UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT
LOUIS
INSTITUT POLYTECHNIQUE DE SAINT LOUIS
CPI2
ELECTRONIQUE
TP : AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL
REALISE PAR : FATOU DIEDHIOU
ENCADRANT : Dr. DIAWARA
2025/2026
TABLE DES MATIERES
I. INTRODUCTION..........................................................3
II. METHODOLOGIE........................................................4
Identification des composants et des branchements...4
Procédures de montage et manipulations...................5
[Link] ET DISCUSSIONS....................................13
RESULTATS.................................................................13
DISCUSSIONS.............................................................35
IV. CONCLUSION...........................................................42
I. INTRODUCTION
L'amplificateur opérationnel (AOP) est un circuit
intégré actif à gain très élevé, conçu initialement
pour effectuer des opérations mathématiques
analogiques (sommation, dérivation, intégration).
Il dispose de deux entrées différentielles qui sont
l'entrée inverseuse (−) et l'entrée non inverseuse
(+) et d'une sortie, nécessitant une alimentation
symétrique notée (+Vcc ou -Vcc). Dans le cadre
de ce TP réalisé sur LTspice, l'utilisation de l'AOP
LM741 permet d'étudier concrètement la
transition entre le régime de saturation et le
régime linéaire afin de maîtriser les montages
fondamentaux utilisés dans le traitement du
signal. L'objectif principal est d'apprendre les
caractéristiques des amplificateurs opérationnels
et leur utilisation dans des configurations simples.
Pour répondre à cet objectif à travers notre compte
rendu sur LTspice, le travail s'articulera autour de trois
axes majeurs :
L'identification des composants et des
branchements : Comprendre le rôle de
chaque broche du LM741 (entrées
inverseuse/non inverseuse, sorties,
alimentation (± Vcc)
L'étude du régime de saturation : Analyser
le comportement de l'AOP en montage
comparateur où la sortie Vs(t) sature en
fonction du signe de la différence de tension
aux entrées.
L'étude du régime linéaire : Vérifier
expérimentalement les montages
fondamentaux comme le suiveur,
l'amplificateur non inverseur et l'amplificateur
inverseur. Pour ces derniers, l'objectif est de
valider les formules de gain théoriques
(exemple : A = 1 + R_2/R_1 pour le non
inverseur) et d'identifier les limites de linéarité.
II. METHODOLOGIE
La mise en œuvre de ce travail pratique sur LTspice
nécessite une démarche structurée, commençant par la
reconnaissance précise de notre environnement
matériel virtuel avant de procéder à la réalisation
technique des différents circuits.
Identification des composants et des
branchements
Pour répondre au premier point de notre objectif, il
convient d'identifier les éléments essentiels de notre
simulateur et de maîtriser le câblage de l'AOP.
1. Le composant central : Nous utilisons l'AOP LM741.
Son bon fonctionnement dépend du respect strict
de son brochage.
Alimentation (Vcc) : Les bornes 7 (+Vcc) et 4 (-Vcc)
sont reliées à deux sources de tension continue
fixées à 12V
Entrées : La borne 2 reçoit le signal inverseur (e^-) et
la borne 3 le signal non inverseur (e^+).
Sortie (Vs) : Le signal traité est récupéré sur la borne
6.
2. Le Générateur de Signaux (GBF) : Dans
l'environnement LTspice, nous utilisons une source
de tension alternative paramétrée en mode SINE.
Nous réglons la fréquence à 1000 Hz et
l'amplitude à 1 V pour injecter le signal
Ue(t)nécessaire aux tests.
3. Les composants passifs : Pour construire nos
circuits, nous sélectionnons des résistances de
2.2kΩ et 10kΩ afin de définir les gains
d'amplification.
Procédures de montage et manipulations
Une fois les bases du branchement établies, nous
détaillons ci-dessous la configuration de chaque
circuit afin d'analyser les comportements qui en
découlent. Pour l'ensemble de ces manipulations,
nous configurons une analyse transitoire avec la
commande. tran 4ms :
Ce réglage temporel est choisi pour visualiser
quatre périodes complètes du signal, permettant
d'observer avec précision soit le basculement en
saturation, soit la fidélité de l'amplification linéaire.
A. MONTAGE COMPARATEUR
MONTAGE
Le générateur (GBF) est branché sur
l'entrée non inverseuse (+) avec un signal
sinusoïdal (1 kHz ,1 V). L'entrée
inverseuse (-) est reliée à la masse par
l'intermédiaire de la résistance R=1OKΩ.
La figure ci-dessous est l’illustration
de notre description
MONTAGE COMPARATEUR
REALISE SUR LTSPICE
B. MONTAGE SUIVEUR
Cette manipulation consiste à réaliser un
montage à gain unitaire en utilisant une boucle
de rétroaction, afin d'étudier la réponse de
l'AOP face à deux types de signaux différents.
MONTAGE1 : Configuration avec signal
sinusoïdal
Pour cette première étape, le
branchement est effectué comme suit
:
On relie la sortie S (borne 6) à
l’entrée inverseuse (−) (borne 2) en
insérant une résistance R = 10kΩ
dans la boucle. Le signal Ue(t) du GBF
est appliqué sur l'entrée non
inverseuse (+) (borne 3). On
sélectionne une forme d'onde
sinusoïdale avec une fréquence f =
1000Hz et une tension V1 = 1V. L'AOP
est alimenté par les sources de
tension fixées à 12V.
MONTAGE2 : Configuration avec signal
triangulaire
Sans modifier le câblage physique du
circuit, nous procédons au changement de
la source d'entrée : On bascule la forme
du signal d'entrée Ue(t) de "sinusoïdal"
vers "triangulaire", tout en conservant
les mêmes paramètres de fréquence
1000Hz et d'amplitude 1V.
Variations de fréquence :
Pour compléter cette description, le
montage est maintenu à l'identique
pendant que l'on ajuste successivement la
fréquence du GBF sur quatre valeurs :
1000 Hz, 50 Hz, 20Hz et 5 Hz.
C. MONTAGE DE L’AMPLIFICATEUR NON
INVERSEUR
MONTAGE
Pour mettre en place ce circuit, nous
suivons les étapes de branchement
suivantes :
D'abord, nous alimentons les bornes
Vcc+ et Vcc- de l'amplificateur par deux
sources de tension continues de 12 V.
Ensuite, nous branchons le GBF sur
l'entrée non inverseuse (borne +) pour
envoyer un signal sinusoïdal de 1000 Hz
avec une amplitude de 1 V. Puis, nous
câblons les deux résistances sur l'entrée
inverseuse (borne -) : nous installons la
résistance R_1 = 2,2 kΩ reliée à la
masse, et la résistance R_2 = 10 kΩqui
est connectée entre cette même borne (-)
et la sortie de l'AOP pour assurer le retour
du signal.
MONTAGE DE L’AMPLIFICATEUR NON
INVERSEUR
MONTAGE (TENSION D’ENTREE VARIABLE)
nous avons configuré la source d'entrée
(le GBF) pour que sa tension serve de
base au balayage.
Ensuite, nous avons utilisé la commande.
dc V1 0.5 5 0.5. Cette directive demande
à LTspice de faire varier la tension
d'entrée V1 en commençant à 0.5 V
jusqu'à 5 V, en progressant par paliers de
0.5V.
MONTAGE (TENSION D’ENTREE
VARIABLE)
MONTAGE (RESISTANCE VARIABLE)
Nous avons modifié le schéma en
remplaçant la valeur fixe de R_2 par la
variable {R_2}. Nous avons également
fixé la tension d'entrée du GBF à une
valeur efficace de 1 V.
Ensuite, nous avons utilisé la commande
de balayage. step param R_2 list 1k
2.2k 4.7k 6.9k 10k 14.7k 22k 32k 47k.
Cette directive permet à LTspice
d'exécuter automatiquement une
simulation pour chacune des neuf valeurs
de résistance demandées dans le tableau.
[Link] DE L’AMPLIFICATEUR INVERSEUR
MONTAGE
Pour réaliser ce circuit, nous suivons cet
ordre de branchement :
D'abord, nous alimentons toujours l'AOP
avec les tensions continues de 12V sur les
bornes de polarisation.
Ensuite, nous relions l'entrée non
inverseuse (borne +) directement à la
masse. C'est la grande différence avec le
montage précédent.
Puis, nous nous occupons de l'entrée
inverseuse (borne −) :
Nous y branchons le GBF à travers la
résistance R_1 = 2.2kΩ. Le signal sinusoïdal
est réglé à 1000 Hz pour une amplitude de
1V.
Nous installons la résistance de retour R_2
= 10 kΩ entre la sortie de l'AOP et cette
même borne (−).
MONTAGE DE L’AMPLIFICATEUR
INVERSEUR
MONTAGE (TENSION D’ENTREE VARIABLE)
III. RESULTATS ET DISCUSSIONS
RESULTATS
a) MONTAGE COMPARATEUR
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
Description des résultats obtenus
D'abord, sur le graphe noir, on observe
une courbe unique de couleur verte
nommée V(n003). Elle représente un
signal sinusoïdal dont l'amplitude est de 1
V (variant de +1 V à -1 V) et dont la
période est de 1 ms.
Ensuite, sur la fenêtre de simulation de 4
ms, on voit ce signal se répéter
exactement 4 fois de manière régulière.
Puis, sur le schéma du haut, on voit que
le signal d'entrée est branché sur la borne
+ de l'amplificateur, tandis que la borne
(-) est reliée à la masse (0 V) par une
résistance R_1 de 10 kΩ. Enfin, l'analyse
sur 4 ms permet d'identifier clairement
les instants précis où le signal vert
traverse l'axe du zéro (tous les 0.5ms).
On voit que la sinusoïde est parfaitement
centrée sur l'axe horizontal.
VISUALISATION DE LA TENSION
DE SORTIE
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, on observe sur l'écran noir une courbe de
couleur bleue nommée Vs. Contrairement au signal
d'entrée, il ne s'agit plus d'une sinusoïde mais d'un
signal carré ou rectangulaire.
Ensuite, on remarque que ce signal oscille entre
deux valeurs de tension constantes : un palier haut
situé à environ +11 Vet un palier bas situé à
environ -11 V.
Puis, sur la durée totale de 4ms, on compte
quatre créneaux complets, ce qui indique que la
sortie à la même périodicité que l'entrée.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet d'identifier
clairement les paliers de saturation et les
instants précis où Ue(t) change d'état. Les
transitions entre les valeurs positives et négatives
sont quasiment verticales, montrant un
basculement extrêmement rapide de la tension.
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE POUR UNE
FREQUENCE VARIABLE
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, on observe sur l'écran plusieurs courbes
superposées. La courbe bleu ciel V(n003)
représente le signal sinusoïdal de référence à 1000
Hz, montrant 4 périodes complètes sur les 4 ms
de simulation.
Ensuite, trois autres tracés (rouge, bleu foncé et
vert) apparaissent sous forme de lignes obliques
partant de l'origine. Ce sont en réalité des signaux
sinusoïdaux de fréquences beaucoup plus basses
(comme 5 Hz, 20 Hz ou 50 Hz).*
Puis, sur cette durée de 4 ms, ces signaux n'ont
pas le temps de terminer une période. On ne voit
donc que le tout début de leur montée, ce qui
donne cet aspect de rampes linéaires avec des
pentes différentes. Plus la pente est forte (courbe
rouge), plus la fréquence associée est élevée par
rapport aux autres.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet d'identifier
clairement les instants précis où chaque signal
traverse le seuil de basculement. On constate que
pour les basses fréquences, le signal reste très
proche de 0 V pendant toute la durée des 4ms, ce
qui retardera le basculement de la sortie par
rapport au signal à 1000 Hz
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE POUR
UNE FREQUENCE VARIABLE (avec zoom)
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE POUR
UNE FREQUENCE VARIABLE (sans zoom)
F=1000Hz F=50Hz F=20Hz F=5Hz
11V 11.034V 11.034V 11.034V
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, on observe sur l'écran noir plusieurs
tracés de sortie superposés, nommés Vs. La courbe
bleu ciel montre un signal carré régulier avec 4
cycles complets, correspondant au signal
d'entrée de 1000 Hz.
Ensuite, les autres tracés (notamment la ligne
rouge tout en haut) apparaissent comme des
tensions continues horizontales. Pour les
fréquences très basses (comme 5 Hz), la sortie
reste bloquée à son palier de saturation positif
d'environ +11V pendant toute la durée de la
simulation.
Puis, ce phénomène s'explique par le fait que sur
une fenêtre de seulement 4 ms, ces signaux lents
n'ont pas encore eu le temps de repasser sous la
barre des 0 V. La sortie n'a donc pas encore reçu
l'ordre de basculer vers le niveau négatif.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet d'identifier
clairement les paliers de saturation et les
instants précis où Vs(t) change d'état. On constate
que plus la fréquence est basse, plus le temps
entre deux basculements est long, ce qui laisse la
sortie dans un état fixe sur cet intervalle
d'observation.
REMPLISSAGE DES CONDITIONS DE BASCULEMENT
NOTONS LES TENSIONS DE SORTIES ET
D’ENTREE MAXIMALES AINSI QUE LA
PERIODE
TENSION MAXIMALE D’ENTREE
TENSION DE SORTIE MAXIMALE
LA PERIODE
Ue(t)>0 entre 0 et Ue(t)<0
T/2 ε<0
ε>0
Vs(t)≈ +11V entre 0 Vs(t)≈ -11V
et T/2 entre 0 et T/2
b) MONTAGE SUIVEUR
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
DESCRIPTION DES RESULTAS OBTENUS
D'abord, on observe sur l'écran noir une
courbe de couleur bleue nommée Vs.
Contrairement au montage précédent (le
comparateur), le signal de sortie n'est plus
un créneau mais une sinusoïde parfaite.
Ensuite, la valeur maximale (amplitude)
de cette tension de sortie est de 1 V (elle
oscille entre -1Vet +1V). Cette valeur est
strictement identique à celle du signal
d'entrée que nous avons injecté.
Puis, sur la fenêtre de temps de 4 ms, on
compte à nouveau exactement quatre
périodes. On remarque que le signal
commence à t=0ms et monte vers les
valeurs positives, tout comme le signal du
GBF.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement que la sortie
reproduit fidèlement la forme, l'amplitude
et la phase de l'entrée. Le signal n'est ni
amplifié, ni écrêté, ni inversé. On constate
graphiquement que la relation Ue(t)=Vs(t)
est parfaitement respectée.
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
EN SIGNAL TRIANGULAIRE
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
EN SIGNAL TRIANGULAIRE
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, sur l'écran noir, on observe une
courbe violette Vs en forme de triangles
parfaits. Elle se compose de rampes
montantes et descendantes strictement
linéaires.
Ensuite, l'amplitude est de 1 V (de -1V à
+1 V), ce qui correspond exactement aux
réglages du GBF. On retrouve 4 périodes
sur les 4 ms de simulation.
Puis, sur le schéma, la sortie reste
bouclée sur l'entrée -, confirmant le mode
suiveur : la sortie reproduit la forme
d'entrée sans la déformer.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement que VS(t) suit Ue(t)
instantanément. La relation Vs(t) = Ue(t)
reste vraie, peu importe la forme du signal
(sinusoïdal ou triangulaire).
VISUALISTION DE LA TENSION D’ENTREE
POUR UNE FREQUENCE VARIABLE
DESCIPTION DES RESULTAS OBTENUS
D'abord, sur le graphique noir, on
observe plusieurs signaux superposés
nommés V(n004). La courbe bleu ciel est
une sinusoïde complète montrant 4
périodes, ce qui correspond à la
fréquence de référence de 1000 Hz sur
une fenêtre de 4 ms.
Ensuite, on distingue trois autres tracés
(rouge, bleu foncé et vert) qui
apparaissent comme des droites obliques
partant de l'origine. Ce sont des
sinusoïdes de fréquences beaucoup plus
basses (comme 5 Hz, 20 Hz ou 50 Hz).
Puis, sur cet intervalle de 4 ms, ces
signaux n'ont pas le temps d'osciller. On
ne voit que le début de leur alternance
positive, ce qui donne cet aspect de
rampes de pentes différentes : plus la
fréquence est élevée, plus la pente de la
rampe est raide (courbe rouge).
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement que la source
injecte des signaux d'amplitudes
identiques (1 V) mais de rapidités très
différentes.
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
POUR UNE FREQUENCE VARIABLE
DESCRIPTION DES RESULTATS
D'abord, sur l'écran de simulation, on
observe les courbes de sortie nommées
Vs. La courbe violette représente la sortie
pour le signal à 1000 Hz : c'est une
sinusoïde complète montrant 4 périodes
avec une amplitude de 1 V.
Ensuite, les trois autres tracés (bleu ciel,
rouge et bleu foncé) apparaissent sous
forme de rampes linéaires partant de
l'origine. Comme pour l'entrée, ces
signaux correspondent aux fréquences
plus basses qui n'ont pas le temps
d'osciller totalement sur 4 ms.
Puis, on constate que la sortie reproduit
exactement les mêmes pentes et les
mêmes niveaux de tension que ceux
observés sur le graphique d'entrée. Il n'y a
aucune saturation ni déformation, peu
importe la rapidité du signal.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement que le montage
suiveur assure sa fonction sur toute la
plage de fréquences testée. La
superposition parfaite des formes d'onde
d'entrée et de sortie confirme que le gain
reste unitaire G = 1 et que le montage est
indépendant de la fréquence dans ce
domaine d'étude
F=1000 F=50Hz F=20Hz F=5Hz
Hz
Vs= 1V Vs=0.95 Vs=0.48 Vs=0.12
3V 3V 7V
c) MONTAGE NON INVERSEUR
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
DESCRIPTION DES RESULTAS OBTENUS
Pour ce montage non-inverseur, la tension
d'entrée V(n003) reste identique aux
configurations précédentes : une
sinusoïde de fréquence 1000 Hz et
d'amplitude 1 V, dont l'analyse sur 4 ms
permet d'identifier clairement les quatre
périodes de référence.
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
(en vert)
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, sur l'écran de simulation, on
observe deux courbes sinusoïdales
superposées. La courbe bleue V(n003)
correspond à l'entrée (1 V) et la courbe
verte Vs correspond à la sortie.
Ensuite, on remarque immédiatement
que la courbe de sortie possède une
amplitude beaucoup plus importante que
celle de l'entrée. Alors que l'entrée
culmine à 1 V, la sortie atteint une valeur
maximale d'environ 5,5 V (valeur lisible
sur l'axe des ordonnées).
Puis, les deux signaux sont parfaitement
en phase : ils croisent l'axe du zéro aux
mêmes instants et atteignent leurs
maximums et minimums simultanément. Il
n'y a aucune inversion de signal, ce qui
caractérise le montage non-inverseur.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement les paliers de
saturation et les instants précis où Vs(t)
change d'état. On constate ici que le
signal de sortie est une amplification
fidèle de l'entrée, sans déformation,
indiquant que l'amplificateur fonctionne
bien dans son régime linéaire.
VALEUR MAXIMALE DE Ue(t) DE Vs(t) et DE
LA PERIODE
TENSION MAXIMALE D’ENTREE
TENSION MAXIMALE DE SORTIE
LA PERIODE
TENSION MAXIMALE 1V
D’ENTREE
TENSION MAXIMALE 5.5V
DE SORTIE
PERIODE 1ms
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
EN FONCTION DE LA TENSION D’ENTREE
U 0 1 1 2 2. 3 3. 4 4. 5
e( . . 5 5 5
t) 5 5
V 2 5 8 1 10 10. 10 10 10 10.
s( . . . 0. .9 94 .9 .9 .9 94
t) 7 5 3 9 42 27 47 47 47 27
7 4 1 2
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
.
L'observation de l'oscillogramme montre
deux signaux sinusoïdaux de même
fréquence. Pour une tension d'entrée Ue
d'amplitude 1 V, la tension de sortie Vs
présente une amplitude de 4,5 V. Un
déphasage de 180 ° est visible : les
extremums des deux courbes sont en
opposition systématique. Le tracé de la
fonction Vs = f(Ue) met en évidence une
droite à pente négative passant par
l'origine. Les relevés au curseur indiquent
que la linéarité est maintenue jusqu'à un
point critique où Ue = 2,41 V pour une
sortie Us = 10,94V. Au-delà de cette
valeur, la courbe s'infléchit brutalement
pour devenir horizontale, stabilisée à une
valeur constante.
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
POUR LA RESISTANCE R2 VARIABLE
R 1K 2.2 4. 6. 10 14 22 32 47
_ Ω KΩ 7K 9 KΩ .7 KΩ KΩ KΩ
2 Ω Ω Ω
V 1. 1.9 3. 4. 5. 7. 10. 10. 10.
s 54 99 13 13 54 68 91 98 99
V V V V V V V V V
D’après l’étude des courbes nous pouvons
en conclure que la valeur maximale de la
résistance pour laquelle le fonctionnement
est linéaire est 14KΩ.
DESCRIPTION DES RESUTATS OBTENUS
D'abord, on observe une famille de
courbes sinusoïdales superposées. Au fur
et à mesure que la résistance R_2
augmente, l'amplitude du signal de sortie
Vs augmente également, tout en restant
parfaitement en phase avec l'entrée.
Ensuite, tant que l'amplitude reste
inférieure à environ 11 V, les sinusoïdes
conservent leur forme originelle. C'est la
zone de fonctionnement linéaire où le
signal est fidèlement amplifié selon le gain
fixé par le rapport des résistances.
Enfin, pour les valeurs les plus élevées de
R_2, on voit apparaître un aplatissement
net des sommets. Les courbes bleues et
jaunes les plus externes sont écrêtées :
elles forment des paliers horizontaux à
+10.99V et -10.99V.
d) MONTAGE INVERSEUR
VISUALISATION DE LA TENSION D’ENTREE
DESCRIPTION DES RESULTATS
Pour ce montage inverseur, la tension
d'entrée V(n004) reste identique aux
configurations précédentes : une
sinusoïde de fréquence 1000 Hz et
d'amplitude 1 V, dont l'analyse sur 4 ms
permet d'identifier clairement les quatre
périodes de référence.
VISUALISATION DE LA TENSION DE LA
SORTIE
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
D'abord, on observe sur l'écran deux
courbes sinusoïdales. La courbe bleue
V(n004) est le signal d'entrée (amplitude
1 V) et la courbe verte Vs est le signal de
sortie.
Ensuite, la caractéristique principale ici
est l'opposition de phase. On remarque
que lorsque l'entrée (bleue) monte vers
son maximum positif, la sortie (verte)
descend vers son maximum négatif. C'est
la signature du montage inverseur.
Puis, au niveau de l'amplitude, le signal
de sortie est nettement plus grand. Alors
que l'entrée est à 1 V, la sortie atteint
environ 4,5 V.
Enfin, l'analyse sur 4 ms permet
d'identifier clairement que le signal de
sortie est une réplique inversée et
amplifiée de l'entrée. Les deux signaux
croisent l'axe du zéro exactement au
même moment.
VALEURS MAXIMALES DE Ue(t) et Vs(t) et
DE LA PERIODE
TENSION MAXIMALE DE LA TENSION
D’ENTREE
TENSION MAXIMALE DE SORTIE
PERIODE
TENSION MAXIMALE 1V
D’ENTREE
TENSION MAXIMALE 4.5V
DE SORTIE
PERIODE 1V
VISUALISATION DE LA TENSION DE SORTIE
EN FONCTION DE LA TENSION D’ENTREE
U 0. 1 1. 2 2. 3 3. 4 4.5 5
e 5 5 5 5
V - - - - - - - - - -
s 2. 4. 6. 9. 1 10. 10 10 10. 10
2 5 8 0 0. 93 .9 .9 92 .0
6 4 1 8 9 06 28 26 47 22
V V V V 2 V V V V V
V
DESCRIPTION DES RESULTATS OBTENUS
Le tracé-ci montre l'évolution de la tension
de sortie Vs en fonction de Ue pour un
montage inverseur. On observe une
décroissance linéaire du signal de sortie
dès le début du relevé (Ue = 0.5V). On
remarque que la tension de sortie chute
de manière proportionnelle à l'entrée
jusqu'à ce que Ue atteigne environ à
2.41V. À ce point précis, la courbe se brise
pour devenir parfaitement horizontale. La
valeur de sortie se stabilise alors à -10,93
V. La pente négative est constante sur
toute la première partie du graphique,
indiquant un gain d'amplification stable
avant le plafonnement
DISCUSSIONS
Dans cette partie nous répondrons à toutes les
questions posées dans la partie EXPLOITATION
avant de commencer une quelconque des
résultats obtenus
MONTAGE COMPARATEUR
TENSION DE SORTIE EN CRENEAU
L'interprétation repose sur l'absence de
boucle de rétroaction entre la sortie et
l'entrée inverseuse (boucle ouverte.
Contrairement aux montages précédents,
l'amplificateur fonctionne ici en régime
non-linéaire (ou saturé). Sans résistance
de contre-réaction pour stabiliser le gain,
l'AOP utilise son gain en boucle ouverte
(A), qui est extrêmement élevé (souvent >
10^5). La moindre différence de potentiel
entre les entrées (ε = (e^+) - (e^-)) est
multipliée par ce gain colossal. La sortie
cherche à atteindre des tensions
théoriques énormes qu'elle ne peut pas
fournir physiquement. Par conséquent, la
tension de sortie Vs(t) "bute"
instantanément contre les rails
d'alimentation. Elle bascule entre +Vsat et
-V_sat$ dès que l'entrée croise le zéro, ce
qui transforme la sinusoïde d'entrée en un
signal rectangulaire (créneaux).
Vs(t) = +Vsat entre 0 et T/2 (car Ue > 0 et
(ε > 0 ).
Vs(t) = -Vsat entre T/2 et T (car Ue < 0 et
ε < 0)
VARIATION DE LA FREQUENCE
Quelle que soit la fréquence (1000 Hz, 50
Hz, 20 Hz ou 5 Hz), le basculement se
produit toujours au même niveau de
tension (le passage par zéro). Cela prouve
que le comparateur remplit sa fonction de
détecteur de zéro de manière
constante. À 1000 Hz, on voit plusieurs
cycles complets (la courbe violette), ce qui
montre la rapidité de commutation de
l'AOP. 5 Hz ou 20 Hz, les courbes (bleue,
rouge, cyan) ressemblent à des rampes
sur l'écran. En réalité, ce sont des portions
de signaux beaucoup plus longs. On
interprète cela par le fait que la période
du signal devient très grande devant la
fenêtre d'observation de 4 ms. Le
montage comparateur reste fidèle à sa loi
de comportement même à très basse
fréquence. L'AOP a tout le temps
nécessaire pour basculer d'un état de
saturation à l'autre, confirmant que le
dispositif est adapté pour la mise en forme
de signaux lents comme rapides.
MONTAGE SUIVEUR
TENSION DE SORTIE SINUSOIDAL
IDENTIFICATION DES SIGNAUX ET
CONCLUSION
On observe sur l'oscilloscope que la
tension de sortie Vs(t) est strictement
identique à la tension d'entrée Ue(t). Les
deux courbes sont parfaitement
superposées (même amplitude, même
phase, même fréquence).
On peut en conclure que le gain en
tension est unitaire (A = 1). Le montage
ne modifie pas le signal, il se contente de
le suivre. Son utilité est d'isoler la source
du reste du circuit (adaptation
d'impédance).
REGIME DE FONCTIONNEMENT
l'amplificateur fonctionne ici en régime
linéaire. Puisque Vs reproduit fidèlement
la sinusoïde d'entrée sans aucun écrêtage
(les sommets restent arrondis), l'AOP
n'atteint pas ses limites de saturation.
Cela est dû à la contre-réaction totale
(sortie reliée directement à l'entrée
inverseuse.
TENSION DE SORTIE TRIANGULAIRE
Si l'on choisit une forme de signal
triangulaire, le phénomène observé ne
change pas. La sortie sera simplement
un signal triangulaire identique à l'entrée.
Le montage suiveur est indépendant de la
forme du signal tant que la vitesse de
balayage de l'AOP n'est pas dépassée
FREQUENCE VARIABLE
Le montage suiveur conserve sa propriété
de gain unitaire sur toute cette gamme
de fréquences. La seule différence est
visuelle : plus la fréquence diminue, plus il
faut augmenter le temps de balayage de
l'oscilloscope pour voir le signal en entier.
MONTAGE NON INVERSEUR
CALCULONS THEORIQUEMENT ET
PRATIQUEMENT A PUIS COMPARONS
PRATIQUEMENT :
TENSION MAXIMALE D’ENTREE :1V
TENSION MAXIMALE DE SORTIE :5.5V
Vs 5.5
A= Ue = 1 =5.5
THEORIQUEMENT
R_2=10KΩ et R_1=2.2kΩ
R
A=1+ R 2
1
10
A=1+ 2.2 =5.54≈ 5.5
COMPARAISON : On remarque que la
valeur théorique et la valeur pratique sont
les mêmes.
TENSION DE SORTIE AMPLIFIEE
L'injection d'un signal sinusoïdal sur
l'entrée non-inverseuse (+) révèle une
synchronisation parfaite entre l'entrée et
la sortie. Les deux signaux évoluent dans
le même sens, atteignant leurs
extremums aux mêmes instants. Cette
absence de déphasage confirme la
nature non-inverseuse du montage : la
polarité du signal source est intégralement
respectée.
L'augmentation de l'amplitude en sortie
témoigne d'une amplification efficace. Ce
phénomène est régi par le réseau de
résistances externe. En appliquant la
relation théorique G = 1 + R_2/R_1, le
gain se trouve fixé par la structure du
circuit et non par l'amplificateur seul. Avec
des valeurs de 10kΩet 2,2kΩ, le
coefficient d'amplification d'environ 5.5
est vérifié par les mesures. L'AOP agit ici
comme un multiplicateur de tension
précis, validant l'hypothèse d'un
fonctionnement en régime linéaire.
La valeur maximale de Ue qui permet un
fonctionnement linéaire de
l'amplificateur :
Ue=2.41V
LIMITE DE LINEARITE
Le fait que la proportionnalité soit respectée
jusqu'à Ue = 2,41 V prouve l'efficacité de la
contre-réaction. En régime linéaire, l'AOP
compense les variations d'entrée pour
maintenir une différence de potentiel quasi
nulle entre ses bornes d'entrée ε= 0). Le point
de rupture à 10,94 V identifie précisément la
limite d'excursion de sortie du composant.
Le passage à un palier horizontal s'interprète
comme la saturation de l'étage de sortie. Cette
limite est une contrainte physique imposée par
les tensions d'alimentation (± 12V). La
différence entre la tension d'alimentation et la
tension de saturation mesurée (10,94 V)
correspond à la chute de tension interne des
transistors constituant l'AOP. Ce régime saturé
démontre que l'amplificateur ne peut pas
fournir une tension supérieure à son propre
apport énergétique.
MONTAGE INVERSEUR
CALCULONS THEORIQUEMENT ET
PRATIQUEMENT A PUIS COMPARONS
PRATIQUEMENT :
TENSION MAXIMALE D’ENTREE :1V
TENSION MAXIMALE DE SORTIE :5.5V
Vs 4.5
A= Ue = 1 =4.5
THEORIQUEMENT
R_2=10KΩ et R_1=2.2kΩ
R
A= R 2
1
10
A= 2.2 =4.54≈ 4.5
COMPARAISON : On remarque que la valeur
théorique et la valeur pratique sont les mêmes
TENSION DE SORTIE INVERSEE
Le phénomène d'opposition de phase observé
entre l'entrée Ue(t) et la sortie Vs(t)
s'interprète par la structure même du
montage. Le signal étant injecté sur la borne
inverseuse (-) de l'amplificateur opérationnel,
la tension de sortie subit un déphasage de
180°. Le rapport d'amplitude, qui montre une
sortie à 4,5V pour une entrée à 1 V valide la loi
du montage : A = R_2/R_1. Avec R_2 = 10 k et
R_1 = 2.2 k, le gain théorique de 4.54 est
parfaitement vérifié par l'expérience,
confirmant que l'AOP se comporte comme un
multiplicateur de tension précis
La valeur maximale de Ue qui permet un
fonctionnement linéaire de l'amplificateur
Ue =2.65 V.
LIMITE DE LINEARITE
La pente descendante de la caractéristique
interprète la fonction inverseuse du circuit.
Puisque le signal est appliqué sur l'entrée
inverseuse (-), chaque augmentation de la
tension d'entrée entraîne une diminution de la
tension de sortie d'un facteur égal au gain du
montage. Le rapport entre la sortie maximale
linéaire (-10.93 V) et l'entrée correspondante
(2.65 V) permet de vérifier que le gain reste
fidèle aux prévisions théoriques basées sur les
résistances. Le passage au palier horizontal à -
10.93 V s'interprète comme la saturation
négative de l'amplificateur. Cette valeur
représente la limite physique que l'AOP peut
atteindre en fonction de son alimentation
négative. Internes l'entrée continue de croître
vers 5 V, la sortie reste bloquée à -10.93 V,
car les composants internes de l'amplificateur
ne peuvent pas délivrer une tension plus
basse. La différence entre la tension
d'alimentation (-12V) et ce palier est due à la
chute de tension interne au composant
IV. CONCLUSION
Ce TP sur LTspice a permis de valider les
modèles théoriques de l'amplificateur opérationnel
LM741 en distinguant clairement ses deux régimes
de fonctionnement. Les manipulations ont
démontré qu'une contre-réaction sur l'entrée
inverseuse garantit un régime linéaire, où le gain
est fidèlement dicté par les résistances externes,
que ce soit pour le montage suiveur, inverseur ou
non-inverseur. À l'opposé, l'absence de rétroaction
induit un régime de saturation, transformant l'AOP
en comparateur. L'analyse des caractéristiques de
transfert a révélé que la linéarité est physiquement
bornée par les tensions d'alimentation (ici autour
de ± 10.94 V ), seuil au-delà duquel le signal subit un
écrêtage. Cette étude confirme que la maîtrise des
limites énergétiques et du réseau de résistances
est indispensable pour assurer un traitement du
signal analogique sans distorsion.