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Cours de Machine Electrique I

Le document présente un cours sur les machines électriques, abordant l'étude des systèmes triphasés, les circuits électromagnétiques, les machines à courant continu et les transformateurs. Il explique les concepts fondamentaux tels que les tensions simples et composées, les récepteurs triphasés équilibrés, ainsi que les puissances en triphasé. Enfin, il traite des méthodes de mesure de puissance et du facteur de puissance dans les installations électriques.
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Cours de Machine Electrique I

Le document présente un cours sur les machines électriques, abordant l'étude des systèmes triphasés, les circuits électromagnétiques, les machines à courant continu et les transformateurs. Il explique les concepts fondamentaux tels que les tensions simples et composées, les récepteurs triphasés équilibrés, ainsi que les puissances en triphasé. Enfin, il traite des méthodes de mesure de puissance et du facteur de puissance dans les installations électriques.
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COURS DE MACHINE ELECTRIQUE I

PROGRAMME
CHAPITRE I : Etude des systèmes triphasés
CHAPITRE I : : circuits électromagnétiques
CHAPITRE I : Machine à courant continu
CHAPITRE I : Les transformateurs

1
Chapitre I : ETUDE DES SYSTEMES TRIPHASES

I. Introduction
1. Pourquoi ?
• Le transport d’énergie électrique s’effectue en triphasé car une ligne triphasée dissipe moins
d’énergie électrique qu’une ligne monophasée.
• La production d’énergie s’effectue en triphasé car à puissances égales, une machine triphasée
sera moins couteuse qu’une machine monophasée (le prix des machines est directement lié à
leur masse et à puissance égale, une machine monophasée est une fois et demie plus lourde
qu’une machine triphasée).
2. le réseau de distribution
• la source : alternateur triphasé
• la charge : récepteur triphasé formé, s’il est équilibré, de 3 impédances identiques
• la ligne : 3 fils identiques appelés phases et 1 fil appelé neutre

1
u12
v1
2
u23
v2 u31
3

v3
N

On appelle tensions simples les tensions v entre un fil de phase et le neutre.


On appelle tensions composées les tensions u entre deux fils de phase.
3. Etude des tensions simples
a. Définition

2
1 v 1, v 2 et v 3 sont des tensions de même valeur

v1
2
v2
3

v3
N
efficace V = vmax / √2 et sont déphasées de 2π/3 (=120°)
V1 V2 V3

Caractéristiques du réseau le plus


fréquent : f = 50 Hz V = 230 V ϕ = 120°

Pour le réseau :

b. Equations

On choisit v1 comme tension de


référence:
v1 = V√[Link](ωt) v2 = V√[Link](ωt - 2π/3)
v3 = V√[Link](ωt - 4π/3)

c. Vecteurs de Fresnel

3
• Pour un système triphasé équilibré, on a :

• Le système précédent est ‘équilibré direct ’ car un observateur immobile verrait


les vecteurs passer dans l’ordre 1 ; 2 ; 3.
II. Tensions composées
1. définition
Notée u , une tension composée est la tension entre 2 fils de phases : u12 ; u23 ; u31 :

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Les tensions composées ont même fréquence que les tensions simples.
u12 + u23 + u31 = 0 car (v1 – v2) + (v2 – v3) + (v3 – v1) = 0

u12 u23 u31

f = 50 Hz
t
ϕ = 120 °

Caractéristiques du réseau : U= 400V


2 : Vecteurs de Fresnel

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+
Doc 4
+
3 3
U 31 U 12
V3 V3
U 31
U 23
n 1 n 1
V1 V1
U 12
V2 V2
2 2
U 23

On a :
• Vecteurs composés de même norme donc les tensions composées ont même valeur
efficace
• Les tensions composées sont déphasées de 2π/3 l’une par rapport à l’autre.
• u23 est en quadrature retard sur v1. u31 est en quadrature retard sur v2.
u12 est en quadrature retard sur v3.

3. Relation entre U et V
On a : U = V √3
III. Récepteurs triphasés équilibrés
Récepteurs constitués d 3 impédances Z = [Z ; ϕ]
Le courant qui traverse les dipôles est j : courant par phase.
Le courant qui circule dans les fils des lignes est i : courant de ligne.

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1. Couplage étoile ( Y )
1
i1
1
v1
i2
2
i3 v2
3
2
iN v3
N 3

Pour l’étoile : (v ; i )

Chaque phase du récepteur est soumise à une tension simple et est parcouru par un courant
de ligne i = j .
On a donc : I1 = I2 = I3 = I et I=J=V/Z
Le récepteur est triphasé équilibré et le système de tensions simples aussi donc :

I1 + I2 + I3 = 0 (car V1 / Z + V2 / Z + V3 / Z = 0 )
Et donc IN = 0

Conclusion : lorsque l’installation est équilibrée, l’intensité dans le fil de neutre est nulle.

Fresnel : I3
3
V3
1
n
I2 V1
2
V2 I1
2. Couplage triangle (∆ )

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i1 j 12 1
1
i2 j 23
2 2
i3 j 31
3 3

Pour le triangle : (u ; j)
Chaque phase du récepteur est soumise à une tension composée et i ≠j on a donc : J12 =
U12 / Z ; J23 = U23 / Z ; J31 = U31 / Z donc en valeur efficace : J12 = J23 = J31 = U / Z
=J
On a : I = J.√3

Fresnel :
3

J 31 V3
J 12
n 1
V1
V2
2
J 23 U 23

i1 = j12 – j31 i2 = j23 – j12 i3 = j31 – j23

3. Plaque signalétique

→ réseau de tension : les valeurs efficaces des tensions d’un réseau triphasé sont souvent
indiquées sous la forme V / U. S’il y a qu’une tension, c’est U.
→ récepteur de tension : il faut veiller à ce que les tensions acceptées par le récepteur
soient compatibles à celles du réseau.
La plaque du récepteur, indique la tension acceptable aux bornes de chaque phase de
récepteur (si plusieurs indications, c’est la plus faible)

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IV. Puissances en triphasé

1. Rappel en monophasé
Puissance active : P = [Link]ϕ U en V ; I en A ; P en W
Puissance réactive : Q = [Link]ϕ U en V ; I en A ; Q en Voltampères réactifs (Var)
Puissance apparente : S = UI U en V ; I en A ; S en Voltampères (VA)
Relation entre les puissances : S² = P² + Q²
2. Théorème de Boucherot
La puissance active (respectivement réactive) absorbée par un groupement de récepteurs
est égale à la somme des puissances actives (respectivement réactives) absorbées par
chaque récepteur du groupement.
Ptot = P1 + P2 + P3 + ...
Qtot = Q1 + Q2 + Q3 + ...

! Attention, il n’en est pas de même pour les la puissance apparente. On la calcule ensuite :
S = √ (P² + Q²)

3. Puissance pour un récepteur en étoile


i1

Chaque phase du récepteur est traversée par i et a v à ses bornes. v1

v2 v3
• Donc P1 = P2 = P3 = [Link]ϕ (pour une phase)
i3
i2
Pour tout le récepteur : P = 3VIcosϕ or V = U/√3

Donc P = √[Link]ϕ

• De même Q1 = Q2 = Q3 = [Link]ϕ
Donc Q = 3VIsinϕ = √[Link]ϕ

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• Et on a S = √(P² + Q²) =√3 UI

4. Puissance pour un récepteur en triangle

u23
u12 j 12 u31

j 31
j 23

Chaque phase du récepteur est traversée par j et a u à ses bornes.


• Donc P1 = P2 = P3 = UJcosϕ (pour une phase)
Pour tout le récepteur : P = ϕ 3UJcos or J=I/√3

Donc P = √[Link]ϕ

De même Q1 = Q2 = Q3 = [Link]ϕ
Donc Q = 3UJsinϕ = √[Link]ϕ

• Et on a S = √(P² + Q²) =√3 UI

5. Conclusion
Quel que soit le couplage (étoile ou triangle) les puissances s’expriment de la même
façon.
P = √[Link]ϕ ; Q = √[Link]ϕ ; S = √3 UI

Remarque : expressions identiques mais résultats différents


V. Mesure de puissances
1. Mesure d’une puissance triphasée avec un wattmètre

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i1 *
1 W

*
2 récepteur
v1

On branche le circuit courant en série sur la ligne 1 et le circuit tension entre 1 et n ; on


mesure W11n = [Link]ϕ

Donc la puissance active consommée par le récepteur vaut :


P = 3.W11n = [Link]ϕ
2. Méthode des deux wattmètres

1 * W
1

*
* W
2 2 récepteur
*
3

Le wattmètre 1 indique W113 = [Link]ϕU13/I1


Le wattmètre 2 indique W223 = [Link]ϕU23/I2
Alors : P = W113 + W 223
3. Méthode du wattmètre triphasé

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1 * W

*
2 récepteur

Le wattmètre indique alors directement la puissance consommée par le récepteur triphasé.


VI Facteur de puissance
1. Définition

• fp = P / S

• en sinusoïdal triphasé : P = √[Link]ϕ ⇒ f p = cosϕ

S =√3.U. I
2. Relèvement du facteur de puissance
Une installation alimentée par réseau (230/400V) constitue une charge triphasée de
facteur de puissance fp.
Cette installation appelle une puissance active P. or : P = √[Link]ϕ
I = P / √[Link]
⇔ I = P / √[Link]ϕ ⇔
Donc, I sera d’autant plus faible que fp sera grand.
Or le réseau pour minimiser ses pertes (effet Joule lors du transport) veut avoir I le plus
faible possible. Il faut donc avoir un fort facteur de puissance.
Pour relever le fp, on ajoute trois condensateurs identiques.

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Chapitre 1 : CIRCUITS ELECTROMAGNETIQUES

Introduction
Le fonctionnement de toutes les machines électriques telles que les machines à courant
continu, les transformateurs, les machines synchrones et asynchrones, etc., repose sur
leurs circuits magnétiques. Le chemin fermé suivi par les lignes de force magnétiques
s'appelle un circuit magnétique. Le fonctionnement de tous les appareils électriques (par
exemple, transformateurs, générateurs, moteurs, etc.) dépend du magnétisme produit par
leurs circuits magnétiques. Par conséquent, pour obtenir les caractéristiques requises de
ces dispositifs, leurs circuits magnétiques doivent être conçus avec soin.
I- Rappels et notions sur l’électromagnétisme
I.1- Champ magnétique et son importance
La région autour d'un aimant où ses pôles présentent une force d'attraction ou de
répulsion est appelée champ magnétique. L'existence du champ magnétique en un point
autour de l'aimant peut également être déterminée en plaçant une aiguille aimantée à cet
endroit, comme illustré à la Figure 1.1. Bien qu’on ne puisse pas voir les lignes
magnétiques sauf avec des appareils de mesure, pourtant leur concept est très utile pour
comprendre l’effet de divers champs magnétiques. On suppose alors que les lignes de
force magnétiques possèdent les propriétés suivantes :
➢ La direction des lignes de force magnétiques va du pôle N au pôle S à l'extérieur de
l'aimant. Mais à l'intérieur de l'aimant, leur direction va du pôle S au pôle N,
➢ Ils forment une boucle fermée, Leur tendance est de suivre le chemin le moins réticent,
➢ Ils agissent comme des cordes tendues, essayant toujours de se raccourcir,
➢ Ils ne se croisent jamais, Ils se repoussent lorsqu'ils sont parallèles et dans la même
direction,
➢ Ils restent insensibles aux matériaux non magnétiques.

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Figure 1.1 Champ magnétique et lignes d’induction magnétique
1.2- Circuit magnétique et son analyse
Le chemin fermé suivi par le flux magnétique est appelé un circuit magnétique. Un
circuit magnétique est généralement constitué de matériaux magnétiques à haute
perméabilité (par exemple, fer, acier doux, etc.). Dans ce circuit, le flux magnétique
commence à partir d'un point et se termine au même point après avoir bouclé son chemin.
La figure 1.2 montre un solénoïde à N spires bobinées. Lorsque le courant I(A) passe à
travers le solénoïde, le flux magnétique Φ (Wb) s'établit à l’intérieure de celle-ci et si on
insère un noyau ferromagnétique dedans la circulation du champ magnétique devient plus
facile vu que la perméabilité du fer dépasse largement celle de l’air.

Figure 1.2 Solénoïde électromagnétique

1.3- Grandeurs magnétiques


En étudiant les circuits magnétiques, en général, on rencontre les termes suivants :
Champ magnétique : La région autour d'un aimant où ses pôles présentent une force
d'attraction ou la répulsion est appelée champ magnétique.

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Flux magnétique : La quantité de lignes de force magnétiques établies dans un circuit
magnétique est appelée Flux magnétique. Son unité est le weber (Wb). Il est analogue au
courant électrique I dans un circuit électrique.
Induction magnétique : c’est la densité de flux magnétique en un point. Il est
généralement représenté par la lettre "B". Son unité est le Wb/m2 ou Tesla.
Perméabilité : c’est la capacité d'un matériau à conduire des lignes de force magnétiques.
Elle est généralement représentée par μ. Plus la perméabilité d'un matériau est grande,
plus sa conductivité est grande et vice-versa. La perméabilité de l'air ou du vide est la plus
faible et est représentée par μ0 (où μ0=4π.10–7 H/m).
Perméabilité relative : La perméabilité absolue (ou réelle) μ d'un matériau magnétique
est très supérieure à la perméabilité absolue de l'air μ0. La perméabilité relative d'un
matériau magnétique est donnée par rapport à l'air ou au vide. Par conséquent, le rapport
de la perméabilité du matériau μ à la perméabilité à l'air ou au vide μ0 est appelée la
perméabilité relative μr du matériau. C’est-à-dire, μr = μ / μ0 ou μ = μ0.μr. Évidemment, la
valeur de la perméabilité relative de tous les matériaux non magnétiques est également 1.
Cependant, sa valeur est élevée pour le fer et ses alliages ces alliages notamment avec le
nickel, Cobalt et Silicium. Dans le tableau 1.1 sont montrées les perméabilités relatives
de quelques matériaux ferromagnétiques.
Lignes du champ magnétique : sont par définition, l'ensemble des courbes « en tout
point » tangentes à B.
Tableau 1.1 Perméabilité relative de quelques principaux matériaux magnétiques
Matériau μr Composition Μr Utilisation

Fer Armco Fer pur 10.000 Relais, électroaimant


Acier Hypersyl Si à 3% 40.000 à 50.000 Transformateurs
Mumétal Permalloy C Ni à 80% 70.000 à Blindages
130.000 magnétiques
Acier au cobalt V Co à 35-50% 3.500 Machines tournantes
Permendur

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Intensité du champ magnétique : est la mesure de l'importance d'un champ
magnétique. Elle est notée H, Dans les circuits magnétiques, elle est définie en la force
magnétomotrice (Fmm) par la longueur de la ligne d’induction (chemin magnétique).
Mathématiquement :
H = Fmm/L = N.I /L en ([Link]/m) (1.1)
Force magnétomotrice (FMM) : La force magnétomotrice ou magnéto motricité
(Unité : ampère-tour) est une force physique motrice qui génère un flux magnétique. Dans
ce contexte, l'expression « force motrice » est utilisée dans le sens général du potentiel de
travail qui lui est semblable, mais distincte de la force mesurée en newtons. La force
magnétomotrice tire son nom de son rôle dans les circuits magnétiques analogue à celui
de la force électromotrice dans les circuits électriques. En général elle s’exprime par :
Fmm = N.I en ampères-tours (ou AT). Elle est analogue à la FEM dans un circuit
électrique.
Réluctance (R) : L'opposition offerte au flux magnétique par un circuit magnétique
est appelée sa réluctance. Cela dépend de la longueur (l), de l'aire de la section transversale
(s) et de la perméabilité (μ = μ0.μr) du matériau qui compose le circuit magnétique. Elle
se mesure en. Elle analogue à la résistance dans le circuit électrique.
R= l / s.μ en (A.T/Wb), (1.2)
Perméance : C'est une mesure de la facilité avec laquelle le flux peut être installé dans
le matériau. C'est juste l'inverse de la réluctance du matériau et se mesure (en Wb/[Link]
ou henry). Elle est analogue à la conductance en circuit électrique.
1.4- Comparaison entre les circuits magnétiques et électriques
Une comparaison entre le circuit magnétique et électrique est présentée dans le tableau
1.2.
Tableau 1.2 Comparaison entre les circuits magnétiques et électriques
Circuit magnétique Circuit électrique

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Le chemin fermé du flux magnétique est Le chemin fermé du courant électrique est
appelé circuit magnétique appelé circuit électrique
Flux = FMM/R Courant = FEM/Résistance

Flux, Φ en Wb Courant I en Ampère

FMM en [Link] FEM en V


Réluctance Résistance
Perméance = 1/réluctance Conductance = 1/résistance
Perméabilité, μ Conductivité = 1/résistivité
Inductance B = Φ /S en Wb/m2 ou Tesla Densité du courant J = I/s en A/m2
Excitation magnétique, H = NI/l ; ([Link]/m) Intensité électrique, E = V/d
Le flux magnétique ne circule pas Le courant circule dans le circuit
Il y a plusieurs isolateurs et l'air en fait
Il n'y a pas d'isolant magnétique, le flux peut
partie du fait que le courant ne peut pas le
être mis en place même dans l'air
traverser
La valeur de la perméabilité n'est pas La valeur de la résistivité varie très
constante pour un matériau donné. Elle varie légèrement avec la température, donc la
avec la densité du flux. Cela implique que la résistance du circuit électrique est
réluctance dans le circuit magnétique n'est pratiquement constante.
pas constante et dépend plutôt de B
Aucune énergie n'est dépensée dans le Lorsque le courant circule dans le circuit
circuit magnétique. En d'autres termes, électrique, l'énergie est dépensée tant que le
l'énergie est juste nécessaire pour créer le courant circule. Cette énergie est dissipée
flux et non pour le maintenir dans l'environnement sous forme de chaleur

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Figure 1.3 Circuit électrique et magnétique d’un transformateur monophasé

1.5 Matériaux ferromagnétiques


Ce sont des corps qui possèdent des propriétés magnétiques élevées. Le fait
fondamental est que les distances interatomiques dans les matériaux ferromagnétiques
sont telles que se manifeste une tendance des moments magnétiques à s’orienter
spontanément dans la direction de facile aimantation. L’alignement des différents
moments selon une direction se traduisent par l’anisotropie magnétique du matériau. Ce
comportement ne peut être interprété de façon classique et ne peut être décrit qu’avec les
théories de physique quantique.
Dans les matériaux ferromagnétiques, les moments magnétiques se rangent dans la
même direction en présence d’un champ magnétique après avoir été dans leur désordre
initial. Ils sont d’autant plus rangés sous forme matricielle que le champ magnétique est
d’autant plus intense. Pierre-Ernest Weiss 1907 a bien élucidé ce phénomène. En effet,
les moments magnétiques de chaque matériau se regroupent dans des ”domaines”, selon
leurs différentes orientations (voir figure 1.4). Les domaines se fusionnent entre eux, à
mesure que le champ est plus intense, mais en absence de ce dernier, leurs orientations
aléatoires annulent le champ macroscopique global. Les figures 1.4, 1.5 et 1.6 illustrent
bien les domaines magnétiques de Weiss, notamment celle ou les grains microcristallins
dans un morceau de NdFeB avec des bien visibles grâce à un microscope Kerr. Notons
que les parois des domaines et leurs mouvances ont bien été définies par Bloch.
Une paroi de Bloch est une zone de transition entre deux domaines de Weiss dans un
matériau. C'est une région où les moments magnétiques changent graduellement d'un
domaine de Weiss à l'autre, dans le plan de la paroi. L’origine de la paroi de Bloch
s’explique par le fait qu’une transition graduelle est beaucoup moins coûteuse en énergie
que la transition abrupte.
Une illustration de la transition est montrée à la figure 2.7.

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Figure 1.4 Grains microcristallins dans un morceau de NdFeB (alliage utilisé dans
les aimants au néodyme) avec des domaines magnétiques rendus visibles grâce à un
microscope Kerr. Les domaines sont les rayures claires et foncées visibles dans
chaque grain.

Figure 1.5 Alignement des moments magnétiques en domaines sous l’effet d’un
champ magnétique extérieur

Figure 1.6 Regroupement des domaines de Weiss séparés par les parois de Bloch

1.6 Courbe d’aimantation B=f(H)


Le graphique tracé entre l’induction magnétique B et la force de magnétisation H d'un
matériau est appelé courbe de première aimantation. La forme générale de cette courbe
est illustrée à la Figure 1.7. Elle est non linéaire, ce qui veut dire que la perméabilité

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relative (μr=B/μ0.H) des matériaux est variable. Il est à noter que cette forme est commune
pour tous matériaux ferromagnétiques mais a des valeurs différentes. Il est impossible de
trouver deux courbes confondues pour différents matériaux.

Figure 1.7 Forme de la courbe de première aimantation d’un acier moulé


1.7 Cycle d’hystérésis
Lorsqu'un matériau magnétique est magnétisé d'abord dans un sens puis dans l'autre
(c'est à-dire un cycle de magnétisation), on constate que la densité de flux B est en retard
sur la magnétisation appliquée H. Ce phénomène est connu sous le nom d'hystérésis
magnétique. Hystérésis est le terme dérivé du mot grec hysterein qui signifie être à la
traîne ou en retard. Pour comprendre le phénomène complet de l'hystérésis magnétique,
considérons un anneau de matériau magnétique sur lequel un solénoïde est enroulé
uniformément comme illustré à la Figure 1.8. Le solénoïde est connecté à un courant
continu via un interrupteur réversible bipolaire bidirectionnel (position 1). Lorsque H est
augmenté progressivement en augmentant le courant dans le solénoïde (en diminuant la
valeur de R), la densité du flux B augmente également jusqu'à ce que le point de saturation
soit atteint et la courbe ainsi obtenue est oa. Si maintenant la force de magnétisation est
progressivement réduite à zéro en diminuant le courant dans le solénoïde. La densité de
flux ne devient pas nulle et la courbe ainsi obtenue est ab comme le montre la Figure 1.9.
Lorsque la force magnétisante H est nulle, la densité de flux a toujours la valeur ob.
Magnétisme résiduel et rémanence : Cette valeur de densité de flux ‘ob’ retenue par le
matériau magnétique est appelée aimantation rémanente. C’est le pouvoir de retenir une
partie du magnétisme résiduel est appelé rémanence du matériau. Pour démagnétiser
l'anneau magnétique, la force de magnétisation H est inversée en inversant le sens du
passage du courant dans le solénoïde. Ceci est réalisé en changeant la position du double

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pôle (position 2). Lorsque H est augmenté dans le sens inverse, H décroit et devient nul
et la courbe suit le chemin bc.

Figure 1.8 Circuit à l’aide duquel on trace le cycle d’Hystérésis montré à droite
Force coercitive : Cette valeur de force magnétisante oc nécessaire pour essuyer le
magnétisme résiduel est appelée force coercitive. Pour terminer la boucle, la force de
magnétisation H est encore augmentée dans le sens inverse jusqu'à ce que la saturation
atteigne (point 'd') et la courbe suit le chemin cd. Encore une fois H est réduit à zéro et le
courbe suit le chemin de ‘oe’ représente le magnétisme résiduel. Ensuite, H est augmenté
dans le sens positif en changeant la position de l'interrupteur réversible en position "1" et
en augmentant le flux de courant dans le solénoïde. La courbe suit le chemin de ‘efa’ et
la boucle est bouclée. Encore une fois, la force de magnétisation est utilisée pour éliminer
le magnétisme résiduel ‘oe’. La boucle (abcdefa) ainsi obtenue, est appelée cycle
d'hystérésis.
1.8 Pertes magnétiques
Pertes d’hystérésis : Lorsqu'une force magnétisante est appliquée, le matériau magnétisé
est une agglomération d’aimants moléculaires alignés dans une direction. Cependant,
lorsque la force magnétisante est inversée, le frottement interne des aimants moléculaires
s'oppose à l'inversion du magnétisme, ce qui entraîne une hystérésis. Pour surmonter ce
frottement, le travail effectué par la force magnétisante contre ce frottement interne et les
aimants moléculaires produisent de la chaleur. Cette énergie, dissipée sous forme de
chaleur en raison de l'hystérésis, est appelée perte par hystérésis. La perte par hystérésis
se produit dans toutes les parties magnétiques des machines électriques. Cette perte

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entraîne un gaspillage d'énergie sous forme de chaleur et augmente la température de la
machine. Par conséquent, les matériaux magnétiques appropriés sont sélectionnés pour la
construction de telles machines, notamment l'acier au silicium qui est le plus approprié
avec une perte d'hystérésis minimale.
Courants de Foucault : On appelle courants de Foucault les courants électriques créés
dans une masse conductrice, soit par la variation d'un champ magnétique extérieur
traversant ce milieu, soit par un déplacement de cette masse dans un champ magnétique
(voir figure 1.9). Ils sont une conséquence de l'induction électromagnétique. Les courants
de Foucault sont responsables d'une partie des pertes (dites pertes par courants de
Foucault) dans les circuits magnétiques des machines électriques alternatives et des
transformateurs [6].

Figure 1.9 Les courants de


Foucault (I, rouge) induits dans une plaque métallique (C)
C'est la raison pour laquelle les circuits magnétiques sont constitués de tôles feuilletées
afin de limiter ces courants et les pertes par effet Joule qui en découlent, ce qui améliore
le rendement global des transformateurs comme c’est illustré sur la figure 1.10.

Figure 1.10 Le feuilletage permet de réduire les pertes par courants de Foucault
1.9 Induction électromagnétique
Le phénomène par lequel une force électromotrice est induite dans un circuit, à partir
d’un flux magnétique est appelé induction électromagnétique. L'induction
électromagnétique est un phénomène physique conduisant à l'apparition d'une force

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électromotrice dans un conducteur électrique soumis à un flux de champ magnétique
variable. Cette force électromotrice peut engendrer un courant électrique dans le
conducteur. Ce phénomène est d'une importance pratique capitale. Il est notamment utilisé
dans les générateurs et les transformateurs électriques, les bobines, ou encore les fours à
induction grâce aux courants de Foucault.
Pour comprendre le phénomène de l’induction, considérons un conducteur électrique
placé dans un champ magnétique. Deux cas particuliers du phénomène d'induction sont
alors possibles :
L'induction de Lorentz : Lorsque le champ magnétique est stationnaire et le conducteur
électrique se déplace. Ce cas particulier est exploité dans les machines à courant continu.
La f.é.m. induite a pour expression :
e=Bℓv (1. 3)
L'induction de Neumann : Le conducteur électrique est fixe et le champ magnétique
est variable. Dans ce référentiel, la force de Lorentz est nulle. Cependant, on observe la
variation du flux du champ magnétique. Le phénomène est exploité dans les alternateurs,
les moteurs asynchrones et moteurs à induction ainsi que des transformateurs électriques.
Lois de l’induction magnétique de Faraday: En 1831, lors de ces expérimentations,
Michael Faraday a mis à jour l’une des plus importantes découvertes en
électromagnétisme dite actuellement « lois de l’induction électromagnétique de Faraday
». Elle révèle la relation fondamentale entre la tension d’alimentation et le flux
magnétique dans un circuit. Les lois de Faraday sont :
Si le flux the flux magnétique varie en fonction du temps, une force électromotrice
(tension) est induite instantanément.
La valeur de la tension de la FEM induite est proportionnelle à l’amplitude de la
variation du flux magnétique.
Par définition et selon le système international des unités (SI) ; quand le flux
magnétique varie d’un weber par seconde (1Wb/s), une FEM de 1V est induite dans son
intervalle prédéfini. Par conséquent, si le flux varie dans un enroulement de N spires, la
FEM induite est donnée par :

(1.4)
Où : E est la force électromotrice induite (v)

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N : Nombre de spires de l’enroulement ou bobine dΦ : Changement du flux dans la bobine
(Wb) dt : temps Durant lequel le changement a été fait (s)
La loi de l’induction électromagnétique de Faraday a bien ouvert la porte a une
multitude d'applications pratiques et a établi la base du fonctionnement des
transformateurs, des générateurs et des moteurs électriques.
Tension induite dans un conducteur : Dans de nombreux moteurs et générateurs, les
bobines se déplacent par rapport à un flux fixe dans l'espace. Le mouvement relatif produit
une variation du flux reliant les bobines et par conséquent, une tension est induite selon
la loi de Faraday. Cependant, dans ce cas particulier (bien que courant), il est plus facile
de calculer la tension induite en référence aux conducteurs, plutôt qu'en référence à la
bobine elle-même. En effet, chaque fois qu'un conducteur coupe un champ magnétique,
une tension est induite à ses bornes (voir la figure 1.11). La valeur de cette tension induite
est donnée par : E = B. l. v (1.5)
Où : E : force électromotrice induite (v) B : Induction magnétique en Tesla l : longueur
du conducteur en (m) v : Est la vitesse de déplacement du conducteur dans le champ
magnétique en question (m/s)

Figure 1.11 Déplacement de l’aimant par rapport au conducteur et illustration de


la loi de Faraday
Force électromagnétique sur un conducteur : Lorsqu'un conducteur porteur de courant
est placé dans un champ magnétique, il est soumis à une force que nous appelons force
électromagnétique, ou force de Lorentz. Cette dernière est subie par une particule chargée
dans un champ électromagnétique. C'est la principale manifestation de l'interaction
électromagnétique. Cette force, appliquée dans diverses situations, induit l'ensemble des
interactions électriques et magnétiques observées. Les effets quantiques affectant la force
électromagnétique sont étudiés dans le cadre de l'électrodynamique quantique. La Force

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de Laplace issue de la force magnétique de Lorentz est d'une importance fondamentale
car elle constitue la base de fonctionnement des moteurs, des générateurs et de
nombreuses machines électriques. L'amplitude de la force dépend de l'orientation du
conducteur par rapport à la direction du champ. La force est maximale lorsque le
conducteur est perpendiculaire au champ (Figure 2.12) et nulle lorsqu'elle lui est parallèle.
Il est utile de notifier que les orientations des trois vecteurs, termes de l’équation de
Lorentz citée précédemment sont illustrés sur la figure 1.13 qui suit, montant ainsi ce qui
est communément connu sous le nom de la règle des trois doigts de la main droite. Le
pouce indique le sens de la force électromagnétique, le majeur l’orientation de l’induction
magnétique et l’index le sens du courant.

Figure 1.12 La règle des trois doigts


Loi de Laplace : La force électromagnétique, appelée aussi force de Laplace, à pour
direction orthogonale au plan formé par la portion de conducteur et le vecteur champ
magnétique. Son sens dépend du sens du courant et du sens du champ magnétique de
valeur : F = B. l. I sin θ (1.6)
La valeur de la force électromagnétique en (Nm) est proportionnelle à l'intensité I du
courant, à la longueur (l) de l'élément conducteur en (m) et à la valeur B du champ
magnétique en Tesla. L’angle θ est celui formé entre la direction du fil conducteur et la
direction du vecteur champ magnétique [8].
Les Rails de Laplace : On place une tige cylindrique et conductrice sur deux rails, entre
les pôles d’un aimant en U. On fait passer un courant dans la tige : elle se déplace. On
inverse le sens du courant : elle se déplace en sens inverse. On permute les pôles de
l’aimant : elle se déplace en sens inverse. Une portion de circuit électrique parcourue par
un courant électrique, placé au voisinage d’un aimant convenablement orienté, est

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soumise à une force électromagnétique dont le sens dépend du sens du courant (voir figure
1.13).

Figure 1.13 Les rails de Laplace

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Chapitre 2 : MACHINES A COURANT CONTINU

2.1- Introduction
Selon la source d'approvisionnement, les machines électriques sont classées en deux
types ; Machine à courant alternatif et machine à courant continu. Par exemple, moteurs
à courant continu, générateur de courant continu, etc.
Malgré le développement spectaculaire des machines à courant alternatif, lié aux
progrès de l’électronique de puissance, la machine à courant continu garde des domaines
d’application où elle demeure la solution la plus économique: On la rencontre dans des
applications très diverses, par exemple:
- Moteur de jouet (très faible puissance, alimentation par pile),
- Moteurs d'équipement automobile (démarreur, essuie-glace, ventilateur...), - Moteur
d'entraînement à vitesse variable.
- Moteur universel, favori des équipements électroménagers et du petit outillage est
également dérivé d’une machine à courant continu.
Qu'est-ce qu'une machine à courant continu ? Une machine à courant continu est un
dispositif électromécanique utilisé pour convertir l'énergie électrique en énergie
mécanique (cas d’un moteur) ou vice versa (cas d’un générateur). On dit que la machine
à courant continu est totalement réversible du fait que pour la même conception, elle peut
être utilisée soit comme moteur soit comme générateur. La construction est donc la même
pour les deux types de fonctionnement. Dans les deux cas un champ magnétique est
nécessaire aux différentes conversions. Cette machine est donc un convertisseur
électromécanique.
2.2- Construction d'une machine à courant continu
La machine à courant continu se compose de deux parties principales. Une partie fixe
appelée Stator (ou inducteur) et une partie mobile appelée Rotor (ou induit).
Le stator qui est à l'origine de la création du flux magnétique principal, soit par des
enroulements statoriques (bobinage) soit par des aimants permanents. Il est aussi appelé
« inducteur » en référence au fonctionnement en génératrice de cette machine.
Le rotor bobiné relié à un collecteur rotatif inversant la polarité de chaque enroulement
rotorique au moins une fois par tour de façon à faire circuler un flux magnétique

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transversal en quadrature avec le flux statorique. Les enroulements rotoriques sont aussi
appelés enroulements d'induits, ou communément « induit » en référence au
fonctionnement en génératrice de cette machine.

Figure 2.1 Différentes parties constituantes une machine électrique tournante à courant
continu
La machine à courant continu se compose d'une carcasse, pôles principaux, culasse ou
sont fixés les pôles, armature d’induit comportant les enroulements, collecteur, balais avec
leur dispositif de fixation dit communément « porte balais » et un arbre. L’explication de
chacune des parties avec son rôle sont détaillés ci-dessous.
Carasse : Elle protège mécaniquement la machine et la couvre. Généralement fabriqué
en fonte pour son prix bon marché. La carcasse est fabriquée sous forme ailettes pour
agrandir la surface de contact avec l’air afin de favoriser le refroidissement.
Culasse : C’est l’armature statorique sur laquelle sont fixés les pôles principaux et
auxiliaires comme c’est illustré à la figure 2.2. Elle est fabriquée en tôles d’acier
ferromagnétiques minces à faible réluctance, collées les unes aux autres par du vernis ou
par un papier isolant spécial afin de limiter la circulation des courant de Foucault et réduire
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les pertes magnétiques. La culasse est le siège de circulation du champ magnétique
principal car elle fournit un chemin à faible réluctance au flux magnétique crée par les
pôles.
Pôles principaux et auxiliaires : L'enroulement du champ magnétique est placé autour
du noyau polaire. Lorsqu’il est parcouru par le courant d’excitation, il crée un champ
magnétique et se comporte comme un électroaimant. Du coté orienté vers l’induit
l’épanouissement polaire étend le flux et sert à faciliter le passage du flux magnétique à
travers l’entrefer vers l’induit en couvrant la circonférence de ce dernier en épousant sa
forme afin de transmettre la quasi-totalité du flux magnétique principal comme c’est
montré à la figure 2.3.
Pour réduire les pertes par courants de Foucault, le pôle et ses épanouissements sont
composés par des lames d'acier ferromagnétiques minces. Le pôle a pour rôle de créer le
champ et produire un flux magnétique à l'intérieur de la machine.

Figure 2.2 Culasse magnétique sur laquelle sont montés les pôles principaux

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Figure 2.3 Pole principal avec épanouissement polaire [12]
Les pôles auxiliaires sont exactement de même forme que les pôles principaux mais ils
sont de dimensions réduites. Leur rôle est d’équilibrer le champ magnétique afin de
résoudre le problème de commutation. Cette dernière se traduit par l’apparition des
étincelles plus ou moins forme au contact balais-collecteur.
Enroulement du champ : C'est l'enroulement polaire appelé aussi circuit d’excitation.
Ce dernier est responsable de la création du champ magnétique principal. Une source de
courant continu est utilisée pour exciter l'enroulement du champ. Il est composé de
conducteurs de cuivre dans la plupart des cas, mais lorsque le coût est une considération,
l'aluminium pourrait le substituer. Lorsque le courant continu traverse la bobine, il génère
le champ électromagnétique qui va magnétiser le pôle et produire le flux magnétique. Ce
flux produit est directement proportionnel au courant d’excitation. Le flux magnétique
doit être bien suffisant pour traverser l'entrefer (l’espace entre les épanouissements
polaires er l’induit).
Armature d'induit : L’armature dentée de l'induit est de forme cylindrique, reliée à
l'arbre par une clavette (voir figure 2.4). C'est donc une partie tournante de la machine à
courant continu. Elle se compose d'un certain nombre de fentes sur sa périphérie externe
appelées (Encoches) où sont logés les enroulements rotoriques. Elle est composée d'un
matériau Ferromagnétique à faible réluctance et à haute perméabilité. L’armature de
l'induit est laminée pour réduire les courants de Foucault.

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Figure 2.4 Différentes parties constituante l’induit d’une machine électrique à
courant continu
Enroulement d'induit : L'enroulement d'induit est placé sur les fentes du noyau d'induit.
Il est composé de cuivre. L'enroulement d'induit se lie au flux magnétique et induit un
flux magnétique tournant. Selon les connexions, il existe plusieurs modes d’enroulement
selon les types de bobinages et selon le cahier de charge dès la conception.
Le collecteur : Le collecteur est monté sur l'arbre de la machine. Les conducteurs d'induit
tournent. Le collecteur est utilisé pour connecter les conducteurs de l’enroulement de
l'induit rotatif à un circuit externe fixe par l’intermédiaire du système porte balais. Il est
composé d'un certain nombre de segments de cuivre dur pour réduire la déchirure et
l'usure et résister au frottement des balais fixes. Parce qu'il relie la partie tournante à une
partie fixe, tous les segments sont isolés les uns des autres par la fine couche d'isolants en
mica, papier ou plastique.
Le collecteur convertit aussi le couple AC en couple DC. Donc, cela fonctionne de la
même manière que le redresseur. Ce dernier rôle sera étudié plus en détails ultérieurement.

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Les balais : Le collecteur connecte les conducteurs du rotor au circuit externe via des
balais. Les balais sont utilisés pour transmettre le courant des conducteurs d'induit. Dans
la plupart des cas, les balais sont constitués de carbone pour les petites machines et de
graphite pour les grandes machines. Les balais sont maintenus en contact avec la surface
du collecteur par des portes balais munis de ressorts (voir figure 2.5 ci-dessous).

Figure 2.5 Dispositif porte balais monté sur la partie fixe d’une machine
électrique à courant continu L’arbre :
Sur lequel est montés l’armature dentée de l’induit, le collecteur et les
roulements fixés de part et d’autre des bouts de l’arbre. L’arbre est utilisé pour transférer
la puissance mécanique à la machine (cas d’un générateur) et si la machine est utilisée
comme moteur, il est utilisé pour transférer la puissance mécanique à la charge.
Les roulements : Les roulements sont fixés en bout d'arbre. Leur rôle est de réduire le
frottement entre la partie tournante et la partie fixe, de fixer l’induit aux paliers afin qu’il
puisse tourner aisément et de garder l’espace de l’entrefer constant. Les roulements
différents selon la nature du glissement (sec ou humide) et selon leurs types (à billes ou à
rouleaux).
2.3- Génération de tension alternative (rôle du collecteur)
Aussi peu pertinente que cela puisse paraître, l'étude d'un générateur de courant continu
(DC) doit commencer par une connaissance du générateur de courant alternatif (AC). La
raison en est que la tension générée dans tout générateur de courant continu est
intrinsèquement alternative et ne devient continue qu'après avoir été redressée par le
collecteur. La figure 2.6 montre un générateur alternatif élémentaire composé d'une
bobine qui tourne à 60 tr/min entre les pôles d'un aimant permanent. La rotation est due à

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une force motrice externe. La bobine est reliée à deux bagues collectrices montées sur
l'arbre. Les bagues collectrices sont reliées à une charge externe au moyen de deux balais
fixes.

Figure 2.6 Schéma de principe d'un générateur élémentaire à 1 tour par seconde
Lorsque la bobine tourne, une tension est induite entre les bornes A et D. Cette tension
apparaît entre les balais x et y. La tension est générée parce que les conducteurs de la
bobine coupent les lignes du flux magnétique produit par les pôles N, S. La tension induite
est donc maximale lorsque la bobine est momentanément en position horizontale, comme
illustré. Aucun flux n'est coupé lorsque la bobine est en position verticale ; la tension
cependant est nulle. Mais la tension change de polarité à chaque fois que la bobine fait un
demi-tour. La tension peut donc être représentée en fonction de l'angle de rotation (figure
2.6). La forme d'onde dépend de la forme des pôles N, S. La bobine tourne à une vitesse
uniforme et comme la bobine fait un tour par seconde, l'angle de 360° de la figure 2.6
correspond à un intervalle d'une seconde. Par conséquent, on peut aussi représenter la
courbe de la tension induite en fonction du temps (Figure. 2.6).
Si les balais de la figure 2.6 pouvaient être commutés d'une bague collectrice à l'autre
chaque fois que la polarité était sur le point de changer, le balais (x) serait toujours positif
et le balais (y) négatif. On peut obtenir ce résultat en utilisant un collecteur (figure 2.7),
qui dans sa forme la plus simple est composée d'une bague collectrice coupée en deux,
chaque segment étant isolé de l'autre. Un segment est connecté à l'extrémité de la bobine
A et l'autre à l'extrémité de la bobine D. Le collecteur tourne avec la bobine et la tension
entre les segments est captée par deux balais fixes x et y. La tension entre les balais pulse
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mais ne change jamais de polarité (figure. 2.7). La tension alternative dans la bobine est
redressée par le collecteur, qui agit comme un inverseur mécanique.

Figure 2.7 Schéma de principe d'un générateur élémentaire à 1 tour par seconde
En raison de la polarité constante entre les balais, le courant dans la charge externe est
toujours dans la même direction. La machine représentée à la Figure 2.2 est appelée
générateur de courant continu ou dynamo.
Les générateurs élémentaires de courant alternatif et continu des Figure 2.1 et 2.2 sont
essentiellement construits de la même manière. Dans chaque cas, une bobine tourne entre
les pôles d'un aimant et une tension alternative est induite dans la bobine. Les machines
ne diffèrent que par la manière dont les bobines sont connectées au circuit externe. La
génération du courant alternatif se fait au niveau des bagues collectrices (Figure 2.8)
tandis que les générateurs de courant continu nécessitent un collecteur (Figure 2.9).
Le générateur de courant continu élémentaire produit un courant continu pulsé. Mais,
nous pouvons améliorer la tension continue pulsée en utilisant quatre bobines et quatre
segments, comme illustré à la figure 2.10 qui montre même la forme d'onde résultante. La
tension continue reste toujours pulsée mais il ne tombe jamais à zéro ; c'est beaucoup plus
proche d'une tension continue stabilisée.
En augmentant le nombre de bobines et de segments, on peut obtenir une tension
continue très régulière. Les générateurs de courant continu modernes produisent des
tensions ayant une ondulation inférieure à 5 %. Les bobines sont logées dans les encoches
(fentes) d'un cylindre en acier laminé. Les bobines et l’acier cylindrique constituent
l'armature de la machine.

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Figure 2.8 Machines asynchrones à rotors bobinés et bagues collectrices sur
lesquelles glissent les balais

Figure 2.9 Machines à courant continu avec collecteur

Figure 2.10
Machines à quatre bobines et collecteur à quatre segments ainsi que la résultante de
la tension collectée

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Si maintenant on considère une armature plus réaliste ayant 12 bobines et 12 encoches
au lieu de seulement 4. Lorsque l'armature tourne, la tension E induite dans chaque
conducteur dépend de la densité de flux qu'il coupe. Ce fait est basé sur l'équation de
Faraday (E=B.l.v).
La tension reste cependant essentiellement constante lorsque l'induit tourne, car le
nombre de spires entre les balais est toujours le même, quelle que soit la position de
l'induit. La résultante de la tension se rapproche de plus en plus de la forme constante du
courant continu. Nous déduisons de ces faits que plus on a de bobines dans les encoches,
plus la tension délivrée se confond avec la forme continue. Autrement dit en tenant
compte de la réversibilité de la machine électrique « le collecteur ne joue pas seulement
le rôle d’intermédiaire électrique entre le réseau extérieur et la machine électrique, mais
aussi le rôle de redresseur de courant (cas d’une génératrice) et onduleur (cas d’un
moteur).
2.4- Force électromotrice
Nous savons qu’une bobine en mouvement dans un champ magnétique voit apparaître
à ses bornes une force électromotrice (f.é.m.) donnée par la loi de Faraday: Sur ce
principe, la machine à courant continu est le siège d’une f.é.m. E :

;v (2.1)
p : le nombre de paires de pôles ;
a : le nombre de paires de voies d’enroulement
N le nombre de conducteurs (ou de brins - deux par spires)
Φ Flux maximum à travers les spires (en Webers - Wb)
Ω vitesse de rotation (en rad.s-1)
Avec K= (p/2πa).N on aura Finalement: E= K .Φ.Ω
2.5- Principe de fonctionnement, couple et puissance électromagnétique
L’inducteur (ou stator) crée un champ magnétique fixe B. Ce stator peut être à «
aimants permanents » ou constitué d’électro-aimants. L’induit (ou rotor) porte des
conducteurs parcourus par un courant continu (alimentation du moteur) ; ces spires,
soumises à des forces (forces dites «de Laplace »), entraînent la rotation du rotor. Il en
résulte une variation du flux du champ magnétique à travers chaque spire ; elle engendre
une f.é.m. qui est « redressée » par l’ensemble {collecteur + balais}. La valeur moyenne

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E de cette f.é.m. est proportionnelle à la vitesse angulaire de rotation Ω du rotor, au flux
maximal du champ magnétique créé par l’inducteur à travers une spire) Φ =S.B et à une
constante K qui dépend des caractéristiques de la conception du moteur (nombre de
conducteurs, surface de chaque spire, nombre de paires de pôles,..).
Si l'induit présente une f.é.m. E alors qu’il est parcouru par un courant d'intensité I, il
reçoit une puissance électromagnétique Pem : Pem = I.E. Le rotor tourne à la vitesse
angulaire Ω de sorte que cette puissance s’écrit aussi :
Pem = I.E = Tem. Ω (2.2)
Compte tenu de l’expression de la f.é.m. E, on peut écrire :
Tem = K. Φ.I ; en N.m (2.3)
K est la même constante que dans la formule de la f.é.m.:
E= K .Φ.Ω. (2.4)
La Figure 2.11 illustre la force électromotrice et son sens par rapport à l’induction
magnétique et au sens du courant dans la spire dans une machine bipolaire

Figure 2.11 Force électromotrice dans une machine bipolaire


2.6- Classification des machines à courant continu
Les machines à courant continu peuvent être classées selon leurs modes d’excitation.
Rappelons que le circuit d’excitation est celui des pôles principaux, enclins de créer le
champ magnétique principal. Les machines à courant continu sont généralement
subdivisées en deux groupes selon la nature de création du champ magnétique. On
distingue alors les machines à aimant permanent et les machines à excitation
électromagnétique où le champ est créé par une bobine enroulant un noyau
ferromagnétique.

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On peut réaliser l’excitation électromagnétique de plusieurs façons (excitation
indépendante ou auto-excitation tels que l’excitation en série, en parallèle (ou shunt) et
composée.
Machines à excitation indépendante : Ce type de machine (comme le montre la figure
2.12), est excité séparément, l'enroulement inducteur est électriquement séparé de
l'enroulement d'induit. Il n'y a pas de connexion physique entre l'enroulement du champ
et l'enroulement d'induit. Dans les machines à excitation indépendante, l'enroulement du
champ est alimenté par une source d'alimentation séparée.

Figure 2.12 : Machine à courant à excitation indépendante


Machines à auto-excitation : Dans ce type de machine, l'enroulement de champ et
l'enroulement d'induit sont connectés l'un à l'autre. La caractéristique de performance
d'une machine dépend de la connexion entre l'enroulement de champ et l'enroulement
d'induit. Selon cette connexion entre les deux enroulements, les machines à courant
continu sont classées comme ;
• Machine CC bobinée en série
• Machine CC à enroulement shunt
• Machine à courant continu à enroulement composé
Machines à excitation en série : Dans ce type de machine à courant continu,
l'enroulement de l’inducteur responsable de la création du champ est connecté en série
avec l'enroulement d'induit (comme c’est illustré à la figure 2.13). En raison de la
connexion en série, la totalité du courant de charge (courant d'induit) passera de
l'enroulement de l’inducteur et ce courant est assez élevé. Ainsi, l'enroulement du champ
en série est conçu avec un plus petit nombre de tours de fil épais pour réduire la résistance.

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Figure 2.13 : Machine à courant à excitation en série
Machines à excitation en parallèle (ou shunt) : Dans ce type de machine à courant
continu, l'enroulement de l’inducteur (ou du champ) est connecté en parallèle avec
l'enroulement d'induit. En raison de la connexion en parallèle, la pleine tension est
appliquée à l'enroulement du champ (voir la figure 2.14). Par conséquent, l'enroulement
shunt est conçu avec un grand nombre de spires à haute résistance. Le flux du courant à
travers l'enroulement du champ est très faible. Il ne représente que 5 % du courant d'induit
nominal.

Figure 2.14 : Machine à courant à excitation en parallèle


Machines à excitation mixte (ou composé) : Dans ce type de machine à courant continu
à bobinage composé, deux enroulements de champ sont utilisés. Un enroulement est
connecté en série et le second est connecté en parallèle avec l'enroulement d'induit comme
le montre la figure 2.15. L’excitation composée est également classée en deux types;
(shunt court et shunt long comme c’est montré à la figure 2.16.

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Figure 2.15 : Machine à courant continu à excitation composée
Court-Shunt : Si l'enroulement du champ est connecté en parallèle uniquement avec
l'enroulement d'induit, la machine est appelée machine à courant continu à enroulement
composé shunt court.
Long shunt : Si l'enroulement du champ est connecté en parallèle avec une
combinaison d'enroulement de champ en série par rapport à l’enroulement d'induit, la
machine est appelée machine à courant continu à enroulement composé à long shunt.

Figure 2.16 : Machine à courant à excitation composée


A gauche shunt court et à droite shunt long
2.7- Applications des machines à courant continu
L'utilisation de l'énergie électrique augmente de jour en jour à cause de la dynamisation
industrielle croissante. L'acteur principal de cette révolution est bel et bien les machines
électriques qui ne cessent d’évoluer également. Généralement, les machines à courant
continu sont utilisées comme excitatrices des alternateurs dans les centrales de production
de l’énergie électrique mais elles sont également utilisées dans de nombreuses
applications telles que les processus de soudage, les entraînements des moteurs à vitesses
variables et les processus d'électrolyse et de galvanoplastie. Les petites machines à
courant continu sont utilisées comme dispositif de contrôle tel que la détection de vitesse,
le positionnement et le suivi.
A- Application de la machine à courant continu en tant que moteur

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Les moteurs à courant continu sont répartis en trois types ; Moteur série, moteur shunt
et composé.
• Moteur série : Les moteurs série sont utilisés dans les applications où le couple de
démarrage nécessaire est élevé et une possible variation de vitesse. Exemple - Aspirateur,
compresseur d'air, grues, système de traction, systèmes d’extraction etc.
• Moteur shunté : Le moteur shunt est utilisé dans les applications où le couple de
démarrage n'est pas nécessairement élevé et fonctionne à vitesse constante. Exemple -
convoyeur, ascenseur, ventilateurs, tour, machine à filer, pompe centrifuge, etc.
• Moteur composé : Les moteurs composés sont utilisés dans des applications où
un démarrage plus élevé à vitesse constante est requis. Exemples - Laminoirs, ascenseurs,
convoyeurs, presses, etc.
B- Application de la machine à courant continu comme générateur
Les générateurs à courant continu sont classés en tant que générateur à excitation
séparée, générateur à enroulement shunt et générateur à enroulement série.
• Générateur à excitation séparée : Ce type de générateur de courant continu est
utilisé pour les tests en laboratoire à cause de sa large gamme d'entrée de tension. Il est
également utilisé comme alimentation du moteur à courant continu appelé (système
Reynolds).
• Générateur à excitation shunt : Ce type de générateur sert à charger les batteries
et à fournir une excitation aux alternateurs. Ce type de générateur est également utilisé à
des fins d'éclairage.
• Générateur excitation en série : Les générateurs à enroulement en série sont
utilisés dans les locomotives pour fournir un courant d'excitation du champ ainsi que pour
le freinage régénératif. Dans un système de distribution électrique, il est utilisé comme
amplificateur.
2.8- Générateur à courant continu
2.8.1- Introduction
Commençons notre étude des machines tournantes avec le générateur de courant
continu. Ce dernier n’est plus aussi courant qu'avant, car le courant continu, lorsqu'il est
nécessaire, est principalement produit par des redresseurs électroniques. Ces redresseurs
peuvent convertir le courant alternatif en courant continu sans utiliser des machines

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tournantes. Néanmoins, une compréhension des générateurs à courant continu est
importante car elle représente une introduction logique au comportement des moteurs. En
effet, de nombreuses machines à courant continu dans l'industrie fonctionnent en tant que
générateurs. Les machines électriques tournantes à courant continu commercialisées sont
construites de la même manière et ils sont réversibles ; par conséquent, n'importe quel
générateur de courant continu peut fonctionner comme un moteur et vice versa. En raison
de leur construction similaire, les propriétés fondamentales des générateurs et des moteurs
sont identiques. Par conséquent, tout ce que nous apprenons sur un générateur de courant
continu peut être directement appliqué à un moteur. Dans cette section, nous
commencerons par les principes de base d'un générateur à deux pôles lorsqu'il fonctionne
à vide. Nous montrerons comment la tension induite est générée et ce qui détermine son
amplitude. Ceci est suivi par une étude du comportement du générateur sous charge. Le
couple mécanique, la direction du flux de courant et l'importance de la réaction d'induit
seront discutés. Nous discuterons ensuite des principaux types de générateurs de courant
continu et de leurs caractéristiques de régulation de tension.
Les machines à courant continu sont essentiellement destinées pour fonctionner en
moteur du fait que la génératrice en tant que machine a été totalement remplacée par des
dispositifs électroniques statiques réalisant la conversion alternatif-continu (redresseurs).
Cependant connaitre le fonctionnement en générateur est didactiquement intéressant pour
comprendre et maitriser le fonctionnement en moteur et pour le cas où le moteur accouplé
à sa charge, peut parfois, fonctionner en génératrice, (ex : cas d’un train en descente) ou
l’engin ralenti grâce au freinage par récupération.
Pour créer une FEM dans une génératrice, il faut deux conditions : La machine doit
être entrainée à une vitesse de rotation n à l’aide d’un moteur primaire ou auxiliaire et
l’existence d’un champ magnétisant, donc l’inducteur doit être alimenté.
On a vu précédemment qu’il existe quatre modes d’alimentation de l’inducteur (modes
d’excitation) à savoir : excitation indépendante, excitation shunt, excitation série et
excitation composée.
Une génératrice est à excitation indépendante (voir figure 2.17 ci-dessous), s’il n’y a
aucun lien électrique en l’induit et l’inducteur. Caractéristiques :
E= K .Φ.Ω et U=E-I.R (2.5)

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Figure 2.17 : Modèle équivalent d’une génératrice à excitation indépendante
2.8.2- Caractéristiques usuelles
Considérons le cas d’une génératrice à excitation indépendante, les variables de
fonctionnement sont : La vitesse de rotation (n), le courant d’excitation (j), la tension aux
bornes de l’induit U et le courant d’induit I. Il en résulte, les caractéristiques usuelles
montrées ci-dessous. Il est à noter que pour les autres modes d’excitation les mêmes
caractéristiques peuvent être prélevées et résultent les mêmes allures de courbes mais à
des échelles différentes.
Caractéristiques à vide (ou interne) : Ev=f( ) avec à Ωr constante On réalise le montage
selon la figure 2.18 suivant :

Figure 2.18 : Montage d’essai pour la caractéristique à vide d’une génératrice DC


La machine à courant continu est entraînée par un moteur auxiliaire. On relève la
tension à ses bornes quand l'interrupteur est ouvert (essai à vide) et quand il est fermé
(essai en charge). Essai à vide : Quand l'interrupteur est ouvert, la machine ne produit
aucun courant. On relève la tension pour plusieurs valeurs du courant d'excitation (J). On
déduit la courbe suivante:
Cette courbe présente les tronçons suivants comme le montre la figure 2.19 suivante):
✓ 1ere phase : OA, la caractéristique est linéaire, E=K’ (avec K’=KΩ).

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✓ 2eme phase, AB le matériau ferromagnétique dont est constituée la génératrice commence
à se saturer. (La perméabilité μr n’est plus constante).
✓ 3eme phase, au-delà de B, le matériau est saturé, le f.é.m. n’augmente plus.

Figure 2.19 : Caractéristique à vide de la génératrice DC


La zone de fonctionnement rationnel de la machine se situe au voisinage du point A.
en dessous de ce point, la machine est sous exploitée et au-delà du point B les
performances de la machine deviennent limitées et n’augmentent plus contrairement aux
pertes du fait que J augmente.
Du fait que, les pertes magnétiques du matériau ferromagnétique sont généralement
faibles, on relève une caractéristique avec une faible hystérésis. Cette courbe est appelée
caractéristique à vide. Elle correspond à une vitesse de rotation donnée. Pour un (J), une
augmentation de la vitesse de rotation entraînera une augmentation de (E0) (voir figure
2.20). On a donc :
E0=K.Φ(J).Ω (2.6)

Figure 2.20 : Caractéristiques à vide pour différentes valeurs de vitesse


Remarque : La caractéristique est linéaire tant que la saturation n’est pas atteinte
comme c’est illustré sur la figure 2.21 qui suit.

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Figure 2.21 Caractéristique linéaire E0 en fonction de la vitesse pour la phase de non
saturation
Caractéristique en charge : Pour cette fois-ci, on ferme l'interrupteur du montage de la
figure 2.18. La génératrice produit un courant. On prélève de nouveau la tension U à ses
bornes en fonction de I. La caractéristique (courbe) déduite se place sous la caractéristique
à vide précédente (voir la figure 2.22).
L’interprétation de cette différence s’explique par deux phénomènes: le premier est la
chute de tension dans les conducteurs de l’induit représentée par une résistance R : ΔU=
R.I ; le deuxième phénomène est due par ce qu’on appelle « la réaction magnétique
d’induit (RMI) ». Cette dernière est explicable par le fait que le courant d'induit, qui
résulte du déplacement du rotor sous le flux créé par l'inducteur va, lui aussi, créer un flux
qui va interagir avec le flux magnétique principal de l’inducteur et va s'opposer à celui
qui lui a donné naissance. Il va donc le déformer, ce qui se traduit par une chute de tension
supplémentaire. En charge, le système va donc fonctionner sous un flux inférieur à celui
créé par l'inducteur ( ch(J, I) < 0(J) ), d'où une tension plus faible. La tension de sortie
de la machine s'écrit alors :
U = K. Φ (J, I). Ω − R. I = Ec − R. I (2.7) Ec
< E0 (E0 − Ec ) = ε (2.8)
ε : Est la chute de tension due à la réaction magnétique d’induit RMI
La chute de tension totale est alors notée U(I)= +R.I = E0 –U
Remarques: La saturation de l'induit augmente l'effet de la RMI. Pour annuler la
réaction magnétique d'induit, la machine est dotée sur le stator des enroulements de
compensation parcourus par le courant d’induit : on dit que la machine est compensée.
Caractéristique de réglage J=f(I) à U et Nr constants : En charge, pour maintenir la
tension U constante il faut augmenter E0 qui est égale à U+ΔU au fur et à mesure que I
croît cela implique qu’on doit agir sur le courant d’excitation J (courbe allé). Si on refait

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le chemin inverse, c’est à dire diminuer I, la tension U augmente il faut donc diminuer J
(courbe de retour).

Figure 2.22 Caractéristique en charge de la génératrice DC

Figure 2.23 Caractéristique de réglage d’une génératrice DC


2.9- Moteur à courant continu
2.9.1- Principe de fonctionnement
Lorsque l'inducteur est alimenté, il crée un champ magnétique (flux d’excitation) dans
l'entrefer, dirigé suivant les rayons de l'induit. Ce champ magnétique traverse l'induit du
côté du pôle Nord de l'inducteur et quitte l'induit du côté du pôle Sud de l'inducteur,
comme c’est illustré à la figure 2.18.
Quand l'induit est alimenté, ses conducteurs situés sous un même pôle inducteur (d'un
même côté des balais) sont parcourus par des courants de même sens et sont donc, d'après
la loi de Laplace, soumis à une force. Les conducteurs situés sous l'autre pôle sont soumis
à une force de même intensité et de sens opposé. Les deux forces créent un couple qui fait
tourner l'induit du moteur.
Lorsque l’induit du moteur est alimenté par une tension continue U, il produit une force
contre-électromotrice E dont la valeur est :
E = U – RI (2.9)

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RI représente la chute de tension dans l'induit. La force contre-électromotrice E est liée
à la vitesse et à l'excitation par la relation :
E=kΩΦ (2.10)
Dans laquelle : k est une constante propre au moteur, Ω : la vitesse angulaire et Φ est
le flux magnétique. Cette relation montre qu'à excitation constante la force contre-
électromotrice E, proportionnelle à Ω, est une image de la vitesse. Le couple est lié au
flux inducteur et au courant dans l'induit par la relation suivante et selon laquelle, en
réduisant le flux, le couple diminue: C = k Φ I (2.11)
Deux méthodes permettent d’augmenter la vitesse : Soit croitre la force
contreélectromotrice E, donc la tension d'alimentation à excitation constante : c'est le
fonctionnement dit « à couple constant » ; Soit décroitre le flux d'excitation, donc le
courant d'excitation, en maintenant la tension d'alimentation constante : c'est le
fonctionnement dit en régime « défluxé » ou « à puissance constante ». Ce fonctionnement
impose que le couple soit décroissant avec l'augmentation de vitesse (voir figure 2.24).
Le fonctionnement du moteur à courant continu est réversible : si la charge s’oppose
au mouvement de rotation (charge dite résistante), l’appareil fournit un couple et
fonctionne en moteur ; si la charge est telle qu’elle tend à faire tourner l’appareil (charge
dite entraînante), l’appareil fournit de 'énergie électrique et fonctionne en génératrice.

Figure 2.24 Production du couple dans un moteur DC

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Figure 2.25 Courbes couple/vitesse d’un moteur DC a excitation séparée
Le moteur à courant continu est plus coûteux que celui à courant alternatif usuel, son
entretien est plus exigeant et son usage est restreint car le réseau de distribution de
l’énergie électrique est à courant alternatif. Son avantage réside dans le contrôle et la
variation de sa vitesse ; donc son atout majeur est l’entraînement à vitesse variable.
2.9.2- Différents types de moteurs à courant continu
A excitation parallèle (ou shunt) : Comme le montre la figure 2.26, les bobines de
l’induit et de l’inducteur, sont connectées en parallèle ou alimentés par deux sources de
tensions différentes pour des questions d’adaptation aux caractéristiques de la machine
(ex.: tension d’induit 220 volts et tension d’inducteur 110 volts)
L'inversion du sens de l'un ou de l'autre des enroulements entraine l’inversion du sens
de rotation. La majorité des variateurs bidirectionnels pour le moteur à courant continu
est souvent du côté de l’induit.
A excitation série : Ce moteur est de construction semblable à celle du moteur à excitation
indépendante. Le bobinage inducteur est connecté en série avec le bobinage induit, d'où
son appellation.
L'inversion du sens de rotation est obtenue indifféremment par inversion des polarités
de l'induit ou de l'inducteur. Ce moteur est essentiellement utilisé en traction, en
particulier sur les chariots alimentés par batteries d’accumulateurs. En traction ferroviaire
les anciennes motrices du TGV utilisaient ce type de moteur, les plus récentes utilisent
des moteurs synchrones. A excitation composée (ou compound) : Ce moteur permet de

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réunir les qualités du moteur à excitation série et du moteur à excitation parallèle. Il
comporte deux enroulements par pôle inducteur. L'un est en parallèle avec l'induit. Il est
parcouru par un faible courant au regard du courant de travail; L'autre est en série. Le
moteur est à flux additif si les ampères-tours des deux enroulements s’ajoutent avec leurs
effets. Il est à flux soustractif dans le cas contraire, mais ce mode de montage est très
rarement utilisé au vu de son fonctionnement instable pour les grandes charges.

Figure 2.26 Schémas des différents types d’excitation des moteurs DC


2.9.3- Rappel des relations
[Link]- Equation de la force contre électromotrice FCEM
Le schéma équivalent du moteur à courant continu est illustré sur la figure 2.27 suivante
:

Figure 2.27 Circuit équivalent d’un moteur DC à excitation indépendante

.Φ = K. Ω .Φ (2.12)
p : étant le nombre de paires de pôles ; α : le nombre de paires de voies d’enroulement
N le nombre de conducteurs (ou de brins - deux par spires)

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Φ Flux maximum à travers les spires (en Webers - Wb)
Ω vitesse de rotation (en rad. s-1)
[Link]- Equation des couples
Il est nécessaire dans cette section d’énumérer les différents couples entrant en jeux
lors de la conversion électromagnétique. On les cite l’un après l’autre et au final on les
réunira dans une seule expression.
Couple électromagnétique : S’exerçant entre le rotor et le stator, plus précisément dans
la zone d’entrefer. Cette dernière malgré son exigüité, est le siège de l’interaction
magnétique des champs statorique et rotorique.

(2.13)
Compte tenu de l’expression de la f.é.m. E, on peut écrire : Tém = K. Φ.I ; en N.m, K
est la même constante que dans la formule de la f.é.m.: Eém= K .Φ.Ωr.
Couple utile sur l’arbre du moteur : Le couple utile est égal au couple
électromagnétique moins le couple à vide. Ce dernier est dû à la composante des pertes
dans le fer et des pertes magnétiques.
Tu=Tém-T0 avec T0= (Pfer +Pméc)/ Ω0 (2.14)
Il est intéressant de remarquer que toute relation entre des puissances peut être ramenée
à une relation entre des couples. Il suffit de diviser cette première par la vitesse de rotation
Ω (en rad. s-1).
Couple à vide : suit aussi cette règle. L’expression des pertes correspondantes au produit
du couple à vide par la vitesse à vide.

; N.m Notons que Pc=Pméca+ Pfer (2.15)


Couple de charge : le couple de charge dépend uniquement de la charge que doit
supporter le moteur, on le désignera désormais par (Tch).
Ainsi on peut déduire l’expression finale des couples : Tém≥ Tch + T0 ; On définit Les
différentes pertes dans un moteur électrique à courant continu comme suit :
Pertes constantes (Pc): On les appelle aussi les pertes à vide ou collectives (voir tableau
2.1).
C’est à dire que si le moteur travaille à vitesse et flux constants, les pertes fer et
mécaniques sont approximativement constantes. Les pertes à vide sont la somme des

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pertes mécaniques (dues aux frottements aux balais, aux paliers et frottement sur l’air) et
les pertes dans le fer (principalement les pertes dues au phénomène d’hystérésis et aux
courants de Foucault).
Pertes joule (Pj) : Ce sont les pertes dégagées et dissipées dans l’espace environnant sous
forme de chaleur par effet Joule. Ces pertes se produisent dans le cuivre de l’inducteur et
l’induit. Si ces dernières dépassent un seuil d’échauffement inadmissible, le moteur doit
être dans ce cas muni d’un ventilateur en bout d’arbre pour le refroidir sinon, des matières
isolantes entre les conducteurs tel que le vernis fond, en produisant des court-circuits
conduisant à l’arrêt définitif de la machine.
Rappelons que selon Joule un courant (I) parcourant une matière conductrice de
résistance (R) pendant un temps (t) dégage une chaleur (Q) correspondante à :
Q= R I2 t ; (2.16)
Tableau 2.1 Les pertes dans une machine électrique
Pertes Pertes dans le fer Pertes joule Pertes
Pf Pj mécaniques
Pméca
Causes Elles sont dues à l’hystérésis (champ Pertes dans l’induit Elles sont dues
rémanent) et aux courants de (R.I2) et l’inducteur aux frottements
Foucault (courant induit dans le fer) (re.J2) dues aux des diverses pièces
et dépendent de B et de Ω. résistances des en mouvement.
bobinages.
Parades Utilisation de matériaux à cycles Il faut surtout éviter Utilisation de
étroits, l’échauffement par roulements et de
ventilation. lubrifiants.
comme le fer au silicium et le
feuilletage de l’induit.
[Link]- Bilan énergétique et rendement
Du fait que le moteur convertit l’énergie électrique en énergie mécanique les pertes
joules sont les premières à se dissiper dans l’espace environnant sous forme de chaleur.
Ces pertes par effet joule sont les pertes dans le cuivre de l’induit et l’inducteur.

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Les pertes dans le fer (pertes d’Hystérésis et pertes dues par les coutant de Foucault),
suivent la création de la puissance et le couple électromagnétique. Les pertes mécaniques
qui sont en général les pertes dues aux frottements aux balais, aux paliers et frottement
sur l’air, sont les dernières a se soustraire de l’énergie fournie avant que le moteur délivre
son couple mécanique.
Le bilan de puissance tel qu’il a été présenté est montré à la figure 2.28 suivante.

Figure 2.28 Schémas du bilan énergétique d’un moteur DC


Tableau 2.2 Récapitulation des pertes selon l’arbre énergétique
Pa Puissance absorbée (W) Ue Tension de l’inducteur (V)

Pém Puissance électromagnétique (W ; E F.é.m. (V)

Pu Puissance utile (W) I Courant d’induit (A)

Pje Pertes joules à l’inducteur (W) Tém Couple électromagnétique (N.m)

Pj Pertes joules à l’induit (W) Pméca Pertes mécaniques (W)

Pfer Pertes ferromagnétiques (W) R Résistance d’induit (Ω)

Tu Couple utile (N.m) Ω Vitesse de rotation (rad.s-1)

Re Résistance d’inducteur (Ω) J Courant d’inducteur (A)

Remarque : Toute l’énergie absorbée par l’inducteur et dissipée par effet joule. On
peut omettre l’inducteur dans le bilan des puissances et alors Pje n’apparaît pas et Pa=U.I.
Les pertes fer et les pertes mécaniques sont rarement dissociées, la somme étant les
pertes constantes à vide Pc.
Si le moteur est à aimants permanents, Ue, J et Pje n’existent pas.

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Le rendement : C’est le rapport entre la puissance fournie et celle utile.
𝞰= Pa/Pu (2.17)
Comme Pu=Pa- ƩPertes nous pouvons écrire que :

(2.18)
2.9.4- Moteur à excitation indépendante
[Link]- Caractéristiques générales
En consultant le schéma du circuit équivalent d’un moteur à courant continu (voir
figure 2.29), on déduit que la loi d’Ohm est facilement applicable : U=E+RI
(2.19)

Figure 2.29 Schémas du circuit équivalent d’un moteur à courant continu


Vitesse et sens de rotation : Le sens de rotation est influencé d’un côté par le sens du
flux, donc par sens du courant d’excitation J et d’un autre coté par le sens du courant

d’induit I. (2.20)
Fonctionnement à vide : A vide la seule puissance absorbée sert à compenser les pertes.
La puissance utile est nulle. Le fonctionnement à vide est utile pour déterminer les
paramètres équivalents du circuit magnétique ainsi que les pertes à vide. Comme on l’a
annoncé précédemment ces dernières dépendent des pertes mécaniques et pertes dans le
fer du circuit magnétique.
Le courant à vide I0 est trop petit comparé au courant du service nominal In ce qui nous
ramène à négliger la chute de tension de l’induit (R.I0) << U. l’équation de la vitesse à
vide pourra être exprimée par :

(2.21)
La vitesse à vide se règle en fonction de la tension d’alimentation et du flux inducteur Φ.

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NB : A vide, Lorsque l’induit est sous tension, Il ne faut jamais supprimer le courant
d’excitation (Iexc), le moteur peut s’emballer conformément à l’équation précédente. En
effet si Iexc tend vers 0 alors Φ tend vers 0 et Ω0 tend vers ∞. Si Φ tend vers 0, une autre
possibilité est envisageable ; le couple électromagnétique tend aussi vers 0 et il arrivera
un moment où le couple sera inférieur au couple résistant et la machine s’arrêtera.
Fonctionnement à flux constant
Au vu de sa linéarité, comme le montre l’expression mathématique ci-dessous ; sa
caractéristique passe approximativement par zéro comme le montre la figure 2.30.

(2.22)
Avec :

Figure 2.30 Caractéristique à vide à flux constant d’un moteur DC


Fonctionnement en charge La vitesse de rotation en fonction de la tension
d’alimentation s’exprime comme suit :

(2.23)
Avec :

(2.24)
On remarque facilement selon ces équations que la vitesse dépend d’un côté de la
tension d’alimentation U et d’un autre côté de l’intensité du courant I imposée par le
moment du couple résistant (voir figure 2.31).
La tension d’alimentation reste tout de même grande comparée à la chute de tension
de l’induit (R.I). En conséquence la vitesse de rotation est essentiellement fixée par la

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tension d’alimentation U et varie très peut en fonction de la charge, c’est-à-dire du
courant.
Exprimons maintenant le courant en fonction du couple utile :

(2.25)

Figure 2.31 Caractéristique mécanique du moteur DC


Le couple de perte Cp reste constant et faible devant le couple de charge C r
Si on admet que les pertes mécaniques et les pertes fer sont proportionnelles à la vitesse
de rotation alors le couple des pertes est constant.

(2.26)
Avec : Pméc = K1. Ω ; Pfer = K2. Ω (2.27)

(2.28)
On déduit finalement que :
Cu = Cméc − K3

Figure 2.32 Caractéristique des couples du moteur DC


En conclusion, après avoir mis en exergue les différentes caractéristiques que le mode
de fonctionnement usuel avec alimentation de l’induit sous tension réglable permet

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d’avoir une vitesse progressive sans surintensité dans un large intervalle. C’est le mode
de fonctionnement utilisé lorsqu’on aura besoin de varier fréquemment la vitesse. On
conclut aussi que la tension d’alimentation donnée impose la vitesse de rotation
prédéterminée et la charge impose aussi la valeur du courant.
Point de fonctionnement : La charge impose au moteur un couple résistant Cr, et pour
que ce moteur puisse entraîner cette charge, le moteur doit fournir un couple utile Cu de
telle façon que : Cr ≥ Cu. Cette équation détermine le point de fonctionnement du moteur
(voir figure 2.33).

Figure 2.33 Détermination du point de fonctionnement d’un moteur DC

Les caractéristiques du moteur à courant continu dépendent du mode d’excitation et de


la tension continue qui l’alimente. Pour une tension variable la vitesse varie aussi au fur
et à mesure. Il en résulte que chaque cas correspondant à un mode d’excitation donné doit
être étudié séparément.

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Chapitre 3 : LES TRANSFORMATEURS

3.1- Introduction
Le transformateur est à l'électricité ce que l'engrenage est à la mécanique. Un
engrenage permet à une voiture de donner un grand couple à basse vitesse (pour accélérer)
et un petit couple à haute vitesse. En mécanique les variables sont: le couple (T en Nm)
et la vitesse angulaire (ω en radians/sec).
T1 .ω1 = T2.ω2 = Puissance réelle en watts (3.1)
En électricité les variables sont: la tension (U en volts), le courant (I en ampères).
U1I1 = U2I2 = Puissance apparente en voltampères (VA) (3.2)
Par définition : un transformateur électrique est un convertisseur statique
électromagnétique qui permet de transformer les valeurs de la tension et du courant
électrique alternative en une tension et courant de valeurs différentes mais de même
fréquence, de même forme et presque de même puissance. Cette transformation est
effectuée avec un excellent rendement. La figure 3.1 illustre un ensemble de
transformateurs triphasés pour réseaux électriques.

Figure 3.1 Transformateurs électriques


Un transformateur permet l'utilisation de l'énergie électrique à basse tension (sécurité)
et permet la transmission à haute tension (rendement, régulation et économie). En effet, à
haute tension, l'énergie transportée subira moins de pertes, aura une variation de tension
plus faible et nécessitera des conducteurs plus légers, donc économie d’investissement.

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Le transport de l’énergie électrique ne peut se faire qu’en haute tension ; il faudra donc
élever la tension fournie par l’alternateur des centrales de production électrique (de 2 à
20kv) avant de pouvoir la transporter. La haute tension est extrêmement dangereuse et
nécessite une isolation exceptionnelle. Il est donc hors de question d’alimenter des
installations domestiques et industrielles en 220kv (à titre d’exemple). Il est nécessaire
d’abaisser la tension après transport et se sont les transformateurs qui réalisent le plus
économiquement ces opérations.
La conception d’un transformateur est faite à partir d’un cahier des charges ou d’une
simple demande. Tous types de transformateurs électriques à des caractéristiques de
courant d’appel, de pertes joules, des tensions d’isolement ou encore des courants de
charges spécifiques.

Figure 3.2 Transformateurs triphasés HT/MT suspendus a des supports électriques


3.2- Constitution
Il est constitué de deux parties essentielles, les enroulements électriques placés autour
d’un circuit magnétique commun. Généralement la construction des transformateurs peut
être à colonne ou cuirassé, constituée d’une culasse fermant ainsi le noyau
ferromagnétique (circuit magnétique) et d’un ou plusieurs enroulements qu’on appellera
selon la destination : primaire ou secondaire, de basse ou de haute tension comme le
montre la figure 3.3 ci-dessous.
3.2.1- Noyau magnétique
Le circuit magnétique d'un transformateur est soumis à un champ magnétique variable
en fonction du temps. Pour les transformateurs reliés au réseau de distribution, cette
fréquence est de 50 ou 60 Hertz. Le circuit magnétique est formé de tôles d’acier

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feuilletées et collées les unes aux autres par du vernis ou papier spécial pour réduire les
pertes par courants de Foucault. L’isolation en papier est beaucoup meilleur marché que
le vernis, mais sa conductibilité et sa résistance à la chaleur et sa résistance mécanique
sont moindre. Le circuit magnétique est traversé par un flux magnétique alternatif.
L’ensemble des pertes dans le fer sont à 1w/kg pour B=1T et f=50hz. Pour les
transformateurs puissants on utilise des tôles à 0,60w/kg [15].
Pour les transformateurs les plus courants, les tôles empilées ont la forme de E et de I,
permettant ainsi de glisser une bobine à l'intérieur des fenêtres du circuit magnétique ainsi
constitué. Les circuits magnétiques des transformateurs " haut de gamme " ont la forme
d'un tore. Le bobinage des tores étant plus délicat, le prix des transformateurs toriques est
nettement plus élevé [14].
Le circuit magnétique est généralement placé dans une cuve. Cette dernière est une
enceinte pleine d’huile électrique de refroidissement. Il est à noter que l’huile Ascarel est
strictement interdit du fait de son influence pathologique cancéreuse. La figure 3.4 montre
un transformateur triphasé ou le circuit magnétique entouré par des bobines est plongé
dans la cuve d’huile. La cuve est sous forme d’ailettes pour agrandir la surface de contact
avec l’air et favoriser le refroidissement.

Figure 3.3 Schématisation d’un transformateur électrique monophasé


3.2.2- Bobinage
Le nombre de spires des deux enroulements (primaire et secondaire) sont différents.
L’enroulement qui en comporte le plus est dit (haute tension). Il est en fil plus fin que le
deuxième dit (basse tension).

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Figure 3.4 Transformateur triphasé montrant le circuit magnétique et les bobines
dans la cuve d’huile
Les transformateurs peuvent être monophasés ou triphasés, à colonne ou cuirassé
(comme le montre la figure 3.5 ci-dessous).

Figure 3.5 Différents types de circuit magnétique et bobinages [16]


3.3- Principe de fonctionnement d’un transformateur monophasé
Avant d’entamer les transformateurs de puissance triphasée, il nous parait utile
d’étudier le fonctionnement et le comportement des transformateurs monophasés qui ne
sont qu’une conception facile et didactiquement plus assimilables.
Le fonctionnement du transformateur monophasé est décrit comme suit : le secondaire
n’est pas électriquement relié à une source, mais il alimente des appareils que nous
voulons faire fonctionner. Si la valeur efficace de la tension appliquée au primaire est plus
grande que celle délivrée par le secondaire, le transformateur est abaisseur de tension. Il

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est élévateur dans le cas contraire. La figure 3.6 présentée ci-dessous schématise ce qui
a été expliqué.
Lorsqu’on alimente le primaire par une tension alternative, la variation du courant crée
un flux magnétique au niveau de la colonne conformément à la loi :

; Weber (3.3)
Le flux magnétique qui circulera dans le noyau magnétique est appelé flux magnétique
principal. Le reste au niveau des bobines primaire et secondaire est appelé flux de fuite
ou de dispersion.

Figure 3.6 présentation schématique d’un transformateur monophasé


Ce dernier constitue les pertes magnétiques aux voisinages des enroulements. Au
niveau du secondaire et selon la Loi de Faraday une FEM va être crée et induite par la
variation du flux magnétique considérée aussi alternative et s’exprime comme suit :

; V (3.4)
Cette FEM engendre à son tour un courant induit qui sera livré au circuit connecté avec
l’enroulement secondaire.
3.4- Formule de Boucherot et son application au transformateur
La formule de Boucherot établit un lien entre la tension sinusoïdale aux bornes d'un
enroulement bobiné autour d'un circuit magnétique et le champ magnétique au sein de ce
circuit. Elle est souvent utilisée pour déterminer l'amplitude du champ magnétique présent
dans le circuit magnétique d'un transformateur.
𝐸 = 4,44. 𝑁. 𝛷. 𝑓 ; (v) (3.5)

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Où E est l'expression de la tension efficace aux bornes d'un enroulement, 𝛷 représente
le flux magnétique variable, N étant le nombre de spire de l'enroulement.
Cette relation n'est utilisable qu'en régime sinusoïdal de tension, Cette formule vient
directement de la loi de Faraday appliquée à un champ magnétique sinusoïdal.
L’intérêt pour le dimensionnement est lorsqu'un des enroulements du transformateur
est relié au réseau, ce dernier se comporte comme générateur de tension quasi idéal et
impose donc la tension. La formule de Boucherot permet alors de déterminer l'amplitude
du champ magnétique dans le circuit magnétique et de vérifier que ce dernier n'est pas
saturé. La connaissance du champ magnétique permet également de remonter au courant
magnétisant qui est le courant à vide du transformateur.
Appliquant maintenant cette loi aux circuits du transformateur monophasé :
Pour le circuit primaire (3.6)
Pour le circuit secondaire (3.7)
On entend par « rapport de transformation », le rapport des forces électromagnétiques
induites dans le primaire et le secondaire du transformateur en tenant compte du fait que
les fréquences f1 et f2 sont égales est exprimé comme suit :

(3.8)
Comme les puissances apparentes des circuits primaire et secondaire sont aussi égales
selon la loi de la conservation de l’énergie, on peut écrire la relation suivante :

(3.9)
3.5- Transformateur réduit
Dans le cas général, on a le nombre de spires du primaire N1 différent de N2 et
automatiquement les courants I1 et I2 doivent être différents. Vu que les forces
électromotrices et les courants sont différents, les paramètres des enroulements ne sont
pas les mêmes. Ceci rend l’évaluation quantitative et qualitative des phénomènes plus
compliqué ; ainsi que les diagrammes vectoriels deviennent plus difficiles à tracer. La
méthode la plus simple pour simplifier le problème est de ramener les paramètres du
circuit secondaire au primaire.

FEM réduite : , ceci implique :

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Courant réduit : , Ce qui implique que :

Résistance réduite : selon la loi de la conservation de l’énergie nous avons :

Réactance réduite : analogiquement aux résistances :


Impédances réduites : analogiquement aux résistances :
3.6- Equation des FEM et FMM d’un transformateur monophasé
Si on considère que F0 est la FMM du circuit magnétique, F1 est la FMM du circuit
primaire et F2, la FMM du circuit secondaire, nous pouvons écrire que :
𝐹0 = 𝐹1 + 𝐹2 (3.15)
Conformément à la loi qui stipule que : F=N.I, nous écrivons :
𝑁1. 𝐼0 = 𝑁1𝐼1 + 𝑁1. I′2 (3.16)
F0 est la FMM nécessaire pour créer le flux magnétique principal qui est reparti
uniformément suivant la section du noyau ferromagnétique. On déduit que :
𝐼0 = 𝐼1 + I′2 (3.17)
Les équations des FEM s’écrivent de la façon suivante :
𝑉1 = −𝐸1 + 𝐼1. 𝑍1
{ 𝑉2′ = 𝐸2′ − 𝐼2′ . 𝑍2′ (3.19)
𝐸2′ = 𝐸1 = 𝑉2′ + 𝐼2′. 𝑍2′
3.7- Equation générales de fonctionnement
En partant des équations interprétant les circuits électriques (loi d’Ohm) et le circuit
magnétique (loi de Faraday) suivantes :

(3.20)
Φ1 et Φ2 sont respectivement les flux des enroulements primaire et secondaire.
{𝛷1 = 𝛷 + 𝛷𝛿1 (3.21)
𝛷2 = 𝛷 + 𝛷𝛿2
𝛷𝛿1 et 𝛷𝛿2 représentent respectivement les flux de fuite du circuit primaire et secondaire.

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(3.22)
On peut déduire que :

(3.23)
Les équations générales s’écrivent dans ce cas de la façon suivante :

(3.24)
Où est la réluctance du circuit magnétique. On peut écrire aussi que :

Du moment où L.ω=X, alors la FEM de fuite s’écrit :


(3.26)
Alors on peut aussi écrire le système d’équations à la base duquel on pourra établir le
schéma équivalent et le diagramme vectoriel.

(3.27)
3.8- Transformateur parfait ou idéal
Un transformateur parfait est idéal dans lequel on ne tient pas compte d’une part des
éléments qui ne consomment de l’énergie (résistance primaire et secondaire dans le circuit
électrique, hystérésis et courant de Foucault dans le circuit magnétique et d’autre part, les
éléments qui consomment de l’énergie réactive (inductance de fuite des enroulements et
reluctance). Le transformateur parfait est virtuel sans aucune perte. Il est utilisé pour
modéliser les transformateurs réels.
Dans le cas où toutes les pertes et les fuites de flux sont négligées, le rapport du nombre
de transformateur.
Exemple: Un transformateur dont le primaire comporte 400 spires alimenté par une
tension sinusoïdale de 800 V de tension efficace, le secondaire qui comporte 100 spires
présentera à ses bornes une tension sinusoïdale dont la valeur efficace sera égale à 200 V.
Les équations de fonctionnement s’écrivent dans ce cas comme suit :

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(3.28)
Le transformateur parfait est idéal pour les courants, tensions et puissances :
𝑉1 𝐼2 𝑁1
𝑉2
=𝐼 =𝑁
1 2 (3.29) Il est parfait
pour les puissances actives comme pour les puissances réactives. Toutes les puissances se
conservent :
𝑃1 = 𝑃2 𝑉1𝐼1. cos( 𝜑1) = 𝑉2𝐼2. cos( 𝜑2) (3.30)
𝑄1 = 𝑄2 𝑉1𝐼1. sin ( 𝜑1) = 𝑉2𝐼2. sin ( 𝜑2) (3.31)
3.9- Schéma équivalent d’un transformateur réel
L’étude analytique et graphique du fonctionnement d’un transformateur est simplifiée
lorsqu’on remplace un transformateur réel dans lequel les enroulements sont couplés
électromagnétiquement par un schéma dont les enroulements ne sont couplés
qu’électriquement.
Le schéma équivalent (voir figure 3.7), doit satisfaire en premier lieu les équations des
FEM et FMM du transformateur. Le circuit magnétique est simulé électriquement par une
résistance et réactance à vide (R0 et X0).

Figure 3.7 Schéma équivalent en T d’un transformateur


−𝐸1 = 𝐼0. 𝑍0 = 𝐼0. (𝑅0 + 𝑗𝑋0) (3.32) Z0 est l’impédance
du circuit magnétique et Zch est l’impédance de charge

(3.33)
(3.34)

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(3.35)

d’où (3.36)
Et puisque : 𝑉1 = −𝐸1 + 𝐼1𝑍1 , on aura à la fin :

(3.37)
Ici Zeq représente l’impédance équivalente du schéma équivalent en T
3.10- Les pertes de puissance d'un transformateur
A) - Les pertes par effet Joule : Elles sont dues à la circulation du courant dans les
enroulements et sont appelées également " pertes dans le cuivre ". Elles dépendent de la
résistance du cuivre, du carré de l'intensité du courant qui les traverse et du temps que
cela durera.
B) Les pertes par courants de Foucault : Le circuit magnétique qui est le siège d’une
induction sinusoïdale est parcouru par des courants induits appelés courants de Foucault.
Ils produisent par effet Joule un dégagement de chaleur au sein du même circuit
magnétique. Pour les réduire, on est amené à feuilleter les tôles puis à les coller les unes
aux autres et a les isolées par du vernier ou par du papier spécial.
Les pertes par hystérésis : l’hystérésis est un phénomène qui entraine une
consommation d’énergie qui apparait sous forme de chaleur dans le circuit magnétique
comme les courants de Foucault. L’air du cycle d’hystérésis correspond à l’énergie
perdue. C’est pour cette raison qu’on choisit des matériaux qui ont un cycle d’hystérésis
étroit (exp : les tôles au Silicium).
C) Mesure des pertes : La méthode des pertes séparées consiste à placer le
transformateur dans deux états distincts:
Le premier état est pour lequel les pertes Joules sont élevées (fort courant) et les pertes
magnétiques sont très faibles (faible tension). L’essai en court-circuit du transformateur
avec une alimentation en tension très faible permet de réaliser ces deux conditions. Les
pertes du transformateur sont alors quasiment égales aux pertes Joules.
Le second état est pour lequel les pertes magnétiques sont élevées (forte tension) et ou
les pertes joules sont très faibles (faible courant). L’essai à vide, c’est-à-dire sans charge

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relié au secondaire, ou ce dernier est ouvert correspond à ce cas. Les pertes sont alors
quasiment égales aux pertes magnétiques.
On dit que l'on a deux états qui permettent " une séparation " des pertes d'où l'expression
" méthode des pertes séparées ". Elles ont également l'avantage de permettre la mesure du
rendement avec une consommation de puissance réduite, sans faire l'essai en
fonctionnement réel. Ceci est intéressant lorsqu'on réalise les tests d'un transformateur de
forte puissance et que l'on ne dispose pas dans l'atelier de la puissance nécessaire pour
l'alimenter à son régime nominal. Mis à part pour les plates-formes d'essai chez les
constructeurs, cette méthode n'a donc pas grand intérêt pour uniquement connaître le
rendement car, dans ce contexte, une mesure directe à puissance nominale (normale) est
bien souvent suffisante. En revanche, dans le cadre de l'électrotechnique théorique, elle
est importante car elle permet de déterminer les éléments permettant de modéliser le
transformateur [17]. Le bilan de puissance est montré sur la figure 3.8 ci-dessous.

Figure 3.8 Bilan de puissance d’un transformateur monophasé


3.11- Les différents types de transformateurs
Ces transformateurs se différentient selon leurs diverses applications possibles. En ce
sens on distingue :
3.11.1- Les autotransformateurs
Il s'agit d'un transformateur sans isolement entre le primaire et le secondaire. Cette
structure à la particularité du secondaire faisant partie de l'enroulement primaire. Le
courant alimentant le transformateur parcourt le primaire en totalité et une dérivation à un
point donné détermine la sortie du secondaire. Le rapport entre la tension d'entrée et la
tension de sortie est fixé par le nombre de spires du secondaire entrant en jeux dans la
transformation (figure 3.9).

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A rendement égal, un autotransformateur occupe moins de place qu'un transformateur
classique ; cela est dû au fait qu'il n'y a qu'un seul enroulement et que la partie commune
du bobinage unique est parcourue par la différence des courants primaire et secondaire.
L'autotransformateur est intéressant lorsque les tensions d'entrée et de sortie sont proches,
à titre d’exemple (230V/115V).

Figure 3.9 Schéma symbolique d’un autotransformateur. Pri indique le primaire;


sec le secondaire
3.11.2- Les transformateurs de puissance
Les transformateurs de distribution dont la tension d'au moins une des phases dépasse
1 000 V sont considérés comme des transformateurs de puissance. Leur rôle est essentiel
dans le réseau électrique pour permettre de transporter l'électricité sur de longues
distances. De par leur haut niveau de tension, ils répondent à des contraintes spécifiques
notamment au niveau de l'isolation. Leur fiabilité et leur durée de vie doivent être
particulièrement élevées voir figure 3.10).

Figure 3.10 les transformateurs de puissance

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3.11.3- Transformateur variable - variac - alternostat
Comme le montre la figure 3.11, il s'agit d'une variété d'autotransformateurs, puisqu'il
ne comporte qu'un seul bobinage. La dérivation de sortie du secondaire peut se déplacer
grâce à un contact glissant sur les spires du primaire.
Un « variac », ou autotransformateur variable est constitué d'un noyau d'acier toroïdal,
d'une bobine de cuivre en une seule couche et d'un balai carbone. En faisant varier la
position du balai sur la bobine on fait varier de manière proportionnelle le rapport de
l'autotransformateur. Il présente l'intérêt, par rapport à un rhéostat, de produire beaucoup
moins de pertes Joule et sa tension au secondaire dépend beaucoup moins de la charge.
La présence d'un fusible entre le secondaire et la charge est indispensable pour éviter,
dans le cas où la tension au secondaire et l'impédance de la charge sont faibles, de brûler
les spires. On a en effet, dans ce cas, quasiment un court-circuit réparti sur très peu de
spires

Figure 3.11 Autotransformateur à rapport variable


3.11.4- Transformateur d'isolement
Le transformateur d'isolement est uniquement destiné à créer un isolement électrique
entre plusieurs circuits pour des raisons bien souvent de sécurité ou de résolution de
problèmes techniques. Tous les transformateurs à enroulement primaire isolé du
secondaire devraient être considérés comme des transformateurs d'isolement ; toutefois,
en pratique, ce nom désigne des transformateurs dont la tension de sortie a la même valeur
efficace que celle de l'entrée.
Ces transformateurs ont presque le même nombre de spires au primaire et au
secondaire : celui du secondaire est souvent très légèrement supérieur au nombre de spires

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du primaire afin de compenser la faible chute de tension en fonctionnement ; en théorie,
les sections de fil au primaire et au secondaire sont identiques car l'intensité des courants
est la même, mais en pratique l'enroulement intérieur, proche du noyau, a une section
supérieure. Sa position diminue en effet sa capacité à évacuer la chaleur produite.
Ils sont, par exemple, largement utilisés dans les blocs opératoires : chaque salle du
bloc est équipée de son propre transformateur d'isolement, pour éviter qu'un défaut qui y
apparaîtrait n'engendre des dysfonctionnements dans une autre salle. Un autre intérêt est
de changer de régime de neutre (cas d'utilisation de matériel informatique et/ou
d'équipements électroniques sensibles dans une installation IT).
3.11.5- Transformateur de courant
Ce type de transformateur, appelé aussi transformateur d’intensité, est dédié à
l'adaptation des courants mis en jeu dans des circuits différents. Un tel transformateur
autorise la mesure des courants alternatifs élevés. Il possède une spire au primaire, et
plusieurs spires secondaires, le rapport de transformation permet l'usage d'un
ampèremètre classique pour mesurer l'intensité au secondaire. L'intensité au primaire
pouvant atteindre plusieurs kiloampères (kA).
L’opération de ce type de transformateurs est différente à celle du transformateur de
puissance, car l’enroulement primaire compte peu de spires, par conséquent la chute de
tension est négligeable. Le secondaire comporte un grand nombre de spires connectées à
un ampèremètre de faible impédance. Cela constitue approximativement un circuit court-
circuité.
V2 est très faible, le courant est standardisé de 1 à 5A (voir figure 3.12).

Figure 3.12 Présentation réelle et schématique d’un transformateur de courant

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3.11.6- Transformateur de tension
Ce transformateur est l'un des moyens de mesure des tensions alternatives élevées. Il
s'agit d'un transformateur qui a la particularité d'avoir un rapport de transformation
étalonné avec précision, mais prévu pour ne délivrer qu'une très faible charge au
secondaire, correspondant à un voltmètre. Le rapport de transformation permet de mesurer
des tensions primaires en kilovolts (kV) dans les réseaux HTA et HTB (voir figure 3.13
ci-dessous).

Figure 3.13 Transformateur de tension


3.12- Plaque signalétique
Les tensions indiquées sur la plaque signalétique sont la valeur nominale V1n de la
tension au primaire et la valeur efficace de la tension à vide V2o de la tension au
secondaire. Il est également indiqué la puissance apparente nominale Sn ainsi que la
fréquence nominale f d’utilisation du transformateur, facteur de puissance cosφ2. La
plaque signalétique permet de calculer rapidement les grandeurs n’y figurant pas à l’aide
des relations vues précédemment. La figure 3.13 nous montre un exemple de plaque
signalétique d’un transformateur triphasé de
400Kva

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Figure 3.14 Plaque signalétique d’un transformateur triphasé de 400KVA
3.13- Transformateur triphasé
3.13.1- Utilité
Le transformateur triphasé joue un rôle fondamental pour le transport et la distribution
de l’énergie électrique. Le transport de cette dernière ne peut être économique qu’en haute
tension (ex 400Kv). Les centrales de production de l’énergie électrique que ce soit
hydroélectriques, thermique ou nucléaire, ont une tension de sortie relativement basse (ex
24Kv). L’élévation de la tension est assurée par des transformateurs élévateurs triphasés.
Dans les réseaux électriques triphasés, on pourrait parfaitement envisager d'utiliser 3
transformateurs, un par phase. Dans la pratique, l'utilisation de transformateurs triphasés
regroupant les trois phases dans un seul appareil) est généralisée : cette solution permet
la conception de transformateurs bien moins coûteux, avec en particulier des économies
au niveau du circuit magnétique (voir la figure 3.15). En fait, les transformateurs
monophasés ne sont guère utilisés, sauf pour de très grosses puissances apparentes
(typiquement supérieures à 500 MVA), où le transport d'un gros transformateur triphasé
est problématique et incite à l'utilisation de 3 unités physiquement indépendantes.

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Figure 3.15 Schématisation de trois transformateurs monophasés
à la place d’un seul transformateur triphasé
L’énergie fournie aux consommateurs est le plus souvent triphasée, car elle permet
l’utilisation des moteurs triphasés qui s’avèrent plus performant et mieux adaptés aux
secteurs industriels. Ceci nécessite l’emploi des transformateurs triphasés dans la
distribution électrique. La tension distribuée aux particuliers est le plus souvent
normalisée à 220/380v (soit 380 entre deux phases et 220 entre phase et neutre). Cette
tension pourrait être beaucoup plus élevée pour les industriels.
3.13.2- Modes de connexion des transformateurs triphasés et groupes de couplage
Sur chacune des colonnes sont disposés un enroulement primaire et un enroulement
secondaire. Les trois enroulements primaires peuvent être couplés en triangle ou en étoile.
Les trois enroulements secondaires peuvent être couplés en triangle, en étoile ou en Zig-
Zag. Dans ce dernier cas le bobinage secondaire est constitué de deux bobines comportant
chacune une moitié des spires secondaires.

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Chaque mode de couplage est symbolisé par une lettre : étoile : Y ou y; triangle: D ou
d;
Zigzag: z. Les systèmes triphasés de tension sont : " triangle " (D ou d) et " étoile " (Y ou
y). La première lettre de l'indice de couplage est toujours en majuscule et indique le
système triphasé à tension la plus élevée ; la deuxième lettre est en minuscule et indique
le système à tension la plus basse. Dans le système " étoile ", le " neutre " (point central
de l'étoile) peut être sorti au bornier du transformateur : ceci est indiqué par la présence
de la lettre N (ou n) dans l'indice de couplage. Il existe également le couplage zig-zag (z),
utilisé majoritairement au secondaire ; il possède un neutre. Ce couplage permet, lors de
la perte d'une phase au primaire, d'avoir au secondaire une tension pratiquement identique
sur les trois phases.
Il en résulte six combinaisons possibles de groupe de couplage : Y-y ou Y-d ou Y-z
ou D-y ou D-d ou D-z, pour le cas ou le transformateur est abaisseur ; d-D ou d-Y ou d-
Z ou y-D ou y-Y ou y-Z, pour le cas ou le transformateur est élévateur.
Rappelons que la lettre majuscule correspond à la plus haute tension (le plus souvent
le primaire) et la lettre minuscule à la plus basse tension. Le couplage Zig-zag est utilisé
en cas de surcharge déséquilibrée importante (transformateur de distribution) ; ce
couplage est réalisé en usine et n’est pas modifiable. Il possède la particularité de répartir
la surcharge sur deux phases lors d’un déséquilibre.
Rappelons aussi que repérage de la plaque a bornes est : bornes HT sont repérées par
les lettres capitales A, B et C et les bornes BT par les minuscules a, b et c. Dans le cas
où le neutre est disponible et distribué, on trouve une borne supplémentaire comme c’est
illustré sur la figure 3.16.

Figure 3.16 Plaque a bornes d’un transformateur triphasé

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3.13.3- Indice de couplage
L’indice de couplage est la caractéristique d'un transformateur triphasé pour indiquer
le type de couplage réalisé au primaire et au secondaire, ainsi que le déphasage entre la
tension primaire et la tension secondaire. Enfin, l'indice de couplage est simplifié par un
système dit « indice horaire » qui donne, par décalage de 30°, le déphasage horaire en
12èmes de tour (inspiré de la montre) entre le primaire et le secondaire du transformateur
(ex.: 11= 11x30° = 330° en sens horaire ou 30° dans le sens antihoraire).
Par exemple, un indice de couplage « Dyn11 » définit donc un transformateur dont : le
système triphasé de tension élevé est en « triangle » ; le système triphasé de tension basse
est en « étoile » avec neutre sorti (indiqué par le « n ») et le décalage entre les deux
systèmes est de 330° (= - 30° ou bien 11 x 30°).
Effectuer les connections en étoile ou en triangle, permuter ou non les phases, inverser
ou non le sens des enroulements permet d'introduire un retard des grandeurs secondaires
par rapport aux grandeurs primaires qui peut être n'importe quel multiple de 30°. L’indice
horaire est un système de reconnaissance de la position temporaire et spatiale des
enroulements primaires par rapport à ceux du secondaire (voir figure 3.17).

Figure 3.17 Indice horaire de couplage d’un transformateur


triphasé
Prenons un 1er exemple : Couplage Yy0

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Figure 3.18 Schéma de connexion et diagramme vectoriel du couplage Yy0
Les avantages de ce mode de couplage sont : l’alimentation en quatre fils permettant
d’avoir deux sortes de tension (tension simple et tension composé) et servant à
promouvoir le système de sécurité et le deuxième avantage est l’économie dans les
matériaux d’isolation. Mais il n’est pas recommandé pour les charges asymétriques.

Un 2eme exemple : Triangle-étoile -11h (D-y11)

Figure 3.19 Schéma de connexion et diagramme vectoriel du couplage Dy11


C’est la connexion la plus utilisée et la plus efficace. Ce transformateur peut être utilisé
comme élévateur ou comme abaisseur. Ses avantages se résument en sa capacité de
stabiliser le neutre de l’étoile et son utilisation aussi bien pour les charges symétriques
que pour les charges asymétriques.

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Tab 3.1 Tableau résumant Indice horaire suivant le couplage

Il est bien évident qu’il reste encore deux combinaisons de couplage qui sont :
L’étoile-triangle et le triangle-triangle sans oublier la connexion zigzag qui malgré sa
complexité et son utilisation de trop de matériaux elle a l’avantage de la réduction des
harmoniques supérieurs et de rendre symétrique l’asymétrie du primaire lorsqu’on
alimente une charge asymétrique.

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3.14- Branchement des transformateurs en parallèle
Pour brancher les transformateurs triphasés en parallèle, il faut que :
• Les tensions respectives doivent être égales
• Les groupes de couplage doivent être les mêmes
• Les tensions de court-circuit doivent être égales

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