© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot
Devoir à la maison n°12
I Le devoir devra être rédigé sur des copies doubles.
I Les copies ne devront comporter ni rature, ni renvoi, ni trace d’effaceur.
I Toute copie ne satisfaisant pas à ces exigences devra être intégralement récrite.
Exercice 1.O
Soit E un R-espace vectoriel de dimension n > 2. On dit qu’un sous-espace vectoriel F de E est stable par un
endomorphisme f de E si f(F) ⊂ F.
1. Soit f ∈ L(E) tel que fn−1 ̸= 0 et fn = 0 où 0 désigne l’endomorphisme nul de E.
a. Montrer qu’il existe x ∈ E tel que fn−1 (x) ̸= 0.
b. Montrer que, pour un tel vecteur x, la famille (fn−1 (x), fn−2 (x), . . . , f(x), x) est une base de E.
Dans toute la suite de l’exercice, f est un endomorphisme de E tel que fn−1 ̸= 0 et fn = 0 et x un vecteur
de E tel que fn−1 (x) ̸= 0.
( )
2. Pour k un entier tel que 1 6 k 6 n, on pose Fk = vect (fn−i (x))16i6k .
a. Déterminer la dimension de Fk .
b. Montrer que Fk = Ker(fk ) = Im(fn−k ).
c. Montrer que Fk est stable par f.
3. Soit F un sous-espace vectoriel stable par f. On suppose que F est de dimension k avec 1 6 k 6 n − 1.
On note f̃ l’endomorphisme de F défini par : ∀y ∈ F, f̃(y) = f(y).
a. Montrer qu’il existe un entier p > 1 tel que f̃p−1 ̸= 0̃ et f̃p = 0̃ où 0̃ désigne l’endomorphisme
nul de F.
b. Soit y ∈ F tel que f̃p−1 (y) ̸= 0. Que peut-on dire de la famille (y, f̃(y), . . . , f̃p−1 (y)) ? En déduire
que f̃k = 0̃.
c. Montrer que F = Ker fk .
d. Déterminer tous les sous-espaces vectoriels stables par f.
4. On veut déterminer tous les endomorphismes g de E qui commutent avec f, c’est-à-dire tels que f ◦ g =
g ◦ f.
a. Soit g un endomorphisme de E. Montrer qu’il existe un unique n-uplet de nombres réels (α0 , α1 , . . . , αn−1 )
tel que :
g(x) = α0 x + α1 f(x) + · · · + αn−1 fn−1 (x)
b. En déduire que si g commute avec f alors,
g = α0 IdE +α1 f + · · · + αn−1 fn−1
où α0 , α1 , . . . , αn−1 sont les réels définis à la question précédente.
c. Montrer que l’ensemble des endomorphismes qui commutent avec f est un sous-espace vectoriel
de L(E) et préciser sa dimension.
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© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot
Exercice 2.
Soient E un C-espace vectoriel, u ∈ L(E) et X2 + aX + b un polynôme à coefficients complexes.
1. On note r1 et r2 les deux racines (éventuellement confondues) de X2 + aX + b. Montrer que
u2 + au + b IdE = (u − r1 IdE ) ◦ (u − r2 IdE ) = (u − r2 IdE ) ◦ (u − r1 IdE )
2. On pose F = Ker(u2 + au + b IdE ), F1 = Ker(u − r1 IdE ) et F2 = Ker(u − r2 IdE ). Montrer que F1 ⊂ F
et F2 ⊂ F.
3. A partir de maintenant, on supose que les deux racines r1 et r2 sont distinctes. Montrer que F = F1 ⊕ F2 .
4. Application : Dans cette question, on suppose que E est le C-espace vectoriel des fonctions de R dans C
de classe C ∞ et que u est l’endomorphisme de E qui à f associe f ′ . On considère l’équation différentielle
(E) y ′′ + ay ′ + by = 0 dont on cherche les solutions à valeurs complexes.
a. Montrer que toute solution de (E) est de classe C ∞ sur R.
b. Montrer que l’ensemble des solutions de (E) est F.
c. Déterminer F1 et F2 .
d. En déduire le résultat du cours déjà connu : les solutions de (E) sont les fonctions de R dans C du
type t 7→ λer1 t + µer2 t avec λ et µ décrivant C.
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