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Mon Rapportfin

Le document présente un rapport de stage effectué au complexe agropastoral AGRI-DET, mettant en avant l'importance de l'agronomie et des pratiques agricoles durables. Il décrit la localisation, la situation physique, et les caractéristiques socio-culturelles de Lolodorf, ainsi que les activités menées durant le stage, notamment la mise en place d'une pépinière de cacao. Le rapport souligne également les leçons apprises et les défis rencontrés au cours de cette expérience professionnelle.

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Mon Rapportfin

Le document présente un rapport de stage effectué au complexe agropastoral AGRI-DET, mettant en avant l'importance de l'agronomie et des pratiques agricoles durables. Il décrit la localisation, la situation physique, et les caractéristiques socio-culturelles de Lolodorf, ainsi que les activités menées durant le stage, notamment la mise en place d'une pépinière de cacao. Le rapport souligne également les leçons apprises et les défis rencontrés au cours de cette expérience professionnelle.

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SOMMAIRE.

SOMMAIRE................................................................................................................. i
DEDICACE ................................................................................................................ ii
REMERCIEMENTS. .................................................................................................. iii
LISTE DES TABLEAUX.............................................................................................. v
LISTE DES FIGURES ............................................................................................... vi
LISTE DES IMAGES. ............................................................................................... vii
INTRODUCTION GENERALE. .................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE. .................................... 2
CHAPITRE I : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE. ............................................ 3
I-LOCALISATION ....................................................................................................... 3
II- SITUATION PHYSIQUE ......................................................................................... 3
CHAPITRE II : PRESENTATION DES SERVICES D’ACCUEIL. ............................. 9
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE. ............................................... 10
CHAPITRE III : ACTIVITES MENEES................................................................... 11
I. ACTIVITÉS MENEES ........................................................................................ 12
II. ANALYSE THEMATIQUE. ................................................................................. 20
CHAPITRE 4 : FAITS MARQUANTS ET LECONS APPRISES. ............................ 37
[Link] POSITIFS .......................................................................................... 37
[Link]ÉS RENCONTRÉES. ....................................................................... 37
[Link] APPRISES ........................................................................................ 37
[Link] ET STRATÉGIES D’ADAPTATION. ............................................. 38
CONCLUSION GENERALE. .................................................................................... 39
ANNEXE PHOTOS ............................................................................................... 40
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUES. ........................... 41
TABLE DES MATIERES ........................................................................................... 42
ATTESTATION DE FIN DE STAGE....................................................................... 44

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE I


DEDICACE

A ma famille

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE II


REMERCIEMENTS.

Je ne saurai commencer sans toutefois dire merci au Seigneur Dieu tout puissant qui
maître des tempsLLISTE DES
a permis FIGURESIONSLISTE
à ce DES IMAGES
que ce moment se concrétise.

Par ailleurs je remercie toute personne qui de près ou de loin a contribué à la


réalisation de ce travail au rang desquelles :

 Dr ZINGUI MESSOMO XAVIER Président Directeur General de l’IUSTY, qui durant


toute l’année académique et durant la période du dit stage a tout donné pour que
nous ayons une formation de qualité.
 M. GOURA ARIM ANDRE LUTHER Ingénieur Agronome de Conception, Chef de
Département d’Agronomie de IUSTY et notre encadreur académique, pour ses
enseignements, ses conseils et ses différents services mis à notre disposition tout
au long de notre cycle académique.
 M. TCHUINTCHE MARIUS Ingénieur des travaux, notre encadreur professionnel
pour son implication, son exigence et son dévouement durant notre stage.
 Mme YANGA Epse ESSONO MARIE SALYMER Directrice Générale du Complexe
Agricole AGRI-DET, pour l’accès total qu’elle nous a donné au sein de son
complexe.
 Dr ETABA ANGONI DESIRE Docteur En Biotechnologie et Productions Animales,
notre professeur académique en agronomie à qui je tiens à adresser une profonde
gratitude, pour ses conseils, sa rigueur et ses critiques durant ce parcours de
formation.
 M. NGODO JEAN FABRICE Ingénieur Agronome de Conception, notre enseignant
d’agronomie il nous a donné la possibilité d’apprendre et d’acquérir des
connaissances sur le plan académique et même personnel.
 Je remercie également toute ma famille pour leur soutient et encouragement durant
cette période.
 Enfin je tiens également à remercier toutes personnes ayant participé de près ou
de loin à l’élaboration et à la rédaction de ce rapport.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE III


LISTE DES ABREVIATIONS

IUSTY : Institut Universitaire des Sciences et Techniques de Yaoundé

ISABEE : Institut Supérieur d’Agriculture, du Bois, de l’Eau et de l’Environnement

BTS : Brevet de Technicien Supérieur

FASA : Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles

ha: Hectare

NPK: Azote - Phosphore - Potassium

CSSV: Cocoa Swollen Shoot Virus

IMC: Iquitos Mixed Calabacillo

PA: Parinari

NA : Napay

UA : Unités d’Acquisition

IRAD : Institut de Recherche Agricole pour le Développement

CIRAD : Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le


Développement

CATIE : Centre Agronomique Tropical d’Investigation Espagnol

pH : Potentiel d’Hydrogène

INRA : Institut National de la Recherche Agronomique

MINADER : Ministère de l’Agriculture et du développement Rural

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE IV


LISTE DES TABLEAUX.

Tableau 2: Classification des variétés de cacao au Cameroun ................................ 24


Tableau 3: Proportions recommandées pour 100kg de terreau ............................... 33

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE V


LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Diagramme ombrothermique de Lolodorf Source :


https/[Link] ............................................................................................................ 4
Figure 2 : ORGANIGRAMME ..................................................................................... 8

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE VI


LISTE DES IMAGES.

image 1: Nettoyage du champ ................................................................................. 13


image 2: Piquetage.................................................................................................. 15
image 3: Semis de plants fruitiers ............................................................................ 16
image 4: Semis du cacao ........................................................................................ 19
image 5: Représentation détaillée du cacao ............................................................ 22
image 6: Variété Criollo............................................................................................ 27
image 7: Variété Forastero ...................................................................................... 28
image 8: Variété Trinitario ........................................................................................ 29
image 9: Hybrides améliorés Forestero ................................................................... 30
image 10: Classement des sachets ......................................................................... 35
image 11 : Préparation du terreau ........................................................................... 40
image 12: Germination de la papaye FORMOSA .................................................... 40
image 13: Arrangement de ligne .............................................................................. 40
image 14: Pépinière de cacao ................................................................................. 40

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE VII


INTRODUCTION GENERALE.

L’agronomie étant la science appliquée qui étudie les systèmes de productions


végétales et animales en interaction avec le sol, le climat, les plantes et les techniques
culturales, dans le but d’optimiser les rendements agricoles tout en assurant la
durabilité des ressources naturelles. C’est dans ce sens qu’au cours de notre cycle de
formation il nous est donné d’exercer une immersion en milieu professionnel dans une
entreprise, afin de faire un parallèle entre les enseignements théoriques reçus et les
réalités du terrain. Ainsi le présent rapport porte sur le déroulement de notre stage
académique effectué du 14 juillet au 14 septembre 2025 au sein du complexe
agropastoral AGRI-DET. Ce stage, d’une durée de deux mois, s’inscrit dans le cadre
de perfectionnement et de consolidation des acquis en vue de l’obtention de notre
diplôme de BTS ; dans la conduite technique des cultures, la gestion des travaux
agricoles et l’acquisition de compétences pratiques. Durant cette période, plusieurs
activités ont été réalisées parmi lesquelles la mise en place et l’installation d’une
pépinière de 50 000 plants de cacao variété Criollo. Le présent document présentera
successivement en Première partie :

 Présentation de l’entreprise et déroulement des activités ensuite,


 Chapitre I : Présentation de l’entreprise,
 Chapitre II : Déroulement du stage ; nous suivrons en
 Deuxième partie : Déroulement du stage ;
 Chapitre III : Activités menées,
 Chapitre IV : Faits marquants et leçons apprises

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 1


PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE
L’ENTREPRISE.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 2


CHAPITRE I : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE.

I-LOCALISATION

Le Complexe Agro-pastoral AGRI-DET est situé au cœur de Nkwampboer, village


enclavé de la commune de Lolodorf (Département de l’Océan, région du Sud),
le complexe Agri-Dét émerge comme un modèle d’innovation socioéconomique au
sein d’un biome forestier intact. A quatorze kilomètres du Chef – lieu communal, ce
pôle agropastoral s’ancre dans un territoire ou l’économie locale, essentiellement
rurale repose sur l’agriculture vivrière, la cueillette artisanale et l’exploitation
saisonnière des ressources sylvestres. Son accès, bien que rendu complexe par des
routes non bitumées, emprunte deux axes principaux : un tronçon de sept kilomètres
depuis le carrefour Madong et un second via la sortie Nord-Est de Mveng, village
limitrophe, reflétant ainsi son intégration mesurée dans un réseau infrastructurel
rudimentaire. Dans ce contexte marqué par une présence étatique ténue, symbolisée
par une école publique à cycle complet et une gouvernance traditionnelle assurée par
une chefferie de troisième degré, Agri-Dét se positionne en catalyseur de
développement durable. Alliant techniques agricoles modernes et pratiques
ancestrales, le complexe vise à transcender les limites d’une économie de
subsistance tout en préservant l’équilibre écologique. Ses missions englobent la
valorisation des filières locales, la formation aux métiers agro-pastoraux et la
sécurisation des revenus communautaires, faisant de lui un acteur clé de la résilience
territoriale.

II- SITUATION PHYSIQUE

1. Climat de la localité

Lolodorf bénéficie d’un climat tropical humide de type équatorial tempéré par l’altitude
et la proximité de la forêt dense. Caractérisé par une alternance de deux saisons
pluvieuses (Marsjuin et septembre-Novembre) et deux saisons sèches (Décembre-
Février et Juillet- Aout), le régime pluviométrique annuel oscille entre 2000 et 2500
mm. Les précipitations culminent en Avril – Mai et Octobre avec des pics mensuels

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 3


dépassant 400 mm, tandis que les mois les plus secs enregistrent moins de 100 mm.
Cette hygrométrie élevée, couplée à des températures moyennes de 24-28°C,
favorisant une biodiversité agricole remarquable. Les cultures vivrières (manioc,
bananier-plantains, manguiers) prospèrent dans ces conditions climatiques
privilégiées. Les pratiques culturales adaptées aux contraintes climatiques intègrent
l’agriculture itinérante sur brulis, la rotation des sols et l’agroforesterie, notamment
l’ombrage des cacaoyers par des essences natives.

Ce climat enseigne ainsi un agroécosystème résilient, où tradition et adaptation


coexistent harmonieusement.

Figure 1 : Diagramme ombrothermique de Lolodorf Source : https/[Link]

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 4


2. RELIEF DE LOLODORF

Situé dans la région du Sud-Cameroun à proximité de la frontière équatoriale, le relief


de Lolodorf se caractérise par une morphologie complexe et diversifiée, marquée par
l’alternance des collines modérées, de vallées encaissées et de plateaux disséqués.
Son altitude moyenne oscille entre 500 et 700 mètres, structurant un paysage
vallonné au sein des plateaux Sud-camerounais. Les formations géologiques
dominantes, issues du socle précambrien, révèlent des affleurements granitiques et
des inselbergs érodés, témoins d’une activité tectonique ancienne. Les versants,
souvent abrupts, sont entaillés par un réseau hydrographique dense, ou des cours
d’eau saisonniers, à l’instar de la Lokoundjé, sculptent des gorges étroites et
alimentent des bassins sédimentaires. Les plaines alluviales localisées en contrebas,
contrastent avec les sommets résiduels couverts d’une végétation transitionnelle
mêlant forêt dense semi-décidue et savane arbustive. Cette topographie accidentée
influence les sols profonds, limitant l’agriculture extensive mais favorisant des cultures
vivrières en terrasses. Par ailleurs, les denivelés prononcés conditionnent l’implantation
humaine, concentrée autour des axes de circulation et des points d’eau. Ainsi, le relief
de Lolodorf, à la fois contrainte et ressource, dessine une géographie où l’équilibre
entre écosystème naturel et activités anthropiques reste subtil.

3- Pédologie et hydrographie de Lolodorf

a- Pédologie :
La localité de Lolodorf située en zone tropical humide, se caractérise par une
dominance de sols ferralitiques, marqués par une altération intense et un lessivage
prononcé des bases. Ces sols pauvres en cations échangeables, présentent une
forte teneur en oxyde de fer et d’aluminium, conférant une coloration rougeâtre
et une structure souvent dégradée. Une acidité notable (pH 4-5) et une faible
capacité de rétention nutritive limitent leur fertilité naturelle. Localement des sols
ferrugineux tropicaux, moins altérés et des sols hydro-morphes, saturés en eau dans
les dépressions complètent ce paysage pédologique. La décomposition rapide de la
matière organique sous un climat chaud et humide, exige des pratiques culturales
adaptées pour maintenir leur productivité.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 5


b- Hydrographie :
Le territoire est drainé par un réseau hydrographique dense, dominé par le fleuve
Lokoundjé, tributaire du Ntem. Plusieurs cours d’eau pérennes creusent des vallées
encaissées, ponctuées de cascades spectaculaires. Les précipitations
abondantes (>2000 mm / an) alimentent un régime fluvial régulier, favorisant l’érosion
des sols mais aussi l’irrigation. Les nappes phréatiques, alimentés par l’infiltration en
saison pluvieuse, constituent une ressource hydrique essentielle pour les populations.

4. SITUATION SOCIO-CULTURELLE.

4.1. Population de Lolodorf : démographie et caractéristiques socioculturels

Située dans la région du Sud – Cameroun, Lolodorf présente une population en


croissance, estimée à 26751 habitants en 2025, avec une répartition quasi-
équilibrée entre hommes (13387) et femmes (13363). La structure démographique
révèle une jeunesse marquée, avec un âge médian de 19 ans et près de 40 % de la
population âgée de moins de 15 ans reflétant une dynamique de forte natalité.

a- Composition ethnique et culturelle


Lolodorf se distingue par sa diversité ethnique, incluant des communautés autochtones
pygmées (Bagyeli, bakola) et des groupes bantous (ngoumba, fang ; Ewondo, bassa
bulu). Les pygmées, subissent une sédentarisation accélérée sous l’effet des
exploitations forestières et de l’oléoduc Tchad – Cameroun.

b- Dynamique socio- économique


L’économie locale repose sur l’agriculture vivrière (cacao, palmier à l’huile, bananier-
plantain, safoutiers), la chasse et d’autres activités agro-pastorales émergentes.
Le chômage reste endémique exacerbé par le manque d’industries.

4.2. Culture et religion

La localité de Lolodorf, dans le Sud – Cameroun se distingue par une richesse


culturelle plurielle, marquée par la coexistence des peuple bantous (ngoumba, fang,
Ewondo, Bulu) et des pygmées (bagyeli & bakola). Ces derniers, autrefois
nomades, maintiennent des pratiques ancestrales liées à la forêt comme la chasse,
la cueillette et des rituels Animistes, bien que leur sédentarisation progressive altère

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 6


ces traditions. Les bantous, historiquement dominants, perpétuent des danses, des
chants et des cérémonies initiatiques, symboles d’un patrimoine oral transmis de
génération en génération.

Sur le plan religieux lolodorf est majoritairement chrétienne (catholisme et le


protestantisme) héritage des missions coloniale allemande et américaine dès 1897.
Cependant, les croyances traditionnelles, notamment liées à la sorcellerie, persistent,
influençant les dynamiques sociales et même le développement local, selon les récits.

4.3. COMMERCE ET INFRASTRUTURE

a- Commerce
L’économie locale de lolodorf repose principalement sur une économie des
subsistances, marquée par l’agriculture vivrière (manioc, macabo, bananier- plantain,
maïs et arachide) et des cultures commerciales comme le cacao, héritage de
l’introduction allemande de 1910. Les marchés, tels que celui de Kribi (à 110km)
constituent des débouchés pour les produits locaux, bien que l’enclavement relatif
limite les échanges. La chasse et la pêche artisanale dans la Lokoundjé complètent
les activités économiques, avec une commercialisation informelle du gibier et des
produits forestiers.

b- Infrastructures
Les infrastructures à lolodorf reflètent un développement inégal. La route bitumée
Eseka lolodorf (56km), Yaoundé –lolodorf (166km), les voies vers Kribi et Ebolawa
désenclavent partiellement la région. Le pont sur la lokoundje reconstruit à plusieurs
reprises, facilite les déplacements locaux. Les services de base incluent un hôpital de
district, des écoles primaires, un lycée d’enseignement général bilingue, un lycée
d’enseignement technique bien que l’électrification rural reste limitée. La radio
communautaire et les réseaux mobiles (camtel, mtn, orange) relient la localité au reste
du pays, malgré des lacunes en couvertures.

c- Défis
L’absence d’industrie locale et la dépendance aux routes souvent impraticables en
saison des pluies entravent le commerce. Les projets miniers et l’écotourisme,
potentiels leviers économiques, peinent à se concrétiser. La modernisation des

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 7


infrastructures et l’intégration des pygmées dans les circuits économiques restent
des enjeux majeurs pour un développement équilibré.

4.4. Organigramme d’Agri-Det

DIRECTRICE
GENERALE

COORDINATION GENERAL

DES TRAVAUX

RESPONSABLE DE LA RESPONSABLE DE LA
PRODUCTION AGRICOLE
PRODUCTION ANIMAL

OUVRIERS
D’EXPLOITATION

Figure 2 : ORGANIGRAMME

5. Employés permanents

Pour ce qui est des employés permanents du complexe agropastoral d’Agri-Det,


nous avons la Directrice générale Mme Yanga Epse ESSONO Marie Salymer,
Coordinateur général des travaux M. TCHIENTCHEU Marius, Responsable de la
production végétale ZOUBEROU, Responsable de la production animale
ZOUBEROU, Ouvriers permanents : M. Justin, M. Colbert, M. Magelang

6. Employés temporaires

En ce qui concerne les employés temporaires au sein d’Agri-Det, nous avons des
travailleurs à la tâche dans le défrichage, dans la scierie, dans la construction des
bâtiments et qui libèrent les lieux une fois la tâche accomplie.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 8


CHAPITRE II : PRESENTATION DES SERVICES D’ACCUEIL.

Le complexe Agro-pastorales AGRI-DET est une institution à but lucrative et sociale et


propose à sa clientèle une panoplie de services parmi lesquels :

 L’élevage : il est proposé à la communauté à travers le département de


pisciculture. La structure est propriétaire de quatre étangs de poisson dont deux
sont déjà actifs, par l’entretien des poissons Silures (Clarias gariepinus) et des
poissons Tilapia (Oreochromis niloticus).
Ce service est rallongé par l’élévage des lapins (Oryctolagus cuniculu), qui sont
entretenus dans des clapiers.
 L’agriculture : selon le précédent cultural, les activités de la prochaine
campagne agricole sont arrêtées et ce sont celles-ci qui constitueront les
services culturaux proposés. Parmi ceux-ci l’on ne s’éloigne pas de la Tomate
(Solanum lycopersicum), du Maïs (Zéa mays), de la Banane plantain (Musa
paradisiaca) et du Soja (Glycine max (L.) Merr).
 Provenderie : à travers les machines de transformation de la matière première
(maïs, soja), l’aliment pour les animaux d’élevage est proposé à la
communauté.
 Conseil et suivi : la structure propose ce service à travers des professionnels
de l’agronomie qui constitue son personnel.

L’ensemble de ces services font d’AGRI-DET une force économique majeure, proche
de la population et soucieuse de l’environnement.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 9


DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 10


CHAPITRE III : ACTIVITES MENEES.

 ACCUEIL DES STAGIAIRES

Le lundi 14 juillet, nous avons chaleureusement été accueillis par les responsables de
la structure soit Mme YANGA Epse ESSONO Directrice générale d’AGRI-DET et de
notre encadreur. Après s’être présentés, en donnant les objectifs que nous souhaitons
atteindre durant ces deux mois de stage, nous avons également présenté notre institut
et sa philosophie qui est celle de donner à l’étudiant toutes les armes nécessaires afin
qu’au soir de sa formation il intellectuellement et socialement capable de se lancer
dans le monde professionnel. Les présentations se sont par la suite poursuivies par la
visite du site, et la présentation des différentes spéculations mises en culture parmi
lesquelles : la pastèque Citrullus lanatus, la tomate Solanum lycopersicum, le
poivron Capsicum annuum, la carotte Daucus carota, le piment Capsicum annuum,
la morelle noire Solanum nigrum et les aubergines Solanum melongena comme
culture maraichaire et en culture perennes : le cacao Theobroma cacao, le bananier
plantain Musa paradisiaca et de l’agroforesterie. Apres cela nous nous sommes
installés dans nos différents quartiers.

 ORGANISATION DU TRAVAIL

Les activités se déroulaient de lundi à samedi, de 06h à 12h puis de 16h à 18h et des
fois jusqu’à 21h selon l’impérativité de l’activité menée. Elles étaient réparties en
groupe, et la constitution en nombre de chaque groupe variait selon la difficulté et
l’urgence de la tâche ; toutefois il arrivait que nous soyons tous regroupés autour d’une
même activité. Les pauses de la mi-journée étaient accompagnées d’un repas et en
fin de journée également ; la prise en charge sanitaire était assurée par la structure
d’accueil

 METHODES DE COLLECTE DES INFORMATIONS

Pour obtenir des informations nous avons fait recours :

 Aux documents trouvés sur le lieu de stage


 Au questionnement des encadreurs

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 11


 A l’observation directe
 A la participation active
 Aux informations reçues à IUSTY
 Au smart phone pour recueillir des informations sur le net
 Aux séances de travail supervisées
 A l’Autoévaluation

I. ACTIVITÉS MENEES
Tout au long de ces deux mois nous avons mené plusieurs activités, échéancées
comme suit :

a) Nettoyage de la parcelle de banane plantain et de cacao

 Objectif : Le nettoyage de la parcelle avait pour objectif de réduire la


concurrence des adventices, de faciliter l’accès aux cultures et de créer un
environnement favorable au développement des plants de banane plantain et
de cacao.

Déroulement de l’activité :

L’activité a débuté par un débroussaillage manuel de la parcelle. Les herbes


envahissantes, arbustes et jeunes repousses ont été coupés à ras du sol. Une
attention particulière a été portée pour éviter d’endommager les plants existants de
banane plantain et de cacao. Les résidus végétaux ont été regroupés en tas et laissés
sur place afin de servir de paillage naturel, contribuant ainsi à la conservation de
l’humidité du sol et à l’amélioration de la fertilité.

Outils utilisés : Machettes, houes, daba, gants de protection

Le nettoyage a été effectué essentiellement de manière manuelle, en raison du cout


élevé de la mécanisation et de la disponibilité de la main-d’œuvre et pour faire assoir
en nous les valeurs du travail.

Importance :

Le nettoyage de la parcelle permet :

 de réduire la concurrence hydrique et nutritionnelle,


 de limiter la prolifération des ravageurs et maladies,
 d’améliorer l’accès à la parcelle et la productivité des cultures.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 12


image 1: Nettoyage du champ

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 13


b). Piquetage de 5 ha pour la culture du cacao (écartement 3 m × 3 m)

Objectif : Le piquetage visait à délimiter avec précision les emplacements des futurs
plants de cacao afin d’assurer une bonne densité de plantation et une utilisation
optimale de l’espace.

Déroulement de l’activité :

Après le nettoyage de la parcelle, les limites des 5 hectares ont été matérialisées. À
l’aide d’un mètre ruban et d’une corde, des lignes droites ont été tracées selon un
espacement régulier de 3 m × 3 m. Des piquets en bois ont ensuite été plantés à
chaque point de croisement pour marquer l’emplacement exact des plants de cacao.

Outils utilisés : décamètre, ficelle, piquets en bois, machette.

Les piquets ont été fabriqués à partir de bois local, facilement disponible, ce qui réduit
les couts et favorise l’utilisation des ressources locales.

Importance de l’activité

Le piquetage permet :

 une bonne répartition des plants,


 une meilleure pénétration de la lumière,
 une facilitation des opérations d’entretien et de récolte,
 une amélioration du rendement de la cacaoyère.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 14


image 2: Piquetage

c). Semis des plants fruitiers (écartement 10 m)

Objectif : L’objectif était d’installer des arbres fruitiers afin de diversifier la production
agricole et de contribuer à l’agroforesterie.

Déroulement de l’activité :

Les trous de plantation ont été ouverts selon un espacement de 10 m × 10 m pour


permettre un bon développement des arbres. Les plants fruitiers ont été mis en place
verticalement, puis Les trous ont été rebouchés avec un mélange de terre fine et de
matière organique. Un léger tassement a été effectué pour assurer un bon contact
entre les racines et le sol.

Outils utilisés : houe, plantoir, machette, arrosoir

L’utilisation de la fumure organique locale (fumier ovin) a permis de réduire la


dépendance aux engrais chimiques.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 15


Importance de l’activité

Le semis des plants fruitiers permet :

 la diversification des sources de revenus,


 l’amélioration de la fertilité des sols,
 la protection contre l’érosion,
 l’ombrage bénéfique pour certaines cultures.

image 3: Semis de plants fruitiers

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 16


d). Semis du maïs variété PANAR sur 1 ha

Objectif : Le semis du maïs variété PANAR avait pour but la production de maïs à
haut rendement, adapté aux conditions agro-écologiques locales.

Déroulement de l’activité :

Les lignes de semis ont été tracées selon l’espacement de (1m*0,5m), puis les
graines ont été semées directement à une profondeur d’environ 3 à 5 cm, avec 2 par
poquet. Le recouvrement a été fait à l’aide de la houe, suivi d’un léger tassement.

Outils utilisés :

Machette

Sachets de semences de maïs PANAR

Le semis manuel reste la méthode la plus utilisée par les producteurs locaux en raison
de son faible cout et de son efficacité sur de petites superficies.

Importance de l’activité

Le semis du maïs PANAR permet :

 d’obtenir de bons rendements,


 d’assurer la sécurité alimentaire,
 de générer des revenus pour le producteur.

e). Mise en place de la pépinière de papaye Formosa

Objectif : La pépinière avait pour objectif de produire des plants vigoureux de


papaye Formosa destinés à la transplantation.

Déroulement de l’activité :

Un site ombragé et proche d’une source d’eau a été choisi. Des sachets
plastiques ont été remplis d’un substrat composé de terre noire, de sable Sanaga
et de fumure organique.

Les graines de papaye Formosa ont été semées à faible profondeur, puis
arrosées régulièrement jusqu’à la levée.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 17


Outils utilisés : Sachets plastiques de pépinière, arrosoir, tamis, pelle.

Les sachets de pépinière et le substrat ont été préparés localement, ce qui rend la
technique accessible aux petits producteurs.

Importance de l’activité

La pépinière permet :

 le contrôle de la qualité des plants,


 la réduction des pertes au champ,
 une meilleure reprise après transplantation.

f). Récolte du maïs sur 2 ha

Objectif : La récolte visait à récupérer les épis mûrs pour la consommation et la


commercialisation.

Déroulement de l’activité :

Les épis secs ont été récoltés manuellement. Après la récolte, le maïs a été
regroupé, puis transporté vers un lieu de stockage pour le séchage complémentaire
et l’égrenage.

Outils utilisés : machette, hôte.

La récolte manuelle permet de limiter les pertes et reste la méthode la plus répandue
en milieu rural.

g). Semis du cacao sur 5 ha

Objectif : L’objectif était l’installation d’une nouvelle cacaoyère productive.

Déroulement de l’activité :

Les plants de cacao issus de pépinière ont été transplantés aux emplacements
préalablement piquetés. Chaque plant a été soigneusement mis en terre, suivi d’un
arrosage immédiat pour favoriser la reprise.

Outils utilisés : plantoir, machette

Le semis a été réalisé en début de saison des pluies, afin de faciliter l’enracinement
des plants dans leur nouvel environnement.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 18


Importance de l’activité

La récolte permet :

 la valorisation de la production,
 la réduction des pertes post-récolte,
 l’amélioration des revenus agricoles.

image 4: Semis du cacao

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 19


II. ANALYSE THEMATIQUE.
1. GENERALITES SUR LA CULTURE DE CACAO

De son nom scientifique (Theobroma cacao), Le cacao est une plante ombrophile
nécessitant un climat chaud et humide.

Conditions climatiques idoines à la culture :

 Pluviométrie : 1 200 – 2 500 mm/an bien répartis


 Température : 20 – 30 °C
 Humidité relative : > 70 %
 Vent fort : nuisible → nécessité d’arbres brise-vent

Paramètres édaphiques idéals de la culture :

 Sols profonds (>1 m), bien drainés


 Texture légère à moyenne (limono-argileux)
 Riche en matière organique
 pH optimal : 5,5 – 7

Techniques de production

a-Pépinière

 Durée : 3–4 mois


 Utilisation de sachets polyéthylènes remplis de terreau riche
 Arrosage quotidien
 Sélection des plants vigoureux

b- Mise en place de la plantation

 Espacement : 3×3 m ou 3×2,5 m


 Densité : 1 100 – 1 300 plants/ha
 Plantation en saison des pluies

c- Ombrage

 Indispensable les premières années :


 Ombre temporaire : bananier, maïs, plantain
 Ombre permanente : colatier, safoutier, gliricidia, framiré

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d- Fertilisation

 Apports de matière organique (compost, fumier)


 NPK selon l’analyse du sol
 Entretien annuel du sol (désherbage et paillage)

e- Entretien de la plantation

 Taille de formation (2 premières années)


 Taille d'entretien pour favoriser la lumière
 Désherbage régulier
 Maintien de l’ombrage contrôlé

f- Maladies

 Pourriture brune (Phytophthora)


 Cocoa swollen shoot virus (CSSV)
 Anthracnose
 Chancre du tronc
 Pourriture noire des cabosses
 Witches’ broom (balai des sorcières)

g- Ravageurs

 Capsides (Sahlbergella, Distantiella)


 Mirides
 Charançons des cabosses
 Rongeurs

h- Lute

 Elagage
 Hygiène culturale,
 Fongicides,
 Insecticides spécifiques,
 Lutte intégrée

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image 5: Représentation détaillée du cacao

1.2. Origine de la culture de cacao

Le cacao (Theobroma cacao) est originaire des forêts tropicales humides de


l’Amazonie, principalement dans la région couvrant le sud du Venezuela, le nord du
Brésil, le Pérou et la Colombie. C’est là que les premières populations ont commencé
à utiliser les fèves. Progressivement elle s’est répandue dans la zone au nord de
l’Amazonie, également riche en variétés sauvages de Theobroma cacao. Elle s’est
ensuite intégrée vers l’Amérique centrale, où elle a acquis une importance culturelle et
économique majeure. C’est plus tard au XIXe siècle que la culture de cacao a été
introduite dans les pratiques culturales africaines. Pour le cas du Cameroun c’est sous
la colonisation allemande (vers 1890-1900) qu’elle y fut introduite et aujourd’hui elle
est une culture de rente majeure en Afrique en général et au Cameroun en particulier.

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1.3. Classification

Représentation taxonomique du cacaoyer

Niveau taxonomique Taxon

Règne : Plantae (Plantes)

Sous-règne : Tracheophyta (Plantes vasculaires)

Division / Embranchement : Magnoliophyta (Angiospermes)

Classe : Magnoliopsida (Dicotylédones)

Sous-classe : Dilleniidae

Ordre : Malvales

Famille : Malvaceae

Sous-famille : Byttnerioideae

Tribu : Theobromateae

Genre : Theobroma

Espèce : theobroma cacao L.

Cultivar (cv) : Criollo

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Tableau 1: Classification des variétés de cacao au Cameroun

Propriétés Criollo Forastero Trinitario Hybrides améliorés


Forestero
Origine Amérique Bassin Île de la Trinité Cocoa Cameroun
centrale (Maya – amazonien (hybridation A. (IMC, PA, NA)
Aztèques naturelle Criollo U.A. Hybrides
× Forastero H.T. Améliorés
Arbre Sensible aux Robuste, Vigoureux, Résistance à la pourriture
maladies productif, très moins sensible brune (Phytophthora)
cultivé que le Criollo

Graines Couleur claire, Violettes, plus Bonne qualité


peu amères amères aromatique
Qualité Meilleure qualité Arôme standard Bonne qualité de fèves
aromatique
Production Faible Elevée : Bonne Forte productivité
Représente 80
% de la
production
mondiale, utilisé
pour les
chocolats
courants.
Remarques Utilisé pour les C’est le type Compromis idéal Adaptation
chocolats fins dominant au entre qualité et au climat africain
(premium). Cameroun, au rendement.
Ghana et en
Côte d’Ivoire.
Source : Instituts de recherche (IRAD, CIRAD, CATIE)

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1.4. Description de la culture

Voici une description détaillée de chaque partie de la plante de cacao

 Racines

Les racines du cacaoyer forment un système pivotant bien développé, constitué d’une
racine principale verticale pouvant s’enfoncer jusqu’à 1,5–2 m de profondeur lorsque
le sol est meuble et bien drainé, assurant l’ancrage de l’arbre et l’accès à l’eau
profonde. À partir de ce pivot se développent de nombreuses racines latérales
superficielles, très ramifiées, concentrées surtout dans les 0–30 premiers centimètres
du sol, zone riche en éléments nutritifs. Ces racines secondaires portent une
abondance de radicelles fines et absorbantes, souvent associées à des mycorhizes,
qui améliorent l’absorption de l’eau et des sels minéraux. Le système racinaire du
cacaoyer est cependant sensible à l’asphyxie et à l’excès d’eau, ce qui explique sa
préférence pour des sols profonds, bien structurés et bien drainés.

 Tige

La tige du cacaoyer est un tronc dressé, cylindrique et relativement court, pouvant


atteindre 20 à 30 cm de diamètre, avec une hauteur totale de l’arbre généralement
comprise entre 4 et 8 m en culture. Elle présente une écorce lisse à légèrement
rugueuse, de couleur brun grisâtre, renfermant des tissus riches en latex. La tige se
caractérise par une ramification particulière dite jorquette, formée par l’apparition de 3
à 5 branches charpentières disposées en verticille à une certaine hauteur du sol, ce
qui donne à l’arbre une architecture étalée. Le tronc et les branches principales portent
des bourgeons floraux caulinaires, responsables de la cauliflorie, phénomène par
lequel les fleurs et les cabosses se développent directement sur la tige.

 Feuilles

La feuille du cacaoyer est simple, entière et alternée, de grande taille, mesurant


généralement 20 à 35 cm de long, avec une forme elliptique à oblongue et un sommet
acuminé. Le limbe est mince, lisse et de couleur vert foncé luisant à l’état adulte, tandis
que les jeunes feuilles présentent une teinte rougeâtre à bronze caractéristique. La
nervation est pennée, bien marquée, avec une nervure principale proéminente et de
nombreuses nervures secondaires arquées vers le bord. Les feuilles sont portées par
un pétiole long et flexible, permettant une bonne orientation du limbe face à la lumière,

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 25


ce qui favorise l’activité photosynthétique dans les conditions ombragées où le
cacaoyer se développe.

 Cabosse

La cabosse du cacaoyer est un fruit charnu de type baie, de forme généralement


ovoïde à ellipsoïde, mesurant environ 15 à 30 cm de long et présentant des côtes
longitudinales plus ou moins marquées selon la variété. Elle est portée directement
sur le tronc ou les grosses branches par cauliflorie. À maturité, la cabosse change de
couleur, passant du vert au jaune, orange ou rouge, et possède une paroi épaisse et
coriace composée de trois couches. À l’intérieur, elle renferme 30 à 50 graines (fèves)
disposées en loges, entourées d’une pulpe blanche, mucilagineuse et sucrée,
essentielle au processus de fermentation. La cabosse constitue l’organe de
reproduction et la principale partie économiquement exploitée du cacaoyer

 Fèves

La fève de cacaoyer est la graine contenue dans la cabosse, de forme ovoïde à aplatie,
mesurant environ 2 à 3 cm de long. Elle est entourée d’une pulpe blanche
mucilagineuse à l’état frais et protégée par un tégument (testa) mince mais résistant.
La fève renferme un embryon volumineux composé de deux cotylédons charnus,
riches en matières grasses (beurre de cacao), en protéines et en composés
phénoliques responsables de l’amertume et de l’astringence. Selon le type variétal, la
couleur des cotylédons varie du blanc-crème (Criollo) au violet foncé (Forastero).
Après fermentation et séchage, la fève devient la matière première essentielle pour la
fabrication du cacao et du chocolat.

 Fleur

La fleur du cacaoyer est petite, délicate et hermaphrodite, mesurant environ 1 à 2 cm


de diamètre, et apparait directement sur le tronc et les grosses branches par cauliflorie.
Elle est portée par un pédoncule mince et se compose de cinq sépales libres et de
cinq pétales blanchâtres à jaunâtres, chacun formant une structure complexe avec une
ligule recourbée caractéristique. L’androcée comprend cinq étamines fertiles alternant
avec cinq staminodes, tandis que le gynécée est formé d’un ovaire supère à cinq loges
contenant de nombreux ovules. La pollinisation principalement assurée par de petits

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 26


insectes (moucherons du genre Forcipomyia), est faible, ce qui explique le faible taux
de transformation des fleurs en cabosses.

1.5. Différentes variétés

Elles se classent selon leur histoire, leur taux de production et selon leur arôme

 Criollo

La variété Criollo est considérée comme la plus ancienne et la plus noble des variétés
de cacaoyer (Theobroma cacao L.), originaire d’Amérique centrale et du nord de
l’Amérique du Sud, où elle était déjà cultivée par les Mayas et les Aztèques bien avant
l’arrivée des Européens. Historiquement, elle fut la première à être diffusée hors du
continent américain, mais son faible rendement, sa sensibilité élevée aux maladies et
son adaptation limitée expliquent qu’elle ne représente aujourd’hui qu’environ 5 % de
la production mondiale de cacao. Les fèves Criollo se distinguent par des cotylédons
clairs, une faible amertume et astringence, et surtout par un arôme très fin, complexe
et délicat, avec des notes florales, fruitées et parfois de fruits secs. Cette variété est
particulièrement appréciée pour la qualité exceptionnelle de son parfum, ce qui en fait
la matière première privilégiée des chocolats fins et de luxe, malgré sa
faible productivité.

image 6: Variété Criollo

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 Forastero

La variété Forastero est la plus répandue et la plus cultivée des variétés de cacaoyer,
originaire du bassin amazonien en Amérique du Sud, d’où elle s’est largement diffusée
en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest, à partir de l’époque coloniale. Grâce à
sa vigueur, sa bonne adaptation aux conditions tropicales et sa meilleure résistance
aux maladies, elle assure des rendements élevés et représente aujourd’hui environ 80
à 85 % de la production mondiale de cacao. Les fèves Forastero possèdent des
cotylédons violets, un arôme fort mais peu complexe, avec une amertume et une
astringence marquée. Cette variété est surtout appréciée pour sa productivité et sa
robustesse, constituant la base du cacao de masse utilisé dans l’industrie chocolatière,
où elle est souvent améliorée par fermentation ou mélangée à d’autres cacaos
plus aromatiques.

image 7: Variété Forastero

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 Trinitario

La variété Trinitario est issue d’une hybridation naturelle entre les variétés Criollo et
Forastero, survenue au XVIIIᵉ siècle sur l’île de Trinidad après la destruction des
plantations de Criollo par des maladies. Cette origine lui confère des caractères
intermédiaires, combinant la qualité aromatique du Criollo et la vigueur du Forastero.
Le Trinitario représente aujourd’hui environ 10 à 15 % de la production mondiale de
cacao. Ses fèves offrent un arôme plus riche et plus complexe que le Forastero, avec
une amertume modérée et des notes fruitées, florales ou épicées variables selon les
terroirs. Cette variété est surtout appréciée pour son excellent compromis entre
rendement et qualité aromatique, ce qui en fait un cacao très recherché pour la
fabrication de chocolats fins et de cacao d’origine.

image 8: Variété Trinitario

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 Hybrides améliorés Forestero

La variété hybride amélioré Forastero est issue de programmes de recherche


agronomique visant à améliorer les caractéristiques du Forastero traditionnel,
notamment sa résistance aux maladies (comme le mildiou et la moniliose) et sa
productivité. Ces hybrides ont été développés à partir de croisements sélectifs entre
différents clones Forastero et parfois avec du Trinitario, afin de conserver la vigueur et
le rendement élevés tout en améliorant la qualité des fèves. Ils représentent
aujourd’hui la majorité des plantations modernes dans les régions productrices
d’Afrique de l’Ouest, contribuant à un taux de production très élevé, supérieur à celui
des variétés Criollo et Trinitario. Sur le plan aromatique, les fèves conservent un gout
corsé et classique du cacao Forastero, avec une amertume et une astringence
modérée après fermentation. Cette variété est surtout appréciée pour son haut
rendement et sa robustesse, tout en fournissant un cacao stable et fiable pour
l’industrie chocolatière de masse.

image 9: Hybrides améliorés Forestero

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1.6. Principaux pays producteurs de cacao

Les principaux pays producteurs de cacao sont dominés par l’Afrique de l’Ouest, avec :

 La Côte d’Ivoire en tête, produisant environ 2,38 millions de tonnes par an


(42 % de la production mondiale), suivie du
 Ghana : ~ 654 000 tonnes, (11‑12 %) et du
 Nigéria : ~ 284 000 tonnes, (5 %).
 L’Indonésie : ~ 642 000 tonnes, (11‑13 %) et
 L’Équateur : ~ 376 000 tonnes, (6‑7 %) complètent le top 5, suivis du
 Cameroun et du Brésil : ~ 296 000 tonnes chacun, (5‑6 %).

La production mondiale totale s’élève à environ 4,8 à 5 millions de tonnes par an, et
dans la majorité de ces pays, la variété Forastero, reconnue pour sa robustesse et son
rendement élevé, reste la plus cultivée, représentant près de 80 à 85 % de la
production mondiale, tandis que le Criollo et le Trinitario sont minoritaires et destinés
principalement aux chocolats fins.

1.7. Production du cacao au Cameroun

Depuis 2010, la production de cacao au Cameroun a connu une tendance globale à la


hausse, bien que marquée par des fluctuations. Par exemple, selon des statistiques
de 2015 à 2020, après des creux (≈ 211 000 tonnes en 2016), la production est
remontée pour atteindre ≈ 290 000 tonnes en 2020. Lors de la campagne 2020‑2021,
le pays a produit ≈ 292 471 tonnes. Plus récemment et de façon remarquable la
saison 2024‑2025 a enregistré un record historique avec ≈ 309 518 tonnes
commercialisées.

Généralement apprécié pour sa bonne qualité aromatique et sa teneur en matière


sèche qui en font un cacao recherché par l’industrie chocolatière, bien qu’il se situe
entre le Criollo/Trinitario et le Forastero en termes de finesse. Les fèves
camerounaises sont majoritairement de la variété Forastero ou des hybrides
améliorés, avec des cotylédons violets à bruns, offrant un arôme corsé, légèrement
amer et astringent, mais avec un potentiel de fermentation et de torréfaction qui permet
de développer des notes chocolatées complexes. Comparé au cacao ivoirien ou
ghanéen, le cacao camerounais est reconnu pour sa bonne uniformité de taille et de
fermentation, et il est de plus en plus valorisé dans les chocolats de couverture et les

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 31


produits de chocolat fin, surtout lorsque les pratiques post-récolte (fermentation et
séchage) sont rigoureusement suivies. Les initiatives de certification et de traçabilité
tendent à améliorer sa réputation internationale, faisant du cacao camerounais un
produit compétitif sur le marché des fèves fines et aromatiques.

En termes de valeur sur le marché international, le cacao reste une ressource


stratégique de devises pour le pays. En 2023, par exemple, les exportations de fèves
brutes ont généré près de 360 milliards CFA. En 2024‑2025, la forte demande
internationale combinée à un bon niveau de production a contribué à une forte hausse
des revenus d’exportation.

Quant aux principaux acheteurs sur le marché international, la majeure partie des
fèves camerounaises est exportée vers Les Pays-Bas, qui reste le marché dominant.
D’autres marchés incluent divers pays importateurs en Europe et en Asie, mais les
données les plus récentes soulignent le rôle central des Pays-Bas.

Enfin, les zones agroécologiques (régions) les plus exploitées pour la cacao-culture
au Cameroun sont essentiellement situées dans le sud et le centre du pays : les
régions du Sud-Ouest, du Centre, du Littoral et du Sud. Ces bassins combinent climat
tropical humide, sols fertiles, et conditions favorables à la croissance du cacaoyer —
d’où leur prédominance dans la production nationale.

1.8. Ecologie de la culture

La culture du cacao se développe dans des conditions écologiques très spécifiques,


principalement dans les régions tropicales humides situées à environ 20° de latitude
nord et sud de l’équateur. Le cacao est une plante ombrophile, exigeant des pluies
régulières (1 500 à 2 500 mm/an) bien réparties tout au long de l’année et des
températures stables comprises entre 21 et 32 °C. Il préfère des sols profonds, bien
drainés, riches en matière organique, légèrement acides (pH 5,0‑6,5) et à texture
limono‑argileuse pour assurer une bonne rétention de l’eau et des éléments nutritifs.
La culture est souvent réalisée sous ombrage partiel, grâce à des arbres de couverture
ou des systèmes agroforestiers, afin de protéger les jeunes plants de la lumière directe
intense et de réduire le stress hydrique. L’humidité relative élevée (70‑90 %) est
essentielle pour la floraison et la formation des cabosses. Enfin, la culture du cacao
est sensible aux maladies et ravageurs, tels que le mildiou, la moniliose et les insectes
foreurs, qui sont favorisés par des conditions climatiques trop humides ou mal

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drainées, ce qui rend la gestion écologique et agronomique du verger cruciale pour
assurer un rendement durable et de qualité

2. DEVELOPPEMENT DU THEME.

2.1. Mise sur pied d’une pépinière de 50 000 plants de cacao (variété Criollo)

Les principales étapes de mise sur pied d’une pépinière sont :

 Aménagement du site : désherbage ; couper à ras le sol à l’aide de la machette


les herbes et les arbustes de sorte à obtenir un équilibre de coupe sur toute la
parcelle. Nettoyage du site ; enlever tous les débris et obstacles, jonchant la
parcelle. Et enfin uniformiser le terrain : niveler le sol pour un meilleur classement
des sachets.
 Achats et sélection des sachets : il s’est fait en fonction du prix de vente, de la
taille, de la qualité et de son impact agroécologique. Dans notre cas nous avons
choisi les plastiques polyéthylène 15*20 avec des trous (environ 08 vers le bas et
02 vers le haut pour faciliter le drainage), qui nous a été vendu à FCFA 750 le
paquet de 100 sachets et pour réduire l’impact écologique l’option du
biodégradable s’est imposée.
 Substrat : mélange de terre, du sable sanaga, de la matière organique et
de la fiente de poule.

Tableau 2: Proportions recommandées pour 100kg de terreau

Composant Proportion Quantité(kg) Rôle principal


(%)
Terre noire 50 50 Base nutritive, structure du sol
Sable Sanaga 20 20 Drainage, aération, limite la
compaction
Matière organique 25 25 Fertilité, rétention d’eau,
activité microbienne
Fiente de poule compostée 5 5 Engrais très riche en Azote,
Phosphore, Potassium
Source : [Link]

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 Remplissage des sachets : il s’est fait à 3cm du bord ; l’espace débordant
représentait le collet pour éviter les débordements lors de l’arrosage, pour faciliter
l’ajout du paillis et des produits phytosanitaires afin de faciliter l’implantation du
plant. Le substrat a légèrement été tassé en le tapotant 2 à 3 sur le sol soit en y
introduisant la main pour éliminer les grandes poches d’air. Nous avons
scrupuleusement fait attention à ne pas presser avec force par crainte de durcir le
substrat, situation qui devait compliquer l’enracinement et le développement de
celles-ci.

 Installation des ombrières

Pour l’installation des ombrières avec la capacité de contenir 50 000 sachets de cacao
de dimension 20 × 15 cm nous avons tout d’abord bien nivelé et drainé les différentes
parcelles de terrains retenus à cet effet.

Le classement : la disposition des sachets s’est faite en lignes, longues avec une
capacité de 1 000 sachets, tout en laissant 50 cm après chaque ligne pour le couloir
d’entretien et 50 cm sur chaque bord de l’ombrière. Nous avons donc obtenu ces
différentes dimensions pour les 03 ombrières :

1ère ombrière : (12 lignes = 12 000 plants) avec une largeur exacte de 9,4 m

2ᵉ ombrière (8 lignes = 8 000 plants) une largeur de 6,6 m

Et la 3ᵉ ombrière (30 lignes = 30 000 plants) une largeur de 22 m, toutes ayant


une longueur identique de 151 m.

Les lois de l’ombrière exigeant une réduction de la lumière allant de 75 à 25 %, selon


le stade de développement des jeunes plants ; la garantie d’une bonne aération, une
protection contre le soleil direct et les pluies battantes : l’utilisation des feuilles de
palmier et de Raphia ont garanti cela. Ainsi, les principes de l’ombrière ont été
appliqués par l’espacement régulier des lignes, les couloirs d’entretien, les bordures
libres, la protection contre les intempéries, pour garantir les conditions optimales au
développement des jeunes plants de cacao.

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image 10: Classement des sachets

 Semis et arrosage

Pour produire 50 000 plants de cacao en pépinière, nous avons procédé au semis qui
a consisté à introduire dans les sachets polyéthylène remplis de substrat, à raison
d’une graine par sachet, semée à plat pour éviter les risques de défaut de germination.
La fève a été introduite dans le substrat à 2–3 cm de profondeur, après re vérification
de la qualité de celle-ci. Les sachets sont disposés sous ombrage et régulièrement
désherbés. L’arrosage dans un premier temps s’effectuait chaque matin ou le soir
entre 5h et 6h et à partir de 16h selon l’apparition et le coucher du soleil ; afin de
maintenir le substrat humide sans excès d’eau, ce qui a favorisé une germination
homogène et limité les maladies. À mesure que les plants se développaient, l’arrosage
était ajusté et adapté aux conditions climatiques.

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 Fertilisation, traitement phytosanitaire

La mise en œuvre d’un protocole de lutte intégrée en pépinière de cacao permet


d’assurer une protection efficace des jeunes plants tout en respectant l’environnement.
L’association judicieuse des méthodes préventives, biologiques et chimiques constitue
une approche durable et économiquement viable pour la production de plants de
qualité.

Pour le suivi, l’observation hebdomadaire des plants déterminait l’attitude à adopter


face au constat fait sur les plants.

Ainsi, la lutte biologique et préventive était au centre de cette action par le désherbage
régulier des adventistes, la taille des feuilles attaquées et l’élimination immédiate des
plants malades ont constitué nos principales actions.

Pour ce qui est de la lutte chimique, le recours aux produits phytosanitaires tels que :

 Mancozeb (fongicide de contact), contre la pourriture brune et


 Cyperméthrine (pyréthrinoïde) contre les insectes comme les pucerons ;
se faisaient qu’en situation d’urgence.

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CHAPITRE 4 : FAITS MARQUANTS ET LECONS APPRISES.

[Link] POSITIFS
De nombreux positifs sont à relever notamment :
 Disponibilité, dévouement et engagement du personnel
 Accessibilité de la haute hiérarchie
 Possibilité d’appliquer ses propres expériences
 Accessibilité en eau potable
 Disponibilité d’un centre de santé et charges des soins assumées par
l’entreprise
 Aménagement des espaces de loisirs et de détentes
 Nutrition assurée par l’entreprise.

[Link]ÉS RENCONTRÉES.
 Manque et insuffisance de certains outils agricoles (limes, égraineuse)
 Dommages des ravageurs causés sur des jeunes plants
 Fatigue et maladies (paludisme et la fièvre typhoïde) liée à l’intensité des travaux
manuels et à l’exposition aux moustiques et aux conditions climatiques rigoureuses
 Tension et mauvaise communication entre les employés
 L’état des infrastructures routières

[Link] APPRISES
Ce stage nous a permis de nous enrichir sur plusieurs plans parmi lesquels :

 Le plan professionnel :
Ce stage nous a permis de faire un parallèle entre les enseignements
théoriques reçus au sein de notre centre de formation et leur application dans
des conditions réelles du terrain ; nous amenant à découvrir et à mettre en
pratique nos caractères de leaders et de porteurs de projets.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 37


 Sur le plan académique :
Ce stage nous a ouvert de nouvelles portes et nous a permis de construire de
nouvelles relations académiques. Il a également développé notre esprit critique
très important dans la suite de notre cycle de formation et dans la quête de
nouvelles connaissances.

 Sur le plan social :


Ce stage nous a permis non seulement de comprendre nitre rôle de producteurs
dans la société mais également l’impact de nos productions sur le quotidien de
nos concitoyens. Ainsi il nous est revenu de prendre la mesure et l’importance
d’une production responsable et soucieuse de la santé des consommateurs.

[Link] ET STRATÉGIES D’ADAPTATION.


 Organisation du travail en équipe
 Installation de dispositifs d’arrosage temporaires
 Utilisation rationnelle des outils disponibles
 Mise en place d’un programme rigoureux de suivi phytosanitaire
 Prodiguer des conseils pour apaiser les tensions
 Réduction, par abattage, des arbres imposants en tailles pour améliorer le signal
des réseaux de communication

1. BILAN ET APPORTS DU STAGE

Ce stage m’a permis d’appliquer en conditions réelles les enseignements reçus tout
au long de l’année académique. De ce fait j’ai pu :

 Acquérir des compétences techniques essentielles en production végétale :


 Maitriser les étapes de mise en place d’une pépinière professionnelle ;
 Comprendre l’importance de la rigueur dans les opérations culturales
(phytosanitaire) ;
 Renforcer mes capacités d’observation, d’analyse et de prise d’initiative ;
 Travailler mon leadeurship ;
 Me préparer à une meilleure insertion professionnelle dans le domaine agricole.

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 38


CONCLUSION GENERALE.

En conclusion, le stage académique effectué au sein de l’exploitation AGRI-DET du 14


juillet au 14 septembre 2025 a permis de mettre en application concrète les acquis
théoriques du cycle BTS Agronomie option Production Végétale à travers la conduite
rationnelle des cultures vivrières, fruitières et pérennes, ainsi que la mise en place et
la gestion de pépinières à différentes échelles, notamment celle de 50 000 plants de
cacao variété Criollo. Les travaux réalisés, allant de la préparation du sol au suivi
phytosanitaire, ont mis en évidence l’importance de la rigueur technique, de
l’organisation du travail et de l’adaptation aux contraintes climatiques et matérielles
pour assurer une production durable et performante. Cette immersion professionnelle
a renforcé les compétences techniques, l’esprit d’analyse agronomique et la
compréhension des réalités du terrain, constituant ainsi une étape déterminante dans
la formation et la préparation à l’insertion professionnelle dans le secteur de la
production végétale.

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ANNEXE PHOTOS

image 11 : Préparation du terreau image 12: Germination de la papaye FORMOSA

image 13: Arrangement de ligne image 14: Pépinière de cacao

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 40


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET
WEBOGRAPHIQUES.

1- Bibliothèque de IUSTY
2- Documentation AGRI-DET
3- Documentation de IRAD
4- [Link]
5- Google

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 41


TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE................................................................................................................. i
DEDICACE ................................................................................................................ ii
REMERCIEMENTS. .................................................................................................. iii
LISTE DES TABLEAUX.............................................................................................. v
LISTE DES FIGURES ............................................................................................... vi
LISTE DES IMAGES. ............................................................................................... vii
INTRODUCTION GENERALE. .................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE. .................................... 2
CHAPITRE I : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE. ............................................ 3
I-LOCALISATION ....................................................................................................... 3
II- SITUATION PHYSIQUE ......................................................................................... 3
1. Climat de la localité ......................................................................................... 3
2. RELIEF DE LOLODORF ................................................................................. 5
3- Pédologie et hydrographie de Lolodorf ............................................................ 5
4. SITUATION SOCIO-CULTURELLE. ................................................................ 6
5. Employés permanents ..................................................................................... 8
6. Employés temporaires ..................................................................................... 8
CHAPITRE II : PRESENTATION DES SERVICES D’ACCUEIL. ............................. 9
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE. ............................................... 10
CHAPITRE III : ACTIVITES MENEES................................................................... 11
 ACCUEIL DES STAGIAIRES ................................................................... 11
 ORGANISATION DU TRAVAIL................................................................. 11
 METHODES DE COLLECTE DES INFORMATIONS ............................... 11
I. ACTIVITÉS MENEES ........................................................................................ 12
II. ANALYSE THEMATIQUE. ................................................................................. 20
a-Pépnière ........................................................................................................ 20
b- Mise en place de la plantation ....................................................................... 20
c- Ombrage ....................................................................................................... 20
d- Fertilisation ................................................................................................... 21

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 42


e- Entretien de la plantation .............................................................................. 21
f- Maladies ........................................................................................................ 21
g- Ravageurs .................................................................................................... 21
h- Lute ............................................................................................................... 21
2. DEVELOPPEMENT DU THEME. .................................................................. 33
CHAPITRE 4 : FAITS MARQUANTS ET LECONS APPRISES. ............................ 37
[Link] POSITIFS .......................................................................................... 37
[Link]ÉS RENCONTRÉES. ....................................................................... 37
[Link] APPRISES ........................................................................................ 37
[Link] ET STRATÉGIES D’ADAPTATION. ............................................. 38
1. BILAN ET APPORTS DU STAGE .................................................................. 38
CONCLUSION GENERALE. .................................................................................... 39
ANNEXE PHOTOS ............................................................................................... 40
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUES. ........................... 41
TABLE DES MATIERES ........................................................................................... 42
ATTESTATION DE FIN DE STAGE....................................................................... 44

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 43


ATTESTATION DE FIN DE STAGE

REDIGE PAR EBO’O JULES PATIENCE 44

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