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Cours

Le droit fiscal est une branche du droit qui traite des principes juridiques relatifs aux impôts et taxes, se situant entre le droit public et le droit privé. Il se divise en droit fiscal général, qui concerne les entreprises et les particuliers, et en branches parallèles comme la fiscalité internationale et la fiscalité verte. Les principes fondamentaux incluent la non-double imposition, la légalité fiscale, et les obligations déclaratives des contribuables.

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Le droit fiscal est une branche du droit qui traite des principes juridiques relatifs aux impôts et taxes, se situant entre le droit public et le droit privé. Il se divise en droit fiscal général, qui concerne les entreprises et les particuliers, et en branches parallèles comme la fiscalité internationale et la fiscalité verte. Les principes fondamentaux incluent la non-double imposition, la légalité fiscale, et les obligations déclaratives des contribuables.

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Droit fiscal/fiscalité

• Chargé du cours: Kabinet KOULIBALY


• Docteur en Droit Privé
• Enseignant-Chercheur/Consultant indépendant sur les projets de
développement

Édition : 2026
Définition du droit fiscal
Les grandes catégories
Introduction

L’importance de la fiscalité
générale
Définition du
Droit fiscal
Le Droit fiscal est une des nombreuses branches
du droit permettant l’étude des principes
juridiques relatifs aux impôts, taxes et régime de
sanction.

Le Droit fiscal est un Droit à cheval entre le Droit public et le Droit privé, puisque
d’un côté il y a l’État avec ses prérogatives de puissance publique et son
interventionnisme, et de l’autre côté les activités économiques dont notamment
le Droit des affaires, le Droit commercial, la comptabilité, etc.
Concernant le Droit fiscal, nous verrons qu’il
existe 2 grandes catégories :
• Le Droit fiscal général qui concerne,
notamment, l’activité économique des
entreprises (Impôt sur les sociétés) mais aussi les
particuliers (impôt sur le revenu), ou encore les
procédures fiscales.
• Les « branches parallèles » où on va retrouver
tout ce qui ne rentre dans les fiscalités
sectorielles : Fiscalité internationale ; Droit fiscal
des entreprises ; Droit pénal fiscal, fiscalité
minière, fiscalité douanière, fiscalité de la
consommation, fiscalité verte, fiscalité des
NTIC…
Importance de la fiscalité

Pour l’Etat

Pour le
contribuable

La vie
sociale
Les sources du droit
fiscal
Les notions préliminaires
Les principes fondamentaux de la fiscalité

La définition du territoire fiscal

La définition de la résidence fiscale

L’immatriculation fiscale

Les règles fiscales relatives aux associés


des sociétés de personnes

Le lieu d’imposition

Désignation du représentant fiscal

Les obligations déclaratives des


entreprises
Les principes fondamentaux

Principe de Le principe de Le principe de Le principe


Le principe
non double non- la légalité d’auto-
d’égalité
imposition compensation fiscal déclaration
Territoire fiscal
Résidence fiscale
Immatriculation fiscale

Associés des sociétés de personnes


Lieu d’imposition

Désignation d’un représentant fiscal

Obligations de déclaration
LE TERRITOIRE FISCAL

Exception : l’intervention des conventions fiscales de double ou non double d’imposition

convention de non double imposition france_guiné[Link]


La résidence fiscale
✓ Foyer d’habitation permanent
✓ Effectuer un séjour d’au moins six mois en
Guinée au cours d’une année d’imposition

Quelles sont les personnes ✓ Les personnes qui ont leur centre d’intérêt
considérées comme ayant
leur résidence fiscale en économique en Guinée ;
Guinée? ✓ Les personnes qui ont leur lieu de séjour habituel en
Guinée ;
✓ les agents de l'État qui exercent leurs fonctions ou sont
chargés de mission dans un pays étranger et qui ne
sont pas soumis dans ce pays à un impôt sur leurs
revenus

Une personne morale disposant de leur


siège de direction effective en Guinée
Les personnes exerçant une activité
professionnelle accessoires en
apportant la preuve que l’activité
principale est exercée à l’étranger
L’immatriculation fiscale
✓ Personne physique ou morale résidente fiscale en
Guinée qui exerce une activité économique en
Guinée
✓ Département ministériel, association, organisation
L’immatriculation fiscale est non gouvernementale, représentation d’une
l’identification codifiée fiscale de tous institution internationale, représentation
les contribuables destinés à lui diplomatique et consulaire qui est établi en Guinée
attribuer un numéro d’identification
fiscale (NIF). A cet effet, il s’agit de :
Toutes les sociétés ou entreprises disposant d’une
autorisation ou d’un titre minier

Le code personnel unique (CPU) vaut pour les


personnes exerçant des activités occasionnelles
La demande de NIF doit se faire dans les 30 jours de la
création de l’activité
Les associés des sociétés de personnes

• Les associés des sociétés en nom collectif


• Les associés des sociétés en commandite simple Sont assujettis
personnellement à l’impôt
• Les associés des sociétés en participation sur le revenu
• Les indivisaires et les membres des sociétés de fait

: sauf si la société opte pour l’impôt sur les sociétés


Le lieu d’imposition
Le lieu d’imposition
est la République
de Guinée lorsque
la résidence fiscale
s’y trouve

Le lieu d’imposition
est la Guinée
lorsque la source
du revenu s’y
trouve
Imposition des bénéfices
Bénéfices réalisés par une entreprise en Guinée

• Les bénéfices imposables en Guinée sont:

Lecture guidée du code


Désignation d’un représentant fiscal en Guinée

• Un étudiant devra lire la disposition dans le code pour nous


donner une explication. (voir article 16)
Les obligations de déclaration des entreprises
• Deux étudiants devront préparer une explication sur cette partie.
Voir article 22 à 22 bis)
DISCUTONS ET
ECHANGEONS
Première partie : l’imposition des revenus catégoriels

L’impôt sur les


L’impôt sur les
traitements et L’impôt sur les L’impôt sur les
L’impôt sur les L’impôt sur les plus-value
salaires et bénéfices revenus des
bénéfices non bénéfices immobilières
l’impôt sur les industriels et capitaux
commerciaux agricoles non
pensions et commerciaux mobilier
professionnelles
rentes viagères
Chapitre I : L’Impôt sur les traitements et salaires et l’impôt sur les pensions et rentes viagères

Traitements salaires

Émoluments

• L’impôt sur les traitements et salaires


Imposable au titre de la RTS

Rémunérations assimilées

Indemnités

Le bénéficiaire domicilié à l’étranger mais


l’activité rétribuée a été exercée en Guinée
Le pensionné est domicilié en Guinée peut importe que celui
qui verse la pension soit domicilié à l’étranger

• L’imposition des pensions et rentes viagères

Le pensionné est domicilié à l’étranger alors que celui qui a


l’obligation de payer la pension est en Guinée
Les primes assimilables à des compléments de salaires

Les primes de fonction et d’intéressement

Les allocations ou indemnités de démission


volontaire
• Les rémunérations Les rémunérations en natures sont
accessoires imposables également imposables

les primes dites de dépaysement ou d’éloignement et toutes


autres rémunérations ayant le même objet

les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais


versés aux dirigeants de sociétés et aux cadres assimilés à ces dirigeants,
quel que soit leur objet
• Les revenus exonérés

NB : Le montant total des indemnités ne


peut dépasser le salaire brut de 25%
Les frais
remboursables

Voyons le reste de la liste dans le code


Les associés des sociétés de personnes et aux membres des associations en participation, y
compris les syndicats financiers, lorsque ces sociétés ont opté pour l’impôt sur les sociétés

• L’imposition des rémunérations allouées aux gérants et associés de


certaines sociétés

Les traitements et salaires les traitements, remboursements forfaitaires de frais


et toutes autres rémunérations versés aux gérants des sociétés à responsabilité
limitée
Détermination du revenu imposable
• Pour les traitements et salaires :
• Mise en situation
• Bulletin de paie d’un salarié
• salaire de base…………………………...4 000 000
• Indemnité de logement…………………2 000 000
• Indemnité de panier de repas…………500 000
• Prime de fonction…………………………2 000 000
• Total rémunération……………………….8 500 000
• NB : le salarié a reçu une dotation en nature d’une valeur de 3 000 000

• Revenu imposable =
• Revenu imposable pour les pensions et rentes viagères

Voir les conditions d’imposition des pensions et rentes viagères prévues dans la diapositive 22

Constatation du paiement effectif en numéraire ou par l’inscription au crédit d’un compte


Calcul de la retenue
Les obligations des employeurs et débirentiers
• Les employeurs ou débirentiers sont tenus de délivrer à chaque
bénéficiaire de paiements ayant supporté les retenues, une pièce
justificative mentionnant le montant desdites retenues.

Les retenues afférentes aux paiements effectués pendant un mois


déterminé doivent être versées dans les quinze (15) jours du mois suivant
à la caisse du Receveur Spécial des impôts ou du Trésor public du lieu de
l’établissement de l’employeur ou du domicile du débirentier
Exercice d’application
CHAPITRE II : L’IMPOT SUR LE
REVENU DANS LA CATEGORIE
DES BENEFICES INDUSTRIELS
ET COMMERCIAUX (IRBIC)
Définition des bénéfices industriels et
commerciaux
• considérés comme bénéfices industriels et commerciaux pour
l’application de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux :
• 1. les bénéfices réalisés par des entreprises, des personnes physiques,
exploitants individuels ou membres de sociétés et provenant de
l’exercice d’une profession industrielle, commerciale ou artisanale ;

• 2. les bénéfices réalisés par les titulaires d’une autorisation ou d’un


titre minier ou de carrière de recherche ou d’exploitation, par les
amodiataires et sous - amodiataires de concessions minières, par les
explorateurs de gisements de pétrole et de gaz combustibles et par les
titulaires d’une autorisation ou d’un contrat pétrolier
• Les établissements et entreprises privées de gestion des nouvelles
technologies de communication (radio, télévision, cyber, presse en
ligne, journaux ou tout autre média de communication), les écoles et
universités privées, les centres de formation agréés, les comptoirs
d’achat d’or ou de diamant, les acheteurs mandataires, les collecteurs,
les suppléants des collecteurs, les commissionnaires des collecteurs,
les courtiers, les balanciers d’or ou de diamant sont soumis aux
obligations fiscales relevant du droit commun.
• l’exercice d’une profession industrielle ou commerciale s’entend de
l’accomplissement habituel, par des personnes agissant pour leur propre compte et
poursuivant un but lucratif, d’opérations à caractère industriel ou commercial ou
d’opérations assimilées, telles que :
• 1. les achats de marchandises, matières ou objets en vue de leur revente en l’état ou
après transformation
• 2. les acquisitions de biens meubles en vue de leur location ;
• 3. les transports, le transit, les
• manutentions ;
• 4. les exploitations d’établissements destinés à fournir le logement, la nourriture, les
soins personnels ou les distractions ;
• 5. les opérations de commission et de courtage, les opérations d’assurance ;
• 6. les opérations de banque, de change manuel et de transfert.


• les professions artisanales sont celles des travailleurs indépendants qui
effectuent à titre principal des travaux de production,
• transformation, réparation ou des prestations de services et dont le
chiffre d’affaires est principalement constitué par la rémunération de
leur travail et celui des personnes qu’ils emploient
• Présentent également le caractère de bénéfices industriels et
commerciaux pour l’application de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux, les bénéfices réalisés par les personnes
physiques désignées ci-après:
• 1. les personnes qui donnent en location un établissement commercial
ou industriel, que la location comprenne ou non tout ou partie des
éléments incorporels du fonds de commerce ou d’industrie ;
• 2. les personnes qui donnent en location ou sous-louent des locaux
d’habitation ;
• 3. les personnes qui, habituellement, achètent en leur nom, en vue de
les revendre, des immeubles, des fonds de commerce, des actions ou
parts de sociétés immobilières ou qui, habituellement, souscrivent, en
vue de les revendre, des actions ou parts créées ou émises par les
mêmes sociétés. Ces personnes s’entendent notamment de celles qui
achètent des biens immeubles en vue d’édifier un ou plusieurs
bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
• 4. les personnes se livrant à des opérations d’intermédiaire pour
l’achat, la souscription ou la vente des biens visés au 3. du présent
article ;
• 5. les personnes bénéficiaires d’une promesse unilatérale de vente
portant sur un immeuble qui est vendu par fractions ou parfois à la
diligence de ces personnes ;

• 6. les membres de copropriétés de navires pour la part correspondant à


leurs droits dans les résultats déclarés par la copropriété.
Détermination du bénéfice imposable

• Le bénéfice imposable est celui réalisé


• au cours de l’exercice. Conformément à l’Acte uniforme OHADA
relatif au droit comptable et à l’information financière, l’exercice
coïncide avec l’année civile.
• L’exercice comptable d’une entreprise peut couvrir une période :
• 1. de moins de douze (12) mois et se terminant le 31 décembre, si le
premier exercice commence avant le 1’ juillet ;

• 2. étendue en partie sur deux années civiles, sans pouvoir dépasser un


maximum de dix-huit (18) mois, et se terminant le 31 décembre de
l’année suivante, si le premier exercice commence à partir du 1»
juillet.
• Le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d’après les
résultats d’ensemble des opérations de toutes natures effectuées par
l’entreprise, y compris notamment les cessions d’éléments
quelconques de l’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation.
• Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de
l’actif net à la clôture et à l’ouverture de la période dont les résultats
doivent servir de base à l’impôt diminuée des suppléments d’apport et
augmenté des prélèvements effectués au cours de cette période par
l’exploitant ou par les associés. L’actif net s’entend de l’excèdent des
valeurs d’actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les
amortissements et les provisions justifiés.
• Il est tenu compte, en vue de la détermination du bénéfice d’un
exercice, des produits ou des charges ayant pour contrepartie des
créances ou des dettes certaines dans leur principe et dans leur
montant.
• Pour l’application des dispositions du code général des impôts, les
stocks sont évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture
de l’exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient.
• Les travaux en cours sont évalués au prix de revient.
• Les écarts de conversion des devises ainsi que les créances et dettes
libellées en monnaies étrangères par rapport aux montants
initialement comptabilisés sont déterminés à la clôture de chaque
exercice en fonction du dernier cours de change et pris en compte
pour la détermination du résultat imposable de l’exercice
• Pour la détermination du bénéfice imposable visé à l’article 92 du
code général des impôts, les produits correspondant à des ventes de
marchandises cotées ne peuvent être inférieurs à un montant égal :
• 1. au poids ou à la quantité de ces marchandises ;
• 2. multiplié par le cours officiel de ces marchandises au jour de leur
vente ;
• 3. ajusté, le cas échéant, en fonction de la qualité de ces marchandises.
• lorsque les marchandises sont exportées directement après production,
la date du cours à retenir est celle du jour de l’exportation constaté par
les autorités douanières.
• Le bénéfice net est établi sous déduction de tous frais ou charges qui
satisfont aux conditions suivantes :

• 1. être exposés dans l’intérêt direct de l’exploitation ;


• 2. ne pas présenter de caractère exagéré par rapport à la gestion
normale de 1‘exploitation ;
• 3. correspondre à une charge effective et être appuyés de justifications
suffisantes ;
• 4. être régulièrement comptabilisés dans les charges de l’exercice au
cours duquel ils ont été engagés ;
• 5. se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise
• les frais et charges doivent correspondre à des achats de biens, services
ou droits incorporels : 1. identifiés ;
• 2. effectivement livrés ou rendus à l’exploitation.
• Sont notamment déductibles, les frais généraux de toute nature, les
dépenses de personnel et de main d’oeuvre, le loyer des immeubles
dont l’entreprise est locataire, les dépenses de réparation et d’entretien
des locaux professionnels et du matériel, à l’exclusion des dépenses
d’extension ou de transformation devant être immobilisées :
• Toutefois, les rémunérations directes ou indirectes y compris les
indemnités, allocations, avantages en nature et remboursements de
frais alloués par les entreprises, ne sont admises en déduction des
résultats que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif
et ne sont pas excessives eu égard à l’importance du service rendu.
• 2. Les appointements en argent ou en nature que les exploitants
individuels prélèvent sur leurs recettes professionnelles à titre de
rémunération de leur travail sont exclus des charges déductibles. Il en
est de même des dépenses exposées dans l’intérêt personnel de
l’exploitant.
• les appointements alloués aux membres de la famille de l’exploitant, y
compris son conjoint ou ses conjoints, sont déductibles dans les
conditions de droit commun dès lors qu’ils correspondent à un travail
effectif, ne sont pas excessifs eu égard à l’importance des services
rendus, sont régulièrement versés, et donnent lieu aux retenues
prévues par le présent code.
• 3. Les rémunérations allouées aux membres des sociétés de personnes
et organismes dont les bénéfices sont imposés dans les conditions
prévues à l’article 13, ne sont pas déductibles desdits bénéfices.
Cependant, les appointements alloués aux conjoints et autres membres
de la famille des associés des mêmes sociétés et organismes, sont
normalement déductibles
Les Bénéfices industriels et
commerciaux (Suite et fin)
déduction des charges
• Les rémunérations allouées aux dirigeants des sociétés passibles de
l’Impôt sur les Sociétés, de plein droit ou sur option, sont admises en
déduction du bénéfice de la société dans les conditions de droit
commun dès lors qu’elles correspondent à un travail effectif et ne sont
pas excessives eu égard à l’importance des services rendus.
• dans les sociétés anonymes, des traitements fixes ou proportionnels, y
compris les indemnités de fonction et autres rémunérations allouées, à
raison de leur fonction de direction, au président du conseil
d’administration, au directeur général, ainsi que des traitements versés
aux administrateurs remplissant des fonctions techniques
• dans les sociétés à responsabilité limitée, des rémunérations allouées
aux gérants majoritaires et minoritaires, aux gérants non associés
qu’ils appartiennent ou non à un collège de gérance majoritaire
• ainsi que des rémunérations allouées aux associés en nom des sociétés
en nom collectif, aux commandités des sociétés en commandité simple
et aux membres des associations en participation, lorsque ces sociétés
ou associations ont opté pour l’Impôt sur les Sociétés
• des rémunérations allouées aux administrateurs de sociétés civiles
passibles de l’Impôt sur les Sociétés ou ayant opté pour cet impôt.
• Les rémunérations de toutes natures allouées aux gérants majoritaires
des sociétés à responsabilité limitée, ainsi qu’aux associés en nom des
sociétés de personnes et aux membres des associations en participation
• Sont également déductibles les indemnités de fonction et autres
rémunérations versées dans les sociétés anonymes à des actionnaires
non- salariés et les honoraires versés par les sociétés anonymes aux
administrateurs exécutant un travail particulier non salarié, pour autant
qu’ils représentent la rémunération d’un travail effectif et ne sont pas
excessifs eu égard à l’importance des services rendus
• En revanche, dans les sociétés anonymes, les indemnités de fonction et
autres rémunérations allouées aux administrateurs, ès-qualité, ne sont
pas déductibles des résultats et sont considérés comme des
distributions de bénéfices imposables au nom des bénéficiaires
• Les loyers et charges locatives des locaux et du matériel pris en
location par l’entreprise constituent des charges déductibles à
concurrence de la fraction échue ou courue au titre de l’exercice.
• En ce qui concerne les loyers et charges locatives des locaux affectés
au logement du personnel salarié, leur déductibilité est toutefois
subordonnée au respect, par l’entreprise, de ses obligations

• a. en matière de retenue sur les traitements et salaires prévue aux


articles 61 à 64 ;
• b. en matière de retenue à la source au titre de la Contribution Foncière
Unique prévue à l’article 268
• Sont déductibles du bénéfice de l’entreprise les impôts, taxes et droits
à la charge de l’entreprise et mis en recouvrement au cours de
l’exercice, sauf disposition contraire de la loi fiscale
• Sont exclus des charges déductibles du résultat imposable :
• 1. l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux, l’impôt sur les bénéfices de l’exploitation
agricole et l’impôt sur les sociétés ;
• 2. l’impôt sur les revenus de capitaux mobiliers ;
• 3. l’impôt minimum forfaitaire ;
• 4. les impôts et taxes retenus à la source par l’entreprise à la charge
des employés ou des tiers.
• Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur les impôts
déductibles, leur montant entre dans les recettes de l’exercice au cours
duquel l’exploitant est avisé de ces dégrèvements
• Ne peut être admis en déduction desbénéfices imposables le montant
des transactions, amendes, confiscations et pénalités de toute nature
mises à la charge des contrevenants en cas

• 1. de non-respect des dispositions légales et réglementaires concernant


les prix, le contrôle des stocks, le ravitaillement, la répartition des
divers produits et le change ;
• 2. d’infraction aux règles d’assiette et de liquidation des impôts,
contributions, taxes, droits d’entrée ou de sortie, de circulation ou de
consommation.

• Sont déductibles les primes d’assurance couvrant les risques
professionnels ou constituant une charge d’exploitation. Cependant,
les entreprises qui se constituent leur propre assureur, ne peuvent pas
déduire pour l’assiette de l’impôt les provisions qu’elles constituent à
ce titre
• Sont déductibles les amortissements appliqués par l’entreprise, à
condition que cette dernière relève du régime réel d’imposition et
qu’elle tienne une comptabilité conforme au plan comptable en
vigueur, dans la limite des résultats obtenus sur la base des calculs
effectués selon les taux d’amortissement linéaires décrits au tableau ci-
après :
• Les amortissements du matériel et du mobilier domestique mis
gratuitement à la disposition des dirigeants et du personnel ne sont
pas déductibles de la base de l’impôt quelle que soit la méthode.
• En cas de cession desdits matériels et mobiliers domestiques, la plus-
value n’est pas prise en considération pour la détermination du résultat
fiscal.
• Les amortissements des véhicules immatriculés par la Direction
Nationale des Transports terrestres dans la catégorie des véhicules
particuliers (« VP ») sont exclus des charges déductibles pour la
détermination du résultat imposable à raison de la fraction de leur prix
d’acquisition qui dépasse cent millions (100 000 000) de Francs
guinéens
• Le prix d’acquisition à retenir s’entend du prix d’achat toutes taxes
comprises augmenté, le cas échéant du coût toutes taxes comprises des
équipements et accessoires, que ceux-ci soient fournis avec le véhicule
ou qu’ils fassent l’objet d’une livraison distincte.
• À la clôture de chaque exercice, la somme des dotations aux
amortissements effectivement pratiqués depuis l’acquisition ou la
création d’un élément donné ne peut être inférieure au montant cumulé
des amortissements calculés suivant le mode linéaire et répartis sur la
durée normale d’utilisation.
• Lorsque le montant des amortissements pratiqués excède celui des
amortissements susceptibles d’être admis en déduction pour l’assiette
de l’impôt, la différence est réintégrée dans le bénéfice imposable
• Taux de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux
Chapitre III : Impôt sur les
bénéfices non commerciaux
(IRBNC)
Définition
• Sont considérées comme des bénéfices non commerciaux :
• 1. les bénéfices des professions libérales ;
• 2. les bénéfices des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de
commerçant ;
• 3. les bénéfices ou revenus de toutes autres occupations, exploitations
lucratives et sources de profits qui ne sont pas soumises à un des autres
impôts catégoriels sur le revenu.
Définition de la profession libérale
• on entend par profession libérale celle dans laquelle l’activité
intellectuelle joue le rôle principal et qui consiste en la pratique
personnelle, à titre habituel et de manière indépendante, d’une
science ou d’un art. Les membres des professions libérales qui
apportent leur collaboration à des confrères sans être en position de
subordination sont considérés comme exerçant eux-mêmes une
profession libérale.
Les bénéfices comprennent notamment mais pas exclusivement :
• 1. les produits des droits d’auteurs perçus par les écrivains ou compositeurs et
par leurs héritiers ou légataires ;
• 2. les produits perçus par les inventeurs au titre soit de la concession de
licences d’exploitation de leurs brevets, soit de la cession ou concession de
marques de fabrique, procédés ou formules de fabrication.
Détermination du revenu imposable
• Le bénéfice à retenir dans les bases de l’impôt sur les bénéfices non
commerciaux est constitué par l’excédent des recettes totales sur les
dépenses nécessitées par l’exercice de la profession. Il tient compte
des gains ou des pertes provenant : soit de la réalisation des éléments
d’actif affectés à l’exercice de la profession, sous réserve des
dispositions de l’article 160, soit des cessions de charges et d’offices,
ainsi que de toutes les indemnités reçues en contrepartie de la
cessation de l’exercice de la profession ou du transfert d’une clientèle.
• Le bénéfice imposable est celui réalisé au cours de l’exercice.
Conformément à l’Acte uniforme OHADA relatif au droit comptable et
à l’information financière, l’exercice coïncide avec l’année civile.
• Les recettes sont constituées par les sommes effectivement
encaissées par le contribuable ou dont il a eu la disposition dans le
cadre de l’exercice de son activité ou à l’occasion de toutes opérations
lucratives qui s’y rattachent quel que soit le mode de perception
desdites sommes et quelle que soit l’année au cours de laquelle ont
été effectuées les opérations génératrices de ces recettes.
• Il convient de déduire du montant des sommes encaissées, les
débours payés pour le compte du client, les honoraires rétrocédés et
les sommes perçus au titre de dommages et intérêts.
• Les dépenses admises en déduction des recettes pour l’assiette de
l’impôt sont celles effectuées en vue de l’acquisition ou de la
conservation du revenu et qui sont nécessaires directement pour
l’exercice de la profession
• les dépenses déductibles comprennent notamment :
• 1. les achats de fournitures et produits revendus à la clientèle ou
entrant dans la composition des prestations effectuées à l’exclusion
de tout achat de matériel amortissable, comme en matière de
bénéfices industriels et commerciaux ;
• 2. les frais de personnels tels que salaires, indemnités diverses
avantages en nature et charges sociales ;
• les appointements alloués, le cas échéant, aux membres de la famille du
titulaire de bénéfices non commerciaux, dès lors les conditions cumulatives
suivantes sont remplies :
• a. ils correspondent à un travail effectif ;
• b. ils ne sont pas excessifs eu égard à l’importance des services rendus ;
• c. ils sont régulièrement versés ;
• d. ils donnent lieu aux retenues prévues par le présent Code ;
• 4. les impôts et taxes payés au cours de l’année de l’imposition sauf disposition
légale contraire.
TAUX
• Le taux de l’Impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux est de vingt-
cinq pourcent (25%).
CHAPITRE IV : L’IMPOT SUR LES BENEFICES
AGRICOLES
• Sont considérés comme bénéfices de l’exploitation agricole pour
l’application de l’Impôt sur les Bénéfices de l’Exploitation Agricole les
revenus résultant de la culture et de l’élevage, c’est-à-dire notamment les
revenus :
• 1. provenant des exploitations agricoles, avicoles, piscicoles et assimilées ;
• 2. résultant de la production forestière, y compris les ventes de coupes de
bois sur pied ;
• 3. réalisés par les chercheurs et obtenteurs de nouvelles variétés végétales.
• Lorsque les agriculteurs vendent en même temps que les produits de leurs
propres exploitations des produits achetés, les profits réalisés sur la vente de
ces derniers relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux. De même, les contribuables ne participant pas eux-mêmes à la
culture des produits ou à l’élevage des animaux qu’ils vendent, réalisent à
raison de ces ventes des profits de nature commerciale.
• Les profits que les agriculteurs retirent de la vente des produits de
leurs récoltes doivent être assujettis à l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux lorsque les ventes sont réalisées dans une
installation commerciale permanente agencée pour la vente au détail
ou à l’aide d’un personnel spécialisé.
• les profits réalisés par les cultivateurs qui font subir des transformations aux
produits qu’ils récoltent eux- mêmes sont soumis à l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux lorsque les opérations de transformation portent
sur des produits ou sous-produits autres que ceux qui sont destinés à
l’alimentation de l’homme et des animaux ou qui peuvent être utilisés à titre de
matières premières dans l’agriculture et l’industrie.
• Sont exonérés de l’Impôt sur les Bénéfices de l’Exploitation Agricole :
• 1. les revenus agricoles provenant de cultures vivrières sur une surface
inférieure à quinze hectares en culture sèche et dix hectares en culture
irriguée ;
• 2. les revenus des exploitations agricoles d’expérimentation et de vulgarisation
scientifique ;
• 3. pour une période de cinq (5) années, les nouvelles exploitations agricoles à
condition qu’un investissement minimum de cent millions (100 000 000) de
francs guinéens ait été effectué.
Détermination du revenu imposable
• Le bénéfice agricole imposable est déterminé forfaitairement par
• l’Administration fiscale. Le Contribuable peut toutefois demander à être imposé
sur le montant de son bénéfice réel. Cette option, qui doit être notifiée chaque
année à l’Administration fiscale avant le 31 décembre, est irrévocable pour
l’année d’imposition en cause

• Le bénéfice réel de l’exploitation agricole est alors déterminé selon les règles
applicables en matière de bénéfice industriels et commerciaux.

• Le taux de l’Impôt sur les Bénéfices de l’Exploitation Agricole est de quinze


• pourcent (15%).
CHAPITRE V : l’IMPÔT SUR
LES SOCIETES
SECTION I: LE CHAMP D’APPLICATION DE L’IS

• Sont passibles de l’impôt sur les sociétés quel que soit


leur objets, les sociétés anonymes, les sociétés à
responsabilité limitée.

les sociétés civiles quand elles se livrent à une exploitation ou à des


opérations dont les résultats relèveraient de la catégorie des
bénéfices industriels et commerciaux s’ils étaient réalisés par une
personne physique.
• Les sociétés en nom collectif, les sociétés en
commandité simple et les associations en participation
sont soumises à l’impôt sur les sociétés si elles optent
pour leur assujettissement à cet impôt dans les
conditions prévues à l’article 227.

Les sociétés de personnes issues de la transformation


antérieure de sociétés de capitaux sans création d’un être
moral nouveau ne peuvent pas opter pour le régime des
sociétés de capitaux sauf le cas où l’option est
concomitante à la transformation.
• Même à défaut d’option, l’impôt sur les sociétés
s’applique dans les sociétés en commandite simple et
dans les associations en participation

Section II: les exonérations

Les sociétés coopératives et leurs unions ainsi que les


groupements villageois et leurs unions, ayant pour objet
la production, la transformation, la conservation et la
vente de produits agricoles
• Les sociétés coopératives d’approvisionnement et
d’achat ainsi que les groupements villageois ou de
quartier ayant le même objet

Les organismes sans but lucratif légalement constitués

Les clubs et cercles privés pour leurs activités autres que le


bar, la restauration et les jeux.
Section III: la territorialité
• L’impôt sur les sociétés s’applique uniquement aux
bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en
Guinée ainsi qu’à ceux dont l’imposition est attribuée
à la Guinée par une convention internationale relative
aux doubles impositions.
Section IV: La détermination du bénéfice
imposable
• La détermination du bénéfice imposable se fait de
la même manière que dans le BIC

En cas de déficit subi pendant un exercice, le déficit est


considéré comme une charge de l’exercice suivant et
déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice.
Si le bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction
prévue au précédent alinéa puisse être intégralement
opérée, l’excédent du déficit est reporté successivement sur
les exercices suivants jusqu’au troisième qui suit l’exercice
déficitaire.
• Section V: les régimes spéciaux
Sociétés mères et filiales
Les produits nets des participations d’une société mère dans
le capital d’une société filiale sont retranchés du bénéfice net
total défalcation faite d’une quote-part représentative de frais
et charges. Cette quote-part est fixée uniformément à 5% du
produit total des participations mais elle ne peut excéder,
pour chaque période d’imposition, le montant total des frais
et charges de toute nature exposés par la société participante
au cours de ladite période.
• Les conditions pour déduire le produit de
participation de la société mère dans la filiale

La société mère et la société filiale doivent être constituées


sous la forme de sociétés par actions ou à responsabilités
limitée ;

La société mère doit avoir son siège social en Guinée et être


passible de l’impôt sur les sociétés ;

Les titres de participation détenus par la société mère


doivent revêtir la forme nominative
• Fusion de sociétés et opérations assimilée

Les plus-values autres que celles réalisées sur les


marchandises résultant de l’attribution gratuite d’actions ou
de parts sociales à la suite de fusions de sociétés par actions
ou à responsabilité limitée sont exonérées de l’impôt sur les
sociétés.

l’intégralité de son actif à deux ou plusieurs sociétés


constituées à cette fin sous l’une de ces formes, à condition
que les sociétés bénéficiaires soient toutes de nationalité
guinéenne;
• Section V: Le paiement de l’IS

L’impôt sur les sociétés donne lieu au versement de deux


acomptes. Chaque acompte est égal au tiers de l’impôt sur les
sociétés exigible sur les résultats du dernier exercice dont la
date d’imposition est échue.

Les sociétés nouvelles sont dispensées de ces versements au


cours des douze premiers mois de leur activité, qu’elles
aient été constituées au début ou à la fin de l’année civile et
quelle que soit la durée de leur premier exercice.
• Les acomptes sont payés au plus tard le 15 juin et le
30 septembre de chaque année.

Le solde est liquidé sous déduction des acomptes versés en


cours de période d’imposition, de l’impôt minimum
forfaitaire.

La société qui estime que le montant d’un ou des acomptes sera égal
ou supérieur à la cotisation d’impôt sur les sociétés dont elle sera
finalement redevable peut selon le cas, demander une réduction ou
une dispense de paiement en ce qui concerne le second acompte.
• Elle doit présenter à cet effet une requête motivée au
Directeur National des Impôts, trente jours au moins avant
la date d’exigibilité de l’acompte.
• Le Directeur National des Impôts accuse réception de la
demande et signifie sa réponse dans les 30 jours.
La contribution foncière
unique (CFU)
Définition
• Il est institué au profit du Budget National et des budgets des
collectivités locales un impôt synthétique dénommé Contribution
Foncière Unique « CFU » sur : les propriétés bâties et non bâties sises
sur l’ensemble du territoire national de la
REDEVABLES
• La Contribution Foncière Unique est due par les personnes physiques
ou morales :
• 1. possédant au 1er janvier de l’année d’imposition des propriétés
foncières bâties ou non bâties ;
• 2. percevant des revenus fonciers.
• En cas d’impossibilité d’accéder au propriétaire, le possesseur, le
mandataire, le locataire, le légataire ou tout autre ayant droit est tenu
d’acquitter la Contribution Foncière Unique au nom et pour le compte
du propriétaire.
• Lorsqu’un propriétaire loue un terrain ou un immeuble à un preneur, à
charge pour ce dernier de construire à ses frais un immeuble bâti, devant
revenir sans indemnité et libre de toutes charges au bailleur à l’expiration
du bail, le redevable de la Contribution Foncière Unique due à raison de
l’immeuble construit est le preneur.
PROPRIÉTÉS IMPOSABLES
• Les propriétés foncières bâties sont :
• 1. les constructions fixées au sol à perpétuelle demeure qui ne sont pas
aisément démontables ou déplaçables et qui sont utilisables en l’état quel
que soit leur état d’achèvement, telles que les maisons, fabriques,
manufactures, usines, les immeubles construits en maçonnerie, fer, bois
ou autres matériaux, les ouvrages d’art, les barrages, retenues d’eau et les
voies de communication ;
• 2. les éléments, matériels ou machines attachés à demeure dans les
constructions et qui ne peuvent être déplacés sans destruction ou
modification de la construction ;
• 3. les éléments, matériels ou machines reposant sur des fondations
spéciales faisant corps avec les constructions visées au 1. et qui ne
peuvent être déplacés sans destruction ou modification de la
construction ;
• 4. les panneaux-réclames, affiches-écrans ou affiches sur portatif
spécial, fixés au sol ou sur des bâtiments.
• Les propriétés foncières non bâties sont :
• 1. les terrains nus à usage commercial ou industriel, tels que les
emplacements de chantier, les lieux de dépôt de marchandises ou les
emplacements de même nature ;
• 2. les carrières, les étangs, les salines et marais salants ;
• 3. les propriétés foncières bâties devenues temporairement ou
définitivement impropres à leur usage, telles que celles en cours de
reconstruction, de démolition ou en ruine.
EXONÉRATIONS
• Sont exonérés de la contribution foncière unique :
• 1. les propriétés appartenant à l’État et aux collectivités locales lorsqu’elles
sont affectées à un service public ou d’utilité générale et sont improductives
de revenu ;
• 2. les édifices et lieux servant à l’exercice du culte ;
• 3. les immeubles destinés à l’enseignement public préscolaire, scolaire et
universitaire
• 4. les immeubles destinés à l’enseignement privé préscolaire, scolaire et
universitaire, lorsqu’ils sont édifiés par les fondateurs de l’établissement
d’enseignement ;
• 5. les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux ou
serrer les récoltes ;
• les propriétés dont les missions diplomatiques et consulaires sont
propriétaires, sous réserve de réciprocité, à l’exclusion de toute propriété
utilisée à titre privé par le personnel ou les collaborateurs de ces missions.
BASE D’IMPOSITION
• La contribution foncière unique est assise sur la base des valeurs
locatives réelles des biens imposables au 1er janvier de l’année
d’imposition.
• La valeur locative réelle d’une propriété foncière à usage d’habitation
est égale au montant annuel de recettes généré par la location d’une
propriété similaire de même nature et de même catégorie dans le
même quartier de la même commune, ou, à défaut, par appréciation
directe de la propriété.
• La valeur locative réelle d’une propriété foncière à usage commercial
est égale à 10% de la valeur vénale, la valeur vénale étant égale à 70%
du prix de revient de cette propriété.
TAUX DE LA CONTRIBUTION FONCIÈRE
UNIQUE
• Le taux de la Contribution Foncière Unique est fixé comme suit :
• 1. pour les propriétés à usage d’habitation occupés par les propriétaires
ou non loués par ces derniers : à cinq pourcent (5%) de la valeur locative
réelle annuelle ;
• 2. pour les propriétés à usage professionnel occupées par les
propriétaires ou non loués par ces derniers : à dix pourcent (10%) de la
valeur locative réelle annuelle ;
• 3. pour les propriétés louées : à quinze pourcent (15%) de la valeur
locative réelle annuelle.
OBLIGATIONS DES REDEVABLES
• Les propriétaires de propriétés foncières bâties et non-bâties sont
tenus de procéder à la déclaration de leurs revenus fonciers.
• Cette déclaration doit être accompagnée de la copie des baux
authentiques et contrats de location.
PAIEMENT DE LA CONTRIBUTION
• La Contribution Foncière Unique est recouvrée par le receveur des
impôts du lieu de situation de la propriété foncière bâtie ou non-
bâtie.
• Le paiement de la Contribution Foncière Unique s’effectue au plus
tard le 30 juin de chaque année par versement unique ou d’acomptes.
• Lorsque la Contribution Foncière Unique n’est pas acquittée dans les
délais impartis par son redevable, l’Administration fiscale peut
émettre un avis à tiers détenteur pour saisir les loyers payés par le
locataire, conformément aux dispositions des articles 1025 à 1028.
RÉPARTITION DU PRODUIT DE LA CONTRIBUTION

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