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Cours 4e 18-19

Le document traite du calcul littéral, incluant des définitions et propriétés sur les expressions littérales, la distributivité, la factorisation, et la réduction d'expressions. Il aborde également les fractions, leur addition, soustraction, multiplication et division, ainsi que les grandeurs composées et les conversions. Enfin, il rappelle les règles d'addition et de soustraction des nombres relatifs.

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Le document traite du calcul littéral, incluant des définitions et propriétés sur les expressions littérales, la distributivité, la factorisation, et la réduction d'expressions. Il aborde également les fractions, leur addition, soustraction, multiplication et division, ainsi que les grandeurs composées et les conversions. Enfin, il rappelle les règles d'addition et de soustraction des nombres relatifs.

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Calcul littéral

I. Expressions littérales
Définition : Calculer la valeur d’une expression littérale, c’est attribuer un
nombre à chaque lettre de l’expression afin d’effectuer le calcul.
Ex : Calculer 𝐴 = −𝑥 2 + 3(𝑥 + 6) + 4𝑦 lorsque 𝑥 = −4 et 𝑦 = −8.
𝐴 = −𝑥 2 + 3 × (𝑥 + 6) + 4 × 𝑦
On écrit les signes × sous-
entendus.
𝐴 = −(−4)2 + 3 × ((−4) + 6) + 4 × (−8)
On remplace x par −4 et y par
−8 en ajoutant si besoin des
parenthèses.
𝐴 = −42 On effectue les calculs en respectant les priorités.

II. Distributivité de la multiplication par rapport à l’addition


Propriété : La multiplication est distributive par rapport à l’addition et la
soustraction, ce qui signifie que, quels que soient les nombres k, a et b,
on a :
𝑘 × (𝑎 + 𝑏) = 𝑘 × 𝑎 + 𝑘 × 𝑏 ou encore 𝑘 × (𝑎 − 𝑏) = 𝑘 × 𝑎 − 𝑘 × 𝑏

Produit de deux Somme de deux termes.


facteurs dont l’un Chaque terme est un produit et
est une somme chaque produit a un facteur commun.

Définition : Développer une expression littérale, c’est transformer un


produit en somme ou différence.
Ex :
• 𝐴 = 7 × (𝑥 + 1) Produit de 7 et de (𝑥 + 1) qui est
une somme.

𝐴=7×𝑥+7×1 Expression obtenue en utilisant la


distributivité.
𝐴 = 7𝑥 + 7 Somme de 7𝑥 et de 7.

• 𝐵 = (8𝑥 − 4) × 2𝑥 Produit de (8𝑥 − 4) et de 2𝑥.


𝐵 = 8𝑥 × 2𝑥 + (−4) × 2𝑥 Expression obtenue en utilisant la
distributivité.
𝐵 = 16𝑥 2 − 8𝑥 Somme de 16𝑥 2 et de (−8𝑥).

Définition : Factoriser une expression littérale, c’est transformer une


somme ou une différence en produit.
Ex :
𝐴 = 4,2 × 𝑥 − 1,3 × 𝑥 Différence de deux produits 4,2 × 𝑥
et 1,3 × 𝑥 ayant x comme facteur
commun.
𝐴 = 𝑥 × (4,2 − 1,3) Expression obtenue en utilisant la
distributivité.
𝐴 = 𝑥 × 2,9 Produit de 2,9 et de 𝑥.
𝐴 = 2,9𝑥

Définition : Réduire une expression littérale, c’est l’écrire sous la forme


d’une somme algébrique ayant le moins de termes possibles.
Pour cela :
1. On effectue toutes les multiplications qu’il est possible de faire.
2. On regroupe les termes semblables.
Remarque : Les termes semblables sont ceux qui ont la même partie
littérale :
2𝑥 2 et 7𝑥 2 sont des termes semblables, alors que 2𝑥 2 et 7𝑥 ne sont pas
semblables.
Ex :
• Réduire 𝐴 = 5𝑥 2 + 4 + 2𝑥 − 3𝑥 2 − 9 + 11𝑥.
𝐴 = 5 × 𝑥 2 − 3 × 𝑥 2 + 11 × 𝑥 + 2 × 𝑥 + 4 − 9
𝐴 = (5 − 3) × 𝑥 2 + (11 + 2) × 𝑥 + 4 − 9
𝐴 = 2𝑥 2 + 13𝑥 − 5
• Réduire 𝐵 = 3 + 2𝑥 × 7 − 4𝑥.
𝐵 =3+2×7×𝑥−4×𝑥
𝐵 = 3 + 14𝑥 − 4𝑥
𝐵 = 3 + 10𝑥

Double distributivité : (𝑎 + 𝑏) × (𝑐 + 𝑑) = 𝑎 × 𝑐 + 𝑎 × 𝑑 + 𝑏 × 𝑐 + 𝑏 × 𝑑
Où a, b, c et d sont des nombres relatifs

III. Egalités de deux expressions littérales


Propriété : Deux expressions littérales sont égales si elles sont toujours
égales, c’est-à-dire si elles sont égales quelles que soient les valeurs
attribuées aux lettres.
Remarque : Pour prouver que deux expressions littérales sont égales, on
peut les développer ou les réduire.
Ex : Prouver que 4𝑥 − (5𝑥 − 6) = 14 − 2 × (4 − 𝑥) − 3𝑥.
4𝑥 − (5𝑥 − 6) = 4𝑥 − 1 × (5𝑥 − 6)
= 4𝑥 − 1 × 5𝑥 − 1 × (−6)
= 4𝑥 − 5𝑥 + 6
= −𝑥 + 6

14 − 2 × (4 − 𝑥) − 3𝑥 = 14 − 2 × 4 − 2 × (−𝑥) − 3𝑥
= 14 − 8 + 2𝑥 − 3𝑥
= −𝑥 + 6
Donc les deux expressions sont égales.
Propriété : Il suffit de trouver un seul exemple pour lequel deux
expressions donnent des résultats différents pour prouver que ces
expressions ne sont pas égales.
Ex : Prouver que 4 + 3𝑥 ≠ 7𝑥.
Pour 𝑥 = 5 : 4 + 3 × 5 = 19 et 7 × 5 = 35. C’est un contre-exemple, donc
4 + 3𝑥 ≠ 7𝑥.
Fractions

I Fractions égales
Propriété : Un quotient ne change pas quand on multiplie (ou divise) son
numérateur et son dénominateur par un même nombre non nul.
𝑎 𝑎×𝑘 𝑎 𝑎÷𝑘
= 𝑏×𝑘 ou = 𝑏÷𝑘
𝑏 𝑏
3,2 3,2×10 32
Ex : = 1,5×10 = 15
1,5
12 12÷3 4 12
= 27÷3 = 9 , on dit qu’on a simplifié la fraction par 3.
27 27
Propriété : Critères de divisibilité.
Un nombre est divisible par 2 s’il se termine par 0, 2, 4, 6 ou 8.
Un nombre est divisible par 5 s’il se termine par 0 ou 5.
Un nombre est divisible par 10 s’il se termine par 0.
Un nombre est divisible par 3 si la somme des chiffres qui le composent
est un multiple de 3.
Un nombre est divisible par 9 si la somme des chiffres qui le composent
est un multiple de 9.

II Addition et soustraction de fractions


1) Avec le même dénominateur
Propriété : Pour additionner deux fractions ayant le même dénominateur,
on additionne les numérateurs et on garde le dénominateur commun.
Pour soustraire deux fractions ayant le même dénominateur, on soustrait
les numérateurs et on garde le dénominateur commun.
a, b et c étant trois nombres relatifs avec 𝑐 ≠ 0 :
𝑎 𝑏 𝑎+𝑏 𝑎 𝑏 𝑎−𝑏
+𝑐 = et −𝑐=
𝑐 𝑐 𝑐 𝑐

Ex :
−3 7 −3+7 4 9 −6 9−(−6) 9+6 15
+5= =5 − = = =
5 5 7 7 7 7 7
2) Dans le cas général
Propriété : Pour additionner deux fractions, on commence par les mettre
sous le même dénominateur puis on utilise la règle vue plus haut.
Pour soustraire deux fractions, on commence également par les mettre
sous le même dénominateur puis on utilise la règle vue plus haut.
3 1
Ex : Pour calculer − 8, il faut écrire les deux fractions avec le même
7
dénominateur :
3 1 3 × 8 1 × 7 24 7 24 − 7 17
− = − = − = =
7 8 7 × 8 8 × 7 56 56 56 56
17 −5
Pour calculer + , il faut écrire les deux fractions avec le même
9 6
dénominateur :
17 −5 17 × 4 −5 × 6 68 −30 68 + (−30) 38
+ = + = + = =
9 6 9×4 6×6 36 36 36 36

Remarque : Le produit des dénominateurs est toujours un dénominateur


commun mais souvent un dénominateur commun plus petit sera utilisé.

III Multiplication et division de fractions


1) Multiplication
Propriété : Pour multiplier deux fractions, on multiplie les numérateurs
entre eux et on multiplie les dénominateurs entre eux.
a, b, c et d étant trois nombres relatifs avec 𝑐 ≠ 0 et 𝑑 ≠ 0 :
𝑎 𝑏 𝑎×𝑏
× =
𝑐 𝑑 𝑐×𝑑
5 9 45
Ex : × 4 = 32
8
−3 4 −12 12
×2= = − 14
7 14

2) Inverse d’un nombre


Définition : Dire que deux nombres sont inverses l’un de l’autre signifie
que leur produit est égal à 1.
1
Ex : 2 × 0,5 = 1. Les nombres 2 et 0,5 (ou ) sont inverses l’un de l’autre.
2
1 4 1
4 × 4 = 4 = 1. Les nombres 4 et 4 sont inverses l’un de l’autre.
3 4 12 3 4
× 3 = 12 = 1. Les nombres 4 et 3 sont inverses l’un de l’autre.
4
Propriété : Soient a et b deux nombres relatifs non nuls. L’inverse de a est
1 𝑎 𝑏
et l’inverse de est .
𝑎 𝑏 𝑎
1 1
Ex : L’inverse de 9 est car 9 × = 1.
9 9
1 1
L’inverse de est 6 car × 6 = 1.
6 6
7 5 7 5 35
L’inverse de est car × 7 = 35 = 1.
5 7 5

3) Division
Propriété : Diviser par un nombre relatif non nul revient à multiplier par son
inverse. a, b, c et d « tant quatre nombres relatifs avec 𝑏, 𝑐 et d non nuls:
𝑎 1 𝑎 𝑐 𝑎 𝑑
= 𝑎 ÷ 𝑏 = 𝑎 × 𝑏 et ÷𝑑 =𝑏×𝑐
𝑏 𝑏
2 5 2 4 2×4 8
Ex : ÷ 4 = 3 × 5 = 3×5 = 15
3
12 4 12 11 12×11 3×4×11 3×1×11 33
÷ 11 = 17 × = = = = 17
17 4 17×4 17×4 17×1
Grandeurs et mesure

I. Grandeurs composées
1) Grandeur produit
Définition : Une grandeur produit est une grandeur obtenue en effectuant
le produit de deux grandeurs.
Ex : L’énergie (en Wh) s’exprime par le produit de deux grandeurs : la
puissance (en W) et la durée d’utilisation de cet appareil (en h). Un
appareil de puissance 100 W utilisé pendant 3 h consomme ainsi une
énergie égale à 300 Wh.
2) Grandeur quotient
Définition : Une grandeur quotient est une grandeur obtenue en effectuant
le quotient de deux grandeurs.
Ex : La vitesse moyenne d’un objet est la distance parcourue pendant une
unité de temps, elle s’exprime en km/h par le quotient de deux grandeurs :
la longueur du parcours (en km) et la durée de ce parcours (en h).
Un véhicule roulant à une vitesse constante de 120 km/h parcourt ainsi
120 km en une heure.
II. Grandeurs usuelles et tableaux de conversions
1) Grandeurs simples
Ex : La distance exprimée en m ou en km.
La masse exprimée en g ou kg.
La capacité exprimée en L.
Tableau de conversions :
kilo hecto déca unité déci centi mili
km hm dam m dm cm mm
kL hL daL L dL cL mL
tonne(t) quintal(q) . kg hg dag g dg cg mg
2) Aire
Tableau de conversion :
km² hm² dam² m² dm² cm² mm²

3) Volume
Tableau de conversion :
km3 hm3 dam3 m3 dm3 cm3 mm3
Nombres relatifs (rappels)

I Addition et soustraction
Propriété : La somme de deux nombres relatifs de même signe :
_ a ce même signe
_ a pour distance à zéro la somme des distances à zéro.
Ex : (+7) + (+6) = +13 (−10) + (−4) = −14
Propriété : La somme de deux nombres relatifs de signes contraires :
_ a le signe du nombre ayant la plus grande distance à zéro
_ a pour distance à zéro la différence des distances à zéro.
Ex : (−3) + (+7) = +4 7 > 3, donc le signe est + et 7 − 3 = 4.
(+2) + (−8) = −6 8 > 2, donc le signe est – et 8 − 2 = 6.
Propriété : Soustraire un nombre relatif, c’est ajouter son opposé.
Ex : (−2) − (+5) = (−2) + (−5) = −7 car (−5) est l’opposé de (+5).
(−3) − (−7) = (−3) + (+7) = +4 car (+7) est l’opposé de (−7).

II Multiplication
Propriété : Le produit de deux nombres relatifs est :
_ un nombre positif si les deux nombres de départ sont de même signe
_ un nombre négatif si les deux nombres de départ sont de signes
contraires.
Ex : (+6) × (−2) = + 12 (−7) × (−3) = +21
(−6) × (+2) = −12 (+7) × (−3) = −21

III Quotient
Propriété : Le quotient de deux nombres relatifs est :
_ un nombre positif si les deux nombres de départ sont de même signe
_ un nombre négatif si les deux nombres de départ sont de signes
contraires.
−12 −15 +56 +81
Ex : = −4 = +3 = −8 = +9
+3 −5 −7 +9
IV Enchaînements d’opérations
Propriété : Pour calculer une expression, on effectue :
_ les carrés, les cubes, etc.
_ les calculs entre parenthèses,
_ les multiplications et les divisions,
_et enfin les additions et les soustractions.
Quand des opérations ont le même niveau de priorité, on les effectue de
gauche à droite.
Ex : 𝐴 = 13 − 3 × 42 + 5 × (3 − 11) − 7 + 11
𝐴 = 13 − 3 × 16 + 5 × (3 − 11) − 7 + 11
𝐴 = 13 − 3 × 16 + 5 × (−8) − 7 + 11
𝐴 = 13 − 48 + 5 × (−8) − 7 + 11
𝐴 = 13 − 48 − 40 − 7 + 11
𝐴 = −35 − 40 − 7 + 11
𝐴 = −75 − 7 + 11
𝐴 = −82 + 11
𝐴 = −71
Probabilités

1) Vocabulaire
Définition : La probabilité d’un événement est un nombre compris entre 0
et 1 qui exprime « la chance qu’à un événement de se produire ».
Définition : Un événement dont la probabilité est égale à 0 est un
événement impossible ou nul.
Définition : Un événement dont la probabilité est égale à 1 est un
événement certain.
2) Equiprobabilité
Définition : Lorsque chaque événement élémentaire a la même chance de
se réaliser, on dit qu’il y a équiprobabilité.
Ex : Quand on lance un dé, on a 1 chance sur 6 d’obtenir un chiffre
compris entre 1 et 6.
Propriété : Dans une expérience aléatoire où il y a équiprobabilité, la
probabilité d’un événement est égale au quotient du nombre de cas
favorable par le nombre total de cas.
Ex : Quand on lance un dé, la probabilité de l’événement « obtenir un
3 1
chiffre pair » est = [Link] effet, il y a 3 chiffres pairs (2, 4 et 6) et il y a 6
6
issues possibles en tout (les 6 faces du dé)
3) Arbre pondéré
Vocabulaire : Une expérience aléatoire peut être représentée par un
schéma appelé arbre pondéré. Il est composé de segments, appelés
branches, qui se rejoignent sur des extrémités qu’on appelle des nœuds.
Ex : Dans une urne, on a 5
boules bleues et 4 boules
rouges. On obtient ainsi l’arbre
pondéré suivant :
Propriété : La somme des
probabilités des branches issues
d’un même nœud est égale à 1.
4) Lien entre fréquence et probabilité
Propriété : Si on répète un grand nombre de fois une expérience aléatoire,
alors la fréquence d’un événement est « proche » de la probabilité de cet
événement.
Ex : Charlotte lance 1 000 fois une pièce de monnaie. Elle a obtenu 508
fois « pile ». La fréquence de l’événement « obtenir pile » est donc de
50,8% ce qui est proche de la probabilité de cet événement qui est 50%.
Proportionnalité

I Quatrième proportionnelle
1) Rappels
Définition : Un tableau de proportionnalité est un tableau dans lequel les
nombres de la 2e ligne s’obtiennent en multipliant ceux de la 1ère par un
même nombre appelé coefficient de proportionnalité.
Ex :
Nombre de chocolatine 2 3 5 7
× 0,90
Prix en € 1,80 2,70 4,50 6,30

Le coefficient de proportionnalité est 0,90. Ce nombre donne le prix


d’une chocolatine.

2) Quatrième proportionnelle et produit en croix


Propriété : Si le tableau ci-contre est un tableau de a b
proportionnalité, alors on a l’égalité des produits en croix : c d
𝑎 × 𝑑 = 𝑏 × 𝑐.
L’égalité des produits en croix permet de calculer une quatrième
proportionnelle sans utiliser le coefficient de proportionnalité lorsqu’on
connait les trois autres valeurs.
Ex : Dans le tableau de proportionnalité ci-contre, on a : 250 400
250 × 𝑥 = 150 × 400. 150 x

150×400
Donc 𝑥 = = 240. quatrième proportionnelle
250

II Graphique
Propriétés : _ Une situation de proportionnalité est représentée
graphiquement dans un repère par des points alignés avec l’origine du
repère ou une droite passant par l’origine du repère.
_ Inversement, si une situation est représentée graphiquement dans un
repère par une droite passant par l’origine du repère, alors c’est une
situation de proportionnalité.
Ex :

C’est une situation de Ce n’est pas une Ce n’est pas une


proportionnalité car les situation de situation de
points sont alignés proportionnalité car les proportionnalité car les
avec l’origine. points ne sont pas points ne sont pas
alignés avec l’origine. alignés.

III Calcul de grandeurs


1) Vitesses
Définition : La vitesse moyenne d’un objet mobile sur un trajet est la
vitesse que cet objet aurait en parcourant la même distance pendant la
même durée à vitesse constante.
Ex : Un train roule 3 h 30 min à la vitesse de 150 km/h.
3 h 30 min = 210 min et 150 km/h correspond Distance (en km) 150 ?
à un trajet de 150 km en 60 minutes. Durée (en min) 60 210

210×150
= 525. Le train a parcouru 525 km.
60

2) Echelles
Définition : Sur un plan dit « à l’échelle », les longueurs sont
proportionnelles aux longueurs réelles. Le coefficient obtenu en divisant
les longueurs du plan par les longueurs réelles, toutes exprimées dans la
même unité, s’appelle échelle du plan.
1
Ex : La carte ci-contre est à l’échelle ,
150000
ce qui signifie que 1 cm sur le plan représente
150 000 cm (15 km) dans la réalité. Donc les
dimensions sont 150 000 fois plus grandes
dans la réalité que sur le plan.
Deux villes distantes de 8,4 cm dans le plan,
sont distantes dans la réalité de 126 km
(8,4 × 15 = 126).

IV Pourcentages
1) Appliquer un pourcentage
Propriété : Un pourcentage de t% traduit une situation de
𝑡
proportionnalité de coefficient . Donc appliquer un taux de t% revient
100
𝑡
à multiplier par .
100

Ex : Dans une classe de 30 élèves, 60% des élèves pratiquent un sport.


Déterminons le nombre d’élèves sportifs de cette classe.
60 30×60 1800
On calcule 30 × = = = 18
100 100 100

2) Déterminer un pourcentage
Définition : Déterminer un pourcentage, c’est déterminer une proportion
écrite sous la forme d’un nombre en écriture fractionnaire de
dénominateur 100.
Ex : Dans une classe, il y a 8 élèves qui pratiquent un sport.
Déterminons le pourcentage de sportifs de cette classe.

Nombre de sportifs 8 x 8 × 100 800


𝑥= = = 40
Nombre total 20 100 20 20

Il y a donc 40% de sportifs dans cette classe.


Puissances de dix

I Puissance de 10
1) Définition
Définition : Le produit 10 × 10 × … × 10 est appelé « 10 exposant n » ou
« 10 puissance n ».
n facteurs
𝑛
Il se note 10 .
Ex : 102 = 10 × 10 = 100 105 = 10 × 10 × 10 × 10 × 10 = 100 000
1
Définition : 10−𝑛 désigne l’inverse de 10𝑛 . 10−𝑛 = = 0,000 … 001
10𝑛

Ex : 10−3 = 0,001 10−5 = 0,000 001 n zéros

2) Propriété
Propriété : Soient m et p des entiers relatifs, on a
10𝑚 × 10𝑝 = 10𝑚+𝑝 10𝑚 (10𝑚 )𝑝 = 10𝑚×𝑝
= 10𝑚−𝑝
10𝑝
Ex :
102 × 104 = 102+4 = 106 104 × 10−7 = 104−7 = 10−3

103 102
= 103−5 = 10−2 = 102−(−5) = 107
105 10−5
(103 )2 = 103×2 = 106 (10−4 )3 = 10(−4)×3 = 10−12

3) Tableau des préfixes scientifiques


Dans la vie quotidienne on utilise des préfixes pour parler de certaines
puissances de 10 et ainsi gagner en clarté. Le tableau ci-dessous
regroupe ces préfixes.
Préfixe téra giga méga kilo mimi micro nano pico femto
Symbole T G M k m µ n p f
Signification 1012 109 106 103 10−3 10−6 10−9 10 −12
10−15
II Notation scientifique d’un nombre
1) Ecriture d’un nombre en notation scientifique
Définition : La notation scientifique d’un nombre décimal positif est la seule
écriture de la forme 𝑎 × 10𝑛 dans laquelle le nombre a est compris entre
1 et 10 exclu (1 ≤ 𝑎 < 10) et n est un entier relatif.
Ex : L’épaisseur d’une bulle de savon mesure 0, 000 000 5 m, soit
5 × 10−7 m en notation scientifique.
2) Utilisation de la notation scientifique
La notation scientifique est utile pour donner un ordre de grandeur ou un
encadrement du résultat d’un calcul et pout comparer des nombres.
Ex : Soit 𝐴 = 32 657 000 et 𝐵 = 0,000 486
Nombre Notation scientifique Encadrement Ordre de grandeur
7
𝐴 = 32 657 000 3,2657 × 10 107 < 𝐴 < 108 𝐴 ≈ 3 × 107
𝐵 = 0,000 486 4,86 × 10−4 10−4 < 𝐵 < 10−3 𝐵 ≈ 5 × 10−4
Ordre de grandeur du produit 𝐴 × 𝐵 ≈ 15 × 103 .
Pythagore

I Calculer la longueur d’un côté d’un triangle rectangle


1) Racine carrée d’un nombre positif
Définition : Soit a un nombre positif. On appelle « racine carrée de a » le
nombre positif dont le carré vaut a. On le note √𝑎.
Carrés parfaits entre 1 et 225 : (à connaître par cœur)
√1 = 1 √4 = 2 √9 = 3 √16 = 4 √25 = 5

√36 = 6 √49 = 7 √64 = 8 √81 = 9 √100 = 10

√121 = 11 √144 = 12 √169 = 13 √196 = 14 √225 = 15

2) Théorème de Pythagore
Théorème de Pythagore : Si un triangle est rectangle, alors le carré de la
longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs
des deux autres côtés.
Ex : Calcul de la longueur de l’hypoténuse.
Le triangle ABC est un triangle rectangle en A tel que AB = 12 cm et
AC = 5 cm. On va calculer la longueur du côté [BC].
Comme ABC est rectangle en A, d’après le théorème de Pythagore, on a
𝐵𝐶 2 = 𝐴𝐵2 + 𝐴𝐶 2
𝐵𝐶 2 = 122 + 52
𝐵𝐶 2 = 144 + 25
𝐵𝐶 2 = 169
𝐵𝐶 = √169
𝐵𝐶 = 13 𝑐𝑚
Ainsi le côté [BC]
mesure 13 cm.
Ex : Calcul de la longueur d’un côté de l’angle droit.
Le triangle DEF est rectangle en D avec EF = 5 cm et DE = 3 cm. On va
calculer la distance DF.
Comme le triangle DEF est rectangle en D, d’après le théorème de
Pythagore, on a
𝐸𝐹 2 = 𝐷𝐸 2 + 𝐷𝐹 2
𝐷𝐹 2 = 𝐸𝐹 2 − 𝐷𝐸 2
𝐷𝐹 2 = 52 − 32
𝐷𝐹 2 = 25 − 9
𝐷𝐹 2 = 16
𝐷𝐹 = √16
𝐷𝐹 = 4 𝑐𝑚
Ainsi la distance DF mesure 4 cm.

II Démontrer qu’un triangle est rectangle ou non


1) Montrer qu’un triangle est rectangle
Réciproque du théorème de Pythagore : Si le carré de la longueur du plus
grand côté d’un triangle est égal à la somme des carrés des longueurs
des deux autres côtés, alors ce triangle est un triangle rectangle.
Ex : Soit le triangle ABC tel que AB = 17 cm,
AC = 15 cm et BC = 8 cm. On veut vérifier si ce
triangle est rectangle.
D’une part : D’autre part :
𝐴𝐵2 = 172 𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 = 152 + 82
𝐴𝐵2 = 289 𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 = 225 + 64
𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 = 289
Donc 𝐴𝐵2 = 𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 , donc d’après la réciproque du théorème de
Pythagore, le triangle ABC est rectangle en B.
2) Prouver qu’un triangle n’est pas rectangle
Propriété : Si le carré de la longueur du plus grand côté d’un triangle n’est
pas égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés,
alors ce triangle n’est pas un triangle rectangle.
Ex : Le triangle DEF est tel que DE = 6 cm, DF = 3 cm et EF = 4 cm. On
veut vérifier si ce triangle est rectangle.

D’une part : D’autre part :


𝐷𝐸 2 = 62 𝐷𝐹 2 + 𝐸𝐹 2 = 32 + 42
𝐷𝐸 2 = 36 𝐷𝐹 2 + 𝐸𝐹 2 = 9 + 16
𝐷𝐹 2 + 𝐸𝐹 2 = 25
Donc 𝐷𝐸 2 ≠ 𝐷𝐹 2 + 𝐸𝐹 2 , donc le triangle DEF n’est pas rectangle.
Statistiques

I Caractéristiques d’une série statistique


1) Rappels
Définitions : L’effectif d’une valeur est le nombre de fois où cette valeur
apparaît.
L’effectif total est le nombre total d’individus de la population étudiée.

Ex : Ramutxo n’est pas bon en maths, il a obtenu les notes suivantes : 8 ;


7 ; 8 ; 5 ; 8 ; 8 ; 5 ; 4 ; 9 ; 7 ; 4 ; 5 ; 8.
L’effectif de la valeur 8 est 5. L’effectif total est 13.

Définition : La fréquence d’une valeur est le quotient de l’effectif de cette


valeur par l’effectif total.

5
Ex : La fréquence de la valeur 8 est ≈ 0,38 ≈ 38%
13

Remarque : On peut exprimer une fréquence sous la forme d’une fraction,


d’un nombre décimal ou d’un pourcentage.

Propriété : La fréquence d’une valeur est un nombre compris entre 0 et 1.


La somme de toutes les fréquences est égale à 1.

2) Caractéristiques de position
Définition : La moyenne d’une série de données est égale à la somme des
données de la série divisée par l’effectif total.
Ex : On a pesé 7 sachets de sel et obtenu : 114 g ; 122 g ; 126 g ; 111 g ;
115 g ; 116 g ; 122 g. On calcule la moyenne de cette série en effectuant :
114 + 122 + 126 + 111 + 115 + 116 + 122
= 118 g
7
La moyenne de cette série est 118 g.
Remarque : La moyenne d’une série n’est pas forcément égale à l’une des
valeurs de la série.

Définition : La médiane d’une série de données est le nombre telle qu’il y


a:
_ au moins la moitié des valeurs inférieures ou égales à ce nombre
_ au moins la moitié des valeurs supérieures ou égales à ce nombre.

Remarque : Pour trouver la médiane d’une série, on a deux méthodes.

Méthode 1 : On range les valeurs par ordre croissant puis on enlève les 2
valeurs extrêmes (min et max) jusqu’à se retrouver avec une ou deux
valeurs.
Si l’on arrive à une valeur, alors c’est la médiane.
Si l’on arrive à deux valeurs, la médiane est la moyenne de ces deux
valeurs.

Méthode 2 : On part de l’effectif total, n., et on range par ordre croissant.


𝑛+1
Si l’effectif total n est impair, la médiane est la valeur numéro .
2
𝑛
Si l’effectif total n est pair, la médiane est la moyenne des valeurs
2
𝑛
et + 1.
2

Ex : Avec l’exemple précédant on a :

Méthode 1 : 111 114 115 116 122 122 126


La médiane est 116.

7+1 8
Méthode 2 : 7 est impair et on a = = 4. Donc la médiane est la 4e
2 2
valeur, c’est-à-dire 116.
3) Caractéristique de dispersion
Définition : L’étendue d’une série de données est la différence entre la
plus grande valeur et la plus petite valeur de la série.
Ex : Dans l’exemple précédent, l’étendue de la série est égale à
126 − 111 = 15 𝑔
II Utilisation d’une feuille de calcul
1) Formules et fonctions
Dans une feuille de calcul d’un tableur, on peut utiliser des formules pour
calculer plus rapidement. Pour cela, il faut TOUJOURS commencer par le
signe « = », cela indique le début de la formule.
Ensuite on saisit le calcul à faire à l’aide des références des cellules et
non pas des valeurs qu’elles affichent.
Enfin, on peut utiliser des « fonctions » prédéfinies dans le tableur comme
MOYENNE, SOMME, etc.
Ex : Voir l’activité tableur.

2) Représentation graphique
Dans une feuille de calcul, on peut aussi construire des diagrammes. On
sélectionne les données à représenter graphiquement et on suit les étapes
de l’assistant graphique.
Ex : Voir l’activité tableur.
Translation et rotation

I Translation
1) Définition
Définition : Transformer un point ou une figure
par translation, c’est faire glisser ce point ou
cette figure selon une direction, un sens et une
longueur donnés.
Ex : Le triangle A’B’C’ est l’image du triangle
ABC par la translation qui transforme D en E.
2) Notation
Notation : La translation est symbolisée par une flèche qui donne la
direction, le sens et la longueur de ce déplacement.
3) Construction
Méthode : Pour construire M’, l’image du point M par la translation qui
transforme A en A’ :
1) On trace la parallèle à (AA’) passant par M.
2) avec un compas, on reporte la distance AA’ dans le sens de A vers A’
à partir du point M. On obtient le point M’.

4) Propriétés
Propriétés : Une translation conserve l’alignement, les longueurs, les
angles et les aires.
II Rotation
1) Définition
Définition : Transformer un point ou une figure
par rotation, c’est faire tourner ce point ou cette
figure par rapport à un centre de rotation et un
angle.
Ex : Le triangle A’B’C’ est l’image du triangle ABC
par la rotation de centre O et d’angle 70° dans le
sens contraire des aiguilles d’une montre.
2) Notation
Une rotation est définie par son centre, son angle
et le sens dans lequel on tourne.
Si l’on tourne dans le sens des aiguilles d’une
montre, on parlera de sens indirect ou sens horaire.
Si l’on tourne dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, on parlera
de sens direct ou sens anti-horaire.
3) Construction
Méthode : Pour construire M’, l’image du point M par la rotation de centre
O et d’angle α, dans le sens de la flèche :
1) Avec un compas, on trace un arc de cercle de centre O passant par M
et dans le sens de la flèche.
2) avec un rapporteur et une règle, on trace une demi-droite [Ox) telle que
̂ = 𝛼 dans le sens de la flèche.
𝑀𝑂𝑥
3) On appelle M’, l’intersection de l’arc de cercle et de la demi-droite [Ox).
Le point M’ est l’image du point M par la rotation de centre O et d’angle α
̂ = 𝛼 et 𝑂𝑀′ = 𝑂𝑀.
avec les deux conditions réunies : 𝑀𝑂𝑀′
4) Propriétés
Propriétés : _ L’image de O par la rotation de centre O est le point O, on
dit que O est invariant.
_ La rotation de centre O et d’angle 180° est la symétrie de centre O.
_ La rotation conserve les longueurs, le parallélisme, les angles et les
aires

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