2017 DM14 Facile
2017 DM14 Facile
06 Sept. 2014
Devoir surveillé 1.
(Programme de Terminale)
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1 + ln x
Exercice 1. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par h(x) = et C la courbe représentative de f dans un
x
repère orthonormé (O,~i, ~j).
(1) Etudier les variations de f .
(2) Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O,~i, ~j).
(a) Déterminer x1 abscisse du point d’intersection de C avec l’axe (O,~i).
(b) Déterminer x2 abscisse du point en lequel la tangente à C passe par l’origine.
(c) Déterminer x3 abscisse du point en lequel la tangente à C est parallèle à l’axe (O,~i).
(d) Déterminer x4 tel que h00 (x4 ) = 0.
(3) Vérifier que x1 , x2 , x3 , x4 sont quatre termes consécutifs d’une suite géométrique.
Exercice 2. Encadrement de ln 3.
1 a b
(1) (a) Déterminer deux nombres réels a et b tels que pour tout réel x distinct de 1 et −1, = + .
1 − x2 1−x 1+x
Z 1
2 1
(b) Montrer que dx = ln 3.
− 21 1 − x2
(2) Soient n ∈ N et x ∈ R et on pose hn (x) = 1 + x2 + x4 + . . . + x2n .
1
(a) Calculer − hn (x) pour x 6= 1, x 6= −1.
1 − x2
1 1 1 4
(b) Montrer que pour tout x ∈ − , , 0≤ − hn (x) ≤ x2n+2 .
2 2 1 − x2 3
Z 12
(3) On pose pour n ∈ N, un = hn (x)dx. A l’aide de l’inégalité (2b), montrer que la suite (un )n∈N converge et déterminer
− 12
sa limite.
(4) Calculer u2 et donner un encadrement de ln 3.
√
√ 3 1
Exercice 3. On donne les nombres complexes suivants : a = 2(1 + i) et b = − i.
2 2
a
(1) Déterminer la forme exponentielle de a, b et .
b
a
(2) Déterminer la forme algébrique de .
b
5π 5π
(3) En déduire cos et sin .
12 12
Exercice 4. On appelle f et g les deux fonctions définies sur l’intervalle [0 ; +∞[ par
x2
f (x) = ln(1 + x) − x et g(x) = ln(1 + x) − x + .
2
1
(1) Etudier les variations de f et de g sur [0 ; +∞[.
x2
(2) En déduire que pour tout x ≥ 0, x − ≤ ln(1 + x) ≤ x.
2
On se propose d’étudier la suite (un ) de nombres réels définie par :
3 1
u1 = et un+1 = un 1 + n+1 .
2 2
(3) Montrer par récurrence que un > 0 pour tout entier naturel n ≥ 1.
(4) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 1 :
1 1 1
ln un = ln 1 + + ln 1 + 2 + · · · + ln 1 + n .
2 2 2
1 1 1 1 1 1 1 1
(5) On pose Sn = + 2 + 3 + · · · + n et Tn = + 2 + 3 + · · · + n .
2 2 2 2 4 4 4 4
à l’aide de la première partie, montrer que :
1
Sn − Tn ≤ ln un ≤ Sn .
2
(6) Calculer Sn et Tn en fonction de n. En déduire lim Sn et lim Tn .
n→+∞ n→+∞
(7) Etude de la convergence de la suite (un ).
(a) Montrer que la suite (un ) est strictement croissante.
(b) En déduire que (un ) est convergente. Soit ` sa limite.
(c) On admet le résultat suivant : si deux suites (vn ) et (wn ) sont convergentes et telles que vn ≤ wn pour tout n
entier naturel, alors
lim vn ≤ lim wn .
n→+∞ n→+∞
5
Montrer alors que ≤ ln ` ≤ 1 et en déduire, un encadrement de `.
6
Exercice 5. On dispose d’un dé cubique dont les faces sont numérotées de 1 à 6. On désigne par pk la probabilité d’obtenir,
lors d’un lancer, la face numérotée k (k est un entier et 1 ≤ k ≤ 6).
Ce dé a été pipé de telle sorte que :
• les six faces ne sont pas équiprobables,
• les nombres p1 , p2 , p3 , p4 , p5 , p6 , dans cet ordre, sont six termes consécutifs d’une suite arithmétique de raison r,
• les nombres p1 , p2 , p4 dans cet ordre, sont trois termes consécutifs d’une suite géométrique.
On rappelle que des événements E et F sont indépendants lorsque P (E ∩ F ) = P (E)P (F ).
k
(1) Démontrer que : pk = pour tout entier k tel que 1 ≤ k ≤ 6.
21
(2) On lance ce dé une fois et on considère les évènements suivants :
– A : « le nombre obtenu est pair »
– B : « le nombre obtenu est supérieur ou égal à 3 »
– C : « le nombre obtenu est 3 ou 4 ».
2
Mathématique ECS 1
11 oct. 2014
Devoir surveillé 2.
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points.
Soignez votre écriture et votre rédaction, faites des phrases complètes et encadrez vos résultats.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
S1 (n) = 1 + 2 + 3 + · · · + n,
S2 (n) = 12 + 22 + 32 + · · · + n2 ,
S3 (n) = 13 + 23 + 33 + · · · + n3 ,
Sp (n) = 1p + 2p + 3p + · · · + np .
8(S1 (n))3 (n + 1) + 12(S1 (n))2 (n + 1)2 + 8(S1 (n))(n + 1)3 = (n + 1)4 (n3 + 3n2 + 4n).
1
Exercice 3. Bob, John et Samuel sont auditionnés par la police à la suite d’un crime commis par l’un d’entre eux. Tous les
trois font chacun deux affirmations. Les voici :
Bob dit : « — Je suis innocent. John est aussi innocent. »
John dit :« — Bob est innocent. C’est Samuel, le coupable. »
Samuel dit : « — Je suis innocent. C’est Bob, le coupable. »
Par la suite, les enquêteurs établissent avec certitude que l’un d’entre eux a fait deux affirmations vraies, un autre a fait
deux affirmations fausses et le troisième a fait une affirmation vraie et l’autre fausse. Qui est coupable ? (Seules les réponses
soigneusement argumentées seront prises en compte.)
2π 2π 1
Exercice 4. Soit n ∈ N un entier naturel fixé et ω = cos( 2n+1 ) + i sin( 2n+1 ). On pose z = 2 + ω + ω2 + ω3 + · · · + ωn .
(1) Calculer ω 2n+1 et simplifier la somme 1 + ω + ω 2 + ω 3 + · · · + ω 2n .
1 ωn − 1
(2) Montrer que z = .
2 ωn + 1
(3) En déduire que, pour tout entier k ∈ N, z 2k est réel et z 2k+1 est imaginaire pur.
2n+1
2z + 1
(4) Montrer que = −1.
2z − 1
1
Exercice 5. Soient f la fonction numérique définie sur R par f (x) = √ et (un ) la suite de nombres réels déterminée
Z 1 Z 1 1 + x2
par u0 = f (x) dx et pour tout n ∈ N∗ , un = xn f (x) dx.
0 0
On rappelle le théorème d’intégration par parties : si u et v sont des fonctions de classe C 1 sur [a, b] alors
Z b Z b
b
u0 (t)v(t)dt = [u(t)v(t)]a − u(t)v 0 (t)dt
a a
b
où [u(t)v(t)]a = u(b)v(b) − u(a)v(a).
On considère la fonction numérique F de la variable réelle x définie par :
p
F (x) = ln x + x2 + 1
Pour tout réel λ strictement positif, on note A (λ) l’aire (exprimée en unité d’aire) du domaine constitué par l’ensemble des
points M (x, y) tels que :
λ ≤ x ≤ 2λ et 0 ≤ y ≤ f (x)
(1) Exprimer A (λ) sous forme d’une intégrale.
(2) Déterminer l’ensemble de définition de F et montrer que F est une primitive de f sur R puis exprimer A (λ) en fonction
de λ.
(3) Calculer u0 et u1 .
(4) A l’aide d’une intégration par parties, calculer u3 .
x3 x
(On pourra remarquer que √ = x2 √ )
1+x 2 1 + x2
(5) Déterminer le sens de variation de la suite (un ), montrer que la suite (un ) est convergente. (On ne cherchera pas sa
limite dans cette question)
1
(6) Montrer que, pour tout n ∈ N? , 0 ≤ un ≤ . (On pourra commencer par établir l’encadrement 0 ≤ xn f (x) ≤ xn
n+1
pour tout x ∈ [0, 1].)
(7) Déterminer alors la limite de la suite (un ) .
Z 1 p
(8) Pour tout n ∈ N tel que n ≥ 3, on pose In = xn−2 1 + x2 dx.
0
2
Mathématique ECS 1
22 nov. 2014
Devoir surveillé 3.
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points.
Soignez votre écriture et votre rédaction, faites des phrases complètes et encadrez vos résultats.
Le malus de 2 points pour les copies non soignées ou mal rédigées sera appliqué.
La durée de l’épreuve est de 4 heures.
Aucune sortie avant la fin de l’épreuve.
Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
iπ
Exercice 2. Soit β = e 7 .
(1) Calculer la somme : 1 − β + β 2 − β 3 + β 4 − β 5 + β 6 .
1
(2) En déduire que : β 3 − β 2 + β = .
1 − β3
(3) Déterminer alors la valeur de cos π7 − cos 2π 3π
7 + cos 7 .
1
Exercice 3. Soient n ∈ N∗ et x1 , x2 , . . . , xn des réels strictement positifs. L’objectif de l’exercice est de démontrer l’inégalité
arithmético-géométrique :
n
! n1 n
Y 1X
xk ≤ xk
n
k=1 k=1
Z 1 Z 1
Exercice 4. Pour tout entier k ∈ N et tout entier n ∈ N, on pose J(k, n) = xk (1 − x)n dx et J(k, 0) = xk dx.
0 0
(1) (a) Calculer, pour tout entier k ∈ N, J(k, 0) et J(k, 1).
(b) Montrer que quelque soient les entiers k ∈ N et n ∈ N,
k+1
J(k + 1, n) = J(k, n + 1).
n+1
n!
J(k, n) = .
(k + 1)(k + 2) . . . (k + n + 1)
n
X n 1
(3) Le but de cette question est de simplifier la somme Sn = (−1)k en utilisant le résultat précédent.
k 2k + 1
k=0
Z 1 Z 1
(a) Calculer t2k dt et en déduire que Sn = (1 − t2 )n dt.
0 0
n
2 n n n
X n
(b) En remarquant que (1 − t ) = (1 − t) (1 + t) , montrer que Sn = J(k, n)
k
k=0
(c) En utilisant le résultat de la question (2), établir l’égalité
n n
(n!)2 X 2n + 1 (n!)2 X 2n + 1
Sn = =
(2n + 1)! n−k (2n + 1)! k
k=0 k=0
n n
X 2n + 1 X 2n + 1
(d) Montrer l’égalité : =
k n+1+k
k=0 k=0
22n
(e) En déduire que Sn = 2n
.
(2n + 1) n
2
Exercice 5 (d’après Bac C, 1983). Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t
n!
In = 2n ×
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
1
(5) On définit une suite (un ) par u0 = 1, u1 = 1 + et pour tout entier naturel n ≥ 2, on pose
1×3
1 2! n!
un = 1 + + + ··· +
1×3 1×3×5 1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
(c) On pose vn = 2I − un où I désigne l’intégrale de la question (3b). Après avoir exprimé vn = 2I − un sous forme
intégrale, déduire de (b) un encadrement pour la suite (vn ).
(d) Déterminer alors la limite de la suite (vn ), puis celle de la suite (un ).
3
Mathématique ECS 1
15 décembre 2014
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
Exercice 2. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = + x − x2 . L’objectif de cet exercice est d’étudier la nature de la
4
suite définie par la donnée de u0 = y ∈ R et pour tout n ∈ N, un+1 = f (un ).
1
(1) (a) Montrer que pour tout réel x, f (x) ≤ .
2
(b) En déduire que pour tout entier n ≥ 1, un ≤ 12 .
(2) On suppose, dans cette question seulement, que y = 0.
Montrer que la suite (un ) est croissante, puis en déduire que la suite (un ) converge vers une limite ` à déterminer.
1
(3) On suppose, dans cette question seulement, que u0 = y < − .
2
1
(a) Montrer que pour tout réel x < − , f (x) < x.
2
(b) Montrer que la suite (un ) est décroissante.
(c) Etablir que la suite (un ) diverge vers −∞.
3
(4) On suppose, dans cette question seulement, que u0 = y > .
2
3 1
(a) Montrer que pour tout réel x > , f (x) < − .
2 2
(b) Montrer que la suite (un ) est décroissante.
(c) Etablir que la suite (un ) diverge vers −∞.
1 3
(5) On suppose, dans cette question seulement, que − <y< .
2 2
1 3
(a) Montrer que pour tout n ∈ N, − < un < .
2 2
1 3 1 1
(b) Montrer que pour tout réel x ∈ − , , f (x) − < x− .
2 2 2 2
n
1 1
(c) En déduire que pour tout n ∈ N, un+1 − < y− et conclure quant à la convergence de la suite (un ).
2 2
1
Z 1 Z 1
Exercice 3. Pour tout entier k ∈ N et tout entier n ∈ N, on pose J(k, n) = xk (1 − x)n dx et J(k, 0) = xk dx.
0 0
(1) (a) Calculer, pour tout entier k ∈ N, J(k, 0) et J(k, 1).
(b) Montrer que quelque soient les entiers k ∈ N et n ∈ N,
k+1
J(k + 1, n) = J(k, n + 1).
n+1
n!
J(k, n) = .
(k + 1)(k + 2) . . . (k + n + 1)
n
X n 1
(3) Le but de cette question est de simplifier la somme Sn = (−1)k en utilisant le résultat précédent.
k 2k + 1
k=0
Z 1
(a) Etablir l’égalité Sn = (1 − t2 )n dt.
0
n
X n
(b) En déduire l’égalité Sn = J(k, n)
k
k=0
(c) En utilisant le résultat de la question (2), établir les égalités
n n
(n!)2 X 2n + 1 (n!)2 X 2n + 1
Sn = =
(2n + 1)! n−k (2n + 1)! k
k=0 k=0
n n
X 2n + 1 X 2n + 1
(d) Montrer l’égalité : =
k n+1+k
k=0 k=0
22n
(e) En déduire que Sn = 2n
.
(2n + 1) n
1 0 0 1 1 1
Exercice 4. On considère les matrices I3 = 0 1 0 et J = 1 1 1.
0 0 1 1 1 1
2/3 1/6 1/6
Soit de plus la matrice M = 1/6 2/3 1/6.
1/6 1/6 2/3
(1) Exprimer J 2 en fonction de J. En déduire, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, J n en fonction de J.
(2) Exprimer M sous la forme aI3 + bJ où a et b sont à déterminer. En déduire que, pour tout entier naturel n :
n 1 1 1
M = n I3 + 1 − n J.
2 3 2
2
Mathématique ECS 1
17 décembre 2014
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
xp
Z
On considère pour tout p ∈ N, les intégrales Ip = dx.
0 1 + x2
(1) Cette question a pour objet le calcul de I0 . Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t
1
Exercice 2. Soit n ∈ N∗ . Le but de cet exercice est la simplification de la somme
n
X 1 1 1 n
S= (−1)k + + ··· +
k+1 k+2 k+n k
k=0
n X
n
X 1 n
qui se réécrit encore S = (−1)k
k+j k
k=0 j=1
n Z 1
X
k1 n
(1) Soit j ∈ J1, nK. Montrer que : (−1) = tj−1 (1 − t)n dt.
k+j k 0
k=0
n
X
(2) Montrer que pour tout réel t ∈ [0, 1], (1 − t)n tj−1 = (1 − t)n−1 (1 − tn ).
j=1
Z 1
1
(3) En déduire que S = − tn (1 − t)n−1 dt
n 0
Z 1 Z 1
m m−1
(4) Soit m ∈ N tel que m ≥ 2. En intégrant par parties, établir une relation entre t (1 − t) dt et tm+1 (1 − t)m−2 dt
Z 1 0 0
Exercice 3. Soit (an )n∈N la suite définie par a0 = 1 et pour tout n ∈ N, an+1 = an + e−an .
On introduit la fonction f définie sur R+ par f (x) = x + e−x .
(1) Nature de la suite (an ).
(a) Montrer que la suite (an )n∈N est strictement croissante.
(b) Etudier les variations de la fonctions f .
(c) Montrer, pour tout n ∈ N∗ , l’inégalité an ≥ ln(n + 1) et en déduire la limite de la suite (un ) lorsque n tend vers
l’infini.
(2) On pose, pour tout n ∈ N∗ , bn = an − ln(n).
(a) Etablir, pour tout n ∈ N∗ , l’inégalité bn > 0.
1 1
(b) Etablir, pour tout n ∈ N∗ , l’encadrement ≤ ln(n + 1) − ln n ≤ .
n+1 n
(c) Montrer que la suite (bn ) est décroissante, puis qu’elle est convergente.
2
Mathématique ECS 1
24 janv. 2015
Devoir surveillé 6.
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points.
Soignez votre écriture et votre rédaction, faites des phrases complètes et encadrez vos résultats.
Le malus de 2 points pour les copies non soignées ou mal rédigées sera appliqué.
La durée de l’épreuve est de 4 heures.
Aucune sortie avant la fin de l’épreuve.
Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
Exercice 1. Soit f la fonction définie sur [0, π4 ] par f (x) = .
cos xπ
On admet que la fonction f est indéfiniment dérivable sur [0, 4 ].
On note f (0) = f et pour tout n ∈ N∗ , f (n) est la dérivée ne de la fonction f .
Ainsi, f (1) = f 0 , f (2) = f 00 , etc.
(1) Calculer, pour x ∈ [0, π4 ], les dérivées f 0 (x) et f 00 (x) et montrer qu’elles s’écrivent sous la forme
P1 (sin x) P2 (sin x)
f 0 (x) = et f 00 (x) =
cos2 (x) cos3 (x)
Pn (sin x)
f (n) (x) =
cosn+1 (x)
et
0
Pn = (1 − X 2 )Pn−1 + (n + 1)XPn−1
(3) Déterminer, pour tout entier naturel n non nul, le degré et le coefficient dominant du polynôme Pn .
Exercice 2. On note E l’ensemble des suites réelles (un )n∈N qui vérifient la relation de récurrence
(1) On considère les deux suites (αn )n∈N et (βn )n∈N appartenant à E et définies par α0 = β1 = 1 et α1 = β0 = 0.
(a) Étudier la monotonie des suites (αn )n∈N et (βn )n∈N .
(b) Montrer que les suites (αn )n∈N et (βn )n∈N tendent vers l’infini.
(c) Soit n ∈ N. Montrer que αn+1 βn − αn βn+1 = (−1)n+1 .
α2n α2n+1
(d) Montrer que les deux suites et sont adjacentes. On notera ` leur limite commune.
β2n n∈N∗ β2n+1 n∈N∗
αn
(e) Que peut-on dire de la suite ?
βn n∈N∗
(2) Comparaison asymptotique des suites.
αn 1
(a) Montrer que pour tout entier naturel n non nul, −` ≤ .
βn βn βn+1
1
(b) Déterminer lim (αn − `βn ).
n→+∞
(c) Soit µ ∈ R. Déterminer lim (αn − µβn ) en fonction de la position de µ par rapport à `.
n→+∞
u0 = λα0 − λ0 β0 et u1 = λα1 − λ0 β1 .
(b) Montrer que pour tout n ∈ N, un = λαn − λ0 βn .
(c) Montrer que si lim un = 0, alors λ0 = λ`.
n→+∞
Z 1
Exercice 3. Pour tout n ∈ N, on pose : In = (1 − x)n e−2x dx.
0
1 0 0 1 1 1
Exercice 4. On considère les matrices I3 = 0 1 0 et J = 1 1 1.
0 0 1 1 1 1
2/3 1/6 1/6
Soit de plus la matrice M = 1/6 2/3 1/6.
1/6 1/6 2/3
(1) Exprimer J 2 en fonction de J. En déduire, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, J n en fonction de J.
(2) En déduire, en utilisant la formule du binôme, que, pour tout entier naturel n :
1 1 1
M n = n I3 + 1 − n J.
2 3 2
2
Exercice 5. Soit p un entier de N∗ . On confond fonction polynomiale et polynôme associé.
(1) Soit f la fonction polynomiale définie par f (x) = x2p+1 + x2p − 2p.
Étudier les variations de f et justifier que f (x) = 0 a une unique solution dans R. On la note λ.
(2) Soit a ∈ C et n un entier tel que n ≥ 2. Soit P (X) un polynôme à coefficients complexes de degré n s’écrivant sous la
Xn
forme P (X) = αk X k . On note P 0 le polynôme dérivé de P .
k=0
3
Mathématique ECS 1
24 janv. 2015
Devoir surveillé 6.
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points.
Soignez votre écriture et votre rédaction, faites des phrases complètes et encadrez vos résultats.
Le malus de 2 points pour les copies non soignées ou mal rédigées sera appliqué.
La durée de l’épreuve est de 4 heures.
Aucune sortie avant la fin de l’épreuve.
Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
Exercice 1. Soit f la fonction définie sur [0, π4 ] par f (x) = .
cos xπ
On admet que la fonction f est indéfiniment dérivable sur [0, 4 ].
On note f (0) = f et pour tout n ∈ N∗ , f (n) est la dérivée ne de la fonction f .
Ainsi, f (1) = f 0 , f (2) = f 00 , etc.
(1) Calculer, pour x ∈ [0, π4 ], les dérivées f 0 (x) et f 00 (x) et montrer qu’elles s’écrivent sous la forme
P1 (sin x) P2 (sin x)
f 0 (x) = et f 00 (x) =
cos2 (x) cos3 (x)
Pn (sin x)
f (n) (x) =
cosn+1 (x)
et
0
Pn = (1 − X 2 )Pn−1 + (n + 1)XPn−1
(3) Déterminer, pour tout entier naturel n non nul, le degré et le coefficient dominant du polynôme Pn .
Exercice 2. On note E l’ensemble des suites réelles (un )n∈N qui vérifient la relation de récurrence
(1) On considère les deux suites (αn )n∈N et (βn )n∈N appartenant à E et définies par α0 = β1 = 1 et α1 = β0 = 0.
(a) Étudier la monotonie des suites (αn )n∈N et (βn )n∈N .
(b) Montrer que les suites (αn )n∈N et (βn )n∈N tendent vers l’infini.
(c) Soit n ∈ N. Montrer que αn+1 βn − αn βn+1 = (−1)n+1 .
α2n α2n+1
(d) Montrer que les deux suites et sont adjacentes. On notera ` leur limite commune.
β2n n∈N∗ β2n+1 n∈N∗
αn
(e) Que peut-on dire de la suite ?
βn n∈N∗
(2) Comparaison asymptotique des suites.
αn 1
(a) Montrer que pour tout entier naturel n non nul, −` ≤ .
βn βn βn+1
1
(b) Déterminer lim (αn − `βn ).
n→+∞
(c) Soit µ ∈ R. Déterminer lim (αn − µβn ) en fonction de la position de µ par rapport à `.
n→+∞
u0 = λα0 − λ0 β0 et u1 = λα1 − λ0 β1 .
(b) Montrer que pour tout n ∈ N, un = λαn − λ0 βn .
(c) Montrer que si lim un = 0, alors λ0 = λ`.
n→+∞
Z 1
Exercice 3. Pour tout n ∈ N, on pose : In = (1 − x)n e−2x dx.
0
2
1 0 0 1 1 1
Exercice 5. On considère les matrices I3 = 0 1 0 et J = 1 1 1.
0 0 1 1 1 1
2/3 1/6 1/6
Soit de plus la matrice M = 1/6 2/3 1/6.
1/6 1/6 2/3
(1) Exprimer J 2 en fonction de J. En déduire, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, J n en fonction de J.
(2) En déduire, en utilisant la formule du binôme, que, pour tout entier naturel n :
1 1 1
M n = n I3 + 1 − n J.
2 3 2
3
Mathématique ECS 1
11 mars. 2015
Devoir surveillé 7.
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points.
Soignez votre écriture et votre rédaction, faites des phrases complètes et encadrez vos résultats.
Le malus de 2 points pour les copies non soignées ou mal rédigées sera appliqué.
La durée de l’épreuve est de 4 heures.
Aucune sortie avant la fin de l’épreuve.
Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
Exercice 1. Soit f la fonction définie sur [0, π4 ] par f (x) = .
cos xπ
On admet que la fonction f est indéfiniment dérivable sur [0, 4 ].
On note f (0) = f et pour tout n ∈ N∗ , f (n) est la dérivée ne de la fonction f .
Ainsi, f (1) = f 0 , f (2) = f 00 , etc.
(1) Calculer, pour x ∈ [0, π4 ], les dérivées f 0 (x) et f 00 (x) et montrer qu’elles s’écrivent sous la forme
P1 (sin x) P2 (sin x)
f 0 (x) = 2
et f 00 (x) =
cos (x) cos3 (x)
Pn (sin x) 0
f (n) (x) = et Pn = (1 − X 2 )Pn−1 + nXPn−1
cosn+1 (x)
(3) Déterminer, pour tout entier naturel n non nul, le degré et le coefficient dominant du polynôme Pn .
1
Exercice 3. Etant donnée une fonction f : R 7−→ R on note, pour tout entier n ≥ 1, fn la fonction obtenue en composant
n fois f avec elle-même donc :
fn = f ◦ f ◦ . . . ◦ f
| {z }
n fois
Ainsi f1 = f, f2 = f ◦ f, f3 = f ◦ f ◦ f , etc...
Dans cet exercice, on admettra le résultat suivant :
Proposition. Soit I un intervalle de R et f : I −→ R une fonction.
Si f est continue sur I et injective alors f est strictement monotone sur I.
On s’intéresse dans cet exercice au problème suivant : existe-t-il des fonctions f continues sur R vérifiant :
Dans toute la suite, la lettre f désigne une fonction continue solution du problème (1).
(1) (a) Soit g la fonction définie sur R par g(y) = f (y) − 2y. Exprimer, pour tout réel x, g ◦ f (x) en fonction de x
(b) Montrer que f est injective et en déduire que f est strictement monotone.
(2) Soit h la fonction définie sur R par h(y) = f (y) − y. Exprimer, pour tout réel x, h ◦ f (x) en fonction de h(x).
(3) Dans cette question, on veut montrer que f n’est pas strictement décroissante. On suppose, par l’absurde, qu’elle l’est.
(a) Expliquer pourquoi on peut affirmer qu’il existe un réel a tel que f (a) 6= a.
(b) A l’aide de la fonction h, montrer que les cas f (a) < a et f (a) > a sont impossibles.
(c) Conclure quant à la monotonie de f .
(4) Soit x ∈ R. D’après la propriété vérifiée par f , on a f2 (x) = 2f (x) − x.
(a) Exprimer f3 (x) en fonction de f (x) et de x.
(b) Montrer que pour tout entier n ≥ 2, fn (x) = nf (x) − (n − 1)x.
(5) On veut montrer dans cette question que f est une bijection de R sur R.
Soient a et b deux réels tels que a > b.
(a) Justifier, pour tout entier n ≥ 2, l’inégalité fn (a) > fn (b).
(b) A l’aide de la question (4), montrer que f (a) − f (b) ≥ a − b.
(c) En déduire les limites lim f (x) et lim f (x).
x→−∞ x→+∞
(d) Conclure.
(6) Puisque f est une bijection de R vers R, elle admet une bijection réciproque notée f −1 .
(a) Montrer que f −1 est aussi une solution du problème initial, c’est à dire qu’elle vérifie :
∀y ∈ R, f −1 (f −1 (y)) − 2f −1 (y) + y = 0.
(b) En utilisant les résultats de la question (5), montrer que pour tous réels a et b,
f (a) − f (b) = a − b.
2
Exercice 4. On désigne par n un entier naturel tel que n ≥ 2.
Une urne contient une boule blanche et n − 1 boules noires.
Trois joueurs A, B et C tirent à tour de rôle une boule de cette urne dans l’ordre suivant : A joue en premier, B joue
après A, C joue après B, puis A joue après C etc.
Les tirages se font sans remise de la boule tirée.
Le gagnant est le premier des trois qui tire la boule blanche.
On note, pour n ∈ N∗ ,
— An l’événement « A gagne au ne tirage »
— Bn l’événement « B gagne au ne tirage »
— Cn l’événement « C gagne au ne tirage »
On note A (resp B, C) l’événement « le joueur A (resp. B, C) est le gagnant . »
(1) Montrer que pour tout entier k tel que 3k + 3 ≤ n,
1
P (A3k+1 ) = P (B3k+2 ) = P (C3k+3 ) = .
n
3
Mathématique ECS 1
13 mai 2015
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
Exercice 1. On lance un dé équitable trois fois de suite. Les numéros obtenus successivement sont notés a, b, c.
(1) Calculer la probabilité que l’équation ax2 + bx + c = 0 ait deux racines réelles distinctes.
(2) Calculer la probabilité que l’équation ax2 + bx + c = 0 n’ait pas de racines réelles.
(3) On pose P = aX 2 + bX + c. Calculer la probabilité que le polynôme P admette une racine double.
(4) Calculer la probabilité que le polynôme X − a divise le polynôme X 2 + bX + c.
a b
(5) Calculer la probabilité que la matrice soit inversible.
b c
∀x ∈ R∗+ f (x) = xx = ex ln x
f (0) = 1
Pour deux fonctions u et v définies sur un intervalle de la forme [a, +∞[, on dit que u est négligeable devant v au
u(x)
voisinage de +∞ si lim = 0.
x→+∞ v(x)
∀x ∈ J, ϕ(x)ϕ(x) = x.
(6) Etablir que ϕ est négligeable devant la fonction logarithme népérien au voisinage de plus l’infini.
(7) Déterminer le plus grand intervalle K inclus dans J sur lequel ϕ est dérivable et montrer que :
ϕ(x)
∀x ∈ K, ϕ0 (x) = .
x(ϕ(x) + ln x)
(8) On note (Γ) la courbe représentative de ϕ dans le repère R et, pour tout élément n de N∗ , on note (Tn ) la tangente à
(Γ) en son point d’abscisse n.
→
−
(a) Déterminer l’abscisse un du point d’intersection de (Tn ) avec l’axe (O, i ).
(b) Donner un équivalent simple de un lorsque n tend vers plus l’infini.
1
n x
xk+1 tn+1
X Z
k
(b) En déduire que ln(1 + x) = (−1) + (−1)n+1 dt pour tout x ∈ [0, 1] et tout n ∈ N.
k+1 0 1+t
k=0
n
X (−1)k 1 X (−1)n
(c) Montrer alors que ln 2 − ≤ et conclure quant à la nature et à la somme de la série .
k+1 n+2 n+1
k=0 n≥0
−3
(2) Compléter les pointillés du programme suivant pour qu’il calcule une valeur approchée de ln 2 à 10 près.
Le programme est à recopier intégralement sur votre copie.
On précise que la fonction pmodulo, dont la syntaxe est pmodulo(n,p), renvoie le reste de la division (euclidienne) de
n par p.
Lorsque p = 2, l’instruction pmodulo(n,2) renvoie donc 1 si n est un entier impair et 0 si n est un entier pair.
n=0;
s=1;
while ........... do
n=....... ;
if pmodulo(n,2)==...... then s=s+1/n
else .......... ;
end;
end;
disp(s)
(3) (a) Déterminer deux nombres réels a et b tels que pour tout réel x ∈
/ {−1, 0}
1 a b
= + .
x(x + 1) x x+1
X 1
(b) Montrer que la série converge et calculer sa somme.
n(n + 1)
n≥1
N 2N +1
X 1 X (−1)p
(c) Montrer, pour tout entier N ∈ N, l’égalité : =
n=0
(2n + 1)(2n + 2) p=0
p+1
X 1
(d) En déduire que la série converge et calculer sa somme.
(2n + 1)(2n + 2)
n≥0
+∞
X 1 π2 X 1
(4) On admet que 2
= . Montrer que la série converge et calculer sa somme.
p=1
p 6 (2n + 1)2
n≥0
/ {−1, − 21 , 0}
(5) (a) Déterminer deux nombres réels a et b tels que pour tout réel x ∈
1 a b
2
= + .
x(x + 1)(2x + 1) x(x + 1) (2x + 1)2
X 1
(b) Montrer que la série converge et calculer sa somme.
n(n + 1)(2n + 1)2
n≥1
t a b ct + d
∀t ∈ [0, 1], = + +
(1 + t2 )(1 + t)2 1 + t (1 + t) 2 1 + t2
Z π
2 sin x
(3) Calculer l’intégrale I = dx (faire le changement de variable t = tan x2 ).
0 1 + sin x
2
Mathématique ECS 1
18 mai 2015
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
Exercice 1. Pour tout réel positif x et tout entier naturel n, on note Un (x), Vn (x), Sn (x) les sommes partielles d’indice n
suivantes
n n n
X xk X xk X xk
Un (x) = , Vn (x) = , Sn (x) = .
(2k)! (2k + 1)! k!
k=0 k=0 k=0
X xk X xk
(c) En déduire que les séries et sont convergentes et calculer leur somme.
(2k)! (2k + 1)!
k≥0 k≥0
(2) Pour tout n ∈ N, on note an le nombre de triplets (x1 , x2 , x3 ) d’entiers naturels solutions de l’équation
x1 + x2 + x3 = n.
(a) Déterminer an .
X
(b) Soit x un nombre réel. Etudier la nature de la série an xn en fonction du réel x et calculer sa somme lorsqu’elle
n≥0
converge.
Exercice 2. On pourra utiliser, sans justification, le résultat suivant : Soit (un )n∈N une suite réelle vérifiant
Première partie.
On effectue une suite de lancers d’une pièce de monnaie. On suppose que les résultats des lancers sont indépendants et
qu’à chaque lancer, la pièce donne Face avec la probabilité p (0 < p < 1) et Pile avec la probabilité q = 1 − p.
On s’intéresse au nombre de lancers nécessaires pour obtenir deux Face de suite (c’est-à-dire lors de deux lancers consé-
cutifs).
On suppose donné un espace probabilisé, muni d’une probabilité P , modélisant cette expérience.
Pour tout entier n ≥ 1, on note Un l’événement « on obtient deux Face de suite, pour la première fois, aux lancers numéro
n et n + 1 », et on pose un = P (Un ).
Pour tout entier n ≥ 2, on note
— An l’événement « les n premiers lancers ne donnent pas deux Face de suite et le ne lancer donne Face »,
— Bn l’événement « les n premiers lancers ne donnent pas deux Face de suite et le ne lancer donne Pile ».
Enfin, on pose xn = P (An ) et yn = P (Bn ).
1
(1) Relation de récurrence entre xn+1 , yn+1 , xn , yn
(a) Déterminer u1 , x2 , y2 , u2 , x3 , y3 , u3 .
(b) Trouver pour n ≥ 2, une relation simple entre xn et un .
(c) Pour tout n ≥ 2, déterminer les probabilités conditionnelles :
Deuxième partie.
1
On dispose de deux pièces équilibrées, p = q = et on réalise l’expérience suivante : pour n entier, n ≥ 1, on répète n
2
lancers simultanés des deux pièces distinctes numérotées 1 et 2.
Les lancers sont mutuellement indépendants.
On note les résultats sous forme d’un tableau :
N ˚ du lancer 1 2 3 4 5 6 . . . n
Pièce 1 : P P F P F F ... ...
Pièce 2 : F P F F P P ... ...
Pour k ∈ {1, . . . , n}, on considère l’évènement :
Ak : « A l’issue du k-ième lancer les deux pièces ont donné le même nombre de P . »
Dans l’exemple ci-dessus, seul A6 est réalisé.
Dans la suite du problème, on pose P (A0 ) = 1, et on s’intéresse particulièrement à l’évènement An .
(3) (a) Soit j ∈ {0, . . . , n}. Calculer la probabilité pour qu’à l’issue des n lancers la première pièce ait donné j fois la
face Pile.
(b) Soit j ∈ {0, . . . , n}, on désigne par pj (n) la probabilité pour qu’à l’issue des n lancers les deux pièces aient donné
chacune j fois la face Pile. Calculer pj (n).
n 2
1 X n
(c) En déduire que P (An ) = 2n .
2 j=0 j
(4) Calcul de P (A6 ) par Scilab.
(a) Quel est le résultat de l’instruction mystere(3,5) où mystere est la fonction ci-dessous ?
function c=mystere(k,p)
endfunction
(b) Ecrire un programme Scilab, utilisant la fonction mystere, permettant le calcul de P (A6 ).
2
Exercice 3. Dans tout le problème, l’espace vectoriel R3 est muni de sa base canonique notée C = (e1 , e2 , e3 ).
On identifie R3 et M3,1 (R) : cela signifie que les vecteurs de R3 sont notés en colonne. Ainsi
1 0 0
e1 = 0 , e2 = 1 , e3 = 0 .
0 0 1
On note L (R3 ) le R-espace vectoriel des endomorphismes de R3 , Id l’identité de R3 , M3 (R) le R-espace vectoriel des matrices
d’ordre 3 à coefficients réels et I3 la matrice identité de M3 (R).
On rappelle aussi que si f est un endomorphisme de R3 les notations f 2 , f 3 , etc. désignent f ◦ f, f ◦ f ◦ f, etc.
Il est demandé de faire figurer tous les calculs sur la copie.
Première partie.
x x
Soit f l’endomorphisme de R3 défini par f y = A y où A est la matrice :
z z
−1 2 −1
A = −4 5 −3
−2 2 −1
On pose M = A − I3 .
(1) (a) Montrer que la matrice M = A − I3 n’est pas inversible.
(b) Montrer que le noyau de f − Id est une droite vectorielle de R3 dont on donnera un vecteur directeur u1 . On
choisira u1 de telle sorte que sa première coordonnée dans la base C soit 1.
(2) On considère les vecteurs de R3 : u2 = pe2 + qe3 et u3 = re1 + se3 , où p, q, r, s sont des réels.
(a) Déterminer les reéels p, q, r, s pour que :
f (u2 ) = u1 + u2 et f (u3 ) = 2u2 + u3
(b) Vérifier alors que B = (u1 , u2 , u3 ) est une base de R3 .
(c) Montrer que Ker(f − Id) et Im(f − Id) sont supplémentaires dans R3 .
(3) Calculer M 2 et M 3 . En déduire l’expression, pour tout entier naturel n, de la matrice An en fonction de n.
x
(4) L’endomorphisme f est-il bijectif et, le cas échéant, exprimer f −1 y en fonction de x, y et z.
z
Deuxième partie.
3
On note g l’endomorphisme de R défini par
1
g(e1 ) = (3e1 + e2 + e3 )
2
1
g(e2 ) = (e1 + 3e2 − e3 )
2
g(e3 ) = e1 − e2 + e3
x
(1) Soit y ∈ R3 .
z
x
(a) Exprimer g y en fonction de x, y et z.
z
x x
(b) Déterminer une matrice A de format 3 × 3 telle que g y = A y .
z z
(c) Exprimer A2 en fonction de A.
(2) (a) Déterminer le noyau de g et en donner une base.
(b) Déterminer une base de l’image de g.
(c) L’endomorphisme g est-il injectif ? surjectif ?
x x x
(3) Soit y ∈ R3 . Exprimer g ◦ g y en fonction de g y .
z z z
3
(4) Montrer que Kerg et Img sont supplémentaires dans R .