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Cours Religion

La religion est une activité universelle qui se manifeste sous diverses formes, fondée sur la croyance en une dimension surnaturelle et un sentiment de dépendance. Les approches sociologique et psychologique de la religion soulignent son rôle en tant que reflet des structures sociales et une forme d'aliénation, tandis que la critique de Freud la considère comme une régression vers une mentalité infantile. Enfin, la religion est également perçue comme un code moral et un idéal éthique, offrant un cadre pour l'évaluation des actions humaines et un espoir de progrès moral.

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Cours Religion

La religion est une activité universelle qui se manifeste sous diverses formes, fondée sur la croyance en une dimension surnaturelle et un sentiment de dépendance. Les approches sociologique et psychologique de la religion soulignent son rôle en tant que reflet des structures sociales et une forme d'aliénation, tandis que la critique de Freud la considère comme une régression vers une mentalité infantile. Enfin, la religion est également perçue comme un code moral et un idéal éthique, offrant un cadre pour l'évaluation des actions humaines et un espoir de progrès moral.

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La religion

Introduction :

La religion est une activité universelle, présente dans toutes les sociétés.
Ainsi, malgré la diversité des formes religieuses (animisme, polythéisme
et monothéisme) et la diversité des rituels elle apparaît bien comme une
donnée constante de la condition humaine.
Elle se fonde pour une part sur la croyance, c’est-à-dire l’adhésion
subjective à une idée ou à un ensemble d’idées sans preuve objective.
D’une manière générale ce qui caractérise l’esprit religieux est la
croyance en une autre dimension de la réalité. La conscience religieuse
dédouble le réel, se crée « un arrière-monde », dirait Nietzsche. Il y a
donc d’abord une tendance à inscrire l’existence humaine dans l’horizon
d’un manque, d’une incomplétude fondamentale qui ne peut trouver la
résolution de son sens qu’en posant « un arrière-monde » à l’égard
duquel la conscience religieuse pose sa dépendance. Le religion peut
donc d'abord se décrire comme le sentiment que l'individu éprouve d'une
dépendance à une dimension surnaturelle (métaphysique). Telle semble
être l’expérience fondamentale et universelle de la religion : le croyant
fait dépendre son existence d'une réalité cachée qui viendrait lui révéler
le sens et le but de son existence.
Comment expliquer le sentiment de cette dépendance ? Nous
procéderons en trois temps pour répondre à cette question.
1- Nous envisagerons d'abord la religion comme un phénomène social
qui vient s'inscrire dans le temps et l'histoire des cultures par ses
propres institutions et rituels.
2- Puis, nous considérons la religion sous l'angle de la psychologie, il
s'agira alors de comprendre les ressorts affectifs et intellectuels
pouvant mener les hommes à croire en l'existence d'une dimension
métaphysique.
3- Enfin, il s'agira de montrer qu'après la critique sociologique et après
la critique psychologique il subsiste une composante morale et
éthique qui nous mènera à considérer la religion non pas comme une
croyance seulement, mais aussi et surtout comme un ensemble de
comportement, une manière d'être-au-monde.

I)La critique sociologique.

a-Religion et société.

L’approche de la religion par la sociologie et l’ethnologie tend à la


confondre avec la réalité sociale elle-même. En fait, dans le sentiment
religieux le sociologue ne verra pas autre chose que le sentiment de la
dépendance à l’égard de la société. La croyance religieuse n’est en fait
qu’une métaphore de la société. De fait, il y a réellement dans le monde
deux éléments qui sont tout-puissant et qui conditionne notre existence :
la Nature et la Société.
Le sentiment de la dépendance à l’égard d’une toute-puissance est alors
fondé. Il ne s’agit pas d’une dépendance à l’égard d’une dimension
métaphysique mais de la dépendance bien réelle de chacun d’entre nous
à l’égard de la société et de la Nature. Le discours religieux est alors en
fait la sublimation du sentiment de la dépendance/appartenance sociale.
C’est l’interprétation que donnera Durkheim dans Les formes
élémentaires de la vie religieuse.
On a pu ainsi s’efforcer de systématiser cette forme de dépendance et
essayer de montrer qu’il y avait un rapport direct entre le type de société
considéré et la religion qui y est pratiquée.
Ainsi, on fait correspondre la pratique de l’animisme(croyance en un
univers parallèle peuplé d’esprits, le chamanisme est son expression
cultuelle) à des sociétés nomades ou semi-nomades de chasseurs-
cueilleurs. L'importance de la générosité de la Nature est telle pour ce
type de sociétés qu'elles attribuent à tous les éléments de la nature
jusqu'aux végétaux et aux animaux un esprit, que le chaman est capable
de manipuler.
Le polythéisme serait, par contre, le fait de populations sédentaires dans
un univers essentiellement agraire. La dépendance matérielle immédiate
à l'égard de la nature recule, elle se fait moins sentir dans une société où
règne déjà la division sociale du travail. Les différentes divinités
expriment les différents domaines de préoccupation matérielle des
individus et reproduit la division sociale.
Enfin le monothéisme serait propre à un nouveau type de société, laquelle
serait plus urbaine. Le Dieu tout puissant et qui transcende le monde
serait en fait à l’image des premiers grands Etats centralisés.

b)La religion : une forme d’aliénation.

Si l’on poursuit l’analyse de la réduction du fait religieux au fait social on


aboutit alors logiquement à l’idée que, d’une part, le sentiment de la
dépendance est bien fondé et que, d’autre part, cette dépendance n’est
pas reconnue comme telle. La religion est en fait le symbole de la
sociabilité des hommes, tout comme elle symbolise également le type de
rapport qu’ils entretiennent avec leur milieu.
C’est dans ce caractère symbolique que Marx verra la racine de l’illusion
religieuse et son fondement proprement idéologique. Ainsi, pour Marx, la
religion n’est rien d’autre qu’une forme d’aliénation par laquelle l’homme
s’éloigne de son essence concrète et réelle. Marx en fait reprend pour
l’essentiel les thèses de Feuerbach dans L’essence du christianisme :
celui-ci montre que Dieu n’est en fait que l’ensemble des qualités
humaines élevées à la perfection. De fait, pour Feuerbach, le seul Dieu de
l’homme c’est l’homme lui-même. L’homme ne fait que projeter dans un
être inaccessible des qualités qui sont les siennes et qu’il a élevées à
l’infini. La religion est donc fondamentalement anthropomorphique.
Grâce à la critique de Feuerbach dit Marx l’homme est « délivré des
sortilèges et parvenu à la raison », il est donc rendu à lui-même. Mais,
cette dénonciation n’est que théorique, pour Marx. Il faut aller plus loin
et rendre compte des circonstances réelles, des conditions concrètes qui
ont rendu possible une telle aliénation. La cause réelle c’est la misère
sociale et économique dans laquelle les peuples sont plongés (Voir le
texte 3 dans le Corpus).
L’aliénation religieuse n’est qu’un symptôme. Certes, la religion exprime
la détresse des hommes et cette détresse est réelle mais les consolations
qu’elle promet dans un autre monde sont illusoires et font oublier aux
opprimés leur situation réelle. La religion affaiblit donc la volonté
révolutionnaire de l’homme. La thèse de Marx est simple, si on supprime
la misère on supprime aussi les échappatoires que se donne l’homme
pour la supporter.
Dans ce cadre, la religion est avant tout conçue comme une mystification
idéologique. Elle est un élément parmi d’autres de la construction sociale
que Marx nomme superstructure qui a pour vocation de légitimer les
rapports de production et de domination entre les
hommes(infrastructure). La religion est une idéologie qui participe de
leur aliénation.

II)Psychologie et religion.

a-Aliénation et régression.

Les deux cas de figure mentionnés précédemment manifestent une


approche réductionniste du phénomène religieux. Soit, comme le pense la
sociologie la religion est le fait social magnifié, soit elle est un instrument
symbolique de domination.
On laisse entendre d’un côté comme de l’autre que l’essence religieuse
ne va pas sans une certaine naïveté de la part des croyants. C’est cette
naïveté que Freud analyse dans L’avenir d’une illusion. La croyance
religieuse et le sentiment de dépendance qui lui est attaché ne
constituent que des formes régressives vers une mentalité infantile.
L’homme n’a pas encore appris à dépasser ses peurs enfantines. Dans la
religion il reste prisonnier des démons de son enfance.
Cette régression du psychisme dans l’attitude religieuse Freud la
comprend comme régression au stade narcissique1. Ainsi, sa critique va
établir les trois grandes formations de l’illusion religieuse due au
narcissisme.
1-Incapable d’affronter l’angoisse de la mort l’homme préfère se rassurer
par la vaine croyance en son immortalité.
2-Incapable d’assumer ses actes et leurs conséquences il fait de Dieu un
juge vindicatif qui établira la vérité de ses actes.
3-Incapable d’accepter son statut tout à fait relatif dans l’univers il veut
croire que celui-ci a été crée à son intention(anthropocentrisme).
Dans l’illusion religieuse l’homme reproduit inconsciemment l’ambiguité
du rapport au père lors du stade narcissique de l’évolution de la
personnalité. Le père est à la fois celui qui est craint parce qu’il porte la
loi, mais il est en même temps la puissance rassurante, réconfortante. Le
père est littéralement pour l'enfant tout puissant.
Freud poursuit les critiques de la religion entamées depuis le
rationalisme des Lumières. L’originalité de Freud est cependant de
montrer la coïncidence entre l’activité psychique et les structures

1
Chez Freud désigne une étape de la formation du psychisme, elle se traduit par un investissement de la libido
sur le moi.
sociales. Toute la difficulté est de comprendre comment des institutions
sociales se forment comme des réponses aux carences affectives des
individus : leur incapacité à s'assumer librement et authentiquement sans
se placer sous la tutelle d'une autorité transcendante.
Toutefois, la critique de Freud porte pour l’essentiel sur le contenu de la
croyance dans lequel il ne veut voir que le symptôme d’une régression
vers le stade narcissique. Il reste qu’il y a une véritable nécessité dans la
croyance. On peut toujours disqualifier le contenu de la
croyance(immortalité, jugement, etc…) subsiste toujours le fait, l’acte
même de croire en quelque chose.
NB : on pourra prolonger cette réflexion sur le rapport entre croyance
religieuse et psychologie par la lecture 2 et 4 du Corpus.

B-La croyance en une cause créatrice.

On pourrait facilement objecter à Freud qu’il fait preuve d’un


rationalisme étroit. Il ne prend pas en compte le besoin nécessaire qui est
exprimé dans la croyance. En effet, la croyance religieuse vient s’insérer
dans d’autres croyances.
Elle est toutefois bien plus qu’une simple opinion, qu’un simplement
jugement. Ainsi, je peux croire qu’il pleuvra demain ou que un tel sera élu
aux prochaines élections, que j'obtiendrai telle note à tel examen. Il s’agit
en fait d’une simple conjecture, la croyance est analogue alors à un calcul
de probabilité.. Je peux croire qu’on me ment ou que ma femme me
trompe. La majorité de nos croyances sont de cet ordre : elle ne porte que
sur un aspect particulier de la réalité. La croyance religieuse se
caractérise autrement : elle porte sur la réalité en son entier.
Ainsi dans notre croyance ordinaire nous croyons parce que cela nous
est utile. Nous interprétons les éléments de notre quotidien, les
déchiffrons comme autant de signes qui peuvent nous permettre
d’anticiper sur ce qui arrivera. Cette forme d’anticipation est une forme
de pragmatisme par lequel nous cherchons des points de références afin
d’être le plus adapté à la réalité2. La croyance est d’abord ce mouvement
premier de l’esprit qui cherche dans le réel des signes précurseurs de ce
qui peut arriver. La croyance n’est dans la philosophie pragmatique
qu’une des expressions de l’intelligence humaine.
Mais la croyance religieuse est d’un ordre supérieur. Elle porte sur l'idée
que la totalité de ce qui existe dépend d'une cause créatrice. Elle ne
constitue comme le dit Nietzsche qu’une « hypertrophie de l’instinct
causal ». En effet, c’est toujours la même tendance qui nous porte à
croire, celle de l’esprit inquiet qui cherche partout dans le monde des
signes pour se rassurer. L’esprit religieux c’est finalement celui qui veut
trouver une cause, une raison à toute chose. Il est comme le dira
Nietzsche l’homme qui ne peut pas assumer « l’innocence de son
devenir ». L’esprit religieux est ainsi celui qui étant incapable d’assumer
la gratuité de son existence finit par poser l’existence d’un « arrière-
monde » pour justifier celui-ci. Mais, il fait alors beaucoup plus, puisqu’en

2
Pragmatisme : école philosophique américaine fondée par William James(1842-1910) et qui cherche à déduire
tous les mécanismes psychologiques ainsi que les idées du concept d’utilité.
plaçant ce monde-ci sous la dépendance d’un « arrière-monde » il
dévalorise, dans le même temps, cette existence.
A cet égard pour Nietzsche la religion est inséparable d’une certaine
forme de dégoût pour la vie. Les religions qui cultivent un certain goût
pour les pratiques ascétiques3, en particulier les monothéismes, sont à
ses yeux le symptôme de civilisation dont les valeurs sont profondément
nihilistes4.

III)Religion et morale.

a-Foi et raison.

On le voit toute la difficulté tant du point de la critique de la religion que


du point de vue de la simple explication du phénomène religieux est de
parvenir à composer deux approches. Il faut considérer la religion comme
un fait subjectif et dans le même temps la considérer comme une
institution sociale, objective donc.
Dès lors que l’on cherche à composer les deux approches il devient
inévitable de ne pas considérer que le rapport entre les deux est
dialectique. Il est en effet bien difficile de penser qu’il puisse y avoir une
religiosité qui ne s’exprime pas à travers des signes, une symbolique, bref
un rituel.
Cet aspect dialectique du fait religieux est particulièrement frappant si
l’on considère la fonction morale de la religion. En effet, toutes religions
se constituent également comme un code de bonne conduite, de
prescriptions à accomplir que l’on rend aux autres parce qu’on le doit à
Dieu.
C’est ce que Kant, notamment, mettra en évidence dans La religion dans
les limites de la simple raison. La religion forme, selon Kant, une sorte
de figuration sensible de l’exigence morale que chacun porte en
lui. C’est dans l’analyse kantienne de la religion la fonction morale qui
est déterminante. Ainsi, elle fournit un modèle auquel nous pouvons
confronter nos actes pour les évaluer et dans le même temps elle fournit
un idéal vers lequel nous pouvons, nous devons tendre. Les grandes
figures fondatrices des religions, qu’il s’agisse de Bouddha, du Christ ou
de Mahomet, sont des figures exemplaires. La foi n’est donc pas
irrationnelle contrairement à ce que pouvait soutenir Freud. Elle est
plutôt un acte réflexif par lequel je compare mon action à ce qui devrait
être. Le vrai fondement de la religion est ainsi de donner à l'homme un
idéal moral à réaliser.
De plus, la religion nourrit alors l’idée d’un progrès moral de
l’humanité, en ce sens la religion constitue une forme d’espérance. La
communauté religieuse est alors en fait une communauté morale.
C’est ce point qui va permettre à Kant de distinguer la religion de la
superstition. Cette dernière se caractérise de deux manières :

3
ascétisme : doctrine morale ou religieuse préconisant un mode de vie austère fait de privations et de
mortifications en vue d’atteindre la perfection morale et la maîtrise de soi.
4
Nom donné par Nietzsche à ce qu’il estime être le résultat de la décadence de la civilisation européenne et qui
se caractérise essentiellement par un mépris de la vie et du corps.
1-Elle consiste d’abord en la croyance aux présages, prédictions et plus
généralement à des causes surnaturelles des phénomènes naturels
surtout redoutables.
2-une mentalité irrationnelle coexistant chez beaucoup d’individus avec la
pensée rationnelle et qui attribue à des nombres premiers ou à des
figures, des actes une influence bénéfique ou néfaste sur l’existence.
La superstition ne peut se confondre avec la religion. On peut être athée
et superstitieux. De plus, les superstitions ne font pas l’objet d’une
dogmatique5, elles ne sont pas encadrées par les religions et ces
dernières ont même souvent lutté contre elles..
C’est en fait la superstition qui semble tomber sous la critique du Freud
et du narcissisme. Le superstitieux développe dans son imaginaire une
vision anthropocentrée du monde. Enfin, contrairement à la religion la
superstition ne compose pas avec l’exigence morale.

B-Religion, secte et fanatisme.

La position kantienne présente une grande portée. En montrant que la


religion doit se comprendre comme une forme d’expression morale qui
emprunte la voie de l’allégorie et de la métaphore Kant veut nous
montrer que la religion est un phénomène légitime.
Si elle est universelle c’est parce que la conscience morale est une
donnée universelle. Le problème n’est donc pas tant celui de l’aliénation
ou de l’illusion que celui de son fondement.
On a ainsi souvent opéré à partir de l’époque des lumières et dans un
esprit œcuménique6 une distinction entre religion naturelle et religion
positive. On considérera ainsi que la diversité des expressions religieuses
n’est qu’apparente ou plutôt elles s’enracinent dans un seul et unique
fondement. La religion naturelle sera la tendance spontanée de l’esprit
humain à s’interroger sur soi et sur sa destination, quand la religion
positive sera l’expression conventionnelle de ce sentiment dans une
culture donnée.
Le monde contemporain se voit comme bien d'autres époques de
l'humanité exposé aux dérives sectaires et aux fanatismes (voir le texte 5
du Corpus). Deux dérives qui viennent s'inscrire dans des logiques de
superstition, le sectaire ou le fanatique tombent dans le piège du
narcissisme et de la régression infantile. Tous deux pensent qu'ils sont
des élus, littéralement des instruments de Dieu tandis que les autres ne
valent rien. Ils prétendent avoir maintenu un lien privilégié au Père (voir
Freud, II.a) Or toutes les grandes religions soutiennent le principe que
chacun doit faire son salut par ses propres moyens. Il ne peut y avoir
d'élus sinon les prophètes eux-mêmes. Nul ne doit et peut se prétendre
donc l'égal d'un prophète et imposer ce qu'il pense être la Loi. Le prêtre,
l'imam et le rabbin ne sont que des « bergers », ce sont des guides
souhaitant entraîner l'humanité dans la voie d'un perfectionnement moral
de l'humanité porté sur des valeurs élémentaires mais fondamentales à
toute vie sociale, de charité, de bienveillance, de partage, de recherche
5
Désigne les principes fondamentaux d’une religion généralement fondés sur la vérité révélée par un livre saint.
6
Mouvement tendant à établir un accord entre les différentes religions sur le principe que le sentiment religieux
est commun à tous les hommes quoiqu’il en soit de son expression culturelle.
d'harmonie. Les fanatiques dérogent alors par principe à l'idéal de
communauté morale que doit former aux yeux des grandes religions
l'humanité en son entier.

Conclusion :

Si l’on définit le fait religieux par l’acte de croire alors nous sommes tous
des esprits religieux. Le préjugé, l’opinion constituent d’une certaine
manière des formes élémentaires de la croyance.
Le propre de la religion est plutôt d'affirmer la croyance en une réalité
transcendante (on dira communément surnaturelle). De plus, cette
croyance a une portée sociale et morale. On ne peut donc la réduire à une
simple illusion subjective. C'est ce que nous montre les conséquences
bien concrètes de cette croyance. Car le véritable croyant est celui qui
adopte un comportement conforme aux préceptes de sa religion. Ainsi, la
religion implique des comportements concrets : respecter la vie, ne pas
pratiquer l'avortement ou l'euthanasie, faire preuve de charité,
s'appliquer à être juste avec les autres, etc.

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