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LINCONSCIENT

Le document traite du concept d'inconscient en psychanalyse, développé par Freud, qui désigne les phénomènes psychiques inaccessibles à la conscience mais influençant le comportement. Il explore les manifestations de l'inconscient, telles que les rêves, les lapsus et les traumatismes refoulés, ainsi que la structure de l'appareil psychique. Enfin, il aborde les critiques du concept, notamment son manque de fondement scientifique et moral.

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LINCONSCIENT

Le document traite du concept d'inconscient en psychanalyse, développé par Freud, qui désigne les phénomènes psychiques inaccessibles à la conscience mais influençant le comportement. Il explore les manifestations de l'inconscient, telles que les rêves, les lapsus et les traumatismes refoulés, ainsi que la structure de l'appareil psychique. Enfin, il aborde les critiques du concept, notamment son manque de fondement scientifique et moral.

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L’INCONSCIENT

Il s’agit d’un concept forgé par la psychanalyse désignant l’ensemble de phénomènes


psychiques inaccessibles à la conscience mais qui influent largement sur elle. On peut ainsi
parler, plus largement, d’inconscience pour désigner une conduite irresponsable mais aussi
pour désigner ce dont une personne ne se rend pas compte (lorsqu’elle dort par exemple).

I- Comment l'inconscient se manifeste-t-il?


Sigmund Freud, l'inventeur de la psychanalyse, est l'auteur qui a pleinement développé la
notion d'« inconscient » et l'a placée au cœur de sa doctrine. Mais, bien avant lui, certains
auteurs avaient déjà remarqué l'existence d'un certain nombre de phénomènes échappant à
la conscience.

Référence 1) Les « petites perceptions »

Avec sa doctrine des « petites perceptions » : Leibniz considère que certaines de nos perceptions
sont si petites qu'elles ne parviennent pas à franchir le seuil de notre conscience.

Ex le bruit que fait une goutte d'eau n'est pas distinctement perceptible par nos oreilles - il est donc
inconscient , même si nous le percevons quand même d'une certaine façon quand nous entendons le
bruit fait par une vague, autrement dit produit par des millions de gouttes d'eau.

Arg/Ref 2) Les désirs honteux et les traumatismes

Pour Freud, cependant, l'inconscient joue un rôle bien plus important. Médecin
de formation, il a compris que certaines souffrances physiques avaient des causes
d'ordre psychique.

→ Il est, en effet, très difficile de vivre avec certains désirs particulièrement honteux ou
certains traumatismes d'enfance douloureux : c'est la raison pour laquelle, à défaut de pouvoir être
supprimés, ils sont refoulés, c'est-à-dire empêchés de parvenir jusqu'à la conscience et
maintenus cachés. Tel est le mécanisme psychologique qui donne naissance à l'inconscient,
cette zone d'ombre de l'esprit qui en perturbe le fonctionnement normal.

Élisabeth, premier cas de guérison par la psychanalyse.


Exemple En 1892, cette jeune femme, de son vrai nom llona Weiss, vient consulter Freud parce qu'elle a des
clé douleurs dans une jambe. En l'interrogeant longuement, Freud s'aperçoit qu'elle refoule un désir
amoureux coupable, et donc resté inconscient, pour son beau-frère. Cette prise de conscience aurait
calmé ses douleurs.

Arg/Ref 3) Les lapsus, actes manqués et névroses

L'inconscient existe puisqu'il se manifeste. Nous ne savons rien de l'inconscient


mais nous sommes, suivant Freud forcés de déduire son existence de ses manifestations: ainsi,
les actes manqués, les lapsus en apparence non intentionnels peuvent apparaître comme motivés et
déterminés par une instance qui échappe à la conscience (l'inconscient) et qui se manifeste sous la
forme de pulsions.
Les lapsus (erreurs involontaires de la parole) peuvent-ils être des révélateurs, comme s'ils en disent
plus sur nous que nous n'aurions voulu montrer?

→ Les actes manqués (lapsus gestuel ex: rdv médecin) et les névroses, sont symptomatiques
de la façon dont l'inconscient s'efforce de s'exprimer aux dépens de celui qui en souffre. La « solution »
du refoulement étant souvent pire que le mal initial, une cure psychanalytique peut permettre de
déjouer les mécanismes de défense de l'inconscient pour éviter d'en souffrir.

Arg/Ref 4) Le rêve, « voix royale de l'inconscient »

Suivant Freud, pendant le sommeil, la tendance refoulante du moi perd de sa vigilance et laisse ainsi
s'exprimer l'inconscient. En effet, il nous arrive de rêver de ce dont nous ne voulions pas prendre
conscience de ce à quoi nous ne désirions pas penser durant la veille.
Le rêve est ainsi, selon Freud, la « voix royale » pour accéder à l'inconscient. Mais, comme
l'inconscient s'y expose d'une manière détournée, déguisée, travestie, il faut interpréter les rêves.

II- L'hypothèse de l’inconscient

Freud forge l’hypothèse de l’existence d’un inconscient dans le psychisme humain.

« Le moi n’est pas maître dans sa propre maison » → l’homme n’est pas maître de sa propre
conscience.

L’inconscient freudien comprend tout ce à quoi le sujet ne pense pas et tout ce qu’il refoule. Freud
propose deux divisions de l’appareil psychique pour expliquer sa théorie:

- Le conscient est ce qui permet l’adaptation du sujet au réel → réduite.


- Le préconscient regroupe tout ce dont le sujet n’a momentanément pas conscience,
L’inconscie bien qu’il puisse l’exprimer par le langage.
nt - L’inconscient, ce qui représente la plus grande part de l’appareil psychique, regroupe
psychanalyt l’ensemble des désirs qui cherchent à rejoindre le préconscient mais qui sont refoulés.
ique
Nouvelle division de l’appareil psychique :

- Le « ça » est le réseau inconscient des pulsions, entièrement régi par le principe de


plaisir. Lieu sans interdit, sans morale, sans limite, lieu des désirs et des instincts
- Le « surmoi » est l’instance morale, également inconsciente, qui regroupe les normes
sociales et familiales intériorisées par le sujet.
- Le « moi » est un médiateur, qui cherche à concilier les pulsions du « ça » avec les
interdits du « surmoi ». De cette instance dépend l’équilibre psychique de la personne.

La sublimation est un processus complexe par lequel la pulsion dévie de son but sexuel immédiat pour
se mettre à la disposition d'activités culturelles socialement valorisées.

Argument La cure psychanalytique


→ La découverte de l’inconscient met en évidence le fait que l’homme n’est pas
entièrement maître de lui-même, de ses pensées et de ses actions.
Néanmoins, cette réduction du pouvoir qu’il a sur lui-même ne doit pas être penser comme
une fatalité : l’inconscient et ses manifestations peuvent faire l’objet d’une appropriation par le sujet.
C’est l’enjeu de la cure psychanalytique.
La cure psychanalytique a pour but d’aider celui-ci à vivre sans être empêché par des
souffrances passées, ou par des symptômes dont les causes étaient inconscientes. Cette cure
repose sur l’usage de la parole.

III- Les critiques adressées au concept d’inconscient

Arg/Ref Le concept d’inconscient n’est pas scientifique : pour Freud, la psychanalyse constitue une
science. Mais Karl Popper va remettre en cause cette idée en évoquant le critère de falsifiabilité. En
effet, selon Popper, une théorie n’est scientifique que s’il est possible d’énoncer les conditions
dans lesquelles elle serait fausse, on ne peut pas les réfuter, les rendre fausses.

Arg/Ref Le concept d’inconscient n’est pas moral :

Alain estime que le concept d’inconscient freudien n’est pas moral puisqu’il retire à l’homme sa
responsabilité
.
Sartre considère, ainsi, que la doctrine freudienne fait de l'individu le jouet de son inconscient, ruine
l'idée de liberté et n'est qu'un alibi de ce qu'il appelle « la mauvaise foi » : invoquer l'inconscient,
c'est se mentir à soi-même et faire comme si nos choix n'étaient pas le produit de décisions
conscientes.

Il serait trop facile de prétendre que tous nos actes sont excusables parce qu'ils seraient le
fruit d'un inconscient qui nous ôterait toute responsabilité. Nous avons, au contraire, le
devoir d'assumer son existence et celui de maîtriser le pouvoir qu'il pourrait exercer sur
nous.

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