Cours ALGORITHMIQUE
CHAPITRE I. INTRODUCTION
Objectif : Connaître le but du cours d’algorithmique
Éléments de contenu :
Qu’est-ce qu’une application informatique ?
Comment arriver d’un problème réel à un programme pouvant être exécuté par ordinateur
Liens entre ALGORITHMIQUE et STRUCTURES DE DONNEES
[Link]érêt de l’algorithmique
Informatiser une application, facturation de la consommation d’eau, par exemple, c’est faire
réaliser par ordinateur, une tâche qui était réalisée par l’Homme.
Pour faire exécuter une tâche par ordinateur, il faut tout d’abord, détailler suffisamment les
étapes de résolution du problème, pour qu’elle soit exécutable par l’homme. Ensuite,
transférer la résolution en une suite d’étapes si élémentaire et simple à exécuter, pouvant être
codée en un programme dans un langage compréhensible par ordinateur.
Toute suite d’étapes si élémentaire et simple à exécuter s’appelle un ALGORITHME.
Un programme c’est un algorithme codé dans un langage compréhensible par ordinateur à
l’aide d’un compilateur (traducteur).
I.2.Définitions
L’algorithme est le résultat d’une démarche logique de résolution d’un problème pour la
mise en œuvre pratique sur ordinateur et afin d’obtenir des résultats concrets il faut passer
par l’intermédiaire d’un langage de propagation.
Un algorithme décrit une succession d’opérations qui, si elles sont fidèlement
exécutées, produiront le résultat désiré.
Un algorithme est une suite d’actions que devra effectuer un automate pour arriver en un
temps fini, à un résultat déterminé à partir d’une situation donnée. La suite d’opérations sera
composée d’actions élémentaires appelées instructions.
1-a) Qu’est-ce que l’Algorithmique ?
C’est la logique d’écrire des algorithmes. Pour pouvoir écrire des algorithmes, il faut
connaître la résolution manuelle du problème, connaître les capacités de l’ordinateur en
termes d’actions élémentaires qu’il peut assurer et la logique d’exécution des instructions.
[Link] étapes de résolution d’un problème
1. Comprendre l’énoncé du problème
2. Décomposer le problème en sous-problèmes plus simple à résoudre
3. Associer à chaque sous problème, une spécification :
Les données nécessaires
Les données résultantes
La démarche à suivre pour arriver au résultat en partant d’un ensemble de données.
4. Elaboration d'un algorithme.
Cours de M. SONAGOU 1
Cours ALGORITHMIQUE
Illustration du fonctionnement d'un ordinateur
MEMOIRE EXECUTANT
Dispositifs d’entrée : Données
- clavier en entrée
- souris, .....
-
Exécution
Suite de cases
mémoire
Ecran Résultat
ou
Imprimante
Données
en sortie
On peut dire que la partie EXECUTANT est le problème de l’algorithmique, et la
partie MEMOIRE (stockage de donnée) concerne la matière " Structures de données ".
[Link] d’un algorithme
ALGORITHME nom_de_l’algorithme
CONST {Définition des constantes}
TYPE {Définition de types}
VAR {Déclaration de variables}
DEBUT
{Suite d’instructions}
FIN
1-b) Rappel des notions de :
Constante,
Type,
Variable.
1-c) Exemple 1
ALGORITHME afficher
DEBUT
Ecrire("La valeur de 3*5 est ", 3*5)
FIN
Cet algorithme permet d'afficher sur l'écran la phrase suivante :
La valeur de 3*5 est 15
Exemple 2
On veut écrire l’algorithme qui permet de saisir 3 notes d’un étudiant dans trois matières,
étant donnés les coefficients respectifs 2, 3 et 1.
Résolution
A partir de l’énoncé du problème, nous recherchons la solution par une démarche en 2 phases.
Cours de M. SONAGOU 2
Cours ALGORITHMIQUE
On doit comprendre comment le résoudre manuellement,
Définir ce qu’on a besoin comme données, quelles est la démarche à suivre (formules de
calcul) pour arriver aux résultats.
Pour notre problème, nous connaissons les coefficients et la formule de calcul ( Ni*Ci / Ci),
nous avons besoins des notes de chaque matière dans l’ordre, et enfin nous pouvons
communiquer le résultat à l’utilisateur.
ALGORITHME MOYENNE
CONST C1=2
C2=3
C3=1
VAR
N1, N2, N3 : REEL
MOY : REEL
DEBUT
{Affichage message : Invitation de l'utilisateur à introduire des données}
ECRIRE(" Donner trois valeurs réelles ")
{Saisie des notes}
LIRE(N1, N2, N3)
{Calcul de la moyenne}
MOY (N1*C1+N2*C2+N3*C3) / (C1+C2+C3)
{Affichage du résultat sur l’écran}
ECRIRE(" La moyenne est = ", MOY)
FIN
Remarque : Le texte entre les accolades est purement explicatif, il sert à rendre l’algorithme
plus lisible.
Cours de M. SONAGOU 3
Cours ALGORITHMIQUE
CHAPITRE II. LES ACTIONS ALGORITHMIQUES SIMPLES
Objectif : Comprendre les actions algorithmiques simples et connaître leurs syntaxes
Éléments de contenu :
Concepts de base
La saisie de données
L'affichage
L'affectation
L'évaluation d'une expression arithmétique
II.1.0. Concepts de base
Dans tout ce qui suit, pour présenter les syntaxes, on suit les règles suivantes :
Ce qui est entre les crochets est optionnel.
La suite des points de suspensions "…" veut dire que ce qui précède peut se
répéter plusieurs fois.
Le symbole " | " veut dire : " ou bien ".
Les mots en majuscule sont des mots réservés.
Ce qui est entre accolades est un commentaire, pour la lisibilité des algorithmes.
II.2.1. L’affichage : ECRIRE
Cette action permet de communiquer un résultat ou un message sur écran ou sur imprimante
pour l'utilisateur.
Syntaxe
ECRIRE(paramètre1 [[,paramètre2]…])
Paramètre = variable | expression | constante
Constante = nombre | message
1-e) Exemples
ECRIRE(" La valeur de 3*2 est égale à ", 3*2)
message expression
ECRIRE(" La moyenne est = ", MOY)
Variable
II.3.2. La saisie des données : LIRE
L'ordre LIRE permet à l'ordinateur d’acquérir des données à partir de l’utilisateur, dans des
cases mémoire bien définies (qui sont les variables déclarées).
Rappel
Les variables sont des cases mémoire, supposées contenir un type de données, nommées par
le nom de variable.
Cours de M. SONAGOU 4
Cours ALGORITHMIQUE
Syntaxe
LIRE(variable1 [[, variable2] …])
Remarques :
1. La saisie se fait uniquement dans des variables. Ce sont les cases (cellules) qui
pourront accueillir les données correspondantes.
2. La donnée à introduire doit être de même type que la variable réceptrice.
II.4.3. Les expressions arithmétiques
Parmi les opérateurs, on distingue les fonctions et les opérateurs.
Les fonctions
La fonction DIV permet de donner le résultat de la division entière d’un nombre par un
autre. 7 DIV 2 3
La fonction MOD (se lit Modulo), permet de donner le reste de la division entière
d’un entier par un autre. 7 MOD 2 1
La fonction ** ou ^ permet d’élever un nombre à la puissance d’un autre. 2**3 8
Les opérateurs
Sont le "+", "-", "/", "*" et le "-" un aire.
Ordre de priorité
Les opérateurs suivants sont ordonnés du plus prioritaire au moins prioritaire dans l'évaluation
d'une expression arithmétique.
1- Les parenthèses
2- "- " un aire
3- Les fonctions
4- Les opérateurs de multiplication " * " et de division " / "
5- Les opérateurs d’addition " + " et de soustraction " - "
Remarque
Si l’ordre entre les opérateurs dans une expression est le même, on évalue l’expression de
gauche à droite.
Exemples
3**2+4 = 9+4=13
3**(2+4)=3**6 car les parenthèses sont plus prioritaires
17 MOD 10 DIV 3=(17MOD10)DIV3=7DIV3=2
II.5.4. L’affectation
C’est l’action de charger une valeur dans une variable. Cette valeur peut elle- même être une
variable, le résultat d’une expression arithmétique ou logique ou une constante.
Syntaxe
Variable1 variable2 | expression | constante
A B se lit " A reçoit B "
Cours de M. SONAGOU 5
Cours ALGORITHMIQUE
Le résultat de cette action est de mettre le contenu de la variable B dans la variable A. Si B
était une expression, elle aurait été évaluée, ensuite sa valeur est transférée dans la variable
réceptrice (à notre gauche).
Remarque
L’affectation ne vide pas la variable émettrice (à notre droite) de sa valeur. Par contre, le
contenu de la variable réceptrice est écrasé et remplacé par la nouvelle valeur.
Illustration de l’affectation
Supposons qu’on ait deux récipients A et B où A contient un liquide coloré en jaune et B
contient un liquide rouge.
Peut-on échanger les contenus de A et de B (c.-à-d. mettre le liquide rouge dans A et le
liquide jaune dans B).
Résultat
Cette opération n’est possible que si on utilise un troisième récipient qu’on appelle récipient
auxiliaire.
Etat 0 A = Jaune
A B Aux B = Rouge
Aux = Vide
AuxB
A = Jaune
Etat 1 Aux B = vide
Aux = Rouge
BA
A = Vide
Etat 2 B = Jaune
Aux = Rouge
AAux
A = Rouge
Etat Final B = Jaune
Aux = Vide
Avec des variables réelles, cette opération d’échange de contenu se fait entre cases mémoires
qui représentent les conteneurs (récipients).
Problème : Echanger les valeurs de 2 variables numériques.
ième
Principe : pour éviter de perdre l’une des 2 valeurs initiales (A et B), on utilise une 3
variable pour préserver la valeur initiale de la première variable modifiée.
Cours de M. SONAGOU 6
Cours ALGORITHMIQUE
Remarques Importantes
Toute variable utilisée dans un algorithme doit être déclarée au début de
l’algorithme, une fois et une seule.
L’affectation de valeur à une variable peut être effectuée autant de fois que l’on
veut au cours d’un algorithme. La valeur de la variable sera alors modifiée à
chaque affectation.
Lorsqu’une variable apparaît en partie droite d’une action d’affectation, c’est que
l’on suppose qu’elle contient obligatoirement une valeur. Cette valeur devra lui
avoir été affectée auparavant (par initialisation ou saisie), sinon l’on dira que la
valeur est indéfinie, et le résultat de l’affectation ne sera pas défini.
La variable réceptrice d’une affectation doit être de même type que de la valeur à
affecter ou de type compatible. Le type est dit compatible s’il est inclus dans le
type de la variable réceptrice. Exemple : REEL ENTIER est possible mais pas
l’inverse.
Exemple
Ecrire l’algorithme qui permet de calculer le discriminant (delta) d’une équation du second
degré.
Cours de M. SONAGOU 7
Cours ALGORITHMIQUE
TD ALGORITHMIQUE I
Les actions simples
Exercice 1
Soit l’algorithme suivant :
ALGORITHME EQUATION2D
VAR a,b,c : REEL
delta : REEL
DEBUT
Ecrire("Donnez la valeur du premier paramètre")
Lire(a)
Ecrire("Donnez la valeur du second paramètre")
Lire(b)
Ecrire("Donnez la valeur du troisième paramètre")
Lire(c)
2
delta b - 4a * c
Ecrire(" le discriminant est = ")
Fin
1 - Décrire cet algorithme en détail (ligne par ligne), en donnant les éventuelles erreurs.
2 - Quelles sont les valeurs de delta dans les cas suivants :
a=2 b=-3 c=1
a=1 b=2 c=2
Exercice 2
Ecrire l'algorithme permettant de saisir l'abscisse d'un point A et de calculer son ordonné
3 2
f(x)= 2 x - 3x + 4
Evaluer le résultat en expliquant les ordres de priorité pour x=-2.
Exercice 3
Ecrire l'algorithme qui permet de permuter les valeurs de A et B sans utiliser de variable
auxiliaire.
Exercice 4
Faire l'algorithme qui lit les coordonnées de deux vecteurs u et v, et de calculer leur norme et
leur produit scalaire.
Exercice 5
Ecrire l’algorithme qui permet de saisir les paramètres d’une équation du second degré et de
calculer son discriminant .
Exercice 6
Ecrire l’algorithme permettant de calculer et d’afficher le salaire net d’un employé. Sachant
que :
Le salaire net = Salaire brut – Valeur de l’impôt – Valeur de CNSS
Salaire brut = (Salaire de base + Prime de technicité + Prime de transport + Prime des
enfants) * Taux de travail
Taux de travail = Nombre de jours travaillés / 26
Cours de M. SONAGOU 8
Cours ALGORITHMIQUE
Prime des enfants = Prime d’un enfant * Nombre d’enfants
Valeur de l’Impôt = Taux de l’Impôt * Salaire Brut
Valeur de CNSS = Taux de CNSS * Salaire
Brut Taux CNSS = 26,5%
Taux Impôt = 2%
Indication :
Décrire l’environnement de travail : toutes les variables en entrée, en sortie et de calcul.
Cours de M. SONAGOU 9
Cours ALGORITHMIQUE
CHAPITRE III. LES STRUCTURES CONDITIONNELLES
III.1. Introduction
Souvent les problèmes nécessitent l'étude de plusieurs situations qui ne peuvent pas être
traitées par les séquences d'actions simples. Puisqu'on a plusieurs situations, et qu'avant
l'exécution, on ne sait pas à quel cas de figure on aura à exécuter, dans l’algorithme on doit
prévoir tous les cas possibles.
Ce sont les structures conditionnelles qui le permettent, en se basant sur ce qu’on appelle
prédicat ou condition.
III.2. Notion de PREDICAT
Un prédicat est un énoncé ou proposition qui peut être vrai ou faux selon ce qu’on est entrain
de parler.
En mathématiques, c’est une expression contenant une ou plusieurs variables et qui est
susceptible de devenir une proposition vraie ou fausse selon les valeurs attribuées à ces
variables.
Exemple :
(10 < 15) est un prédicat vrai
(10 < 3) est un prédicat faux
III.3. Evaluation d'une expression logique
Une condition est une expression de type logique. Ils lui correspondent deux valeurs possibles
VRAI et FAUX qu'on note par V ou F.
Considérons deux variables logiques A et B. Voyons quels sont les opérateurs logiques et
leurs ordres de priorités.
1-f) Notons que
(A = faux) non A
(A = vrai) A
Les opérateurs logiques sont :
La négation : "non"
L'intersection : "et"
L'union : "ou"
1-g) Notation et Ordre de priorité des opérateurs logiques
1. non :
2. et :
3. ou :
1-h)
1-i) Tableaux d'évaluations
La négation d'une condition
A Non A
Vrai Faux
Faux Vrai
Cours de M. SONAGOU 10
Cours ALGORITHMIQUE
L'intersection de deux conditions
A et Vrai Faux
B
Vrai Vrai Faux
Faux Faux Faux
L'union de deux conditions
A ou Vrai Faux
B
Vrai Vrai Vrai
Faux Vrai Faux
Théorème de DE MORGAN
(A B) A B
(A B) A B
III.4. La structure conditionnelle SI
Syntaxe
SI <Condition> ALORS
<suite d’action(s)-1>
[SINON
<suite d’actions(s)-2>]
FINSI
Format Organigramme
faux vrai
condition
TRAITEMENT-2 TRAITEMENT-1
FINSI
La <condition> est un prédicat, qui peut être vrai ou faux, selon les valeurs des paramètres
la constituant.
Si la condition est vérifiée (sa valeur est vrai), c’est la <suite d’actions-1> qui sera
exécutée. Ensuite, le système passe à l’exécution juste après le FINSI.
Dans le cas contraire, lorsque la condition n’est pas vérifiée (valeur de la condition est
faux), c’est la <suite d’actions-2> qui s’exécute, en cas où celle ci existe (facultative). Si
elle n’existe pas, le système passe directement à l’instruction qui suit le FINSI.
Les suites d'actions 1 et 2, peuvent être des actions simples ou même des structures
conditionnelles.
Cours de M. SONAGOU 11
Cours ALGORITHMIQUE
1-j) Exemple 1
Lire un nombre réel, et dire s’il est positif ou strictement négatif.
ALGORITHME POS-NEG
VAR A : réel
DEBUT
ECRIRE("Donner un nombre ")
LIRE(A)
SI (A < 0) ALORS
ECRIRE(A, " est négatif ")
SINON
ECRIRE(A, " est positif ")
FINSI
FIN
Autrement :
ALGORITHME POS-NEG-1
VAR A : réel
B : logique
DEBUT
ECRIRE("Donner un nombre ")
LIRE(A)
B (A<0)
SI (B) ALORS
ECRIRE(A, " est négatif ")
SINON
ECRIRE(A, " est positif ")
FINSI
FIN
Dans cet exemple, on a déterminé uniquement les cas de positivité ou de négativité, et on
n'a pas déterminé le cas où A est nulle.
ALGORITHME POS-NEG-NUL
VAR A : réel
DEBUT
ECRIRE("Donner un nombre ")
LIRE(A)
SI (A < 0) ALORS
ECRIRE(A, " est négatif ")
SINON {A >= 0}
SI (A > 0)ALORS
ECRIRE(A, " est positif ")
SINON {A = 0}
ECRIRE (A, "est nulle")
FINSI
FINSI
FIN
Cours de M. SONAGOU 12
Cours ALGORITHMIQUE
1-k) Exemples
1) Ecrire l'algorithme qui permet de déterminer si un entier lu est pair ou impair.
2) Ecrire l'algorithme qui permet de saisir deux nombres A et B et de déterminer si la valeur
de A est supérieure, inférieure ou égale à B.
III.5. La structure conditionnelle SELON / SUIVANT
Cette structure conditionnelle est appelée aussi à choix multiple ou sélective car elle
sélectionne entre plusieurs choix à la fois, et non entre deux choix alternatifs (le cas de la
structure SI).
Syntaxe
SELON (sélecteur) FAIRE
Cas <liste de valeurs-1> : <suite d'action (s)-1>
[Cas <liste de valeur-2> : <suite d'action (s)-2>
………. ]
[SINON : <suite d'action (s)-n> ]
FINSELON
Le sélecteur peut être une variable de type scalaire ou une expression arithmétique
ou logique.
La structure SELON évalue le "sélecteur", passe à comparer celui ci respectivement avec les
valeurs dans les listes. En cas d'égalité avec une valeur, les actions correspondantes, qui sont
devant cette valeur seront exécutées.
Devant "Cas", il peut y avoir une seule valeur, une suite de valeurs séparées par des virgules
et/ou un intervalle de valeurs.
Après avoir traiter la suite d'actions correspondante, l'exécution se poursuit après le
FINSELON.
Remarque
1. Le sélecteur doit avoir le même type que les valeurs devant les cas.
2. Le type de ces valeurs ne doit être, ni réel ni chaîne de caractères.
1-l) Exemple
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir un numéro de couleur de l'arc -en-ciel et d'afficher la
couleur correspondante : 1: rouge, 2 : orangé, 3 : jaune, 4 : vert, 5 : bleu, 6 : indigo et 7 :
violet.
Cours de M. SONAGOU 13
Cours ALGORITHMIQUE
TD ALGORITHMIQUE I
Les Structures Conditionnelles
Exercice 1
Evaluer les expressions logiques suivantes, avec (a, b, c, d) = (2, 3,5, 10) et (X, Y) = (V, F).
Exercice 2
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir un nombre puis déterminer s’il appartient à un
intervalle donné, sachant que les extrémités de l’intervalle sont fixées par l’utilisateur.
Exercice 3
Ecrire l'algorithme qui permet de calculer le montant des heures supplémentaires d’un
employé, sachant le prix unitaire d’une heure selon le barème suivant :
Les 39 premières heures sans supplément,
ième ième
De la 40 à la 44 heure sont majorées de
ième ième
50%, De la 45 à la 49 heure sont majorées
ième
de 75%, De la 50 heure ou plus, sont majorées
de 100%.
Exercice 4
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir la moyenne générale d’un étudiant et de déterminer
son résultat et sa mention. (les conditions de rachat sont appliquées à partir de 9,75.
Exercice 5
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir les trois paramètres d'une équation du second degré,
et de discuter les solutions selon les valeurs de a, b et c, lorsqu'elles sont nulles ou pas.
Cours de M. SONAGOU 14
Cours ALGORITHMIQUE
CHAPITRE IV. LES STRUCTURES REPETITIVES
IV.1. Introduction
Dans les problèmes quotidiens, on ne traite pas uniquement des séquences d'actions, sous ou
sans conditions, mais il peut être fréquent d'être obligé d'exécuter un traitement (séquence
d'actions), plusieurs fois. En effet, pour saisir les N notes d'un étudiant et calculer sa moyenne,
on est amené à saisir N variables, puis faire la somme et ensuite diviser la somme par N. Cette
solution nécessite la réservation de l'espace par la déclaration des variables, et une série de
séquences d'écriture/lecture. Ce problème est résolu à l'aide des structures répétitives. Celles
ci permettent de donner un ordre de répétition d'une action ou d'une séquence d'actions une ou
plusieurs fois.
IV.2. La boucle POUR
Cette structure exprime la répétition d'un traitement un nombre de fois.
1-m)
1-n) Syntaxe
POUR Vc DE Vi A Vf [PAS Vp] FAIRE
<Traitement>
FINFAIRE
Où Vc est une variable entière, qui compte le nombre de répétition du <Traitement>,
Vi la valeur initiale à laquelle Vc est initialisé,
Vf la valeur finale à laquelle se termine Vc,
Vp la valeur du pas, c'est la valeur qu'on rajoute à Vc à chaque fin de traitement.
Remarque
1. La boucle POUR est utilisée lorsqu'on connaît le nombre de répétition du <Traitement>
d'avance.
2. La valeur du pas peut être positive ou négative et par conséquent, il faut; au départ de la
boucle; que Vi <= Vf ou Vi >= Vf selon la positivité ou la négativité de cette valeur.
3. La valeur du pas est égale à 1 par défaut.
Les étapes d'exécution de la boucle POUR
1) Initialisation de Vc par la valeur de Vi (comme si on avait Vc Vi)
2) Test si Vi dépasse () Vf (du côté supérieur ou inférieur, selon la positivité ou la
négativité du pas).
Si oui, alors la boucle s'arrête et l'exécution se poursuit après le FINFAIRE
Sinon,
Exécution du <Traitement>,
Incrémentation ou décrémentation de Vc par la valeur du pas,
Retour à l'étape 2.
Application
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir les moyennes des N étudiants de la classe
Informatique et de calculer la moyenne générale de la classe.
Cours de M. SONAGOU 15
Cours ALGORITHMIQUE
Résolution
Sans les boucles, on est obligé de déclarer N variables, et d'écrire N actions
LIRE. LIRE(note)
S S+MOY
N LIRE(MOY)
fois S S+MOY
…..
LIRE(MOY)
S S+MOY
LIRE(MOY)
La boucle POUR donne l'ordre à la machine d'itérer les deux actions S S+ MOY N fois.
Donc le compteur varie de 1 jusqu'à N avec un pas de 1.
ALGORITHME MOYENNE
VAR i, N : entier
MOY, MC : réel
DEBUT
ECRIRE("Donner le nombre d'étudiants")
LIRE(N)
SI (N > 0) ALORS
S 0 {Initialisation de S}
POUR i DE 1 A N FAIRE {Le pas égale 1 par défaut}
ECRIRE("Donner la moyenne de l'étudiant n°",i)
LIRE(MOY)
ième
S S + MOY {on rajoute la moyenne du i étudiant à la somme}
FIN FAIRE
MC S/N
ECRIRE("La moyenne de la classe est : ", MC)
SINON
ECRIRE("Erreur dans le nombre d'étudiants")
FINSI
FIN
Remarque Juste Avant le FIN FAIRE, le changement de la valeur de i se fait
automatiquement.
Application 1
Ecrire l'algorithme qui permet d'afficher tous les nombres pairs qui existent entre 1 et 10.
ière ième ième
1 solution 2 solution 3 solution
POUR i de 2 à 10 pas 2 POUR i de 2 à 10 Faire POUR i de 1 à 5 Faire
Faire SI (i mod 2 = 0) ALORS ECRIRE(2*i)
ECRIRE(i) ECRIRE(i) FINFAIRE
FINFAIRE FINSI
FINFAIRE
Application 2
Ecrire l'algorithme qui permet d'afficher tous les nombres impairs entre 50 et 100 dans l'ordre
décroissant.
Cours de M. SONAGOU 16
Cours ALGORITHMIQUE
POUR i de 99 à 50 PAS (-2) FAIRE
ECRIRE(i)
FIN FAIRE
La valeur finale peut être 50 ou 51 car le test de sortie est i < Vf (49 < 50 ou à 51)
IV.3. La boucle Répéter … Jusqu'à
Syntaxe
Répéter
<Traitement>
Jusqu'à (condition d'arrêt)
Cet ordre d'itération permet de répéter le <Traitement> une ou plusieurs fois et de s'arrêter sur
une condition. En effet, lorsque la condition est vérifiée, la boucle s'arrête, si non elle
réexécute le <Traitement>.
Remarques
1. Dans cette boucle, le traitement est exécuté au moins une fois avant l'évaluation de la
condition d'arrêt.
2. Il doit y avoir une action dans le <Traitement> qui modifie la valeur de la condition.
Les étapes d'exécution de la boucle Répéter
1) Exécution du <Traitement>
2) Test de la valeur de la <condition
d'arrêt> Si elle est vérifiée Alors la
boucle s'arrête Sinon Retour à l'étape 1.
Application
Ecrire un algorithme qui saisit un nombre pair et qui détermine combien de fois il est divisible
par 2. Exemple 8 est divisible 3 fois par 2 (2*2*2).
ALGORITHME PAIR-NBDIV2
VAR N, N2 : entier
DEBUT
{Saisie d'un entier qui doit être pair}
Répéter
ECRIRE("Donner un entier pair")
LIRE(N)
Jusqu'à (N MOD 2 = 0) {condition pour que N soit pair}
{Détermination du nombre de division par 2}
N2 0
NB N
Répéter
NB NB div 2
N2 N2 +1
Jusqu'à (NB MOD 2 <> 0) {On s'arrête lorsque NB n'est plus divisible par 2}
ECRIRE(N, "est divisible par 2", N2,"fois")
FIN
Cours de M. SONAGOU 17
Cours ALGORITHMIQUE
IV.4. La boucle TANT QUE …
Syntaxe
TANT QUE (condition d'exécution)
FAIRE
<Traitement>
FIN FAIRE
Cet ordre d'itération permet de répéter le <Traitement> zéro ou plusieurs fois et de s'arrêter
lorsque la condition d'exécution n'est plus vérifiée. En effet, lorsque la condition d'exécution
est vérifiée, le <Traitement> est exécuté, si non elle s'arrête.
Les étapes d'exécution de la boucle Répéter
1) Test de la valeur de la <condition d'exécution>
2) Si elle est vérifiée Alors
Exécution du <Traitement>
Retour à l'étape 1.
Sinon Arrêt de la boucle.
Remarques
1. Dans cette boucle, le traitement peut ne pas être exécuté aucune fois, c'est lorsque la
condition d'exécution est à faux dés le départ.
2. Les paramètres de la condition doivent être initialisés par lecture ou par affectation avant
la boucle.
3. Il doit y avoir une action dans le <Traitement> qui modifie la valeur de la condition.
Application
Ecrire un algorithme qui saisit un nombre pair et qui détermine combien de fois il est divisible
par 2. Exemple 8 est divisible 3 fois par 2 (2*2*2).
ALGORITHME PAIR-NBDIV2
VAR N, N2 : entier
DEBUT
{Saisie d'un entier qui doit être pair}
Répéter
ECRIRE("Donner un entier pair")
LIRE(N)
Jusqu'à (N MOD 2 = 0) {condition pour que N soit pair}
{Détermination du nombre de division par 2}
N2 0
NB N
TANT QUE (NB MOD 2 = 0)
FAIRE
NB NB div 2
N2 N2 +1
FIN FAIRE {On s'arrête lorsque NB n'est plus divisible par 2}
ECRIRE(N, "est divisible par 2", N2,"fois")
FIN
Cours de M. SONAGOU 18
Cours ALGORITHMIQUE
La condition d'arrêt avec la boucle Répéter est l'inverse de la condition d'exécution de la
boucle TANTQUE.
Remarque
Le Traitement d'une boucle peut contenir lui aussi une autre boucle. On l'appelle dans ce cas
des boucles imbriquées.
Cours de M. SONAGOU 19
Cours ALGORITHMIQUE
TD ALGORITHMIQUE I
Les structures répétitives
Exercice 1
Ecrire l'algorithme qui permet d'afficher les N premiers entiers impairs dans l'ordre
décroissant.
Exercice 2
Ecrire l'algorithme qui permet d'afficher les diviseurs d'un entiers N.
Exercice 3
Ecrire l'algorithme qui détermine si un entier N est parfait ou non. Un entier est dit parfait s'il
est égal à la somme de ses diviseurs. Exemple 6 = 3 + 2 +1
Exercice 4
Ecrire l'algorithme qui permet de calculer le produit de deux entiers en utilisant des additions
successives.
Exercice 5
Ecrire l'algorithme qui permet de calculer la division de deux entiers en utilisant des
soustractions successives
Exercice 6
Ecrire l'algorithme qui permet de saisir un entier N et d'afficher s'il est premier ou non. Un
nombre est dit premier s'il est divisible uniquement par 1 et par lui-même.
Cours de M. SONAGOU 20
Cours ALGORITHMIQUE
CHAPITRE V. TRAITEMENT DES TABLEAUX
Rappel
Pourquoi les tableaux ?
1) Calculer la moyenne de 30 élèves
2) Effectuer leur classement
Réponse
pour i de 1 à 30
faire
Ecrire (" Donner la moyenne de l'étudiant N°",i)
Lire (moyenne)
Fin faire
Conclusion : On ne peut pas effectuer le classement
Pourquoi ? Parce qu'on ne garde pas les moyennes précédentes et la variable moyenne
contient uniquement la dernière valeur.
Utilisation des tableaux
Intérêt Gain de temps, rétrécissement du volume de l'algorithme et possibilité de réutilisation
de toutes les valeurs ultérieurement dans l'algorithme.
Il est plus convenable, alors, de définir un espace mémoire qu’on appelle MOY qui sera
divisé en 30 parties équitables, indicées de 0 à 29.
MOY
Contenu 15 12 5 10 4 50 ….
Indice 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
On définit un tableau de 30 cases à une seule dimension qu’on appelle VECTEUR.
ALGORITHME MOYENNE
CONST Bi=0
Bs=29
VAR T : Tableau [bi..bs] de réel
i : entier
V.1.1. Les vecteurs
Un vecteur est une partie de mémoire contenant n zones variables référencées par le même
nom de variable pour accéder à un élément particulier de ce vecteur.
On indice le nom de variable. L’indice peut être une constante, une variable ou une
expression arithmétique.
MOY[i]
indice d’un élément du vecteur
variable qui indique le nom du vecteur
MOY[i] : représente l’élément du vecteur MOY occupant le rang " i ".
Cours de M. SONAGOU 21
Cours ALGORITHMIQUE
L’indice peut être :
Une constante MOY[5]
Une variable MOY[i]
Une expressionMOY[i*2]
ATTENTION
Avant d’utiliser un tableau, il faut déclarer sa taille pour que le système réserve la place en
mémoire, nécessaire pour stocker tous les éléments de ce tableau. Les éléments d’un même
tableau doivent être de même type.
[Link] de Déclaration d’un vecteur
Dans la partie CONST, on peut définir la taille du tableau. Ensuite, on peut déclarer le
nombre d’éléments à saisir dans le tableau.
Remarque : Le nombre d’éléments à saisir ne doit pas dépasser la taille du tableau pour ne
pas déborder sa capacité.
On appelle dimension d’un vecteur le nombre d’éléments qui constituent ce vecteur.
[Link] d’un Vecteur
Le chargement d’un vecteur consiste à saisir les données des éléments du vecteur. (remplir
des cases successives du tableau). On doit utiliser une boucle qui permet de saisir à chaque
ième
entrée dans la boucle la i case.
ALGORITHME Vecteur
CONST N=30
VAR
MOY : Tableau[0..N-1] de réels
Début
{ chargement du tableau
} Pour i de 1 à N
Faire
Ecrire (" donner la moyenne de l’étudiant N° " , i
) Lire ( MOY [i])
Fin Faire
{ fin chargement }
{Calcul de la somme des moyennes}
SMOY 0
Pour i de 1 à N
Faire
SMOYSMOY+MOY[i]
Fin Faire
SMOY SMOY / 30
Ecrire (" la moyenne du groupe est ", SMOY )
{ calcul de la différence entre la moyenne de groupe et celle de l’étudiant }
Pour i de 1 à N
Faire
Cours de M. SONAGOU 22
Cours ALGORITHMIQUE
Ecrire (" la différence de la moyenne du groupe et celle de l’étudiant ",i , " est= ",
SMOY-MOY[i])
Fin Faire
Fin
On peut écrire les deux premières boucle en une seule. Simplifier alors cet algorithme.
Remarque
La taille d’un tableau est fixe et ne peut être donc changée dans un programme : il en résulte
deux défauts :
Si on limite trop la taille d’un tableau on risque le dépassement de capacité.
La place mémoire réservée est insuffisante pour recevoir toutes les données.
Application
1) Charger un vecteur de 10 éléments par les 10 premiers entiers naturels positifs.
2) Charger un vecteur de 10 éléments par les 10 premiers multiples de 7.
1-o) Recherche dans un vecteur
Recherche séquentielle
On peut chercher le nombre d'apparition d'un élément dans un vecteur, sa ou bien ses
positions. Pour cela, on doit parcourir tout le vecteur élément par élément et le comparer
avec la valeur de l'élément à chercher.
Applications
1. Chercher la position de la première occurrence d'un élément e dans un vecteur V
contenant N éléments. (On suppose que le vecteur est défini)
2. Chercher le nombre d'apparition d'un élément e dans un vecteur V contenant N éléments,
ainsi que les positions des occurrences de cet élément.
Réponse 1
i 1
Trouv vrai
Tant que ((i <= N) et (Trouv = vrai))
Faire
Si V[i] = e Alors
Trouv Faux
Sinon
i i +1
Fin Si
Fin Faire
Si (Trouv = vrai) Alors
Ecrire(e, "se trouve à la position" , i)
Sinon
Ecrire(e, "ne se trouve pas dans V")
Fin Si
Cours de M. SONAGOU 23