É L E C T R I C I T É - É L E C T R O N I Q U E
Le multiplexage
Édité avec le concours de l’Éducation Nationale
1 Historique .......................................................................................................................................................................... page 5
2 Intérêt du multiplexage .................................................................................................................................... page 7
3 Évolution : électronique/câblage ....................................................................................................... page 10
4 Conversion : analogique/numérique .............................................................................................. page 12
5 Architecture ................................................................................................................................................................. page 15
6 Dialogue .......................................................................................................................................................................... page 17
7 Recommandations ............................................................................................................................................... page 23
8 Conclusion .................................................................................................................................................................... page 24
1 Historique Le multiplexage
A. INTRODUCTION
Depuis le début des années quatre-vingt, de nombreux
systèmes électroniques ont fait leur apparition dans le
domaine de l'automobile, selon trois grandes étapes
successives :
✔ l'époque où chaque système était totalement
indépendant des autres ;
✔ la seconde période, pendant laquelle quelques
systèmes commençaient à communiquer entre
eux ;
✔ enfin, la dernière époque où tout le monde doit
communiquer avec tout le monde, et ce en
temps réel.
Début 1981, quelques grandes sociétés automobiles
s'intéressèrent à des systèmes de communication
fonctionnant en temps réel entre différents microcon-
trôleurs, concernant notamment le contrôle moteur, la
transmission automatique et l'anti-patinage.
En 1983, le leader allemand d'équipements automobile
Robert Bosch Gmbh pris la décision de développer un
protocole de communication orienté vers des systèmes
distribués fonctionnant en temps réel et satisfaisant à
toutes ses propres exigences.
En 1985, le géant américain Intel, puis Philips et Siemens
se lancent dans la fabrication de circuits intégrés.
Depuis, d'autres fabricants leur ont emboîté le pas
(Motorola, National Semiconductors, Texas Instruments,
MHS, etc.)
Au printemps 1986, la première communication con-
cernant le bus CAN fût réalisée.
Enfin, au milieu de l'année 1987, la réalité prit la forme
des premiers siliciums fonctionnels ; puis, en 1991, une
première voiture (allemande) haut de gamme équipée
de cinq Electronic Central Units (ECU) et d'un bus CAN
fonctionnant à 500 kb/s sortit des chaînes de produc-
tion.
Ce fut alors l'arrivée de nombreux bus de même type,
soit aux USA, soit au japon, soit en France (bus VAN -
supporté par un GIE composé principalement de PSA
et Renault).
À partir de 1994, le constructeur Citroën commercialise
des véhicules multiplexés (XM) comportant 24 nœuds
et mettant en œuvre le protocole VAN.
5
Historique (suite)
B. QUELQUES DATES SUR LES VÉHICULES
MULTIPLEXÉS
1980 Naissance du CAN (Robert Bosch Gmbh).
1985 Naissance du VAN.
1986 Sortie de la BMW 850 CSI (le réseau
multiplexé permet aux deux calculateurs
des deux moteurs 6 cylindres en ligne reliés
mécaniquement de communiquer).
1989 Mercedes ( apparition du multiplexage sur
la SL 500).
1991 CAN Low Speed devient norme ISO 1519-2
standard.
1992 Mercedes utilise le multiplexage CAN sur
une classe S.
1993 CAN High Speed devient norme ISO 11898
(CAN 2.0).
1994 Fabrication en série limitée véhicules
(Citroën XM), l'Audi A4 sort avec la gestion
moteur multiplexée.
1995 C'est le tour du Ford Galaxy d'avoir un
réseau.
1997 Sur la Volkswagen Passat, le confort du
véhicule est multiplexé.
1998 Fabrication en série sur la Peugeot 206.
1999 Fabrication en série sur la Peugeot 406 et la
Citroën Xsara Picasso.
2001 Sortie de la Renault Laguna II avec un
réseau multiplexé véhicule qui relie douze
calculateurs, deux réseaux privatifs (un pour
le contrôle de trajectoire, un autre pour la
fonction lève-vitre impulsionnel avec siège
mémorisé), un réseau multimédia.
2002 Aujourd'hui, quelques véhicules comme
l'Audi A8 ou la Mercedes Classe E sont tota-
lement multiplexés. Leurs réseaux relient
entre eux une trentaine de calculateurs
avec de la fibre optique.
6
2 Intérêt du multiplexage Le multiplexage
A. POURQUOI LE MULTIPLEXAGE
Les normes antipollution, la sécurité ainsi que le
confort des utilisateurs entraînent une augmentation
constante des fonctions électroniques présentes
dans nos véhicules : climatisation, navigation, ABS,
radar, EOBD 1 … Ainsi que bon nombre d’informations CAPTEURS
qui peuvent être utilisées par les systèmes.
CALCULATEURS
Points communs entre les capteurs et les calculateurs
Un véhicule haut de gamme nécessite environ 40 kg
de faisceau pour une longueur de plus de deux kilo- Points de connexion
mètres et 1 800 interconnections.
2000
1500
1000
Ceci génère :
500
0
1960 2000
1. Une évolution majeure du câblage :
Longueur de câble en m
✔ complexité des faisceaux ;
2500
✔ augmentation en masse et en volume de ces
faisceaux ; 2000
1500
✔ augmentation du nombre d'intercon-
nections. 1000
500
0
1960 2000
2. Des problèmes de :
✔ conception et fabrication ; Nombre de fusibles
✔ coût et encombrement ; 80
✔ fiabilité ; 60
✔ recherche de pannes et diagnostics. 40
20
0
1960 2000
1
EOBD : European On Board Diagnostic.
7
Intérêt du multiplexage (suite)
B. INTÉRÊT DU MULTIPLEXAGE
Le multiplexage permet la mise en commun et l’échange d’informations entre les systèmes.
Mise en commun de l’information
Système classique
Charge
Charge
moteur
Calculateur moteur
Régime Gestion moteur Vitesse BVA
moteur (CGM) entrée
T˚ eau Vitesse
véhicule
Vitesse Autres
T˚ eau Autres
véhicule info.
info.
T˚ eau
Afficheur
Niveau
tableau de
d'huile
bord
Vitesse
véhicule
Autres
info.
Système multiplexé
Charge Autres
moteur info. Afficheur
Calculateur BVA
Régime Vitesse Niveau ✔ vitesse véhicule
CGM ✔ T˚ eau
moteur
✔ vitesse véhicule
entrée
✔ charge } CGM d'huile (BVA)
Vitesse moteur ✔ T˚ eau (CGM)
T˚ eau (BVA)
véhicule
Bus
(1 ou 2 fils)
8
2 Intérêt du multiplexage (suite) Le multiplexage
Réduction du nombre de fils
Système classique
M M M M
M 14 fils M
M M
Porte conducteur Porte passager
Système multiplexé
M M Prise diag. M M
Module conducteur
Module passager
M Boîtier M
centralisateur
informations
M M
Bus (1 ou 2 fils)
9
3 Évolution :
électronique/câblage
A. DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRONIQUE
Un circuit électronique dispose, comme pour un
relais, d’un circuit de commande et de puissance.
Le développement de l’électronique a permis :
Commande Puissance
✔ l’interrogation du système par des outils de diag-
nostic (paramètres entrées/sorties, activation
sortie, lecture/effacement des défauts …) ;
✔ la possibilité d’activer/désactiver des fonctions
initialement prévues par le constructeur ;
Commande
Puissance
✔ d’effectuer un diagnostic à distance.
Prise
diag
B. ÉVOLUTION DU CÂBLAGE
Solution classique Solution BSH (Boîtier Servitude Habitacle)
Solution BSH, BSM (Boîtier Servitude Moteur) Solution multiplexée
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3 Évolution :
électronique/câblage (suite) Le multiplexage
Le multiplexage consiste à faire circuler plusieurs
informations entre divers équipements électriques
avec le moins de fils possible. Ceci implique que les
informations soient :
✔ numérisées (constituées de bits) ;
✔ rapides (62 000 bits/seconde) ;
✔ identifiées (trame : destinataire, information,
commande) ;
✔ classées par priorité.
On appelle Bus le circuit électrique véhiculant les
informations multiplexées. Sur la majorité des véhi-
cules multiplexés, le bus est constitué de deux fils.
Chaque fil porte une appellation différente suivant le
type de multiplexage :
1
- DATA ou DATA (data barre) : codage VAN ;
2
- CAN H ou CAN L : codage CAN .
Dans les deux cas, ces deux infor mations sont
complémentaires : quand l’un est à un niveau haut,
l’autre est à un niveau bas.
DATA
Exemple :
DATA
Cette stratégie de câblage permet d’éliminer une
partie des parasites (entrants et sortants de la paire).
1
VAN : Vehicule Area Network.
2
CAN : Controller Area Network.
11
4 Conversion :
analogique/numérique
A. SIGNAL ANALOGIQUE/NUMÉRIQUE
Un signal électrique peut être sous deux formes :
analogique ou numérique.
Signal analogique
Un signal analogique est un signal dont l’amplitude
évolue dans le temps. Il provient souvent d’un cap-
teur, comme par exemple le potentiomètre papillon.
Le signal fourni par le potentiomètre est un signal
analogique. On peut dire qu’il « ressemble » à ce qu’il
mesure.
Signal numérique
Un signal numérique est un signal dont l’amplitude ne
prend que deux valeurs : tension, pas tension.
Il représente souvent l’état électrique d’un interrup-
teur : fermé, ouvert.
Inter. ouvert Pas de tension
+ État logique « 0 »
Inter. fermé Tension
+ État logique « 1 »
Évolution de l’état électrique dans le temps
12
4 Conversion :
analogique/numérique (suite) Le multiplexage
B. SYSTÈME DÉCIMAL/BINAIRE
La numération binaire (base deux) a pour base le
nombre deux. Elle n'a que deux chiffres, le zéro et
l'unité.
La numération décimale (base dix) a pour base le
nombre dix. Elle utilise dix chiffres, de zéro à neuf.
Quelle que soit la base utilisée, un nombre se
compose d'un ou plusieurs chiffres. Chaque chiffre
d'un nombre occupe un rang dans ce nombre (on
appelle souvent ce rang le poids du chiffre). En base
« dix », le rang = 0 « de poids faible » (celui qui se
trouve à droite du nombre) est l'unité, le rang suivant
représente les dizaines, le troisième les centaines, et
ainsi de suite. Le chiffre ayant le poids « le plus fort »
se trouve complètement à gauche du nombre.
La valeur du nombre est la somme des valeurs des
différents chiffres affectés de leur poids.
( c h i f f r e d e r a n g 1 x b a s e poids ) + ( c h i f f r e d e r a n g 0 x b a s e poids )
Conversion binaire /décimale
RANG pds 7 6 5 4 3 2 1 0
B A S E pds 27 26 25 24 23 22 21 20
VALEUR DÉCIMALE 128 64 32 16 8 4 2 1
NOMBRE BINAIRE 1 0 0 1 0 0 1 1
CONVERSION
BINAIRE/DÉCIMALE 128 + 0 + 0 + 16 + 0 + 0 + 2 + 1 = 147
Le nombre binaire 10010011 correspond au nombre décimal 147.
Conversion décimale/binaire
RANG pds 7 6 5 4 3 2 1 0
B A S E pds 27 26 25 24 23 22 21 20
VALEUR DÉCIMALE 128 64 32 16 8 4 2 1
NOMBRE DÉCIMAL 84
CONVERSION
DÉCIMALE/BINAIRE 0 1 0 1 0 1 0 0
Le nombre décimal 84 correspond au nombre binaire 01010100.
13
4 Conversion :
analogique/numérique (suite)
C. LA CONVERSION ANALOGIQUE/NUMÉRIQUE
Influence des parasites
Pour transmettre une infor mation électrique à
distance sans être altérée (perte par conduction,
parasite, effet magnétique…), cette information doit
être numérisée. Car un signal numérisé est moins
sensible aux perturbations tant que celles-ci ne
dépassent pas un certain niveau.
Un parasite modifie principalement l’amplitude d’un
signal. Dans le cas d’un signal analogique où
chaque valeur de tension est interprétée par le
calculateur comme un angle (potentiomètre), on
voit ici que pour une même valeur de tension
parasitée correspondent deux angles d’ouverture
(perturbation).
Principe de numérisation du signal
analogique : potentiomètre papillon
Un état électrique ne prenant que deux valeurs « 0 » ou « 1 » s’appelle un Bit (Binary digit). Pour
numériser un signal analogique il faut le découper (échantillonnage) et pour toute valeur de tension
correspondante, la coder en bits.
Ces cinq valeurs de tension peuvent être codées sur trois bits.
Décimal Binaire
0 Volts 000
1 Volts 001
2 Volts 010
3 Volts 011
4 Volts 100
5 Volts 101
Dans la majorité des cas, le codage se réalise sur huit bits (un octet).
14
5 Architecture Le multiplexage
A. ORGANISATION D’UN RÉSEAU MULTIPLEXÉ
Un réseau multiplexé peut être organisé avec des
dispositifs maîtres ou esclaves. Cela dépend s’ils
peuvent prendre l’initiative d’une communication
(maître) ou seulement répondre à un maître (escla-
ve).
Réseaux maître-esclave/maître-maître (multi-
maître)
Ce réseau permet à un « maître » de piloter plusieurs
« esclaves », chacun ayant une tâche précise à exé-
cuter. Les maîtres pourront dialoguer entre eux et
mettre en commun des informations (maître-maîtres).
Synoptique :
Les calculateurs échangeant régulièrement des
informations entre eux sont connectés sur un bus.
Pour faciliter les échanges et ne pas surcharger le
bus, un véhicule multiplexé peut disposer de plusieurs
bus en fonction des équipements et accessoires.
B. NORMES CAN-VAN
CAN : Controller Area Networks
✔ Naissance en 1980.
✔ Développé par R. Bosch.
✔ Première application en 1982 sur Mercedes 500 SL.
✔ Vitesse maximale de transmission : 1Mbit/s.
✔ Temps de réponse : 50 ms.
15
5 Architecture (suite)
VAN : Vehicule Area Networks
✔ Naissance en 1985/86.
✔ Développé par PSA/Renault.
✔ Première application en 1994 sur Citroën XM.
✔ Vitesse maximale de transmission : 250 kbit/s.
✔ Temps de réponse : 200 ms.
C. LE CODAGE VAN/CAN
✔ le bus utilisé en format VAN est constitué de deux
fils désignés par DATA et DATA .
Sur chacun de ces fils, le signal ne peut prendre
que deux niveaux « 0 » ou « 1 », les signaux étant
complémentaires l’un de l’autre.
Les valeurs de tension sont comprises, pour DATA
et DATA entre 0,5 V et 4,5 V.
✔ le bus utilisé en format CAN est constitué de deux
fils désignés par CAN-H (High : haut) et CAN-L
(Low : bas) ; les signaux sont complémentaires
l’un de l’autre mais les niveaux logiques « 0 » et
« 1 » sont à des potentiels différents.
Les tensions sont comprises :
● 2,5 < CAN-H < 3,5 V ;
● 1,5 < CAN-L < 2,5 V.
16
6 Dialogue Le multiplexage
A. CONSTITUTION D’UNE TRAME
Sur les réseaux VAN et CAN, les signaux sont transmis sous forme de trame.
1. D é b u t d e t r a m e : signale aux différents équipements qu’une trame va être émise.
2. I d e n t i f i c a t e u r : désigne le/les émetteur(s) de la trame et indique les priorités.
3. C omm ande : indique la nature du message (transmission d’une information, d’un ordre ou d’une com-
mande).
4. Données : fournit le contenu du ou des messages (valeurs, consignes).
5. Contrôl e : permet de vérifier que les données transmises ou reçues sont correctes. Le récepteur
effectue un calcul (algorithme) avec les données, le résultat est comparé avec le contrôle.
6. A c q u i t t e m e n t : indique la bonne réception des données (message envoyé par le récepteur).
7. F i n de t r am e : signale aux différents équipements que la trame est terminée (une nouvelle trame peut
être émise).
B. LES DIFFÉRENTES TRAMES
Sur les réseaux CAN ou VAN, les trames sont envoyées à des moments précis selon les besoins de
fonctionnement des systèmes.
On distingue différents types de trames, dont voici les principales :
✔ Trame périodique : elle est envoyée périodiquement sur le réseau par les boîtiers (intervalles réguliers).
Ex : pour PSA, toutes les 50 ms, le BSI transmet sur le champ de données les valeurs suivantes : régime
moteur, vitesse véhicule, distance parcourue.
✔ Trame évènementielle : elle est envoyée chaque fois que surgit un événement. Ex : demande de mise
en route de l’autoradio, de la climatisation, etc.
17
6 Dialogue (suite)
C. OSCILLOGRAMMES
Trace à l’oscilloscope de la trame VAN
Trace à l’oscilloscope de la trame CAN
18
6 Dialogue (suite) Le multiplexage
D. D I A L O G U E S U R L E R É S E A U P O U R L A F O N C T I O N R É F R I G É R A T I O N S I M P L E
Synoptique
Flèche simple : liaison filaire
Flèche triple : liaison multiplexée
Phases 1. Demande de réfrigération au BSH (Boîtier Servitude Habitacle) par le bouton.
2. Le BSH demande au calculateur d’injection l’autorisation d’enclencher le compresseur, qui
dépendra de :
✔ la vitesse de rotation du moteur < 6 250 tr/min ;
✔ l’information température d’eau moteur ;
✔ l’information pression circuit réfrigération (> 3 bars et < 27 bars).
3. Le calculateur d’injection donnera une réponse positive en prenant en compte le rapport
de boîte automatique (estompage de couple).
4. Le BSH mesure la température fournie par la sonde de l’évaporateur (non givré).
5. Le BSH enclenche alors :
✔ le compresseur ;
✔ l’allumage du voyant dans le bouton et signale au calculateur d’injection la mise en
action du compresseur.
6. Le calculateur d’injection commande alors le motoventilateur.
19
6 Dialogue (suite)
E. T R A N S M I S S I O N D E D O N N É E S P A R F I B R E O P T I Q U E
La lumière
Le spectre lumineux
Infrarouges Lumière visible Ultraviolets
800 nm 400 nm
La lumière « visible » s’étend de l’infrarouge à
l’ultraviolet, bornes non comprises.
1 nanomètre = 10 -9 mètre = 1/1 000 000 de
millimètre, soit en fréquence la lumière s’étendant
de 4 x 10 14 à 8 x 10 14 Hz (400 000 à 800 000 GHz).
Vitesse et propagation
La lumière se propage à 300 000 km/s dans un
milieu homogène et isotrope.
Que fait la lumière lorsqu’elle rencontre un
obstacle ?
Un rayon de lumière qui vient de l’air vers une
plaque de verre selon un angle d’incidence
donné va :
✔ se réfléchir et retourner dans l’air, c’est le
rayon réfléchi ;
✔ pénétrer dans le verre en subissant une
déviation de trajectoire, c’est le r a y o n
réfracté ;
✔ perdre un peu d’énergie.
Le rapport entre l’énergie réfléchie et l’énergie
transmise varie en fonction de l’angle d’inciden-
ce. Il existe un angle critique.
S’il est mesuré comme indiqué sur le schéma,
lorsque cet angle devient inférieur à l’angle
critique, il n’y a plus de rayon réfracté et aux
pertes par absorption près, la totalité du rayon
incident est réfléchie.
20
6 Dialogue (suite) Le multiplexage
La fibre optique
Constitution
Une fibre optique est constituée de :
✔ un cœur ;
✔ une gaine optique ;
✔ un revêtement.
Propagation de la lumière dans la fibre optique
En regardant le schéma ci-dessus, on comprend bien que plus le diamètre du cœur de la fibre sera
petit, plus on minimisera les risques d’un angle d’incidence trop grand.
La fibre à gradient d’indice
Ici, deux améliorations sont apportées :
✔ le diamètre du cœur est plus petit ;
✔ le cœur est constitué de deux couches successives, à indice de réfraction de plus en plus grand. Ainsi,
un rayon lumineux qui ne suit pas l’axe central de la fibre est ramené « en douceur » dans le droit
chemin.
La source lumineuse
L’émetteur est le plus souvent une diode électro-
luminescente ou une diode laser.
Le récepteur est une photodiode (diode sensible
à la lumière) ou un phototransistor.
ou
L’émetteur convertit les impulsions électriques en
signaux optiques (5 nanosecondes) ; le récepteur
convertit les signaux optiques en impulsions élec-
triques (5 nanosecondes).
21
6 Dialogue (suite)
La fibre optique coûte-t-elle cher ?
Non. Par rapport au câble en cuivre, elle aurait
même tendance à coûter moins cher. En revanche,
la connectique et les convertisseurs d’énergie
électrique/lumineuse à placer aux extrémités sont
très coûteux en fonction des technologies mises en
œuvre.
Quels sont les principaux avantages de la fibre
optique ?
1. La fibre optique est totalement insensible aux
rayonnements électromagnétiques.
2. L’atténuation du signal est inférieure à celle d’un
conducteur électrique et les distances couvertes
sans nécessité d’installer des amplificateurs sont
bien plus grandes.
3. La bande passante est généralement bien
supérieure à celle que l’on peut obtenir avec un
câble électrique.
4. Les performances atteintes sont de plusieurs
centaines de mégabits par seconde.
La fibre optique est-elle fragile ?
Pas particulièrement, c’est la connectique qui peut
l’être. La seule difficulté est le rayon de courbure
minimum qui la rend assez peu souple d’emploi pour
les installations « volantes ».
22
7 Recommandations Le multiplexage
✔ L’emploi de lampe témoin, led ou voltmètre
analogique pour contrôler une liaison multi-
plexée est à proscrire (générateur de défauts
par consommation de courant).
✔ Les liaisons multiplexées peuvent être
réparées avec des manchons « Raychem ».
✔ Respecter en cas de réparation la structure
du faisceau (torsadé, passage d’origine…)
pour conserver « l’immunité au parasite ».
✔ Le multiplexage permet de relier des calcu-
lateurs (réseau de calculateur) ; il faut res-
pecter des règles avant de débrancher un
calculateur ou une batterie car les communi-
cations vont être interrompues (« défaut de
communication »).
✔ Les interventions doivent s’effectuer suivant
les recommandations constructeurs (pose,
dépose, paramétrage, apprentissage, réinitia-
lisation, …).
23
conclusion
Les véhicules d’aujourd’hui sont :
✔ de plus en plus confortables (climatisation, régu-
lation de vitesse, sièges à mémoire, ordinateur de
bord, aide à la navigation...) ;
✔ de plus en plus sûrs (direction variable, suspen-
sion pilotée, antiblocage de roue, contrôle
dynamique de stabilité, radar anticollision) ;
✔ de moins en moins polluants (contrôle du pot
catalytique, recyclage des gaz d’échappement,
injection d’air à l’échappement, filtres à parti-
cules, gestion des fonctions intervenant sur
l’émission des polluants).
Or toutes ces fonctions font appel à l’électronique et
seul le multiplexage permet à ces systèmes de com-
muniquer entre eux et de les connecter à leur envi-
ronnement, mais aussi de relier le véhicule au monde
extérieur (télématique) pour que :
✔ l’utilisateur puisse envoyer et recevoir des
informations ;
✔ le réparateur puisse à distance (téléassistance)
interroger et paramètrer les calculateurs.
24