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Mémoire
Pour l'Obtention du Diplôme de MASTER
Filière : TRAVAUX PUBLICS
Spécialité : INFRASTRUCTURES DE BASE
Promotion 2014
ملخص
فمن الضروري،التنبؤ بانخفاض السطح هو عنصر أساسً عند تنفٌذ العمل تحت سطح األرض فً المناطق الحضرٌة
.استخدام قوانٌن السلوك لحساب الهٌاكل الجٌوتقنٌة فً خدمة المرحلة
ال تقوم هذه الدراسة على موقع حقٌقً ولكن ٌتم خصم المعلمات المٌكانٌكٌة من تجربة ثالث المحاور
وهكذا سلط الضوء على تأثٌر هذه القوانٌن. وتستخدم بعد ذلك لتصمٌم حفر نفق باقل عمق لمعرفة مستوى التشوهات
.على حركة الكتلة
و ٌتم حساب,هذه المذكرة تعمل على ادراك تأثٌر قانون السلوك على مخاطر انخفاض السطح عندما ٌحفر نفق فً المدن
.PLAXIS 2D االنخفاض باستخدام برنامج
. تصمٌم, انخفاض, قوانٌن السلوك: الكلمات االفتتاحٌة
Abstract
The prediction of the surface settlements is a key element during the execution of an
underground work, it is thus necessary to use adapted constitutive models to the calculation of
geotechnical structures in phase service.
The study does not present a real site but the mechanical parameters are deduced from
triaxial compression tests and then used for the modeling of the excavation of a shallow
tunnel in plane strain. The impact of the constitutive model is thus highlighted on
displacements within the soil.
The work of this thesis is to understand the event of the surface settlement risk when,
digs a tunnel urban by the influence of behavioral law and compaction is used PLAXIS 2D
software.
Keywords: behavior law, settlement, modeling.
Liste des figures
1. INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………………1
CHAPITRE 1 : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE………………………………………………2
1. INTRODUCTION………………………………………………………………………….3
2. COMPORTEMENT ELASTIQUE………………………………………………………...3
3. COMPORTEMENT PLASTIQUE………………………………………………………...5
3.1. PRINCIPE DE PARTITION DES DEFORMATIONS ELASTIQUES ET
PLASTIQUES…………………………………………………………………………………5
3.2. NOTION DE LA SURFACE DE CHARGE………………………………………….6
3.3. NOTION DE REGLE D’ECROUISSAGE………………………………………….. 7
3.4. NOTION DE LOIS D’ECOULEMENT……………………………………………...8
3.5. LES CRITERES PLASTIQUES……………………………………………………...9
3.6. INTERPRETATION DES RESULTATS……………………………………………17
4. COMPORTEMENT VISQEUX………………………………………………………….19
4.1. THEORIE DE PERZYNA…………………………………………………………....19
4.2. THEORIE DE PRAGER……………………………………………………………..21
4.3. THEORIE DE CRISTESCU………………………………………………………….22
4.4. THEORIE DE LEMAITRE…………………………………………………………..22
4.5. INTERPRETATION DES RESULTATS……………………………………………23
5. COMPRTEMENT DIFFERE…………………………………………………………….24
5.1. INTRODUCTION…………………………………………………………………...24
5.2. LA CONSOLIDATION……………………………………………………………...25
5.3. LE GONFLEMENT………………………………………………………………….25
5.4. ESSAI DE FLUAGE…………………………………………………………………26
5.5. ESSAI DE RELAXATION…………………………………………………………..28
5.6. ESSAI TRIAXIAUX A VITESSE IMPOSEE……………………………………….29
6. CONCLUSION…………………………………………………………………………...32
CHAPITRE 2 : TASSEMENT DE LA SURFACE…………………………………………..33
1. INTRODUCTION………………………………………………………………………...34
2. DESCRIPTION GENERALE DE TASSEMENT………………………………………...34
3. DESCRIPTION DU PHENOMENE DE FONTIS………………………………………..35
4. GÉOMÉTRIE DU DÉSORDRE EN SURFACE…………………………………………37
5. RECONNAISSANCE DES CAVITÉS…………………………………………………...38
6. ETUDE DE LA STABILITE DES CAVITES……………………………………………39
6.1. METHODE EMPIRIQUE…………………………………………………………...39
6.1. METHODE ANALYTIQUE………………………………………………………...41
6.1. METHODE NUMERIQUE …………………………………………………………47
6.4. INTERPRETATION DES RESULTATS…………………………………………...50
CHAPITRE 3 : MODELISATION D’UN EXEMPLE DE METRO D’ALGER……………52
1. PRESENTATION DE LOGICIEL PLAXIS……………………………………………...53
2. LE SYSTEME D’OPTIONS DU CODE PLAXIS………………………………………..53
2.1. LE Maillage…………………………………………………………………………..53
2.2. LES CONDITIONS AUX LIMITES EN DEPLACEMENT……………………......53
2.3. LES CONTRAINTES INITIALES DUES AU POIDS DES TERRES……………..53
2.4. LES PRESSIONS INTERSTITIELLES…………………………………………….54
3. LES LOIS DE COMPORTEMENTS UTILISEES AU PLAXIS…………………..54
3.1. Le modèle de Mohr-Coulomb………………………………………………………...54
3.2. Modèle de sol avec écrouissage (Hardening Soil Model (HSM))……………………54
3.3. Modèle pour les roches fracturées (Jointed Rock Model)…………………………….55
3.4. Modèle pour sols "mous" avec effet du temps (Soft Soil Creep Model, SSCM)……..55
3.5. Modèle pour les sols mous (Soft Soil Model (SSM))………………………………...56
4. Modélisation numérique d’un tassement en surface due lors de creusement le tunnel de
Métro D’Alger………………………………………………………………………………..56
4.1. Données géométriques et géotechniques……………………………………………..56
4.2. Résultats et interprétations……………………………………………………………58
CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………...61
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………………62
INTRODUCTION GENERALE
Le troisième chapitre est basé sur la modélisation d’ouvrage souterrain d’un exemple de
métro d’Alger par le logiciel PLAXIS 2D et déterminer l’impact de modèle de comportement
CHAPITRE 1 :
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
1. INTRODUCTION
Depuis anciens, homme recours à la construction des ouvrages souterrains ce qui influe
sur le mouvement de terrain, et les cavernes présentaient un minimum de garanties de
stabilité, qui doit être gérer des problèmes de temps et de vitesse sur la déformation.
Nous définissons dans ce chapitre un nombre des modèles qui sont maintenant disponible
pour aborder les problèmes géotechniques et d’améliorer les techniques et les caractéristiques
expérimentales des matériaux.
Cette définition est suivie dans le présent d’ouvrage qui mettra l’accent sur les
développements théories constitutives des appropriés des relations contraintes-déformations
pour géo matériaux et divers techniques d’analyse et de calcul de solution qui peuvent être
utilisé pour résoudre problème de conception géotechnique impliquant à la déformation plane.
2. COMPORTEMENT ELASTIQUE
Contrairement aux sols où la phase purement élastique est très limitée voire inexistante,
lorsqu’on sollicite une roche, cette dernière répond très souvent de manière élastique pour une
large gamme de déformations. Cette réversibilité de comportement, liée à la rigidité des
minéraux et des joints, est rarement linéaire et isotrope. Dans presque tous les
dimensionnements d’ouvrage cependant, par souci de simplicité c’est l’élasticité linéaire
isotrope de Hooke qui est choisie. Comme pour les autres matériaux, on utilise les coefficients
constants E et ν, respectivement module d’Young et coefficient de Poisson de la roche. Leur
détermination est une question cruciale, qui alimente toujours les discussions entre
concepteurs d’ouvrage. La loi de comportement élastique, pour un matériau isotrope, s'écrit
alors comme suit [13] :
{ 𝜈 𝜈
Où :
I : étant la matrice identité,
et : sont les deux coefficient de lamé donné par les relations suivant :
𝜈
𝜈 𝜈
{ 𝜈
Il est fréquent d’utiliser d’autres paramètres élastiques qui sont le module de compression K
et le module de cisaillement G définis comme suit :
{ 𝜈
Une grosse approximation est ainsi faite : ν mais surtout E sont rarement constants.
Que ce soit pour des sollicitations quasi-isotropes, telles que l’état de contrainte géostatique,
ou pour toutes les autres sollicitations lors du creusement d’un ouvrage souterrain, la raideur
évolue. L’élasticité est par conséquent très souvent non-linéaire. A cela il faut ajouter les
nombreuses situations où les roches sont naturellement anisotropes et où leur raideur l’est
également (schistes lustrés, argilites consolidées, etc.). [13]
2
𝜎𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑚𝑖𝑛
𝐸𝑡 𝐸𝑖 𝑅𝑓
𝜎𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑚𝑖𝑛 𝑓 Équation 1.1
Où :
L’approche de Duncan et Chang donne une très bonne approximation des non-
linéarités observées en laboratoire, mais devient très difficile à utiliser pour le calcul
d’ouvrage (chemin de contraintes complexe, etc.). D’autres modèles, appelés hyper- ou hypo
élastiques ont été publiés par (Santarelli et al; Molenkamp; Sulem et al), mais ils ne sont
pratiquement pas utilisés en dimensionnement car assez complexes à manipuler et à identifier.
3. COMPORTEMENT PLASTIQUE
La non-linéarité du comportement des sols et des roches peut être introduite à partir de
modèles plastiques, qui sont basés sur les quatre notions fondamentales suivantes : [5]
1- La partition des déformations élastiques et plastiques,
2- L’existence d’une surface de charge dans l’espace des contraintes,
3- La loi d’écoulement,
4- Le type d’écrouissage.
Donc on doit présenter ces notions avant de traiter les modèles plastiques qui sont définis
par des critères pour qu'ils permettent d’avoir une image concrète simplifiée des équations
traduisant les lois de comportement dans les trois directions des contraintes principales et
déterminé les relation contrainte-déformation.
Avec :
: Le terme du tenseur de déformations totales,
: Le terme du tenseur de déformations élastique,
: Le terme du tenseur de déformations plastiques.
Dans l’espace des contraintes principales, (ζ1, ζ2, ζ3), il existe une surface de charge à
partir de laquelle l’écoulement plastique peut se produire. Pour les états de contraintes
contenus à l’intérieur de cette surface, le comportement reste entièrement élastique. Cette
surface est convexe et s’exprime à travers l’équation scalaire suivante :
( )
Où F est appelée fonction de charge.
Afin de caractériser complètement l’écoulement plastique, il faut encore introduire un
critère de charge-décharge. En effet, l’écoulement plastique se produit à partir du moment où
deux conditions sont simultanément réunies. Elles s’expriment de la manière suivante :
- Le point représentatif de l’état de contrainte est situé sur la surface de charge, ce
qui correspond à F = 0.
- La théorie de la plasticité impose que le point représentatif de l’état de contrainte
ne puisse sortir du volume défini par la surface de charge ( ( ) est
impossible) ; cela implique que la position de ce point, après chargement, reste sur
cette même surface. Pendant l’écoulement, la condition de consistance est ainsi
vérifiée, soit :
( )
Il est cependant possible qu’une variation de contrainte peut entraîner le point
représentatif de L’état de chargement vers l’intérieur de la surface de charge. Dans ce cas, il
s’agit d’une décharge purement élastique qui se matérialise par :
( )
En résumé, trois états de chargement sont possibles :
- ( ) correspond à un comportement élastique,
- ( ) et ( ) caractérisent un écoulement plastique,
- ( ) et ( ) caractérisent une décharge purement élastique.
Lorsque le point représentatif de l’état de contrainte se situe sur la surface de charge,
F = 0, deux cas sont possibles :
- la surface de charge n’évolue pas, c’est le cas du modèle élastoplastique parfait,
- la surface évolue au cours du chargement, c’est le cas du modèle élastoplastique
avec écrouissage.
𝑝 ∂F Équation 1.2
𝜀𝑖𝑗 𝜆
∂𝜎𝑖𝑗
Où λ est le multiplicateur plastique (scalaire positif) défini par l’équation de consistance.
Figure 1.3: Comparaison des critères de Mohr-Coulomb et Tresca dans l'espace des
contraintes principales [5]
Du fait de la particularité de l'essai triaxial en compression ( 2 ), lors de la phase
plastique, deux surfaces de charges se trouvent simultanément activées :
2 2 2
Cet état est appelé régime d'arrêté ou de coin. De la même façon, deux potentiels
plastiques G1 et G2 sont mobilisés.
2 2 2
Les déformations plastiques sont alors une combinaison linéaire des potentiels
plastiques G1 et G2. La règle d'écoulement s'écrit alors :
∂ ∂ 2
2
∂ ∂
Avec et 2 deux multiplicateurs de plasticité positifs ou nuls. Les déformations
plastiques se déduisent alors de la règle d'écoulement :
2 2
Comme le modèle considéré est élastique parfaitement plastique, les multiplicateurs de
plasticité et 2 peuvent prendre une infinité de valeurs. Toutefois, le rapport /
est indépendant des multiplicateurs et 2.
Où KT est la constante de Tresca, qui dans le cas des sols et des roches, correspond à la
cohésion, c.
Dans l’espace des contraintes principales, la surface de charge est un prisme parallèle
à la trisectrice, δ. Sa section dans le plan déviatoire, π, (normal à la trisectrice de l’espace des
contraintes principales) est un hexagone régulier. La Figure 1.3 représente cette surface dans
L’espace des contraintes principales. [5]
En géotechnique, les critères les plus utilisés sont de type de courbe intrinsèque,
comme le critère de Mohr-Coulomb et construit à partir de celui de Tresca ou de
Hoek-Brown que on doit présenter après.
𝐹 𝐽2 𝑘 2 Équation 1.6
La règle d’écoulement est généralement associée. Une élasticité linéaire est
habituellement prise en compte. Le paramètre k représente la résistance maximale du
matériau. Ce critère n’est pas bien adapté au comportement des sols puisque l’effet de la
contrainte moyenne ne peut pas être modélisé. Un schéma de ce critère est donné sur la figure
1.6.
Figure 1.3 : Critère de Von Mises dans l'espace des contraintes principales [5]
√
𝑘
√
Et le potentiel plastique est donné par :
√ 2
Où :
√
Figure 1.4 : Comparaison des crtitères Drucker-Prager et Von Mises dans l'espace des
contraintes principales [5]
Pour les métaux on a deux critères qui sont utilisés, de Tresca et de Von Mises, sont
indépendant de premier invariant des contraintes, et le critère de Von Mises serait jugé
plus représentatif du comportement des métaux par rapport au critère de Tresca. Et
pour tenir compte une différence de comportement en extension et en compression est
plus proche d’un critère de Mohr-Coulomb, par ailleurs ce dernier critère a servi de
point de départ à la grande majorité des critères employés pour les géomatériaux. On
présente quelque critère qui est basé sur le critère de Mohr-Coulomb.
Où k est une constante dont la valeur peut être rattachée à la densité du sol.
3.5.6. Critère de Matsuoka et Nakai
C’est un critère de rupture adapté aux sols non cohérents. L'équation a été basée sur le
plan spatial mobilisé. Le concept utilisé considère que les déformations du sol sous une
contrainte de cisaillement, sont gouvernées par un rapport de contraintes. Ce rapport est celui
des contraintes normales et de cisaillement sur le plan mobilisé (Matsuoka & Nakai). Le
rapport des contraintes ainsi obtenu est le suivant : [20]
𝐼 𝐼2
𝐹 𝜎 𝜎2 𝜎 𝑘 Équation 1.9
𝐼
𝜎𝑚𝑖𝑛 𝑎
𝐹 𝜎𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑚𝑖𝑛 𝑅𝑐 𝑚 𝑠
𝑅𝑐 Équation 1.10
Avec :
: la résistance en compression simple de la roche saine,
s : un paramètre définissant le degré de fissuration (1 pour un échantillon intact et 0 pour un
matériau complètement granulaire),
m : un paramètre lié à la nature de la roche (notion de cohésion, typiquement de 0,1 à 5),
a : un terme sans dimension permettant de définir la forme du critère. Il est usuellement pris
égal à 0,5.
Figure 1.5 : Comparaison des deux surfaces de charge [13]
L'impact des modèles de comportement est présenté par les critères quand nous avons
traité est montrer dans le type de sol qui utilisé pour chaque modèle se sont différents l’un par
rapport à l’autre, l’impact est adopté au choix de ces critères pour la modélisation dans des
comportement des sols ou des roches différents, associé à plusieurs surface limite
caractéristique soumise sur la linéarité ou non-linéarité pour définir la relation contrainte-
déformation de chaque critère utilisé pour un certain type de sol et chacun par ces
caractéristiques mécaniques.
Et le critère de Mohr-coulomb reste le critère de rupture le plus utilisé pour sa
simplicité et sa bonne approche des résultats expérimentaux correspond à des matériaux
élastique parfaitement plastique et que 90% des auteurs utilisant ou basons sur le modèle de
comportement plastique par la loi élasto-plastique de Mohr coulomb. De nombreux de ces
modèles y a qui associé au écrouissage isotrope ou cinématique et la même chose pour la loi
d’écoulement si été associé ou non.
Tableau 1.1: Représentes impact des critères plastiques
Surface
Loi La forme Comportem
Type de critère Type de sol de
d’écoulement adoptée ent élastique
charge
Argiles et
Tresca limons à Fermé Non associé Hexagone Linéaire
court terme
La plupart
des sols à
Mohr-Coulomb Fermé Non associé Hexagone Linéaire
long terme et
certain roche
Sables et
Drusker-Prager argiles à long Fermé Associé Circulaire Linéaire
terme
4. COMPORTEMENT VISQEUX
La base théorique support des lois viscoplastiques dites à potentiel, est étayée par les
travaux de Olszak et Perzyna, Perzyna et Lemaitre. Tous ont associé la théorie de la plasticité
aux avancées de la rhéologie pour proposer le concept de la viscoplasticité.
Le modèle élasto-viscoplastique s’en distingue fondamentalement en ce sens que l’accès
au domaine extérieur à la surface de charge est ici autorisé, ce qui revient à considérer : F > 0.
Le comportement élastoplastique indépendant du temps doit être considéré comme un cas
particulier du schéma plus général de l’élasto-viscoplasticité. Très schématiquement, les
surfaces équipotentielles constituent une famille de surfaces, comprises entre la surface de
charge plastique correspondant à une vitesse d’écoulement infiniment lente (F = 0) et une
autre caractéristique d’une vitesse d’écoulement infiniment rapide (F = ∝). Entre ces deux
surfaces, se situe le domaine de la viscoplasticité, comme présenté sur la Figure 1.9. [5]
Figure 1.6 : Définition du domaine viscoplastique [5]
𝑣𝑝 𝑓 𝜎𝑖𝑗
𝐹(𝜎𝑖𝑗 𝜀𝑘𝑙 ) 𝑣𝑝
𝜅 𝜀𝑘𝑙 Équation 1.11
Où :
- f est une fonction uniquement de l’état de contrainte,
- κ est la fonction d’écrouissage.
- En posant l’hypothèse que la surface de charge, F = 0, est continue et convexe,
Perzyna propose la loi d’écoulement viscoplastique de la forme :
𝑣𝑝
𝑣𝑝 ∂Ω 𝜎𝑖𝑗 𝜀𝑘𝑙
𝜀̇𝑖𝑗 Équation 1.12
∂𝜎𝑖𝑗
̇ 〈 〉
4.2. THEORIE DE PRAGER
Où :
- est le paramètre de viscosité qui peut être soit une constante, soit une fonction
croissante de εvp pour modéliser un fluage tertiaire,
- est la fonction de charge dont les paramètres mécaniques peuvent tenir
compte d’un écrouissage positif ou négatif du matériau,
- est la fonction d’écoulement,
- est le potentiel viscoplastique.
La loi de Prager fait aussi intervenir la notion de surcontrainte F de Perzyna.
Dans la littérature, différentes lois d’écoulement ont été définies. Rousset et Panet ont utilisé
des lois de type puissance dont l’expression est donnée par l’équation suivant : [11]
[ ]
∫ ̇
A l’origine, la loi proposée par Lemaitre avait pour objectif d’être directement
applicable à des cas pratiques et en particulier aux matériaux métalliques. A une description
détaillée est fournie par Boidy. [5]
D’abord, la loi d’écoulement retenue par Lemaitre est du type puissance qui définit par
Prager. Ensuite, il postule que le fluage dépend de l’état de contrainte déviatoire et non plus
de la surcontrainte de Perzyna. Le matériau n’a donc plus de domaine élastique et la surface
de charge initiale se réduit à un point. La fonction de charge F peut s’écrire sous la forme :
( )
Où :
- M est une constante vérifiant : 1-n < m <0,
- est le second invariant du tenseur des déformations.
La loi viscoplastique de Lemaitre est définit comme suit :
̇
̇
Comportement élastique :
- Pour les polymères thermoplastiques au voisinage de la température de fusion,
- Pour les verres,
- Pour les bétons frais.
Comportement plastique :
- pour les matériaux à des températures inférieures au quart de la température de fusion,
- pour les sols et roches.
Comportement viscoplastique :
- pour les métaux à moyenne et haute température,
- pour les bois, les sols (dont le sel),
- pour les céramiques à très haute température.
Il existe plusieurs comportements plus que nous avons traité dans ce chapitre, une de
ces comportement est le comportement différé qui doit être traité pour les matériaux à
long terme
5. COMPRTEMENT DIFFERE
5.1. INTRODUCTION
5.2. LA CONSOLIDATION
𝜎 𝜎 𝑢. 𝐼 Équation 1.15
Où :
: est le tenseur des contraintes effectives,
: est le tenseur des contraintes totales constant au cours du temps,
I : est le tenseur identité.
Au cours de la consolidation, la contrainte effective, qui s’exerce réellement sur le
squelette solide, augmente et le volume du matériau diminue par réduction de l’indice des
vides, e. la consolidation induit par conséquent des déformations différées, fonction de la
perméabilité des matériaux. En pratique, cela se manifeste par des tassements de surface et
des déformations différées autour des ouvrages.
5.3. LE GONFLEMENT
Ces courbes ne présentent que du fluage primaire, ce qui traduit que l’argilite est une
roche à la cinétique de fluage assez lente. Un fluage primaire peut être observé. L’ampleur de
la déformation axiale varie également, ce qui peut-être se justifier par la variabilité de la
teneur en eau (7,3% pour EST5607-2 et 5,5% pour EST5623-6). [11]
6. CONCLUSION
Dans ce chapitre, les auteurs ont d’abord revu les caractéristiques de plusieurs critères
utilisés pour décrire les conditions d’écoulement, le potentiel plastique et les règle
d'écrouissage. On a montré ensuite que les caractéristiques de plusieurs critères existants
peuvent être représentées avec un système d’équation et on a montré que le critère de Mohr-
Coulomb est appliqué à une grande variété de matériaux et de condition.
L’implantation de ce critère dans un code numérique est fera l’objet de publication, et
on préfère une représentation dans le plan de Mohr-Coulomb qui être déterminer les
caractéristiques expérimentales connue des matériaux.
CHAPITRE 2 :
TASSEMENT DE LA SURFACE
1. INTRODUCTION
L’origine des tassements est complexe et, comme le précise Leblais dans une
recommandation du groupe de travail de l’AFTES, la relation entre les tassements générés en
surface et la profondeur de l’ouvrage n’est pas simple à déterminer.
Le creusement d’un tunnel perturbe le champ initial des contraintes et la situation
hydrogéologique dans le massif. Cette modification des contraintes s’accompagne en général
d’un déplacement instantané du front vers l’excavation ainsi que d’une convergence des
parois du tunnel.
Les mouvements de surface apparaissent en fait comme liés à une série de
phénomènes concomitants dans le court terme :
- Perte de sol au front de taille.
- Déplacement de sol vers le vide laissé, soit par le bouclier lors de sa progression, soit
la distance de pose du soutènement en arrière du front de taille.
- Déplacement de sol vers les vides latéraux créés par le bouclier (en cas de trajectoire
courbe par exemple).
- Déformation du soutènement du tunnel qui vient d’être exécuté suite à sa mise en
charge.
Deux grandes catégories sont établies. La première regroupe tous les effondrements
généralisés qui concernent des surfaces étendues. Une zone importante d’une exploitation
souterraine s’effondre et ces déformations remontent en surface. Selon qu’il existe ou non une
couche sus- jacent suffisamment rigide et résistante pour stopper la remontée du vide,
l’affaissement est qualifié de brutal ou progressif.
La seconde catégorie considère tous les phénomènes plus localisés dont les fontis font
partie. Une cloche de fontis correspond à la remontée localisée, par effondrement successifs
de matériau au toit d’une cavité, d’un vide selon les caractéristiques géométriques de la cavité
et mécaniques des terrains sus – jacents, cette cloche de fontis peut être amené à déboucher en
surface, souvent très brutalement : c’est le fontis. L’affaissement peut être de forte amplitude
avec des discontinuités très nettes en surface.
Un fontis résulte d’une instabilité locale au sein d’une cavité. Cette instabilité peut
concerner aussi bien le toit qu’un pilier. Les instabilités du toit commencent généralement par
la chute des premiers bancs du bas-toit d’une galerie qui présente de larges portées non
soutenues (largeur en général supérieure à 5m), d’un carrefour de galerie, piliers ruinés,)
Le toit peut ensuite continuer de s’ébouer dans la cavité sous forme d’un cône
d’éboulis. Une cloche de fontis se forme au sein du recouvrement. Selon la géologie, la
géométrie, la lithologie,…, au sein de celui-ci, deux possibilités sont envisageables. Soit le
fontis se stabilise avant de déboucher en surface : il rencontre un banc raide suffisamment
résistant, ou le foisonnement des matériaux éboulés est tel que le volume de la cavité initiale
et de la cloche de fontis est comblé. Soit le fontis débouche en surface et donne naissance à un
cratère appelé fontis, dont les flancs sont plus ou moins pentus selon la nature des matériaux
du terrain naturel. [6]
Les manifestations du désordre en surface induites par les fontis varient d’un simple
tassement accompagné de fissures jusqu’à la formation d’un cratère dont le diamètre peut
atteindre plusieurs mètres. Les dimensions du désordre et le caractère brutal de sa
manifestation en surface font des effondrements localisés des phénomènes potentiellement
dangereux, notamment lorsqu’ils se développent au droit ou à proximité de secteurs urbanisés.
Les conséquences prévisibles sur la sécurité des personnes et des biens présents dans la zone
d’influence du désordre dépendent :
- du diamètre de l’effondrement en surface : on distingue le diamètre de l’entonnoir en
configuration stabilisée du diamètre « instantané » de la zone affectée lors de
l’effondrement (parfois sensiblement moins important que le précédent). Le Tableau 1
fournit les classes d’intensité en fonction du diamètre de fontis en surface selon les
recommandations du guide des Plans de Prévention de Risques Miniers (PPRM) ;
- de la profondeur du cratère : les fontis se caractérisent par un mouvement gravitaire à
composante essentiellement verticale qui peut atteindre une amplitude sensiblement
égale à la hauteur de la cavité sous-jacente ou de l’ouverture de la couche exploitée.
[19]
Tableau 2.4: Classes d'intensité en fonction du diamètre de fontis [19]
Lorsqu’il est possible de créer ou de recréer une ouverture pour accéder à l’ancienne
exploitation souterraine (creusement de puits d’accès ou réouverture d’anciennes galeries), un
examen géotechnique du site souterrain est privilégié. Il permet d’inspecter visuellement tout
ou une partie des travaux souterrains.
L’inspection visuelle des cavités repose sur l’observation d’indices de dégradation tels
que l’altération du milieu, la fracturation, l’écaillage de piliers, les chutes de blocs du toit, la
déformation des parois et des voûtes, etc. Il s’agit d’une méthode d’investigation simple mais
qui doit être effectuée par des experts géotechniciens.
Ce type de reconnaissance permet d’éviter l’encombrement et les nuisances liée à la
reconnaissance par forages mais nécessite que les cavités souterraines soient en suffisamment
bon état (géotechnique et par rapport aux émissions gazeuses dans les ouvrages non ventilés)
pour ne pas mettre en péril la sécurité des inspecteurs.
Lorsque les travaux sont inaccessibles (accès effondré, zone ennoyée ou trop
dangereuse…), il est possible de reconnaître les cavités depuis la surface grâce à des sondages
atteignant les travaux. Plusieurs techniques d’auscultation peuvent être descendues dans les
forages selon les conditions du site : laser, sonar (zone ennoyée), vidéo, photographies.
Cette reconnaissance permet de préciser les informations sur les méthodes
d’exploitation, la hauteur de vides résiduels, l’existence d’amorce de fontis. A terme, ces
précisions aideront à analyser de manière plus fine le risque résiduel et sa qualification (forte,
moyenne ou faible).
Dans le cas de vides confirmés, cette inspection donnera des indications plus précises
(volume, localisation des vides) pour mettre en œuvre une future mise en sécurité du site. [19]
Les études qui portent sur la stabilité des cavités considérant deux principales
catégories d’instabilité, bien que l’on puisse utiliser un nombre de catégories plus important
selon la méthode d’exploitation ou les mécanismes initiateurs. La première envisage
l’effondrement général de l’ensemble des cavités concernées. Par exemple, les ruptures en
chaine de piliers et les ruptures généralisées du toit ou du mur d’une exploitation font parties
des modes de rupture entrainant des effondrements généralisés et donc une cuvette
d’affaissement. La seconde catégorie d’instabilité est celle qui peut engendrer une remontée
de fontis. Il s’agit d’une rupture localisée. Cela peut se produire au toit de la cavité, au niveau
d’un pilier, à un carrefour d’exploitation,…trois méthodes sont utilisées pour la stabilité des
cavités [6] :
Les méthodes empiriques reposent exclusivement sur des observations faites sur le
terrain et sur les retours d’expérience. Il s’agit de résultats statistiques, établis à partir
d’effondrements survenus antérieurement, dont les caractéristiques géométriques ont été
mesurées sur place et dans la mesure du possible, corrélées avec les caractéristiques du
recouvrement.
Vachat montre que pour les carrières de calcaire grossier, il n’y a pas de venue à jour
du fontis dès que la hauteur de recouvrement est 15 fois supérieure à la hauteur du
vide de la carrière. Autrement dit, si le ratio H/w est supérieur ou égal à 15, alors la
probabilité qu’un fontis survienne au jour est très faible. [19]
Remarque :
- rapide et facile d’emploi, l’application de la règle de Vachat requiert la seule
connaissance des ouvertures de vide et épaisseur de recouvrement ;
- bien que sa validité ne soit vérifiée que dans le contexte particulier des carrières de
calcaire du bassin parisien, elle est souvent appliquée à d’autres contextes afin de
donner un « ordre de grandeur ». Nous attirons l’attention sur le fait que la valeur
seuil du rapport H/w peut être très sous-estimée pour des recouvrements constitués
de matériaux peu cohérents majoritairement et/ou évolutifs en présence d’eau ;
- cette méthode ne donne pas d’information sur les dimensions du désordre attendu
en surface ;
- Piggott et Eynon ont défini une épaisseur minimale de recouvrement égale à 10
fois l’ouverture des travaux souterrains (en excluant les terrains sans cohésion en
surface) au-delà de laquelle le risque de fontis est jugé très rare.
Cette évaluation est obtenue à partir d’effondrements survenus au droit d’anciennes
exploitations minières. Selon Matheson et Eckert-Clift, lorsque le rapport H/w est inférieur à
5, la possibilité d’apparition d’un fontis en surface est très forte. Elle décroît rapidement
lorsque le rapport augmenté de 5 à 11. Statham et Treharne rapportent que 90% des fontis
surviennent lorsque le rapport H/w est inférieur à 6. Il apparaît qu’en contexte minier, la
valeur seuil du rapport H/w apparaît en général inférieure à celle avancée par Vachat en
contexte de carrière souterraine de calcaire : cette situation résulte des terrains de
recouvrement qui, en contexte minier, présentent souvent des caractéristiques géotechniques
meilleures. [19]
Figure 2.16 : Nombre d'effondrement en fonction du rapport H\W [10]
Vachat 15 Calcaire
Matheson-Eckert-Clift 11 Minier
Statham-Treharne 6 minier
La contrainte verticale théorique moyenne exercée sur les piliers d’une zone type de la
carrière est fonction du poids des terrains sus-jacents et du taux de défruitement de la carrière
dans cette zone, elle est obtenue par :
𝜎𝑛 𝛾𝐻 𝜏
Équation 2.1
Où
: est le poids volumique apparent du recouvrement (kN/m3),
H : est la hauteur de recouvrement (m),
: est la valeur du taux de défruitement (%).
La mise en relation entre la contrainte verticale théorique et les caractéristiques
mécaniques moyennes des formations en présence, en l’occurrence la résistance ultime à la
compression uniaxiale Ru, permet de définir un facteur de sécurité F qui s’exprime par la
relation :
𝐹 𝑅𝑢 𝜎𝑛
Équation 2.1
Figure 2.18 : Schéma récapitulatif des contraintes appliquées à une dalle de toit [10]
Deux types de modèles sont généralement employés :
De nombreux modèles de ce type ont été développés, dans le cadre de la théorie des
poutres et des plaques en élasticité. Cette théorie est destinée, à l’origine, à des structures
élancées (épaisseur faible devant les autres dimensions) mais des corrections ont été apportées
lorsque cette hypothèse n’est pas vérifiée (car fréquent dans les ouvrages souterrains). Un
exemple de modèle de ce type est celui d’un toit reposant sur 4 piliers encastrés. Un autre
exemple est celui d’un toit sur appuis simples ou encastrés. Ces modèles permettent de
calculer le moment fléchissant et l’effort tranchant et de remonter ainsi aux contraintes de
traction et de cisaillement s’exerçant au toit. Les contraintes de traction ainsi calculées sont en
général surestimées. [19]
Modèle de plaque
Le modèle de plaque posée sur 4 appuis simples simule correctement les phénomènes
rencontrés lors du croisement de deux galeries.
Pour le cas particulier d’une dalle carrée (de côté L) d’épaisseur e (avec e<<L), la
valeur théorique de la contrainte développée dans la fibre inférieure de la dalle au centre de
celle-ci est égale à : [10]
𝜎𝑡𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡 𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 . 7 𝑞𝐿2 𝑒 2
Équation 2.2
Avec :
q : contraintes unitaires s’applique sur la plaque en kPa ;
L et e : en mètre ;
en MPa.
La contrainte ainsi calculée est à comparer avec la contrainte en traction admissible
par le matériau en prenant en compte un coefficient de sécurité à fixer selon la situation.
L’effort de cisaillement maximal est obtenu en bordure de la plaque à la jonction avec
les appuis simples. Si le calcul de résistance des matériaux permet d’obtenir une valeur de
résistance au cisaillement théorique, celle-ci est rarement exploitable car l’essai triaxial
nécessaire à l’obtenir de la résistance réelle est rarement mis en œuvre.
Modèle de poutre
Le modèle de poutre encastrée s’applique plus particulièrement dans le cas d’une salle
rectangulaire ou d’une galerie isolée. Il peut également être appliqué à l’intersection de deux
galeries en comparaison du modèle précédemment décrit. [10]
L’utilisation de ce modèle de poutre est plus facile que celui de la plaque.
La valeur de contrainte à la traction théorique maximale vaut :
Coefficient de foisonnement
Nature de terrain
Matériau sec Matériau humide ou saturé
Graves et sables
1.25 à 1.30 1.15 à 1.20
alluvionnaires
Sables fins 1.25 à 1.30 1.20 à 1.30
Marnes et argiles cohérentes 1.35 à 1.40 1.25 à 1.35
Calcaire et craie 1.30 à 1.40 1.30 à 1.35
Roche 1.40 à 1.65 1.40 à 1.65
Figure 2.19 : Schéma explicatif du principe
d'auto-comblement
et des notations adoptées [10]
𝑆 𝑉 𝜋𝑅 2 𝑓
Équation 2.4
Avec :
R : rayon de la cheminée de fontis (m),
V0 : volume initial des matériaux éboulés dans la carrière (m3),
f : coefficient de foisonnement du matériau (tableau 1.3),
S : hauteur de montée de fontis (m).
En considérant un éboulis de forme conique, la valeur de S peut être approchée par la formule
suivante :
𝑆 𝑅𝑖2 𝑅𝑅𝑖 𝑅2 𝑅2 𝑓
Avec :
: Rayon de la base du cône d’éboulis (m) donné par la formule ,
: Angle des matériaux éboulés dans la galerie,
h : hauteur de la galerie (m).
Elle est adaptée au milieu continue pour résolu les problèmes contraints-déformations
par logiciel FLAC.
Le principal avantage de cette méthode est qu’elle utilise une formulation assez simple
et ne nécessite pas la construction d’une matrice de rigidité globale, par contre la
discrétisation de l’espace étudié peut être délicate pour des géométries complexes du fait de
l’utilisation d’un ensemble de lieux discrets.
Cette méthode présente deux inconvénients principaux. Tout d’abord, l’apparition de
plasticité dans un élément ne signifie pas pour autant la rupture et la chute de celui-ci.
Ensuite, comme les blocs ne peuvent pas se détacher et tomber dans la cavité, cette méthode
n’est pas adaptée à l’estimation des caractéristiques du fontis en termes d’angle à la base, de
surface et de foisonnement. C’est donc une méthode qui de limite à l’étude de la stabilité du
toit mais pas à l’évaluation des conséquences de l’effondrement.
Cette méthode est considère les sols et les roches comme un ensemble d’éléments dont
la forme peut être a priori quelconque. Cependant, plus la forme retenue sera simple et moins
le modèle sera gourmand en termes de calcul. C’est pourquoi les éléments les plus courants
sont de forme cylindrique (sphérique en 3D) ou quadrilatère.
Un exemple choisi est dans le bassin houiller de Provence. Didier et al. Ont étudié les
possibles conséquences d’un effondrement localisé par instabilité du toit ou rupture isolée de
piliers. Le processus d’effondrement au toit des vides résiduels de la mine est étudié de
manière analytique.
L’exemple a choisi correspond à une cavité isolée présentant les caractéristiques
suivantes :
- Une largeur non soutenue de 30 m après l’effondrement d’un pilier de 5 m de
largeur, placé au centre de la galerie,
- Une ouverture de 4 m,
- Un pendage de la couche exploitée de 5°,
- Quatre profondeurs différentes ont été envisagées : 30 m, 40 m, 60 m, 80 m,
Figure 2.20 : Formation d'une cloche de fontis pour un recouvrement fracturé [6]
Figure 2.21 : Plastification pour le recouvrement stratifié non-fracturé [6]
Les figures 1.7 et 1.8 montrent les résultats obtenus lors de l’étude. La première
illustre l’effondrement du recouvrement fracturé selon la profondeur de la cavité. La seconde
montre l’apparition de zones plastifiées dans le recouvrement pour différentes simulations a
mis en évidence l’importante influence de la profondeur de la cavité sur la forme de la cloche
d’éboulement. Avec ou sans fracturation, l’augmentation de la profondeur a provoqué un
accroissement du nombre de chutes de blocs ou de points plastiques au toit de la galerie.
Tableau 2.8 : Nombre de blocs chutés et zones de plastification dans le recouvrement [6]
Elle consiste à définir la géométrie des blocs autour de la zone qui nous intéresse
(ouvrage souterrain, cavité,…) et à étudier ensuite leur comportement mécanique et leur
mouvement. Les deux principales approches sont celles de Good-man et de Warburton. Le
code RESOBLOK est le plus connu utilisant cette approche. La méthode d’exploitation
utilisée est celle des chambres et piliers abandonnés.
Les résultats de la méthode empirique sont préciser dans des endroits où sont appliqué
donc ne sont pas généraliste pour tous les terrains donc cette méthode est limité pour un
certain type de terrain
La méthode analytique est basée sur la résolution des équations d'équilibre mécanique
reliant l'état de contrainte dans le milieu concerné. Elle est utilisé pour la stabilité des toits de
la cavité pas pour la stabilité de la surface lors de creusement, et considère les bancs du toit
comme des dalles ou des poutres. Donc la méthode est adoptée pour l'un des deux exemples
qui considère
La méthode numérique est la méthode le plus utilisable car est utilisé des
caractéristiques géométrique et physique sont complexes. Lors que les méthodes analytique
ou empirique ne sont plus pertinents ou applicables ou encore disposant des données
suffisantes, et le choix d'une méthode à l'autre parmi les familles de la méthode numérique est
basé sur les données qu'on a ou le but que nous voulons lui l'atteindre
CHAPITRE 3 :
MODELISATION D’UN EXEMPLE
DE METRO D’ALGER
1. PRESENTATION DE LOGICIEL PLAXIS
Le code éléments finis Plaxis représente certainement un optimum actuel sur le plan
scientifique et pratique. Scientifiquement, c’est un outil d’analyse non linéaire en élasto-
plasticité, avec prise en compte des pressions interstitielles, doté des méthodes de résolution,
éprouvés, ainsi que de procédures de chois automatique évitant des choix délicats à
l’opérateur peu averti. Bien que très fiable sur le plan numérique. Du point de vue pratique, le
système de menus arborescents à l’écran rend l’utilisation souple, car l’opérateur ne
s’encombre pas l’esprit outre mesure. Le recours aux manuels devenant rare, ceux-ci sont de
volumes réduits, faciles à consulter. L’ensemble des options simplifiées (initialisation des
contraintes, pressions interstitielles) permettent d’aller au but (prévoir le comportement d’un
ouvrage). [17]
2.1. Le Maillage
Si celles-ci sont complexes, l’ingénieur devra spécifier les subtilités d’une manière
précise (le vecteur déplacement est nul à la base du domaine étudié, et le vecteur déplacement
horizontal est nul sur ses faces latérales), l’application peut être réalisée automatiquement (par
défaut) à partir du menu avec un contrôle immédiat du résultat à l’écran.
Ont été l’objet d’un soin particulier dans Plaxis pour qui souhaite faire un calcul
précis du champ de pressions interstitielles,
Un calcul par élément finis fournit une masse imposante de résultats ; résultats
directement utiles au projeteur : déplacements, contraintes, pressions interstitielles à un stade
donné du chargement, et des résultats plus mathématiques concernant le déroulement du
processus de calcul proprement dit. L’ensemble de ces résultats est accessible, selon que l’on
est intéressé par l’un ou l’autre aspect. [17]
3.4. Modèle pour sols "mous" avec effet du temps (Soft Soil
Creep Model, SSCM)
Un nouveau modèle de fluage pour les sols argileux mous a été développé par
Vermeer et al. Le fluage ou la vitesse de fluage dépendent du niveau des contraintes en
relation avec la contrainte de préconsolidation. Pour les sols normalement consolidés, la
vitesse de fluage est élevée, pour les sols surconsolidés la vitesse de fluage est faible. En
conséquence, quand le sol est chargé au-delà de la contrainte de préconsolidation, le fluage se
développe rapidement et la contrainte de préconsolidation apparente augmente. Quand la
contrainte effective appliquée est maintenue constante, la contrainte de préconsolidation croît
avec le temps ; mais, lorsque le sol devient plus surconsolidé la vitesse de déformation du
fluage décroît. On obtient alors une déformation additionnelle qui augmente
logarithmiquement avec le temps, a artie de l’essai oedométriques de consolidation
secondaire. [17]
- les paramètres de SSCM
Le Soft Soil Creep Model exige donc les constantes matérielles suivantes
Les paramètres de rupture comme dans le modèle du Mohr-Coulomb ( c, φ, ψ),
𝑘∗ : Indice du gonflement modifié,
∗ : Indice de compression modifié,
μ∗ : Indice du fluage modifié,
𝜈ur : Coefficient du Poisson pour décharge-recharge.
- Les paramètres avances
νur : Coefficient de poisson en charge-décharge (par défaut 0,15),
:ζ’xx /ζ’yy coefficient des terres au repos pour un sol normalement consolidé,
M : Pente de la ligne de l’état critique
3.5. Modèle pour les sols mous (Soft Soil Model (SSM))
Kh (m\jour) Kv (m\jour) Ri
Quartenaire 12.96 12.96 1
Molasse 4.32 4.32 1
Marnes 8.6*10-9 8.6*10-9 1
Phase 0 Phase 1
Phase 2 Phase 3
Donc :
Effort Normal N = -557.60 KN\m,
Effort Tranchant V = 43 KN\m,
Moment Fléchissant M = -94.16 KN.m.
La modélisation du métro d'Alger dans des couches des terrains présentée par ces
caractéristiques sont plus rigide pour soutenir le creusement de tunnel, Cette étude n'a
pas montré l'influence du creusement sur le tassement de la surface et la
superstructure, parce que le déplacement est représenté par une faible valeur qui été au
maximum de 4.933 mm.
On a pris le cas le plus défavorable pour la valeur de tassement à cause que le logiciel
Plaxis 2D ne prend pas comme considération les types de renforcement qui agisse sur
le front de taille (comme les boulons d’ancrages ou les enfilages…) et même où y a
pas le soutènement définitif.
Ce qui veut dire impact de loi de comportement élasto-plastique sur cet exemple avec
le critère de Mohr-Coulomb sur la modélisation de creusement de tunnel en zone
urbaine est un impact positif.
CONCLUSION GENERALE
Au terme de cette étude il apparait l’influence des sols et les roches sur la réponse
mécanique qui caractérise couramment des lois et des critères pour déterminer les conditions
géométriques et les propriétés mécaniques de terrains qui agisse autour des constructions des
ouvrages souterrains, et peut être généré par des tassement à la surface qui été l’un des
problème les plus importants influe sur les ouvrages souterrains correspondent par une
déformation sous l’effet d’une surcharge.
D’après les comportements qu’on a traités, on a utilisé le critère de Mohr-Coulomb
dans le comportement plastique, pour le projet de métro d’Alger qui a été faite par le logiciel
Plaxis 2D. Le choix de ce critère est adopté sur les conditions mécanique que nous avons pour
obtenir les déformations agissant sur le tunnel est répondre ce dernier par un soutènement et
l’importance de réduire au mieux les déformations en souterrains pour éviter les tassements en
surface.
Les résultats que nous avons obtenus sont adoptés dans un seul critère ou usage dans
le logiciel plaxis 2D. Le problème abordé est dans le manque des données mécaniques qu’on
a parce qu’on ne peut pas basée sur une seule valeur. Donc il faut être obtenir d’autre
simulation numérique pour comparer les résultats.
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