REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
FACULTE DE MEDECINE DE BLIDA
DEPARTEMENT DE MEDECINE DENTAIRE
Présenté par : DR OUMEDDOUR.O
ANNEE UNIVERSITAIRE 2021/2022
INTRODUCTION
1. LA GENCIVE
1.1. Rappels sur la muqueuse buccale.
1.2. Définition de la gencive.
1.3. Rappel sur l’histogénèse de la gencive.
1.4. Aspect anatomique de la gencive :
1.4.1. Gencive libre :
Gencive marginale.
Gencive papillaire.
Sillon gingivo-dentaire (sulcus).
1.4.2. Gencive attachée
1.4.3. Jonction muco-gingivale.
1.5. Aspect histologique de la gencive :
1.5.1. Epithélium.
1.5.2. Tissu conjonctif (lamina propria).
1.5.3. Membrane basale.
1.6. Aspect clinique d’une gencive saine.
1.7. Vascularisation et innervation de la gencive.
1.7.1. Vascularisation.
1.7.2. Innervation.
1.8. Physiologie de la gencive
2. L’ATTACHE EPITHELIALE
2.1. Définition
2.2. Rappels sur l’histogénèse de l’attache épithéliale
2.3. Structure histologique.
2.4. Physiologie de l’attache épithéliale.
CONCLUSION
INTRODUCTION
La parodontologie est la science qui étudie le parodonte et ses maladies.
Le parodonte est un organe dont la seule mission connue est de maintenir les dents solidement
et durablement attachées aux maxillaires et de les mettre en relation avec le reste de l’organisme.
Il est constitué par un ensemble de 4 tissus de nature conjonctive, deux d’entre eux sont
minéralisés (cément-os alvéolaire) alors que les deux autres ne le sont pas (gencive-desmodonte)
La connaissance de la morphologie normale et de la biologie de chacun de ces quatre
constituants est un prérequis pour la compréhension de leurs lésions.
1. LA GENCIVE
1.1. Rappels sur la muqueuse buccale :
La cavité buccale est tapissée par une muqueuse de type malpighienne, constamment
humidifiée par les sécrétions des glandes salivaires accessoires. Elle est constituée d’un épithélium
malpighien et d’un tissu conjonctif (lamina propria).
On distingue trois types de muqueuse buccale :
Muqueuse masticatrice (fibromuqueuse) qui tapisse la gencive et le palais dur, elle est
kératinisée et s’amarre solidement aux structures osseuses sous-jacentes.
Muqueuse spécialisée. Elle occupe le dos de la langue, kératinisée comme la muqueuse
masticatoire, elle s’individualise par la présence de multiples papilles intervenant dans
la fonction gustative.
Muqueuse bordante (de recouvrement ou de revêtement) c’est la plus large portion de
la muqueuse buccale, elle revêt le versant muqueux des lèvres, les joues, le plancher et
la face ventrale de la langue, les vestibules et le palais mou. Son épithélium n’est pas
kératinisé.
1.2. Définition de la gencive :
La gencive est une partie de la muqueuse buccale (muqueuse masticatoire ou fibromuqueuse).
C’est aussi l’élément le plus superficiel du parodonte. Elle recouvre l’os parodontal (os alvéolaire)
et sertit les collets des dents.
La gencive est limitée coronairement par le bord libre gingival et apicalement par la jonction
muco-gingivale qui la sépare de la muqueuse alvéolaire.
1.3. Rappels sur l’histogénèse de la gencive :
La gencive dérive de la lame vestibulaire qui résulte du dédoublement de la lame primitive (mur
plongeant). Les cellules centrales de la lame vestibulaire dégénèrent laissant la place à un creux
plus ou moins profond appelé sillon vestibulaire qui séparera la future gencive des lèvres et des
joues.
Quand l’os alvéolaire parvient au voisinage du versant interne de la lame vestibulaire, une
liaison ferme s’établit entre le tissu conjonctif sous épithélial et le tissu conjonctif osseux ce qui
individualisera la future zone de la gencive attachée.
1.4. Aspect anatomique (macroscopique) de la gencive :
Cliniquement on observe 3 zones gingivales : la gencive marginale libre (1 à 1.5mm de hauteur),
la gencive attachée qui est de hauteur variable et la gencive interdentaire qui occupe l’embrasure
entre deux dents voisines.
1.4.1. La gencive libre :
C’est la partie de la gencive située au dessus du sillon marginal. Contrairement à la gencive
attachée, la gencive libre n’est pas attachée ni au cément ni à l’os alvéolaire mais unie à la surface
dentaire par l’épithélium de jonction.
La gencive marginale :
C’’est la partie de la gencive qui s’étend depuis le sillon marginal qui la sépare de la gencive
attachée et qui correspond aux jonctions amélo-cémentaires des dents jusqu’au bord marginal
libre.
Elle a un aspect lisse, non piqueté et plus ou moins translucide. Sa hauteur est relativement
constante.
La gencive papillaire (interdentaire) :
Elle occupe les espaces situés au dessous des zones de contacts interdentaires. Elle a la forme
d’un toit affaissé dont le sommet épouse le contour de la partie inférieure de la zone de contact et
forme une concavité appelée col gingival interpapillaire.
Les deux sommets vestibulaire et lingual ou palatin constituent les deux papilles vestibulaire et
linguale ou palatine.
Sa forme est donc fonction des relations de contacts interdentaires :
- Si le contact entre les dents adjacentes se réduit à un point (incisives et canines), les deux
papilles auront tendance à n’en former qu’une seule est le col sera réduit ou inexistant.
- Au contraire au niveau des molaires qui ont une large zone de contact, les deux papilles
vestibulaire et linguale ou palatine seront nettement individualisées et le col sera marqué.
S’il existe un diastème la gencive papillaire forme une crête émoussée.
Le sillon gingivo-dentaire :
C’est l’espace virtuel compris entre la gencive libre et la surface dentaire (1 à 3mm de
profondeur).Son sommet communique avec le milieu buccal. Sa base est formée par l’attache
épithéliale (épithélium de jonction).
Il peut être mis en évidence par un jet d’air ou par l’introduction d’une sonde parodontale.
1.4.2. La gencive attachée :
Elle est comprise entre la gencive libre et la muqueuse alvéolaire. Elle s’insert sur le cément
cervical et l’os parodontal. Elle se prolonge du côté palatin avec la fibromuqueuse palatine sans
aucune délimitation avec celle-ci.
La hauteur de la gencive attachée augment avec l’âge. Cependant elle varie beaucoup suivant
les dents, les maxillaires considérés, et les individus :
- Elle est plus importante au maxillaire qu’à la mandibule.
- Elle est plus importante du côté vestibulaire des incisives.
- Les dents en vestibulo-version présentent une hauteur moindre.
- Du côté lingual, c’est au niveau des molaires que la hauteur est plus importante.
1.4.3. La jonction muco-gingivale :
C’est une ligne de séparation de la gencive attachée et la muqueuse alvéolaire qui est
beaucoup plus rouge, très vascularisée, mobile et n’adhère pas solidement à l’os sous-jacent.
1.5. Aspect histologique de la gencive :
Structurellement la gencive est constituée d’un épithélium recouvrant un tissu conjonctif dense
et séparés par une membrane basale.
1.5.1. L’épithélium :
Il recouvre le tissu conjonctif, composé de cellules épithéliales (kératinocytes) qui occupent
90% de la population cellulaire totale, de mélanocytes (cellules productrices de mélanine
intervenant dans la coloration gingivale) et de cellules de Langerhans impliquées dans la chaine
des phénomènes immunologiques.
L’épithélium gingival peut être différencié en quatre types :
Epithélium buccal :
Il tapisse la cavité buccale. C’est un épithélium pavimenteux, stratifié et kératinisé qui
comprend quatre couches cellulaires :
- La couche basale (stratum germinatum) :
Ses cellules se trouvent en contact avec la membrane basale, attachées à cette dernière
par des hémidesmosomes. Elles possèdent la capacité de se diviser. C’est dans cette
couche que l’épithélium se renouvelle.
- La couche épineuse ou squameuse (stratum spinosum) :
Composée de 10 à 20 couches cellulaires reliées entre elles par des desmosomes.
- La couche granuleuse (stratum granulosum) :
Caractérisée par la présence de granules de kératohyaline qui semblent en relation avec la
synthèse de la kératine.
- La couche cornée (stratum corneum) :
Le cytoplasme des cellules de cette couche est rempli de kératine et ne contient aucun
organite cellulaire c'est-à-dire le noyau, les mitochondries, le réticulum endoplasmique et
l’appareil de Golgi.
L’épithélium sulculaire :
Qui fait face à la dent sans y adhérer et tapisse la portion interne du sillon gingivo-dentaire. Il
est pavimenteux, stratifié et non kératinisé.
L’épithélium du col gingival interpapillaire :
C’est un épithélium pavimenteux, stratifié, non kératinisé.
L’épithélium jonctionnel :
Ces cellules sont arrangées en une seule couche basale et plusieurs couches suprabasales. Elles
sont allongées selon un axe parallèle à la surface de la dent.
C’est aussi un épithélium pavimenteux, stratifié et non kératinisé.
1.5.2. Le tissu conjonctif (lamina propria/chorion) :
C’est le tissu prédominant de la gencive. Il est composé de fibres de collagènes (environ 60% du
volume tissulaire), de cellules dont les fibroblastes occupent 5% du volume cellulaire totale, de
vaisseaux et de nerfs enchâssés dans une matrice extra-cellulaire (environ 35%).
Les fibres gingivales :
Un système important de fibres collagènes fixe la gencive à l’os et au cément. On distingue
quatre groupes de fibres gingivales :
- Les fibres cémento-gingivales (dento-gingivales) :
Sont incluses dans le cément de la partie supra-alvéolaire de la racine et se projettent, à partir
du cément en éventail vers les surfaces tissulaires gingivales libres (vestibulaire, linguale/platine,
et interproximale).
- Les fibres gingivo-périostées :
S’insèrent de la crête alvéolaire au tissu conjonctif gingival. Elles relient la gencive aux procès
alvéolaires.
- Les fibres circulaires :
Elles suivent un trajet au niveau de la gencive libre et encerclent la dent à la manière d’une
bague.
- Les fibres transseptales (supra-septales ou cémento-cémentaires) :
S’étendent entre le cément supra-alvéolaire de deux dents adjacentes. Elles présentent un
trajet droit et permettent d’unir toutes les dents de l’arcade.
En dehors et entre ces groupes fibrillaires bien individualisés, des fibres sans orientation
particulière existent dans le chorion :
- Fibres élastiques.
- Fibres de réticuline.
- Fibres oxytalanes.
Les cellules :
Les cellules du tissu conjonctif gingival sont :
- Les fibroblastes et leur forme adulte (fibrocytes).
- Les cellules myéloϊdes (monocytes, macrophages et leucocytes).
- Les cellules lymphoϊdes (lymphocytes T et B, plasmocytes).
- Les mastocytes.
- Les cellules accessoires (plaquettes, cellules endothéliales, cellules dendritiques, cellules
présentant l’antigène CPA).
La substance fondamentale :
C’est un gel mucopolysaccharidique élaboré par les fibroblastes et dans lequel baignent des
cellules, des fibres, des vaisseaux et des nerfs.
C’est en son sein qu’à lieu le transport de l’eau, des électrolytes, des nutriments et des
métabolites vers et à partir de cellules du tissu conjonctif.
1.5.3. La membrane basale :
Membrane qui sépare l’épithélium du chorion gingival et contribue aux échanges métaboliques
et nutritives entre les deux.
- Au microscope optique :
La membrane basale a un aspect sinueux. Les parties conjonctives en relief sont les « papilles
conjonctives ». Les parties épithéliales qui viennent combler les dépressions conjonctives sont
appelées « crêtes épithéliales ». Cet aspect favorise les échanges qui se font entre l’épithélium et
le chorion gingival.
- Au microscope électronique :
La membrane basale apparait constituée d’une zone électron-claire (lamina lucida) liée à
l’épithélium par des hémidesmosomes et d’une zone électron-dense (lamina densa).En partant de
la lamina densa des fibrilles d’ancrage se projettent en faisceaux dans le tissu conjonctif.
1.6. Aspect clinique d’une gencive saine :
La gencive est rose pâle, ferme, lisse dans sa partie marginale et piquetée en peau d’orange au
niveau de sa partie attachée formant ce qu’on appelle le « granité gingival ». La vascularisation, la
kératinisation, la pigmentation et l’épaisseur de l’épithélium peuvent faire varier sa teinte. Elle
peut présenter une pigmentation grise ardoisée qui est due à la mélanine et est d’origine
ethnique.
Le contour de la gencive doit être festonné et régulier, adapté harmonieusement aux collets
des dents avec un comblement de toutes les embrasures par les papilles.
Certains auteurs (LANG & LÖE 1972) ont estimé qu’une hauteur minimale de 2mm de gencive
attachée était suffisante pour le maintient d’un bon état de santé du parodonte.
1.7. Vascularisation et innervation de la gencive :
1.7.1. Vascularisation de la gencive :
Elle comporte trois origines :
- Des artères en provenance du desmodonte.
- Des artères en provenance de l’os parodontal sous-jacent en particulier au niveau des
septa.
- Des artères provenant de la muqueuse alvéolaire ou de la muqueuse palatine.
Les veines postérieures se rendent soit plexus alvéolaire, soit au plexus ptérygoidien. Les veines
antérieures aboutissent dans les veines linguales et dans les veines faciales.
Les vaisseaux lymphatiques de la gencive vestibulaire maxillaire et de la gencive mandibulaire
postérieure se terminent dans les ganglions sous-maxillaires.
Les vaisseaux lymphatiques de la gencive de la région mandibulaire antérieure aboutissent aux
ganglions sous-mentaux et ceux de la gencive palatine aux voies jugulaires.
1.7.2. Innervation de la gencive :
La gencive maxillaire vestibulaire est innervée :
- Postérieurement par les nerfs dentaires postérieurs.
- Antérieurement par le nerf sous-orbitaire.
La fibromuqueuse et la gencive libre palatine sont innervées :
- Postérieurement par le nerf palatin antérieur.
- Antérieurement par le nerf naso-palatin.
La gencive mandibulaire vestibulaire est innervée :
- Postérieurement par le nerf buccal.
- Antérieurement par les branches terminales du nerf mentonnier.
La gencive mandibulaire linguale est innervée par le nerf dentaire inférieure et par le nerf
sublingual ; branche terminale du nerf lingual.
1.8. Physiologie de la gencive :
Grâce à ça situation anatomique, la gencive concourt au maintient de la santé parodontale. Elle
représente le premier élément exposé aux agressions du milieu buccal. Son rôle est assuré par
celui de ces différents constituants :
1.8.1. Rôle de l’épithélium :
La protection assurée par l’épithélium est le résultat de son organisation structurale :
Plusieurs assises cellulaires avec la présence de nombreuses jonctions intercellulaires
(desmosomes) qui rendent l’épithélium imperméable aux agressions venant du milieu
buccal.
Le renouvellement du tissu épithélial (TURN OVER ) qui assure l’homéostasie épithéliale
et parvient à l’élimination des déchets (rôle émonctoire) grâce au phénomène de
desquamation cellulaire.
La kératinisation de l’épithélium buccal offre à la gencive une haute résistance aux
divers types d’agressions (chimique, mécanique, thermique).
1.8.2. Rôle du tissu conjonctif:
Rôles des fibres gingivales :
Par sa densité importante en système fibrillaire, le tissu conjonctif gingival assure la tonicité,
l’élasticité et la fermeté de cette gencive et lui confère une résistance aux tractions exercées par
les muscles et les freins muqueux.
Les différents groupes de fibres de collagène vont permettre de :
- protéger les structures parodontales profondes.
- fixer la gencive à l’os alvéolaire.
- maintenir les contacts interdentaires.
- répartir les charges occlusales à toute la denture.
La défense immunitaire :
Ce rôle est attribué aux différentes populations de cellules immunitaires (macrophages,
leucocytes, lymphocytes et plasmocytes) qui existent au sein du tissu conjonctif gingival.
La nutrition :
Par sa vascularisation riche, le chorion gingival contribue à la nutrition et aux échanges
métaboliques entre les différents constituants de la gencive à travers la membrane basale.
2. L’attache épithéliale :
2.1. Définition :
C’est un manchon d’épithélium qui prolonge l’épithélium sulculaire et entoure la dent. IL
sépare le milieu intérieur (parodonte profond) de la cavité buccale.
Elle constitue une barrière physique et physiologique dont la cohésion conditionne l’intégrité
des structures parodontales profondes.
2.2. Rappels sur l’histogénèse :
La formation de l’attache épithéliale débute au cours de l’éruption dentaire et après la
maturation de l’émail. Quand la dernière couche d’émail s’est déposée la dent sera recouverte par
un épithélium adamentin résiduel (EAR).
Tout au long de la montée de la dent vers la surface orale, les cellules les plus internes de
l’épithélium buccal fusionnent avec les cellules les plus externes de l’EAR. Ceci aboutit à la
formation d’une cuticule à la surface de la dent.
Au fur et à mesure que l’éruption dentaire progresse vers la surface, l’épithélium buccal aura
tendance à se séparer de cette cuticule créant ainsi une dépression gingivo-dentaire (sillon
gingivo-dentaire).
Les cellules de l’EAR commencent à régresser au moment où les cellules de l’épithélium buccal
sont plus actives. L’attache épithéliale ne sera définitivement individualisée qu’après la disparition
complète des cellules de l’EAR.
2.3. Structure histologique :
Au microscope électronique l’attache épithéliale est constituée de quelques couches de cellules
aplaties, parallèles à la surface dentaire, reliées entre elles par des desmosomes et bordées par
deux lames basales (lame basale interne, lame basale externe).
La liaison des cellules de l’attache épithéliales avec ces deux lames basales se fait par des
hémidesmosomes.
L’attache épithéliale est plus épaisse dans sa portion coronaire constituée par le fond du sulcus
que dans sa portion apicale qui correspond à la jonction émail-cément.
Sa hauteur est variable, mais sa distance par rapport à la crête alvéolaire reste apparemment
constante pendant toute l'éruption passive, son épaisseur immédiatement sous le fond du sulcus
est d'environ 0,15 mm .
Elle adhère à la surface dentaire par l'intermédiaire d'un mélange de laminine, de fibronectine
et de ténascine.
L’épithélium jonctionnel se renouvelle constamment à partir des mitoses de la couche basale.
Les cellules migrent continuellement vers le sillon gingivo-dentaire où elles desquament. Leur
durée de vie est d’une semaine.
2.4. Physiologie de l’attache épithéliale :
2.4.1. La perméabilité :
L’attache épithéliale permet le passage des ions et des différents métabolites du tissu
conjonctif vers l’espace sulculaire (fluide gingival). Ce transit est régulé par les lames basales
interne et externe.
2.4.2. La phagocytose :
La phagocytose des cellules desquamées qui s’accumulent au fond du sulcus peut être assurée
par les polynucléaires neutrophiles et par l’activité lysosomiale propre aux cellules épithéliales.
2.4.3. La défense :
La défense contre les agressions bactériennes est due à l’activité phagocytaire d’une part et au
potentiel de desquamation des cellules superficielles d’autre part qui éliminent avec elles les
particules étrangères qui s’y fixent.
2.4.4. L’adhésivité :
L’adhésivité entre les différentes couches de la jonction gingivo- dentaire et la cohésion entre
les différents éléments de chaque structure offrent une haute résistance aux agressions du milieu
buccal.
2.4.5. L a régénération :
Après une destruction partielle ou totale de l’attache épithéliale, sa régénération est possible à
partir de la prolifération des cellules de l’épithélium sulculaire.
CONCLUSION
La gencive constitue une véritable unité anatomique et fonctionnelle offrant une
protection immédiate du parodonte profond contre les agressions extérieures.
Etant l’unique structure parodontale cliniquement visible, son intégrité reflètera
celle des structures parodontales profondes.