Enseignant résponsable : Yassine Hachaı̈chi
Analyse numérique
Série 2
Résolution des equations non linéaires
Exercice 1. (Toutes les méthodes globales)
On considère l’équation non-linéaire f (x) = 0, où f (x) = 3 − x3 .
1. Montrer que la méthode de dichotomie peut être utilisée afin de calculer le seul zéro a de f
dans [1, 2]. Rappeler cet algorithme et donnez les premières valeurs.
2. Trouver le nombre d’itérations de cette méthode nécessaire pour approcher a avec une tolérance
de 10−10 .
3. Montrez que la méthode de Newton s’applique pour calculer le seul zéro a de f dans [1, 2]. A
partir de quelle valeur doit-on commencer ? Rappeler cet algorithme et donnez les 3 premières
valeurs.
4. Ecrire la méthode du point fixe définie par la fonction d’itération suivante :
1
ϕ(x) = x + (3 − x3 ); 1≤x≤2
8
et montrer sa convergence vers la solution a.
5. Trouver le nombre d’itérations de la méthode du point fixe suffisantes pour calculer une solution
approchée avec une tolérance de 10−10 .
Exercice 2.
On considère l’équation (E) : f (x) = x3 + x − 1 = 0.
1. Montrez que (E) admet une solution unique sur [0, 1].
2. L’équation (E) est équivalente à l’équation (E 0 ) : g(x) = x avec
g(x) = x3 + 2x − 1 ou g(x) = 1 − x3 ou g(x) = x21+1 .
Etudiez pour chacun des cas la convergence de la méthode du point fixe. En cas de convergence,
donnez un intervalle I tel que pour tout choix de x0 ∈ I la méthode converge.
Exercice 3.
On considère l’équation non linéaire (E) : f (x) = x + ln(x) = 0.
1. Montrer que l’équation (E) admet une solution unique α dans ]0; 1[.
1
2. L’équation (E) est équivalente à l’équation : x = g(x); où g(x) = −ln(x). Vérifier que α est un
point fixe répulsif de g.
3. Vérifier que g est bijective, et montrer que α devient un point fixe attractif pour g −1 .
4. Montrez que la suite (xn ), définie par xn+1 = g −1 (xn ) converge pour tout choix initial x0 dans
[0, ∞[.
Exercice 4.
√
Soit a > 0 un réel, écrire l’algorithme de Newton pour approcher a. Prenez a = 3 et effectuez les 4
√
premières itŕations. Comparez avec 3.
Exercice 5.
Soit a une racine double de la fonction f ,c’est-à-dire f (a) = f 0 (a) = 0 et f 00 (a) 6= 0.
1. En tenant compte du fait qu’on peut écrire la fonction f comme f (x) = (x − a)2 h(x) où
h(a) 6= 0, vérifier que la méthode de Newton pour l’approximation de la racine a est seulement
d’ordre 1.
2. On considère la méthode de Newton modifiée suivante :
f (x(k) )
x(k+1) = g(x(k) ) = x(k) − 2 )
f 0 (x(k) )
Vérifier que cette méthode est d’ordre deux si l’on veut approcher a.
2
Enseignant résponsable : Yassine Hachaı̈chi
Analyse numérique
Série 2
Interpolation polynomiale
Exercice 1.
1. Donnez les polynômes d’interpolation de Lagrange et de différences divisées de Newton aux
points :
1 1 1 1
a0 = 0; a1 = ; a2 = ; a3 = ; a4 =
6 4 3 2
2. Donnez le polynôme p3 , de degré inférieur ou égal à 3 qui interpole f (x) = x2 + cos(π x) aux
points {x0 , x1 , x2 , x3 }.
3. Calculez p3 ( 15 ) et donnez une majoration de l’erreur d’interpolation e3 (x) = |f (x) − p3 (x)|, en
1
5
.
4. Donnez le polynôme p4 , de degré inférieur ou égal à 4 qui interpole f (x) = x2 + cos(π x) aux
points {x0 , x1 , x2 , x3 , x4 }.
5. Calculez p4 ( 51 ) et donnez une majoration de l’erreur d’interpolation |f (x) − p4 (x)|, en 51 .
6. Soient 0 ≤ x0 < x1 < · · · < xn ≤ 1 ; n + 1 points. En effectuant une majoration de l’erreur
d’interpolation, donnez la valeur de n à partir de laquelle on peut calculer f ( π5 ) avec une
précision de 5 chiffres après la virgule.
Exercice 2.
On considère une fonction f : [1; 1] → R : Soit P le polynôme de degré ≤ 1 qui interpole f pour le
support S = {x0 , x1 }.
1. Etudier la fonction g : x 7→ (x − 1)(x + 1) pour x ∈ [−1; 1]. Chercher son minimum.
Déduire sup{g(x)|x ∈ [1; 1]}.
√ √
2 2
2. Même question pour la fonction h : x 7→ (x − 2
)(x + 2
) pour x ∈ [−1; 1].
3. Pour réaliser une interpolation polynômiale d’une fonction f : [−1; 1] → R, quels points de
support doit on choisir ? Pourquoi ?
Exercice 3.
On considère f : [0; 1] → R définie par f (x) = cos(x). On interpole f sur un support à (n + 1) points
de [0; 1].
3
1. Montrer que ∀x ∈ [0; 1] et pour tout points d’interpolations xi ∈ [0; 1] on a |x − xi | ≤ 1.
1
2. Montrer que l’erreur d’interpolation e(x) au point x ∈ [0; 1] vérifie que e(x) ≤ (n+1)!
.
3. Combien de points de support sont nécessaires pour avoir e(x) ≤ 10−3 .
Exercice 4.
Soit f ∈ C n+1 ([a; b]; R); et soient a ≤ x0 < x1 < · · · < xn ≤ b. Soit P le polynôme d’interpolation de
degré ≤ n associé aux points (xi ).
1. Soit x ∈ [a; b] fixé, distinct des xi . Posons :
f (x) − P (x)
K(x) =
(x − x0 )(x − x1 ) · · · (x − xn )
et soit
W (t) = f (t) − P (t) − (t − x0 ) · · · (t − xn )K(x)
(a) Montrer que W s’annule au moins n + 2 fois.
(b) En déduire qu’il existe c, avec min(x0 ; x) < c < max(xn ; x), tel que W (n+1) (c) = 0.
2. Montrer que :
(x − x0 )(x − x1 ) · · · (x − xn ) (n+1)
f (x) − P (x) = f (c)
(n + 1)!
max |f (n+1) (t)|
3. En déduire que |f (x) − P (x)| ≤ (n+1)!
max(|(t − x0 ) · · · (t − xn )|)
Exercice 5.
Soit f : [1; 2] → R une fonction de classe C 3 . Dans cet exercice on cherche un polynôme P de degré
≤ 2 tel que P (1) = f (1); P (2) = f (2) et P 0 (1) = f 0 (1)
1. On note p1 le polynôme d’interpolation de f pour le support {1; 2}. Calculer p1 en fonction de
f (1) et f (2).
2. On note P (x) = α(x − 1)(x − 2) + p1 (x). Vérifier que P est un polynôme de degré ≤ 2 tel que
P (1) = f (1) et P (2) = f (2).
3. Calculer α pour avoir P 0 (1) = f 0 (1).
4. On veut évaluer l’erreur en x ∈ [0; 1] lorsqu’on approxime f par P. On introduit la fonction
f (x)−P (x)
g(t) = f (t) − P (t) − A(t − 1)2 (t − 2), avec A = (x−1) 2 (x−2)
(a) Montrer que g(1) = g(2) = g(x) = 0 et que g 0 (1) = 0.
(b) Montrer qu’il existe c ∈ [1; 2] tel que g 000 (c) = 0.
(c) Conclure que pour tout x ∈ [1; 2] il existe c ∈ [1; 2] tel que :
|f 000 (c)|
|f (x) − P (x)| = (x − 1)2 |x − 2|
6