Cours inversé : le tourisme et ses espaces
I – Des touristes toujours plus nombreux
Inventé en Europe, le tourisme s’est progressivement étendu au reste du monde avant
de connaître un essor très rapide depuis le début des années 1990. Ce vaste mouvement qui
concernait en 2015 près de 1.2 milliards de personnes (15% de la population mondiale)
s’explique en grande partie par l’abaissement du coût du transport notamment aérien, par la
généralisation des voyages organisés et par la hausse du niveau de vie dans de nombreux
pays. Les principaux émetteurs de touristes restent les pays développés (les européens
représentent 50% des touristes mondiaux) bien que les mobilités touristiques se diffusent
aussi dans les pays émergents (la Chine est le premier pays émetteur avec 100 millions de
touristes en 2014 contre 10 millions en 2003).
II- Des espaces concernés divers
Les trois principales destinations touristiques sont l’Europe, l’Asie orientale (en plein
essor) et l’Amérique. L’Afrique par opposition reste à l’écart des grands flux touristiques. La
majorité des voyages internationaux (80%) se font pourtant à l’intérieur de la région du
voyageur. Les métropoles gardent un fort attrait touristique pour des raisons culturelles mais
d’autres espaces se développent comme les stations balnéaires ou de ski et les parcs
d’attractions. De nouvelles destinations apparaissent, aucun espace ne reste véritablement à
l’écart des flux touristiques.
III- Des effets importants sur les territoires et les sociétés
Pour accueillir toujours plus de touristes, les États et les entreprises investissent
toujours plus pour améliorer les infrastructures de transport, d’hébergement, et de loisirs. Ces
aménagements modifient en profondeur les paysages et créent des emplois. Le tourisme est
ainsi devenu une activité vitale pour de nombreux pays donnant du travail à presque 10% de
la population mondiale et contribuant aujourd’hui pour près de 10% à la richesse mondiale.
La pratique du tourisme est pour l’essentiel porteuse de développement et de progrès social
bien qu’elle crée parfois aussi des tensions entre population locale et touristes sur des
questions de droit d’usage (eau potable, nuisances sonores et environnementales, hausse des
loyers, …).
Conclusion
Les mobilités touristiques dans le monde connaissent depuis peu une évolution
marquante. En effet, de nombreux touristes fuyant le tourisme de masse, se réfugient dans un
tourisme plus respectueux des écosystèmes (écotourisme) et/ou des sociétés locales
(tourisme équitable).