SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Système bielle-manivelle
Objectifs : mesurer les positions, les vitesses et les accélérations d’un solide dans son mouvement.
1 Etude théorique du mécanisme
Le système bielle-manivelle est mis en rotation à l’aide d’un motoréducteur (moteur + réducteur) à
courant continu. La position en rotation du moteur est accessible via un codeur situé en bout d’arbre
moteur, et dont le signal est lu sur un oscilloscope. La mesure de position du chariot est effectuée par un
système de vision « VideoCom » relié à un ordinateur.
A partir de la modélisation du mécanisme (annexe 1 page suivante), dessiner la courbe de la position
théorique du chariot dans Calc en fonction du temps, sur une ou deux périodes. En déduire la vitesse et
l’accélération du chariot si on considère une vitesse de rotation constante. Attention : ne pas calculer
littéralement la dérivée, mais utiliser la technique vue en TP de Calc de semestre 1 pour estimer
numériquement les valeurs des vitesses et accélérations. Commentez.
2 Etude de la rotation du moteur
Un codeur incrémental est utilisé pour relever la position du moteur et en déduire son sens de rotation et
sa vitesse instantanée sur un tour (voir annexe 2)
2.1 Qualité de l’acquisition
Plusieurs fichiers d’acquisition sont fournis, avec différentes périodes d’acquisition. Importez-les dans
Calc (« fichier » « ouvrir » séparateur = tabulation) puis tracez la courbe du signal en fonction du
temps sur plusieurs périodes pour déterminer quel fichier est le meilleur. A partir de celui-ci, étudiez
l’uniformité de la vitesse de rotation du codeur.
2.2 Mesures
Réglez la tension d’alimentation du moteur à X volts (différent pour chaque binôme), puis relevez le
signal du codeur à l’aide de l’oscilloscope.
Pour quelles positions du chariot la vitesse de rotation est-elle maximum, minimum ?
3 Position du chariot
On procède au relevé de la position du chariot en fonction du temps avec le système VIDEOCOM
3.1 Etalonnage
Effectuer les réglages de la distance et de l’ouverture de l’objectif, de la vitesse d’échantillonnage et de la
correspondance pixels-mm
3.2 Mesures
Démarrer le moteur en allumant l’alimentation. Enregistrer la position et en déduire les propriétés du
’
mouvement. En déduire le rapport de réduction du moteur = é
Le logiciel donne aussi la vitesse et l’accélération du chariot. Relevez leurs valeurs minimales et
maximales. Commentez.
4 Conclusions
• Sur la mesure de la vitesse de rotation du moteur
• Sur la mesure du déplacement du chariot
• Sur les anomalies rencontrées
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Système bielle-manivelle
Annexe 1 – Modélisation
Le système est composé de 3 pièces :
- Le vilebrequin (1) mobile en rotation autour de l’axe
par rapport au bâti (0)
- Le piston (3) mobile en translation suivant l’axe
par rapport au bâti (0).
- La bielle (2) articulée en A avec le vilebrequin (1) et en B avec le piston (3).
Le vilebrequin (1) tourne autour de l’axe
à la vitesse angulaire
Si on note x la distance OB à un instant donné, r la distance OA (constante) et l la distance AB
(constante), alors la loi d’entrée-sortie du mécanisme est :
= . cos#$ + &' ( − ( . *+,( #$
C’est θ qui dépend du temps. On peut le remplacer par θ = ω.t si on considère que le moteur tourne à
vitesse constante (en pratique il ne tourne pas à vitesse constante…)
Annexe 2 – Codeur incrémental
Principe : une DEL et un récepteur se trouvent de part et
d’autre d’un disque qui comporte un certain nombre de
fenêtres. Lorsqu’une fenêtre se trouve entre l’émetteur et le
récepteur, le récepteur peut capter le signal optique émis
par l’émetteur (l’état logique est 1). Entre deux fenêtres, le
signal optique est masqué par le disque, le récepteur ne
capte rien (l’état logique est 0).
Si l’on relie le récepteur à un oscilloscope, à vitesse de
rotation constante, on observe un signal carré.
Afin de déterminer la vitesse de rotation du disque, il suffit
de connaitre le nombre de fenêtres par tour (dans notre cas,
360 fenêtres par tour) et de mesurer la fréquence du signal
carré.
Pour connaitre le sens de rotation, il faut un deuxième
signal déphasé.
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Mât de bateau
Objectif : évaluer l’effort de compression dans le mât en fonction du poids appliqué et mesurer la
déformée du mât suivant plusieurs chargements
1-Préliminaire
Dessinez un schéma complet de l’instrumentation (capteurs et afficheurs) en précisant leurs
performances. Vous donnerez une indication sur l’incertitude de mesure des deux capteurs.
2-Étude théorique
Retrouver graphiquement (sur papier millimétré) la valeur de la force de compression à la base du mât
F 1 seule, puis de ⃗
lors de l’application de ⃗ F 2 seule.
3-Mesure des forces
Relevez les caractéristiques du capteur de force situé à la
base du mât.
Programmez l’afficheur afin de donner une lecture en
newtons de la force mesurée par le capteur.
Effectuez une mise à zéro tandis que le mât est à
l’horizontale.
Placez le mât à la verticale tout en le maintenant en l’air.
Vous vérifierez que la force est de l’ordre de 3,5 newtons.
Posez le mât par terre. Vous vérifierez que la force est de
l’ordre de -50 newtons.
Mettez enfin le mât en position. La force doit augmenter à
cause d’une légère tension des câbles.
Relevez les efforts que vous obtenez et comparez-les aux
efforts théoriques (masse des pièces en aluminium et en
acier).
4-Capteur de distance laser AXOM
On souhaite déterminer la sensibilité du capteur de distance. La sensibilité indiquée dans la
documentation est de 50 mV/mm et l’intervalle de mesure est [50 ; 250] mm.
Effectuer plusieurs mesures sur une cale étalon plaquée contre le mât, en déduire l’incertitude de
répétabilité.
Recommencer avec une autre cale étalon, et en déduire la sensibilité du capteur.
Les cales étalons sont fragiles, merci de les manipuler avec précautions.
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Mât de bateau
5-Essais de mise en charge
5.1 Étape initiale
Avant d’appliquer la première charge, effectuez un relevé de la forme du mât avec le capteur de
déplacement laser en prenant un point tous les 200 mm. Pour les mesures suivantes de la forme du mât
(avec charge), il faudra soustraire la forme initiale pour obtenir la forme réelle du mât.
Attention, la mesure de la hauteur à laquelle on effectue le relevé du déplacement latéral est basée sur la
lecture d’un mètre ruban dont l’origine n’est pas forcément à la base du mât. Il faut effectuer un
changement d’origine.
5.2 Première charge F1
Appliquer la charge correspondant à ⃗ F 1 , mesurer la force en bas du mât et effectuez un relevé de la
forme du mât en prenant un point tous les 200 mm. Vérifiez que les forces mesurées par le capteur sont de
l’ordre de -250 N
On admet que sous la force ⃗ F 1 , c’est le câble qui se déforme et qui provoque un déplacement de son
point d’attache relevé dans l’onglet « Def câble » du fichier Calc « deformee [Link] ». Calculez la
constante de raideur du câble. Vérifiez que le mât se déforme peu.
5.3 Deuxième charge F2
Appliquer la charge correspondant à ⃗ F 2 , mesurer la force en bas du mât et effectuez un relevé de la
forme du mât en prenant un point tous les 200 mm. Vérifiez que les forces mesurées par le capteur sont de
l’ordre de -300 N
On admet que sous la force ⃗ F 2 , le mât va se déformer suivant une loi polynomiale de degré 3. Utilisez
la fonction courbe de tendance pour identifier ce polynô[Link] donnez son équation.
5.4 Charge combinée F1+F2
Appliquer la charge correspondant à ⃗F 1+⃗ F 2 , mesurer la force en bas du mât et effectuez un relevé de la
forme du mât en prenant un point tous les 200 mm. Vérifiez que les forces mesurées par le capteur sont de
l’ordre de -560 N
Que pensez-vous de la forme du mât ?
6-Conclusions
Sur les valeurs de forces mesurées par rapport aux valeurs théoriques
Sur les valeurs de déplacements
Sur les incertitudes
SAE de mécanique Semestre 2
Objectif : mesurer le coefficient de frottement entre un mobile tiré par un câble et un banc couvert de
moquette pour quantifier les influences de divers paramètres sur ce coefficient. La force normale
dépend du poids du mobile (connu) et on mesure la force tangentielle à l’aide d’un capteur de force.
1 Travail préliminaire : étude théorique du mouvement
A - Isoler le mobile et faire le bilan des forces auxquelles il est soumis. Écrire les conditions
d’équilibre de ce mobile et exprimer le coefficient de frottement f en fonction de la masse du mobile et
de la force F mesurée par le capteur lorsque le banc est horizontal.
F y
x
B – Reprendre les calculs lorsque le mobile est sur un support incliné d’un angle α par rapport à
l’horizontale.
2 Travail sur site : mise en œuvre du capteur de force
Le capteur de force utilisé pour la manipulation est de type
V piézo-résistif, c’est-à-dire que sa résistance électrique varie
avec la force appliquée. Les variations de résistance étant très
faibles, on utilise pour les mesurer un pont de Wheatstone et
Gain variable un amplificateur. La sensibilité de la chaîne de mesure
augmente avec la tension d’alimentation du pont, toutefois,
pour éviter l’échauffement du capteur, on limite cette tension.
Capteur de force
1. Calculer la tension maximale d’alimentation du pont
sachant que chaque branche du pont a une résistance de
350 Ω et que la puissance maximale dissipée dans une
R1 Rj branche par effet Joule ne doit pas dépasser 20 mW.
2. Régler cette tension. Régler l’offset de l’amplificateur à
zéro puis équilibrer le pont de façon à ce que la tension de
sortie de la chaîne de mesure soit nulle lorsque la charge
R4 R3 appliquée sur le capteur est nulle. On remarquera que
l’équilibre du pont doit être refait de temps à autre.
3. Déterminer la sensibilité de la chaîne de mesure en
VAlim
appliquant des forces connues sur le capteur à l’aide de
masses marquées.
4. Tracer la courbe d’étalonnage.
5. Donner l’équation de la courbe, la sensibilité expérimentale et l’incertitude-type (avec
DROITREG).
Remarque : on prêtera attention au fait que la sensibilité obtenue dépend du gain de
l’amplificateur et de la tension d’alimentation.
Département Mesures Physiques
SAE de mécanique Semestre 2
3 Mesures du coefficient de frottement suivant divers protocoles
3.1 En position horizontale, plusieurs matériaux
• Choisir 3 matériaux et pour chacun, effectuer quelques essais de traction avec à chaque fois
un relevé de la tension en sortie de chaine de mesure pour obtenir une valeur fiable.
• En déduire la force de traction dans le fil
• En déduire les coefficients de frottement (attention : la masse mobile varie à chaque essai, il
faut en tenir compte). Commentaires ?
3.2 En position horizontale, un seul matériau
• Pour ce matériau, répéter quelques essais de traction comme précédemment, en faisant varier
la masse mobile.
• En déduire le coefficient de frottement. Commentaires ?
3.3 En position inclinée, avec un seul matériau
• Incliner le banc avec une cale en bois, mesurer l’angle ainsi formé.
• Avec le même matériau qu’en 3.2, répéter quelques essais de traction comme précédemment,
en faisant varier la masse mobile.
• En déduire le coefficient de frottement. Commentaires ?
3.4 Ne pas oublier de conclure !
Département Mesures Physiques
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Dynamique en rotation
Objectif : Mesurer le moment d’inertie d’un solide en rotation ainsi que le couple de frottement
qu’il subit
1 Moment d’inertie
D’après Wikipedia : « Le moment d'inertie d'un système physique est une grandeur qui
caractérise son inertie vis-à-vis des mouvements de rotation, comme sa masse caractérise son
inertie vis-à-vis des mouvements de translation. Il dépend de la valeur et de la répartition des masses
au sein du système et a pour dimension M·L 2 (produit d'une masse par le carré d'une longueur) ; il
s'exprime donc en kg m2 dans le Système international d'unités. »
Par analogie avec le P.F.D. en translation pure (rappel : ∑ ⃗ F ext =m .⃗a ), on peut écrire à propos
d’un solide en rotation autour d’un axe : ∑ M ext =J . ω̇ , où :
• M ext sont les moments extérieurs exercés sur l’axe,
• J est le moment d’inertie du solide par rapport à son axe,
• ω̇ est l’accélération angulaire du solide.
Pour un développement complet, voir le document « Un peu de théorie ».
2 Description sommaire de la manipulation
La roue avant d’un vélo a été équipée d’une poulie de rayon R=100 mm afin de permettre de la
mettre en rotation à l’aide d’une masse accrochée à un fil enroulé sur environ 2,5 tours.
Les capteurs utilisés sont des accéléromètres intégrés avec Bluetooth positionnés à 2 endroits à
la périphérie de la roue.
Deux mesures sont proposées : on mesure la vitesse angulaire pendant une accélération puis
une décélération, afin d’en déduire le moment d’inertie de la roue et le couple résistant. On mesure
également les accélérations tangentielle et normale.
3 Description du protocole expérimental
Décrivez précisément le protocole expérimental. Vous devez insister sur les détails afin de
permettre des mesures fiables.
Expérience
Une masse de 0,2 kg est accrochée au fil : on suspend la masse puis on libère la roue. Celle-ci
se met à accélérer en rotation , puis ralentit jusqu’à l’arrêt complet lorsque la masse se décroche.
La courbe de vitesse angulaire en fonction du temps est enregistrée par l’application Wit sur le
PC d’accueil. Voir l’annexe (§ 5) pour récupérer vos données.
A partir des données enregistrées, mettre en forme le tableau sous Calc, en ne gardant
que les colonnes nécessaires. Scinder ensuite le tableau en 2 parties distinctes : une pour
l’accélération, une autre pour la décélération.
Calculer avec le tableur la dérivée de la vitesse angulaire pour obtenir l’accélération
angulaire ω˙ A lors de la phase d’accélération.
1
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Dynamique en rotation
Calculer également avec le tableur la dérivée de la vitesse angulaire pour obtenir
l’accélération angulaire ω˙ D lors de la phase de décélération.
A l’aide de ces deux accélération ω˙ A et ω˙ D , calculer le couple résistant C R appliqué sur
la roue et J le moment d’inertie de la roue. Commentez la qualité des résultats ?
Recommencer avec 0,3 kg et commentez vos résultats.
4 Conclusions
Concluez sur la qualité des mesures.
5 Annexes : ouverture des fichiers de données
Le fichier texte récupéré sur votre clé doit être pré-traité avant de pouvoir être utilisé avec Calc :
• Ouvrer le fichier .txt avec le bloc-notes
• Remplacer tous les « . » par des « , » (CTRL + H)
• Enregistrer le fichier sous un autre nom
• Lancer Calc et importer ce deuxième fichier.
• Ce fichier contient trop de données : supprimer
toutes les colonnes sauf celles contenant le temps
(Time) et la vitesse angulaire (wx ou wy ou wz : à
vous de choisir la bonne)
2
SAE Mécanique Semestre 2 Département Mesures Physiques
Dynamique en rotation
• Si le signe est erroné, créer une nouvelle colonne en changeant le signe (l’accélération est
positive par convention lors de la première phase du mouvement)
• L’échelle des temps est également difficile à manipuler. Il faut la transformer en créant une
nouvelle colonne à droite de « Time » et taper la formule :
=CNUM(STXT(A3;5;2))*60+CNUM(DROITE(A3;6))
dans la cellule B3. Recopier jusqu’en bas du tableau : vous avez une nouvelle échelle des
temps utilisable, en secondes.
• Allure du graphe que vous devez obtenir :
300
250
200
150
-wy(deg/s)
100
50
0
2710 2720 2730 2740 2750 2760 2770 2780 2790
-50
3
Mécanique
SAE N°5
Analyse d’efforts en statique et dynamique (WII)
BUT MP – S2 1
Mécanique
Objectifs de la SAE
• Permettre aux étudiants d’appréhender la notion de force et ses paramètres influents.
• Appliquer le Principe Fondamental de la Statique.
• Déterminer expérimentalement les forces parallèles sur 4 pieds.
Matériel utilisé
- Plateau Wii
- Centrale d’acquisition de données
- Ordinateur
Déroulement
- Etape 1 : Etalonnage du système de mesure
- Etape 2 : Etude analytique du système
- Etape 3 : Expériences en statique
- Etape 4 : Expériences en dynamique
Documents supplémentaires
- Annexe A : Notice d’utilisation du logiciel
- Annexe B : Calcul du barycentre
Recommandation
Lire attentivement tout le texte de la SAE (Annexes comprises).
Il est DEFENDU DE SAUTER sur le plateau Wii (risque de détérioration)
2
Mécanique
Introduction - Description de la manipulation expérimentale
Un constructeur de jeux vidéo a proposé une balance électronique en liaison avec des logiciels de simulation
de mouvements. La face supérieure permet de placer ses pieds, le plateau reposant sur 4 pieds sur le sol.
Des capteurs enregistrent les efforts en instantané sur chacun des pieds.
Etape 1- Etalonnage du système de mesure
Lancer le logiciel d’acquisition en suivant la procédure précisée en Annexe A.
Dans ce contexte, les données affichées dans le logiciel sont les données brutes mesurées à chaque capteur
(tension en mV). Il est alors nécessaire, pour la suite de la SAE, d’étalonner chaque capteur (trouver la
relation entre l’effort soumis à chaque pied (A, B, C et D) et la tension mesurée à chaque capteur (voies 1, 2,
3 et 4)). On admettra une relation linéaire entre la force et le signal tel que :
. avec 1, 2, 3 et 4
Retourner la balance Wii, lancer la lecture des capteurs puis effectuer les mises à zéro des différentes voies
d’acquisition (BAL).
Lancer l’acquisition/enregistrement des données puis placer successivement sur chaque pied une série de
masses différentes, en vérifiant aussi la répétabilité des mesures. Noter les valeurs des signaux
1.1- Déterminer les facteurs ai et bi pour chaque capteur i.
Etape 2- Etude analytique du système
Il est proposé à un étudiant de monter sur le plateau, pendant que son binôme enregistrera les données des
capteurs.
C A
+ ℓ
G
D B
L
3
Mécanique
Dans la suite de la SAE, on appellera G, le centre de gravité de l’étudiant sur la balance projeté sur le plan de
la balance.
Calcul littéral
2.1- En appliquant le principe fondamental de statique à la balance, exprimer les coordonnées du point G
(XG et YG), ainsi que la norme de (notée P dans la suite) en fonction de , , , , ℓ et L. On pourra
calculer la somme des moments au point D.
Application numérique
Réaliser une acquisition avec un étudiant debout sur la balance (L’étudiant qui montera sur le plateau devra
être statique pour éviter de créer des accélérations) et relever les forces au niveau des 4 pieds.
2.2- A partir des 4 efforts mesurés (de , , et ), calculer P et la position du centre de gravité G.
Interpréter les résultats (P est-il cohérent par rapport au poids de l’étudiant ? Le point G est-il plutôt au
niveau du talon ou de la plante du pied ?...)
Etape 3- Expériences en statique
Pour l’analyse des résultats, Il est nécessaire que le même étudiant réalise toutes les expériences.
Expérience 1 : Réaliser les 3 expériences suivantes à suivre sans descendre de la balance et relever les forces
mesurées pour chaque expérience :
- Expérience 1-a : Monter sur le plateau en plaçant les pieds légèrement écartés.
- Expérience 1-b : Décoller un pied du plateau en reportant votre poids sur l’autre jambe.
- Expérience 1-c : Reposer le pied.
3.2. Déterminer la position du centre de gravité G de l’étudiant sur la balance pour chaque expérience puis
analyser les résultats. Lors de l’expérience 2-c, retrouvez-vous les résultats de l’expérience 2-a ?
Expérience 2 : Réaliser les 2 expériences suivantes à suivre sans descendre de la balance et relever les forces
mesurées pour chaque expérience :
- Expérience 2-a : Monter sur le plateau en plaçant les pieds légèrement écartés). Rester le plus
droit et immobile possible. Faire une mesure les bras le long du corps
- Expérience 2-b : Réaliser une deuxième mesure les deux bras tendus devant vous, sans déplacer
votre corps.
3.3. Déterminer la position du centre de gravité G de l’étudiant sur la balance pour chaque expérience. En
considérant que leur centre de gravité se trouve au niveau du coude, déduire le poids et la masse de vos bras.
On pourra s’aider de la figure suivante et de l’Annexe B.
4
Mécanique
3.5. Calculer la moyenne des sommes des forces de toutes les expériences ainsi que l’écart type. Que pouvez-
vous en conclure ?
Etape 4- Expériences en dynamique
Interdiction de sauter sur la balance.
4.1. Que se passe-t-il lorsque vous bougez sur le plateau Wii ? Donner quelques exemples de mouvements et
les conséquences sur les résultats des mesures.
4.2. Lancer les bras vers le haut (les poings partent au niveau des épaules et montent à la verticale). Vous
allez constater une variation de la force totale qui est due aux effets dynamiques : une phase d’accélération
durant laquelle la force augmente suivi d’une phase de décélération durant laquelle la force diminue. Cette
variation dépend de la masse mise en mouvement ainsi que de l’accélération qu’on lui fait subir. Force =
Masse x accélération.
Calculer l’accélération et la décélération des bras.
---o---
5
Mécanique
Annexe A
Cette annexe vous permet de prendre en main le logiciel d’acquisition de données, pour visualiser les efforts
dans chaque capteur.
1- Mettre en route l’ordinateur (utilisateur : administrateur, mot de passe : mpa-eon1)
2- Brancher la centrale d’acquisition
3- Lancer l’application DSC100A présente sur le bureau et sélectionner l’appareil « EDX-10A ».
4- L’écran s’organise avec une fenêtre texte montrant les dernières valeurs des capteurs, une fenêtre
graphique montrant les valeurs des 4 capteurs au cours du temps en temps réel et un control panel
permettant de piloter la lecture des mesures et l’enregistrement.
5- Utiliser le control panel pour
- Lancer une lecture des données des capteurs
- Faire les balances (RAZ 4 voies de mesure)
- Lancer une acquisition (enregistrement) des données
- Arrêter la lecture des données en live
6
Mécanique
Annexe B
Calcul du barycentre d’un système (=position du centre de gravité) :
∑$%&( . ) ∑$%&() . )
;) =
∑$'%& ' ∑$'%& '
Exemple :
Pt1 (1 ; 1) F1 = 10
Pt2 (1 ; 2) F2 = 5
(1 × 10) + (1 × 5)
=
10 + 5
15
= =1
15
(1 × 10) + (2 × 5)
) =
10 + 5
20 4
) = =
15 3
7
BUT MP – Semestre 2 SAE mécanique
SAE N°6
Analyse cinéma2que et dynamique d’une sphère
sur un rail incliné
1
BUT MP – Semestre 2 SAE mécanique
1 – Objectif
Analyser le mouvement d’une sphère roulant sur un rail incliné sous l’action de son propre
poids.
2 – Mise en marche et réglage du banc de manipulation
Le système se compose d’un rail incliné dont le réglage de l’inclinaison θ s’obtient par la
manœuvre des vis de serrage. L’angle au fond du rail est de 90°
Avant la mise en marche de ce banc vérifier que le récipient de réception rempli de sable
est bien en place pour amortir le mouvement de la boule.
Pour mesurer le temps de roulement, on dispose d’un compteur électronique constitué de
2 cellules optoélectroniques à front montant reliées au boîtier d’affichage du temps. La distance
entre elles est de 1 m. Ces 2 cellules sont fragiles, prenez donc toutes les précautions afin de
ne pas les heurter.
3 – Calculs préliminaires
Une boule de rayon R roule avec un rayon de rotation r < R (le
rayon de rotation est la distance entre le centre de la boule et
l’axe de rotation) qui dépend des dimensions du rail et de la
boule.
Il y a 4 cas possibles, représentés par les 2 schémas ci-contre :
1. petite boule sur le petit rail (fig. 1)
2. petite boule sur le grand rail (fig. 1)
3. grande boule sur le petit rail (fig. 2)
4. grande boule sur le grand rail (fig. 1)
3.1) Calculer la valeur du rayon de roulement r pour les deux cas
de figure différents.
On donne :
L (petit rail) = 36 mm
R (grande boule) = 38 mm
R (petite boule) = 25 mm
Remarque : pour le deuxième cas, il y a deux méthodes de résolution : purement trigo ou à
l’aide de Pythagore...
2
BUT MP – Semestre 2 SAE mécanique
3.2) Calculer la masse volumique de la sphère pleine de diamètre de 50 mm (le volume d’une
4 3
sphère est égal à π R ). On donne mpetite_boule = 505,6 g
3
3.3) Avec la même masse volumique, calculer le rayon intérieur et l’épaisseur de la sphère
creuse. Comparer vos valeurs avec celles mesurées sur la boule découpée à votre disposition.
3.4) Calculer le moment d’inertie de chaque boule par rapport à son centre de masse sachant
2 2
que le moment d’inertie d’une sphère pleine de masse M est égal à M R . Attention à la
5
sphère creuse...
3.5) Calculer le moment d’inertie de chaque boule par rapport aux axes de rotation. On
rappelle le théorème d’Huygens :
JGz : moment d’inertie d’un solide de masse m par rapport à
un axe passant par son centre de gravité G.
JOz : moment d’inertie d’un solide de masse m par rapport à
un axe passant par 0, parallèle au précédent et distant de d.
Alors : J OZ =J GZ +m. d 2
4 – Manipulations
On lâche chaque boule sans vitesse initiale au niveau de la première cellule à t=0 , ce qui
déclenche le chronomètre. Il s’arrête lorsque la boule passe devant la seconde cellule située à
une distance x. On suppose que le mouvement du centre de gravité de la boule est rectiligne
uniformément accéléré.
4.1) Exprimer l’accélération de centre de gravité a G en fonction de x et t.
4.2) Pour 3 ou 4 angles d’inclinaison différents (mesures à l’équerre ou avec votre smartphone),
mesurer le temps nécessaire de déplacement de chaque boule entre les deux capteurs en
faisant 3 mesures dans les mêmes conditions pour prendre la moyenne des trois résultats.
Quelle est la dispersion expérimentale ?
Remarque 1 : enlever les boules non utilisées du bac pendant vos essais pour limiter le bruit…
Penser aussi à essuyer les boules à chaque essai.
Remarque 2 : La boule creuse sera mesurée sur les deux rails car le rayon de roulement est
différent. Par contre, la boule pleine peut être testée au choix sur chacun des rails.
Remarque 3 : Le point de départ doit être toujours le même avec une distance par rapport au
premier capteur, la plus faible possible. La manière de lâcher la boule a beaucoup d’importance
sur le résultat final.
3
BUT MP – Semestre 2 SAE mécanique
4.3) Tracer le graphe de a G en fonction de θ . Commenter : en particulier, y a-t-il des résultats
contre intuitifs ?
4.4) Tracer le graphe de a G en fonction de sin θ, les 2 courbes sont-elles identiques ? pourquoi ?
4.5) Calculer théoriquement la vitesse linéaire et le nombre de tours effectués à la fin du
mouvement lors des différentes descentes. Peut-on mesurer ce dernier ?
4.6) Calculer la vitesse angulaire à la fin du mouvement lors des différentes descentes. En
déduire l’énergie cinétique des différentes boules lors des essais.