République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université El- Chahid Hamma Lakhdar – El Oued
Département de technologie
Année: 1er Master Spécialité: Génie civile
Model: Liants Group: 01
TP: LIANTS
Préparé par
Aya Aouini Dr. TIOUA Tahar
hassassa Rayane
Radhia Zerig
Kasmi Aicha
Aya MOUSSAOUI
Laifaoui manar
Année Académie: 2025-2026
Table des matières
Table des matières ..................................................................................................................... 2
TP 01 Les essais sur ciments ..................................................................................................... 3
1- Essai de prise du ciment ......................................................................................................... 3
2- Essai de finesse du ciment ...................................................................................................... 3
3- Essai de masse volumique (densité réelle du ciment) ............................................................ 4
TP 02: Essais sur la chaux hydraulique ................................................................................... 5
1. Titre ........................................................................................................................................ 5
2. Objectif ................................................................................................................................... 5
3. Principe de l’essai .................................................................................................................. 5
4. Matériel et réactifs ................................................................................................................. 5
5. Préparation des éprouvettes ................................................................................................... 6
6. Méthode de mesure (protocole-type) ...................................................................................... 6
7- Conclusion type ...................................................................................................................... 6
TP 03: Essais sur la chaux aérienne ........................................................................................ 7
1. Objectifs des essais ................................................................................................................. 7
2. Matériel utilisé........................................................................................................................ 7
3. Principe des essais ................................................................................................................. 8
4. Procédure ............................................................................................................................... 8
5. Conclusion Générale .............................................................................................................. 8
TP 04: Essais sur le plâtre ......................................................................................................... 9
1. Introduction ............................................................................................................................ 9
2. Matériaux et équipements ....................................................................................................... 9
3. Méthodes d’essai .................................................................................................................... 9
4. Comparaison entre les deux méthodes ................................................................................. 10
5. Discussion............................................................................................................................. 11
6. Conclusion ............................................................................................................................ 11
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TP 01 Les essais sur ciments
Les principaux essais réalisés sur le ciment sont :
1. Essai de prise
2. Essai de finesse
3. Masse volumique du ciment
1- Essai de prise du ciment
• Objectif de l’essai
‐ Déterminer le temps de prise initial et le temps de prise final.
‐ Connaître la rapidité de durcissement de la pâte de ciment après l’ajout de l’eau.
‐ Contrôler le temps de maniabilité sur chantier.
‐ Matériel utilisé
‐ Appareil de Vicat
‐ Aiguille de prise initiale
‐ Aiguille de prise finale (anneau)
‐ Moule conique (moule de Vicat)
‐ Balance + eau + chronomètre
• Procédure
1. Préparer une pâte de ciment normale (consistance standard).
2. Remplir le moule de Vicat sans trop tasser.
3. Abaisser l’aiguille de prise initiale toutes les 10 minutes.
4. Quand l’aiguille s’arrête à 5–7 mm de la plaque → temps de prise initial.
5. Remplacer l’aiguille par l’anneau.
6. Quand l’anneau ne laisse plus de trace sur la pâte → temps de prise final.
• Valeurs indicatives
‐ Prise initiale : 60 à 120 min
‐ Prise finale : 120 à 180 min
2- Essai de finesse du ciment
• Objectif
‐ Déterminer la finesse (la granulométrie) du ciment.
‐ Un ciment plus fin réagit plus rapidement et donne de meilleures résistances.
• Matériel
‐ Tamis de 90 µm
‐ Balance
‐ Petite brosse
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• Méthode
1. Peser 50 g de ciment sec.
2. Tamiser la quantité sur le tamis de 90 µm pendant 2–3 minutes.
3. Peser la fraction restée sur le tamis.
3- Essai de masse volumique (densité réelle du ciment)
• Objectif
‐ Déterminer la masse volumique réelle du ciment.
‐ Utile dans les calculs de formulation béton.
• Matériel
‐ Bouteille de Le Chatelier
‐ Kérosène ou alcool (liquide non réactif)
‐ Balance
• Procédure
1. Remplir la bouteille jusqu’à une graduation donnée avec le kérosène.
2. Ajouter une masse connue de ciment (généralement 64 g).
3. Mesurer l’augmentation de volume provoquée par le ciment.
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TP 02: Essais sur la chaux hydraulique
❖ Détermination de la stabilité volumique de la chaux hydraulique
1. Titre
Essai de stabilité volumique sur chaux hydraulique (Détermination de la variation
volumique après cycles humide/séchage / immersion).
2. Objectif
Déterminer la stabilité volumique d’un matériau à base de chaux hydraulique (expansion
ou contraction) après mise en eau et/ou cycles de séchage. Évaluer si la chaux présente des
variations dimensionnelles acceptables pour l’usage (maçonnerie, enduit, etc.).
3. Principe de l’essai
On prépare des éprouvettes (prismes ou cylindres) à base de chaux hydraulique selon la
formulation du TP. Après durcissement initial, on mesure les dimensions initiales puis on
soumet les échantillons à un traitement (immersion en eau, cycles humide-sec, autoclave si
requis) puis on mesure de nouveau. La variation linéaire relative est calculée ; la variation
volumique approximative est déduite (approx. ΔV/V ≈ 3·ΔL/L pour petites variations
isotropes). L’essai met en évidence gonflement (expansion) lié à réactions résiduelles (par ex.
hydratation incomplète ou réactions sulfatiques) ou retrait (dessiccation).
> Remarque : certaines procédures (selon norme ou TP local) peuvent prévoir l’autoclave
pour vérifier l’instabilité due à la présence d’oxydes de calcium libres ; adapte le protocole à
l’instruction de ton TP (TP01–TP04).
4. Matériel et réactifs
Chaux hydraulique (échantillon).
Sable normalisé (si préparation d’un mortier), ou formulation du TP.
Eau distillée.
Moules calibrés (prismes 40×40×160 mm ou cylindres Ø50×100 mm selon TP).
Vibrateur / compacteur léger (si nécessaire).
Ciseaux/meuleuse pour dégrossir faces.
Pied à coulisse ou micromètre (précision 0,01 mm) pour mesures dimensionnelles.
Jauge de longueur (comparateur) ou règle calée et cales.
Chambre humide ou cuve d’immersion.
Étuve (105 ±5 °C) pour séchage éventuel.
Balance 0,1 g.
Chronomètre/thermomètre/hygromètre.
Carnet de laboratoire et étiquettes.
(Optionnel) Autoclave si protocole le demande.
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5. Préparation des éprouvettes
1. Peser et doser les constituants selon la formulation du TP (rapport chaux : sable : eau, ex.
1:3:0.5 en masse — ajuster au TP).
2. Mélanger à sec sable et chaux, ajouter eau progressivement jusqu’à consistance homogène.
3. Couler le mortier dans les moules sur trois couches ; compacter légèrement chaque couche.
4. Après décoffrage (24 ±2 h ou selon TP), conserver les éprouvettes en chambre humide (20
±2 °C, 95 % HR) pendant la période de cure initiale (7 ou 28 jours selon protocole).
5. Avant l’essai, conditionner les éprouvettes conformément au protocole (par ex. séchage à
50 °C jusqu’à masse constante si demandé pour mesurer variation après ré-humidification).
6. Méthode de mesure (protocole-type)
6.1 Mesures initiales
Mesurer les dimensions initiales , , (longueur, largeur, hauteur) à trois points (milieu et
deux extrémités) ; prendre la moyenne. Noter la masse initiale .
Marquer une référence (trait) sur l’éprouvette pour répéter les mesures au même
emplacement.
6.2 Traitement (exemples)
Immersion simple : immerger complètement dans l’eau distillée à 20 ±2 °C durant t = 7
jours ; retirer, essuyer superficiellement, mesurer.
Cycles humide-sec : ex. 7 cycles : 24 h immersion → 24 h séchage à 50 °C → mesurer
après dernier cycle.
Autoclave (si applicable) : 2,1 bars de vapeur à 110–120 °C pendant 3 h, puis refroidir ;
mesurer.
6.3 Mesures finales
Mesurer dimensions et masse après traitement : , , , . Calculer variations.
7- Conclusion type
L’essai montre que la chaux hydraulique testée présente une variation volumique
moyenne de X % après le traitement (immersion / cycles). Selon le critère retenu (ex. ≤ ±1 %),
la chaux est (stable / instable) d’un point de vue volumique pour l’application envisagée.
Recommandations : répéter sur lot supplémentaire, vérifier composition chimique pour déceler
CaO libre, adapter formulation (rapport chaux:sable, ajout d’agrégats, durée de cure) si
l’expansion est trop élevée.
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TP 03: Essais sur la chaux aérienne
❖ Détermination de la Réactivité de la Chaux Vive
1. Objectifs des essais
a) Essai sur la Chaux Aérienne
L’objectif de cet essai est d’étudier les propriétés physiques de la chaux aérienne et de
vérifier sa qualité pour l’utilisation dans les mortiers.
Il permet de :
‐ Contrôler la finesse de la chaux.
‐ Évaluer sa capacité de mélange avec l’eau.
‐ Observer la prise par carbonatation en présence de l’air.
‐ Vérifier sa conformité pour les usages en construction, enduits et maçonnerie.
b) Détermination de la Réactivité de la Chaux Vive
Cet essai a pour but de mesurer la vitesse de réaction de la chaux vive (CaO) au contact
de l’eau, réaction appelée extinction.
Il permet de :
‐ Évaluer la pureté de la chaux vive.
‐ Mesurer l’élévation maximum de température.
‐ Déterminer la rapidité et l’intensité de la réaction.
‐ Classer la chaux comme très réactive, moyenne, ou faible.
2. Matériel utilisé
‐ Pour la Chaux Aérienne
‐ Balance de précision
‐ Tamis 0,2 mm
‐ Spatule
‐ Bécher / récipient de mélange
‐ Eau distillée
‐ Bac de malaxage
‐ Équipements de sécurité
‐ Pour la Réactivité de la Chaux Vive
‐ Thermomètre
‐ Bécher résistant à la chaleur
‐ Agitateur
‐ Balance
‐ Eau distillée
‐ Gants + lunettes de protection
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3. Principe des essais
a) Chaux Aérienne
La chaux aérienne (Ca(OH)₂) ne durcit qu’en présence du CO₂ de l’air.
La réaction principale est :
Ca(OH)_2 + CO_2 \rightarrow CaCO_3 + H_2O
L’essai consiste à analyser la finesse, la consistance et le comportement du mortier lors
de la carbonatation.
b) Chaux Vive : Réactivité
La chaux vive réagit fortement avec l’eau :
CaO + H_2O \rightarrow Ca(OH)_2 + chaleur
Cette réaction libère beaucoup de chaleur. La vitesse et l’amplitude de cette élévation de
température permettent d’évaluer la réactivité.
4. Procédure
a) Essai de la Chaux Aérienne
‐ Prélever une quantité donnée de chaux.
‐ Passer la chaux au tamis 0,2 mm pour contrôler la finesse.
‐ Ajouter progressivement de l’eau et mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.
‐ Observer la consistance (plasticité, ouvrabilité).
‐ Laisser reposer la pâte à l’air libre.
‐ Suivre le début de prise et le durcissement.
‐ Noter l’aspect final du mortier.
b) Détermination de la Réactivité de la Chaux Vive
‐ Peser une masse précise de chaux vive (1 à 5 g).
‐ Mesurer la température initiale de l’eau (T₀).
‐ Ajouter la chaux vive dans l’eau d’un seul coup.
‐ Mélanger continuellement avec l’agitateur.
‐ Relever la température maximale atteinte (Tmax).
‐ Calculer l’augmentation ΔT = Tmax – T0.
‐ Classer la réactivité du produit.
5. Conclusion Générale
Les deux essais permettent d’évaluer les deux formes principales de la chaux :
‐ La Chaux Aérienne, déjà éteinte, doit être fine, homogène et capable de durcir lentement à
l’air par carbonatation.
‐ La Chaux Vive, avant extinction, doit présenter une réaction rapide et exothermique
lorsqu’elle est mise en contact avec l’eau.
‐ Ces essais confirment la qualité et l’aptitude de la chaux pour la formulation des mortiers,
l’enduit, la maçonnerie et les travaux traditionne
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TP 04: Essais sur le plâtre
❖ Détermination de la finesse de mouture
1. Introduction
La finesse de mouture du plâtre constitue l’un des paramètres les plus importants
influençant la vitesse de réaction avec l’eau, le temps de prise ainsi que la résistance du produit
final. Plus les particules de plâtre sont fines, plus la surface de contact avec l’eau augmente, ce
qui accélère le processus de prise.
Ce travail pratique a pour objectifs :
• Déterminer la finesse du plâtre par tamisage (Méthode de tamisage)
• Déterminer la finesse par perméabilité à l’air – Méthode de Blaine
• Comparer les résultats et analyser l’influence de la finesse sur la qualité du
plâtre.
2. Matériaux et équipements
A) Méthode de tamisage
• Balance de précision (±0,01 g)
• Jeu de tamis normalisés : 0,2 mm – 0,315 mm – 0,5 mm
• Agitateur de tamis (Sieve shaker)
• Échantillon de plâtre sec (50–100 g)
B) Méthode de Blaine
• Appareil de perméabilité à l’air (Appareil de Blaine)
• Cellule poreuse (Porous Cell)
• Poudre de plâtre
• Manomètre ou dispositif de mesure du temps d’écoulement de l’air
• Tube en U rempli de liquide (huile légère ou alcool)
• Balance de précision
• Thermomètre
3. Méthodes d’essai
I. Détermination par tamisage
• Étapes opératoires
1. Sécher l’échantillon au four à 40–50°C pour éliminer l’humidité.
2. Peser la quantité initiale de plâtre (M₀), par exemple 50 g.
3. Classer les tamis du plus gros au plus fin et placer un récipient en bas.
4. Mettre l’échantillon dans le tamis supérieur.
5. Faire fonctionner l’agitateur pendant 10 minutes.
6. Peser les résidus sur chaque tamis.
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7. Calculer les pourcentages de refus et de passage.
• Interprétation
‐ Un passage élevé (> 90 %) à travers le tamis 0,2 mm indique une finesse élevée.
‐ Une quantité importante de résidus sur les tamis indique un broyage grossier.
II. Méthode de Blaine – Perméabilité à l’air
• Principe
La méthode de Blaine mesure la surface spécifique des particules (cm²/g).
Plus la poudre est fine, plus elle oppose de résistance au passage de l’air, ce qui augmente
la valeur Blaine.
• Étapes opératoires
1. Préparer l’échantillon en pesant une quantité définie (ex. 2,5 g).
2. Remplir la cellule de Blaine avec la poudre et la compacter à une densité normalisée.
3. Connecter la cellule à l’appareil.
4. Aspirer l’air à travers l’échantillon et mesurer le temps T d’écoulement entre deux repères
du manomètre.
5. Comparer ce temps à celui d’un étalon (T₀).
4. Comparaison entre les deux méthodes
‐ Élément de comparaison
‐ Tamisage
‐ Méthode de Blaine
‐ Type de résultat
‐ % de passage / % de refus
‐ Surface spécifique (cm²/g)
‐ Précision
‐ Faible à moyenne
‐ Très élevée
‐ Sensibilité aux particules fines
‐ Faible
‐ Très forte
‐ Durée
‐ Courte
‐ Moyenne
‐ Domaine d’utilisation
‐ Matériaux granulaires
‐ Poudres très finasse
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• Interprétation
‐ Un passage élevé (> 90 %) à travers le tamis 0,2 mm indique une finesse élevée.
‐ Une quantité importante de résidus sur les tamis indique un broyage grossier.
II. Méthode de Blaine – Perméabilité à l’air
• Principe
‐ La méthode de Blaine mesure la surface spécifique des particules (cm²/g).
‐ Plus la poudre est fine, plus elle oppose de résistance au passage de l’air, ce qui augmente
la valeur Blaine.
• Étapes opératoires
1. Préparer l’échantillon en pesant une quantité définie (ex. 2,5 g).
2. Remplir la cellule de Blaine avec la poudre et la compacter à une densité normalisée.
3. Connecter la cellule à l’appareil.
4. Aspirer l’air à travers l’échantillon et mesurer le temps T d’écoulement entre deux repères
du manomètre.
5. Comparer ce temps à celui d’un étalon (T₀).
5. Discussion
‐ Le tamisage convient aux matériaux grossiers ou de granulométrie moyenne, mais il ne
permet pas d’évaluer correctement les particules très fines.
‐ La méthode de Blaine fournit une mesure beaucoup plus précise de la finesse des poudres
et est largement utilisée dans l’industrie du plâtre et du ciment.
‐ Plus la poudre est fine, plus la prise est rapide ; toutefois, une finesse excessive peut
augmenter la demande en eau et réduire la résistance à long terme.
6. Conclusion
Cette étude pratique montre que :
‐ La finesse constitue un paramètre essentiel influençant directement la prise et la résistance
du plâtre.
‐ Le tamisage donne une indication générale sur la distribution granulométrique mais reste
limité.
‐ La méthode de Blaine offre une mesure précise de la surface spécifique et constitue la
méthode de référence pour évaluer la finesse.
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