Exercice : Cap (plafonnement de taux d’intérêt)
L’entreprise craint une hausse des taux d’intérêt à long terme. Afin de se
protéger contre ce risque et de s’assurer un taux plafond, elle décide
d’acheter un cap. Ce produit lui garantit que le taux d’intérêt appliqué ne
dépassera pas un niveau déterminé à l’avance.
En contrepartie, l’entreprise verse au vendeur du cap une prime, payable
au début de chaque année. Cette prime s’élève à :
1 000 000 × 0,45 % = 4 500 €.
À la fin de chaque période, le taux de référence TAM est comparé au
taux plafond garanti.
Si le taux de référence est inférieur au taux garanti, l’option n’est
pas exercée. Le détenteur du cap l’abandonne et ne supporte que le
coût de la prime.
Si le taux de référence est supérieur au taux garanti, l’option est
exercée. L’acheteur reçoit alors du vendeur un montant égal au
différentiel de taux (taux garanti − taux de référence) multiplié
par le notionnel.
Le résultat de l’opération pour chaque période correspond donc au
montant perçu au titre du cap, soit :
(Notionnel × (Taux garanti − Taux de référence)) moins la prime versée.
Exercice : Couverture du risque de change par options
1. Cas de l’importateur
L’importateur craint la hausse du dollar et se couvre en achetant une
option d’achat (call), qu’il exerce si le cours dépasse le prix d’exercice.
2. Cas de l’exportateur
L’exportateur craint la baisse du dollar et se protège par une option de
vente (put), exercée si le cours est inférieur au prix d’exercice.
3. Option européenne et rôle de la banque
L’option européenne n’est exercée qu’à l’échéance ; une seule option est
exercée car les anticipations sont opposées, et les primes perçues par la
banque compensent la perte.
4. Situation des options par rapport au prix d’exercice
Avec un prix d’exercice de 0,78 € et un cours comptant de 0,77 €, le call
est out of the money (VI = 0) et le put est in the money (VI = 0,01 €,
soit 400 USD).
Exercice 1 – taux sont respectivement
L’exportateur français souhaite acheter 1 million de dollars à un mois et se
couvre auprès de sa banque. Afin d’éviter tout risque de change, la
banque achète immédiatement les dollars au comptant en utilisant sa
trésorerie en euros, puis les place sur le marché euro-dollar.
La différence de taux d’intérêt entre les deux marchés génère un gain de
taux égal à (T 1−T 2)× N /12, appelé report, dont bénéficie l’exportateur
dans le cadre de l’opération.
Exercice : Couverture par contrat à terme (futures)
1. Identification du risque
L’importateur est exposé à un risque d’appréciation de la livre
sterling (GBP), ce qui entraînerait une augmentation du coût de ses
paiements futurs. Pour se protéger contre ce risque, l’importateur achète
des contrats futures sur la GBP, avec une échéance correspondant à la
date N de règlement de sa créance.
2. Situation sans couverture
À l’échéance, l’entreprise doit régler sa créance au cours spot, soit un
montant égal à :
1 000 000 × cours spot à l’échéance = x
La variation du cours génère une perte de change égal à :
1 000 000 × (cours spot à l’échéance − cours spot initial).
3. Situation avec couverture sur le marché à terme
En cas de couverture par contrats à terme, l’entreprise versera une
somme connue à l’avance, égale à :
Prix du contrat × nombre de contrats × cours du contrat = y
Le résultat global de l’opération correspond au gain ou à la perte, égal
à:
x − y,
6,2580 ×(12 , 4−8 ,20)×90
Report =0,0657
36 000
Cours à terme : 6,2580+0,0657=6,3237 CHF
6,2520 ×(12 , 4−8 ,20)×90
Cours acheteur à terme :6,2520+ =6,3176 CHF
36 000
Montant encaissé : 380 000 × 6,3176=2 400 688 CHF