SUJET DE RECHERCHE
Évaluation de la résistance aux antibiotiques des entérobactéries isolées des infections
urinaires communautaires dans un hôpital de référence
1. PROBLÉMATIQUE
Les infections urinaires (IU) figurent parmi les infections bactériennes les plus
fréquentes en pratique clinique. Elles sont majoritairement causées par des
entérobactéries, notamment Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae.
Cependant, l ’ augmentation progressive de la résistance aux antibiotiques
(antibiorésistance) constitue aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Cette
situation complique le traitement empirique des IU, entraînant :
• des échecs thérapeutiques,
• une prolongation de la durée d’hospitalisation,
• une augmentation des coûts de prise en charge,
• et l’émergence de bactéries multirésistantes (BMR).
Dans de nombreux contextes, notamment en milieu hospitalier africain, les données
locales sur les profils de résistance sont limitées ou obsolètes, ce qui rend difficile l ’
adaptation des protocoles thérapeutiques.
3. HYPOTHÈSES
Hypothèse principale
La résistance aux antibiotiques de première ligne (amoxicilline, cotrimoxazole) est
élevée chez les entérobactéries responsables des infections urinaires communautaires,
avec une augmentation notable de la résistance aux antibiotiques de deuxième ligne.
Hypothèses secondaires
• Escherichia coli est l’agent pathogène prédominant.
• Le taux de souches productrices de BLSE est élevé et dépasse les moyennes
rapportées dans la littérature.