CHAPITRE 3 : NOTION DE MODELE RELATIONNEL
OBJECTIFS : A la fin de ce chapitre l’apprenant doit être capable :
✓ Définir la notion de modèle relationnel
✓ D’identifier les éléments du modèle relationnel
✓ Maitriser les règles de Passage du modèle entités-associations au modèle
relationnel
✓ Définir les dépendances fonctionnelles
✓ Définir Concept de Normalisation
✓ Définir Transformation des diagrammes E-R en tableaux relationnels.
✓ Exemple de conception d’un schéma relationnel.
1. INTRODUCTION
On attribue généralement la paternité des premiers travaux consacrés aux BDD
relationnelles à un chercheur de la compagnie IBM nommé Ted Codd. En 1970,
il publia un article sur les bases de données relationnelles, au contenu très
mathématique. Les méchantes langues vous diront que tous ceux qui publient sur
le sujet des BDD citent cet article, mais que fort peu l'ont lu (l'auteur de ces lignes
est dans ce cas).
En termes savants, Edgar Frank Codd voulait assurer l'indépendance entre
l'organisation logique des données et la technique informatique utilisée pour les
stocker. En termes simples, il cherchait une méthode permettant de stocker des
données (structurées) de toute nature, sans recourir chaque fois à de la
programmation spécifique. Ted Codd est considéré comme le créateur de l'algèbre
relationnelle (l'aspect théorique des bases de données), qui utilise la théorie des
ensembles.
En 1976, P. Chen proposa le modèle entité-relation. Depuis, ce modèle est
presque universellement utilisé pour établir le schéma relationnel des BDD.
Contrairement, à certain modèle, il repose sur des bases théoriques solides fondé
sur la notion de relation : un tableau à deux dimensions qui contient un ensemble
de n-uplets (les lignes).
• Définition
• Le modèle relationnel est une manière de modéliser les informations
contenues dans une base de données qui repose sur des principes
mathématiques inventés par Edgar F. Codd
2. LES ELEMENTS DU MODELE RELATIONNEL
a) Entité : est définit comme un objet existant dans le monde réel.
b) Attributs : un identificateur (un nom, prénom, sexe, etc) décrivant une
information stockée dans une base.
c) Domaine : l’ensemble, fini ou infini, des valeurs possibles d’un attribut.
L’ensemble des valeurs des attributs d’une entité est appelé n-uplet ou tuple.
d) Un identifiant ou clé : c’est un attribut ou un ensemble d’attributs dont
les valeurs identifient de manière unique une entité.
e) Clé étrangère : Une clé étrangère dans une relation est formée d'un ou
plusieurs attributs qui constituent une clé primaire dans une autre relation.
f) Table (ou Relation) c’est un ensemble d'enregistrements structurés par
champs. (=colonnes). L'ordre des colonnes et des lignes de la table n'a
pas importance.
g) Occurrence ou n-uplets ou tuples : un tuple est ligne du tableau qui
représente la relation.
h) Attributs = Propriétés : une donnée élémentaire que l’on perçoit sur
une entité ou une association
I) Clé candidate : c’est un ensemble minimal des attributs de la relation
dont les valeurs identifient une occurrence.
i) Clé primaire : La clé primaire d'une relation est une de ses clés
candidates. Pour signaler la clé primaire, ses attributs sont généralement
soulignés.
K) Clé étrangère : Une clé étrangère dans une relation est formée d'un ou
plusieurs attributs qui constituent une clé primaire dans une autre relation.
l) Le schéma d’une relation
Le schéma d'une relation est défini par :
- le nom de la relation
- la liste de ses attributs on note : R (A1, A2, ..., An)
Ex.: ELEVE (NOM, PRENOM, NAISS).
j) Une association est une relation logique entre deux classes (association
binaire) ou plus (association n-aire) qui définit un ensemble de liens
entre les objets de ces classes.
3. REGLES DE PASSAGE DU MCD AU MLD
Règle1
a) Une entité du MCD devient une relation, c’est à dire une table.
Dans un SGBD de type relationnel, une table est une structure tabulaire dont
chaque ligne correspond aux données d'un objet enregistré (d'où le terme
enregistrement) et où chaque colonne correspond à une propriété de cet objet. Une
table contiendra donc un ensemble d’enregistrements. Une ligne correspond à un
enregistrement. Une colonne correspond à un champ.
b) Son identifiant devient la clé primaire de la relation.
La clé primaire permet d’identifier de façon unique un enregistrement dans la
table. Les valeurs de la clé primaire sont donc uniques. Les valeurs de la clé
primaire sont obligatoirement non nulles.
c) Les autres attributs (propriétés) deviennent les attributs de la relation.
Règle 2
Une association de type 1:N (c’est à dire qui a les cardinalités maximales
positionnées à « 1 » d’une côté de l’association et à « n » de l’autre côté) se traduit
par la création d’une clé étrangère dans la relation correspondante à l’entité côté
« 1 ». Cette clé étrangère référence la clé primaire de la relation correspondant à
l’autre entité.
Exemple :
• CLIENT (numClient, nom, prenom , adresse) numClient : clé primaire de
la table CLIENT ;
• COMMANDE (numCommande, dateCommande, #numClient)
• numCommande : clé primaire de la table COMMANDE ;
• #numClient : clé étrangère qui référence numClient de la table CLIENT.
Règle 3
Une association de type N : N (c’est à dire qui a les cardinalités maximales
positionnées à « N » des 2 côtés de l’association) se traduit par la création d’une
table dont la clé primaire est composée des clés étrangères référençant les
relations correspondant aux entités liées par l’association. Les éventuelles
propriétés de l’association deviennent des attributs de la relation.
• COMMANDE (numCommande ,dateCommande) numCommande : clé
primaire de la table COMMANDE
• PRODUIT (refProduit, libelleProduit) refProduit : clé primaire de la table
PRODUIT ;
• CONCERNE (#numCommande , #refProduit , quantité) ;
Remarque : #numCommande , et #refProduit : constituent la clé primaire
composée de la nouvelle table ;
• #numCommande : clé étrangère qui référence numCommande de la
table
• #refProduit : clé étrangère qui référence refProduit de la table
PRODUIT.
4. LA THEORIE DE LA NORMALISATION
La théorie de la normalisation relationnelle est très importante pour la conception
de BD, dans la mesure où elle donne le cadre théorique pour la gestion de la
redondance, et dans la mesure où une bonne maîtrise de la redondance est un
aspect majeur de cette conception.
Une « bonne relation » peut être considérée comme une fonction de la clé
primaire vers l’attribut restant.
➢ 1ère Forme Normale 1FN
Une relation est en 1FN si tout attribut est atomique (non décomposable).
Une relation est en 1NF si elle possède au moins une clé et si tous ses
attributs sont atomiques.
Attribut atomique : Un attribut est atomique s’il ne contient qu'une seule
valeur pour un tuple donné, et donc s'il ne regroupe pas un ensemble de
plusieurs valeurs.
➢ 2 -ème Forme Normale
La deuxième forme normale permet d'éliminer les dépendances entre des
parties de clé et des attributs n'appartenant pas à une clé.
Une relation est en 2NF si elle est en 1NF et si tout attribut qui n'est pas dans
une clé ne dépend pas d'une partie seulement d'une clé. C'est à dire encore que
toutes les DF issues d'une clé sont élémentaires.
Une relation est en 2FN si ;
- elle est en 1FN
- si tout attribut n’appartenant pas à la clé ne dépend pas d’une partie de la
clé.
C’est la phase d’identification des clés
Cette étape évite certaines redondances
• Tout attribut doit dépendre fonctionnellement de la totalité de la clé
➢ 3ème Forme Normale
La troisième forme normale permet d'éliminer les dépendances entre les attributs
n'appartenant pas à une clé.
Une relation est en 3FN si
- elle est en 2FN
- si tout attribut n’appartenant pas à la clé ne dépend pas d’un attribut non-
clé. Ceci correspond à la non-transitivité des D.F. ce qui évite les
redondances.
En 3FN une relation préserve les D.F. et est sans perte.