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DM17

Le devoir à la maison n°17 pour les élèves de MPSI traite de concepts avancés en algèbre linéaire, notamment les propriétés des matrices semblables et des endomorphismes dans un espace vectoriel de dimension 3. Les exercices incluent des démonstrations sur les déterminants, les noyaux et les images des applications linéaires, ainsi que des études de matrices spécifiques. Les élèves doivent suivre des instructions strictes concernant la présentation de leur travail écrit.

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© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot

Devoir à la maison n°17

I Le devoir devra être rédigé sur des copies doubles.


I Les copies ne devront comporter ni rature, ni renvoi, ni trace d’effaceur.
I Toute copie ne satisfaisant pas à ces exigences devra être intégralement récrite.

Problème 1 —

Dans tout le problème, E est un R-espace vectoriel de dimension 3.

Partie I –

1. Démontrer que deux matrices semblables de M3 (R) ont même déterminant.

2. Soit u un endomorphisme de E et soit i et j deux entiers naturels.


On considère l’application w de Ker ui+j vers E définie par : w(x) = uj (x).

a. Montrer que Im w ⊂ Ker ui .


b. En déduire que dim(Ker ui+j ) 6 dim(Ker ui ) + dim(Ker uj ).

3. Soit u un endomorphisme de E vérifiant : u3 = 0 et rg u = 2.

a. Montrer que dim(Ker u2 ) = 2. (On pourra utiliser deux fois la question I.2.b).
b. Montrer que l’on peut trouver un vecteur a non nul de E tel que u2 (a) ̸= 0, et en déduire que la
famille (u2 (a), u(a), a) est une base de E.
c. Écrire alors la matrice U de u et la matrice V de u2 − u dans cette base.

4. Soit u un endomorphisme de E vérifiant : u2 = 0 et rg u = 1.

a. Montrer que l’on peut trouver un vecteur b non nul de E tel que u(b) ̸= 0.
b. Justifier l’existence d’un vecteur c de Ker u tel que la famille (u(b), c) soit libre, puis montrer que
la famille (b, u(b), c) est une base de E.
c. Écrire alors la matrice U ′ de u et la matrice V ′ de u2 − u dans cette base.

Partie II –

[Link] 1
© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot

 
1 α β
 
Soit désormais une matrice A de M3 (R) semblable à une matrice du type T =  
 0 1 γ  de M3 (R).
0 0 1
−1
On se propose de montrer
 quela matrice A est semblable à son inverse A .
0 α β
 

On pose alors N =  0 0 γ  −1
, et soit une matrice P de GL3 (R) telle que P AP = T = I3 + N.
0 0 0

1. Expliquer pourquoi la matrice A est bien inversible.

2. Calculer N3 et montrer que P−1 A−1 P = I3 − N + N2 .

3. On suppose dans cette question que N = 0, montrer alors que les matrices A et A−1 sont semblables.

4. On suppose dans cette question que rg N = 2. On pose M = N2 − N.


 
0 1 0
 
a. En utilisant la question I.3, montrer que la matrice N est semblable à la matrice  
 0 0 1  et en
0 0 0
déduire une matrice semblable à la matrice M.
b. Calculer M3 et déterminer rg M.
c. Montrer que les matrices M et N sont semblables.
d. Montrer alors que les matrices A et A−1 sont semblables.

5. On suppose dans cette question que rg(N) = 1. On pose M = N2 − N.


Montrer que les matrices A et A−1 sont semblables.
 
1 0 0
 
6. Exemple : soit la matrice A =  0 0 −1 .

0 1 2
On note (a, b, c) une base de E et u l’endomorphisme de E de matrice A dans cette base.

a. Montrer que Ker(u − idE ) est un sous-espace vectoriel de E de dimension 2 dont on donnera une
base (e1 , e2 ).
b. Justifier que la famille (e1 , e2 , c) est une base de E, et écrire la matrice de u dans cette base.
c. Montrer que les matrices A et A−1 sont semblables.

7. Réciproquement, toute matrice


 de M3 (R) semblable à son inverse est-elle nécessairement semblable à
1 α β
 
une matrice du type T = 
 0 1 γ ?

0 0 1

[Link] 2

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