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Seconde S

Le document aborde la défense de l'histoire africaine face à sa falsification, en soulignant l'importance des sources historiques et en affirmant que l'Afrique est le berceau de l'humanité. Il met en lumière les travaux d'historiens africains tels que Cheikh Anta Diop, qui ont rétabli la vérité sur les civilisations africaines anciennes, et l'importance des sources orales, écrites et archéologiques pour comprendre le passé. Enfin, il conclut que la connaissance de l'histoire africaine est essentielle pour l'identité et l'avenir des peuples africains.

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Le document aborde la défense de l'histoire africaine face à sa falsification, en soulignant l'importance des sources historiques et en affirmant que l'Afrique est le berceau de l'humanité. Il met en lumière les travaux d'historiens africains tels que Cheikh Anta Diop, qui ont rétabli la vérité sur les civilisations africaines anciennes, et l'importance des sources orales, écrites et archéologiques pour comprendre le passé. Enfin, il conclut que la connaissance de l'histoire africaine est essentielle pour l'identité et l'avenir des peuples africains.

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thÈme : La défense de l’histoire africaine face à la falsification,

l’importance des sources de l’histoire africaine et l’Afrique berceau de


l’humanité

Introduction

L’histoire représente la mémoire des peuples et des civilisa�ons. Elle permet de connaître les
événements du passé, de comprendre la situa�on actuelle et de mieux préparer l’avenir. Cependant,
pendant une longue période, notamment durant la colonisa�on, l’histoire africaine a été mal
interprétée, déformée ou volontairement falsifiée par certains historiens occidentaux. Ces derniers
affirmaient que l’Afrique n’avait pas de véritable histoire, qu’elle ne possédait pas de civilisa�ons
développées et qu’elle n’avait pas connu l’écriture avant l’arrivée des Européens. Ces affirma�ons
n’étaient pas neutres : elles servaient surtout à jus�fier la colonisa�on et la domina�on des peuples
africains en les présentant comme des peuples sans passé et sans civilisa�on.

Heureusement, au XXe siècle, plusieurs historiens africains comme Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo
et Théophile Obenga ont entrepris un travail très important pour rétablir la vérité historique. Grâce à
leurs recherches scien�fiques, ils ont montré que l’Afrique possède une histoire très ancienne, riche
et complexe, et qu’elle a joué un rôle fondamental dans l’histoire de l’humanité.

Nous pouvons donc nous poser la ques�on suivante :


Pourquoi doit-on défendre l’histoire africaine et en quoi les sources historiques et les découvertes
scien�fiques prouvent-elles que l’Afrique est le berceau de l’humanité ?

Pour répondre à cete ques�on, nous allons d’abord étudier la falsifica�on de l’histoire africaine et les
efforts pour la défendre, ensuite nous verrons l’importance des sources de l’histoire africaine, et
enfin nous montrerons que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

I. La défense de l’histoire africaine face à la falsification

1. La falsification de l’histoire africaine

La falsifica�on de l’histoire africaine signifie que certaines personnes ont volontairement modifié,
caché ou mal interprété l’histoire réelle de l’Afrique. Pendant la période coloniale, plusieurs historiens
européens ont présenté l’Afrique comme un con�nent sans civilisa�on, sans organisa�on poli�que et
sans culture développée. Ils affirmaient que l’histoire de l’Afrique commençait seulement avec
l’arrivée des Européens, ce qui est totalement faux.

En réalité, cete falsifica�on avait plusieurs objec�fs. D’abord, elle permetait de jus�fier la
colonisa�on. En faisant croire que les Africains n’avaient pas de civilisa�on, les colonisateurs
pouvaient prétendre qu’ils venaient apporter la civilisa�on et le progrès. Ensuite, cete falsifica�on
servait aussi à jus�fier l’esclavage en présentant les Africains comme des peuples inférieurs. Enfin,
elle avait pour but de détruire l’iden�té africaine et de faire perdre aux Africains la fierté de leur
histoire et de leur culture.

Pourtant, bien avant la colonisa�on, l’Afrique possédait déjà de grandes civilisa�ons comme l’Égypte
an�que, l’Empire du Ghana, l’Empire du Mali, l’Empire Songhaï, le Royaume du Kongo, la Nubie,
l’Éthiopie ancienne et Carthage. Ces civilisa�ons avaient des rois, des armées, des administra�ons,

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des échanges commerciaux, des universités et des savants. Par exemple, la ville de Tombouctou était
un grand centre intellectuel où l’on enseignait les mathéma�ques, la médecine, l’astronomie, le droit
et la théologie.

Cela prouve que l’Afrique avait une histoire riche et organisée bien avant l’arrivée des Européens. Dire
que l’Afrique n’avait pas d’histoire est donc une erreur historique.

2. La défense de l’histoire africaine par les historiens africains

Face à cete falsifica�on, plusieurs historiens africains ont décidé de défendre l’histoire du con�nent
et de rétablir la vérité en u�lisant des méthodes scien�fiques. Ils ont étudié les langues, les ves�ges
archéologiques, les tradi�ons orales et les documents anciens pour montrer que l’Afrique avait des
civilisa�ons anciennes et développées.

L’un des historiens les plus importants est Cheikh Anta Diop. Il a consacré sa vie à démontrer que
l’Afrique a joué un rôle essen�el dans l’histoire du monde. Il a notamment montré que l’Égypte
an�que était une civilisa�on africaine noire. Pour prouver cela, il a u�lisé plusieurs disciplines
scien�fiques comme l’histoire, l’archéologie, la linguis�que, l’anthropologie, la chimie et la physique.
Il a par exemple étudié les langues africaines et les a comparées à la langue égyp�enne ancienne, et il
a également analysé la mélanine des momies égyp�ennes.

Un autre historien important est Joseph Ki-Zerbo, qui a par�cipé à la rédac�on de l’Histoire générale
de l’Afrique publiée par l’UNESCO. Il affirmait que l’Afrique doit écrire sa propre histoire et ne pas
laisser les autres la raconter à sa place. Il disait souvent :
« Un peuple sans histoire est comme un arbre sans racines », ce qui signifie qu’un peuple qui ne
connaît pas son passé ne peut pas construire son avenir.

Enfin, Théophile Obenga a également travaillé sur les langues africaines et les civilisa�ons anciennes.
Il a montré qu’il existait des liens entre l’Égypte an�que et les autres civilisa�ons africaines, ce qui
prouve l’unité culturelle du con�nent africain dans l’An�quité.

Grâce aux travaux de ces historiens, l’histoire africaine est aujourd’hui mieux connue et mieux
respectée dans le monde.

II. L’importance des sources de l’histoire africaine

L’histoire ne se base pas sur l’imagina�on, mais sur des sources. Une source historique est tout ce qui
permet de connaître et de comprendre le passé. Les sources de l’histoire africaine sont très
importantes parce qu’elles permetent de prouver que l’Afrique possède une histoire ancienne et
riche.

1. Les sources orales

En Afrique, l’histoire était souvent transmise oralement de généra�on en généra�on. Les personnes
chargées de conserver cete mémoire étaient appelées les griots. Les griots étaient à la fois
historiens, musiciens, poètes et conseillers des rois. Ils mémorisaient les généalogies, les batailles, les
règnes des rois, les migra�ons des peuples et les événements importants.

Par exemple, l’histoire de Soundiata Keïta, fondateur de l’Empire du Mali, a été transmise par les
griots avant d’être écrite. Les tradi�ons orales racontent aussi l’origine des peuples, les coutumes, les
religions et les organisa�ons sociales africaines.

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Pendant longtemps, certains historiens européens pensaient que les sources orales n’étaient pas
fiables. Mais aujourd’hui, les historiens reconnaissent que les tradi�ons orales sont très importantes,
surtout dans les sociétés où l’écriture n’était pas très développée. Les historiens comparent souvent
les récits oraux avec l’archéologie et les documents écrits pour vérifier leur exac�tude.

Les sources orales cons�tuent donc une richesse très importante pour l’histoire africaine.

2. Les sources écrites

Contrairement à ce que certains pensaient, l’Afrique possédait aussi des sources écrites. On peut citer
par exemple les hiéroglyphes égyp�ens, les manuscrits de Tombouctou, les chroniques arabes, les
documents administra�fs des royaumes africains et les récits de voyageurs.

Les manuscrits de Tombouctou sont par�culièrement importants car ils traitent de nombreux
domaines comme les mathéma�ques, l’astronomie, la médecine, le droit, la religion, le commerce et
l’histoire. Cela montre que l’Afrique possédait des savants, des universités et un niveau intellectuel
très élevé.

Des voyageurs arabes comme Ibn Batuta ont également écrit sur les royaumes africains, notamment
l’Empire du Mali. Ils ont décrit la richesse du Mali, son organisa�on poli�que et la vie sociale de la
popula�on.

3. Les sources archéologiques

L’archéologie est la science qui étudie les objets anciens pour comprendre le passé. Les archéologues
étudient les ou�ls anciens, les poteries, les armes, les maisons, les tombeaux, les peintures rupestres,
les bijoux, les ossements et les anciennes villes.

Grâce à l’archéologie, on a découvert plusieurs civilisa�ons africaines anciennes comme la civilisa�on


Nok au Nigeria, les ruines du Grand Zimbabwe, les anciennes villes de Nubie, les anciennes cités de
Carthage et les ves�ges de l’Égypte an�que.

Toutes ces découvertes prouvent que l’Afrique possédait des civilisa�ons très anciennes et très
organisées.

III. L’Afrique, berceau de l’humanité

Dire que l’Afrique est le berceau de l’humanité signifie que les premiers hommes sont apparus en
Afrique avant de se répandre dans le reste du monde.

1. Les découvertes des fossiles humains en Afrique

Les scien�fiques ont découvert les plus anciens fossiles humains en Afrique, notamment en Éthiopie,
au Kenya, en Tanzanie, au Tchad, en Afrique du Sud et au Maroc. Par exemple, Lucy a été découverte
en Éthiopie et Toumaï au Tchad. D’autres espèces humaines comme Homo habilis et Homo erectus
ont également été découvertes en Afrique de l’Est.

Ces fossiles datent de plusieurs millions d’années, ce qui prouve que les premiers hommes vivaient en
Afrique. Ces découvertes montrent donc que l’histoire de l’humanité commence en Afrique.

2. La migration des hommes hors d’Afrique

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Les scien�fiques ont développé la théorie appelée « Out of Africa ». Selon cete théorie, les premiers
hommes sont apparus en Afrique, puis ils ont migré vers l’Asie, l’Europe et le reste du monde. Cela
signifie que tous les peuples du monde ont des ancêtres africains.

Ainsi, l’Afrique n’est pas seulement importante pour les Africains, mais elle est importante pour toute
l’humanité.

3. Les premières grandes civilisations africaines

Après la préhistoire, certaines des premières grandes civilisa�ons du monde sont apparues en
Afrique, notamment l’Égypte an�que, la Nubie, Axoum, Carthage, Ghana, Mali et Songhaï. Ces
civilisa�ons possédaient l’écriture, les mathéma�ques, la médecine, l’astronomie, l’architecture, des
États organisés, des lois, des armées et des échanges commerciaux.

Par exemple, les Égyp�ens construisaient les pyramides, pra�quaient la médecine et maîtrisaient les
mathéma�ques. L’Empire du Mali était très riche grâce au commerce de l’or et du sel, et la ville de
Tombouctou était un grand centre intellectuel.

Tout cela montre que l’Afrique a joué un rôle très important dans l’histoire du monde.

Conclusion

En conclusion, l’histoire africaine a été falsifiée pendant la période coloniale afin de jus�fier la
domina�on de l’Afrique. Mais grâce aux travaux d’historiens africains comme Cheikh Anta Diop,
Joseph Ki-Zerbo et Théophile Obenga, la vérité historique a été progressivement rétablie.

Nous avons également vu que les sources de l’histoire africaine sont les sources orales, les sources
écrites et les sources archéologiques, et qu’elles permetent de mieux connaître le passé africain.

Enfin, nous avons montré que l’Afrique est le berceau de l’humanité, car les premiers hommes sont
apparus en Afrique avant de se répandre dans le reste du monde.

Ainsi, connaître et défendre l’histoire africaine est très important, car un peuple qui connaît son
histoire connaît son iden�té, sa culture et peut mieux construire son avenir.

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