Le contrôle des finances publiques en République Démocratique du Congo repose sur plusieurs
mécanismes complémentaires visant à garantir la bonne gestion des ressources de l’État. Le texte
distingue trois formes principales de contrôle.
D’abord, le contrôle administratif est exercé par l’administration elle-même sur ses propres services. Il a
pour objectif de vérifier la régularité et la légalité des opérations financières, afin d’éviter les
irrégularités dans la gestion quotidienne.
Ensuite, le contrôle juridictionnel est assuré par la Cour des comptes. Celui-ci porte sur l’examen des
comptes publics ainsi que sur la gestion des biens de l’État. Il permet de sanctionner les fautes de
gestion et d’assurer la responsabilité des gestionnaires publics.
Enfin, le contrôle parlementaire est exercé par le Parlement. Il concerne principalement l’exécution du
budget de l’État et permet aux représentants du peuple de vérifier l’utilisation des ressources publiques.
Par ailleurs, le texte organise la répartition des recettes publiques. Les recettes à caractère national sont
partagées entre le pouvoir central, les provinces et les entités territoriales décentralisées. Quant aux
recettes d’intérêt commun, elles sont réparties entre les provinces et les entités territoriales
décentralisées, favorisant ainsi une certaine équité.
En ce qui concerne les ressources extérieures, les fonds provenant des États étrangers et des institutions
internationales sont intégrés au budget général du pouvoir central. Leur gestion suit les mêmes
procédures que celles appliquées aux finances publiques nationales, garantissant ainsi transparence et
cohérence.
Enfin, les dispositions transitoires prévoient une mise en œuvre progressive de la loi sur une période de
cinq ans. Le ministre chargé des Finances est responsable de l’application et du suivi de ces mesures.
Ainsi, ce dispositif contribue à renforcer la transparence, la responsabilité et l’efficacité dans la gestion
des finances publiques en RDC.