PLAN
INTRODUCTION
I. Constitution d’une bobine
II. Principe de fonctionnement
III. Application industrielle des bobines
CONCLUSION
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Introduction
Dans le vaste monde de l'électricité et de l'électronique, la bobine, aussi appelée inductance ou
solénoïde, est un composant passif fondamental, au même titre que la résistance et le
condensateur. Sa particularité ? Stocker de l'énergie non pas sous forme d'un champ électrique,
mais sous forme d'un champ magnétique généré par le courant qui la traverse.
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I. Constitution d'une Bobine
Une bobine est un composant de structure simple mais cruciale. Une bobine, self, solénoïde, ou
auto-inductance est un composant courant en électrotechnique et électronique. Une bobine est
constituée d'un bobinage ou enroulement d'un fil conducteur éventuellement autour d'un noyau en
matériau ferromagnétique. Ce noyau est également appelé dans la langue courante "noyau de
ferrite". Les physiciens français l'appellent couramment « bobine d'inductance » ou, plus souvent et
abusivement, « inductance ». Cependant, le terme inductance désigne normalement une
caractéristique de la bobine. Le terme de bobine peut aussi désigner un dispositif destiné à produire
des tensions élevées.
Pour comprendre comment elle est fabriquée, visualisons ses éléments constitutifs :
1. Le Fil Conducteur (le bobinage)
L'élément principal est un fil conducteur, généralement en cuivre. Pour assurer le
fonctionnement, ce fil doit être isolé pour éviter les courts-circuits entre les spires. C'est
pourquoi on utilise du fil émaillé (verni) ou recouvert d'une gaine isolante. La longueur, le
diamètre du fil et le nombre de spires (tours) déterminent ses caractéristiques électriques.
2. Le Support (le mandrin)
Le fil est enroulé autour d'un support central, aussi appelé mandrin. Il peut être de forme
cylindrique, toroïdale (en forme d'anneau) ou carrée. Le matériau du support joue un rôle
essentiel
Support non magnétique (air) : Si le support est en plastique, en carton ou même s'il n'y a pas
de support solide (bobine sur air), le champ magnétique sera créé uniquement par le courant
dans le fil. C'est le type de bobine le plus simple, utilisé quand on a besoin d'inductances de
faible valeur ou pour des applications haute fréquence.
Support magnétique (noyau) : Dans la plupart des applications industrielles et de puissance, on
insère un noyau en matériau ferromagnétique à l'intérieur du mandrin.
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3. Le Noyau (l'élément clé pour concentrer le champ)
C'est ici que réside la magie de la plupart des bobines. Le noyau ferromagnétique a pour rôle
principal de canaliser et de concentrer le flux magnétique généré par le courant. Cela permet
d'augmenter considérablement l'inductance (la capacité à stocker de l'énergie magnétique) de la
bobine pour une même taille et un même nombre de spires.
[Image d'une bobine avec un noyau en ferrite enroulé autour] Matériaux courants pour le noyau:
Fer doux : Utilisé pour les applications basse fréquence et là où une forte inductance est requise
(transformateurs de puissance).
Ferrite : Un matériau céramique composé d'oxydes de fer et d'autres métaux. La ferrite est très
utilisée pour les applications haute fréquence (bobines d'arrêt, filtres) car elle limite les pertes
par courants de Foucault (échauffement).
En résumé : Constitution
Une bobine se compose donc d'un fil conducteur émaillé enroulé en spires (le bobinage) autour
d'un support (mandrin) qui peut être vide ou, plus souvent, contenir un noyau ferromagnétique
pour amplifier le champ magnétique. REIIIO
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II. Principe de Fonctionnement
Le fonctionnement de la bobine repose sur des principes fondamentaux de l'électromagnétisme,
principalement découverts par Oersted, Ampère et Faraday.
1. Création du Champ Magnétique (Loi d'Oersted)
Lorsqu'un courant électrique (I) parcourt un fil conducteur, un champ magnétique (B) est créé
tout autour de ce fil. C'est l'expérience d'Oersted. Si on enroule ce fil en spires pour former une
bobine, les champs magnétiques créés par chaque spire s'additionnent à l'intérieur de la bobine,
créant ainsi un champ magnétique beaucoup plus intense et concentré, dirigé selon l'axe de la
bobine.
2. La Bobine Face au Courant Continu
Si l'on applique une tension continue aux bornes d'une bobine :
Le courant ne s'établit pas instantanément. Il augmente progressivement car la bobine s'oppose
à la variation du courant.
Une fois le régime permanent atteint (le courant ne varie plus), le champ magnétique est
constant. À cet instant, la bobine se comporte comme une simple résistance (celle du fil de
cuivre).
3. La Bobine Face au Courant Alternatif et la Loi de Lenz
C'est en courant alternatif, ou lors de variations rapides de courant (comme l'ouverture ou la
fermeture d'un circuit), que les propriétés de la bobine sont les plus intéressantes.
Loi de Faraday (Induction électromagnétique) : Toute variation du flux magnétique à travers
une surface (comme celle délimitée par les spires de la bobine) induit une force électromotrice
(F.E.M.), c'est-à-dire une tension, aux bornes de la bobine.
Loi de Lenz (Le principe d'opposition) : La F.E.M. induite tend, par son effet, à s'opposer à la
cause qui lui a donné naissance.
En clair : Si vous essayez d'augmenter le courant dans la bobine, elle va créer une tension qui
s'oppose à cette augmentation. Si vous essayez de diminuer le courant, elle va créer une tension
pour tenter de maintenir le courant. La bobine s'oppose à toute variation de courant.
L'Inductance (L)
La grandeur qui caractérise cette propriété est l'inductance, notée L et mesurée en Henry (H).
Plus l'inductance est grande, plus l'opposition aux variations de courant est forte. L'inductance
dépend de la géométrie de la bobine (diamètre, longueur, nombre de spires) et de la perméabilité
magnétique du noyau.
4. Stockage d'Énergie
Lorsqu'un courant traverse une bobine, de l'énergie est stockée sous forme de champ
magnétique. Cette énergie s'exprime par la formule
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1
𝐸= 𝐿𝑖
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Où E est l'énergie en Joules, L l'inductance en Henrys et i le courant en Ampères. Cette énergie
est restituée lorsque le courant diminue.
Il faut alors que sa résistance soit très faible. En fait l’énergie est entièrement stockée dans le champ
magnétique dans le noyau de la bobine. En comparaison, l'énergie électromagnétique est purement
stockée dans le champ électrique d'un condensateur, un autre type de composant de circuit. Des
bobines en supraconducteur, appelées SMES (Superconduc ng Magnet Energy Storage) sont
utilisées pour cette application.
• Les bobines peuvent servir d'interrupteur commandé dans le cadre de la régulation magnétique.
Ce phénomène peut s'observer à partir d'une expérience simple : Pour cela, on utilise un
transformateur qui, aux bornes où la tension est abaissée une pile est reliée. Lorsque on la
déconnecte, une étincelle surgit sur la borne d'où l'on a déconnecté la pile. Cependant, si les deux
fils de l'autre côté du transformateur sont suffisamment proches, une étincelle à très haute énergie
peut surgir. Le transformateur dans ces circonstances devient un survolteur. Lorsque la pile est
connectée, la première bobine se charge et lorsqu'on la débranche, elle se vide dans la deuxième.
Grâce à ceci, la bobine peut servir d'interrupteur. Le fait d'utiliser le transformateur comme
survolteur dans ce cas présent permet de visualiser le phénomène grâce aux étincelles produites.
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• Les ballasts magnétiques et électroniques pour l'éclairage par lampes à décharges (lampes
fluorescentes, lampes aux halogénures métalliques, etc.) utilisent des bobines. Dans ces
circonstances, la bobine sert à générer un courant de haut voltage en pic : la tension n'est pas
alternative mais elle est variable et n'est non nulle qu'un très court instant par rapport au moment
ou la tension est nulle.
Bobine plane
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Une bobine est un terme générique en électricité pour désigner un dipôle formé de une à une
multitude de spires de fil autour d'un noyau. Ce noyau peut être vide ou en un matériau favorisant
l'induction magnétique (matériau ferromagnétique, afin d'augmenter la valeur de
l'inductance). Il peut être également fermé, avec ou sans entrefer, afin de constituer un circuit
magnétique fermé.
Dans le cas d'une bobine avec noyau magnétique, il ne faut pas dépasser en valeur instantanée la
valeur maximale de l’intensité prescrite par le constructeur. En cas de dépassement, même très bref,
on risque de « saturer » le circuit magnétique, ce qui provoque une diminution de la valeur de
l’inductance pouvant entraîner une surintensité.
C'est donc un dipôle électrique auto-inductif plus ou moins linéaire qui est caractérisé
principalement par son inductance, mais également par une résistance électrique (celle du fil utilisé,
a priori faible), mais principale responsable des pertes.
Modèles de la bobine réelle
La bobine idéale est modélisée par une auto-inductance notée généralement L.
Mais la bobine réelle (particulièrement si elle est bobinée autour d'un matériau ferromagnétique) est
un dipôle complexe possédant de nombreux paramètres et aussi le siège de phénomènes physiques
dont certains sont la cause de non-linéarité (par exemple les phénomènes d'hystérésis).
Modèles à dipôles
Les modèles les plus simples et les plus fréquemment utilisés sont ceux correspondant à l'association
d'une bobine d'inductance et d'une résistance :
Modèle série
Il est constitué de l'association en série d'une bobine d'inductance et d'une résistance :
Il correspond à l'équation suivante
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𝑑𝑖
𝑢=𝐿 . + 𝑟 .𝑖
𝑑𝑡
Modèle parallèle
Il est constitué de l'association en parallèle d'une bobine d'inductance et d'une
résistance : Il correspond à l'équation suivante
1 𝑢
𝑖= 𝑢𝑑𝑡 +
𝐿 𝑟
Équivalence entre les deux modèles
En régime sinusoïdal de fréquence f et de pulsation ω, les deux modèles précédents sont équivalents
et interchangeables à condition de poser :
• 𝑟 = 𝑟 (1 + 𝑄 )
• 𝐿 𝑤=𝐿 𝑤
𝑄= =
Avec Q facteur de qualité de la bobine
Modèles à trois dipôles
Aux modèles précédents, il est parfois nécessaire d'ajouter un condensateur en parallèle avec
l'ensemble afin de rendre compte des effets capacitifs apparaissant entre les spires. Cette valeur de
capacité est très faible mais elle devient prédominante à très grande fréquence.
Relation entre la tension et l'intensité
La tension 𝑢 aux bornes de la bobine et l’intensité 𝑖 du courant sont reliés par l’équation
différentielle : 𝑢 = 𝐿 + 𝑟𝑖 où 𝐿 est l’inductance de la bobine 𝑟 sa résistance propre (dans le
cas d’une bobine parfaite, 𝑟 = 0 ).
Comportement d'une bobine soumise à un échelon de tension
Lorsque la bobine est soumise brutalement à une tension constante E avec une résistance 𝑟 en série,
l'équation différentielle admet pour solution :𝑖= 1−𝑒 où 𝜏 = est la constante de
temps de la bobine.
Démonstration mathématique
Si on admet que les solutions de l'équation différentielle sont de la forme sont de la forme
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𝑖 = 𝐴 + 𝐵𝑒 où 𝐴, 𝐵, 𝐶 sont constantes et 𝑡 le temps écoulé, alors = 𝐵𝐶𝑒 et l’équation
devient : 𝐸 = 𝐿𝐵𝐶𝑒 + 𝑟𝐴 + 𝑟𝐵𝑒 puis : 𝐵𝑒 (𝐿𝐶 + 𝑟) = 𝐸 − 𝑟𝐴
Pour vérifier cette équation, il faut que 𝐿𝐶 + 𝑟 = 0 et 𝐸 = 𝑟𝐴 puisque 𝑒 varie en fonction du
Temps. On obtient alors : 𝐶 = − et 𝐴 =
𝐵 Peut alors prendre une infinité de valeurs. Ainsi, si la bobine
est en charge, 𝑖 = 0 d’où 𝐴 + 𝐵 = 0 et : 𝐵 = − , ce qui
permet de trouver la solution de l’équation différentielle en 𝑖
Démonstration usuelle
La solution de l'équation différentielle : 𝑢 = 𝐿 + 𝑟𝑖 est la somme de deux termes :
• 𝑖 , la solution du régime libre correspondant à l'équation sans second membre 𝐿 + 𝑟𝑖 = 0
• 𝑖 , la solution du régime forcé correspondant au régime établi quand toutes les dérivées sont
nulles et donc solution de 𝑢 = 𝑟𝑖 .
Solution du régime libre
𝑑𝑖
𝐿 + 𝑟𝑖 = 0
𝑑𝑡
Séparation des variables :
𝑑𝑖 𝑑𝑖 𝑟 𝑑𝑖 𝑟
𝐿 = −𝑟𝑖 ⇒ = − . 𝑖 ⇒ = . 𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝐿 𝑖 𝐿
On intègre les deux membres
𝑟
𝐿𝑜𝑔(𝑖) = − . 𝑡 + 𝐶𝑡𝑒
𝐿
𝑟 𝑟
Si 𝑥 = 𝑦 alors 𝑒 = 𝑒 donc 𝑖 = 𝑒 𝐿.𝑡+𝐶𝑡𝑒 ⇒ 𝑖 = 𝐾. 𝑒−𝐿.𝑡
Solution du régime forcé
Lorsque la bobine est soumise à un échelon de tension 𝐸 , la solution du régime forcé est :
𝑖 =
Solution de l’équation
. 𝐸
𝑖 = 𝐾. 𝑒 +
𝑟
La détermination de la constante 𝐾 est faite grâce à la condition physique suivante : Le courant à
travers une inductance ne peut en aucun cas subir de discontinuité.
À l'instant 𝑡 = 0, le courant vaut 𝐼 = 𝐼 . On obtient l'équation :
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.
𝐼 =𝐾+ ⇒𝐾=𝐼 − Donc 𝑖 = 𝐼 − .𝑒 + .
Souvent, dans les cas d'école, le courant initial est nul. On obtient alors :
𝐸
𝑖= 1−𝑒
𝑟
Comportement en régime sinusoïdal
Pour obtenir les équations régissant le comportement d'une bobine réelle en régime sinusoïdal, il est
nécessaire d'utiliser un des modèles décrit ci-dessus et de calculer l'impédance de la bobine soit en
utilisant la représentation de Fresnel, soit en utilisant la transformation complexe. Avec le modèle
série, l'impédance de la bobine s'écrit :
𝑍 = 𝑟 + 𝑗. 𝐿 𝑤 ayant pour module : 𝑍 = 𝑟 + (𝐿 𝑤) et pour argument
𝐿 𝑤
𝜑 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
𝑟
Du fait de son caractère inductif, l'intensité du courant sinusoïdal qui traverse la bobine soumise à
une tension sinusoïdale présente un retard de phase 𝜑 par rapport à cette dernière. Ce retard est
compris entre 0 et 90° (ou 0 et π /2 radians). On dit que le courant est en retard sur la tension.
Lorsque la bobine est réalisée autour d'un noyau ferromagnétique sans entrefer, les phénomènes de
saturation magnétique et d'hystérésis entraînent des non-linéarités dans le comportement de la
bobine : lorsqu'elle est soumise à une tension sinusoïdale, l'intensité du courant qui la traverse n'est
pas purement sinusoïdal. Ces non linéarités sont très difficiles à prendre en compte. Elles sont
souvent négligées en première approximation dans les calculs traditionnels.
Formules usuelles pour le calcul théorique de bobines
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Construc on Formule
Bobine à air 𝐿= inductance en henry (H)
𝜇 = constante magnétique =4𝜋 × 10−7 H·m−1
𝑁 = nombre de spires
𝑆= section de la bobine en mètres carrés (m2)
𝑙 = longueur de la bobine en mètres (m)
Bobine avec noyau
magné que 𝐿= inductance en henry (H)
𝜇 = constante magnétique = 4𝜋× 10−7 H·m−1
𝜇 = perméabilité relative effective du matériau magnétique
𝑁 = nombre de spires
𝑆 = section effective du noyau magnétique en mètres carrés (m2)
𝑙= longueur effective du noyau magnétique en mètres (m)
Code de couleurs des bobines
Afin de marquer la valeur de l'inductance d'une bobine, il est parfois utilisé un code de couleur
normalisé.
'Code de couleur pour les bobines selon la norme CEI 62-1974'
Couleur 1. 2. 3. Anneau 4.
Anneau Anneau mul plicateur Anneau
tolérance
Aucune — — — ±20 %
Argent — — 10−2 µH ±10 %
Or — — 10−1 µH ±5 %
Noir 0 0 100 µH —
Marron 1 1 101 µH —
Rouge 2 2 102 µH —
Orange 3 3 103 µH —
Jaune 4 4 104 µH —
Vert 5 5 105 µH —
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Bleu 6 6 106 µH —
Violet 7 7 107 µH —
Gris 8 8 108 µH —
Blanc 9 9 109 µH —
Couleur 1. 2. à 4. 5. Anneau 6.
Anneau Anneau mul plicateu Anneau
(large) chiffre r tolérance
Aucune — — — ±20 %
Argent Début — — ±10 %
Or — Virgule — ±5 %
Noir — 0 100 µH —
Marron — 1 101 µH ±1 %
Rouge — 2 102 µH ±2 %
Orange — 3 103 µH —
Jaune — 4 104 µH —
Vert — 5 105 µH ±0,5 %
Bleu — 6 106 µH —
Violet — 7 107 µH —
Gris — 8 108 µH —
Blanc — 9 109 µH —
Le troisième chiffre est
optionnel.
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III. Applications Industrielles des Bobines
La capacité des bobines à créer des champs magnétiques, à s'opposer aux variations de courant
et à stocker de l'énergie en fait des composants incontournables dans l'industrie. Voici quelques
applications clés :
1. Les Transformateurs : Le Cœur de la Distribution d'Énergie
L'application la plus célèbre est sans doute le transformateur. Il permet de modifier l'amplitude
d'une tension et d'un courant alternatif. Un transformateur est constitué de deux bobines (le
primaire et le secondaire) enroulées autour d'un même noyau magnétique.
Fonctionnement : Un courant alternatif parcourt la bobine primaire, créant un champ
magnétique variable dans le noyau. Ce champ magnétique variable traverse la bobine
secondaire et y induit une tension alternative. Le rapport des tensions est égal au rapport du
nombre de spires des deux bobines =
Application : Les transformateurs sont utilisés pour élever la tension à la sortie des centrales
électriques pour le transport longue distance (réduisant ainsi les pertes) et pour l'abaisser à un
niveau utilisable pour les industries et les habitations.
2. Les Moteurs Électriques : Convertir l'Électricité en Mouvement
Les moteurs électriques utilisent des bobines pour convertir l'énergie électrique en énergie
mécanique. Ils exploitent la force de Laplace : un conducteur parcouru par un courant et placé
dans un champ magnétique subit une force.
[Image d'un moteur électrique coupé, montrant les bobinages internes du stator et du rotor]
Fonctionnement : Dans un moteur, des bobines sont fixées sur une partie fixe (le stator) et/ou
sur une partie mobile (le rotor). Le courant traverse ces bobines, créant des champs magnétiques
qui interagissent pour créer des forces et un couple, mettant le rotor en rotation.
Application : Les moteurs électriques sont omniprésents dans l'industrie : robots, machines-
outils, pompes, ventilateurs, convoyeurs, véhicules électriques, etc.
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3. Les Électroaimants : Créer un Aimant à la Demande
Un électroaimant est une bobine munie d'un noyau ferromagnétique qui devient un puissant
aimant lorsqu'elle est parcourue par un courant électrique. Sa force magnétique peut être
contrôlée en ajustant le courant.
Application :
Levage et Manutention : De puissants électroaimants sont utilisés dans les parcs à ferraille pour
soulever et déplacer de lourdes charges métalliques.
Relais et Contacteurs : Un relais est un interrupteur commandé électriquement. Un courant
faible excite une bobine qui actionne un mécanisme magnétique pour fermer ou ouvrir un circuit
de puissance plus élevé.
Actionneurs et Électrovannes : Pour contrôler le mouvement mécanique ou le flux de fluides
(ouverture/fermeture de vannes) dans les processus automatisés.
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4. Le Chauffage par Induction : L'Efficacité pour Traiter les Métaux
C'est une application fascinante où l'on utilise une bobine pour chauffer un matériau conducteur
(comme un métal) sans contact direct.
Fonctionnement : Une bobine est parcourue par un courant alternatif de haute fréquence. Elle
crée un champ magnétique alternatif intense qui induit des courants de Foucault à l'intérieur de
la pièce métallique à chauffer. La résistance électrique de la pièce au passage de ces courants
provoque son échauffement par effet Joule.
Application : Le chauffage par induction est très utilisé dans l'industrie métallurgique pour le
forgeage, la trempe (durcissement de surface), le brasage, la fusion des métaux et même dans
les plaques de cuisson à induction.
5. Les Filtres et l'Électronique de Puissance
Dans les circuits électroniques et de puissance, les bobines sont utilisées pour leurs propriétés
de blocage des variations de courant :
Filtrage : Elles sont associées à des condensateurs pour créer des filtres (passe-bas, passe-haut,
etc.) afin d'éliminer les parasites (bruits) de haute fréquence ou de lisser une tension redressée.
Bobines d'arrêt (Chokes) : Elles sont utilisées pour bloquer les courants de haute fréquence tout
en laissant passer le courant continu ou de basse fréquence.
Convertisseurs de puissance (Hacheurs, Onduleurs) : Dans ces circuits, les bobines stockent
l'énergie pendant une courte durée pour modifier la tension ou le courant.
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Conclusion
La bobine, simple assemblage de fil conducteur et d'un noyau, est un composant vital et
polyvalent de l'industrie moderne. En exploitant les principes fondamentaux de
l'électromagnétisme, elle permet de transporter l'énergie à grande échelle, de créer des forces
mécaniques, de générer de la chaleur de manière contrôlée et de filtrer les signaux électriques.
Son étude est cruciale pour comprendre le fonctionnement de la plupart des machines et des
systèmes électriques qui nous entourent. Des transformateurs géants aux filtres miniatures dans
nos appareils électroniques, la bobine reste une invention discrète mais puissante qui fait tourner
le monde.
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