Cours Thermo
Cours Thermo
LE MOYNE
THERMODYNAMIQUE
L. LE MOYNE
1
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
2
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
3
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
1. Introduction
Traditionnellement, la thermodynamique est introduite à partir de notions vagues et
mal définies comme énergie, travail, et chaleur intervenant dans des bilans appelés
principes dont la signification physique (mécanique) est souvent ignorée. On
s’efforcera ici d’introduire à partir de notions de mécanique des particules, dans le
cadre de la physique statistique, ces notions de travail, chaleur, énergie et entropie,
puis de donner un sens physique aux principes avant d’aborder le cadre formel
classique et les définitions propres à la thermodynamique.
4
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
5
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
n
U = Ei
i =1
2.1.2 Etats microscopiques et macroscopiques
Au niveau atomique, la mécanique quantique décrit ces particules comme des entités
ne pouvant occuper qu’un nombre discret de niveaux énergétiques. A cette énergie
de chaque particule correspond entre autres, une agitation perpétuelle au niveau
microscopique. Au niveau macroscopique cette agitation est imperceptible la plupart
du temps et un corps peut sembler immobile alors que les milliards de particules qui
le composent s’agitent, s’entrechoquent et échangent donc de l’énergie en constante
évolution. Au niveau microscopique chaque particule voit son état énergétique se
transformer suite aux interactions avec les autres particules. L’état microscopique du
système, c’est à dire l’ensemble des états des particules constituantes change sans
cesse. Par contre, au niveau macroscopique, si l’énergie globale du système
demeure inchangée et si le système est à équilibre, son état macroscopique est
unique, même pour la succession d’un grand nombre d’état microscopiques.
Appelons le nombre total d’états microscopiques qui correspondent à un seul état
macroscopique. Ce nombre peut être très grand mais comme les niveaux
énergétiques des particules sont discrets, ce nombre n’est pas infini.
2.1.3 Désordre, Entropie
Dans un système totalement condensé où les particules seraient totalement
immobiles, l’énergie des particules ne pourrait pas varier car aucune interaction
n’aurait lieu. Chaque particule ne pourrait accéder qu’à un seul état énergétique et
ainsi le nombre d’états microscopiques serait égal à 1 : =
Par ailleurs, la position et le niveau énergétique de chaque particule étant déterminé,
on pourrait dire que le système est totalement ordonné, l’information sur le système
serait maximale car tout serait connu pour ce système.
Au contraire, si ces mêmes particules commençaient à s’agiter, à cause de leur
grand nombre et des erreurs faites en les observant il serait impossible de suivre
pour chacune la position et le niveau énergétique. Le système serait d’autant plus
désordonné que l’agitation et les interactions entre particules seraient importantes et
le désordre ou manque d’information sur le système grandirait en conséquence.
Comme le nombre d’états microscopiques est lié lui aussi au nombre de collisions
entre particules provoquant une modification des niveaux énergétiques, et par
conséquent au degré d’agitation des particules, ce nombre d’états microscopiques
peut être considéré comme une fonction croissante du désordre.
Si l’on réunit deux systèmes ayant accès à des nombres d’états microscopiques
et 2, le nombre total d’états accessibles au nouveau système sera 2. Afin de
rendre ces notions additives lors de réunions de systèmes on définit l’entropie S
comme :
S = k B log
Cette grandeur est nulle pour un système totalement ordonné et d’autant plus grande
que le système est désordonné et ses particules soumises à un grand nombre de
collisions. Elle mesure le manque d’information et le nombre d’états microscopiques
possibles pour un système dans un état macroscopique donné. D’une façon indirecte
elle rend compte de la mobilité ou du degré de liberté des particules.
2.1.4 Fonction d’état
L’énergie interne et l’entropie, ainsi que les fonctions dérivées qui seront définies
ultérieurement, sont des fonctions de l’état du système. Cet état est caractérisé par
un nombre et un type de particules, un volume, et les niveaux énergétiques
6
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
accessibles aux particules. Si cet état est modifié, les fonctions d’état subiront des
variations, mais si le système se retrouve dans le même état, les fonctions d’état
prendront les mêmes valeurs.
2.1.5 Température, Pression
La température et la pression d’un système composé de n particules sont des
variables thermodynamiques qui caractérisent respectivement le degré d’agitation
des particules et la quantité de mouvement résultante des chocs des particules sur
une surface (frontière) du système.
La température est proportionnelle à la moyenne des énergies cinétiques des
particules :
1 n
T = cste Ec i
n i =1
La pression est la force par unité de surface résultant des collisions :
Pendant un temps dt, un élément de surface du système ds est bombardé par un
grand nombre de particules, lesquelles subissent une collision sur la surface - paroi
pendant un temps très court . La RFD donne :
d( m i v i )
d( m i v i )
dt
=F , ou aussi, 0 dt dt = 0 F dt ; et dF=[Link]
2.2 Principes thermodynamiques
2.2.1 Equilibre thermique
Soient deux systèmes en contact thermique l’un avec l’autre, c’est à dire pouvant
échanger de la quantité de mouvement par collisions entre leurs particules. Ces deux
systèmes évoluent vers un état d’équilibre qui sera caractérisé par une distribution
globalement uniforme de la quantité de mouvement des particules. Celui des deux
systèmes dont les particules possédaient la plus grande quantité de mouvement va
perdre cette forme d’énergie et la céder à l’autre système lorsque les chocs
successifs entre particules auront globalement « ralenti » les premières et
« accéléré » les deuxièmes pour atteindre l’équilibre. La température étant liée à
l’énergie cinétique des particules, lorsque l’équilibre aura été atteint, l’uniformisation
de l’énergie de mouvement entre les deux systèmes se traduira par l’égalité de la
température des deux systèmes. Cela aura lieu pendant un temps de relaxation
caractérisant l’état de déséquilibre transitoire lorsque les deux systèmes sont mis en
contact thermique. Sans intervention extérieure, la relation fondamentale de la
dynamique appliqué au niveau microscopique, fera que la température de deux
corps différents évoluera vers une nouvelle valeur intermédiaire qui dépendra de la
différence de température et du nombre et des caractéristiques des particules de
chaque corps. A la fois, si deux systèmes sont en équilibre thermique, tout système
en équilibre thermique avec l’un sera en équilibre thermique avec l’autre car les
énergies cinétiques des particules seront uniformément distribuées sur les trois
systèmes.
2.2.2 Transfert d’Energie
L’énergie totale d’un système, comme pour les particules qui le constituent peut
s’écrire comme la somme de trois types d’énergie, cinétique, potentielle et
constitutive. Ce dernier terme est pour le système thermodynamique sa propre
énergie interne résultant de la somme des énergies de ses particules. Son énergie
cinétique et son énergie potentielle quant à elles sont exprimées dans un référentiel
extérieur au système et sont relatives au système global et non plus à chacune de
ses particules.
7
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
Lorsqu’une force agit sur le système son énergie varie. Par exemple la gravitation
accélérera un système lors de sa chute et fera varier l’énergie cinétique et l’énergie
potentielle globales du système. Si le mouvement d’ensemble du système diffère du
mouvement individuel des particules qui le constituent, l’action de la force de
gravitation fera aussi varier l’énergie interne du système.
Au niveau microscopique, la variation de l’énergie interne va se traduire par une
variation de l’énergie de toutes ou d’une partie des particules constituant le système.
Aussi, toutes les particules subissant une variation de leur énergie peuvent la subir
de façon différente selon leur taille, leur masse, leur charge, etc... L’énergie interne
peut se distribuer de façon non uniforme selon les particules à l’intérieur du système.
La figure 1 représente une distribution possible des niveaux d’énergie dans un
système. Lorsque l’énergie interne de ce système augmente, la variation peut être
décomposée selon deux schémas différents :
Figure 2, les niveaux extrêmes de la distribution restent constants, la forme de la
distribution change.
Figure 3, les niveaux extrêmes de la distribution changent, la forme de la distribution
reste inchangée.
La transformation selon la figure 2 fait intervenir une variation non-uniforme des
niveaux d’énergie, les particules avec les niveaux extrêmes ne sont pas affectées
alors que celles avec les niveaux intermédiaires voient leur énergie augmenter. Ce
schéma de transformation implique que toutes les particules ne sont pas affectées,
c’est le cas par exemple de transferts thermiques où l’élévation de température (et
donc d’énergie) résulte de collisions et où l’aspect local (contact, surface exposée)
est important.
La transformation selon la figure 3 n’a lieu que si toutes les particules sont affectées,
cela exclut le caractère localisé d’une interaction ; c’est le cas d’un force agissant sur
les particules, d’une variation du nombre de particules ou d’une variation de volume
puisque tous les niveaux énergétiques doivent être réorganisés pour uniformiser
dans le système les distributions d’énergie.
Le schéma selon la figure 2 est appelé transfert de chaleur et celui selon la figure 3
transfert de travail. Toute variation d’énergie du système pourra s’écrire comme une
combinaison de ces deux schémas. Le bilan d’énergie appliqué au système pourra
s’écrire (premier principe) :
(U + Ec + Ep) = W + Q , où désigne l’écart des grandeurs entre deux états du
système, W l’énergie apportée sous forme de travail et Q celle apportée sous forme
de chaleur.
Lorsqu’une force agit sur les particules d’un système, la physique fournit l’expression
de l’énergie apportée au système en fonction des variables du système. Cette
énergie est en général apportée à tous les niveaux énergétiques sous forme de
travail : mécanique, électrique, magnétique, chimique, etc...
8
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
1 1
0.9 0.9
0.8 0.8
0.7 0.7
0.6 0.6
0.5 0.5
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
0 0
0 1 2 3 4 5 6 0 1 2 3 4 5 6 7
Figure 1 Figure 2
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 1 2 3 4 5 6
Figure 3
9
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
( mv − ( mv) = Fz dt = m( v z − v z ) = 2 mv z
)
0
10
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
Mp = − (mv z ) − ( mv z ) e z = 2mv cos . e z
La quantité de mouvement acquise par la paroi pendant dt est en moyenne le produit
de la cession due à une seule particule par le nombre moyen de collisions pendant
dt. Or si les particules se déplacent avec une vitesse v, la distance parcourue
pendant dt en direction de la paroi sera [Link]. Les particules qui frapperont la
paroi seront contenues dans un volume [Link].ds. En moyenne, la moitié des
particules se déplacera vers la paroi et l’autre moitié en sens inverse. Si la
concentration de particules est n v , alors pendant un temps dt le nombre de
particules qui auront frappé la paroi sera :
nv
v cosdtds
2
Alors pour la quantité de mouvement acquise par la paroi en moyenne :
n n
Mp = v v cos dtds 2mv cos e z = mv z 2 dtds e z
2 V
Comme les distributions de vitesse sont équivalentes :
v x 2 = v y 2 = v z 2 , et v 2 = v q 2 = v x 2 + v y 2 + v z 2 = 3v z 2
on a :
1 n n mv q 2
F = Mp = mv z ds e z = ds
2
e z = pds e z
dt V V 3
2
n mv q
d’où : p =
V 3
2.3.4 Température
L’énergie cinétique moyenne des particules peut s’écrire, pour des particules
identiques :
1 n 1 n mv 2 m n 2 m 1 n 2 m 2
Ec =
n i =1 i n i =1 2
= v = v = vq
2n i =1 2 n i =1 2
ainsi,
2 1 n mv q 2
T= Ec =
3. k B n i =1 i 3. k B
en choisissant la cste pour un gaz monoatomique.
11
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
g( U) = cste. U 2 ,
3N
et donc = ctse.( V) N .( U) 2
Alors,
3N 3N
S = k B ln( ) = k B N ln( V) + ln( U) + cste = k B N ln( V) + k B ln(T) + cste
2 2
3
= nR ln( V) + nR ln(T) + cste
2
12
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
5
ou, en tenant compte de la loi d'état : S = nR nR ln(T) − ln( P) + cste
2
La différentielle de S peut alors prendre la forme suivante lors d'un accroissement
infinitésimal :
1 3N 1 P 1
dS = nR dV + k B dU = dV + dU
V 2 U T T
Il apparaît dans ce cas les relations suivantes :
U P S U
T= et = et P = −
S V T V U V S
Ces résultats, établis pour des particules sphériques (gaz monoatomique) se
généralisent au cas de tous les gaz suffisamment dilués et sont vérifiés
expérimentalement. Un calcul similaire pourrait même être envisagé pour les
liquides, les solides et les gaz réels avec une complexité beaucoup plus importante.
13
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
14
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
15
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
dn v
Si X=n, on obtient l’équation de diffusion : = ( Dn v ) + n
dt
du
Si X=mv, on obtient le bilan de quantité de mouvement : = ( u) + u
dt
dT U
Si X=mv², on obtient l’équation de la chaleur : = T +
dt c v c v
Des équations de bilan similaires peuvent être écrites pour l’énergie interne et
l’entropie.
16
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
17
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
3. Thermodynamique formelle
Un système thermodynamique peut être décrit, à l’échelle macroscopique par ses
variables d’état. Ces grandeurs ne sont pas indépendantes les unes des autres et
sont en particulier liées par la loi d’état du système.
Un nombre fini de variables d’état macroscopiques doit suffir à décrire un système
borné. Il est possible d’exprimer les variables thermodynamiques dans des relations
les liant traduisant soit des lois d’état soit les principes thermodynamiques.
L’énergie interne apparaît clairement comme une fonction de la température puisque
cette dernière apparaît comme premier terme de son expression. Si les énergies
cinétiques et potentielles du système ne varient pas, le premier principe prend la
forme :
dU = Q + W
Le travail W résulte de l’application d’une force, il peut prendre différentes formes :
W = − pdV, Edq, dn,− MdB,− dA ,etc... (forces de pression, électriques, potentiel
chimique, magnétique, tension superficielle). Il vient,
dU = Q − pdV + Edq + dn − MdB − dA +.... , selon les forces s’appliquant au système.
Le deuxième principe traduit que les variations d’entropie d’un système isolé ne
peuvent être que positives ou nulles. Mais un système isolé ne peut pas échanger de
la chaleur et du travail avec l’extérieur. On décompose alors la variation d’entropie du
système non isolé en deux termes : S = S r + S p , respectivement l’entropie reçue et
l’entropie produite. Ce deuxième terme représente l’entropie du système non liée à
l’échange avec l’extérieur, on peut alors traduire le deuxième principe par : S p 0 .
Une transformation réversible sera telle que : S p = 0 . Le terme d’entropie reçue sera
lié aux échanges d’énergie avec l’extérieur, on pose comme pour le cas du gaz
Q
parfait : S r = , où l’intégrale est relative à la transformation.
T
Pour une transformation réversible, S p = 0 , et les deux principes peuvent se
mettre sous la forme :
dU = TdS − pdV + Edq + dn − MdB − dA +....
18
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
S S dU
dS = dU + dX i = + Z i dX i , avec Yi = −TZ i
U i X i T i
df
Soit f une fonction de x, y=f(x). On définit la variable conjuguée de x comme p = .
dx
La transformée de Legendre de f L f est la fonction de p définie par
df
L f ( p) = y − p. x = f ( x) − ( x). x
dx
19
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
S P S V
Chaleurs latentes : l = T = T , k = T = −T
V T T V P T T P
Coefficients thermoélastiques :
1 V
Coefficient de dilatation volumique : V =
V T P
1 P
Coefficient relatif de pression : P =
P T V
1 V
Coefficient de compressibilité isotherme : T = −
V P T
3.3.1 Relations entre coefficients :
Pour des dérivées partielles, on peut montrer la relation suivante :
x z y
= −1 , ce qui se traduit ici par : v = P P T
y x y z x
z
P V
Relation de MAYER : C p − C V = T
T V T P
Relations coefficients calorimétriques-thermoélastiques :
P V
l = T = TP P = T V k = −T = −TV V
T V T T P
V 2
V2 V2
C p − C V = l = TV V C V = TV C P = TV
T P T ( − 1) T ( − 1) T
20
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
21
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
1
3. a = k = 0 dV = 0 , isochore réversible (à volume constant)
4. a → H = 0 dT = 0 k = 1, isotherme réversible (à température constante)
dP 0, dT 0 → k
dP 0, dT 0 → k
5. a et k quelconques, polytropique réversible (tout varie), ,
dP 0, dT 0 → k
dP 0, dT 0 → k
nRTdV V V
pour une isotherme : W = − PdV = − = − nRT ln , S = nR ln 2
V V0 V1
pour une isobare : W = − PdV = − P dV = − P( V − V0 )
pour une adiabatique, S = 0
22
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
23
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
6. Systèmes ouverts
Dans le cas de systèmes thermodynamiques échangeant outre de la chaleur et du
travail avec l’extérieur, de la masse, il est nécessaire de prendre en compte les
modifications énergétiques et entropiques dues à l’apport de masse. On appelle
système fermé un système n’échangeant pas de masse avec l’extérieur, par
opposition à un système ouvert.
6.1 Principes en système ouvert
Soit un système thermodynamique occupant à l’instant t un volume V, et recevant à
travers une surface d’entrée S e une masse de l’extérieur m e pendant un temps dt.
Pendant ce temps il perd une masse m s par uns surface S s . L’énergie totale du
système est E, tandis qu’à l’entrée et à la sortie du système, la densité massique
d’énergie est e e et e s . Pendant dt la variation de masse du système est :
dM = me − ms . Le bilan d’énergie du système est : dE = W + Q + e e me − e s ms ,
que l’on peut écrire comme : dE + em e = W + Q
s
On peut distinguer dans le travail reçu, celui des forces de pression du reste, travail
utile pour autre chose que le transvasement de la masse dans le système. Le travail
des forces de pression à l’entrée est : − Pe dVe = − Pe v e me . Le travail des forces de
pression reçu par le système entre l’entrée et la sortie est : Pe v e me − Ps v s ms . Le
travail de la force de pression extérieure est : −P 0 dV , d’où le bilan d’énergie,
dE + (e + pv)m s
e
= Wu − P0 dV + Q , ce qui s’écrit aussi :
( )
s
dE + e c + e p + h m = Wu − P0 dV + Q , en termes de puissance,
e
dt
+ q (e + h)
dE s dV
m c + ep = Pu − P0 + Pth
e dt
T0
( )
s
Pour l’exergie on a ainsi : dE w + e c + e p + h − T0 s m = Wu − T0 S
p
e
24
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
U H F G
= = = = , Energie nécessaire pour faire varier le
n S,V n S,P n T,V n T,P
nombre de particules d’une unité :
dU = TdS − PdV + dN dF = −SdT − PdV + dN
dH = TdS + VdP + dN dG = −SdT + VdP + dN
Pour un soluté : a i =
X , avec C0 =1mol/l
i
C0
Pi
Pour un gaz i dans un mélange : a i = , avec P0 =1 Pa
P0
Pour un solide : ai =1
Pour un solvant : ai =1
( e)
localement : + div( ev) + div(J e ) = 0
t
De même pour l’entropie :
( s)
+ div( sv) + div(J s ) = s , s étant le taux de production volumique d’entropie
t
par unité de temps (>0).
25
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
w u = h − q = vdp
e
s
s
transvasement, w t = vdp = w u + e c + e p
e
e
s
kr
Pour une transformation polytropique de gaz parfait, w t = vdp = T
e
k −1
s
P2
Pour une transformation isotherme, w t = vdp = rT ln
e
P1
s
r
Pour une transformation adiabatique, w t = vdp = T = h
e
−1
6.5 Applications
6.5.1 Théorème de Bernouilli
6.5.2 Tuyères
26
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
ENTROPIE
GAZ
Vaporisation -
Liquéfaction
Sublimation -
LIQUIDE
Condensation
Fusion -
Solidification
SOLIDE
27
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
28
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
8. Thermochimie
réaction d 0 , alors M
k =i ,f
k k = 0 (M : masse molaire).
8.1.3 Affinité
La variation d’enthalpie libre de la réaction, à température et pression constantes
est :
dG = k dn k = k k d = −Ad , avec l’affinité : A = − k k = i i − f f
k =i ,f k =i ,f k =i ,f i f
i
i i
f
f f
(a )
k
or G = k k − k k , donc 0 = G
k
0 0
+ RT ln
(a )
i
k k
i
(a )
k
G 0
−
On pose K(T) = =e
k
RT
: constante de la réaction.
(a )
i
29
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
Quand on amène un système contenant des gaz parfaits (V,P,T,n 1) par deux
transformations, une à V constant et une autre à P constant vers les état respectifs
(V,P2,T,n2) et (V3,P,T,n3) à même température et même composition chimique, on a
les relations suivantes :
H 2 = U 2 + P2 V
H 3 = U 3 + PV3
or
P2 V = n 2 RT
PV3 = n 3 RT
donc
H = U + ( n 3 − n 2 ) RT
j
( )
H 0 = j ' f H 0 A j ' − i f H 0 (A i )
i
30
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
H VdP d G H
Comme G = H − TS , et S = + ,à pression constante : =− 2
T T dT T T
d H
ce qui se traduit par : ( ln K) =
dT RT 2
31
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
9. Machines thermiques
Une machine thermique est le lieu où un système thermodynamique (en général des
fluides) échange de la masse, du travail ou de la chaleur avec l’extérieur pour
transformer les corps constituant le système ou fournir de la chaleur ou du travail à
l’extérieur. Lorsque cette machine fournit un travail à l’extérieur, elle est appelée
moteur. Les machines ne sont pas des systèmes isolés, elle sont en contact avec
des systèmes extérieurs leur fournissant en général de la chaleur. Ces systèmes
sont alors appelés sources thermiques, leurs températures sont plus d’une part plus
faibles que la température moyenne de la machine (source froides) et d’autre part
plus élevées (sources chaudes).
9.1 Cycles thermodynamiques
Un cycle thermodynamique est une succession de transformations qui amènent un
système thermodynamique d’un état initial, à différents états intermédiaires, pour
aboutir à un état final qui est identique à l’état initial. Le système thermodynamique
subit différentes transformations mais fini dans le même état qu’avant ces
transformations. Il est important de considérer néanmoins que le système peut
échanger des particules avec l’extérieur et que ce ne sont pas toujours les mêmes
molécules qui sont ramenées à l’état initial, bien que le système, ensemble de
molécules, puisse être considéré - lui - comme identique. Pour une évolution
cyclique, le système revient au bout d’un cycle au même état que le cycle précédent,
toute fonction d’état est donc égale à l’état initial et final, leurs variations au bout d’un
cycle sont nulles.
9.2 Rendements, efficacité
Pour obtenir d’une machine thermique du travail ou de la chaleur il est nécessaire de
lui fournir de la chaleur ou du travail. Cette conversion énergétique se fait avec plus
ou moins de pertes ; l’énergie introduite sous forme de travail ou de chaleur est
supérieure à l’énergie récupérée sous sa forme convertie. Ces pertes sont minimales
lorsque le rendement ou l’efficacité sont maximaux et maximales dans le cas
contraire. Une bonne machine thermique effectue la conversion avec le minimum de
pertes, donc avec le rendement maximal. On définit le rendement comme le rapport
de l’énergie que fournit la machine sur celle qu’il faut lui fournir pour effectuer un
cycle.
9.3 Enoncés historiques du deuxième principe
9.3.1 Clausius
La chaleur passe spontanément d’un corps chaud à un corps froid (l’inverse ne
peut pas se produire instantanément).
Pour un système isolé constitué de 2 corps de température différente en contact
thermique on a, si T1 T2 , dU = 0 = dU1 + dU 2 = Q1 + Q 2 et
Q1 Q 2 1 1
dS = dS1 + dS2 = + = dS p 0 , donc Q1 − 0 Q1 0 : Le corps
T1 T2 T1 T2
froid reçoit une chaleur positive, le corps chaud reçoit une chaleur négative (il perd
de la chaleur).
9.3.2 Thomson
Un système en contact avec une seule source thermique ne peut au cours d’un
cycle que recevoir du travail et fournir de la chaleur (il ne peut pas fournir du
travail).
Pour une évolution cyclique, le système revient au cours d’un cycle au même état
que le cycle précédent, toute fonction d’état est donc égale à l’état initial et final. En
particulier :
32
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
Q
E = 0 = W + Q et S = 0 = + S p où Ts est la température de la source. Ts 0 donc
Ts
Q 0 et W 0 puisque S p 0 . Le système reçoit un travail positif (il ne fournit pas)
et reçoit une chaleur négative (il en fournit).
9.3.3 Carnot
Le rendement d’un moteur ditherme réversible est au plus égale à un moins le
rapport des températures de la source froide sur la source chaude.
Pour un moteur ditherme (sources f et c), au cours d’un cycle W 0 , Q f 0 et
−W
Q c 0 . Le rendement est le rapport : m = . Or pour un cycle
Q
Q Q
E = 0 = W + Q c + Q f et S = 0 = c + f + S p , donc
Tc Tf
Qc + Q f T T Sp T
m = = 1− f − f 1− f
Qc Tc Qc Tc
9.4 Cycle de Carnot
9.5 Cycle de Joule (moteur)
9.6 Cycle de Rankine inversé (frigo)
9.7 Utilisation pratique des diagrammes
33
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser
Thermodynamique L. LE MOYNE
34
Exemplaire Provisoire, ne pas diffuser