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Cours 6

Le document traite des Séphiroth et de leur représentation dans la Kabbale, notamment à travers l'Arbre de Vie, qui illustre la Création et le rapport entre le Créateur et l'Univers. Il explique également le processus de création des lettres hébraïques, en mettant en avant leur importance symbolique et leur ordre dans la Genèse. Chaque lettre est examinée pour ses attributs et son rôle potentiel dans la création, soulignant les choix divins et les implications spirituelles de ces lettres.

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Cours 6

Le document traite des Séphiroth et de leur représentation dans la Kabbale, notamment à travers l'Arbre de Vie, qui illustre la Création et le rapport entre le Créateur et l'Univers. Il explique également le processus de création des lettres hébraïques, en mettant en avant leur importance symbolique et leur ordre dans la Genèse. Chaque lettre est examinée pour ses attributs et son rôle potentiel dans la création, soulignant les choix divins et les implications spirituelles de ces lettres.

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ENSEIGNEMENT N°6

I – LES SEPHIROTH
La Création est un phénomène continu. Le Sepher Yetzirah nous décrit merveilleusement bien
cet éclair sans commencement ni fin, ainsi que les trente-deux Sentiers de la Sagesse : 10
Séphiroth sortis du Néant et vingt-deux Sentiers symbolisés par les vingt-deux Lettres-
Nombres.
Les Kabbalistes représentent les Séphiroth et les Sentiers en un diagramme l’Arbre de Vie qui
est le schéma par excellence. Il est universel. Il rend compte de la Création et indirectement
du Créateur. C’est un outil de travail puissant, outil de méditation, de découverte. Son
efficacité vient du fait qu’il parle à l’esprit inconscient de l’homme et provoque des
découvertes par résonance. Nous pouvons appliquer cet outil à la Création et au devenir de
l’Univers, mais aussi à notre planète, à nous-même également.

Nous avons vu précédemment que la divinité procède en quatre Mondes : le premier,


Atziluth, dit Monde des Archétypes, de la conception divine ; le deuxième, Briah, est le
Monde de la Création, de la forme-pensée divine ; le troisième, Yetzirah, est le Monde de la
Formation et le quatrième, Assiah,le Monde de la manifestation concrète.
Entre la première triade, Kether, Chokmah, Binah, et les autres Séphiroth se place ce que les
kabbalistes appellent les Abysses où, nous l’avons déjà vu, se produit comme un reflet de
cette première triade dans un miroir, et nous voyons apparaître la deuxième triade : Chesed,
Geburah, Tiphereth.
Les Abysses sont d’une certaine manière une zone sans retour. C’est le lieu où les
Kabbalistes situent Daath (la non Sephirah), la Connaissance ou Compréhension, qui permet
de passer du Monde de Briah à celui d’Atziluth, mais alors le kabbaliste, comme Enoch, «
voit Dieu face à face et ne revient pas » … On peut dire que, d’une certaine manière, il s’agit
là du point de rencontre du chemin de la descente de Prana et de celui de la remontée de la
Kundalini.
Le passage des Abysses est une zone sans retour mais derrière Tiphereth est le voile du
Temple (Paroketh) qui ne peut être passé sans un changement de conscience. Et derrière
Yesod, le Kabbaliste sur le chemin du retour doit tendre l’arc de la Promesse (Qesheth) qui
permettra la remontée par le Sentier de Samekh appelé la Voie de la Flèche. L’Arbre de Vie
est représenté en deux dimensions, mais il faut comprendre qu’il s’agit là de la « maille
élémentaire ». En fait, l’Arbre se déploie de façon multi-dimensionnelle, en tout lieu et en tout
temps selon un processus dynamique. Il se déploie dans l’ensemble des quatre Mondes, et
dans chacun des quatre Mondes et aussi en chaque Sephirah. Mais il est vrai de dire qu’il y a
un Arbre de Vie dans chaque Monde mais faux de dire qu’il y a quatre Arbres de Vie. Il est
vrai de dire qu’il y a un Arbre de Vie dans chaque Sephirah mais faux de dire qu’il y a dix
Arbres de Vie. Ni quatre, ni dix : il n’y en a qu’un.
Si nous comprenons les Séphiroth comme des « sphères d’influence », comme nous l’avons
déjà vu, nous concevons qu’une influence peut s’appliquer en haut en même temps qu’en bas,
au Nord en même temps qu’au Sud, dans le passé comme dans le futur, en Atziluth comme en
Assiah. De même, en un certain lieu et à un moment donné, plusieurs influences peuvent
s’exercer.
Au point de vue énergétique, une Sephirah correspond à un taux vibratoire donné, mais pour
la conscience de l’homme cela est perçu en tant qu’état de conscience, état de l’être. Il est dit
également que les Séphiroth ont un caractère féminin au regard des Sentiers qui, eux,
présentent un caractère masculin dans le sens où, au niveau d’une Sephirah, l’énergie se
trouve à des taux vibratoires constants, par conséquent statiques, alors que l’énergie évolue le
long d’un Sentier qui est donc, lui, dynamique, actif.
Une image éclairera cela : l’eau à zéro degré donne la glace et à cent degrés l’eau bout ; 0 et
100 degrés correspondraient à deux Séphiroth mais la façon d’aller de 0 à 100 degrés
correspondrait au Sentier reliant les deux Séphiroth. Rappelons que si l’énergie se trouve à
différents taux vibratoires, elle est Une et, en ce sens, tous les Séphiroth sont également
sacrés. Cependant - comme déjà précisé -, la tradition indique qu’une Sephirah est considérée
comme négative (passive) par rapport à celle qui la précède mais positive (active) par rapport
à celle qui la suit. Ainsi Chesed (Miséricorde) est positive par rapport à Geburah (Force) mais
négative par rapport à Binah (Intelligence). (Source : Cours de Qabal 2, Jean DUBUIS)
Le tableau ci-dessous présente les séphiroth ainsi que leurs attributs.
N° SEPHIROTH ATTRIBUTS

1 KETHER Couronne

2 CHOKMAH Sagesse

3 BINAH Intelligence

4 CHESED Miséricorde

5 GEBURAH Rigueur / Force

6 TIPHERETH Beauté

7 NETZACH Victoire

8 HOD Gloire, Splendeur

9 YESOD Fondation

10 MALKUT Royaume

II – LA RONDE DES LETTRES

L’alphabet de Rav Hamenouna – Zohar I 2b.


Il est écrit : « Au commencement ». Rab Hammenouna, le Vieillard, dit : Nous trouvons au
commencement de la Genèse un renversement d’ordre des lettres initiales.
Ainsi les deux premiers mots de la Genèse ont pour initiales la lettre Beth (‫ )ב‬: Bereschith (=
au commencement), Bara (= créa), et les deux mots suivants ont pour initiales la
lettre Aleph (‫ )א‬: Élohim (= Dieu), Eth (= Le). Voici la raison de cette interversion : Déjà,
deux mille ans avant la création du monde, les lettres étaient cachées, et le Saint, béni
soit-il, les contemplait et en faisait ses délices. Lorsqu’il voulut créer le monde, toutes les
lettres, mais dans l’ordre renversé, vinrent se présenter devant lui.
Ce fut la lettre Tav (‫ )ת‬qui se présenta la première. Maître des mondes, dit-elle, qu’il te plaise
de te servir de moi pour opérer la création du monde. Attendu que je forme la lettre finale du
mot Émeth (= Vérité) gravé sur ton sceau ; et, comme toi-même tu es appelé Émeth, il
convient au Roi de commencer par la lettre finale du mot Émeth et de s’en servir pour opérer
la création du monde. Le Saint, béni soit-il, lui répondit : Tu es, en effet, digne ; mais il ne
convient pas que je me serve de toi pour opérer la création du monde, parce que tu es destinée
à être marquée sur le front des hommes fidèles qui ont observé la loi depuis l’Aleph jusqu’au
Thav, et à être ainsi mêlée à la mort, et aussi parce que tu formes la lettre finale du mot
Maveth (= Mort). Pour ces raisons, il ne me convient pas de me servir de toi pour opérer la
création du monde. La lettre Thav sortit immédiatement.
La lettre Schin (‫ )ש‬entra alors, et, après avoir formulé la même demande, elle fit
valoir l’initiale du nom divin Schadaï, qui est un Schin; il convient, dit-elle, que l’on se serve
de l’initiale du nom sacré Schadaï, pour opérer la création du monde. Dieu lui répondit : En
effet, tu es digne, tu es bonne et tu es vraie. Mais des faussaires se serviront de toi pour
affirmer leurs mensonges, en t’associant les deux lettres Qoph (‫ )ק‬et Resch (‫ )ר‬pour former
ainsi le mot Schéqer (= Mensonge). De ces paroles, il résulte que pour faire accepter leurs
mensonges, les menteurs sont obligés d’y mêler aussi un principe de vrai. C’est pourquoi le
mot Schéqer (= Mensonge) est l’anagramme du mot Qéscher (= Noeud, Faisceau), parce que,
pour faire accepter les mensonges, le menteur est obligé de commencer par dire une vérité
(Sch), à laquelle il ajoute ensuite le mensonge (Q et R) de façon à lier ces deux ensembles.
Aussi, bien que tu sois vraie, ô lettre Schin, puisque les trois patriarches seront réunis en toi, il
ne convient pas de me servir de toi pour opérer la création du monde, parce que tu seras
souvent associée aux deux lettres Q et R qui sont du mauvais côté, du côté du démon. Quand
la lettre Schin eut entendu ces paroles, elle sortit. Ce que voyant, les lettres Q et R ( ‫ ר‬et ‫)ק‬
n’osèrent pas se présenter.
La lettre Tzaddé (‫ )צ‬entra ensuite et formula la même demande, en se réclamant du fait que le
mot juste (Çaddiqim) appliqué aux hommes et à Dieu commence par la lettre Çaddi, ainsi
qu’il est écrit : « Car le Seigneur est juste (Çaddiq) et il aime la justice (Çedaqoth). » Dieu lui
répondit : En effet, tu es juste, ô lettre Tzaddé ; mais il ne me convient pas de me servir de toi
pour opérer la création du monde, attendu que tu dois être cachée pour ne pas donner prise à
l’erreur. Car ta forme primitive est un Noun (‫ )נ‬oblique, principe femelle, sur lequel vient
s’ajouter un Yod (‫)י‬, principe mâle. Et tel est le mystère de la création du premier homme, qui
fut créé à double face, deux figures tournées en sens inverse, dos contre dos [1] ; et c’est
pourquoi le Yod est présenté de dos, non de face, soit qu’il regarde en haut, soit qu’il regarde
en bas. Toi aussi, dit Dieu à Tzaddé tu seras un jour divisée en deux, mais tu iras autre part.
La lettre Tzaddé sortit et s’en alla.
La lettre Pé (‫ )פ‬entra ensuite et formula la même demande, en faisant valoir ce fait que le
mot « Pedouth » (= Délivrance, que Dieu doit accomplir un jour dans le monde) commence
par un P. Dieu lui répondit : Tu es digne, en effet ; mais le mot « Péscha » (= Péché)
commence également par un P. Tu as, en outre, la tête baissée (‫)פ‬, symbole du pécheur qui.
Honteux, baisse la tête et étend les bras.
A la lettre Ayin (‫)ע‬, Dieu répondit qu’elle commence le mot « Avon » (= Crime) ; bien
qu’elle fît valoir le fait qu’elle commence également le mot « hava » (Modestie), le Saint,
béni soit-il, lui dit : Je ne me servirai pas de toi pour opérer la création du monde.
Quand elle sortit, la lettre Samekh (‫ )ס‬entra et formula la même demande que les lettres
précédentes en se réclamant de ce fait que le verset où il est dit : « Le Seigneur soutient tous
ceux qui chancellent », commence par un mot dont l’initiale est un Samekh (Samekh =
Soutien). Dieu lui répondit : C’est précisément à cause de ta destination que tu dois rester à ta
place ; car, si je t’enlevais de ta place pour me servir de toi pour opérer la création du monde,
qu’adviendrait-il de ceux qui sont près de tomber, puisqu’ils s’appuient sur toi ? La lettre
sortit immédiatement.
À la lettre Noun (‫)נ‬, qui fit valoir le fait que les mots « Nora » (= craint) et « Nava » (= Beau)
commencent par cette lettre, Dieu répondit : Retourne à ta place, car c’est à cause de toi que le
Samekh est retourné à la sienne et appuie-toi sur lui, (le Noun étant l’initiale de Nophelim «
ceux qui chancellent » du verset précité). Incontinent, retournant à sa place, elle sortit.
La lettre Mem (‫ )מ‬fit valoir le fait qu’elle est l’initiale du mot Mélekh » (Roi). C’est vrai, lui
répondit Dieu ; mais je ne me servirai pas de toi pour opérer la création du monde, attendu
que le monde a besoin d’un Roi ; reste donc à ta place avec les autres lettres formant le mot «
Mélekh », c’est-à-dire avec la lettre Lamed (‫ )ל‬et avec la lettre Caph (‫)כ‬, car il ne sied pas au
monde de rester sans Roi.
À ce moment, la lettre Caph (‫)כ‬, vivement impressionnée, descendit du trône glorieux et
s’écria : « Maître de l’Univers, qu’il te plaise de te servir de moi pour opérer la création du
monde, attendu que je suis l’initiale du mot qui exprime ta gloire » (Cabod = Gloire). Lorsque
la lettre Caph quitta le trône, deux cent mille mondes, ainsi que le trône lui-même, furent
ébranlés ; la secousse était si violente qu’elle menaçait tous les mondes d’écroulement. Le
Saint, béni soit-il, dit alors à cette lettre : « O Caph, Caph, pourquoi persistes-tu à rester ici ?
Retourne à ta place, car je ne me servirai pas de toi pour opérer la création du monde, parce
que tu es l’initiale du mot exprimant l’extermination » (Cala = exterminer). Retourne donc à
ton trône et reste-là. Aussitôt la lettre sortit et retourna à sa place.
La lettre Yod (‫ )י‬entra ensuite et formula la même demande en faisant valoir ce fait qu’elle
forme l’initiale du nom sacré (‫)יהוה‬. Dieu lui répondit : C’est assez pour toi d’être gravée et
marquée en moi-même et d’être le point de départ de toute ma volonté ; il ne convient pas de
te retrancher de mon nom.
La lettre Tèth (‫ )ט‬entra à son tour et formula la demande des lettres précédentes, en faisant
valoir ce fait qu’elle est l’initiale du mot Tob (= Bon), qui est un des attributs de Dieu,
appelé : le Bon et le Juste. Dieu lui répondit : Tu ne serviras pas à la création du monde ;
d’abord parce que le bien que tu représentes est enfermé et caché en toi, ainsi qu’il est écrit : «
O combien est grande l’abondance de votre bonté, que vous avez cachée pour ceux qui vous
craignent »; donc le bien est réservé pour le monde futur ; tu n’as, par conséquent, rien de
commun avec le monde que je veux créer maintenant. Ensuite, parce que c’est précisément à
cause du bien que tu caches en toi que les portes du temple seront enfoncées dans la terre,
ainsi qu’il est écrit : « Ses portes sont enfoncées dans la terre. » Et enfin parce que tu as pour
voisine la lettre Heth (‫)ח‬, avec laquelle tu constitues le mot qui désigne le péché : Heth. C’est
aussi pour cette raison que tes deux lettres (‫ ח‬et ‫ )ט‬ne figureront dans aucun des noms des
noms des douze saintes tribus. La lettre Heth sortit alors immédiatement.
Ensuite entra la lettre Zayin (‫ )ז‬qui formula la même demande que les lettres précédentes, en
faisant valoir qu’elle est l’initiale du mot qui commence le verset concernant l’ordonnance du
repos sabbatique, ainsi qu’il est écrit : « Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat. » Dieu
lui répondit : Je ne me servirai pas de toi pour opérer la création du monde, parce que tu es
l’image de la guerre, puisque tu as la forme d’un sabre affilé et d’un poignard de guerre,
semblable â celle de la lettre finale Noun (‫)ן‬. La lettre (‫ )ז‬sortit alors immédiatement.
La lettre Vav (‫ )ו‬entra et formula la même demande que les lettres précédentes, en faisant
valoir le fait de faire partie du nom sacré (‫)יהוה‬. Dieu lui répondit : C’est assez pour toi et
pour ta voisine la lettre Hé (‫ )ה‬de figurer dans mon nom, de constituer le mystère renfermé
dans mon nom et d’être gravées et marquées dans mon nom. Aussi ne me servirai-je pas de
vous pour opérer la création du monde.
Les lettres Daleth (‫ )ד‬et Ghimmel (‫ )ג‬entrèrent ensuite et formulèrent à leur tour la demande
des lettres précédentes. Dieu leur répondit : C’est assez pour vous également de rester
ensemble l’une à côté de l’autre ; car il y aura toujours des pauvres dans le monde auxquels
on doit du secours ; or Daleth (= Pauvreté) désigne le pauvre, et Ghimmel (= secourir)
désigne le bienfaiteur qui assiste le premier. Donc restez l’une à côté de l’autre pour que l’une
nourrisse l’autre.
La lettre Beth (‫ )ב‬entra ensuite en disant : Maître de l’Univers, qu’il te plaise de te servir de
moi pour opérer la création du monde, attendu que je suis l’initiale du mot dont on se
sert pour te bénir (Baroukh = béni soit) en haut et en bas. Le Saint, béni soit-il, lui répondit :
C’est effectivement de toi que je me servirai pour opérer la création du monde, et tu seras
ainsi la base de l’œuvre de la création.
La lettre Aleph (‫ )א‬resta à sa place, sans se présenter. Le Saint, béni soit-il, lui dit : Aleph,
Aleph, pourquoi ne t’es-tu pas présentée devant moi, à l’instar de toutes les autres lettres ?
Elle répondit : Maître de l’Univers, voyant toutes les lettres se présenter devant toi
inutilement, pourquoi me serais-je présentée aussi ? Ensuite comme j’ai vu que tu as déjà
accordé à la lettre Beth ce don précieux, j’ai compris qu’il ne sied pas au Roi céleste de
reprendre le don qu’il a fait à un de ses serviteurs, pour le donner à un autre. Le Saint, béni
soit-il, lui répondit : « O Aleph, Aleph, bien que ce soit la lettre Beth dont je me servirai pour
opérer la création du monde, tu auras des compensations, car tu seras la première de toutes les
lettres, et je n’aurai d’unité qu’en toi ; tu seras la base de tous les calculs et de tous les actes
faits dans le monde, et on ne saurait trouver d’unité nulle part, si ce n’est dans la lettre Aleph.
»
De ce qui précède il résulte que le Saint, béni soit-il, a créé les formes des grandes lettres
célestes auxquelles correspondent les petites lettres d’ici-bas. C’est pourquoi les premiers
deux mots de l’écriture ont pour initiales deux Beth (Bereschith Bara) et les deux mots
suivants deux Aleph (Élohim Eth), afin d’indiquer les lettres célestes et celles de ce bas
monde, lesquelles ne sont en réalité que les seules et mêmes lettres, à l’aide desquelles
s’opère tout dans le monde céleste et dans le monde d’ici-bas.

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