0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues24 pages

Cours Instruments Gyroscopiques

Le document traite des instruments de bord gyroscopiques, notamment le directionnel, l'indicateur de virage et l'horizon artificiel. Chaque instrument est décrit en termes de fonctionnement, d'alimentation et de systèmes érecteurs, soulignant leur rôle dans la navigation et le contrôle de l'avion. Les causes d'inexactitudes des indications et les systèmes de détection de panne sont également abordés.

Transféré par

lorcendy nanema
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues24 pages

Cours Instruments Gyroscopiques

Le document traite des instruments de bord gyroscopiques, notamment le directionnel, l'indicateur de virage et l'horizon artificiel. Chaque instrument est décrit en termes de fonctionnement, d'alimentation et de systèmes érecteurs, soulignant leur rôle dans la navigation et le contrôle de l'avion. Les causes d'inexactitudes des indications et les systèmes de détection de panne sont également abordés.

Transféré par

lorcendy nanema
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INSTRUMENTS DE BORD

(Instruments gyroscopiques)

A) LE DIRECTIONNEL OU CONSERVETEUR DE CAP


But du conservateur de cap

Le directionnel ou conservateur de cap est un gyroscope qui fournit une information de cap.
Son inertie est suffisante pour ne pas subir les perturbations et accélérations parasites comme
le compas magnétique, ce qui permet une tenue de cap suffisamment stable pour effectuer
des changements de caps précis.

Présentation du directionnel

Il se présente sous de forme:


- le modèle ancien avec défilement du cap horizontal à gauche.
- le modèle avec rose qui est utilisé actuellement à droite. Avantage meilleure lecture et évite
les confusions de caps

Systèmes d'alimentation des directionnels

Alimentation pneumatique

Comme pour l'horizon artificiel, le rotor du gyroscope est constitué d'une turbine à air.
Les jets d'air peuvent provenir soit d'une pression en amont, soit d'une dépression en aval. En
général on préfère la deuxième solution qui supprime en partie les remous et diminue les
frottements.

La vitesse de rotation du rotor du gyroscope est de l'ordre de 10 000tr/min à 15 000tr/min .

Alimentation électrique

1
Là aussi comme pour l'horizon artificiel le rotor du gyroscope est constitué par un moteur
asynchrone triphasé en 26 volts/400 Hz ou en 115 volts/400 Hz.

Détecteur de panne

En général un drapeau d'alarme Flag apparaît sur le cadran pour signaler un défaut
d'alimentation du gyroscope ou une baisse de la pression ou de la dépression si l'alimentation
est pneumatique (Voir ci-dessus).

Schéma d'un conservateur de caps

Un bouton de réglage permet de recaler le conservateur de caps par rapport au compas


magnétique. Pour obtenir un affichage correct cette opération doit se faire en ligne droite et
inclinaison nulle.

Principe de fonctionnement

Le directionnel ou conservateur de cap est un instrument ayant une inertie suffisante pour
pouvoir garder un certain temps la direction initialement sélectionnée.
Il se compose d'un gyroscope à deux cadres et à axe horizontal suspendu à la cardan.
Le cadre intérieur est horizontal et supporte le rotor du gyroscope. Le cadre extérieur est
vertical et est solidaire d'une rose de cap, soit directement (ancien directionnel) soit par
l'intermédiaire d'engrenages (nouveau directionnel).
Un système érecteur maintient les deux cadres perpendiculaires l'un par rapport à l'autre ( non
représenté ci-dessous).
Un bouton de sélection faisant pivoter l'ensemble permet le recalage du cap désiré.
L'ensemble est contenu dans un boitier comportant une fenêtre avec une ligne de foi (ancien
directionnel) ou une silhouette d'avion dont la pointe sert de ligne de foi (nouveau
directionnel).

2
Causes des inexactitudes des indications

L'axe du gyroscope s'écarte en permanence de la verticale locale par suite d'un certain
nombre de causes (voir le gyroscope):
- La rotation terrestre
- Le déplacement de l'avion par rapport à la terre
- Les imperfections mécaniques notamment le frottement sur les axes
- L'influence de l'inclinaison latérale et transversale de l'avion

Les systèmes érecteurs

Le but du système érecteur est de maintenir l'axe du gyroscope horizontal. Ce principe sera
réalisé en maintenant en permanence les deux cadres perpendiculaires l'un par rapport à
l'autre à long terme (vitesse d'érection faible).
Suivant le système d'alimentation pour l'entraînement du gyroscope, le système érecteur sera
pneumatique ou électrique.

Système érecteur pneumatique

Le rotor du gyroscope est constitué d'une turbine alimentée par un jet d'air sortant d'une
tuyère solidaire du cadre vertical (extérieur). Ce jet d'air provoque une force F tangentielle sur
le rotor lorsque les deux cadres sont perpendiculaires.

Lorsque les deux cadres ne sont plus perpendiculaires la force F se décompose en:
- Ft composante tangentielle au rotor

3
- Fn composante suivant l'axe du rotor provoque un moment perpendiculaire à
d'où un mouvement de précession assurant le redressement du cadre intérieur par
rapport à sa position initiale.

Système érecteur électrique

Un dispositif formé de deux demi-disque isolés entre eux électriquement et solidaires du cadre
intérieur (cadre horizontal) détecte la non perpendicularité des deux cadres.
Un curseur solidaire du cadre vertical fournit l'alimentation à un moteur-couple à deux
enroulements permettant ainsi au moteur de tourner dans les deux sens.
- Le curseur est sur la position isolante le moteur-couple n'est pas alimenté.
- Le curseur est en contact avec le demi-disque A le moteur-couple tourne dans un sens.
- Le curseur est en contact avec le demi-disque B le moteur-couple tourne dans l'autre sens.

Lorsque les deux cadres ne sont plus perpendiculaires, le curseur rentre en contact avec l'un
des deux demi-disque permettant l'alimentation de l'un des enroulements du moteur-couple
qui produit un couple sur le gyroscope.
Celui-ci est alors soumis à un mouvement de précession ramenant sur ou
Ce moment cessera lorsque le curseur du dispositif érecteur reviendra frotter sur la partie
isolante séparant les deux demi-disque.
Ce moteur-couple est fixé généralement à la partie basse du cadre vertical.

4
Système érecteur à niveau

Sur certains directionnels un niveau à goutte de mercure solidaire du cadre intérieur et


parallèle à l'axe du rotor, détecte l'erreur et permet par l'intermédiaire d'électrodes
l'alimentation d'un moteur-couple pouvant tourner dans les deux sens.

B) L'INDICATEUR DE VIRAGE
[Link] de l'indicateur de virage

L'indicateur de virage (est un gyromètre), appelé Turn coordinator (en anglais) est
généralement associé à un indicateur d'inclinaison à bille.
- il mesure le taux et le sens du virage.
- il contrôle la régularité du virage.
On appelle taux de virage la vitesse de changement de cap de l'avion.
C'est à dire le nombre de degrés divisé par le temps en secondes.
Le virage est dit standard ou taux = 1, si l'avion effectue une vitesse angulaire:
Wd= 3°/s.

B.2. Présentation de l'indicateur de virage

Il se présente sous deux formes :


- une bille aiguille
- une bille maquette

5
B.3. Eléments composant l'indicateur de virage à aiguille

- Un gyroscope à 1 cadre constituant l'élément sensible à la vitesse de changement de cap de


l'avion.
- Un cadre supportant le gyroscope dont l'axe est dirigé suivant l'axe de roulis de l'aérodyne
(planeur, avion, giravion).
- Un ressort de rappel agissant sur le cadre.
- Un amortisseur constitué par un frein à air permet d'amortir les mouvements du cadre.
- Un système retransmettant la rotation du cadre à une aiguille.
- Une aiguille se déplaçant de gauche à droite et de droite à gauche devant un repère de
référence placé sur un écran.

Principe de fonctionnement

En virage correct à vitesse uniforme la vitesse de rotation de l'avion sur sa trajectoire peut être
représentée par un vecteur .
Cette rotation oblige le gyroscope de répondre par une rotation de H vers Ω.
Ainsi lorsque l'avion commence son virage le moment cinétique va tendre à s'aligner sur la
vitesse sous l'effet d'un couple gyroscopique:
Ce couple gyroscopique sera équilibré par un couple de rappel créé par un ressort de
raideur K proportionnel à l'angle dont tournera la vecteur H. Le cadre prendra alors une
position en fonction de l'orientation du vecteur moment cinétique .
Pour augmenter la sensibilité de l'indicateur de virage, le moment cinétique du rotor est
toujours dirigé vers la gauche de l'avion.

6
3.2. Alimentation de l’instrument gyroscopique d’un indicateur de virage

Elle peut être pneumatique ou électrique :

*Alimentation pneumatique :

L'alimentation pneumatique par dépression nécessite l'utilisation d'un dispositif de création de


vide. Une pompe à vide entraînée par le moteur de l'avion est généralement utilisée.
La dépression ainsi obtenue se situe entre 4,4 et 5,2 [Link] (unité employée pour ce genre
d'instrument).

*Alimentation électrique :

L'alimentation électrique se fait soit par courant continu généralement en 28 volts, soit par
courant alternatif à partir du réseau de bord en 26 volts 400Hz ou 115 volts 400hz.

Le principe de fonctionnement de l'indicateur de virage à maquette est sensiblement pareil à


celui de l'indicateur à aiguille.

Bille indicateur de symétrie

7
Une bille située dans un tube en verre incurvé et baignant dans un liquide amortisseur est
soumise aux forces des accélérations subies dans le plan transversal.
A l'une des extrémités du tube, un vase d'expansion permet la dilatation du liquide.
Deux repères verticaux distants du diamètre de la bille sont gravés sur le verre.

Principe de fonctionnement

De part sa masse , la bille est constamment soumise aux forces résultantes des accélérations
subies par l'avion dans le plan transversal. Le tube étant lié à l'avion, la bille agissant comme
un pendule indiquera la direction de la résultante de ces forces, c'est à dire la direction de la
verticale apparente.
Le tube étant incurvé, tant que la verticale apparente est perpendiculaire au plan de symétrie
des ailes, la bille restera au centre du tube, le vol est alors symétrique.
Si la verticale apparente n'est plus perpendiculaire au plan de symétrie des ailes, la bille se
déplacera du côté de la verticale apparente.

Avion en virage à gauche insuffisamment incliné

La bille de masse m est soumise à la pesanteur est à l'accélération d'inertie


La résultante , de et n'est pas située dans le plan de symétrie longitudinal de
l'avion.

Avion en virage à gauche trop incliné


Même raisonnement, mais cette fois la bille se trouve en bas du tube.

8
Utilisation

L'indicateur de virage et la bille permettent donc au pilote de savoir si le vol est rectiligne ou en
virage et si il est symétrique.

Vol rectiligne

Vol en virage à droite

Vol en virage à gauche

C) L'HORIZON ARTIFICIEL
But de l'horizon artificiel

L'horizon artificiel est un gyroscope à 2 degrés de liberté à axe vertical (pour lequel on utilise la
propriété de fixité), suspendu par son centre de gravité qui détermine la verticale du lieu d'un

9
avion donc qui fournit au pilote:
- l'assiette longitudinale de l'avion
- l'inclinaison de l'avion
permettant le vol sans repère visuel extérieur, appelé couramment vol sans visibilité.

Présentation de l'horizon artificiel

Il existe plusieurs modèles d'horizon artificiel:


- horizon artificiel à sphère mobile
- horizon artificiel à cylindre mobile
- horizon artificiel avec une bille intégrée au bas de la maquette. Cette bille se déplace
librement dans un tube incurvé rempli de liquide (Voir Indicateur de virage).

Systèmes d'alimentation des horizons artificiels

Alimentation pneumatique

Le rotor du gyroscope est constitué par une turbine à air, placée dans un carter à deux tuyères
permettant le passage de l'air nécessaire au fonctionnement.
Les jets d'air peuvent provenir soit d'une pression en amont, soit d'une dépression en aval.
L'échappement de l'air du carter s'effectue généralement par le système érecteur, par le
dessous du rotor.
La vitesse de rotation du gyroscope est de l'ordre de 6000tr/min pour une dépression de 65mb,
et atteint 12000tr/min pour 120mb.

Alimentation électrique

Le rotor du gyroscope est constitué par le rotor en cage d'écureuil d'un moteur asynchrone
triphasé en 26 volts/400 Hz ou en 115 volts/400 Hz .
Le stator généralement situé à l'intérieur du rotor pour augmenter l'inertie de celui-ci est
solidaire du carter. La vitesse de rotation est de l'ordre de 20 000tr/mn .
Il existe également des horizons artificiels alimentés en courant continu de 28 volts .

Détecteur de panne

10
En général un drapeau d'alarme Flag apparaît sur le cadran pour signaler un défaut
d'alimentation du gyroscope ou du système érecteur (Voir ci-dessus à gauche).

Schéma d'un horizon artificiel

Principe de fonctionnement

L'horizon artificiel se compose d'un gyroscope à axe vertical monté à l’anneau de cardan
dans un carter faisant office de cadre intérieur, à axe de rotation dirigé suivant l'axe de
tangage de l'aérodyne (ci-dessous le carter est remplacé par le cadre inférieur).
Un deuxième cadre (cadre extérieur) à axe de rotation dirigé suivant l'axe de roulis (axe
longitudinale, axe de l’avion). L'ensemble est associé à une référence pendulaire (non
repésentée ci-dessous), qui transmet par l'intermédiaire d'un dispositif cinématique à une
barre, à une sphère ou à un cylindre représentant le plan horizontal, la position relative de
l'axe du gyroscope par rapport aux axes de l'avion.
Un système érecteur permet le recalage de l'axe du gyroscope suivant la verticale détectée
par le système pendulaire.

11
Suivant le système d'alimentation pour l'entraînement du gyroscope, le système pendulaire
ainsi que le système érecteur sont constitués soit par des volets, soit par des billes ou soit par
des niveaux à liquide.

Causes des inexactitudes des indications

L'axe du gyroscope s'écarte en permanence de la verticale locale par suite d'un certain
nombre de causes (voir le gyroscope):
- La rotation terrestre
- Le déplacement de l'avion par rapport à la terre
- Les imperfections mécaniques notamment le frottement sur les axes
- Les fortes accélérations ou fortes décélérations
- Les virages

Les systèmes érecteurs

La vitesse d'érection d'un gyroscope est la vitesse de précession ou vitesse de redressement


de l'axe du gyroscope lors d'un écart entre la verticale de cet axe et la verticale pendulaire.
Tous les systèmes érecteurs se composent :
- d'une référence pendulaire fournie par le système pendulaire
- d'une référence gyroscopique fournit par le système gyroscopique
- d'un système détecteur d'erreur
- d'un dispositif créant une force correctrice

Système érecteur pneumatique

Le rotor du gyroscope alimenté pneumatiquement est placé dans un carter qui fait office de
cadre intérieur. Celui-ci est prolongé par une partie inférieure creuse, comportant quatre faces
planes sur lesquelles sont suspendus des volets pendulaires s'orientant suivant la verticale.
Ces volets constituent la référence pendulaire.
Chaque face plane est pourvue d'un orifice par lequel s'échappe l'air qui a actionné le rotor du
gyroscope. Ces orifices constituent la référence gyroscopique.
Si l'axe du gyroscope est vertical, les volets soumis à la pesanteur viennent obturer de moitié
les quatre orifices. Dans le cas ou l'axe du gyroscope n'est plus vertical, les volets obtureront
plus ou moins les quatre orifices, créant ainsi le dispositif correcteur.

12
Suivant l'écart de l'axe du gyroscope par rapport à la verticale pendulaire les volets vont plus
ou moins obturer ou dégager les orifices de sortie de l'air.
- Cas N°1 l'échappement l'air est identique sur les 4 orifices: les forces s'équilibrent la
résultante = 0
- Cas N°2 l'échappement l'air est plus important sur l'orifice du haut: la résultante = R4
- Cas N° 3 l'échappement l'air est plus important sur l'orifice du bas: la résultante = R2
C'est donc l'échappement l'air par ces orifices qui provoque une résultante aérodynamique sur
le carter du gyroscope. Cette résultante va créer un mouvement de précession qui redressera
le carter donc le gyroscope.

Système érecteur par gravité

Un plateau situé au-dessus du carter du gyroscope et monté sur l'axe, est entraîné soit par
friction mécanique, soit par courant de Foucault. Ce plateau tourne à très faible vitesse
environ 20 tr/mn. Sur ce plateau 3 billes sur un chemin de roulement sont entraînées par 3
taquets. L'ensemble est perpendiculaire à l'axe du gyroscope.
Lorsque l'axe du gyroscope correspond à la verticale réelle ou apparente, les 3 billes
poussées par les taquets roulent à une vitesse uniforme.

Si l'axe du gyroscope fait un angle avec la verticale réelle ou apparente, le plateau étant
incliné les 3 billes n'ont plus leur vitesse uniforme.
13
- la bille 1 reste en contact avec son taquet durant la montée
- la bille 2 quitte son taquet roule dans la descente et vient se bloquer contre le taquet 3
- la bille 3 ayant roulé reste au point le bas jusqu'à ce que le taquet 3 la rejoigne pour la
remonter.

Système érecteur électrique

Le principe de fonctionnement est basé sur deux niveaux en verre à goutte de mercure.
Chaque goutte de mercure soumise à la pesanteur se déplace dans le tube en verre, dont
chaque extrémité comporte un contact électrique.
Lorsque l'axe du gyroscope fait un angle avec la verticale apparente, la goutte rentre en
contact avec une électrode permettant ainsi l'alimentation d'un moteur électrique.

Chaque niveau commande un moteur-couple (pouvant tourner dans les deux sens), qui crée
la force corrective pour recaler l'axe du gyroscope suivant la verticale pendulaire.

14
Utilisation

Inclinaison latérale de l'avion en vol horizontal

Si l'avion s'incline à gauche par exemple:


- l'axe du gyroscope restant vertical, le carter reste aussi vertical
- l'axe de rotation du cadre étant dirigé suivant l'axe de roulis, celui-ci reste donc horizontal.
- la barre d'horizon solidaire du cadre reste également horizontale et se déplace par rapport à
la maquette qui s'incline avec l'avion.

Indication de l'assiette

Si l'avion passe en piqué par exemple (rotation autour de l'axe de tangage - le nez de
l'appareil vers le bas) :
- l'axe du gyroscope restant vertical, le carter restera donc vertical
- le cadre lié au tableau de bord suivant l'axe de roulis, suit les mouvements de l'avion et

15
"bascule" également vers le bas.
- la barre d'horizon liée au cadre se déplace vers le haut par rapport à la maquette

Un bouton en bas du cadran permet de régler la position de la maquette en hauteur, de façon


à faire coïncider la barre et la maquette pour un régime de vol choisi, afin d'obtenir un pilotage
plus précis.

Indication de l'horizon artificiel pour différentes positions de l'avion

Assiette en cabré

Vol en palier

16
Assiette en piqué

D) COMPAS GYROMAGNÉTIQUE
But du compas gyromagnétique

Le compas gyromagnétique est un compas dont le conservateur de cap est recalé sur une
référence donnée par un détecteur à induction.
Son but est :
- de fournir au pilote une indication de cap précise
- de fournir au pilote automatique une référence de cap à conserver
Il se compose :
- d'un détecteur de champ magnétique (vanne de flux)
- d'un asservissement d'azimut
- d'un amplificateur
- d'un gyroscope directionnel (DG)
Il peut fonctionner:
- en compas gyromagnétique (utilisation normale)
- en directionnel classique (utilisation secours)
Ci-dessous le compas gyromagnétique Bezu type 230

17
Détecteur de champ magnétique - vanne de flux

Cet ensemble se présente extérieurement sous la forme d'un boitier semi-sphérique en forme
de bol. Dans ce boîtier se trouve une vanne de flux qui est suspendue pendulairement par une
transmission, à cadran. Cette vanne est libre d'osciller dans les limites de plus ou
moins 25° autour des axes de roulis et de tangage mais elle est solidaire de l'avion en azimut.
Le bol est partiellement rempli de liquide afin d'amortir les oscillations de la vanne de flux.
L'ensemble est installé dans un endroit éloigné et libre de toute influence perturbatrice,
généralement en bout d'aile ou dans la dérive.

Vanne de Flux

La vanne de flux se présente sous la forme de 2 roues à trois rayons, accouplées par leur axe,
leur jante étant chacune sectionnée en 3 tronçons égaux. Les sections de jante constituent
des épanouissements polaires et permettent une meilleure canalisation des lignes de
force CMT à l'intérieur des rayons.
Chaque rayon comporte deux bras: un bras inférieur et un bras supérieur réunis par le noyau
central.
Sur ce noyau central est monté un enroulement d'excitation (primaire) alimenté en courant
alternatif 400 Hz.
Chaque rayon possède un enroulement de détection (secondaire) bobiné autour des deux
bras.

18
Fonctionnement de la vanne de flux

Le dispositif utilise un phénomène fondamental de l'électromagnétisme: l'apparition


d'une f.e.m. ( force électromotrice) induite dans un circuit soumis à une variation de champ
d'induction magnétique.
Ce phénomène se complique dans la vanne de flux du fait que le peut être considéré
comme fixe en un point de la trajectoire de l'avion: un artifice est alors utilisé pour créer une
variation fictive du champ magnétique dû à CMT , il consiste à provoquer une saturation
cyclique du noyau ferro-magnétique autour duquel est bobiné le circuit recevant
la f.e.m. induite (circuit secondaire).
Considérons un élément de la vanne de flux (bras dédoublé + noyau central. (Voir dessin ci-
dessous)
Pour une alternance du courant primaire les deux parties du bras sont parcourues en sens
inverse par l'induction primaire, et celle-ci est telle que la saturation du milieu est provoquée
pendant une partie de l'alternance

Cette situation est (comme le courant primaire) périodique, c'est à dire qu'elle se produit 800
fois par seconde puisque chaque alternance du courant à 400 Hz la provoque.
Tout ce passe donc comme si le CMT faisait une apparition cyclique à la fréquence
de 800Hz dans le bras duquel est bobiné le circuit secondaire . Celui-ci est donc le siège
19
d'une f.e.m. induite par la composante du qui le traverse et qui est définie par l'orientation
du bras par rapport au .
Comme la vanne de flux comporte trois bras identique à 120°, chacun crée dans son circuit
secondaire une f.e.m. induite par la composante du CMT qui le
traverse
Le bobinage secondaire est monté en étoile et restitue à chaque instant trois f.e.m. en phase
mais de valeurs efficaces différentes.

Indicateur principal

C'est l'instrument qui fournit les indications visuelles du cap magnétique.


Il comporte:
- un gyroscope directionnel classique
- un synchro-comparateur de la vanne de flux
- un synchro-transmetteur pour répétiteurs
- un dispositif de recalage en azimut
- un avertisseur d'écart
- un système de synchronisation rapide.

Le gyroscope directionnel

Le gyroscope directionnel DG est à alimentation électrique 26 volts, 400 Hz. La rotation du


cadre extérieur du gyroscope est transmise au cadran par l'intermédiaire de 2 couronnes
coniques identiques, l'une solidaire du cadre extérieur, l'autre de la rose de l'indicateur.
Cette rose tourne devant un repère fixe permettant l'indication de cap.
Comme tout directionnel classique, il est équipé d'un dispositif érecteur en site qui maintient à
longue échéance les 2 cadres orthogonaux. Ce dispositif de recalage de site à bague et balais
alimente en 8 volts et 400 Hz la phase variable du moteur-couple commandant la précession
de l'anneau inférieur.

Détecteur angulaire de site

20
Le synchro-comparateur de la vanne de flux

Ce synchro est placé derrière la rose. Son rôle est de produire une tension qui est fonction de
l'écart entre la position du gyroscope et la direction du champ magnétique terrestre détectée
par la vanne de flux.
Cette tension amplifiée et discriminée, sera utilisée pour faire précessionner le gyroscope en
azimut, jusqu'à ce que l'écart soit complètement annulé.
Le stator alimenté par les "3 tensions secondaires" de la vanne de flux est fixé au boitier de
l'indicateur principal. Le rotor est isolé sur l'axe d'entraînement de la rose de l'indicateur.

Le synchro-transmetteur pour répétiteurs

Son but est de répéter l'indication de cap de l'indicateur. C'est un "autosyn" dont le stator est
solidaire du boîtier, le rotor est calé sur l'axe entraînant la rose, alimenté sous 26 volts 400 Hz.

Le dispositif de recalage en azimut

Deux bobines montées symétriquement sur le cadre extérieur de chaque côté d'un plan
horizontal passant par l'axe de rotation du gyroscope sont alimentées par le signal d'écart
amplifié.
L'extrémité du rotor du gyroscope adjacent aux bobines porte une plaque de cuivre
hémisphérique. Lorsque le rotor tourne , des courants de Foucault prennent naissance dans
les surfaces en regard des bobines de précession. Ils créent de forces électromagnétiques sur
la face du rotor et de fait, des forces sont exercées sur le cadre inférieur.

L'avertisseur d'écart

L'avertisseur d'écart à pour rôle d'indiquer si la lecture sur l'indicateur et la direction détectée
par la vanne de flux sont ou ne sont pas les mêmes. Lorsqu'elles sont ne sont pas les mêmes
un voyant représentant un point ou une croix suivant le sens de l'écart apparait en haut et à
droite de l'indicateur principal.
L'avertisseur est constitué par un petit relais polarisé commandé par la différence des
courants circulant dans les bobines de précession. Ces enroulements sont branchés en
parallèle sur les bobines de précession.
21
Par suite des oscillations constantes de la vanne de flux pendant le vol, point et croix
apparaissent alternativement dans le voyant. Ces apparitions sont normales et signalent le
bon fonctionnement du compas.

Le système de synchronisation rapide

Un bouton placé en bas et à gauche de l'indicateur est utilisé pour synchroniser rapidement le
gyroscope directionnel avec le cap détecté par la vanne de flux, en utilisant l'avertisseur
d'écart. En poussant le bouton la fermeture d'un interrupteur désaccouple le gyroscope de
l'axe supportant le rotor du synchro de la vanne de flux. La mise en rotation de ce bouton
permet alors de synchroniser manuellement le système en faisant tourner l'axe du rotor de ce
synchro jusqu'à ce que le signal d'écart s'annule. Le bouton est alors relâché et le rotor du
synchro redevient solidaire du cadre externe du DG

L'amplificateur

L'amplificateur remplit plusieurs fonctions:


- Détection de la phase des signaux d'écart et amplification en puissance de ceux-ci afin
d'alimenter les bobines de précession du gyroscope, contenus dans l'indicateur principal.
- Alimentation générale du compas gyromagnétique.

Les répétiteurs

De même que l'indicateur principal ( DG), les répétiteurs comportent une rose de caps mobile
devant un index fixe et un index de cap à suivre réglable par bouton.

Schéma complet d'un gyromagnétique

22
Fonctionnement et utilisation

Lorsque des courants de même intensité circulent dans les deux bobines de précession, des
forces égales et de sens opposé sont appliquées au cadre intérieur du gyroscope ce
qui se traduit par un couple dont le moment par rapport à 0 (centre du rotor) est dirigé suivant
l'axe de gyroscope et n'a donc aucun effet sur la direction de celui-ci.

Lorsque l'intensité du courant circulant dans l'une des bobines de précession augmente, la
force exercée par cette bobine sur la cadre augmente, le moment résultant n'est plus dirigé
suivant l'axe du gyroscope.
L'axe du gyroscope va donc se déplacer pour venir par le plus court chemin vers le moment
résultant .
Il faut noter que, suivant le sens de la désynchronisation du DG, le signal d'écart induit dans le
rotor du synchro de vanne de flux (amplifié et discriminé) a une phase qui est déterminée et
permet donc d'alimenter les bobines de précession d'une manière dissymétrique : le moment
résultant n'est plus alors aligné avec l'axe du gyroscope et la précession est provoquée
jusqu'à ce que la symétrie soit rétablie.

Schématisation du dispositif d'asservissement en azimut

Utilisation

Au démarrage de l'instrument le recalage du directionnel ( qui a une orientation quelconque)


sur la référence de la vanne de flux doit se faire à l'aide de la synchronisation rapide. En effet
cette opération de calage inital prendrait trop de temps si on laissait agir les bobines de
précession.
On tourne pour cela le bouton de synchronisation rapide:
- dans les sens horaire si la croix est apparente dans l'indicateur d'écart
- dans le sens anti-horaire si c'est le point qui est apparent
Cette manœuvre fait tourner la rose et le rotor du synchro de vanne de flux et le bouton doit

23
être relâché dès que le signal d'écart ( croix ou point) disparait dans l'indicateur, la
synchronisation est alors réalisée.

Inconvénients

Lors de la mise en virage le directionnel provoque une erreur d'affichage du cap qui est
d'environ 5°, pour des inclinaisons de 30°.
Durant les virages la vanne de flux étant suspendue pendulairement, le compas présente une
erreur de changement de Nord. La vitesse de l'asservissement en azimut doit donc être limitée
pour éviter la prise en compte trop rapide de cette erreur par le directionnel. C'est pourquoi
cette vitesse résulte d'un compromis (comme la vitesse d'érection d'un horizon artificiel) de
l'ordre de 2 à 4 degrés par minute.

24

Vous aimerez peut-être aussi