Un corrigé de l’épreuve de Mathématiques
Session principale 2018
Par Mohamed ATOUANI
Exercice 1.
1
1. (a) Par définition de la tangente d’un angle, tan C Õ
DB = 2DC = 2 . Par ailleurs,
BD = DC DC
le triangle I H B est rectangle en I, ce qui implique que 12 = tan C
Õ BD = tan ÕI BH =
IH
I B . D’où le résultat.
Attention, il est important de préciser que le triangle I H B est rectangle en I, sans
quoi tout le raisonnement tombe à l’eau.
Remarque : Je tiens à préciser qu’il est inutile de prendre les tangentes pour
prouver ce résultat et qu’il est essentiellement dû à la similarité des triangles
DBC et IHB. D’ailleurs l’égalité des tangentes d’un même angle exprimé dans
deux triangles rectangles distincts est équivalente à l’égalité des quotients
DC IH
= ,
DB IB
qui elle aussi est conséquence de la similarité des triangles DBC et IHB et donc
du théorème de Thalès.
−→ −→
(b) Pour montrer que R(I) = E, il suffit de montrer que H I = H E et que (H I, H E) ≡
π
2 (mod 2π). En effet, dans le triangle I BD, H est le milieu du segment [BD] et E
est le milieu du segment [I D], ainsi d’après le théorème des milieux (H E) est pa-
rallèle à (I B) et H E = 21 I B = I H d’après ce qui précède. Le parallélisme de (H E)
−→ −→
et (I B) implique que (H I, H E) ≡ π2 (mod 2π) car si deux droites sont parallèles
et si une troisième droite est perpendiculaire à l’une alors elle est perpendiculaire
à l’autre.
−→ −→
2. (a) f (H) = (h ◦ R)(H) = h(R(H)) = h(H) = B car DB = 2 DH.
−
→ −→
(b) f (I) = h(R(I)) = h(E) = I car R(I) = E et DI = 2 DE
(c) D’après ce qui précède, f est la similitude de centre I, de rapport k = 2 et d’angle
−→ − →
θ = π2 car f (I) = I, I B = 2I H et ( I H, I B) ≡ π2 (mod 2π).
−→ −→
(d) Afin de montrer que f (C) = A, il suffit de montrer que IA = 2I C et ( I C, IA) ≡ π2
(mod 2π). La dernière condition est évidente car (IA) est perpendiculaire à (I C).
Par ailleurs, les triangles IAC et DBC sont semblables (pour les raisons évidentes)
donc
IA DB
= = 2.
IC DC
Cela termine notre preuve.
Notez que l’on peut aussi utiliser les tangentes. En effet, dans le triangle IAC, la
somme des angles vaut π, ce qui implique que
π π
IAC = π − (AI
Ô Ô C +Ô
I CA) = π − I CA = − Ô
−Ô I CA.
2 2
1
De même, dans le triangle DBC on a C
Õ BD = π2 −Ô
I CA. Les deux égalités impliquent
donc que IAC = C BD. En particulier,
Ô Õ
1 IC
= tan C
Õ DB = tan Ô
IAC = .
2 IA
Le résultat en découle.
3. (a) Le triangle I BH est rectangle en I et d’hypoténuse [BH], le cercle de diamètre
[BH] est donc le cercle circonscrit au triangle I BH et passe a fortiori par I. Le
même argument montre que le point F appartient au cercle de diamètre [BH],
il suffit pour cela de montrer que le triangle BH F est rectangle en F . En effet, le
point H est l’orthocentre du triangle ABC (point d’intersection des hauteurs) car
il est à l’intersection des deux premières hauteurs, à savoir [AI] et [BD], [C H]
étant la troisième hauteur, cela implique que (C H) ⊥ (AB) en F . D’où le résultat.
L’angle Õ F I H et l’angle FÕ
BH interseptent le même arc de cercle, ils ont donc la
même mesure. Par ailleurs, l’angle B Õ H F est opposé par le sommet à l’angle DH
Ö C
π
donc sont égaux. La mesure de ce dernier vaut 4 car le triangle DH C est isocèle
et rectangle en D. Le résultat en découle car le triangle BF H est rectangle en F .
(b) D’après la première question R(I) = E, donc le triangle I H E est isocèle et rec-
tangle en H, ce qui implique que l’angle H I E est de mesure égale à π4 . L’angle
D
Ô I F est donc un angle droit. Le résultat tombe comme la pomme de Newton.
(c) L’angle ÕI F H et Õ
I BH interseptent le même arc de cercle donc sont de même me-
sure et donc de même tangente qui vaut 21 . On en déduit que I F = 2I J. La ques-
tion précédente implique alors que f (J) = F . Bien sûr la similarité des triangles
permet aussi de conclure.
−
→ − →
(d) D’après ce qui précède, ( I F , IΩ) ≡ π2 (mod 2π). Par ailleurs, l’angle B
Ô F I et l’angle
B H I interseptent le même arc de cercle donc sont de même mesure. Ceci im-
Õ
plique que FÔ ΩI = Õ H BI, ainsi ont la même tangente qui vaut 21 . Le résultat en
découle. Même chose ici, la similarité des triangles permet d’avoir le résultat.
4. Il suffit de montrer que F C = F Ω = FA, ce qui impliquerait que le triangle CAΩ est
inscrit dans le cercle de diamètre [AΩ] et par conséquent que CAΩ est rectangle en C.
En effet, f (C) = A et f (F ) = Ω, ce qui implique que AΩ = 2C F . Par ailleurs, C F = AF
car le triangle AC F est rectangle et isocèle en F car de plus, la mesure de l’angle
F CA vaut celle de l’angle H
Õ Ö C D qui est égale à π4 et ce parce que le triangle H DC est
rectangle et isocèle en D. Le résultat en découle.
2
Exercice 2.
1. (a) Par similarité : Les triangles ODF et ODG sont semblables donc
OD OG
= .
OF OD
3
Cette égalité implique enpparticulier que OD2 = OF × OG. Le résultat en découle
car OF = 1 et OG = 1 + 2.
Méthode p algébrique : On utilise ici l’équation d’un cercle et d’une droite. Posons
a = 1 + 2, on a D = Γ ∩ (O y), il suffit donc de trouver l’équation de Γ . En effet,
le centre de Γ a pour abscisse −1 + 1+a 2 = 2 (car son abscisse vaut x F + 2 ) et
a−1 FG
pour ordonnée y = 0. Ainsi l’équation de Γ s’écrit
2 2
a−1 1+a
x− +y =2
, y ≥ 0.
2 2
La droite (O y) est d’équation x = 0, on obtient ainsi
2
a−1 1+a 2
+y =
2
2 2
1+a 2 a−1 2
y =
2
−
2 2
1 + − 1 1+a a−1
a a
y2 = − +
2 2 2 2
y 2 = 1 × a = a.
Le résultat en découle.
Méthode algébrico-géométrique : Notons y1 = DF, y2 = DG et x = OD. Le
triangle DFG est rectangle en D car inscrit dans le demi-cercle Γ , ce qui implique
que y1 y2 = x(1 + a)(*) (en calculant l’aire du triangle de deux manières diffé-
rentes). Par ailleurs le théorème de Pythagore appliqué aux triangles ODG et ODF
donne a2 + x 2 = y22 et 1 + x 2 = y12 . En multipliant les deux dernières équations,
on obtient
(a2 + x 2 )(1 + x 2 ) = ( y1 y2 )2 .
En élévant (*) au carré, on obtient
(a2 + x 2 )(1 + x 2 ) = x 2 (1 + a)2
a2 + a2 x 2 + x 2 + x 4 = x 2 (1 + 2a + a2 )
x 4 − 2ax 2 + a2 = 0
(x 2 − a)2 = 0
x 2 = a.
D’où le résultat.
Remarque : Plus généralement, ce procédé géométrique permet de construire
p
à la règle et au compas (règle non graduée) le nombre a à partir d’un nombre
positif donné a.
(b) On a Æ p iθ π π
zA = i 1+ 2e = ODie iθ = ODe i 2 e iθ = ODe i(θ + 2 ) .
Pour construire le point A, il suffit de tracer la perpendiculaire à (OE) passant
par O et de reporter la longueur OD à l’aide d’un compas (cercle orange).
4
2. (a) En évaluant l’équation (E) en zA, on obtient,
p
2 2 i(2θ +π)
p 2iθ
zA2 + p p e iθ
z A + e 2iθ
= OD e + 2e + e2iθ
i 1+ 2
p p
= −(1 + 2)e2iθ + (1 + 2)e2iθ
= 0.
Ainsi zA est une solution de l’équation E.
(b) On sait que zAzB = e2iθ , ainsi
e2iθ 1 i(θ − π )
zB = = e 2 .
zA OD
zA
3. (a) Pour ce faire, il suffit de montrer que zB ∈ R. En effet,
π
zA ODe i(θ + 2 )
= 1 π = OD2 e iπ = −OD2 .
zB i(θ − )
OD e
2
D’où le résultat.
(b) Voir figure. (Il suffit de reporter la longueur OD sur la demi-droite [OE).
(c) On a
zC
z C − zA zA −1
= zB
z B − zA zA −1
ODe iθ
π −1
ODe i(θ + 2 )
= zB zA
zA2
−1
π
e−i 2 − 1
= e2iθ
−OD2 e2iθ
−1
OD (1 + i)
2
=
OD2 + 1
OD2
= × (1 + i)
OD2p+ 1
1+ 2
= p × (1 + i)
2+ 2
p p
( 2 + 1)( 2 − 1)
= p p × (1 + i)
(2 + 2)( 2 − 1)
1
= p (1 + i).
2
D’où le résultat.
D’après le calcul précédent, on a
z C − zA π
ω= = ei 4
z B − zA
π
Ainsi |ω| = 1 et arg ω ≡ 4 (mod 2π). Le résultat en découle.
5
(d) La construction est triviale. En effet, AB = AC signifie que B appartient au cercle
(mauve) de centre A et de rayon AC. Le point B appartient par ailleurs à la demi-
droite [AO) car le triangle AOC est rectangle et isocèle en O.
Exercice 3.
Partie A
1. (a) Trivial car la limite de x ln x vaut 0 = f (0) (par croissance comparée) quand x
tend vers 0+ .
(b) On a
f (x) − f (0) x ln x
∀x > 0, = = ln x,
x −0 x
la fonction ln tend vers −∞ quand x tend vers 0+ , ainsi la fonction f n’est pas
dérivable à droite en 0 et admet une tangente verticale en ce point.
(c) La fonction f est dérivable sur ]0, +∞[ et
∀x ∈]0, +∞[, f 0 (x) = ln x + 1
Pour tout x > 0, f 0 (x) ≥ 0 ⇐⇒ ln x ≥ −1 ⇐⇒ x ≥ 1e , ainsi f est décroissante
sur [0, 1e ] et croissante sur [ 1e , +∞[. D’où le tableau de variations
1
x 0 +∞
e
f 0 (x) − 0 +
0 +∞
f (x)
− 1e
2. (a) Le point A est de coordonnées x A = e et yA = f (x A) = f (e) = e et le point B a
pour abscisse x B = 1e et pour ordonnée yB = f (x B ) = − 1e . Afin de construire les
points A et B, il suffit d’utiliser la courbe Γ pour mesurer e = e1 et 1e = e−1 . Je
vous laisse le soin de décortiquer mon schéma.
(b) Étudier la position relative de (C f ) et ∆ revient à étudier le signe de la fonction
φ définie sur [0, +∞[ par φ(x) = f (x) − x. En effet, ∀x > 0, φ(x) = x ln x −
x = x(ln x − 1). Ainsi le signe de φ(x) est celui de ln x − 1 qui est positif si et
seulement si x ≥ e. On en déduit que (C f ) est en dessous de ∆ quand x ≤ e
et au dessus de ∆ sinon. De plus, (C f ) intersecte ∆ en x = 0 et x = e (au
point A). De même, la position relative de (C f ) et de ∆0 est donnée par le signe
de la fonction ψ définie sur [0, +∞[ par ψ(x) = f (x) + x = x(ln x + 1). Or
ln x + 1 ≥ 0 ⇐⇒ ln x ≥ −1 ⇐⇒ x ≥ 1e . Il en découle que (C f ) est au dessus de
∆0 quand x ≥ 1e et en dessous sinon, points d’intersection O et B.
6
(c)
3. La partie S du plan limitée par la courbe (C f ) et les droites ∆ et ∆0 est l’union du
triangle T dont les sommets sont O(0, 0), B( 1e , − 1e ) et B 0 ( 1e , 1e ) le symétrique de B par
rapport à l’axe des abscisses et la partie S 0 limitée par la courbe (C f ), ∆, la droite
0
verticale d’équation x = 1e et celle d’équation x = e. L’aire du triangle T vaut OB×OB 2 =
1 0
e2 et l’aire de S vaut
Z e Z e Z e
(x − f (x))d x = xdx − x ln x
1 1 1
e e e
Z e
1 1 1
= [ x 2 ]e1 − [ x 2 ln x]e1 + xdx
2 e 2 e 2 1
e
1 1 1
= − 2 + e2 − 2 .
e 4 e
Le passage de la première ligne à la deuxième se fait par intégration par parties. Le
résultat en découle.
7
Partie B
1. (a) Soit n ∈ N. La fonction t 7→ t n e t est positive sur [ 1e , 1] donc un ≥ 0. Par ailleurs,
un 6= 0 car sinon la fonction continue t 7→ t n e t serait identiquement nulle sur
[ 1e , 1], ce qui n’est pas le cas.
e
(b) Il reste à montrer que ∀n ∈ N, un ≤ n+1 . En effet, puisque t ≤ 1, on obtient e t ≤ e
par croissance de la fonction exponentielle, ainsi t n e t ≤ t n e et
Z1 Z1
t net d t ≤ t n ed t
1
e 0
Z 1
≤e t nd t
0
e
= .
n+1
Le théorème des gendarmes permet d’affirmer que la limite de (un ) vaut 0.
(c) Une simple intégration par parties permet d’avoir le résultat.
1
(d) On a (n + 1)un = e − ee
e n+1 − un+1 , la limite de (un+1 ) vaut 0 donc ((n + 1)un ) tend
vers e à l’infini.
2. La fonction f est négative sur [ 1e , 1], ce qui implique que vn ≤ 0. Par ailleurs, sur
ce même intervalle, f est croissante donc
1 1 1
∀t ≥ , f (t) ≥ f ( ) = − .
e e e
En passant aux intégrales on obtient le résultat. Par le théorème des gendarmes,
la suite (vn ) tend vers 0 à l’infini.
On sait que ∀t > 0, f 0 (t) = ln t + 1, on obtient donc
∀t > 0, t f 0 (t) − t = t ln t = f (t).
D’où le résultat. On a alors, ∀n ∈ N
Z
vn = t n e t f (t)d t
Z
= t n e t (t f 0 (t) − t)d t
Z
= (t n+1 e t f 0 (t) − t n+1 e t )d t.
Le résultat en découle par linéarité de l’intégrale.
(a) Il suffit d’intégrer par parties vn + un+1 . En effet,
(b)
Z Z
t n+1 e t f 0 (t)d t = [t n+1 e t f (t)]11 − f (t)[(n + 1)t n e t − t n+1 e t ]d t
e
1
ee
= − (n + 1)vn − vn+1 .
e n+2
1
Ainsi, on a montré que vn + un+1 = ee
e n+2 − (n + 1)vn − vn+1 . D’où le résultat.
8
(c) Les suites (un+1 ) et (vn+1 ) tendent vers 0, ainsi la suite ((n + 2)vn ) tend vers 0.
u
3. (a) D’après la question 2)a, on a − en ≤ vn ≤ 0 ce qui implique en divisant par un > 0
v v
que − 1e ≤ unn ≤ 0, autrement dit f ( 1e ) ≤ unn ≤ f (1). Par continuité de la fonction f ,
le théorème des valeurs intermédiaires implique l’existence d’un réel αn ∈ [ 1e , 1]
v
pour lequel unn = f (αn ). L’unicité du réel αn découle de la stricte croissance de la
fonction f sur [ 1e , 1]. CQFD.
(b) On a
vn (n + 1)vn
= .
un (n + 1)un
Or, d’après la question 1)d, la suite ((n + 1)un ) tend vers e et d’après la question
2)d (n + 1)vn = (n + 2)vn − vn , ainsi la suite ((n + 1)vn ) tend vers 0. Le résultat
en découle.
(c) Par continuité de la fonction f , on a
vn
0 = lim = lim f (αn ) = f lim αn ,
n→+∞ u n→0+∞ n→+∞
n
ainsi f lim αn = 0. Or le seul réel β pour lequel f (β) = 0 est β = 1. On en
n→+∞
déduit que la suite (αn ) tend vers 1.
Exercice 4.
Partie A
1. Si q est impair alors q ≡ 1 (mod 2) ce qui implique que q2 ≡ 1 (mod 2), donc q2
est impair. Réciproquement, si q2 est impair alors q2 ≡ 1 (mod 2) ce qui implique
que q2 − 1 ≡ 0 (mod 2), autrement dit (q − 1)(q + 1) ≡ 0 (mod 2), ainsi 2 divise
(q − 1)(q + 1) et donc par le lemme de Gauss 2 divise q − 1 ou 2 divise q + 1. Dans les
deux cas, q est un nombre entier impair.
2. Si q est impair alors les restes possibles de la division euclidienne de q par 8 sont 1,3,5
et 7 car sinon q serait pair. Si par exemple q ≡ 3 (mod 8) alors q2 ≡ 32 (mod 8) ≡ 9
(mod 8) ≡ 1 (mod 8). Les autres cas se traitent de la même façon. Le résultat en
découle.
Partie B
1. On a 22×2 + 32×1 = 24 + 32 = 25 = 52 , ainsi le triplet (2, 1, 5) ∈ A.
2. (a) Soit (m, n, q) ∈ A. On sait que les puissances d’un nombre pair est un nombre pair,
de même les puissances d’un nombre impair est un nombre impair, ainsi 22m est
un nombre pair et 32n est un nombre impair. La somme d’un nombre pair et d’un
nombre impair étant impaire, on en déduit que q2 est impair et par conséquent
que q est impair par la première question de la partie A.
9
(b) Par la deuxième question de la partie A, on sait que q2 ≡ 1 (mod 8) car q est
impair. Par ailleurs,
32n ≡ (32 )n (mod 8) ≡ 9 (mod 8) ≡ 1 (mod 8).
Ainsi, q2 − 32n ≡ 1 − 1 (mod 8) ≡ 0 (mod 8).
(c) Le résultat de la question précédente implique que 22m ≡ 0 (mod 8), ce qui n’est
pas le cas pour m = 1 car 22 ≡ 4 (mod 8) 6≡ 0 (mod 8).
3. (a) 3n est un nombre impair, de même pour q, ainsi q − 3n et q + 3n sont pairs.
(b) d divise q −3n et q +3n donc divise la somme des deux qui vaut 2q et leur produit
aussi valant q2 − 32n = 22m .
Les diviseurs de 22m sont tous de la forme 2α pour un α ∈ N, il en va de même
pour d = 2α0 pour un α0 ≥ 1 (car d est pair, étant plus grand commun diviseur
de deux entiers pairs). Par ailleurs, 2α0 divise 2q, par conséquent 2α0 −1 divise q,
ce qui n’est pas possible sauf si α0 −1 = 0, soit α0 = 1 car q est impair. Le résultat
en découle.
(c) L’entier q − 3n est une puissance de 2 car il divise 22m donc s’écrit sous la forme
2β et par conséquent q + 3n = 22m−β . L’inégalité q − 3n < q + 3n implique alors
que 2β < 22m−β , ce qui implique que β < 2m − β. Maintenant, si 1 < β alors
2m − β > 1, par conséquent 4 divise q − 3n et q + 3n . Contradiction, car le plus
grand commun diviseur de q − 3n et q + 3n vaut 2. Le résultat en découle.
On a 2q = (q −3n )+(q +3n ) = 2+22m−1 . On obtient le résultat pour q en divisant
les deux membres de l’égalité par 2. De même, 2 × 3n = (q + 3n ) − (q − 3n ) =
22m−1 − 2, le résultat s’en déduit en divisant par 2.
4. Si m = 2 alors q = 22×2−2 + 1 = 5 et 3n = 22×2−2 − 1 = 3, ce qui implique que n = 1.
5. (a) Puisque m ≥ 3 alors il s’écrit sous la forme m = 3 + k où k ∈ N. Par ailleurs
3n = 22(3+k)−2 − 1 = 24+2k − 1 = 24 × 22k − 1 = 16 × 22k − 1 ≡ −1 (mod 16). D’où
le résultat.
(b) Les restes possibles de la division euclidienne de 3k par 16 sont 1, 3, 9, 11.
(c) On sait que 3n ≡ −1 (mod 16) ≡ 15 (mod 16), ainsi le reste de la division eucli-
dienne de 3n par 16 vaut 15, ce qui n’est pas d’après ce qui précède.
6. A = {(2, 1, 5)}.
10