Les pathologies Médico-Chirurgicales :
Endocrinologie / Métabolisme
Le Diabète Sucré
1. Définition :
Le diabète sucré est une maladie chronique caractérisée par une hyperglycémie (taux élevé de glucose
dans le sang) due à des anomalies dans la sécrétion d'insuline.
Toute personne ayant une glycémie > 1.26g (7 mmol) au moins à 2 reprises est considérée comme
diabétique ; le type de diabète sera alors à confirmer par des examens complémentaires.
Glycémie normale : 0,8 à 1 g / l soit 5,5 mmol (1,2 g / l pour les personnes âgées).
Le sucre apparaît dans les urines à 1,8 g / l => c'est le seuil rénal.
2. Types du diabète :
Diabète de type 1 : Maladie auto-immune où le système immunitaire attaque les cellules bêta du
pancréas, responsables de la production d'insuline d'où une augmentation de sucre dans le sang.
Débute généralement dans l'enfance ou l'adolescence.
Diabète de type 2 : Résistance à l'insuline et/ou diminution de la sécrétion d'insuline. Plus
fréquent chez les adultes les sujets plus âgées, avec une apparition souvent liée à une surcharge
pondérale, la sédentarité, un terrain héréditaire, etc...
Diabète gestationnel : Survient pendant la grossesse et disparaît généralement après
l'accouchement, mais augmente le risque de diabète de type 2 plus tard dans la vie.
Diabète secondaire : Peut-être causé par d'autres conditions médicales ou médicaments.
Les signes cliniques du diabète type I
Hyperglycémie
Glycosurie (seuil rénal dépassé quand l'hyperglycémie > 1,8g/l)
Polyurie (trop de sucre : élimination urinaire)
Polydipsie (soif intense, soit toute la journée)
Polyphagie (sucre non utilisé, hausse de la sensation de faim)
Amaigrissement (consommation de graisse et fonte musculaire)
Coma acido-cétosique
La glycémie est > ou = 3 g / l : Recherche dans les urines la présence de sucre et d'acétone, risque de
décompensation acido-cétosique (carence absolue en insuline avec danger vital.
La cétose : présence d'acétone dans les urines car l'organisme brûle les graisses car il ne peut utiliser le
glucose comme source d'énergie et utilise les acides gras.
L'acétone : déchets des graisses dans les urines.
Déshydratation
Altération de l'état général (asthénie, amaigrissement)
Troubles digestifs (nausées, vomissement, douleurs abdominales)
Troubles neurologiques (céphalées, troubles de la conscience)
Augmentation de la fréquence respiratoire
Hausse du pouls et hypotension
Haleine odeur pomme de reinette
3. Complications :
Les personnes diabétiques traitées peuvent présenter des complications aiguës (hypoglycémie,
hyperglycémie ou acidocétose). Après plusieurs années d'évolution du diabète, des complications
chroniques peuvent apparaître, les plus fréquentes concernent le cœur et les artères, les yeux, les reins, les
nerfs et les pieds : C’est la Neuropathie diabétique, rétinopathie diabétique, néphropathie diabétique,
maladies cardiovasculaires, troubles de la cicatrisation, infections chroniques.
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a- Les macro-angiopathies (atteintes des grosses artères)
Atteintes des coronaires : angor ou infarctus (surveillance ECG)
Atteintes des artères cérébrales : AVC (surveillance par doppler carotidien)
Atteintes d'athérosclérose (hausse de la cholestérolémie, de la viscosité du sang, donc hausse de
l'agrégation plaquettaire
Atteintes des artères des membres inférieurs : artérites (mauvaise vascularisation des membres
inférieurs surveillée par un doppler)
b- Les microangiopathies (atteintes des vaisseaux de petits calibres =
épaississement membranaire)
Rétinopathie diabétique dont la conséquence peut être la cécité (visite annuelle chez
l'ophtalmologue avec fond d'œil),
Néphropathie diabétique dont la conséquence peut être l'insuffisance rénale chronique, en
particulier l'insuffisance glomérulaire (créatinine plasmatique et protéinurie pour vérifier l'état
rénal).
c- Les neuropathies diabétiques
Troubles sensitifs à type de troubles de la marche, perte de la sensibilité des doigts, douleur en
éclair dans les membres inférieurs et hypoesthésie,
Troubles moteurs à type de paralysies, troubles digestifs (retard de la digestion et diarrhée).
d- Les troubles végétatifs
Hypotension orthostatique,
Troubles génito-urinaires (vessie dilatée, incontinence, impuissance)
e- Les troubles cutanés
Le mal perforant plantaire : c'est une atteinte sensitive et neuro-végétative. Cela entraîne une
déminéralisation osseuse (déformations), une faiblesse musculaire, une fragilité de la peau
(ulcères).
La perte de substance aux points d'appui sont indolores et nets ce qui a pour conséquence
d'entraîner des infections voire abcès ou ostéites.
La gangrène diabétique : c'est une plaie bénigne qui évolue défavorablement à cause de l'état
vasculaire des membres inférieurs et à la sensibilité aux infections.
Signes : pied inflammatoire, ischémie autour de la plaie, peau froide et noire au niveau de la plaie
Traitement : l'amputation progressive
L'infection : déficit immunitaire dû au diabète
4. Traitement :
Diabète de type 1 :
Insulinothérapie : Injection d'insuline ou utilisation d'une pompe à insuline.
Surveillance régulière de la glycémie.
Elles ont une action substitutive de l'insuline organique au pouvoir hypoglycémiant.
Il existe 3 types d’insulines :
Les rapides ou ordinaires (action pendant 6 à 8 h)
Les semi-lentes ou intermédiaires (action pendant 12 h)
Les lentes ou prolongées (action pendant 12 à 24 h)
Diabète de type 2 :
Modifications du mode de vie : Alimentation équilibrée, exercice physique régulier.
Surveillance régulière de la glycémie.
Médicaments : Il y a deux familles, les sulfamides (Diamicron, Daonil) et les biguanides
(Glucinan, Glucophage).
Leurs actions sont différente puisque les sulfamides stimulent la sécrétion d'insuline par le
pancréas (hypoglycémiant) et les biguanides facilitent la fixation de l'insuline par les cellules et
ont un pouvoir anorexigène.
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Diabète gestationnel :
Surveillance de la glycémie
Régime alimentaire
Parfois insuline si les mesures diététiques ne suffisent pas.
Hygiène de vie :
Observance du régime approprié : il est hypocalorique dans tous les cas mais ce n'est pas un
régime au sens strict c'est plutôt un équilibre alimentaire (plus rigide chez les DID) composé de 3
repas principaux par jour et d’une collation (2 à 3 /j) selon les besoins du patient. Rien ne doit
jamais être en excès.
Exercice physique régulier
Surveillance médicale régulière
Bilan cardiovasculaire (ECG une fois par an) bilan lipidique régulier
Hygiène rigoureuse des pieds (pour éviter le mal perforant plantaire)
Vérifier la présence de lésions, bien sécher, ongles coupés aux carrés, pierre ponce pour les
kératoses, voir pédicure et pédologue, chaussure cuir souple, vérifier qu'il n'y ait rien à l'intérieure
de celle-ci, pas de talon trop haut.
5. Rôle de l'Assistant Social :
Après l’évaluation de la situation du patient (sociale, familiale, médicale, administrative, etc.), les
missions principales du service social sont de :
1. Développer l’autonomie du patient et son inclusion sociale
2. Promouvoir l’accès à l’ensemble des aides et services administratifs, sociaux,
éducatifs et de la santé
3. Assurer la réinsertion sociale, familiale, scolaire ou professionnelle
4. Contribuer aux actions de prévention
5. Protéger le patient vulnérable.
6. Défendre les intérêts du patient souvent défavorisé et de lutter contre son
exclusion sociale.
7. Contribuer à l'amélioration de la santé du patient.
8. Garantir la continuité des soins suite à l'hospitalisation.
L'assistant social joue un rôle crucial dans la gestion du diabète en offrant aussi :
Un support émotionnel : Aider les patients à faire face à la maladie et à ses complications.
Éducation : Informer les patients et leurs familles sur le diabète, son traitement, et les stratégies
de gestion.
Gestion des ressources : Aider à accéder aux ressources financières et aux services de santé
nécessaires.
Planification de la prise en charge : Travailler avec les équipes médicales pour élaborer un plan
de soins adapté aux besoins du patient.
Soutien à la prise en charge quotidienne : Aider les patients à intégrer les soins du diabète dans
leur vie quotidienne.
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LE GOITRE
1. Définition :
La thyroïde est un petit organe ou glande (moins de 30 grammes) située à l’avant du cou contre la trachée.
Son rôle est de produire des hormones thyroïdiennes (T4 et T3) impliquées dans diverses fonctions
physiologiques, et qui exercent une activité excitatrice sur l’ensemble de l’organisme. Les hormones
thyroïdiennes sont importantes et interviennent dans :
La régulation du métabolisme cellulaire ;
Le contrôle de l’énergie musculaire ;
Le contrôle de la température corporelle ;
L’humeur ;
Le rythme cardiaque ;
Le transit intestinal ;
L’utilisation des éléments apportés par l’alimentation ;
La croissance chez l’enfant.
2. Qu’est-ce qu’un goitre ?
Le goitre est une augmentation anormale de la taille de la glande thyroïdienne. Il peut se manifester par un
élargissement visible du cou. Le goitre peut être associé à une fonction thyroïdienne normale, diminuée
(hypothyroïdie), ou augmentée (hyperthyroïdie).
Le goitre est un trouble très fréquent dans la population puisqu’il concerne près de 800 millions
d’individus à travers le monde. Il est souvent d’origine familiale et sa fréquence augmente avec l’âge. Les
femmes sont plus concernées que leurs homologues masculins.
3. Types de goitre :
On distingue différents types de goitres :
Simples, qui se traduisent par une dilatation isolée de la glande thyroïde, sans autres troubles ;
Tumoraux, lorsque la grosseur révèle une tumeur bénigne ou maligne ;
Survenant suite à certaines pathologies inflammatoires, par exemple la thyroïdite. Ils se
manifestent par plusieurs types d’inflammation au niveau de la thyroïde ;
Vasculaires, qui surviennent au cours de la maladie de Basedow associés à une hyperthyroïdie .
4. Quel diagnostic ?
Examen clinique : Palpation de la glande thyroïdienne pour évaluer la taille et la consistance du
goitre.
Tests sanguins : Mesure des niveaux de TSH (hormone stimulant la thyroïde), T3, et T4 pour
évaluer la fonction thyroïdienne.
Imagerie :
Échographie de la thyroïde pour examiner la structure et la taille du goitre, ainsi que pour détecter
des nodules.
Une scintigraphie thyroïdienne permet d’étudier le fonctionnement de la glande
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Biopsie : Si des nodules suspects sont présents, une biopsie à l'aiguille fine peut être réalisée pour
exclure le cancer.
5. Causes :
Carence en iode : La cause la plus fréquente de goitre dans les régions où l'iode est insuffisant dans
l'alimentation.
Maladies auto-immunes : La thyroïdite de Hashimoto (hypothyroïdie) et la maladie de Basedow
(hyperthyroïdie) peuvent entraîner un goitre.
Nodules thyroïdiens : Des croissances anormales dans la glande thyroïdienne peuvent provoquer
un goitre.
Inflammations : Les infections ou inflammations de la glande thyroïdienne.
Cancer de la thyroïde : Bien que moins fréquent, un goitre peut parfois être un signe de cancer
thyroïdien.
Médicaments : Certains médicaments peuvent affecter la taille et la fonction de la thyroïde.
6. Symptômes :
Quels symptômes ?
Un goitre se traduit par un gonflement au niveau de l’avant du cou. Dans la majorité des cas, cette
anomalie est isolée, et donc sans aucun autre symptôme associé.
Un goitre peut rester stable ou continuer de gonfler en provoquant des signes de compression. A noter
qu’il peut notamment devenir toxique et entrainer une hyperthyroïdie en produisant des hormones
thyroïdiennes en excès.
7. Quel traitement ?
Carence en iode : Compléments d'iode peuvent être prescrits, particulièrement dans les régions
endémiques.
Médicaments : Pour les troubles thyroïdiens associés, tels que l'hypothyroïdie ou l'hyperthyroïdie.
Chirurgie : Dans les cas où le goitre est volumineux et provoque des symptômes compressifs, ou
s'il y a suspicion de cancer.
Thérapie radioactive : Utilisée pour traiter certains types de goitre et d'hyperthyroïdie.
8. Rôle de l'Assistant Social :
L’assistant social intervient principalement dans les domaines suivants :
Support émotionnel : Aider les patients à faire face aux implications psychologiques et
émotionnelles d'un diagnostic de goitre et de ses traitements.
Éducation : Fournir des informations sur la gestion du goitre et des troubles thyroïdiens associés.
Gestion des ressources : Aider les patients à accéder aux soins médicaux nécessaires, y compris
les consultations spécialisées et les interventions.
Planification des soins : Collaborer avec les professionnels de santé pour coordonner le traitement
et le suivi, et pour élaborer un plan de soins adapté aux besoins du patient.
Soutien aux aspects pratiques : Aider les patients à gérer les aspects pratiques de leur traitement,
comme les rendez-vous médicaux et les ajustements au mode de vie.
Bonne Chance
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LES PATHOLOGIES MEDICO-CHIRURGICALES
LA PETITE CHIRURGIE :
I. La pancréatite :
1. Définition :
La pancréatite est une inflammation du pancréas, un organe essentiel dans la digestion et la régulation du
métabolisme. Elle peut être aiguë ou chronique et résulter de diverses causes.
2. Types :
Pancréatite aiguë : Inflammation soudaine et sévère qui peut durer quelques jours. Elle peut être
légère ou sévère, parfois mettant en danger la vie.
Pancréatite chronique : Inflammation persistante qui endommage progressivement le pancréas,
souvent due à une consommation excessive d'alcool ou à d'autres causes sous-jacentes.
2. Causes :
Pancréatite aiguë :
o Calculs biliaires
o Consommation excessive d'alcool
o Infections virales (comme les oreillons)
o Médicaments
o Traumatisme abdominal
o Hypertriglycéridémie
o Tumeurs pancréatiques
Pancréatite chronique :
o Alcoolisme chronique
o Calculs biliaires
o Troubles génétiques (comme la fibrose kystique)
o Certaines maladies auto-immunes
o Pancréatite chronique d'origine inconnue
4. Symptômes :
Pancréatite aiguë :
o Douleur abdominale sévère
o Nausées et vomissements
o Fièvre
o Augmentation des enzymes pancréatiques dans le sang
o Jaunisse (dans certains cas)
Pancréatite chronique :
o Douleur abdominale persistante
o Perte de poids
o Diarrhée grasse (stéatorrhée)
o Diabète (par atteinte des cellules productrices d'insuline)
5. Diagnostic :
Tests sanguins : Enzymes pancréatiques (amylase, lipase), marqueurs inflammatoires.
Imagerie : Échographie abdominale, tomodensitométrie (TDM), IRM pour visualiser
l’inflammation et les complications.
Endoscopie : Pour évaluer les canaux pancréatiques et biliary en cas de suspicion de calculs ou de
tumeurs.
6. Traitement :
Pancréatite aiguë :
o Hospitalisation avec jeûne pour permettre au pancréas de se reposer
o Hydratation intraveineuse
o Analgésiques pour soulager la douleur
o Traitement de la cause sous-jacente (comme retirer les calculs biliaires ou traiter une
infection)
Pancréatite chronique :
o Modification du régime alimentaire (régime pauvre en graisses, petites repas fréquents)
o Suppléments enzymatiques pour aider à la digestion
o Traitement de la douleur
o Gestion du diabète si présent
o Abandon de l'alcool et traitement des causes sous-jacentes
7. Complications :
Pancréatite aiguë :
o Abcès pancréatique
o Pseudokystes pancréatiques
o Insuffisance organique
Pancréatite chronique :
o Malabsorption des nutriments
o Cancer du pancréas
o Diabète secondaire
8. Prévention :
Éviter la consommation excessive d'alcool
Traitement rapide des calculs biliaires
Surveillance et gestion des conditions médicales prédisposantes
9. Rôle de l'Assistant Social :
Le rôle de l'assistant social face à un patient présentant une pancréatite est crucial pour assurer une prise en
charge globale, notamment dans les aspects psychosociaux, financiers et d'orientation vers des services
appropriés. Voici les principales missions :
1. Soutien psychologique et social : L'assistant social aide le patient à faire face à l'impact
émotionnel et psychologique de la maladie, en particulier dans les cas de pancréatite chronique ou
aiguë sévère. Il peut également offrir un soutien aux proches.
2. Orientation vers des services médicaux et sociaux : Le patient peut nécessiter des soins
spécialisés ou une hospitalisation prolongée. L'assistant social facilite l'accès aux soins adaptés et
peut coordonner les services de réadaptation si nécessaire.
3. Aide financière et administrative : Les traitements de la pancréatite peuvent entraîner des coûts
importants. L'assistant social aide le patient à naviguer dans les démarches pour obtenir des aides
financières, des assurances ou des allocations adaptées à sa situation.
4. Éducation et prévention : L'assistant social informe le patient et sa famille sur les facteurs de
risque (comme l'alcool ou l'alimentation) pour prévenir les récidives de la pancréatite, et sur les
moyens de maintenir une bonne hygiène de vie.
5. Coordination des soins : En collaboration avec l'équipe médicale, l'assistant social assure la
continuité des soins après la sortie de l'hôpital, notamment en lien avec les services de soins à
domicile.
Son intervention est essentielle pour améliorer la qualité de vie du patient et l'aider à gérer les
conséquences sociales et économiques de la maladie.
II. L’appendicite :
1. Définition :
L'appendicite est une inflammation de l'appendice, un petit organe en forme de tube rattaché au côlon. Cette
affection nécessite souvent une intervention chirurgicale pour éviter des complications graves. Voici un
cours complet sur l'appendicite :
C’est une inflammation aiguë ou chronique de l'appendice, une urgence chirurgicale fréquente qui peut
entraîner des complications graves si elle n'est pas traitée rapidement.
2. Causes :
Obstruction : Le plus souvent causée par une obstruction du canal de l'appendice par des selles,
des corps étrangers, ou parfois des parasites.
Infection : Peut également résulter d'une infection virale ou bactérienne.
Traumatisme : Rarement, un traumatisme abdominal peut provoquer une appendicite.
3. Symptômes :
Douleur abdominale : Commence souvent autour du nombril, puis se déplace vers le bas à droite
de l'abdomen (point de McBurney).
Nausées et Vomissements : Suivent généralement la douleur abdominale.
Fièvre : Léger à modéré.
Perte d'appétit : Généralement présent.
Constipation ou diarrhée : Peut accompagner les symptômes.
Sensibilité abdominale : Douleur exacerbée à la pression sur l'abdomen, en particulier le côté droit.
4. Diagnostic :
Examen physique : Sensibilité au niveau du point de McBurney, douleur à la décompression
abdominale.
Tests sanguins : Augmentation des globules blancs indiquant une infection.
Imagerie :
o Échographie abdominale : Souvent utilisée chez les enfants et les femmes enceintes.
o Tomodensitométrie (TDM) : Permet une meilleure visualisation de l'appendice et des
complications éventuelles.
Examen clinique : Parfois, une exploration chirurgicale est nécessaire pour confirmer le diagnostic.
5. Traitement :
Chirurgie :
o Appendicectomie : La procédure la plus courante pour retirer l'appendice. Peut être réalisée
par chirurgie ouverte ou laparoscopique.
Antibiotiques :
o Administrés pour traiter l'infection et prévenir les complications post-opératoires.
Gestion de la Douleur :
o Analgésiques pour soulager la douleur après l'opération.
6. Complications :
Abcès : Formation de pus autour de l'appendice.
Péritonite : Infection de la cavité abdominale résultant de la rupture de l'appendice.
Obstruction intestinale : Peut survenir après une appendicectomie.
Récidive : Rare mais possible en cas de traitement incomplet.
7. Prévention :
Il n'existe pas de méthode spécifique de prévention pour l'appendicite.
o Cependant, un régime alimentaire riche en fibres peut aider à réduire le risque d'obstruction
intestinale, qui est l'une des causes potentielles de l'appendicite.
8. Rôle de l'Assistant Social :
L'assistant social peut jouer un rôle clé dans la gestion de l'appendicite en :
Soutien au Patient et à la Famille : Offrir un soutien émotionnel et pratique pendant et après
l'hospitalisation.
Éducation : Fournir des informations sur la maladie, la procédure chirurgicale et les soins post-
opératoires.
Gestion des Ressources : Aider à coordonner les soins et les ressources, y compris l'accès à des
soins de suivi et à des aides financières si nécessaire.
Coordination des Soins : Travailler avec les équipes médicales pour assurer une transition en
douceur vers les soins à domicile et une planification pour le retour au travail ou à l'école.
2ème Cours : LES LITHIASES RENALES
Les lithiases rénales, également connues sous le nom de calculs rénaux ou pierres aux reins, sont des dépôts
minéraux qui se forment dans les reins et peuvent provoquer divers symptômes et complications. Voici un
cours détaillé sur ce sujet :
1. Définition :
Les lithiases rénales sont des formations solides qui se développent dans les reins à partir de cristaux
présents dans l'urine. Ces cristaux peuvent se regrouper pour former des calculs de tailles variables.
2. Types de Calculs Rénaux :
Calculs de calcium : Les plus fréquents, souvent formés de calcium oxalate ou de calcium
phosphate.
Calculs d’acide urique : Se forment dans des conditions d’acidité accrue de l’urine.
Calculs de struvite : Formés en réponse à une infection urinaire, souvent associée à des bactéries
qui produisent de l’ammoniaque.
Calculs de cystine : Résultent d'une maladie génétique rare, la cystinurie, qui entraîne une excrétion
excessive de cystine dans l'urine.
3. Causes :
Déshydratation : Une faible consommation de liquides concentre les minéraux dans l'urine.
Régime alimentaire : Excès de calcium, d'oxalate, ou d'acide urique dans l'alimentation.
Troubles métaboliques : Conditions comme l'hyperparathyroïdie ou la goutte.
Infections urinaires : En particulier pour les calculs de struvite.
Génétique : Prédisposition familiale et certaines maladies génétiques.
4. Symptômes :
Douleur : Douleur intense dans le dos, le flanc ou l'abdomen, souvent irradiant vers l'aine.
Hématurie : Présence de sang dans l'urine, rendant l'urine rouge ou rosée.
Nausées et vomissements : Souvent accompagnant la douleur.
Troubles urinaires : Besoin fréquent d'uriner, douleur ou brûlure lors de la miction.
Coliques néphrétiques : Douleur sévère causée par le mouvement des calculs dans le tractus
urinaire.
5. Diagnostic :
Analyse d'urine : Pour détecter la présence de cristaux, de sang, ou d'autres anomalies.
Tests sanguins : Pour évaluer les niveaux de calcium, d'acide urique, et d'autres indicateurs.
Imagerie : Échographie rénale, radiographie, ou tomodensitométrie (CT scan) pour visualiser les
calculs.
6. Traitement :
Hydratation : Augmenter la consommation de liquides pour aider à évacuer les calculs.
Médicaments : Analgésiques pour la douleur, et médicaments pour aider à dissoudre les calculs ou
prévenir leur formation.
Lithotripsie extracorporelle par ondes de choc (LEC) : Technique non invasive pour fragmenter
les calculs.
Intervention chirurgicale : Nécessaire pour les calculs plus gros ou ceux qui ne peuvent pas être
éliminés par d'autres méthodes.
Modifications alimentaires : Réduction des aliments riches en oxalate, calcium ou acide urique
selon le type de calcul.
7. Prévention :
Hydratation adéquate : Boire suffisamment d'eau pour diluer l'urine.
Régime alimentaire : Ajuster l'alimentation en fonction du type de calcul.
Surveillance médicale : Suivi régulier avec des examens pour prévenir la récidive.
8. Rôle de l'Assistant Social :
Éducation du patient : Informer sur les causes, les traitements et les stratégies de prévention des
calculs rénaux.
Soutien psychologique : Aider le patient à gérer la douleur et le stress associé à la maladie.
Coordination des soins : Collaborer avec les médecins et les autres professionnels de santé pour
élaborer un plan de traitement global.
Assistance sociale : Aider à la gestion des aspects pratiques, comme les rendez-vous médicaux et
les ajustements de mode de vie.
Conclusion :
Les lithiases rénales peuvent varier en gravité et en impact sur la qualité de vie, et la gestion efficace de
cette condition nécessite une approche complète qui inclut une surveillance attentive et une prise en charge
adaptée.
Le rôle de l’assistant social face aux patients atteint de pathologies de l’appareil uro-génitale :
Les pathologies de l’appareil uro-génital, telles que l’insuffisance rénale chronique, les infections
urinaires chroniques, les cancers urologiques (prostate, vessie, reins), ou encore les troubles de la fertilité
et les maladies sexuellement transmissibles (MST), ont des répercussions profondes sur la qualité de vie
des patients. L’assistant social joue un rôle clé dans leur accompagnement, en tenant compte des besoins
médicaux, psychologiques, sociaux et économiques associés à ces maladies.
1. Évaluation de la situation sociale du patient
Identification des besoins :
o Analyser les conséquences sociales de la maladie : incapacité à travailler, isolement social,
difficultés financières ou logement inadapté.
o Comprendre les implications des traitements, comme la dialyse, les interventions
chirurgicales, ou les suivis à long terme.
Impact sur la vie quotidienne :
o Évaluer l’impact des troubles urinaires ou génitaux sur la mobilité, l’autonomie et les
relations personnelles.
2. Accompagnement administratif et accès aux droits
Aide à l’accès aux soins :
o Orienter les patients vers des structures spécialisées, comme les centres de dialyse, les
services d’urologie ou d’oncologie.
o Faciliter l’accès à des dispositifs comme l’Affection de Longue Durée (ALD) pour une
prise en charge à 100 % des frais médicaux.
Démarches administratives :
o Aider les patients à obtenir des aides financières (Allocation aux Adultes Handicapés,
aides sociales) ou des prestations adaptées (aides au logement, aides au transport).
o Collaborer avec les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) pour
des demandes comme la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).
3. Soutien psychosocial
Écoute et accompagnement émotionnel :
o Apporter un soutien face à l’anxiété, la dépression, ou les troubles de l’image de soi
souvent associés à ces pathologies.
o Aider les patients et leurs familles à mieux comprendre la maladie et à s’organiser autour
des contraintes qu’elle impose.
Médiation familiale et sociale :
o Accompagner les proches pour gérer les répercussions de la maladie sur la dynamique
familiale et les relations personnelles.
o Sensibiliser au rôle des proches dans l'accompagnement du patient.
4. Aide à l’amélioration des conditions de vie
Adaptation du logement :
o Proposer des solutions pour aménager le domicile en cas de mobilité réduite ou de
traitements à domicile (ex. : dialyse péritonéale).
Aide au transport :
o Orienter vers des dispositifs de transport médicalisé pour les patients nécessitant des trajets
fréquents vers les centres de soins.
Soutien financier et alimentaire :
o Accompagner les patients en situation de précarité pour accéder à des aides sociales ou
alimentaires.
5. Prévention et éducation à la santé
Sensibilisation et prévention :
o Informer sur l’importance d’une bonne hygiène de vie pour réduire les complications
(alimentation adaptée, hydratation, gestion des infections).
o Collaborer avec les soignants pour éduquer sur les traitements, comme la gestion des
cathéters en dialyse.
Accompagnement en santé sexuelle :
o Aider à aborder les questions de fertilité ou de dysfonctionnement sexuel, et orienter vers
des spécialistes (andrologues, psychosexologues).
6. Réinsertion sociale et professionnelle
Retour à l’emploi :
o Accompagner les patients dans leur réinsertion professionnelle, notamment via des
dispositifs comme l’aménagement de poste ou le reclassement.
o Collaborer avec des structures comme Cap Emploi pour trouver des solutions adaptées.
Maintien de l’intégration sociale :
o Encourager l’implication dans des activités sociales, associatives ou culturelles pour
réduire l’isolement.
7. Coordination avec les équipes pluridisciplinaires
Collaboration avec les soignants :
o Travailler en lien avec les néphrologues, urologues, infirmiers spécialisés, psychologues et
diététiciens pour une prise en charge globale.
Suivi personnalisé :
o Participer aux réunions de concertation pluridisciplinaire pour ajuster les interventions en
fonction des besoins évolutifs du patient.
Conclusion
L’assistant social joue un rôle central dans l’accompagnement des patients atteints de pathologies uro-
génitales, en les aidant à surmonter les obstacles sociaux et économiques tout en améliorant leur qualité
de vie. Son intervention contribue à réduire les inégalités d’accès aux soins, à préserver l’autonomie des
patients et à favoriser leur réinsertion sociale et professionnelle.
LES PATHOLOGIES MEDIO- CHIRURGICALES
VII- SYSTEME NERVEUX :
1- AVC :
1. Définition :
Accident Vasculaire Cérébral (AVC) : Un AVC survient lorsqu'une partie du cerveau est privée
de son apport sanguin, ce qui entraîne une perte de fonction cérébrale.
2. Types d'AVC :
AVC Ischémique : Causé par l'obstruction d'un vaisseau sanguin dans le cerveau, souvent due à un
caillot sanguin.
AVC Hémorragique : Causé par la rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau, entraînant un
saignement dans ou autour du cerveau.
Accident Ischémique Transitoire (AIT) : Un AVC temporaire où les symptômes disparaissent
généralement en moins de 24 heures, mais qui peut être un signe avant-coureur d'un AVC plus
grave.
3. Causes et Facteurs de Risque :
Hypertension Artérielle : Principal facteur de risque pour les AVC.
Maladies Cardiaques : Comme la fibrillation auriculaire.
Diabète : Augmente le risque d'AVC.
Hyperlipidémie : Taux élevés de cholestérol dans le sang.
Mode de Vie : Tabagisme, consommation excessive d'alcool, sédentarité.
Facteurs Génétiques : Antécédents familiaux d'AVC.
4. Symptômes :
Troubles de la Parole : Difficulté à parler ou à comprendre le langage.
Faiblesse ou Engourdissement : Surtout d'un côté du corps, du visage, du bras ou de la jambe.
Troubles de la Vision : Perte de vision dans un ou les deux yeux.
Difficultés de Coordination : Perte d'équilibre ou de coordination.
Mal de Tête Sévère : Souvent soudain et intense, surtout dans le cas d'un AVC hémorragique.
5. Diagnostic :
Examen Clinique : Évaluation des symptômes et de l'état neurologique.
Imagerie Cérébrale : Tomodensitométrie (TDM) ou imagerie par résonance magnétique (IRM)
pour identifier le type d'AVC et localiser la zone affectée.
Tests de Laboratoire : Pour vérifier la présence de facteurs de risque, comme les niveaux de
glucose et de lipides sanguins.
6. Traitement :
Traitement Médical :
o AVC Ischémique : Administration de thrombolytiques (médicaments pour dissoudre les
caillots) si le traitement est administré rapidement.
o AVC Hémorragique : Gestion de la pression sanguine et parfois intervention chirurgicale
pour éliminer l'hémorragie.
Réhabilitation :
o Thérapie Physique : Pour améliorer la mobilité et la coordination.
o Thérapie de la Parole : Pour aider à retrouver les compétences de communication.
o Thérapie Occupationnelle : Pour aider à réapprendre les activités de la vie quotidienne.
7. Prévention :
Gestion des Facteurs de Risque : Contrôle de la pression artérielle, gestion du diabète,
modification des habitudes alimentaires.
Mode de Vie Sain : Alimentation équilibrée, exercice régulier, éviter le tabac et l'alcool.
8. Rôle de l'Assistant Social :
Le rôle de l'assistant social face à un patient ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) est essentiel
pour garantir une prise en charge globale et favoriser la réadaptation du patient. Voici les principaux
aspects de son rôle :
1. Évaluation des besoins sociaux et environnementaux
L'assistant social réalise une évaluation sociale pour déterminer les impacts de l'AVC sur la vie
quotidienne du patient, comme les difficultés à accomplir des tâches de base, l'environnement
familial, et le besoin de soutien à domicile.
Il s'assure également que le patient a accès à un logement adapté si l'AVC a causé des déficiences
physiques nécessitant des modifications dans son habitat.
2. Soutien psychosocial
L'AVC peut entraîner des changements importants sur le plan émotionnel, tant pour le patient que
pour sa famille. L'assistant social intervient pour apporter un soutien psychologique, aider à gérer
les émotions liées au choc, à l'acceptation de la maladie et aux défis de la réadaptation.
Il favorise la communication entre le patient, sa famille, et l'équipe soignante afin de maintenir un
bon niveau d'implication et de compréhension des étapes du traitement.
3. Coordination des soins et réadaptation
L'assistant social coordonne les soins après la phase aiguë de l'AVC en facilitant l'accès à des
services de rééducation comme la kinésithérapie, l'orthophonie, ou l'ergothérapie. Il joue un rôle
clé dans l'organisation du retour à domicile ou dans la mise en place d'un séjour en centre de
rééducation.
Il assure aussi la liaison avec des services sociaux et médico-sociaux pour garantir la continuité
des soins une fois que le patient quitte l'hôpital.
4. Accès aux aides financières et matérielles
L'AVC peut avoir un impact financier important, en particulier si le patient est dans l'incapacité de
travailler. L'assistant social aide le patient et sa famille à accéder à des aides financières, comme
les prestations d'invalidité, l'allocation aux adultes handicapés (AAH), et d'autres aides disponibles
pour les soins à domicile.
Il peut également orienter vers des dispositifs de prise en charge pour des équipements spécifiques
(fauteuils roulants, dispositifs d'aide à la mobilité, etc.).
5. Information et sensibilisation
L'assistant social informe le patient et sa famille sur la maladie, ses séquelles potentielles et les
démarches administratives à suivre. Il sensibilise également sur les mesures de prévention des
récidives, telles que les changements de mode de vie (alimentation, activité physique).
6. Soutien à la réinsertion sociale et professionnelle
Si l'état du patient le permet, l'assistant social accompagne le processus de réinsertion
professionnelle, en liaison avec des dispositifs comme les services de maintien dans l'emploi, ou
des formations pour apprendre un nouveau métier adapté aux capacités du patient après l'AVC.
En somme, l'assistant social joue un rôle central dans l'accompagnement social et psychologique du
patient après un AVC, facilitant ainsi la réinsertion, l'accès aux soins et la gestion des conséquences de
l'accident.