques.
- Médicament Traditionnel Amélioré : tout médicament traditionnel ayant subi des
opérations pharmaceutiques d’amélioration basées sur la science pour accroitre son
acceptabilité.
- Médicament et substances sous contrôle : les médicaments sous contrôle sont
toutes substances ou compositions notamment les stupéfiants, les psychotropes, les
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précurseurs dont la culture, la fabrication, la détention, la distribution en gros et au
détail obéit à une réglementation internationale à laquelle le Niger a souscrit.
- Monopole pharmaceutique : responsabilité fondée sur les compétences et sur
l’indépendance du pharmacien ainsi que sur les devoirs professionnels, en vue de
garantir la sécurisation de l’approvisionnement en médicaments et la protection de
la santé publique.
- Nuisance : toute agression d’origine humaine contre le milieu physique,
biologique, naturel ou artificiel entourant l’homme et causant un simple
désagrément ou un véritable dommage à ce dernier.
- Participation communautaire : processus par lequel des personnes,
individuellement ou en groupe, exercent leur droit de jouer un rôle actif et direct
dans le développement des services appropriés, en garantissant les conditions d’une
amélioration durable de la vie.
- Planification Familiale : ensemble d’informations, des moyens, des méthodes et
techniques mis à la disposition des individus et des couples pour leur permettre de
décider librement du nombre d’enfants voulus au moment voulu et de l’intervalle
entre les naissances.
- Pollution : toute contamination ou modification directe ou indirecte de
l’Environnement provoquée par un acte susceptible d’influer négativement sur le
milieu, de provoquer une situation préjudiciable pour la santé, la sécurité, le bien-
être de l’homme, de la flore et de la faune ou les biens collectifs et individuels.
- Produits du tabac : tous les produits destinés à être fumés, prisés, sucés, chiqués
ou mâchés ou utilisés par tout autre procédé dès lors qu’ils sont constitués même
partiellement de tabac.
- Recherche en santé : processus visant à obtenir une connaissance systématique et
des technologies pouvant être utilisées pour améliorer la santé des individus ou des
groupes de population déterminés.
- Santé : état complet de bien-être physique, mental et social ne consistant pas
seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
- Santé de la Reproduction : état de bien-être général tant physique que mental,
moral et social de la personne humaine pour tout ce qui concerne l’appareil génital,
15
ses fonctions et son fonctionnement ne consistant pas seulement en l’absence de
maladies ou d’infirmités.
- Sécurité sanitaire des aliments : ensemble des règles et actions visant à veiller à
l’hygiène et à l’innocuité des aliments. Elle vise notamment à éviter les
intoxications alimentaires ainsi qu’à permettre, via des dispositifs de traçabilité des
produits, à pouvoir retirer du commerce les produits contaminés, périmés ou
falsifiés.
- Service public de santé : activité dont l’objectif est de satisfaire un besoin
d’intérêt général dans le domaine de la santé exercée par l’Etat ou les collectivités
territoriales ou par tout autre organisme public ou privé doté des prérogatives lui
permettant d’assurer cette mission.
- Soins de santé de qualité : ensemble des prestations de santé rationnelles qui
répondent aux règles de l’art de guérir basées sur des pratiques et attitudes en
tenant compte des connaissances scientifiques et de la dimension humaine de la
personne concernée ainsi que de l’environnement des soins de santé.
- Surveillance du marché : ensemble des opérations instituées par l’autorité
compétente pour assurer la continuité de la qualité, de l’efficacité et de la sécurité
du médicament tout au long de sa vie sur le marché.
- Système de santé : ensemble d’organisations, d’institutions, des ressources et des
personnes dont l’objectif principal est d’améliorer la santé.
- Trafic illicite des médicaments et autres produits de santé : ensemble des
opérations non autorisées par la loi ou par les autorités compétentes qui sont
menées par des personnes physiques ou morales et qui consistent en l’importation,
l’exportation, la fabrication, la distribution et la dispensation de médicaments et
autres produits de santé enregistrés ou non.
- Transfert : évacuation sanitaire, de référence, ou déplacement d’un service à un
autre, effectué à l’aide de moyens de transports sanitaires.
- Transport sanitaire : tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente,
pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas
d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou
maritimes, spécialement adaptés à cet effet.
16
- Urgence de santé publique : tout événement extraordinaire susceptible de
constituer un danger pour la santé publique en raison du risque de propagation des
maladies et qui peut requérir une action nationale ou internationale coordonnée.
- Vigilances : ensemble des processus continus de collecte, d’enregistrement et
d’évaluation d’incidents ou d’évènements indésirables susceptibles d’être liés à
l’utilisation des médicaments et autres produits de santé en vue d’en assurer la
surveillance, la sécurité d’emploi et le bon usage.
TITRE II : DES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA SANTE
CHAPITRE PREMIER : EN MATIERE D’ORGANISATION DU
SYSTEME NATIONAL DE SANTE
Article 4 : L’organisation du système national de santé relève de la responsabilité de
l’État et doit permettre :
- de garantir le bien-être de la population ;
- de prévenir les maladies, les incapacités et les mortalités précoces ;
- de promouvoir un meilleur état de santé de la population ;
- d’assurer la couverture, la qualité, l’efficience des services et la satisfaction
des besoins de santé ;
- d’assurer l’hygiène publique et de préserver l’environnement.
Article 5 : Il est institué sur le territoire national une carte sanitaire.
La création, l’implantation et l’exploitation de tout établissement de santé et
d’hygiène, public et privé s’effectuent conformément à la carte sanitaire.
Article 6 : Il est institué une procédure d’évaluation des établissements de santé,
publics et privés, dite « accréditation » en vue d’assurer l’amélioration continue de la
qualité et de la sécurité des soins.
CHAPITRE II : EN MATIERE DE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME
NATIONAL DE SANTE
Article 7 : Le service public de santé est fondé sur les principes d’accessibilité, de
continuité, d’équité et d’égalité pour tous.
Article 8 : Le financement du système de santé et de l’hygiène publique relève
prioritairement de la responsabilité de l’Etat.
17
Article 9 : Toutes les spécialités de la santé et de l’hygiène publique doivent être
prises en considération dans les programmes de formation de l’Etat en fonction des
besoins.
Article 10 : La communauté participe à la promotion de la santé et de l’hygiène
publique.
CHAPITRE III : EN MATIERE D’ADMINISTRATION DES SOINS ET DE
SANTE DE LA REPRODUCTION
Article 11 : Le patient a la liberté du choix du professionnel de santé dans la limite de
ses moyens et sous réserve du respect des niveaux de référence, sauf en cas de
nécessité absolue.
Article 12 : Aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement libre et
éclairé du patient lorsque ce dernier est conscient.
Article 13 : Un dispositif approprié doit être mis en place pour garantir la santé,
l’hygiène et la sécurité des praticiens, des patients, des autres usagers et de
l’environnement dans les établissements de santé et d’hygiène publiques.
Article 14 : Le patient a la liberté d’accéder et d’être maintenu dans un établissement
de santé de son choix.
Toutefois, il est tenu de se soumettre à l’avis du praticien en cas d’urgence sanitaire, de
décision de placement à des fins d’assistance, de mesures thérapeutiques,
d’internement ou de réquisition de l’autorité judiciaire.
Article 15 : Est interdit, tout refus de soins susceptible de constituer une menace pour
la santé publique, l’hygiène publique et l’environnement.
Article 16 : Le protocole national en vigueur est obligatoire pour toute personne
déclarée positive à une maladie contagieuse par les services compétents.
Article 17 : Le non-paiement des prestations de santé ne peut constituer un obstacle à
la délivrance des soins en cas d’urgence.
Article 18 : L’Etat assure la prise en charge de tout nigérien dont l’état de santé exige
un transfert dans une structure sanitaire adaptée à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.
Article 19 : Le droit à la santé est garanti à tout nigérien.
Article 20 : L’Etat veille à un accès équitable à l’information, à l’éducation, aux soins
prénatals, à l’accouchement sécurisé et aux soins postnatals.
18
Article 21 : L’Etat garantit la pratique de la planification familiale par des moyens ou
méthodes approuvées par les organismes compétents.
Article 22 : Le couple (homme et femme) a le droit de décider avec discernement des
questions ayant trait à la santé de la reproduction dans le respect des lois en vigueur,
de l’ordre public et des bonnes mœurs.
Article 23 : Tout couple (homme et femme) légalement marié a le droit de procréer.
Article 24 : Toutes les formes de violence et de sévices sexuels sur la personne
humaine sont interdites.
Article 25 : L’État, les collectivités territoriales et les groupements communautaires et
autres personnes morales doivent veiller à la sauvegarde et à la promotion du droit de
tout être humain à la santé.
Article 26 : L’interruption volontaire de grossesse est interdite. Elle ne constitue pas
une méthode de contraception.
Article 27 : L’interruption thérapeutique de grossesse n’est autorisée que dans les cas
ci-après :
- lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme
enceinte ;
- lorsqu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naitre soit atteint d’une affection
d’une gravité particulière au moment du diagnostic.
Article 28 : L’État crée les conditions d’accès pour les personnes qui le désirent à
l’assistance médicale à la procréation. Cette opération s’effectue dans le respect de
l’ordre public sanitaire et de la morale familiale.
Article 29 : Il est institué un système de gratuité des soins en faveur de certains
groupes vulnérables y compris les urgences sanitaires.
CHAPITRE IV : EN MATIERE D’INFORMATION SANITAIRE
Article 30 : L’État assure la collecte, le traitement et l’exploitation des données
relatives aux établissements de santé publics et privés ainsi que leur sécurisation dans
le respect de la législation relative à la protection des données à caractère personnel.
19
Article 31 : Tout couple (homme et femme) a l’obligation de contribuer à la
sauvegarde, à la protection et à la promotion de la santé de la reproduction des
personnes âgées, adultes, adolescents et enfants, hommes et femmes qui constituent
son entourage.
CHAPITRE V : EN MATIERE DE PROFESSIONS DE SANTE ET
D’HYGIENE PUBLIQUE
Article 32 : Le personnel de santé et de l’hygiène publique est organisé en ordre
professionnel ou en association professionnelle et est régi par un Code d’éthique et de
déontologie. Nul ne peut exercer la profession d’agent de santé et d’hygiène publique
s’il n’est inscrit au tableau national de l’ordre de la profession concernée.
Article 33 : L’exercice privé des professions de santé et d’hygiène publique, la
création, l’ouverture et l’exploitation de tout établissement de santé et d’hygiène
publique, d’enseignement et de recherche, publics ou privés, sont soumis aux
conditions fixées par voie règlementaire.
CHAPITRE VI : EN MATIERE D’ETHIQUE ET DE RECHERCHE EN
SANTE
Article 34 : Toute recherche impliquant des sujets humains doit être exécutée en
conformité avec les principes essentiels d’éthique suivants :
- le principe du respect de la personne ;
- le principe de bienfaisance sous ces deux aspects : éviter de nuire et promouvoir
un bien ;
- le principe de justice ;
- le principe de la qualité de la recherche.
Article 35 : Toute recherche en santé impliquant la participation d’êtres humains en
tant que sujets est subordonnée à leur consentement éclairé, libre et matérialisé par un
document.
Article 36 : La pratique d’autopsie, de dissections de cadavres, de prélèvements, de
conservation ou d’utilisation de pièces anatomiques humaines, en vue de
l’enseignement des sciences de la santé, de la thérapeutique et de la recherche
médicale est autorisée.
Article 37 : La pratique de la greffe dans un but thérapeutique sur un être humain et le
prélèvement des substances autres que le sang est autorisée.
Article 38 : Le prélèvement et la transplantation d’organes et de tissus humains ne
peut faire l’objet de commerce.
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CHAPITRE VII : EN MATIERE DE PHARMACIE
Article 39 : Seuls, sont autorisés à prescrire les médicaments et produits de santé :
- les médecins ;
- les chirurgiens-dentistes, dans la limite des produits utilisés dans le cadre de
l’art dentaire.
D’autres professionnels de santé peuvent prescrire à titre exceptionnel dans les
conditions déterminées par voie réglementaire.
Article 40 : Seuls sont autorisés à préparer et à dispenser les produits du monopole
pharmaceutique, les pharmaciens dans les établissements hospitaliers publics et privés
et dans les officines de pharmacie publiques et privées dans les conditions fixées par
voie règlementaire.
Article 41: Le remplacement d’un médicament régulièrement prescrit par un médecin
ne peut se faire que dans les conditions fixées par voie règlementaire.
Article 42 : La prescription et la dispensation des médicaments contenant des
substances vénéneuses se font conformément au régime particulier de listes I, II et des
stupéfiants.
Article 43: Aucun médicament et aucun produit de santé ne doivent être mis sur le
marché à titre gratuit ou onéreux, s’il n’a au préalable obtenu une Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM), conformément aux textes en vigueur.
Article 44: Le contrôle de la qualité des médicaments et produits de santé importés ou
fabriqués localement relève de la responsabilité de l’Etat.
Article 45 : Aucun essai clinique ne doit être entrepris au Niger sans une autorisation
délivrée par l’autorité compétente.
Article 46: Il est institué un système de surveillance du marché et un système de
vigilance des médicaments et produits de santé.
Article 47 : Les médicaments et produits de santé sont soumis à un système de la
tarification défini par voie règlementaire.
Article 48 : Les médicaments et produits de santé saisis, impropres à la consommation
sont détruits conformément à la règlementation en vigueur.
Article 49 : L’Etat veille au respect du monopole pharmaceutique dans les conditions
fixées par voie réglementaire.
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Article 50: Nul ne peut exercer la profession de pharmacien s’il n’est inscrit au tableau
de l’Ordre National des Pharmaciens.
Article 51 : Nul ne peut exercer à titre privé, la profession de pharmacien d’officine,
de pharmacien de laboratoire d’analyses biomédicales ou de pharmacien responsable
d’un établissement de distribution ou de fabrication s’il n’est autorisé par l’autorité
compétente.
CHAPITRE VIII : EN MATIERE DE MEDECINE ET DE
PHARMACOPEE TRADITIONNELLES
Article 52 : La pratique de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles est
autorisée dans les conditions fixées par voie règlementaire.
La pratique de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles concerne toutes
consultations, tous actes pratiques, dans un but diagnostic ou thérapeutique utilisant
exclusivement les méthodes traditionnelles techniquement valables et toutes ventes de
substances médicinales utilisées comme remèdes traditionnels.
Article 53 Les médecins-cliniciens peuvent prescrire les médicaments traditionnels
améliorés ayant une autorisation de mise sur le marché.
TITRE III : DES PRINCIPES FONDAMENTAUX EN MATIERE
D’HYGIENNE PUBLIQUE
CHAPITRE PREMIER : EN MATIERE D’HYGIENE SUR LES VOIES ET
PLACES PUBLIQUES ET DANS LES HABITATIONS ET
ETABLISSEMENTS PUBLICS ET PRIVES.
Article 54 : L’État veille à la salubrité des voies et places publiques.
Article 55 : Toute personne physique ou morale qui produit ou détient des déchets,
dans des conditions de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune,
à dégrader les paysages, à polluer l’air ou les eaux, à engendrer des bruits ou des
odeurs et d’une façon générale à porter atteinte à la santé de l’homme, de l’animal et à
l’environnement est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination dans des
conditions fixées par voie réglementaire.
Article 56 : Nul ne peut procéder au dépôt d’immondices, de détritus de ferrailles
d’épaves, de fûts usés, de décombres et gravats, d’ordures et au déversement des eaux
usées, des graisses, huiles de vidange, excrément sur les voies publiques.
Article 57 : Nul n’a le droit d’enfouir ou d’enterrer des cadavres d’animaux, des
ordures ménagères, des pierres, des graviers, des bois et d’autres matériaux sur les
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voies et places publiques, sur les rives ou dans les mares, les rivières, les fleuves, les
lacs, les étangs et les canaux d’irrigation ou à proximité d’un point d’eau.
Article 58 : La construction, la réhabilitation ou la démolition d’habitation,
l’implantation d’établissement à caractère industriel, artisanal et commercial,
l’installation et la construction des établissements sanitaires, scolaires et universitaires
publics et privés doivent se faire dans le respect des normes d’hygiène.
CHAPITRE II : EN MATIERE D’HYGIENE DES DENREES
ALIMENTAIRES ET DE L’EAU
Article 59: Le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments, de l’eau de boisson et de
leur bonne qualité nutritionnelle ainsi que leur promotion relève de la responsabilité de
l’Etat.
Article 60 : L’Etat veille à la protection des sources d’eau de boisson.
CHAPITRE III : EN MATIERE D’HYGIENE DU MILIEU NATUREL
Article 61 : Un système de gestion des déchets biomédicaux et hospitaliers est mis en
place par l’Etat.
Article 62 : Les collectivités territoriales sont responsables de l’élimination régulière
et hygiénique des ordures ménagères, excréta, eaux usées et déchets assimilés sur
l’étendue de leur entité respective.
CHAPITRE IV : EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LES NUISANCES
SONORES
Article 63 : L’utilisation de toutes sources de bruits intenses en milieu urbain, dans les
bars, les restaurants, les hôtels, les salles des jeux et spectacles, aux abords des
établissements scolaires et académiques, des formations sanitaires et autres services
administratifs est interdite.
CHAPITRE V : EN MATIERE D’INFORMATION DU PUBLIC
Article 64 : La population a le droit à l’information sur toute situation d’hygiène
publique susceptible de causer des dommages sur la santé humaine, animale et sur
l’environnement.
CHAPITRE VI : EN MATIERE DE MORGUES ET CIMETIERES
Article 65 : Une morgue doit être disponible dans chaque hôpital et/ou dans chaque
cimetière.
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Article 66 : Un cimetière doit être disponible dans chaque ville, village ou hameau.
TITRE IV : DES DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES ET FINALES
Article 67 : Une loi spécifique fixe les infractions et les sanctions applicables en
matière de santé et d’hygiène publique.
Article 68 : Les modalités d’application de la présente loi sont déterminées par décret
pris en Conseil des Ministres.
Article 69: Les dispositions législatives actuellement en vigueur en matière de santé et
d’hygiène publique s’appliquent en tout ce qui n’est pas contraire à la présente loi
jusqu’à l’intervention de textes règlementaires.
Article 70 : La présente loi est publiée au Journal Officiel de la République du Niger
et exécutée comme loi d’Etat.
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