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Strep

Le document traite des classifications, habitats, caractéristiques bactériologiques et pathogénicité des familles Streptococcaceae et Enterococcaceae, en détaillant les différents groupes de streptocoques et leurs spécificités. Il aborde également le diagnostic bactériologique, le traitement des infections, et les mesures de prophylaxie, notamment les vaccins contre le pneumocoque et les antibioprophylaxies pour le streptocoque B. Enfin, il souligne l'importance des tests de sensibilité aux antibiotiques pour le traitement efficace des infections.

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Le document traite des classifications, habitats, caractéristiques bactériologiques et pathogénicité des familles Streptococcaceae et Enterococcaceae, en détaillant les différents groupes de streptocoques et leurs spécificités. Il aborde également le diagnostic bactériologique, le traitement des infections, et les mesures de prophylaxie, notamment les vaccins contre le pneumocoque et les antibioprophylaxies pour le streptocoque B. Enfin, il souligne l'importance des tests de sensibilité aux antibiotiques pour le traitement efficace des infections.

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STREPTOCOCCACEAE - ENTEROCOCCACEAE

I-CLASSIFICATIONS :
-La famille des Streptococcaceae comprend 15 genres.
Le genre Streptococcus regroupe la plupart des espèces responsables d'infections humaines
-Leur classification se fonde sur plusieurs critères :
 d'après leur pouvoir hémolytique :
 hémolyse incomplète : streptocoques α hémolytiques
 hémolyse complète : streptocoques β hémolytique
 pas d'hémolyse : streptocoques non hémolytiques
 d'après leur équipement antigénique (Lancefield) :
Un antigène de la paroi, le polyoside C permet de définir plusieurs groupes A.B.C.D.E.F.G.
H.K.L.M.N.O.P.R.S.T.U.V.
Certains streptocoques, dépourvus de polyoside C, sont dits "non groupables".
 d'après leurs caractères biochimiques,
Permettent d'individualiser des espèces dans le genre : Streptococcus pyogenes,
Streptococcus pneumoniae, Streptococcus bovis ...
-On classe actuellement les streptocoques en "ensembles" et "sous-ensembles"
 L'ensemble des streptocoques pyogènes :
Streptococcus pyogenes est l'espèce type du genre ; c'est le streptocoque β hémolytique du
groupe A.
Streptococcus agalactiae : possède l'antigène de groupe B, souvent désigné streptocoque B.
On trouve également les streptocoques β hémolytiques des groupes C, G ou [Link] non hémolytiques
 L'ensemble des streptocoques du groupe D :
On trouve trois espèces commensales du tube digestif de l'homme et des animaux. S. bovis est le
plus fréquemment isolé.
 Les streptocoques oraux :
Ils sont, pour la plupart, α ou non hémolytiques et non groupables, parmi eux, S. pneumoniae
 Les streptocoques non classé :
- Le genre Enterococcus faussait partit de la famille des Streptococcaceae, actuellement fait
partit de la famille des Enterococcaceae, il comporte une vingtaine d'espèces, les principales
espèces isolées en pathologie infectieuse humaine Enterococcus faecalis et Enterococcus
faecium.
II-HABITAT :
Certaines sont des parasites de l'espèce humaine (streptocoques des groupes A, C et G),
D’autres des commensaux de la muqueuse buccale (streptocoques du groupe B et streptocoques
non groupables et non hémolytiques) ou de la muqueuse génitale (groupe B) ou de l'intestin
(Le genre Entérococcus).
D'autres encore sont des commensaux des animaux ou des saprophytes.
III-CARACTERES BACTÉRIOLOGIQUES :
1-MORPHOLOGIE:
Ce sont des cocci à Gram +, de taille et de forme irrégulières (ovoïdes ou sphériques) disposés en
diplocoque ou en chaînettes plus ou moins longues.
Les pneumocoques sont des diplocoques en forme de "flamme de bougie" par fois associés en
courtes chaînes.
Immobiles, non sporulés,
Apparaissant parfois capsulés (streptocoques des groupes A, C et le pneumocoque)
2-CARACTERES CULTURAUX:
Anaérobies aéro-tolérants.
La température optimale de croissance se situe entre 35° et 37°C.
Le pH doit être voisin de 7,2, impose d'utiliser des milieux tamponnés
Les streptocoques sont des germes exigeants qui ne poussent pas sur les milieux de culture
ordinaires (sauf les streptocoques B, D et l’entérocoque), Ceux-ci doivent être additionnés de
sérum ou de sang frais.
 En bouillon
Les streptocoques A, C, G : poussent en donnant des flocons et un dépôt au fond du tube dû aux
longues chainettes et évoquant de la mie de pain.
Les streptocoques B, D : trouble homogène avec ou sans dépôt.

 Sur gélose au sang


Les streptocoques du groupe A, C, G : les colonies sont petites de 0,5 mm de diamètre
grisâtres, translucides, et entourées d'une zone d'hémolyse franche et complète (ß hémolyse).

Le streptocoque B : les colonies de 1-2 mm de diamètre ß hémolytiques mais la zone


d'hémolyse est souvent étroite, cultive sur des milieux ordinaires.
Les streptocoques D : cultivent facilement en donnant de petites colonies, le plus souvent non
hémolytiques mais parfois entourées d'une zone d'hémolyse α ou ß.
Cultivent sur des milieux ordinaires
Le pneumocoque: petites colonies 0,5 à 1,5 mm entourées d'une zone d'hémolyse α, platées
ombiliquée, lisses par fois mucoides.
Une atmosphère anaérobie est préférable mais non indispensable.

Les colonies ont tendance à s'autolyser rapidement et cette tendance est accélérée par la
présence d'agents tensioactifs comme les sels biliaires.
Les entérocoques : cultivent sur des milieux ordinaires
Se développent dans des conditions hostiles :(un milieu hypersalé 6,5 % de NaCl, milieu bilié,
température de 10°C et 45°C, PH 9,6).

3-CARACTERES BIOCHIMIQUES:
Oxydase -, catalase -, nitrate réductase - .
Fermentation de divers sucres selon le groupe : les streptocoques hydrolyse amidon, arginine,
hippurites de Na.
Les entérocoques et les streptocoques D : hydrolysent l'esculine.
Le pneumocoque est sensible à l'optochine qui est un antiseptique

4- STRUCTURE ANTIGENIQUE :

a-La capsule :
La partie la plus externe
De nature polysaccharidique
Présente chez certains groupes dont le streptocoque du groupe A, la culture jeune des streptocoques
du groupe C et G, et le pneumocoque (90 sérotypes).
Chez le Streptocoque B un antigène capsulaire définit 7 sérotypes (Ia, Ib, Ic, II, III, IV et V).
La capsule joue un rôle capital dans le pouvoir pathogène du germe en empêchant la phagocytose.
b-Paroi :
Les structures de la paroi comprennent:
1-la couche du peptidoglycane : antigénique, immunogène et pyogène.
2-le polyoside C
Situé entre la couche de peptidoglycane et la couche protéique externe.
Antigène spécifique, permis la classification de LANCEFIELD en groupes antigéniques.
Le polyoside C est ramifie dont la composition chimique diffère selon le groupe.
Certain groupes n’en possèdent pas le polyoside C sont sérologiquement non groupables.
Chez le pneumocoque le polyoside C est l’acide techoique .
3. la couche protéique externe,
La protéine M : est un antigène qui différencie les sérotypes ; elle est le facteur principal de
virulence et les anticorps qu'elle suscite sont immunisants et protecteurs,
Chez le streptocoque du groupe A, la protéine M est le principal antigène de la paroi. Il existe plus
de 80 types différents d'antigène M.
La protéine T : également antigénique, est utilisée, avec la protéine M, comme marqueur dans
les études épidémiologiques.
La protéine R : n’est pas impliquée dans la virulence ou l'immunité.

5 -PRODUITS ELABORES:
a- streptocoque du groupe A :
 Les hémolysines O et S : sont appelées streptolysines :
La streptolysine O :
Lyse la membrane des érythrocytes et d'autres cellules (leucocytes et plaquettes)
Elle est antigénique et suscite la formation d'anticorps dénommés antistreptolysines O (ASLO)
dont l'élévation des titres sériques constitue un bon marqueur d'infection streptococcique.
La streptolysine S : Elle n'est pas antigénique.
 L’ hyaluronidase :
Effet lytique sur la substance de base du tissu conjonctif (acide hyaluronique).
Facteur favorisant la diffusion de l'infection.
 La streptokinase :(fibrinolysine)
Active la transformation du plasminogène en plasmine qui lyse la fibrine et s'oppose ainsi à la
formation de barrières fibrineuses autour des lésions tissulaires.
C’est également un facteur de diffusion comme l'hyaluronidase.
 La streptodornase ou DNase : dégrade les acides nucléiques.
 Les toxines pyrogènes : toxine érythrogènes (TE), toxine de la scarlatine
Elle se comporte comme un superantigène
 Une protéase capable de dégrader C5A, contribuant à l'échappement à la phagocytose.
b- streptocoque du groupe C, G :
La streptokinase ; hyaluronidase

c- streptocoque du groupe B :
Nucléase, neuraminidase, hyaluronidase
d-pneumocoque :
- Pneumolysine :
Lyse des cellules eucaryotes.
Action létale et dermonecrotique.
Intra cellulaire ; libérée après autolyse.
- Hyaluronidase, neuraminidase, leucocidine.

IV-POUVOIR PATHOGÈNE :

Germes Pathologies

Les streptocoques des groupes A, C, G. Angine rouge ou érythémato-pultacée, qui peut


se compliquer en RAA, GNA

scarlatine : manifestation générale due à la


toxine erythrogene

Atteintes cutanées : Érysipèle, Impétigo.

Streptocoque du groupe B. Infections génitales.


Infections néonatales : septicémies, méningite.

Pneumocoque Méningite, pneumonie, otite, sinusite.

Entérocoque Infection urinaire, endocardite.

Streptocoque oraux Endocardite.

V-DIAGNOSTIC BACTERIOLOGIQUE :
1-LE PRELEVEMENT :

 Prélèvement monomicrobien : sang, LCR, urine, pus d’abcès fermé ou liquide de


séreuses (ascite, pleural).
 Prélèvement polymicrobien : prélèvement pharyngé, prélèvement gynécologique,
expectoration, pus d’abcès ouvert.
2- DIAGNOSTIC DIRECT :

PRELEVEMENT

Examen microscopique CULTURE


Cocci gram + (indispensable GSF, incubé en anaérobiose
Pour prélèvement monomicrobien) ou sous CO2 pd 18-24 a 35°C

Gram : cocci à Gram +, diplocoques


chaînettes Oxydase -, catalase -

Hémolyse α Hémolyse β

Reisolement avec optochine l'étude antigénique : technique de Lancefield


agglutination de particules de latex

Optochine : S Optochine : R
Pneumocoque streptocoques α autre que Pneumocoque
Lyse par les sels biliaires
Mev de la capsule
L’agglutination : sérum antipneumococcique
*Les streptocoques A : antigène A
*Les streptocoques qui poussent sur milieu ordinaire :
 streptocoques B : antigène B
 streptocoques D : antigène D
 Les entérocoques : peuvent avoir l’antigène D , poussent sur milieu hostile (NaCl 6,5 %, bile)

3- DIAGNOSTIC INDIRECT :

Il repose sur le dosage dans le sérum (sérodiagnostic) des anticorps contre les enzymes du
Streptocoque.
L'anticorps le plus souvent recherché est l'antistreptolysine O (ASLO) dont le taux normal est
inférieur ou égal à 200 unités/ml.
La sérologie antistreptococcique est utile pour confirmer l'étiologie streptococcique de
manifestations cliniques évoquant un syndrome post-streptococcique

VI-TRAITEMENT :
Streptocoques A, C, G : sont sensibles à la pénicilline qui est l'antibiotique de choix pour le
traitement et la prophylaxie. En cas d'allergie à la pénicilline, on a recours aux macrolides.
Streptocoque B : sont moins sensibles aux pénicillines.
Le traitement des infections néonatales est une association pénicilline-aminoside (gentamicine).
En cas d'atteinte méningée, on remplace la pénicilline par l'ampicilline.
Streptocoque D : un antibiogramme est nécessaire pour détecter les résistances, Les infections
bénignes répondent bien aux bêtalactamines mais les infections sévères nécessitent une
association bêtalactamine-aminoside.
Pneumocoque : les bêtalactamines sont efficaces sur les souches sensibles mais elles ne
peuvent pas être utilisées contre les pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline PSDP.

En cas d'infection grave due à un "PSDP", on préconise d'associer un glycopeptide et un


aminoside.
Les streptocoques non groupables : sont de sensibilité intermédiaire ou résistant à la
pénicilline. Ils posent par conséquent des problèmes thérapeutiques, ainsi le traitement sera en
fonction du résultat de l’antibiogramme
Entérocoques : présent des résistances naturelles multiples aux antibiotiques, dont les
aminosides à bas niveau, les céphalosporines, les fluoroquinolones. Apparition de résistance
acquise aux 3 grandes classes d’antibiotiques utilisées dans le traitement, les pénicillines, les
glycopeptides, et les aminosides.

VII-PROPHYLAXIE :

Pneumocoque : Il existe 2 types du vaccin antipneumococcique

* Vaccin polyosidique (Pneumo 23) Polyosides capsulaires des sérotypes les plus fréquents.
Donne une immunité faible et de courte durée. Il est inefficace chez Enf ≤ 2 ans.
* Vaccin conjugué (Prévenar) Polyosides + protéines. immunogénicité améliorée et durable.
Efficace chez Enf ≤ 2 ans.

Streptocoque B : Antibioprophylaxie par pénicilline ou ampicilline au cours de l'accouchement


en cas de rupture prématurée des membranes ou quand on a la notion d'un portage maternel.

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