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Introduction Recorrigée .

Le document traite de la contribution des entreprises informelles au développement économique local dans la commune de Kasa-Vubu, en mettant en lumière leur rôle crucial face aux défis du secteur formel. Il souligne les obstacles auxquels ces entreprises font face, tels que le manque d'infrastructures et de protection sociale, tout en posant des questions sur leur impact sur l'emploi et les revenus locaux. L'étude vise à analyser ces contributions et à proposer des solutions pour améliorer les conditions de travail des acteurs de l'informel.

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Introduction Recorrigée .

Le document traite de la contribution des entreprises informelles au développement économique local dans la commune de Kasa-Vubu, en mettant en lumière leur rôle crucial face aux défis du secteur formel. Il souligne les obstacles auxquels ces entreprises font face, tels que le manque d'infrastructures et de protection sociale, tout en posant des questions sur leur impact sur l'emploi et les revenus locaux. L'étude vise à analyser ces contributions et à proposer des solutions pour améliorer les conditions de travail des acteurs de l'informel.

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UNIVERSITE CATHOLIQUE DU CONGO

FACULTE D’ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT

CONTRIBUTION DES ENTREPRISES INFORMELLES AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL : CAS DE


LA COMMUNE DE KASA-VUBU : INTRODUCTION

PROMOTION : L3 FED

DIRECTEUR : professeur NGALAMULUME

ANNEE ACADEMIQUE : 2025-2026


INTRODUCTION

Dans la majorité des pays en voie de développement, le secteur informel détient une place
importante au niveau de l’économie de par l’ensemble des activités qu’elle recouvre et qui ne sont
néanmoins pas enregistrés par l’état c’est à dire formellement.

C’est un secteur productif, surtout au niveau local contenant plusieurs sources de revenus, d’emploi
voire même de survie car le formel étant souvent limité ne peut accueillir toute la main-d’œuvre
compétente ce qui créerait un grand nombre de chômeurs au sein d’une population.

1. ETAT DE LA QUESTION

Beaucoup d’articles et de travaux antérieurs ont eu à étudier le secteur informel et ce de différentes


manières,

Buabua wa Kayembe : Dans son livre La fiscalisation de l'économie informelle au Zaïre (1995) 1 , il
analyse la difficulté d'intégrer ces entreprises dans le système fiscal tout en admettant l’influence
qu’ils apportent dans l’économie, comme à Kinshasa les obstacles administratifs à enregistrer ces
activités , le manque de cadres fiscaux adaptés aux petites entreprises explique pourquoi la majeur
partie des entrepreneurs informels sont sans protection sociale ou ont un accès limité aux crédits.

Rosalie Malu MUSWAMBA : dans son ouvrage le travail des femmes en RDC : Exploitation ou
promesse d’économie ? (2006)2 Analyse de quelle manière les entreprises informelles rendent les
femmes autonomes et surtout indépendantes mais explique aussi à quel point le travail féminin
apporte à ces entreprises une faible productivité aux entreprises informelles du fait que leur travail
n’est pas souvent reconnu mais aussi une précarité sociale pour celles-ci.

Hilaire Makindu MASSAMBA KABA : dans son livre entrepreneuriat en RDC (2024) 3il traite
l’informalité comme un moyen de survie pour les jeunes en générant la croissance économique, mais
il déclare aussi que c’est un milieu freiné par la corruption et le manque d’infrastructures, ainsi donc
il proposera une formation pour la formalisation.

Albert PHONGI KINGIELA : dans son ouvrage l’entrepreneuriat au Congo Kinshasa (2025) 4, il juge
bon de voir que les entreprises informelles sont un grand palliatif au chômage massif en focalisant
l’accès à l’emploi via des petits commerces de rue, il discute aussi des différents défis c’est-à-dire les
financements ou même la régularisation de ce secteur et d’un potentiel développement de
l’informel .

1
BUABUA WA KAYEMBE : La fiscalisation de l'économie informelle au Zaïre, Paris, l’harmattan, (1995), pages 11-
12 ; 17
2
ROSALIE MALU MUSWAMBA : le travail des femmes en RDC ; exploitation ou promesse d’autonomie ?,
UNESCO, Paris, (2006), pages 6 ; 89
3
HILAIRE MAKINDU MASSAMBA KABA : entrepreneuriat en RDC, Paris, éditions les impliqués, (2024) ; pages
15-25
4
ALBERT PHONGI KINGIELA : l’entreprenariat au Congo Kinshasa, Paris, éditions l’harmattan,(2025) ; pages 10-
30
Gauthier MUSENGE MWANZA : il développe le concept de culture de l’informel dans son ouvrage
maitres et apprentis à Kinshasa : la culture de l’informel5(2007) où il explique que les réseaux de
survie urbains à Kinshasa ne sont pas seulement économiques mais sociaux en précisant que
l’absence de protection social rends ces activités comme un mécanisme de subsistances.

Toutefois, le sujet choisi porte sur une approche différente qui est la contribution réelle des
entreprises informelles au développement économique local où nous nous focaliserons sur une
approche plus expliquée et différente des précédents travaux.

2. PROBLEMATIQUE

Bien que l’informel soit fortement présent de nos jours et soit considéré comme l’une des activités
majeures de survie dans le développement économique local à Kinshasa, nous constatons qu’elle fait
face à de nombreux défis empêchant la pleine explosion de son potentiel dans notre pays la RDC,

Car depuis le temps, le recours massif au secteur informel s’est imposé du fait de l’effondrement du
secteur formel (mines, transport,…) suite aux crises économiques causés par les mauvaises gestions
dans les années 1980-1990, malgré que la population se tourne vers ce secteur, les activités sont mal
organisées, aucune infrastructure n’est prévue à ce moment-là pour supporter ces entreprises
(routes, dépôts, marchés appropriés,…).

Vers les années 2000-2010, le secteur informel devient quasi dominant mais reste mis sur la touche
par les politiques publics de développement car il est perçu comme un frein à la croissance
économique en apportant une faible productivité, ainsi il y a surpeuplement des marchés mal
équipés qui rendent leur activités vulnérables mais aussi des conditions de travail instables où les
salaires peuvent être satisfaisant ou non , ils font aussi face à un manque de protection social qui
pourrait détruire leur affaires , l’électricité presque absente, le manque d’eau voire même d’hygiène.

Comme le dit Hilaire Makindu MASSAMBA dans son ouvrage entrepreneuriat en RDC6, le milieu
informel en RDC est devenu un grand moyen stratégique pour la survie de sa population malgré la
précarité des infrastructures et surtout le manque de présence des politiques publiques adéquates
pour l’amélioration de ce secteur.

Tout cela est causé par la faiblesse de l’Etat congolais qui n’investit pas suffisamment dans les
routes, l’électricité ou même les marchés locaux de la ville province de Kinshasa

Même aujourd’hui cela entraine auprès de notre population des conditions de travail précaire pour
cause des environnements insalubres et insécurisés, l’exposition à différentes maladies comme la
typhoïde par exemple, du fait du manque d’électricité la production peut être limitée, il n’y a pas
accès à l’innovation mais surtout, les acteurs du secteur informel font face à un manque de
protection social. Toute ces conséquences empêcherait donc aux entreprises informelles de déployer
leur plein potentiel.
5
GAUTHIER MUSENGE MWANZA : maitres et apprentis à Kinshasa : la culture de l’informel, (2007), pages 7-14 ;
245-250
6
HHILAIRE MAKINDU MASSAMBA : entreprenariat en RDC, Paris, éditions les impliqués, 2024, pages 15-28
Ainsi la banque mondiale 7 a eu à proposer la formalisation progressive de l’informel pour pallier à
cela, à la disposition des marchés évolués, à un accès total à l’électricité et même à l’eau. L’OIT 8 a eu
à recommander la mise en place des systèmes de sécurité sociale aux travailleurs informels même si
ils ne sont pas formalisés. Mais nous savons aussi que c’est un secteur palliatif au chômage, comme
le dit la théorie de l’approche de l’opportunité de Keith Hart (1973) 9 , cette théorie montre que le
secteur informel offre des occasions favorables de revenus et d’activité qui sont nécessaire pour
survivre.

Au vu de ces problèmes, nous savons quand même que l’informel apporte un certain développement
au niveau local, nous ignorons cependant de quelle manière ces entreprises facilitent la création
d’emploi, l’entrée des revenus ou même la valorisation des ressources locales, et de là ressort notre
question centrale qui est de savoir de quelle manière les entreprises informelles contribuent au
développement économique local.

De cette question principale, nous tirons quatre questions subsidiaires suivantes :

1. quelles sont les entreprises dominantes dans le secteur informel présent au niveau local à Kinshasa
dans la commune de Kasavubu ?

2. en quoi ces entreprises participent elles à la création d’emploi et de revenus à Kinshasa ?

3. quels sont les principaux obstacles infrastructurels et sociaux auxquels feraient face ces
entreprises informelles dans la commune de Kasavubu à Kinshasa ?

4. quelles solutions pourraient être mises en place par les autorités congolaise afin d’améliorer les
conditions de travail de ces entreprises à Kinshasa ?

3. HYPOTHESES

Nos hypothèses seraient celles-ci :

Pour la question principale, l’hypothèse serait que les entreprises informelles contribueraient au
développement économique local en générant des emplois afin de rendre accessible l’obtention des
biens et services de première nécessité, car ces entreprises offriraient des aides aux habitants ayant
des revenus faibles, elle réduirait le chômage a vu d’œil en attirant des mains-d’œuvre laissés pour
compte par le secteur formel et soutiendrait de manière indirecte le revenu local grâce à des taxes
informelles.

Pour la première question subsidiaire, l’hypothèse serait donc que les entreprises dominantes au
niveau local à Kinshasa seraient les boutiques d’habillements, les « cambistes » ( les vendeurs de
crédits ), les restaurants de fortune dit les « malewas » , ou encore les transports urbains , car ces
métiers seraient abordables avec un petit capital de base pour les chômeurs en quête
d’indépendance et d’épanouissement financier et cela répondrait facilement aux besoins de la
population de manière quotidienne .
7
Banque mondiale , , the long shadow of informality , pages 171-179 ;181-186 , world development report
(2019) , pages 94-99
8
OIT, recommandation n204 (2015)
9
KEITH HART, Approche de l’opportunité ; journal of modern african studies, université de cambridge,
Londres ,(1973), pages 61-64
pour la seconde question subsidiaire, ces entreprises ramèneraient une grosse main-d’œuvre
délaissée par le secteur formel ou même peu qualifiée et de par cela la main-d’œuvre engagée
deviendrait une source de revenu pour les ménages, tout simplement car dans notre pays où le
formel n’a pu qu’engager une minorité de gens ; l’informel pourrait lui absorber une grande partie de
la population ( jeunes , vieux, diplômés , salariés , sans-emplois , etc…) et cela contribuerait à une
entrée de revenu même infime au sein de l’économie locale .

Pour la troisième question, ces principaux obstacles seraient un environnement sans infrastructures
importantes ainsi que la non reconnaissance institutionnelle de ces entreprises à Kinshasa, car ces
entreprises opérerait principalement dans des espaces mal installés sans accès fiable à l’électricité ou
même à l’eau potable, ces entreprises seraient aussi mal sécurisés ainsi donc cela freinerait la
productivité du secteur informel au sein de l’économie locale.

Enfin pour la dernière question, nos autorités pourraient penser à la création d’infrastructures
adaptées qui améliorerait les conditions de travail des entreprises informelles à Kinshasa dans la
commune de Kasavubu, le fait d’emménager des marchés appropriés de penser à sécuriser ces
espaces de travail faciliterait et contribuerait à l’amélioration de nos entreprises informelles ici à
Kinshasa.

4. OBJECTIFS

Objectif global :

Analyser la contribution qu’apportent les entreprises informelles dans le développement


économique local à Kinshasa, précisément dans la commune de Kasavubu.

Objectifs spécifiques :

1. Identifier et catégoriser les types d’entreprises composant le secteur informel dans la commune de
Kasavubu.

2. Démontrer l’impact de ces secteurs de production sur la création d’emplois et de revenus sur les
ménages locaux à Kinshasa.

3. Répertorier les principaux obstacles infrastructurels et sociaux qui entravent le plein


épanouissement de ces activités dans la commune de Kasavubu.

4. Proposer des stratégies pouvant accompagner les autorités congolaises afin de convertir les
conditions de travail de ces entreprises au niveau local en milieu plus structurés et sécurisés.

5. CHOIX ET INTERET DU SUJET

L’intérêt porté sur le choix de ce sujet est basé sur une constatation de l’augmentation des
entreprises informel sur l’étendue de la ville de Kinshasa et dans l’envie de mieux comprendre son
vrai rôle dans le développement économique local , notre choix du sujet porte à ce niveau car nous
voulons tout d’abord :
Au niveau personnel : Comprendre que ce que cela apporte de bon, de positif au sein de notre
économie locale, comprendre comment les entreprises informelles favorisent la satisfaction des
besoins des différents ménages au quotidien.

Au niveau scientifique : les études menées viserons à apporter une documentation qui pourrait être
chiffrée ou qualitative sur la contribution du secteur informel au PIB local, elles porteront des tests
d’hypothèses par rapport au fait que les entreprises informelles ne seraient pas un frein mais plutôt
une forme de croissance de l’économie locale.

Au niveau social : les conclusions de cette recherche pourraient être utile comme base réflexion aux
autres notamment à certaines organisations voire même à notre université en terme de
connaissances.

6. METHODOLOGIE

Cette étude adoptera une méthode historique et analytique avec comme approche la déduction,
permettant d’analyser les phénomènes des entreprises informelle dans leur interdépendance avec
l’économie local.

Les techniques que nous utiliserons seront l’observation, l’entretien, l’analyse documentaire,
questionnaire et échantillonnage afin de réaliser la méthode choisie.

La méthode historique nous permettra de reconstituer l’évolution du secteur informel dans la


commune de Kasa-vubu afin de comprendre son évolution jusqu’à ce jour en analysant les
transformations économiques voire même sociales des années précédentes et en étudiant les
différentes politiques publiques passées en rapport avec les entreprises informelles , nous nous
documenterons des archives de ladite commune , des anciens articles de la BCC ou même de la
presse .

La méthode analytique nous aidera à analyser comment les entreprises informelles génèrent des
emplois, des revenus et subviennent aux besoins des locaux, en identifiant quels sont les éléments
qui bloquent son efficacité ou même comparer les commerces entre eux pour voir lesquelles ont le
plus d’impact sur l’économie locale.

Pour les techniques de collecte ;

a. avec l’observation nous irons sur terrain c’est-à-dire les quartiers de Kasa-vubu afin
d’observer les différentes activités en notant leur heures de services, les conditions de
travail, les types de clients fréquents et même leur mode de fonctionnent.
b. En utilisant l’entretien nous discuterons avec certains vendeurs, certaines autorités
municipales, comme le chef de quartier par exemple ou encore certaines ONG présentes en
essayant de comprendre leur stratégies, les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien ou
encore leur besoin afin d’améliorer les affaires.
c. Le questionnaire nous permettra d’interroger les différents acteurs de l’informel, nous
élaborerons un questionnaire bien structuré afin d’en interroger un échantillon des
travailleurs, cela nous permettra de recueillir des données importante pour la suite de notre
travail.
d. Avec l’analyse documentaire nous exploiterons différents articles, mémoires, TFC, certaines
données de la BCC, L’OIT ou du ministère de l’économie afin d’enrichir nos cadres
théoriques.
e. L’échantillonnage nous permettra de choisir des profils variés comme l’âge, le sexe,…
Etant impossible d’interroger tous les entrepreneurs informels de Kinshasa faute de temps et
même de moyens financiers adéquats, nous sélectionnerons donc une portion
représentative de la population de Kasavubu afin de mener à bien notre enquête sur terrain.

7. DELIMITATION

Notre délimitation spatiale concerne la province de Kinshasa notamment la commune de Kasavubu.

La délimitation temporelle couvrira une période allant de 2010 à 2026.

8. DIFFICULTES RENCONTRES

L’accomplissement de ce travail sera confrontée à certaines difficultés notamment l’accession des


données fiables sur les entreprises informelles et surtout la réalisation des enquêtes car les enquêtés
peuvent ou ne pas vouloir y participer.

9. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l’introduction générale et la conclusion, notre travail comporte trois chapitres à savoir :

1. Les généralités
2. La méthodologie
3. Les résultats appuyés sur des études.

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