Chapitre I
Chapitre I
I.1. INTRODUCTION
Depuis plusieurs années, plusieurs recherches universitaires et industrielles ont été réalisées et
proposées pour remédier le problème de commande de la machine asynchrone et établir une
similitude avec la machine à courant continu. En effet, la difficulté pour commander une machine
asynchrone réside dans le fait qu'il existe un couplage entre les variables d'entrées et de sorties et les
variables internes de la machine comme le flux, le couple et la vitesse ; et les techniques de
commande classiques deviennent insuffisantes surtout dans les applications industrielles réclamant
un couple important en basses vitesses (traction, positionnement). Pour maîtriser ces difficultés, et
pour obtenir une situation équivalente à celle de la machine à courant continu Blaschke et Hasse ont
proposé une technique de commande dite la commande vectorielle en anglais (Field Oriented
Control ‘FOC’) ou la commande par orientation du flux [2].
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
La machine asynchrone triphasée comporte un stator fixe et un rotor mobile autour de l’axe de
symétrie de la machine. Cette machine est munie de six enroulements comme l’illustre la figure
(I.1) [5].
d
b a A
r
q
B B Ub
θr iA
ib =0
UA=0
iB θ θθs
s
a
UB=0 ia
ic iC Ua
UC=0
Uc
c
C
L’étude de cette machine traduit les lois de l’électromagnétisme dans le contexte habituel
d’hypothèses simplificatrices suivantes [4] :
Entrefer constant ;
Effet des encoches négligé ;
Distribution spatiale sinusoïdale des forces magnétomotrices d’entrefer ;
Circuit magnétique non saturé et à perméabilité constante ;
Pertes ferromagnétiques négligeables ;
L’influence de l’effet de peau et de l’échauffement sur les caractéristiques n’est pas prise
en compte.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
Dans le cadre des hypothèses précédentes, les équations électriques du stator et du rotor se
présentent sous la forme matricielle suivante [6] :
Pour le stator :
[ ]
[ ] = [ ] + (I-1)
Avec :
[ ] =[ ] , vecteur de tensions statoriques ;
[ ] =[ ] , vecteur des courants statoriques ;
[ ] =[ ] , vecteur des flux statoriques.
Pour le rotor :
[ ]
[ ] = [ ] + (I-2)
Avec :
[ ] =[ ] , vecteur des tensions rotoriques ;
[ ] =[ ] , vecteur des courants rotoriques ;
[ ] =[ ] , vecteur des flux rotoriques.
La relation entre les flux totalisés sur les enroulements statoriques et rotoriques et les courants
peut être décrite par les équations suivantes [3] :
[ ] =[ ][ ] +[ ][ ] (I-3)
[ ] =[ ][ ] +[ ] [ ] (I-4)
Où :
[Lss] : est la matrice des inductances propres, et des mutuelles, entre deux phases statoriques.
Elle est donnée par [3] :
ls Ms Ms
Lss M s ls M s
M s Ms ls
[ ] : est la matrice des inductances propres et des mutuelles entre deux phases rotoriques.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
lr Mr Mr
Lrr M r lr Mr
M r Mr lr
[ M sr ] : est la matrice des inductances mutuelles entre les phases statoriques et les phases
rotoriques. Elle est définie par [3] :
Tells que :
En remplaçant les expressions des flux dans les équations de tension, on obtient le système
d’équations suivant [3] :
Pour le stator :
[ ] = [ ] + {[ ][ ] +[ ][ ] } (I-5)
Pour le rotor :
[ ] = [ ] + {[ ][ ] +[ ] [ ] } (I-6)
On peut noter la non-linéarité dans les équations de tension, pour surmonter cette complexité on
fait appel à la transformation de Park.
idr
Udr=0
ids
q
iqr Uds
Uqr=0 iqs θs
a
Uqs
Figure I.2 Modèle biphasé équivalent.
2 2
cos cos cos
3 3
2 2
A 2 sin
sin
sin
(I-8)
3 3 3
1 1 1
2 2 2
cos sin 1
2 2
A1 cos sin 1 (I-9)
3 3
2 2
cos sin 1
3 3
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
= + −
(I-10)
= + +
Pour le rotor :
=0= + −( − )
(I-11)
=0= + +( − )
Pour le stator :
ds Ls ids Midr
(I-12)
qs Ls iqs Miqr
Pour le rotor :
Pour que le modèle soit complet, on doit lui adjoindre l’équation mécanique suivante [7] :
dr
Cem Cr J f r r (I-14)
dt
Où Cr est le couple résistant ou de charge, et le Cem est le couple électromagnétique, qui est il
exprimé dans le repère de Park par :
3 M
C em p dr iqs qr ids (I-15)
2 Lr
On appelle variables d'état d'un système, un ensemble de variables qui décrivent le système et
son évolution. Pour la commande vectorielle, on a choisi le vecteur d'état suivant :
x ids , iqs , dr , qr , car il nous permet d'avoir les courants statoriques en sortie pour la commande
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
de 1'onduleur, et d’avoir les flux rotoriques qu'on doit orienter et utiliser pour contrôler le couple
instantanément.
Dans ce cas, la représentation d’état dans le repère de Park du modèle de la MAS est définie par [8]:
1 M2 M pMr 1
i Rs r s r i 0 U
ds Ls Lr Ls Lr Ls Lr ds Ls
ds
d qsi 1 2
M p M r M i 1
r 0 (I-16)
qs
s Rs r
dtdr Ls Lr Ls Lr Ls Lr dr Ls
qr Mr 0 r s pr qr 0 0 Uqs
0
0 Mr s p r r 0
Avec :
M2
1 : Coefficient de dispersion de Blondel;
Lr Ls
= : Inverse de la constante du temps rotorique.
3 M
p i qr ids Cr f r r
d r 2 Lr dr qs
(I-17)
dt J
Les machines asynchrones sont généralement conçues pour fonctionner à fréquence fixe qui est
celle du réseau électrique. Pour les faire tourner à des vitesses variables, on les alimente en
fréquence variable en général. L’alimentation en fréquence variable se fait à l’aide des
convertisseurs statiques de l’électronique de puissance dont le schéma de principe est donné par la
figure (I.3). Elle est composée d’une cascade : redresseur, filtre passe bas et onduleur.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
D1 D2 D3
U a r t
~
U b r t U d t
~
U c r t
~
D4 D5 D6
( )= sin( + )
On néglige l’effet d’empiétement, la tension de sortie du redresseur est définie par [6] :
Ud (t) = Max [Uar(t), Ubr(t), Ucr(t)] – Min [Uar(t), Ubr(t), Ucr(t)] (I-19)
id (t) L if (t)
Ud (t) Uf (t)
C
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did (t )
U d (t ) L U f (t )
dt
(I-20)
dU f (t ) 1
(id (t ) i f (t ))
dt C
U f ( P) 1
F ( P) (I-21)
U d ( P) 1 ( LC P) 2
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On peut associer à chaque bras de l'onduleur une fonction logique de sorte que :
Si la charge est équilibrée et couplée en étoile avec neutre isolé, les tensions statoriques simples
sont données par [7] :
ua 2 1 1 F1
u U f 1 2 1 F (I-23)
b 6 2
uc 1 1 2 F3
Les fonctions logique de commande F1, F2, F3 sont utilisées pour la commande via les gâchettes
des interrupteurs statiques des trois bras de l'onduleur. La détermination de Fi (i=1,2,3) qui
représentent l’état des interrupteurs des trois bras de l’onduleur dépend de la stratégie de commande
utilisée. La MLI à hystérésis est adaptée pour une alimentation de la machine en courant, c'est le cas
de cette travail concernant la commande vectorielle. Cette technique s’intéresse directement au
contrôle du courant. La commutation logique est réalisée par trois contrôleurs à hystérésis, un pour
chaque phase comme le montre la figure suivante [10] :
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
On peut dans ce cas, déduire les conditions de commutation des trois bras de l'onduleur en
exprimant les états logiques correspondants (i=1,2,3) comme suit:
= −1 si ≥ +∆
= 1 si ≤ −∆ (I-25)
Tels que :
ii (i=a,b,c) sont les courants des phases statoriques (ia, ib, ic) respectivement ;
iiref (i=a,b,c) sont les courants de référence des trois phases statoriques (iaref , ibref , icref )
générés par les circuits de commande des trois bras de l’onduleur ;
∆i est la bande d'hystérésis, elle est choisie de façon à ne pas dépasser la fréquence de
commutation admissible des semi-conducteurs contrôlés, et à minimiser les harmoniques
des courants.
La machine asynchrone occupe un domaine très important dans l'industrie et les transports. Elle
est appréciée pour ses qualités susmentionnées. De nombreuses techniques de commande ont été
développées pour en faire une machine de la vitesse variable par excellence, dont celles qui suivent
[11].
Le contrôle scalaire de la machine asynchrone consiste à imposer aux bornes de son induit, le
module de la tension ou du courant ainsi que la pulsation. Ce mode de contrôle s'avère le plus
simple quant à sa réalisation, mais également le moins performant. Pour des variateurs dont la plage
de vitesse ne dépasse pas un rapport de 3 ou 4 entre les vitesses extrêmes (ventilation, climatisation,
centrifugeuse…) et pour lesquels il n'ya pas de fonctionnement à vitesse très faible et à fort couple
de charge, le contrôle scalaire donne des performances satisfaisantes. Son principe est de maintenir
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
le rapport tension-fréquence (V/f) constant ce qui signifie garder le flux constant. Le contrôle du
couple se fait par l'action sur le glissement [12].
Le problème posé par ce type de commande c’est que lorsque la vitesse est basse, il est
impossible de maintenir le couple constant [9].
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
contrôles indépendants du flux et du couple respectivement par les courants d'inducteur et d'induit
[3]. L'objectif de la commande vectorielle d’une machine à induction est de réaliser l'opération
précédente à l'aide de variables de commande similaire comme le montre la figure (I.8).
Figure I.8 Schéma de principe du découplage pour la MAS par analogie avec la machine à
courant continu [1].
Le principe de la commande vectorielle ou commande par flux orienté consiste à réaliser un
découplage ''efficace'' entre les deux variables principales de la machine asynchrone soient le couple
et le flux dont l'interdépendance est montrée dans l'équation du couple [1].
Pour simplifier la commande, il est nécessaire de faire un choix judicieux de référentiel. On se
place donc dans un référentiel dq lié au champ tournant tel que l'axe d coïncide avec la direction
désirée du flux [6], comme le montre la figure (I.9). Habituellement, la composante d'axe d du
courant statorique joue le rôle de l'excitation et permet de régler la valeur du flux dans la machine.
La composante d'axe q joue le rôle du courant d'induit et permet de contrôler le couple [16].
Le flux représenté dans la figure I.9 peut être le flux rotorique, le flux statorique ou le flux
d'entrefer. Donc on peut orienter soit :
Le flux rotorique avec la condition : dr r et qr 0 ;
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
Dans les trois cas, le couple est proportionnel au produit du flux par la composante du courant
statorique en quadrature avec le flux. Seul le choix de l'orientation du flux rotorique permet un
découplage naturel caractérisé par une indépendance du flux par rapport à la composante du courant
statorique avec le flux [17].
+ −( − ) =0
(I-26)
+ +( − ) =0
A partir ces équations, on peut établir le modèle du flux rotorique sous forme d'état, (les courants
statoriques étant imposés) :
=− + +
(I-27)
=− − +
M iqs
gl (I-30)
Lr r
Il convient de régler le couple en agissant sur la composante iqs du courant statorique, et le flux en
agissant sur la composante ids. On a alors deux variables d'action comme dans le cas d'une machine
à courant continu.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
La commande vectorielle à flux orienté appliquée aux moteurs électriques est utilisée pour
obtenir le mode de fonctionnement recherché en positionnant d'une manière optimale les vecteurs
courants et les vecteurs flux résultants, De nombreuses variantes de ce principe de commande ont
été présentées dans la littérature, que l'on peut classifier [2] :
Suivant la source d’énergie :
Commande en tension (Voltage Source Inverter) ;
Commande en courant (Current Controlled Inverter).
Suivant les opérations désirées pour le flux :
Commande vectorielle de flux rotorique ;
Commande vectorielle de flux statorique ;
Commande vectorielle de flux d'entrefer (ou de flux magnétisant).
Suivant la détermination de la position du flux :
Directe par mesure ou observation du vecteur de flux (module, phase) ;
Indirecte par contrôle de la fréquence de glissement.
L'idée est proposée par Blaschke. Cette méthode nécessite une bonne connaissance du module du
flux et de sa phase et celle-ci doit être vérifiée quelque soit le régime transitoire effectué. Il faut
donc procéder à une série de mesures aux bornes du système.
Une première possibilité est de mettre des capteurs du flux (sondes à effet de Hall, spires de
mesure) placés sous les dents du stator (entrefer de la machine) et de mesurer directement les
composantes φdr et φqr de manière à déduire l'amplitude et la phase du flux. Cette technique est
caractérisée par son insensibilité face aux variations paramétriques et ce mode de contrôle permet
de garantir un découplage correct entre le flux et le couple quelque soit le point de fonctionnement.
Dans la majorité des cas, on ne dispose pas de capteur du flux et on fait donc appel à des
estimateurs ou à des observateurs afin d’évaluer le module et la phase du flux à partir des mesures
effectuées sur le montage. Car la première solution exige l’utilisation des capteurs qui sont
mécaniquement fragiles et ne peuvent pas travailler dans des conditions sévères telles que les
vibrations et les échauffements excessifs. De plus, les signaux captés sont entachés des
harmoniques et leur fréquence varie avec la vitesse ce qui nécessite des filtres ajustables
automatiquement.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
Dans cette méthode, on n’a pas besoin de mesure l’amplitude du flux rotorique et on a donc
besoin ni du capteur ni d'estimateur ou d'observateur de flux. L'idée est proposée par Hasse. Elle
consiste à estimer la position du vecteur du flux, et régler son amplitude en boucle ouverte. Les
tensions ou les courants assurant l'orientation du flux et le découplage sont évalués à partir d'un
modèle de la machine en régime transitoire. Cette méthode a été favorisée par le développement des
microprocesseurs. Et elle est très sensible aux variations paramétriques de la machine. Il est
important de souligner que la méthode indirecte est la plus simple à réaliser et la plus utilisée que la
méthode directe. Mais le choix entre les deux méthodes varie d'une application à l'autre.
Le schéma bloc de la commande de vitesse d'un entraînement à base d’une machine asynchrone à
flux orienté est représenté par la figure (I.10).
Figure I.10 Commande de vitesse d’une machine asynchrone à flux orienté [8].
Cette machine est alimentée par un convertisseur se composant d’une cascade redresseur-filtre-
onduleur de tension commandé en courant par la technique de MLI à hystérésis, en plus des blocs
réalisant la commande vectorielle directe du flux rotorique.
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
Les résultats de simulations que nous présentons dans cette section sont obtenus à laide d’un
programme établi sous l’environnement MATLAB en prenant comme exemple d’application la
machine dont les paramètres sont résumés en annexe. Les composantes du flux rotorique et l’angle
de transformation θs sont supposés mesurés par des capteurs. La vitesse de rotation est mesurée par
un capteur de vitesse.
Dans ce cas, on a introduit à l’instant t = 0.4 s un couple de 25 N.m après un démarrage à vide
puis on l’a supprimé à l’instant t =0.7 s. Les résultats de simulation sont illustrés par la figure (I.11).
Les valeurs de référence sont : une vitesse de 100 rad/sec et un flux de 1 Wb.
D’après les résultats de simulation obtenus, on constate que la vitesse atteint sa valeur de
référence de 100 rd/s au bout d’un temps de réponse de 0.168 s environ dans ce cas de démarrage à
vide. Le flux rotorique s’établit aussi à sa valeur de référence de 1 Wb après un temps de réponse de
0.015 s. On remarque aussi que pendant la période de démarrage le courant de phase statorique
atteint un pic important de 44.92 A, puis décroit jusqu’à sa valeur en régime permanent à vide de 8
A. D’autre part, l’allure du couple électromagnétique présente un pic de 78.4 N.m pendant le
démarrage puis diminue et équilibre le couple des frottements en régime établi. Le courant en
quadrature est l’image du couple, ils ont la même forme de variation.
La référence de la vitesse est choisie égale à 100 rad/s. Après un démarrage à vide on inverse à
t=0.4 s le sens de rotation de la machine et la consigne de vitesse devient -100 rad/s. Les résultats
de simulation sont donnés en figure (I.12).
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
60 50
45
40
40
35
20
30
0 25
20
-20
15
10
-40
5
-60 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s) Temps (s)
30 1.2
20 0.8
Cou rant iq s (A)
15 0.6
10 0.4
0.2
φqr
5
0 0
-5 -0.2
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s) Temps (s)
80
120
Couple électro m agnétique (N.m )
70
100
60
80
V ite sse (ra d /s)
50
60 40
30
40
20
20
10
0 0
-20 -10
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Figure I.10 Résultats de simulation de la MAS au démarrage à vide suivi d’une insertion et
suppression de la charge (Cas de la commande vectorielle).
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Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
50 50
40 45
30 40
20 35
10 30
0 25
-10 20
-20 15
-30 10
-40 5
-50 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
0.8
10
0.6
0
0.4
-10
0.2
-20 φqr
0
-30 -0.2
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s) Temps (s)
150 80
Couple électrom agnétique (N.m)
60
100
40
Vitesse (rad/s)
50
20
0 0
-20
-50
-40
-100
-60
-150 -80
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Figure I.12 Résultats de simulation de la MAS au démarrage à vide suivi d’une inversion de sens de
rotation (Cas de la commande vectorielle).
23
Chapitre I Modélisation et Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone
I.11. CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons présenté la commande vectorielle directe de la machine asynchrone
appliquée au flux rotorique. La finalité est de commander d’une manière découplée le flux et le
couple nous permettant un réglage de vitesse de hautes performances. La machine est alimentée par
la cascade redresseur-filtre-onduleur de tension commandée en courant par la technique de MLI à
hystérésis.
Nous avons montrés via de résultats de simulation les performances statique et dynamique de la
commande ; le découplage entre le flux et le couple est complètement réalisé, le choix des
régulateurs est justifié par la rapidité de la réponse et son dépassement acceptable.
Notons encore que cette technique reste la méthode la plus répandue pour avoir une commande
découplée du flux et du couple. Elle permet de rendre la forme du couple de la machine asynchrone
similaire à celle de la machine à courant continu. De plus cette méthode est plus facile à implanter
et présente de biens meilleurs performances même à faible vitesse.
La commande vectorielle directe reste sensible aux variations des paramètres clés de la machine
en cours de fonctionnement telle que la résistance rotorique et les inductances. Par contre, la
commande directe du couple est moins sensible aux variations paramétriques. Cette dernière
commande fera l’objet de l'étude qui suit.
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