Maths
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1 Définitions 2
2 Sous-espaces vectoriels 3
2.1 Caractérisation d’un sous-espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Sous-espace vectoriel engendré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
6 Hyperplans 22
1
Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Introduction
Ce chapitre est consacré à l’algèbre linéaire. Nous traiterons les espaces vectoriels.
1 Définitions
Attention
Il faut faire attention à ne pas confondre les notations + et · dans E et K.
Propriété [Link]
Soit E un K-ev. Alors :
— ∀x ∈ E, ∀α ∈ K, α · x = 0E ⇐⇒ α = 0K ou x = 0E .
— ∀x ∈ E, −1K · x = −x.
Remarque [Link]
1. On déduit de la première et deuxième propriété de la définition et de la
deuxième propriété précédente que :
(
(α − β) · x = α · x − β · x
∀α, β ∈ K, ∀x, y ∈ E,
α · (x − y) = α · x − α · y
2. Les éléments de E sont appelés des vecteurs, les éléments de K sont appelés
des scalaires.
Exemple [Link]
1. Si K est un corps commutatif, alors Kn avec n ∈ N∗ est un K-ev avec les lois
de composition suivantes :
— ∀u = (u1 , . . . , un ), v = (v1 , . . . , vn ) ∈ Kn , u + v = (u1 + v1 , . . . , un + vn ).
— ∀λ ∈ K, ∀u = (u1 , . . . , un ) ∈ Kn , λ · u = (λ · u1 , . . . , λ · un ).
2. Si E est un corps et K est un sous-corps commutatif de E, alors E est un K-ev
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
2 Sous-espaces vectoriels
Définition [Link]
Soit E un K-ev, et soit F une partie de E.
On dit que F est un sous-espace vectoriel (sous-ev.) de E lorsque F est lui-même
un K-ev pour les lois de composition induites par celles de E.
Exemple [Link]
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Propriété [Link]
Soit E un K-ev.
T
1. Si (Fi )i∈I est une famille de sous-ev. de E, alors i∈I Fi est un sous-ev. de E.
2. Soient F , G deux sous-ev. de E. Alors F ∪ G est un sous-ev. de E si et
seulement si F ⊂ G ou G ⊂ F .
Propriété [Link]
Il s’agit du plus petit sous-ev. de E contenant A.
Remarque [Link]
Exemple [Link]
4
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Propriété [Link]
Soient E un K-ev. et A, B deux parties de E. Alors :
1. Vect(A) = A ⇐⇒ A est un sous-ev. de E.
2. Vect(Vect(A)) = Vect(A).
3. A ⊂ B ⇒ Vect(A) ⊂ Vect(B).
(
A ⊂ Vect(B)
4. Vect(A) = Vect(B) ⇐⇒ .
B ⊂ Vect(A)
Définition [Link]
Soient E un K-ev. et (ei )i∈I une famille d’éléments de E.
On dit que (ei )i∈I est une famille génératrice de E lorsque Vect(ei , i ∈ I) = E.
card(J)
P lorsque ∀x ∈ E, ∃J sous-ensemble fini de I, ∃(λj )j∈J ∈ K
i.e. tel que x =
λ e
j∈J j j .
Note : on ne peut pas définir cette famille génératrice à partir de la combinaison
linéaire de tous les éléments de la famille, car il peut y en avoir une infinité.
Remarque [Link]
5
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Pp
x= k=1 λk ek
Exemple [Link]
Propriété [Link]
Toute surfamille d’une famille génératrice est une famille génératrice.
i.e. si (ei )i∈I est une famille génératrice de E, et J est un sous-ensemble de I tel
que I ⊂ I ′ , alors (ei )i∈I ′ est une famille génératrice de E.
Exercice [Link]
R1
Montrer que F = {P ∈ R3 [X] tel que 0 P (t) dt = 0} est un sous-ev. de R3 [X],
puis trouver une famille génératrice de F .
Soit E un K-ev.
1. Une famille (ei )1≤i≤n d’éléments de E est dite libre lorsque :
n
X
n
∀(λ1 , . . . , λn ) ∈ K , λi ei = 0E ⇒ ∀i ∈ {1, . . . , n}, λi = 0K
i=1
Remarque [Link]
1. Toute famille qui contient le 0E est liée, car 1K · 0E = 0E .
(ei )1≤i≤n est liée si et seulement si ∃λ1 , . . . , λn ∈ K, pas tous nuls, tels que
2. P
n
i=1 λi ei = 0E . Cela équivaut aussi à dire que ∃i0 ∈ {1, . . . , n} tel que ei0 ∈
Vect(e1 , . . . , ei0 −1 , ei0 +1 , . . . , en ).
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Conséquence [Link]
Exemple [Link]
Exercice [Link]
Soient P0 , . . . , Pr ∈ Kn [X] tels que r ≤ n, et 0 ≤ deg(P0 ) < · · · < deg(Pr ) ≤ n.
La famille (P0 , . . . , Pr ) est dite famille échelonnée dans Kn [X].
Montrer que (P0 , . . . , Pr ) est une famille libre de Kn [X].
Solution :
Nous allons procéder par récurrence Pr inverse sur k ∈ {0, . . . , r}.
Soient λ0 , . . . , λrP∈ K tels que k=0 λk Pk = 0.
Donc λr Pr = − r−1 k=0 λk Pk .
Si λr ̸= 0, alors :
r−1
!
X
deg(λr Pr ) = deg(Pr ) et deg − λk Pk ≤ max deg(Pk ) = deg(Pr−1 ) < deg(Pr )
0≤k≤r−1
k=0
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Exemple [Link]
On pose ∀α ∈ R,
(
R→R
fα : (fonction exponentielle de base eα ).
x 7→ eαx
Propriété [Link]
Toute sous-famille d’une famille libre est une famille libre.
i.e. si (ei )i∈I est une famille libre de E, et I ′ ⊂ I, alors (ei )i∈I ′ est une famille libre
de E.
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Théorème [Link]
Soient e1 , . . . , en+1 des éléments de E, un K-ev.
(e1 , . . . , en , en+1 ) est une famille libre de E si et seulement si :
(e1 , . . . , en ) est une famille libre de E et en+1 ∈ / Vect(e1 , . . . , en )
3.3 Bases
Définition [Link]
Soient E un K-ev. et (ei )i∈I une famille d’éléments de E.
On dit que (ei )i∈I est une base de E lorsque :
1. (ei )i∈I est une famille libre de E.
2. (ei )i∈I est une famille génératrice de E.
Exemple [Link]
Propriété [Link]
Soit E un K-ev.
1. B = (e1 , . . . , en ) est une base de E si et seulement si :
n
X
n
∀x ∈ E, ∃! (λ1 , . . . , λn ) ∈ K tel que x = λk ek
k=1
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Théorème [Link]
Soient n ∈ N∗ , E un K-ev. et e1 , . . . , en des éléments de E.
Si v1 , . . . , vn+1 ∈ Vect(e1 , . . . , en ) alors (v1 , . . . , vn+1 ) est liée.
Conséquence [Link]
Si (e1 , . . . , en ) est libre dans E, un K-ev., et (g1 , . . . , gm ) est une famille génératrice
de E, alors n ≤ m.
Conséquence [Link]
Soient E un K-ev. et L une famille libre, G une famille génératrice et B une base
de E.
Alors card(L) ≤ card(B) ≤ card(G).
Exemple [Link]
• Kn est un K-ev. de dimension finie, car (e1 , . . . , en ) est une famille génératrice
finie de Kn .
• Kn [X] est un K-ev. de dimension finie, car (1, X, . . . , X n ) est une famille
génératrice finie de Kn [X].
• K[X] et C ∞ (R, R) ne sont pas des K-ev. de dimension finie, car ils n’admettent
pas de famille génératrice finie.
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Propriété [Link]
Remarque [Link]
Propriété [Link]
Soient E un K-ev. de dimension finie et G une famille génératrice de E.
Si L0 est une famille libre de E alors il existe forcément B une base de E telle que
L0 ⊂ B ⊂ L0 ∪ G.
Théorème [Link]
Toutes les bases de E ont le même cardinal, donc la dimension de E est bien définie.
Exemple [Link]
Exercice [Link]
Soit H = {x = (x1 , . . . , x4 ) ∈ R4 tel que x1 − 2x2 + x3 − 3x4 = 0}.
Montrer que H est un sous-ev. de R4 de dimension finie et donner la dimension de
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H.
Solution :
(
x = x 1 · e1 + x2 · e2 + x 3 · e3 + x4 · e4
x ∈ H ⇐⇒
x1 − 2x2 + x3 − 3x4 = 0
λ1 V1 + λ2 V2 + λ3 V3 = 0 ⇐⇒ λ1 = λ2 = λ3 = 0.
Propriété [Link]
Soit E un K-ev. de dimension finie avec dimK E = n ∈ N∗ .
(
L est une famille libre de E
1. ⇐⇒ L est une base de E
card(L) = n
(
G est une famille génératrice de E
2. ⇐⇒ G est une base de E
card(G) = n
Exercice [Link]
Soit (Tn )n la famille de polynômes définie par :
(Polynômes de Tchebychev)
Montrer que (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
Solution :
• Famille libre : (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une famille échelonnée de Rn [X], alors
d’après l’exercice 2, (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une famille libre de Rn [X].
▷ Attention, il s’agit d’un cas particulier de famille échelonnée.
• Cardinal : (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une famille de cardinal n + 1. La dimension de
Rn [X] est aussi n + 1.
• Conclusion : (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une famille libre de Rn [X] de cardinal n + 1,
et dimR Rn [X] = n + 1, alors (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
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Propriété [Link]
Propriété [Link]
Soit E un K-ev. et F , G deux sous-ev. de E tels que G est de dimension finie.
Si F ⊂ G, alors F est de dimension finie et dimK F ≤ dimK G. . .
avec égalité si et seulement si F = G.
Méthode
Pour montrer l’égalité de deux K-ev. de dimension finie, il suffit de montrer que
l’un est inclus dans l’autre, et que les deux espaces ont la même dimension.
Exercice [Link]
On pose F = {P (X + 1) − P (X) tel que P ∈ Rn [X]}.
Montrer que F = Rn−1 [X].
SolutionP:
Soit P = nk=0 ak X k ∈ Rn [X], alors P (X + 1) − P (X) = nk=0 ak (X + 1)k − X k .
P
n
X
ak (X + 1)k − X k
P (X + 1) − P (X) =
k=0
Xn−1
= an((X + 1)n − X n ) + ak (X + 1)k − X k ∈ Rn−1 [X]
| {z }
= n−1
P n
k=0 ( k )X k |k=0 {z }
∈Rn−1 [X]
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On en déduit que (X + 1)k − X k 1≤k≤n est une base de F , donc dimR F = n.
Or dimR Rn−1 [X] = n, alors F et Rn−1 [X] sont deux R-ev. de dimension finie de
même dimension, avec F ⊂ Rn−1 [X], alors F = Rn−1 [X].
Propriété [Link]
Soit E un K-ev.
E est de dimension infinie si et seulement si E admet une famille libre infinie.
Exercice [Link]
On pose E = C([0, 1], K). Montrer que E est de dimension infinie.
Solution :
On va s’aider de la fonction exponentielle de base eα pour construire une famille
libre infinie de E.
On pose ∀α ∈ R, fα : [0, 1] → R, fα (x) = eαx .
On sait déjà que (fα )α∈R est une famille libre, et infinie, donc E est de dimension
infinie.
Sinon, on peut aussi utiliser une fonction polynomiale pour construire une famille
libre infinie de E, en posant :
∀n ∈ N, en : [0, 1] → R, en (x) = xn
Définition [Link]
Soient E, F deux K-ev.
On pose E × F = {(x, y) tel que x ∈ E, y ∈ F }.
E × F est un K-ev. pour les lois suivantes :
Remarque [Link]
Propriété [Link]
Si E et F sont deux K-ev. de dimension finie, alors E × F est aussi de dimension
finie, et dimK (E × F ) = dimK E + dimK F .
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Remarque [Link]
Qr E1 × · · · × En est aussi Q
En général, si E1 , . . . , En sont des K-ev., alors un K-ev.
pour les lois suivantes : ∀x = (x1 , . . . , xr ) ∈ k=1 Ek , ∀y = (y1 , . . . , yr ) ∈ rk=1 Ek ,
∀λ ∈ K, x + y = (x1 + y1 , . . . , xr + yr ) et λx = (λx1 , . . . , λxr ). Qr
Pr de plus, les (Ek )1≤k≤r sont de dimension finie, alors dimK ( k=1 Ek ) =
Si,
k=1 dimK Ek .
Exemple [Link]
Qn
K est un K-ev. de dimension 1, alors Kn = k=1 K est un K-ev. de dimension
P n
i=1 1 = n.
Définition [Link]
Soit E un K-ev. et (V1 , . . . , Vp ) une famille de vecteurs de E.
On appelle rang de la famille (V1 , . . . , Vp ), noté rg(V1 , . . . , Vp ), le nombre r =
dimK Vect(V1 , . . . , Vp ).
Exemple [Link]
Propriété [Link]
Soient V1 , . . . , Vp ∈ E.
rg(V1 , . . . , Vp ) ≤ p
avec égalité si et seulement si (V1 , . . . , Vp ) est une famille libre de E,
i.e. rg(V1 , . . . , Vp ) = p ⇐⇒ (V1 , . . . , Vp ) est une famille libre de E.
Propriété [Link]
Soient V1 , . . . , Vp ∈ E.
1. rg(0E , V1 , . . . , Vp ) = rg(V1 , . . . , Vp )
2. ∀σ ∈ Sp , rg(Vσ(1) , . . . , Vσ(p) ) = rg(V1 , . . . , Vp ) où Sp est l’ensemble des per-
mutations de {1, . . . , p}.
3. ∀λ ∈ K∗ , rg(λV1 , V2 , . . . , Vp ) = rg(V1 , V2 , . . . , Vp )
4. ∀λ2 , . . . , λp ∈ K, rg(V1 + pk=2 λk Vk , V2 , . . . , Vp ) = rg(V1 , V2 , . . . , Vp )
P
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Soit E un K-ev. de dimension finie, et (e1 , . . . , en ) une base de E (donc dimK E = n).
Soient p ≤ n et v1 , . . . , vPp ∈ E une famille de vecteurs.
On a ∀1 ≤ i ≤ p, vi = nj=1 λi,j ej (tous ces vecteurs peuvent s’écrire comme une
combinaison linéaire de la base de E).
Si ∃φ : J1, pK → J1, nK strictement croissante telle que ∀i ∈ J1, pK, vi = nj=φ(i) λi,j ej
P
avec ∀i, λi,φ(i) ̸= 0, alors on dit que (v1 , . . . , vp ) est une famille échelonnée de E.
Plus concrètement, si le vecteur v1 = λ1 e1 + λ2 e2 + · · · + λn en , on aura aussi v1 =
λ1,φ(1) eφ(1) + · · · + λ1,n en .
Et pour le vecteur v2 = λ′1 e1 + λ′2 e2 + · · · + λ′n en , on aura aussi v2 = λ2,φ(2) eφ(2) +
· · · + λ2,n en , et on ne retrouvera pas de composante de eφ(1) dans v2 , et ainsi de
suite pour les autres vecteurs de la famille, parce que l’application φ est strictement
croissante.
Il s’agit d’une généralisation des familles de vecteurs échelonnés dans Kn à n’importe
quel K-ev, qu’on avait déjà utilisée dans l’exercice 2.
Exemple [Link]
Dans E = R4 , la famille de vecteurs ((1, 2, −1, −3), (0, −1, 3, 0), (0, 0, 0, 2)) est une
famille échelonnée de E.
• En effet, on a :
▷ v1 = (1, 2, −1, −3) = 1 · e1 + 2 · e2 − 1 · e3 − 3 · e4 , alors φ(1) = 1 et
λ1,φ(1) = λ1,1 = 1 ̸= 0.
▷ v2 = (0, −1, 3, 0) = 0 · e1 − 1 · e2 + 3 · e3 + 0 · e4 , alors φ(2) = 2 et
λ2,φ(2) = λ2,2 = −1 ̸= 0.
▷ v3 = (0, 0, 0, 2) = 0 · e1 + 0 · e2 + 0 · e3 + 2 · e4 , alors φ(3) = 3 et
λ3,φ(3) = λ3,3 = 2 ̸= 0.
• On peut construire l’application φ : J1, 3K → J1, 4K strictement croissante
telle que φ(1) = 1, φ(2) = 2, φ(3) = 4 et λ1,φ(1) = 1 ̸= 0, λ2,φ(2) = −1 ̸= 0,
λ3,φ(3) = 2 ̸= 0.
Propriété [Link]
Toute famille échelonnée de E est une famille libre de E.
Si ∀1 ≤ i ≤ p, vi = φ(i)
P
j=1 λi,j ej avec φ : J1, pK → J1, nK strictement croissante et
∀i, λi,φ(i) ̸= 0, alors (v1 , . . . , vp ) est aussi une famille échelonnée de E.
Les (λi,φ(i) )1≤i≤p sont appelés les pivots de la famille échelonnée (v1 , . . . , vp ).
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Exemple [Link]
Méthode
Pour trouver le rang d’une famille de vecteurs (v1 , . . . , vp ), on peut faire des com-
binaisons linéaires de ces vecteurs pour construire une famille échelonnée de E,
et le rang de la famille (v1 , . . . , vp ) sera égal au nombre de vecteurs de la famille
échelonnée que nous avons construite.
Exemple [Link]
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Propriété [Link]
• F + G est un sev. de E.
• F + G = Vect(F ∪ G).
Attention
On ne peut pas sommer deux sous-espaces vectoriels d’espaces vectoriels différents.
Attention
Il ne faut pas confondre “supplémentaire” et “complémentaire”. En effet, si F est
un sev. de E, alors ∁E (F ) (le complémentaire de F dans E) n’est pas un sev. car
0E ∈/ ∁E (F ), alors ∁E (F ) ne peut pas être un sev. supplémentaire de F dans E.
Remarque [Link]
Propriété [Link]
Soient E un K-ev. et F , G deux sous-ev. de E.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
• E = F ⊕ G.
• E = F + G et F ∩ G = {0E }.
• ∀x ∈ E, ∃! (y, z) ∈ F × G, x = y + z.
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Remarque [Link]
(
F ×G→E
E = F ⊕ G ⇐⇒ ψ : est bijective.
(y, z) 7→ y + z
Méthode
Pour montrer que E = F + G, on peut :
• Fixer x ∈ E.
• Puis chercher un élément y ∈ F tel que x − y ∈ G.
Exemple [Link]
Pn
• Dans E = Kn , on pose : H = {x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn tel que i=1 xi = 0} et
D = K · (1, 1, . . . , 1). On a Kn = H ⊕ D.
| {z }
=e
▷ On va suivre la méthode mentionnée précédemment pour montrer que
Kn = H + D.
— Soit x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn .
— On cherche un élément y ∈ D tel que x − y ∈ H (c’est plus simple
de trouver un élément de D que de trouver un élément de H).
— On a y ∈ D ⇒ ∃λ ∈ K tel que y = λe.
— Alors x − y = (x1 − λ, . . . , xn − λ).
— Et on a
n n n
X X 1X
x−y ∈ H ⇐⇒ (xi −λ) = 0 ⇐⇒ xi −nλ = 0 ⇐⇒ λ = xi
i=1 i=1
n i=1
Exercice [Link]
• Exercice 1 : Montrer que E = H ⊕ F , avec :
▷ E = C([a, b], R) avec a < b.
n Rb o
▷ H = f ∈ E telle que a f (x) dx = 0 .
▷ F = {f ∈ E telle que f est constante}.
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Propriété [Link]
Soient E un K-ev. et F1 , . . . , Fn des sev. de E.
Pn
1. k=1 Fk est un sev. de E.
Pn Ln Pn Qn
2. k=1
PnF k = k=1 F k ⇐⇒ ∀x ∈ k=1 F k , ∃! (x1 , . . . , x n ) ∈ k=1 Fk tel que
x = k=1 xk .
Définition [Link]
Soient E un K-ev. et F1 , . . . , Fn des sev. de E.
de F1 , . . . , Fn si E =P nk=1 Fk , donc si et
L
On dit que E est la somme directeQ
seulement si ∀x ∈ E, ∃! (x1 , . . . , xn ) ∈ nk=1 Fk tels que x = nk=1 xk .
(Il s’agit du cas particulier où la somme de F1 , . . . , Fn est égale à E et que cette
somme est directe.)
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Propriété [Link]
Soient E un K-ev. et F1 , . . . , Fn des sev. de E.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
Pn Ln
1. k=1 Fk = k=1 Fk .
2. ∀i ∈ J1, nK, Fi ∩ nk=1 Fk = {0E }.
P
k̸=i
Pi−1
3. ∀i ∈ J2, nK, Fi ∩ k=1 Fk = {0E }.
Remarque [Link]
Théorème [Link]
Soient E un K-ev. et F1 , . . . , Fn des sev. de E de dimension finie.
On pose ∀1S≤ i ≤ n, Bi est une base Lde Fi .
Alors B = i=1 Bi est une base de k=1 Fk , et dimK ( nk=1 Fk ) = ni=1 dimK (Fi ).
n n L P
Remarque [Link]
La base B est appelée la base adaptée à la somme directe.
noté
Et on écrit B = (B1 , . . . , Bn ) pour
S montrer que B est constituée de la réunion des
bases B1 , . . . , Bn , au lieu de B = ni=1 Bi .
Attention
La notation B = (B1 , . . . , Bn ) ne signifie pas que B est un n-uplet de bases, mais
plutôt que B est constituée de la réunion des bases B1 , . . . , Bn . C’est la notation de
la base adaptée à la somme directe.
Conséquence [Link]
Si E est K-ev. et F1 , . . . , Fn sont des sev. de dimensions
Pnfinies de E tels que E =
L n
k=1 Fk , alors E est de dimension finie et dimK (E) = i=1 dimK (Fi ).
∀F sev. de E, ∃G sev. de E, E = F ⊕ G
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Remarque [Link]
Soient F , G deux sous-espaces vectoriels de dimensions finies d’un K-ev. E.
Si H est un supplémentaire de F ∩ G dans F , alors H est un supplémentaire de G
dans F + G, i.e. : F + G = H ⊕ G.
Conséquence [Link]
6 Hyperplans
Exemple [Link]
Pn
1. H = {x ∈ Kn tel que n
i=1 xi = 0} est un hyperplan de K , sachant qu’on a
déjà montré Kn = H ⊕ K · e1 .
2. Kn−1 [X] est un hyperplan de Kn [X], sachant que Kn [X] = Kn−1 [X] ⊕ K · X n
(on peut le démontrer en utilisant la conséquence 5).
n Rb o
3. Soit E = C([a, b], C). On pose H = f ∈ E telle que a f (x) dx = 0 et D =
(
[a, b] → C
{f ∈ E telle que f est constante}. On a D = C · 1 avec 1 : , et
x 7→ 1
on a E = H ⊕ C · 1. En effet, on a déjà montré que E = H ⊕ D (exercice 7).
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Riham Boughrara Chapitre XIV-A : Algèbre Linéaire
Propriété [Link]
Soient E un K-ev. et H un sev. de E tel que H ̸= E. Alors :
H est un hyperplan de E ⇐⇒ ∀b ∈ E \ H, E = H ⊕ K · b.
Propriété [Link]
Attention
Il faut toujours s’assurer que l’hyperplan “candidat” est bel et bien un sev. de E,
avant de chercher à étudier sa dimension.
Par exemple, Rn−1 n’est pas un hyperplan de Rn , même si dimR (Rn−1 ) = n − 1,
parce que Rn−1 n’est pas un sev. de Rn .
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